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CONNECTER LES LEÇONS D’ÉDUCATION PHYSIQUE AVEC LES ACTIVITÉS LORS DES COURS DE RÉCRÉATION POUR AUGMENTER L’ACTIVITÉ PHYSIQUE DES ÉLÈVES

Authors:
  • University of Teacher Education, State of Vaud (HEP-VD) - Lausanne

Abstract

L'organisation mondiale de la santé recommande d'atteindre au moins 60 minutes d'activité physique modérée à vigoureuse par jour pour les élèves âgés de 5 à 17 ans. Cependant, de nombreuses études montrent que cet objectif n'est pas atteint. Cet article présente une voie prometteuse pour soutenir l'activité physique des élèves du primaire, en connectant les leçons d'éducation physique avec les activités vécues lors des temps de récréation. Des recommandations concrètes sont également présentées pour aider les enseignants d'éducation physique.
Mots clés : Activité physique | Education physique | Leçons | Récréations
Shu Cheng
Unité de recherche Activité Physique, Sport et Santé, KU Leuven, Belgique
Cédric Roure
UER Didactiques de léducation physique et sportive (UER-EPS), Haute École Pédagogique du Canton de Vaud (HEP
Vaud), Lausanne, Suisse
@ : cedric.roure@hepl.ch
Jan Seghers
Unité de recherche Activité Physique, Sport et Santé, KU Leuven, Belgique
Peter Iserbyt
Unité de recherche Activité Physique, Sport et Santé, KU Leuven, Belgique
CONNECTER LES LEÇONS DÉDUCATION PHYSIQUE AVEC LES ACTIVITÉS LORS
DES COURS DE RÉCRÉATION POUR AUGMENTER LACTIVITÉ PHYSIQUE DES
ÉLÈVES
Résumé
Lorganisation mondiale de la santé recommande datteindre au moins 60 minutes dactivité physique modérée à
vigoureuse par jour pour les élèves âgés de 5 à 17 ans. Cependant, de nombreuses études montrent que cet objectif
nest pas atteint. Cet article présente une voie prometteuse pour soutenir lactivité physique des élèves du primaire,
en connectant les leçons déducation physique avec les activités vécues lors des temps de récréation. Des
recommandations concrètes sont également présentées pour aider les enseignants déducation physique.
Problématique autour de lactivité
physique des élèves du primaire
Parmi les différents niveaux dintensité dactivité
physique observables lorsque des élèves réalisent une
activité, lactivité physique modérée à vigoureuse
(APMV) est reconnue pour ses bénéces en matière de
santé et son action préventive envers les maladies
chroniques (OMS, 2022). LAPMV correspond à des
niveaux égaux ou supérieurs à une marche rapide.
LOMS recommande datteindre au moins 60 minutes
dAPMV par jour pour les élèves âgés de 5 à 17 ans.
Cependant, la majorité des élèves natteignent pas cette
recommandation. Les résultats montrent que seulement
6,5 % des élèves de 6-9 ans atteignent cet objectif
(Wijtzes et al., 2016). De plus, un déclin de participation
aux activités physique a été constaté dès lâge de 7 ans
(Farooq et al., 2017). Il est alors important pour les
enseignants déducation physique (EP) davoir une
stratégie pour promouvoir lactivité physique dès lécole
primaire.
Le « Comprehensive School Physical
Activity Program » (CSPAP)
Étant donné que les élèves passent une grande partie de
leur temps à lécole, lintégration de lactivité physique
durant les jours décole est une initiative importante en
matière de promotion de la santé. Le CSPAP est une
approche pour aider les écoles à utiliser toutes les
opportunités an de développer lactivité physique des
élèves et ainsi espérer atteindre les 60 minutes dAPMV
par jour. Ce programme comprend cinq éléments : (1)
les leçons dEP, (2) lactivité physique pendant lécole,
(3) lactivité physique avant et après lécole, (4)
linvestissement du personnel éducatif, et (5)
lengagement de la communauté et de la famille (SHAPE
America, 2015). Deux objectifs sous-tendent ce
programme. Tout dabord, proposer une variété dactivité
physique à lécole permettant datteindre les 60 minutes
quotidiennes dAPMV. Et ensuite, coordonner les cinq
éléments du CSPAP pour maximiser lapplication des
compétences travaillées lors des leçons dEP.
