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Abstract

Résumé L'origine du virus de la Covid-19 Il est important de connaître l'origine du SARS-CoV-2 pour comprendre l'inflexion de la biopolitique depuis les années 2000. De plus, les caractéristiques structurales du virus expliquent certains aspects de la clinique et de la thérapeutique. Le SARS-CoV-2 est le seul parmi les coronavirus pathogènes pour l'homme à posséder un site de clivage polybasique par la furine et un site de liaison à l'ACE2 humain, c'est ce qui explique sa capacité à infecter l'homme et son pouvoir pathogène. Le principal argument contre l'origine naturelle du virus est qu'aucun animal ayant joué le rôle d'hôte intermédiaire n’a pu être identifié. En faveur de l'origine artificielle, il faut citer (parmi d'autres arguments) les expériences d'insertion de site furine et de site de liaison à l'ACE2 humain réalisées par le passé, le fait que les chercheurs du WIV (Wuhan Institut of Virology) n'ont pas mentionné ce site dans leur description du génome du virus. Malgré le moratoire sur les gains de fonction (GoF), qui consistent à modifier des virus pour les rendre plus transmissibles et/ou pathogènes pour l'homme et malgré le refus du Ministère de la Défense américain de les financer, des fonds ont été accordés par le NIH et le NIAID pour ces GoF ; ceci a été avoué par les chercheurs américains de EHA (Eco Health Alliance). Ces expériences sont décrites très précisément dans la réponse d'EHA à l'appel d'offres de la DARPA (Agence de l'armée US pour la recherche, concernant les GoF elles ont commencé à être financées par le NIH au début des années 2000). En janvier 2022, deux députés américains demandent des explications sur le contenu des mails de A Fauci rendus publics : ils le soupçonnent d'avoir tenté à plusieurs reprises de cacher les GoF financées par le NIAID et le NIH.
L'origine du virus de la Covid-19
Résumé
Il est important de connaître l'origine du SARS-CoV-2 pour comprendre l'inflexion de la biopolitique depuis les
années 2000. De plus, les caractéristiques structurales du virus expliquent certains aspects de la clinique et de la
thérapeutique.
Le SARS-CoV-2 est le seul parmi les coronavirus pathogènes pour l'homme à posséder un site de clivage
polybasique par la furine et un site de liaison à l'ACE2 humain, c'est ce qui explique sa capacité à infecter
l'homme et son pouvoir pathogène.
Le principal argument contre l'origine naturelle du virus est qu'aucun animal ayant joué le rôle d'hôte
intermédiaire n’a pu être identifié. En faveur de l'origine artificielle, il faut citer (parmi d'autres arguments) les
expériences d'insertion de site furine et de site de liaison à l'ACE2 humain réalisées par le passé, le fait que les
chercheurs du WIV (Wuhan Institut of Virology) n'ont pas mentionné ce site dans leur description du génome du
virus.
Malgré le moratoire sur les gains de fonction (GoF), qui consistent à modifier des virus pour les rendre plus
transmissibles et/ou pathogènes pour l'homme et malgré le refus du Ministère de la Défense américain de les
financer, des fonds ont été accordés par le NIH et le NIAID pour ces GoF ; ceci a été avoué par les chercheurs
américains de EHA (Eco Health Alliance). Ces expériences sont décrites très précisément dans la réponse d'EHA
à l'appel d'offres de la DARPA (Agence de l'armée US pour la recherche, concernant les GoF elles ont
commencé à être financées par le NIH au début des années 2000).
En janvier 2022, deux députés américains demandent des explications sur le contenu des mails de A Fauci
rendus publics : ils le soupçonnent d'avoir tenté à plusieurs reprises de cacher les GoF financées par le NIAID et
le NIH.
Pourquoi parler maintenant de l'origine du virus ?
Tout d'abord parce que des documents importants ont été déclassifiés aux Etats Unis en fin 2021 et le Congrès
US s'est emparé de ces documents et a posé des questions précises au gouvernement.
De manière plus générale, il est important de se poser la question de l'origine du virus de la Covid-19 d'un point
de vue biopolitique (concept élaboré par Michel Foucault à la fin des années 1970) : c'est la politique spécifique
de la population visant à optimiser sa reproduction et sa productivité. D'un point de vue économique, l'état de
santé de la population employée et employable doit être normalisé même si c'est au détriment des individus (La
Naissance de la biopolitique. Cours au Collège de France (1978-1979) et Sécurité, Territoire, Population (1978) ,
Le Seuil- 2004). Nous verrons qu'à la normalisation biologique des populations humaines s'ajoute celle des
populations d'animaux sauvages. Cette biopolitique se focalise depuis les années 2000 sur la vaccination
généralisée. Le directeur du GAVI, Seth Berkley 1, rappelle en 2017 que l'ONU a prévu un plan d'identification
numérique de la population mondiale pour 20302 : il sera permis par l'utilisation des téléphones mobiles. Il
espère aussi une couverture vaccinale de 100% de la population mondiale. En 2018 le Conseil de l'Union
Européenne propose de renforcer la coopération contre les maladies à prévention vaccinale3. Il s'agit d'augmenter
la couverture vaccinale (CV), de standardiser les calendriers vaccinaux dans l'UE , de créer un carnet de
vaccination européen. À l'époque la rougeole était le fer de lance de cette politique avec un objectif de 95% de
CV en 2020, rejoignant ainsi les objectifs de l'OMS.
Les expériences dont il s'agit ici consistent à anticiper une pandémie en construisant un virus dangereux qui
pourrait émerger et concevoir en même temps le vaccin et les thérapeutiques pour le combattre. Le virus chimère
élaboré possède deux caractéristiques moléculaires décisives qui posent problème sur le plan clinique et
thérapeutique, même quand le virus est atténué et devenu endémique comme en ce début 2022. En particulier, le
site furine permet au virus d'infecter les humains et de pénétrer de nombreux organes; de plus c'est un
superantigène qui provoque des effets immunopathologiques spécifiques par rapport aux autres coronavirus
infectant l'homme.
Comment aborder le sujet
Un article en français de 3 virologistes marseillais de renommée internationale (paru en avril 2021 dans
Virologie)4 nous dit à peu près tout sur la très forte probabilité que l'origine du virus soit artificielle. Cet article
fait suite à un article international de mars 2021: plus de 20 coronavirologistes signent une lettre ouverte dans le
Wall Street Journal, ils demandent une enquête sérieuse et indépendante sur l'origine du virus. Parmi eux ces
trois virologistes marseillais, B Canard, E Decroly, JM Claverie5.
Un peu de virologie
Le SARS-CoV-2 est un virus enveloppé : le matériel génétique (ARN) lié à la protéine de nucléocapside est
empaqueté dans une membrane lipidique qui contient aussi des protéines (protéine d'enveloppe et spike
protéine). La spike est la protéine virale qui va se lier au récepteur de la cellule de l'hôte (l'ACE2). Pour ce faire,
la spike doit posséder un domaine de liaison au récepteur (RBD). Le SARS-CoV-2 possède également un site de
clivage par la furine. La furine est une enzyme ubiquitaire présente dans de nombreux types cellulaires humains
(et animaux), elle permet le clivage de la spike entre ses sous-unités S1 et S2 ce qui permet de fusionner les
membranes virales et cellulaire et facilite grandement la pénétration du virus dans une cellule où il va pouvoir se
multiplier. La spike est synthétisée sous forme de précurseur inactif qui doit être clivé pour assurer la fusion
membranaire. La spike trimérique est clivée au site S1/S2 par les protéases de l'hôte pendant l'infection. Ensuite
le RBD situé dans S1 reconnaît un récepteur cellulaire, l'ACE2.
Figure tirée de « Retrouver les origines du SARS-CoV-2 dans les phylogénies de coronavirus »
Erwan Sallard, José Halloy, Didier Casane, Jacques van Helden, Etienne Decroly
https://www.medecinesciences.org/fr/articles/medsci/pdf/2020/07/msc200195.pdf
Si on compare le SARS-CoV-2 avec ses prédécesseurs (les 2 coronavirus ayant occasionné des épidémies plus
localisées, le MERS et le SARS-CoV de 2003), il est le seul à posséder à la fois ce site furine et un RBD se
fixant sur l'ACE2 humain (le MERS se lie à un autre récepteur6)
Les récepteurs cellulaires des différents coronavirus pathogènes pour l'homme (figure tirée de Teng S, Tang Q.
ACE2 enhance viral infection or viral infection aggravate the underlying diseases. Comput Struct Biotechnol J.
2020;18:2100-2106. Published 2020 Aug 6. doi:10.1016/j.csbj.2020.08.002)
Présence de site furine chez les coronavirus pathogènes pour l'homme (figure tirée de Wu Y, Zhao S. Furin
cleavage sites naturally occur in coronaviruses. Stem Cell Res. 2020 Dec 9;50:102115. doi:
10.1016/j.scr.2020.102115. Epub ahead of print. PMID: 33340798; PMCID: PMC7836551.)
Le virus peut entrer dans la cellule de deux façons et la furine va faciliter ces 2 modes d'entrée.
« Comme pour le SARS-CoV, étroitement apparenté, le récepteur apparenté de la spike du SARS-CoV-2 est
l'enzyme de conversion de l'angiotensine 2 (ACE2). Alors que la jonction S1/S2 du SRAS-CoV est bien
caractérisée comme étant clivée par des protéases à sérine ou des cathepsines, la spike du SRAS-CoV-2, tout
comme celle du MERS-CoV, plus éloigné, contient un site de clivage polybasique, caractérisée comme étant un
site furine sous-optimal. Ce site polybasique est absent des parents les plus proches du SRAS-CoV-2, bien que
des sites polybasiques similaires soient présents dans des coronavirus plus éloignés. Il a été démontré, tant pour
le MERS-CoV spike que pour le SARS-CoV-2, que le site furine à la jonction S1/S2 favorise l'entrée dans les
cellules pulmonaires, et qu'il contribue à la pathogenèse virale dans les modèles animaux de SARS-CoV-27.
En résumé le virus de la Covid-19 possède 2 caractéristiques qui expliquent sa capacité à infecter l'homme et
son pouvoir pathogène : le domaine de liaison au récepteur ACE2 (RBD) et le site de clivage furine.
Les différentes hypothèses sur l'origine
Selon l'article de la revue Virologie, le rapport de l'OMS sur l'enquête en Chine (mars 2021) propose 4
hypothèses : 2 concernent une origine animale, l'une l'arrivée en Chine via des surgelés ou la chaîne du froid, et
enfin un accident de laboratoire.
« Ces hypothèses de travail sont classées de hautement probables à très improbables par la commission sans que
les bases rationnelles de ce classement ne soient étayées et alors que les échappements de virus de laboratoires
ont été documentés dans la littérature ».
Les auteurs rappellent que les virus ne peuvent passer de la chauve-souris à l'homme qu'après une succession
d'évènements : la capacité à se lier à l'ACE2 humain, d'augmenter la transmissibilité humaine par l'acquisition
d'une site de clivage protéolytique par la furine, une protéase cellulaire ubiquitaire ; sans ces 2 évènements le
passage de la chauve-souris à l'homme est possible mais extrêmement rare et ne provoque pas d'épidémie (il se
produit par « spillover », débordement, lorsqu'un individu est infecté par de très grandes quantités de virus
comme pour les mineurs de la mine de Moijang8).
Aucun animal ayant joué le rôle d'hôte intermédiaire n’a pu être identifié, ceci invalide la forte probabilité
affirmée par l'OMS des 2 hypothèses de l'origine animale. L'hypothèse de la viande surgelée n'a pas de
fondements scientifiques et n'explique pas l'origine du virus.
Les principaux arguments en faveur de l'origine artificielle
Les échappements de virus de laboratoires ont été documentés dans la littérature. Pour le SARS-CoV-, il existe 3
cas cas documentés d'échappement de ce virus de laboratoires de sécurité P3 et P4 (Singapour, Taiwan et
Chine)9. Ceci concerne aussi d'autres agents infectieux10
Le virus H1N1 est sorti 2 fois d'un laboratoire : en 1977 et en 2009 (il est à l'origine de la pandémie de
2009/2010 due sans doute à un vaccin mal inactivé selon Furmanski, M. (2014)11.
Les programmes de recherches de gain de fonction menés au WIV et cofinancés par le NIH sont compatibles
avec l'origine artificielle du virus. En effet ces gains de fonction concernent l'acquisition de la faculté pour le
virus de se lier à l'ACE2 humain en vue d'anticiper l'émergence d'un virus potentiellement pandémique et de
développer à l'avance les stratégies vaccinales pour y répondre. De nombreuses expériences d’insertion de sites
riches en acide aminés basiques à la jonction S1/S2 ont déjà été réalisées afin de potentialiser l’infection par les
CoV (« sites furine »)(note 4).
Des caractéristiques inhabituelles du SARS-CoV-2 suggèrent une fabrication en laboratoire suivie d'une
adaptation à l'homme par passage sur des souris humanisées c'est à dire transformées génétiquement pour
exprimer l'ACE2 humain, son récepteur cellulaire12
Pour les coronavirologistes13 on ne peut pas trancher entre l'origine naturelle et artificielle.
L'analyse bioinformatique du génome du SAS-CoV-2 montre un biais d'usage de codons suggérant une possible
manipulation génétique : si le virus était apparu naturellement la proportion de chaque codon dans le génome
aurait été différente car dans les ARN naturels de virus la répartition des codons rets dans des proportions
relatives assez stables (note 12).
Ceci est confirpar Ralph Baric, qui affirme qu'en 2019 il était possible de créer un virus chimère sans laisser
de traces, contrairement à 201514. Ralph Baric, auteur du virus chimère de 201515 a déclaré :
- " Vous pouvez créer un virus sans laisser de traces. Les réponses que vous cherchez, cependant, ne peuvent être
trouvées que dans les archives du laboratoire de Wuhan".
- "Dans la chimère que nous avons faite en Amérique en 2015 avec le virus du SRAS, avec le professeur Zheng-
li Shi de l'Institut de virologie de Wuhan, nous avions laissé des mutations de signature, donc on a compris que
c'était le résultat du génie génétique. Mais, sinon, il n'y a aucun moyen de distinguer un virus naturel d'un virus
fabriqué en laboratoire ".
Les séquences ds génomes des virus peuvent être téléchargées mais les bases de données de Wuhan ont disparu.
Depuis juin 2020, la page entière a été retirée du web. Les données étaient inaccessibles dès le 12 septembre
2019.
Les arguments allant à l'encontre de l'origine naturelle
Selon E Decroly et al. (note 12) , Zheng-Li Shi a proposé que le virus provienne d'un virus de chauve-souris le
RaTG13 dont un isolat aurait été recueilli en 2013 et conservé au laboratoire de Wuhan. La séquence n'aurait été
effectuée qu'en 2017-2018 et publiée février 2020. Cette hypothèse semble complètement inventée a posteriori
car le nom de cette souche a été modifiée sans explication (BtCoV/4991 au départ), elle ne possède que 70%
d'homologie dans le RBD. Selon Etienne Decroly (communication personnelle) il y a un doute sur la véracité de
la séquence de RaTG13 car s'il avait été vraiment recueilli sur des feces de chauve-souris on s'attendrait à y
retrouver des ARN de chauve souris et de bactéries ce qui n'est pas le cas.