En tant que discipline obligatoire à lécole primaire, lEP
est un pilier fort de ce programme. Pour autant, les
périodes dEP sont limitées pour les élèves et le temps
dactivité physique à disposition des élèves est plus
restreint que le temps total dune leçon (si on enlève par
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exemple le temps passé aux vestiaires ou le temps
consacré à la gestion de la classe et la passation des
consignes). A lécole primaire, les élèves passent en
moyenne 20 minutes dans une APMV lors dune leçon
de 50 minutes (Cheng et al., 2021). Ces résultats
montrent bien que lEP seule ne peut pas permettre
datteindre les objectifs dactivité physique xés par
lOMS.
En plus des leçons dEP, les périodes de récréation
possèdent un potentiel important pour engager les
élèves dans une APMV (Tercedor et al., 2019).
Néanmoins, la participation des élèves à des activités
physiques lors des créations est inégale et
dépendante du sexe des élèves. Drijvers et ses collègues
(2021) ont montré que les garçons simpliquaient
davantage avec des activités collectives tandis que les
lles sengageaient moins et plutôt en faveur dactivités
individuelles.
A la lumière de ces résultats, il apparaît nécessaire de
concevoir une stratégie efcace pour soutenir lAPMV
des élèves à la fois durant les leçons dEP et les
périodes de récréation.
Connecter les leçons déducation
physique avec les activités physiques
de la cour de récréation
Les recherches ont montré quune manière de connecter
les leçons dEP aux activités de la cour de récréation
était davoir des activités de récréation organisées en
comparaison dactivités de récréation libres (Iserbyt et
al., 2022). Dans les activités de récréation organisées,
les élèves sont invités par leur enseignant dEP à
participer volontairement aux activités physiques
apprises durant leurs leçons dEP. Aucun nouvel
apprentissage nest apporté, mais lenseignant aide les
élèves à réinvestir les apprentissages vus lors des
leçons dEP. Les activités de récréation libres sont
différentes car les élèves choisissent eux-mêmes de
pratiquer les activités physiques quils préfèrent. Les
études ont montré que les garçons comme les lles
avaient une proportion de temps dAPMV plus élevée
lors des activités de récréation organisées (73% et 65%)
en comparaison dactivités de récréation libres (56% et
36%) en école primaire (Cheng et al., 2021). De plus, il a
été montré que 40% des élèves de primaire participaient
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volontairement aux activités de récréation organisées
lorsque celles-ci étaient connectées aux apprentissages
vus lors des leçons dEP (Coolkens et al., 2018 ; Cheng et
al., 2021). Ces activités de récréation organisées sont
importantes puisquelles permettent aux élèves les
moins habiles davoir une APMV plus importante que
des élèves de niveau dhabileté moyen, en école primaire
(Coolkens et al., 2018). Même si aucune différence
dAPMV na été observée au niveau secondaire entre les
élèves de niveaux dhabiletés différents, les activités de
récréation organisées génèrent jusquà huit fois plus
dAPMV chez les élèves les moins habiles en
comparaison dactivités de récréation libres (Iserbyt et
al., 2022). Ces résultats montrent le potentiel de telles
activités lors des récréations.
Comment connecter les leçons
déducation physique avec les activités
physiques de la cour de récréation ?
Offrir le même contenu lors des récréations et
dans les leçons dEP
Une majorité délèves na pas lopportunité de pratiquer
les habiletés motrices apprises lors des leçons dEP, en
dehors de ce contexte. An de coordonner les différents
éléments du programme CSPAP, et particulièrement lEP
et les récréations, il est possible dutiliser les mêmes
aménagements du milieu entre les deux contextes. Par
exemple, lorsque les élèves apprennent à jouer aux jeux
collectifs dans des situations de jeux réduits lors des
leçons dEP (e.g., 3 vs. 3 ou 3 vs. 2), il est possible de
leur proposer le même type de jeux dans des activités de
récréations organisées.