De plus RaTG13 a un RBD (receptor binding domain, domaine de liaison au récepteur) capable de se lier à
l'ACE2 humain (comme le SARS-CoV-1) ce qui a dû sauter aux yeux de Me Shi si elle l'avait vraiment isolée en
2013 et séquencée en 2017-18 : elle n'aurait pas attendu le début de la pandémie à SARS-CoV-2 pour publier la
séquence du RaTG13. Le rapport des mutations synonyme et non-synonymes et leur répartition signe de plus une
synthèse artificielle de ce génome ainsi que la séquence de la protéine E du SARS-CoV-216.
Hypothèse du spillover (débordement : contamination d'une autre espèce que celle à laquelle est adaptée un virus
par un effet d'inoculum massif, ceci s'est produit dans une mine de Chine infestée de chauve souris mais les
mineurs n'ont transmis la maladie à personne). En ce qui concerne le SARS-CoV-2, cela semble peu probable
car il est mal adapté aux chauve-souris car il ne se réplique pas dans leur cellules de rein ou de poumon, ceci est
en défaveur d'un spill-over à partir de chauve-souris.
L'hypothèse du pangolin soulève de nombreuses questions : la recombinaison se serait produite entre un virus de
pangolin et un virus des chauves-souris, cependant, aucun virus intermédiaire, qui résulterait de cette
recombinaison n’a pu être identifié à ce jour.
Comment en est-on venu à soupçonner plus que fortement l'origine artificielle ?
Janvier 2020 :
Des chercheurs de deux équipes d’Aix Marseille Université, du CNRS et de l’Université de Montréal ont
identifié le site furine dans la séquence de la protéine « Spike » du 2019-nCoV (le premier nom donné au SARS-
CoV-2) Ils émettent l’hypothèse que ce motif est un facteur important dans l’émergence ou la pathogénicité du
virus (l'insertion d'un motif multibasique au site de clivage de l'hémagglutinine HA du virus H5N1 a
probablement été associée à l'hypervirulence du virus lors de l'épidémie de Hong Kong en 1997)17.
Les coronavirus de rhume banal HCoV-OC43 et le MERS possèdent le site de clivage par la furine dans la spike.
SARS-CoV-2 possède 12 nucléotides supplémentaires codant pour un site polybasique PRRAR (acides-aminés
680 à 684 de la spike) correspondant à un site de clivage par la furine qui représente un gain de fonction pour ce
virus par rapport aux autres beta-coronavirus, lui permettant de diffuser dans la population humaine.
Ceci est confirmé le 18 février 2020 par une équipe américano-française18.
Février 2020 : Zheng-Li Shi publie l'alignement des séquences d'amino-acides de la sous-unité S1 de la spike du
SRAS-CoV-2 avec les autres coronavirus dans Nature19. La comparaison s'arrête à l'acide-aminé 675, juste avant
le site furine nouvellement apparu. Zheng-Li Shi prétend que les seules modifications importantes dans la
séquence du nouveau virus par rapport aux autres coronavirus connus se trouvent ailleurs que sur le site furine !
Ceci lui permet de conclure que le SARS-CoV-2 provient du RaTG13 car il en est très proche. De plus, d'après
l'addendum sur RaTG13 novembre 2020 : le génome complet de RaTG13 aurait été séquencé en 2018 (Me Shi
n'y aurait pas vu le RBD capable de se lier à ACE2 humain, et ne l'a pas publié).
Ces deux « oublis » équivalent à 2 aveux de la part de Madame Shi : on ne peut s'attendre qu'elle reconnaisse
publiquement avoir inséré ce site furine ! Je n'aime pas les métaphores scientifiques mais c'est comme si un
inspecteur de police envoyé sur les lieux d'un crime négligeait la présence sur place d'un couteau ensanglanté !
J'ajouterai personnellement que d'un point de vue évolutionniste, la probabilité que ces 2 mutations
caractéristiques (RBD se liant à l'ACE2 humain et site furine) soient apparues par hasard en même temps sur un
virus est infime ou même nulle : en effet il n'existe aucune pression de sélection naturelle pour qu'un virus
parfaitement adapté à un animal mute et saute à l'homme avec une telle efficacité. Cet argument est également
donné par Segreto et al. 202120. L'apparition du site furine n'est pas accompagnée d'autres mutations ponctuelles
dans la séquence (comparée aux virus naturels précédents), ce qui aurait été attendu lors d'une évolution
naturelle.
Des expériences d'insertion de site furine et de RBD se liant à l'ACE2 ont été menées depuis 2004 :
Entre 2004 et 2015, la plupart de ces expériences ont été menées par des équipes dirigées par Ralph Baric et
Zheng-Li Shi qui font partie du projet DEFUSE dont nous verrons plus bas qu'il est sans doute à l'origine du
SARS-CoV-2.
2004 - Brevet d'insertion d'un site furine qui ne concerne pas les coronavirus) : Insertion d'un site furine pour
permettre à un pseudovirus candidat vaccin de pénétrer dans toutes les cellules de mammifères, ensuite ces virus
seraient auto-détruits à l'intérieur des cellules21.
2008 - Ralph Baric construit une chimère de virus possédant un domaine de liaison modifié de la protéine spike
afin d'explorer l'émergence de futurs pathogènes pour l'homme ; ce travail venait d'être rendu possible par les
nouvelles technologies de synthèse d'ADN complémentaire. Il concernait déjà le RBD (dans S1) de la spike et
des régions de S2. Il était rappelé que des poliovirus et le virus de la grippe de 1918 avaient déjà été reconstruits
avec ces techniques ainsi que des retrovirus. Travail financé par le NIAID.22
2009 : Une étude propose 2 localisations possibles pour l'insertion d'une site de clivage furine dans la spike des
coronavirus, l'une d'elles concerne la séquence à la jonction S1-S2 (amino-acides 664 à 671). L'inclusion de ces
sites augmente fortement l'infectivité de coronavirus23.
Peter Daszak, co-auteur avec Zheng-Li Shi d'un article de 201324, justifie ces expériences pour préparer les
futures pandémies.
2014 - Madame Zheng-Li Shi, directrice du Center for Emerging Infectious Diseases du WIV, a reçu plus de 1,2
millions de dollars du gouvernement US entre 2014 et 201925. Elle a créé avec Ralph Baric26 un virus chimère en
insérant le gène de la protéine spike d'un virus sauvage dans le génome d'un virus du SARS qui a été adapté pour
se multiplier chez les souris et mimer la maladie humaine.
2015 : Parution dans Nature Medicine27 d'un article décrivant la création d'un virus chimérique par génétique
inverse : une protéine spike d'un virus possédant naturellement la capacité de se lier à l'ACE2 humain est
caractérisée chez un virus de chauve souris trouvé en Chine, elle est insérée dans un « squelette » de virus adapté
aux souris. Le virus chimère peut reproduire la maladie SARS chez la souris et est capable d'infecter des cellules
humaines en culture. Des scientifiques (dont l'un d'eux appartenant à l'Institut Pasteur) alertent sur le danger de
ces expériences.
GAINS DE FONCTION
Les expériences de gain de fonction (GoF) consistent à augmenter la capacité d'un agent infectieux à causer une
maladie (par pathogénicité et/ou transmissibilité augmentées).
2011-2012 : Grand débat sur les GoF
Suite à des manipulations chez l'animal sur le virus H5N1 pour anticiper son évolution lui permettant de se
transmettre d'homme à homme, les tentatives des laboratoires américains de publier leurs résultats ont lancé un
grand débat sur les expériences dites de gain de fonction (GoF) avec des agents pathogènes ayant un potentiel
pandémique28. Un moratoire sur les expériences de GoF sur les virus de la grippe, le MERS et les SARS est
décidé le 17 octobre 2014 aux USA29 : « Aucun nouveau financement du gouvernement des États-Unis ne sera
accordé pour des projets de recherche sur le gain de fonction dont on peut raisonnablement penser qu'ils
confèrent des attributs aux virus de la grippe, du MERS ou du SRAS, de sorte que le virus aurait une
pathogénicité et/ou une transmissibilité accrues chez les mammifères par voie respiratoire. La pause dans le
financement de la recherche ne s'applique pas à la caractérisation ou aux tests des virus de la grippe, du MERS et
du SRAS présents à l'état naturel, à moins que l'on ne s'attende raisonnablement à ce que les tests augmentent la
transmissibilité et/ou la pathogénicité. »
19 décembre 2017 : Levée du moratoire sur les GoF par Francis Collins, directeur du NIH30. Le Secrétaire au
Ministère de la Santé, HHS (Health and Human Services) avait démissionné et le poste est resté vacant jusqu'en
janvier 218 ; le NIH et A Fauci en ont profité pour relancer sans faire de bruit le financement des GoF au grand
étonnement de la communauté scientifique.
Anthony Fauci est directeur du NIAID National Institute of Allergy and Infectious Diseases depuis 1984, il
travaille au NIH depuis 1968. Il a défendu les recherches de gain de fonction qui peuvent aussi être dénommées
« dual use research » : il a affirmé en 2012 que "le rapport risque-bénéfice de ces recherches penche clairement
en faveur de la société"31, pour lui d'ailleurs, « La nature elle-même est le plus dangereux des bioterroristes. ».
Les sénateurs Ron Johnson et Rand Paul faisaient partie de ce Committee on Homeland Security and
Governemental Affairs ; ils sont revenus à la charge en 2020 et 2021contre A Fauci à propos des GOF sur les
coronavirus financés par le NIH. On est frappé par la similitude des expériences menées sur le virus grippal et
sur les coronavirus.
Peter Daszak, responsable de Eco Health Alliance, finance les GoF (EHA, une ONG à la profession de foi
orwellienne32 : « EcoHealth Alliance: Standing Between You and the Next Pandemic » la profession de foi a été
récemment modifiée : la précédente était « "Œuvrer pour un monde sans pandémies"»33). Il a fait partie de la
commission d'enquête de l'OMS présidée par Peter Embarek, chargée d'enquêter sur le laboratoire de Wuhan.
Cette commission a conclu qu'il était extrêmement improbable que le virus se soit échappé du laboratoire. On
peut mesurer l'ampleur de la collusion d'intérêts de P Daszak, quand on sait qu'il a été contractant, collaborateur
et co-auteur de travaux menés au WIV sur la construction et l'analyse de nouveaux coronavirus chimériques.
En octobre 2017 le NIH/NIAID avait reçu le compte-rendu d'une visite du laboratoire P4 de Wuhan par un de
ses agents sur place, il est question de ce document dans les e-mails révélés par FOIA mais il n'a pas été publié34.
Dans une interview publié sur internet35 il nous explique les expériences menées par EHA « vous pouvez
manipuler le virus au laboratoire, la spike protéine est responsable de la capacité du virus à infecter un animal,
vous pouvez modifier la séquence de la protéine spike (construire une protéine), c'est ce que nous faisons avec
Ralph Baric, nous insérons la séquence de cette protéine dans un autre virus. Nous essayons de développer un
vaccin contre ce nouveau virus que nous construisons pour anticiper une pandémie »
D'après Science36, le NIH a financé à hauteur de 3,7 millions de dollars EHA pendant 5 ans (une partie de la
somme a été envoyée au WIV).
La collaboration EHA avec le WIV date de 2004, Peter Daszak a écrit 18 publications avec Zheng-Li Shi.
Enfin dans un article publié en 201637, il est clair que des GoF ont été menées ; les auteurs précisent également
que la recherche a été soutenue par le NIAID dans le cadre des subventions U19AI109761 et U19AI107810, qui
totalisent ensemble 41,7 millions de dollars.
Ce document indique clairement que le NIAID a dépensé cette somme pour la recherche sur les GoF, dans le but
de déterminer comment les coronavirus des chauves-souris peuvent être rendus plus pathogènes pour les
humains, et que cette recherche s'est poursuivie après la mise en œuvre du moratoire de 2014 sur ce type de
financement.
Les derniers documents déclassifiés : collaboration avortée entre EHA et l'US Army
DARPA-DEFUSE
Pour protéger ses soldats envoyés en expédition des dangers des futurs virus émergents, l'US Army, par
l'intermédiaire de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) a émis en 2018 un appel d'offres38
pour des recherches permettant d'anticiper l'émergence des futurs coronavirus à potentiel pandémique. Cet appel
d'offres concerne l'élaboration de modèles permettant cette prévision, la vérification de la validité de ces modèles
par des expériences in vivo sur différentes espèces animales évaluant la capacité des virus modélisés de sauter
d'une espèce à l'autre et enfin les moyens de prévenir la diffusion de ces virus à partir de leur réservoir animal
que sont les chauve-souris (en supprimant ce virus).
EHA a répondu à cet appel d'offres mais son projet DEFUSE39 a été rejeté par la DARPA pour les raisons
suivantes dont le GoF : EHA proposait de construire un virus possédant les 2 caractéristiques nécessaires pour
provoquer une pandémie : un domaine de liaison de la spike (RBD) capable de se lier au récepteur ACE2 humain
et un site de clivage par la furine (enzyme ubiquitaire humaine).
EHA proposait de synthétiser des protéine spike qui se lient au récepteur ACE2 humain et de les insérer dans des
squelettes (génomes) de SARSr-CoV (virus de chauve souris proche du SARS-CoV), il était aussi question
d'insérer un site de clivage par la furine dans les virus synthétiques (les SARS-CoV ne possèdent pas ce site).
Ces expériences représentent un GoF mais ce n'est pas mentionné dans le projet, les risques ne sont pas évalués,
le système d'administration du vaccin proposé pose des problèmes de dosage de quantité délivrée, ces vaccins ne
seraient pas capables de protéger les chauve-souris contre la grande variété de virus sauvages existant et en
évolution car ils ne couvriraient pas assez d'épitopes.
C'est ici que se produit une rupture dans la logique du raisonnement. Les auteurs du projet DEFUSE anticipent la
réalisation de leur modélisation comme s'ils avaient la maîtrise de « La Machine à explorer le temps » !
Les concepteurs du projet EHA sont tellement certains d'avoir modélisé les futurs virus pandémiques qu'ils
envisagent de vacciner les chauve-souris contre ces virus non encore apparus avec justement ces virus
synthétiques vivants ! Ils considèrent donc que ces virus vont apparaître naturellement chez les chauve souris et
qu'il faudra donc immuniser ces animaux pour les empêcher de les transmettre à l'homme.
Pour vérifier la possibilité de vacciner les chauve souris contre ce futur virus, EHA propose d'utiliser un virus
vivant aérosolisé ; pourquoi ne pas avoir testé cette possibilité avec un virus non humanisé ou bien avec un virus
inactivé ou un pseudovirus incapable de se répliquer ?
Non seulement l'EHA propose des expériences interdites de gain de fonction mais elle envisage aussi de diffuser
les virus à potentialité pandémique par aérosol : on comprend la prudence de la DARPA !
Ces recherches sur les coronavirus à risque pandémique n'étaient pas une exclusivité américano-chinoise : dans
une thèse de 2018 soutenue à l'Institut Pasteur Paris on apprend qu'un site furine a été inséré dans la spike de
HCoV-229E (un coronavirus de rhume banal) mais en utilisant un pseudovirus à squelette de MLV (Murine
Leukemia Virus) incapable de se répliquer: il est donc possible de modéliser l'apparition d'un virus à potentialité
pandémique sans prendre le risque de provoquer une pandémie!40
Collaboration entre le NIH/NIAID et EHA
Le financement de projets de gain de fonction sur les coronavirus date du début des années 2000
R Baric a travaillé depuis les années 2000 sur la recherche de vaccins anti-SARS et sur les déterminants de la
pathogenèse des coronavirus. On trouve dans son CV41 le contrat suivant : National Institute of Health, Allergy
and Infectious diseases. “Reverse Genetics with a Coronavirus Infectious cDNA Construct.” 4/1/2001-3/31/005
$1.0 million total costs/yr. RS Baric, PI 25% effort. GM 63228 qui s'est concrétisé par une publication en 200342.