Motiver les élèves à participer aux activités de
récréation organisées
Lenseignant dEP a un rôle déterminant pour motiver les
élèves à participer aux activités de récréation,
notamment en insistant lors des leçons dEP sur la
possibilité pour les élèves de réutiliser leurs
apprentissages et de tester leurs nouvelles habiletés
motrices lorsquils seront en récréation (car des
aménagements du milieu identiques leur seront
proposés). Il peut aussi leur proposer des créneaux
prédénis pour la récréation an dinstaller une routine
avec les élèves. En moyenne, les activités de récréation
organisées durent 20 minutes.
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Faire vivre des expériences de réussite en
éducation physique
Il est important que tous les élèves, quel que soit leur
niveau dhabileté, puissent expérimenter la réussite lors
de leurs leçons dEP. Chaque moment de réussite vécu
va permettre de renforcer le plaisir perçu par les élèves
et leur sentiment de compétence. De cette manière, les
élèves seront plus enclins à venir participer
volontairement aux mêmes activités lors des récréations
an de continuer à ressentir du plaisir et pour augmenter
leur compétence perçue.
Utiliser un aménagement du milieu identique à la
dernière leçon déducation physique
En réutilisant des aménagements du milieu familiers
pour les élèves, ces derniers seront attirés par les
activités proposées lors des récréations an de
reproduire ce quils avaient réalisés lors des dernières
leçons dEP. Il est par exemple relativement aisé de
réinstaller les mêmes équipements de Parkour dans la
salle de sport que lors de la dernière leçon vécue avec
les élèves an quils disposent de repères dès le début
de lactivité et sinvestissent en reproduisant des
habiletés motrices connues.
Conclusion
En appui sur le programme CSPAP, cet article a présenté
une voie prometteuse pour soutenir lactivité physique
des élèves du primaire en connectant les contenus des
leçons dEP avec des activités organisées lors des cours
de récréation. Cette connexion peut permettre aux
élèves du primaire datteindre la recommandation de 60
minutes dAPMV par jour.
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Bibliographie
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room/fact-sheets/detail/physical-activity
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Article
Full-text available
Purpose : Comprehensive School Physical Activity Programs aim to maximize the application of skills learned in physical education (PE) in other settings. We investigated students’ generalization of participation in fitness activities from PE to organized fitness programs during lunch recess. Method : Voluntary participation of 153 (74 girls, age 12.4 years) students from five schools in a fitness recess program before, during, and after a 12-lesson sport education fitness season in PE was assessed by gender and skill level. Moderate to vigorous physical activity was assessed through systematic observation. Results : After the sport education season, participation in fitness recess dropped from 41% to 9%, p < .001, effect size = 0.34. Average moderate to vigorous physical activity was higher in fitness (45%) compared with traditional recess (11%), p < .001, effect size = 0.50, irrespective of gender and skill level. Discussion/Conclusion : Generalization of participation in fitness activities from PE to lunch recess is a promising strategy to increase students’ moderate to vigorous physical activity.
Article
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Purpose: Our purpose was to investigate the effect of generalization of participation in parkour from physical education classes to organized parkour recess. Methods: A total of 143 (64 girls and 79 boys) third-grade elementary school children received a 12-lesson parkour sport education season in physical education. Voluntary participation in five organized parkour recess sessions was investigated. Moderate to vigorous physical activity (MVPA) data in physical education, organized parkour recess, and traditional recess were collected. Results: Girls participated significantly more in organized parkour recess compared with boys (53% vs. 35%, p = .034). Boys achieved significantly higher MVPA than girls in physical education (47% vs. 42%, p = .045), organized parkour recess (73% vs. 65%, p = .003), and traditional recess (56% vs. 36%, p < .001). Children generated on average 22% of MVPA through performing parkour-specific skills in organized parkour recess. Conclusion: Generalization of participation from physical education classes to organized recess programs is a promising strategy to increase children's daily MVPA.