Il s'agissait déjà de manipuler le génome du SARS-CoV afin d'étudier son effet pathogène et de développer des
candidats vaccins vivants atténués.
Le HHS (Health and Human Services) considère que des expériences de GoF peuvent être autorisées lorsqu'il
s'agit de développer et produire des vaccins contre un pathogène potentiellement pandémique43, ce document a
permis la levée du moratoire sur les GoF établi en 2014.
Dans le projet DEFUSE, il est précisé qu'une partie des expériences a déjà été réalisée. Les détails avec lesquels
sont décrites les expériences envisagées a laissé supposer à certains spécialistes qu'elles avaient en été en partie
réalisées. Ceci est confirmé par les rapports cités ci-dessus et révélés par les FOIA (Freedom Of Information
Act) de The Intercept.
Dans le contrat en cours entre EHA et le NIH/NIAID44 , on lit que EHA et le WIVI (Wuhan Institute of
Virology) ont construit au moins 3 virus chiméres en utilisant des fonds du NIH.
L'un d'eux (SHC014 WIVI) est capable d'engendrer une charge virale plus de 10 000 fois supérieure et une plus
grande pathogénicité chez des souris humanisées (porteuses de l'ACE2 humain) par rapport à la souche
parentale.
Selon l'accord signé avec le NIH, EHA aurait dû arrêter immédiatement ces expériences de GoF (c'était prévu si
une augmentation de 1 log était trouvée, ici on est à 3 log) et mettre au courant le NIH. Cet accord date de 2016.
Le directeur adjoint du NIH, Lawrence Tabak (directeur adjoint du NIH) reconnaît que EHA n'a pas averti le
NIH de cette expérience de 2018-2019 ayant donné naissance à un virus possiblement pathogène pour l'homme.
Ceci confirme que les précédentes assertions de F Collins (directeur du NIH), A. Fauci et L. Tabak sont fausses :
le NIH a bien financé des expériences de GOF à Wuhan.
Le NIH a été mis au courant de ces données en mars 2018 et à nouveau en novembre 2018 et n'a pas réagi.
Le financement impliquait aussi des expériences sur des virus MERS modifiés pour infecter des cellules
humaines et des souris humanisées (le MERS naturel possède le site furine mais pas le récepteur pour ACE2
humain, la létalité de ce virus est de 30%). Les résultats n'ont pas été publiés : les virus mutants se sont-ils
révélés trop dangereux ?, ou bien, après avoir infecté des cellules humaines, les chercheurs ont-ils renoncé à
infecter des souris humanisées avec un virus potentiellement pandémique une fois l'émergence du SARS-CoV-2
connue ? Des expériences ont été menées également sur un virus porcin, le SADS-CoV, responsable de diarrhée
mortelle dans des élevages en Chine ; ce virus est capable d'infecter des cellules humaines au laboratoire selon
ces documents.
Des chercheurs du WIV ont continué à travailler sur le MERS2 et publié début 2022 des études de GoF, mais
celles-ci ont été menées de manière sécurisée puisqu'elles impliquent des pseudovirus et pas des virus
réplicatifs45 : il s'agit de VSV-dG (VSV-based rhabdoviral pseudotyping system.
Que serait-il arrivé si le SARS-CoV-2 n'avait pas émergé et si les GoF avec le MERS2 avaient été conduites sur
des souris humanisées ou avec des vaccins pour chauve-souris ?
Ce contrat est toujours en cours : en novembre 2018, EHA demande un prolongement de subvention par le NIH
qui est accepté pour 5 ans en juin 2018 (581 646 $ en 2018 et 661 980 $ en 2019, 24 juillet), suspendu le 24 avril
2020, en 2020, de nouveaux financement excluant la Chine sont accordé (1,5 millions de dollars), en juin 2021
(1,5 m$) . Il s'agissait entre autres, de caractériser les domaines de liaison de la spike et d'expérimenter in vivo
leur influence sur la transmission animal/homme.46
On peut supposer que dès 2017 ces recherches sur les virus chimères étaient bien avancées puisque le 10 janvier
2017, Anthony Fauci annonce qu'il y aura une épidémie surprise pendant le mandat de Donald Trump. Le Center
for Global Health Science and Security du Georgetown University Medical Center (GU GHSS), en partenariat
avec le Harvard Global Health Institute (HGHI), avaient réunis des penseurs de tous les secteurs afin d'écouter,
d'apprendre et de discuter de la manière dont la prochaine administration présidentielle peut contribuer à la
préparation aux pandémies, à la sécurité sanitaire mondiale et à la préparation et la résilience nationale.47
Collaboration du NIH avec Moderna
En juin 2018, le Centre de recherche sur les vaccins (VRC) du NIH a élargi son partenariat existant avec
Moderna pour inclure une recherche à grande échelle sur une plateforme vaccinale à pan-coronavirus (CoV) voir
DRASTIC48.
En 2019, un accord de transfert de technologies et de répartition des bénéfices entre le NIAID et Moderna a été
modifié49. Il s'agit d'un document confidentiel de 153 pages qui décrit les amendements à un accord de
collaboration entre le NIAID et Moderna, signés à partir de 2015 ; de nombreux passages sont biffés.
Auparavent, Moderna et le NIAID travaillaient depuis longtemps sur les vaccins à ARNm mais pas sur les
coronavirus.
Il était question aussi de protéines de membrane stabilisées en configuration de préfusion, mais le site furine
n'apparaît qu'en 2019 (juin) ainsi que les vaccins concernant le MERS (avril 2019).
Pourquoi l'amendement ci-dessus a été signé en avril 2019 pour inclure les essais sur le MERS dans l'accord
Moderna-NIAID ?
Octobre 2019 :
Au cours d'une réunion concernant les vaccins grippaux, les intervenants (et en particulier Anthony Fauci et
Margaret Hamburg, secrétaire pour létranger de l'Académie nationale de médecine), proposaient à demi-mots de
contourner les essais cliniques de vaccins à ARNm et, avec l’aide d’une crise perturbatrice, de les lancer sur le
marché sans avoir besoin de dix ans de tests50.
9 février 2021
La mission de l'OMS51 pour enquêter sur l'origine du virus à Wuhan donne une conférence de presse :
l'hypothèse de la fuite du virus depuis un laboratoire est considérée comme hautement improbable compte tenu
de l'absence de projet de recherche impliquant des coronavirus proches du SARS-CoV-2.
La mission présidée par Peter Embarek, Peter Daszak en fait partie. Le 14 février 2021 : Interview de Peter Ben
Embarek, chef de la mission d'enquête de l'OMS à Wuhan sur l'origine du virus.
Contrairement à ce qui est annoncé cette enquête a permis de ne plus exclure une origine artificielle du virus,
bien que cette hypothèse soit qualifiée de « très peu probable » : il est dit qu'avant cette mission cette hypothèse
était inenvisageable.
On comprend aussi que l'émergence du virus bien avant décembre 2019 n'est pas exclue : les Chinois ont
recueilli 72 000 cas de syndromes grippaux apparus au cours de 2019 et qui auraient pu être dus à la Covid-19,
mais seuls 92 cas ont été retenus pour être contrôlés au niveau sérologique et seuls 67 cas ont été testés négatifs
pour le SARS-CoV-2. On ne sait pas assez précisément comment les Chinois sont passés de 72 000 à 92 cas et
sur quels critères : d'après P Embarek, il faudrait réexaminer ces 72 000 cas de Covid suspects.
En bref, rien n'est exclu !52
Lettre du Congrès US, 11 janvier 2022
Deux députés américains adressent une demande au secrétaire du Département de la Santé à Washington53: les
emails de Anthony Fauci rendus publics posent la question de savoir si celui-ci était au courant de la possibilité
de l'origine artificielle du virus et de son échappement du laboratoire de Wuhan (WIV). Le Dr Fauci savait que
EHA avait omis de soumettre son rapport de 2019 sur les expériences financées par le NIH/NIAID : les
parlementaires supposent qu'il s'agissait de cacher les expériences de gain de fonction sur des nouveaux
coronavirus mortels et infectieux.
Ils soupçonnent le Dr Fauci d'avoir fait modifier un article paru dans Nature Medicine au sujet de l'origine du
virus en février 202054 : les auteurs de cet article auraient conclu à la fuite de laboratoire.
Dans ces mails on lit que des virologistes ne croient pas à la possibilité de l'apparition naturelle et simultanée de
12 nucléotides codant pour les 4 amino-acides du site furine et ceci sans modification aucune des autres amino-
acides de S2.
Fevrier 2022 : les 3 virologistes français déjà cités demandent un moratoire sur les expériences de gain de
fonction concernant des virus à potentiel pandémique, sur les projets de forçage génétique et sur les vaccins
autodisséminants (Forçage génétique, Vaccins autodisséminants, Virus chimériques... Les apprentis sorciers du
génome, Bruno Canard, Etienne Decroly & Jacques Van Helden, Le Monde Diplomatique, février 2022).
Conclusion
Il existe donc un faisceau d'arguments forts tendant à prouver l'origine artificielle du virus : il proviendrait
d'expériences de gain de fonction menées au WIV sous l'égide du NIH.
Pour l'affirmer de manière certaine, il faudrait que Zheng-Li Shi l'avoue expressément, ce qui semble
improbable !
Oui il y a toujours eu des complots dans l'Histoire, mais les complots ne sont pas le principe d'explication de
l'Histoire.
Et avec cette pandémie nous sommes passés au stade supérieur : c'est l'intérêt du système entier qui est en jeu, on
est bien au delà d'un complot.
Réferences
1 Global Alliance for Vaccine Initiative, https://fr.wikipedia.org/wiki/GAVI_Alliance, (The Vaccine Alliance)
2 https://www.nature.com/articles/d41586-017-05923-8 Immunization needs
a technology boost
3 https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-8679-2018-INIT/en/pdf Proposal for a COUNCIL
RECOMMENDATION on Strengthened Cooperation against Vaccine Preventable Diseases
4 Le rapport de la mission OMS peine à retracer les origines de l’épidémie de SARS-CoV-2
https://www.researchgate.net/publication/351067662_Le_rapport_de_la_mission_OMS_peine_a_retracer_les_or
igines_de_l%27epidemie_de_SARS-CoV-2_Point_de_vue_soumis_au_journal_Virologie
5
https://s.wsj.net/public/resources/documents/COVID%20OPEN%20LETTER%20FINAL%20030421%20(1).pdf
6 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/labs/pmc/articles/PMC7228372/#jmv25832-bib-0006 , Structural variations in
human ACE2 may influence its binding with SARSCoV2 spike protein
7 Peacock, T.P., Goldhill, D.H., Zhou, J. et al. The furin cleavage site in the SARS-CoV-2 spike protein is
required for transmission in ferrets. Nat Microbiol 6, 899-909 (2021). https://doi.org/10.1038/s41564-021-
00908-w
8 ,https://www.independentsciencenews.org/commentaries/a-proposed-origin-for-sars-cov-2-and-the-covid-19-
pandemic/ A Proposed Origin for SARS-CoV-2 and the COVID-19 Pandemic
9 The Good, the Bad and the Ugly: a review of SARS Lab Escapes https://zenodo.org/record/4293257
10 Henkel RD, Miller T, Weyant RS. Monitoring select agent theft, loss and release reports in the United States-
20042010. Applied Biosafety 2012. https://www.liebertpub.com/doi/epdf/10.1177/153567601201700402)
11 Laboratory Escapes and “Self-fulfilling prophecy” Epidemics. Report: Center for Arms Control and
Nonproliferation. PDF available at: https://armscontrolcenter.org/wp- content/uploads/2016/02/Escaped-Viruses-
final-2-17-14-copy.pdf , Gibbs, A. J., Armstrong, J. S., & Downie, J. C. (2009). From where did the 2009’swine-
origin’influenza A virus (H1N1) emerge?. Virology journal, 6(1), 207.
12 Retrouver les origines du SARS-CoV-2 dans les phylogénies de coronavirus
Erwan Sallard1, José Halloy2, Didier Casane3,4, Jacques van Helden5,6*, Étienne Decroly7
https://www.medecinesciences.org/fr/articles/medsci/pdf/2020/07/msc200195.pdf
Publié aussi dans Environmental Chemistry Letters https://doi.org/10.1007/s10311-020-01151-1
Tracing the origins of SARS-COV-2 in coronavirus phylogenies: a review , novembre 2020)
13 van Helden, J., Butler, C. D., Achaz, G., Canard, B., Casane, D., Claverie, J. M., Colombo, F., Courtier, V.,
Ebright, R. H., Graner, F., Leitenberg, M., Morand, S., Petrovsky, N., Segreto, R., Decroly, E., & Halloy, J.
(2021). An appeal for an objective, open, and transparent scientific debate about the origin of SARS-CoV-
2. Lancet (London, England), 398(10309), 14021404. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(21)02019-5
14 interview en italien, septembre 2020 https://www.facebook.com/watch/?v=243062757106162
15 Menachery, V., Yount, B., Debbink, K. et al. A SARS-like cluster of circulating bat coronaviruses shows
potential for human emergence. Nat Med 21, 15081513 (2015). https://doi.org/10.1038/nm.3985
16 pour les détails voir https://nerdhaspower.weebly.com/ratg13-is-fake.html RaTG13 the undeniable evidence
that the Wuhan coronavirus is man-made
17 Coutard B, Valle C, de Lamballerie X, Canard B, Seidah NG, Decroly E. The spike glycoprotein of the new
coronavirus 2019-nCoV contains a furin-like cleavage site absent in CoV of the same clade. Antiviral Res. 2020
Apr;176:104742. doi: 10.1016/j.antiviral.2020.104742. Epub 2020 Feb 10. PMID: 32057769; PMCID:
PMC7114094.
18 Jaimes JA, André NM, Millet JK, Whittaker GR. Structural modeling of 2019-novel coronavirus (nCoV) spike
protein reveals a proteolytically-sensitive activation loop as a distinguishing feature compared to SARS-CoV and
related SARS-like coronaviruses. bioRxiv [Preprint]. 2020 Feb 18:2020.02.10.942185. doi:
10.1101/2020.02.10.942185. Update in: J Mol Biol. 2020 May 1;432(10):3309-3325. PMID: 32511311;
PMCID: PMC7217298., publié définitivement en mai 2020, Jaimes JA, André NM, Chappie JS, Millet JK,
Whittaker GR. Phylogenetic Analysis and Structural Modeling of SARS-CoV-2 Spike Protein Reveals an
Evolutionary Distinct and Proteolytically Sensitive Activation Loop. J Mol Biol. 2020 May 1;432(10):3309-
3325. doi: 10.1016/j.jmb.2020.04.009. Epub 2020 Apr 19. PMID: 32320687; PMCID: PMC7166309.