Article
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School recess, a component within the Comprehensive School Physical Activity Program (CSPAP), provides an opportunity to increase children’s physical activity (PA). Although various studies have described PA interventions during recess, little is known about the effect of age, gender, and gross motor skill level on participation in such programs. The aim of this study was to investigate how student participation varied as a function of age, gender, and motor skill level. A cross-sectional survey was conducted in a sample of 1910 students (1010 girls, 900 boys) from first (13–14 years), second (15–16 years), and third (17–18 years) cycle from 15 secondary schools. Physical education teachers categorized students as lower-, average-, or higher-skilled based on previous skill assessments. Of all contacted schools, 80% offered at least one PA recess program during the year, of which 58% were team physical activities and 42% were individual activities. Overall, 62% of students did not participate, 25% participated in team physical activities, and 13% in individual physical activities. Students’ participation was significantly different as a function of age: 44.7% participated in first, 37.8% in second, and 29.9% in third cycle (p < .001). Boys participated significantly more in PA recess programs than girls (55.5% vs. 24.9%) (p < .001). Lower skilled students (19.9%) participated significantly less than average skilled (28.6%) and higher skilled students (41.4%) (p < .001). It can be concluded that PA recess programs should be designed to attract a larger proportion of girls and lower skilled students, possibly by connecting these programs with the content of physical education.
Article
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Objective The goals of this study were to (1) describe physical activity levels during school recess in 8-year-old children, (2) analyse the percentage of children who achieved physical activity recommendation at recess, and (3) examine if recess physical activity levels varied by gender, weight status, and parental educational level. Methods In all, 291 children (mean age ± SD = 8.3 ± 0.3 years, 156 boys) from 7 schools of Granada (Spain) were recruited by convenience. To analyse sedentary time and physical activity levels during recess, children wore a tri-axial accelerometer attached to the wrist over five consecutive school days. Results Sedentary time (29.6% vs 40%) and light physical activity (33.2% vs 35.5%) were lower in boys than in girls (all p < .001). Conversely, moderate physical activity (26.7% vs 20%), vigorous physical activity (10.5% vs 4.4%) and moderate-vigorous physical activity (37.2% vs 24.4%) were higher in boys than in girls (all p < .001). Only 12% of the children accomplished the moderate-vigorous physical activity recommendations during recess (21.2% boys vs 1.5% girls). Lower body mass index values were associated with higher vigorous physical activity intensity. Conclusions Levels of moderate-vigorous physical activity during school recess are very low in children, being lower in girls than in boys, a very low percentage of children achieve moderate-vigorous physical activity recommendations during school recess, and girls and overweight/obese children show lower values in moderate-vigorous and vigorous physical activity.
Article
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Purpose: To investigate the effect of generalization of engagement in parkour from physical education (PE) to organized and supervised recess on voluntary participation and moderate-to-vigorous physical activity (MVPA). Method: Children received a 6-day parkour unit in PE and every two lessons they could voluntarily participate in 20-min parkour recess. Fourteen elementary school classes constituting 281 children (8-10 years old) and 16 PE teachers were randomized to either three supervised or three organized parkour recess sessions. During supervised recess, PE teachers supervised to ensure safety, and children could play freely on the parkour landscape. During organized recess, PE teachers provided instructional tasks as well as supervision for safety on the parkour landscape. The parkour landscape in the gymnasium was identical in both recess conditions and similar to previous parkour landscape in PE. Participation and MVPA were measured using systematic observation. Results: Significantly more children from organized compared to supervised recess participated in all three sessions (60% vs. 43%, p = .008, V = .16). Children showed significantly less sedentary behavior (24% vs. 30%, p = .013, η2 = .063) and more MVPA (76% vs. 70%, p = .012, η2 = .066) during organized compared to supervised recess. The proportion of total MVPA spent doing parkour was significantly higher in organized compared to supervised recess for low- (36% vs. 24%, p = .005, η2 = .082) and high-skilled children (33% vs. 26%, p = .034, η2 = .048). Conclusion: Generalization of engagement in parkour was higher in organized compared to supervised recess.