19 Zhou, P., Yang, XL., Wang, XG. et al. A pneumonia outbreak associated with a new coronavirus of probable
bat origin. Nature 579, 270273 (2020). https://doi.org/10.1038/s41586-020-2012-7 figure 3:
https://www.nature.com/articles/s41586-020-2012-7/figures/6
20 Segreto, R., Deigin, Y., McCairn, K. et al. Should we discount the laboratory origin of COVID-19?. Environ
Chem Lett 19, 27432757 (2021). https://doi.org/10.1007/s10311-021-01211-0
21 Dennis T.Brown https://patentimages.storage.googleapis.com/f9/34/81/515c1bd390d068/US7223390.pdf
22 Synthetic recombinant bat SARS-like coronavirus is infectious in cultured cells and in mice
Michelle M. Becker, Rachel L. Graham, Eric F. Donaldson, Barry Rockx, Amy
C. Sims, Timothy Sheahan, Raymond J. Pickles, Davide Corti, Robert E. Johnston, Ralph S. Baric, Mark
R. Denison, Proceedings of the National Academy of Sciences Dec 2008, 105 (50) 19944-
19949; DOI:10.1073/pnas.0808116105
23 Activation of the SARS coronavirus spike protein via sequential proteolytic cleavage at two distinct sites
https://www.pnas.org/content/106/14/5871
24 Ge, X.-Y. et al. Nature 503, 535538 (2013). https://www.nature.com/articles/nature12711 Isolation and
characterization of a bat SARS-like coronavirus that uses the ACE2 receptor
25 https://en.wikipedia.org/wiki/Shi_Zhengli
26 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26552008/, A SARS-like cluster of circulating bat coronaviruses shows
potential for human emergence
27 A SARS-like cluster of circulating bat coronaviruses shows potential for human emergence
Menachery, V. D. et al. Nature Med. http://dx.doi.org/10.1038/nm.3985 (2015)
28 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7419723/pdf/mBio.01868-20.pdf
Rethinking Gain-of-Function Experiments in the Context of the
COVID-19 Pandemic (Historique des échappements de virus des labos
29 https://www.phe.gov/s3/dualuse/Documents/gain-of-function.pdf
30 https://www.nih.gov/about-nih/who-we-are/nih-director/statements/nih-lifts-funding-pause-gain-function-
research NIH Lifts Funding Pause on Gain-of-Function Research
31 Page 5/18 du rapport sur la « BIOLOGICAL SECURITY: THE RISK OF DUAL-USE RESEARCH »,
Committee on Homeland Security and Governmental Affairs at the U.S. Senate, held April 26, 2012
https://www.govinfo.gov/content/pkg/CHRG-112shrg75273/html/CHRG-112shrg75273.htm
32 https://www.ecohealthalliance.org/
33 http://www.xinhuanet.com/english/2020-05/24/c_139082195.htm!),
34 https://usrtk.org/wp-content/uploads/2022/01/Ping-Chen-WIV-trip-report.pdf).
35 Vincent Racaniello, TwiV 615 : PD of EHA,https://youtu.be/IdYDL_RK—w écouter à 29 minutes
36 https://www.science.org/content/article/we-ve-done-nothing-wrong-ecohealth-leader-fights-charges-his-
research-helped-spark-covid-19, nov 2021
37 SARS-Like WIV1-CoV Poised for Human Emergence https://www.pnas.org/content/113/11/3048
38 Defense Advanced Research Projects Agency https://www.darpa.mil/news-events/preventing-emerging-
pathogenic-threats-proposers-day, Agency Announcement PREventing EMerging Pathogenic Threats
(PREEMPT) BIOLOGICAL TECHNOLOGIES OFFICE , HR001118S0017 January 19, 2018
https://assets.ctfassets.net/syq3snmxclc9/6K3RxB1DVf6ZhVxQLSJzxl/6be5c276bc8af7921ce6b23f0975a6c3/A
_prempt-background-hr001118s0017.pdf)
39 Defusing the threat of bat-borne coronavirus, https://drasticresearch.files.wordpress.com/2021/09/main-
document-preempt-volume-1-no-ess-hr00118s0017-ecohealth-alliance.pdf. Voir la courte video du journal Le
Point, septembre 2021 https://youtu.be/vN973JBkATA
40 https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-02275786/document CARACTÉRISATION DE LA PROTÉINE S DU
CORONAVIRUS HUMAIN 229E , Ariane Bonnin, soutenue juillet 2018
41 https://sph.unc.edu/wp-content/uploads/sites/112/2016/09/CV_Ralph_Baric.pdf
42 https://www.pnas.org/content/100/22/12995 Reverse genetics with a full-length infectious cDNA of severe
acute respiratory syndrome coronavirus
Boyd Yount, Kristopher M. Curtis, Elizabeth A. Fritz, Lisa E. Hensley, Peter B. Jahrling, Erik Prentice, Mark
R. Denison, Thomas W. Geisbert, Ralph S.Baric
Proceedings of the National Academy of Sciences Oct 2003, 100 (22) 12995-
13000; DOI:10.1073/pnas.1735582100)
43 Department of Health and Human Services Framework for Guiding Funding Decisions about Proposed
Research Involving Enhanced Potential Pandemic Pathogens, 2017
https://www.phe.gov/s3/dualuse/Documents/p3co.pdf
44 (Rapport de la 5ème année du financement R01 AI110964, 1/06/2018 au 31/05/2019,
https://s3.documentcloud.org/documents/21089573/priority-grants-for-foia-request-55058-first-look-institute-
2_redacted.pdf ),
45 (Close relatives of MERS-CoV in bats use ACE2 as their functional receptors,
Qing Xiong, Lei Cao, Chengbao Ma, Chen Liu, Junyu Si, Peng Liu, Mengxue Gu, ChunliWang, Lulu Shi, Fei T
ong, Meiling Huang, Jing Li, Chufeng Zhao, Chao Shen, Yu Chen, Huabin Zhao, Ke Lan, Xiangxi Wang, Huan
Yan, bioRxiv 2022.01.24.477490; doi: https://doi.org/10.1101/2022.01.24.477490 )
46 https://reporter.nih.gov/search/xQW6UJmWfUuOV01ntGvLwQ/project-details/9819304
47 (à 3.40 de la vidéo : https://youtu.be/DNXGAxGJgQI)
48 (https://drasticresearch.org, Decentralized Radical Autonomous Search Team Investigating COVID-19,
collectif de virologistes dont une partie reste anonyme).
49 https://s3.documentcloud.org/documents/6935295/NIH-Moderna-Confidential-Agreements.pdf
50 (https://www.spglobal.com/marketintelligence/en/news-insights/trending/xy901KZd9adap3xhdzeC9Q2
28-30 octobre 2019 Milken Institute's Future of Health Summit in Washington. https://www.c-
span.org/video/?465845-1/universal-flu-vaccine&playEvent
51 https://www.who.int/multi-media/details/who-media-briefing-from-wuhan-on-covid-19-mission---9-february-
2021
52 https://www.sciencemag.org/news/2021/02/politics-was-always-room-who-mission-chief-reflects-china-trip-
seeking-covid-19-s
53 (James Comer et Jim Jordan : https://republicans-oversight.house.gov/wp-content/uploads/2022/01/Letter-Re.-
Feb-1-Emails-011122.pdf)
54 (The Proximal Origin of SARS-CoV-2, https://www.nature.com/articles/s41591-020-0820-9 Andersen, K.G.,
Rambaut, A., Lipkin, W.I. et al. The proximal origin of SARS-CoV-2. Nat Med 26, 450452 (2020), paru le 17
mars 2020)
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Article
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SARS-CoV-2 entry requires sequential cleavage of the spike glycoprotein at the S1/S2 and the S2ʹ cleavage sites to mediate membrane fusion. SARS-CoV-2 has a polybasic insertion (PRRAR) at the S1/S2 cleavage site that can be cleaved by furin. Using lentiviral pseudotypes and a cell-culture-adapted SARS-CoV-2 virus with an S1/S2 deletion, we show that the polybasic insertion endows SARS-CoV-2 with a selective advantage in lung cells and primary human airway epithelial cells, but impairs replication in Vero E6, a cell line used for passaging SARS-CoV-2. Using engineered spike variants and live virus competition assays and by measuring growth kinetics, we find that the selective advantage in lung and primary human airway epithelial cells depends on the expression of the cell surface protease TMPRSS2, which enables endosome-independent virus entry by a route that avoids antiviral IFITM proteins. SARS-CoV-2 virus lacking the S1/S2 furin cleavage site was shed to lower titres from infected ferrets and was not transmitted to cohoused sentinel animals, unlike wild-type virus. Analysis of 100,000 SARS-CoV-2 sequences derived from patients and 24 human postmortem tissues showed low frequencies of naturally occurring mutants that harbour deletions at the polybasic site. Taken together, our findings reveal that the furin cleavage site is an important determinant of SARS-CoV-2 transmission.