Article
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Background Schools play an important role in physical activity promotion for adolescents. The systematic review aimed to determine the proportion of secondary (middle and high) school physical education (PE) lesson time that students spend in moderate to vigorous physical activity (MVPA), and to assess if MVPA was moderated by school level (middle and high school), type of physical activity measurement and type of PE activities. MethodsA systematic search of nine electronic databases was conducted (PROSPERO2014:CRD42014009649). Studies were eligible if they were published between 2005 and 2014; written in English; assessed MVPA in PE lessons of secondary (middle and high) school students; and used a quantitative MVPA measure (i.e., accelerometry, heart rate monitoring, pedometers or observational measures). Two reviewers examined the retrieved articles, assessed risk of bias, and performed data extraction. Random effects meta-analysis was used to calculate a pooled estimate of the percent of PE lesson time spent in MVPA and to assess moderator effects where data allowed. ResultsThe search yielded 5,132 potentially relevant articles; 28 articles representing 25 studies (7 middle and 18 high school) from seven countries were included. Twelve studies measured MVPA through observational measures, seven used accelerometers, five used heart rate monitors and four used pedometers (including three studies using a mix of measures). Meta-analysis of 15 studies found that overall, students spent a mean (95% CI) of 40.5% (34.8–46.2%) of PE in MVPA. Middle school students spent 48.6% (41.3–55.9%) of the lesson in MVPA (n = 5 studies) and high school students 35.9% (28.3–43.6%) (n = 10 studies). Studies measuring MVPA using accelerometers (n = 5) showed that students spent 34.7% (25.1–44.4%) of the lesson in MVPA, while 44.4% (38.3–50.5%) was found for lessons assessed via observation (n = 9), 43.1% (24.3–61.9%) of the lesson for a heart rate based study, and 35.9% (31.0–40.8%) for a pedometer-measured study. Conclusions The proportion of PE spent in MVPA (40.5%) is below the US Centre for Disease Control and Prevention and the UK Associations for Physical Education recommendation of 50%. Findings differed according to the method of MVPA assessment. Additional strategies and intervention research are needed to build more active lesson time in PE.
Article
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Background and aim There is a widely held and influential view that physical activity begins to decline at adolescence. This study aimed to identify the timing of changes in physical activity during childhood and adolescence. Methods Longitudinal cohort study (Gateshead Millennium Study) with 8 years of follow-up, from North-East England. Cohort members comprise a socioeconomically representative sample studied at ages 7, 9, 12 and 15 years; 545 individuals provided physical activity data at two or more time points. Habitual total volume of physical activity and moderate-to-vigorous intensity physical activity (MVPA) were quantified objectively using the Actigraph accelerometer over 5–7 days at the four time points. Linear mixed models identified the timing of changes in physical activity across the 8-year period, and trajectory analysis was used to identify subgroups with distinct patterns of age-related changes. Results Four trajectories of change in total volume of physical activity were identified representing 100% of all participants: all trajectories declined from age 7 years. There was no evidence that physical activity decline began at adolescence, or that adolescent declines in physical activity were substantially greater than the declines during childhood, or greater in girls than boys. One group (19% of boys) had relatively high MVPA which remained stable between ages 7 and15 years. Conclusions Future policy and research efforts to promote physical activity should begin well before adolescence, and should include both boys and girls.
Article
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Background: This 2016 Belgium Report Card on Physical Activity for Children and Youth is the first systematic evaluation of physical activity (PA) behaviors, related health behaviors, health outcomes, and influences thereon, using the Active Healthy Kids Canada grading framework. Methods: A research working group consisting of PA experts from both Flanders and Wallonia collaborated to determine the indicators to be graded, data sources to be used, and factors to be taken into account during the grading process. Grades were finalized after consensus was reached among the research working group and 2 stakeholder groups consisting of academic and policy experts in the fields of PA, sedentary behavior, and dietary behavior. Results: Eleven indicators were selected and assigned the following grades: Overall PA (F+), Organized Sport Participation (C-), Active Play (C+), Active Transportation (C-), Sedentary Behaviors (D-), School (B-), Government Strategies and Investment (C+), and Weight Status (D). Incomplete grades were assigned to Family and Peers, Community and the Built Environment, and Dietary Behaviors due to a lack of nationally representative data. Conclusions: Despite moderately positive social and environmental influences, PA levels of Belgian children and youth are low while levels of sedentary behaviors are high.
Comprehensive school physical activity programs: Helping all students achieve 60 minutes of physical activity each day
  • Shape America
SHAPE America. (2015). Comprehensive school physical activity programs: Helping all students achieve 60 minutes of physical activity each day.
How much of physical activity is
World Health Organization. (2022). How much of physical activity is recommended? https://www.who.int/newsroom/fact-sheets/detail/physical-activity