Article
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In 2019, a new coronavirus (2019-nCoV) infecting Humans has emerged in Wuhan, China. Its genome has been sequenced and the genomic information promptly released. Despite a high similarity with the genome sequence of SARS-CoV and SARS-like CoVs, we identified a peculiar furin-like cleavage site in the Spike protein of the 2019-nCoV, lacking in the other SARS-like CoVs. In this article, we discuss the possible functional consequences of this cleavage site in the viral cycle, pathogenicity and its potential implication in the development of antivirals.
Article
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The emergence of severe acute respiratory syndrome coronavirus (SARS-CoV) and Middle East respiratory syndrome (MERS)-CoV underscores the threat of cross-species transmission events leading to outbreaks in humans. Here we examine the disease potential of a SARS-like virus, SHC014-CoV, which is currently circulating in Chinese horseshoe bat populations. Using the SARS-CoV reverse genetics system, we generated and characterized a chimeric virus expressing the spike of bat coronavirus SHC014 in a mouse-adapted SARS-CoV backbone. The results indicate that group 2b viruses encoding the SHC014 spike in a wild-type backbone can efficiently use multiple orthologs of the SARS receptor human angiotensin converting enzyme II (ACE2), replicate efficiently in primary human airway cells and achieve in vitro titers equivalent to epidemic strains of SARS-CoV. Additionally, in vivo experiments demonstrate replication of the chimeric virus in mouse lung with notable pathogenesis. Evaluation of available SARS-based immune-therapeutic and prophylactic modalities revealed poor efficacy; both monoclonal antibody and vaccine approaches failed to neutralize and protect from infection with CoVs using the novel spike protein. On the basis of these findings, we synthetically re-derived an infectious full-length SHC014 recombinant virus and demonstrate robust viral replication both in vitro and in vivo. Our work suggests a potential risk of SARS-CoV re-emergence from viruses currently circulating in bat populations.
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The 2002-3 pandemic caused by severe acute respiratory syndrome coronavirus (SARS-CoV) was one of the most significant public health events in recent history. An ongoing outbreak of Middle East respiratory syndrome coronavirus suggests that this group of viruses remains a key threat and that their distribution is wider than previously recognized. Although bats have been suggested to be the natural reservoirs of both viruses, attempts to isolate the progenitor virus of SARS-CoV from bats have been unsuccessful. Diverse SARS-like coronaviruses (SL-CoVs) have now been reported from bats in China, Europe and Africa, but none is considered a direct progenitor of SARS-CoV because of their phylogenetic disparity from this virus and the inability of their spike proteins to use the SARS-CoV cellular receptor molecule, the human angiotensin converting enzyme II (ACE2). Here we report whole-genome sequences of two novel bat coronaviruses from Chinese horseshoe bats (family: Rhinolophidae) in Yunnan, China: RsSHC014 and Rs3367. These viruses are far more closely related to SARS-CoV than any previously identified bat coronaviruses, particularly in the receptor binding domain of the spike protein. Most importantly, we report the first recorded isolation of a live SL-CoV (bat SL-CoV-WIV1) from bat faecal samples in Vero E6 cells, which has typical coronavirus morphology, 99.9% sequence identity to Rs3367 and uses ACE2 from humans, civets and Chinese horseshoe bats for cell entry. Preliminary in vitro testing indicates that WIV1 also has a broad species tropism. Our results provide the strongest evidence to date that Chinese horseshoe bats are natural reservoirs of SARS-CoV, and that intermediate hosts may not be necessary for direct human infection by some bat SL-CoVs. They also highlight the importance of pathogen-discovery programs targeting high-risk wildlife groups in emerging disease hotspots as a strategy for pandemic preparedness.
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A previously undescribed coronavirus (CoV) is the etiologic agent responsible for severe acute respiratory syndrome (SARS). Using a panel of contiguous cDNAs that span the entire genome, we have assembled a full-length cDNA of the SARS-CoV Urbani strain, and have rescued molecularly cloned SARS viruses (infectious clone SARS-CoV) that contained the expected marker mutations inserted into the component clones. Recombinant viruses replicated as efficiently as WT virus and both were inhibited by treatment with the cysteine proteinase inhibitor (2S,3S)-transepoxysuccinyl-L-leucylamido-3-methylbutane ethyl ester. In addition, subgenomic transcripts were initiated from the consensus sequence ACGAAC in both the WT and infectious clone SARS-CoV. Availability of a SARS-CoV full-length cDNA provides a template for manipulation of the viral genome, allowing for the rapid and rational development and testing of candidate vaccines and therapeutics against this important human pathogen.
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The swine-origin influenza A (H1N1) virus that appeared in 2009 and was first found in human beings in Mexico, is a reassortant with at least three parents. Six of the genes are closest in sequence to those of H1N2 'triple-reassortant' influenza viruses isolated from pigs in North America around 1999-2000. Its other two genes are from different Eurasian 'avian-like' viruses of pigs; the NA gene is closest to H1N1 viruses isolated in Europe in 1991-1993, and the MP gene is closest to H3N2 viruses isolated in Asia in 1999-2000. The sequences of these genes do not directly reveal the immediate source of the virus as the closest were from isolates collected more than a decade before the human pandemic started. The three parents of the virus may have been assembled in one place by natural means, such as by migrating birds, however the consistent link with pig viruses suggests that human activity was involved. We discuss a published suggestion that unsampled pig herds, the intercontinental live pig trade, together with porous quarantine barriers, generated the reassortant. We contrast that suggestion with the possibility that laboratory errors involving the sharing of virus isolates and cultured cells, or perhaps vaccine production, may have been involved. Gene sequences from isolates that bridge the time and phylogenetic gap between the new virus and its parents will distinguish between these possibilities, and we suggest where they should be sought. It is important that the source of the new virus be found if we wish to avoid future pandemics rather than just trying to minimize the consequences after they have emerged. Influenza virus is a very significant zoonotic pathogen. Public confidence in influenza research, and the agribusinesses that are based on influenza's many hosts, has been eroded by several recent events involving the virus. Measures that might restore confidence include establishing a unified international administrative framework coordinating surveillance, research and commercial work with this virus, and maintaining a registry of all influenza isolates.
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Middle East Respiratory Syndrome coronavirus (MERS-CoV) and several bat coronaviruses employ Dipeptidyl peptidase-4 (DPP4) as their functional receptors. However, the receptor for NeoCoV, the closest MERS-CoV relative yet discovered in bats, remains enigmatic. In this study, we unexpectedly found that NeoCoV and its close relative, PDF-2180-CoV, can efficiently use some types of bat Angiotensin-converting enzyme 2 (ACE2) and, less favorably, human ACE2 for entry. The two viruses use their spikes' S1 subunit carboxyl-terminal domains (S1-CTD) for high-affinity and species-specific ACE2 binding. Cryo-electron microscopy analysis revealed a novel coronavirus-ACE2 binding interface and a protein-glycan interaction, distinct from other known ACE2-using viruses. We identified a molecular determinant close to the viral binding interface that restricts human ACE2 from supporting NeoCoV infection, especially around residue Asp338. Conversely, NeoCoV efficiently infects human ACE2 expressing cells after a T510F mutation on the receptor-binding motif (RBM). Notably, the infection could not be cross-neutralized by antibodies targeting SARS-CoV-2 or MERS-CoV. Our study demonstrates the first case of ACE2 usage in MERS-related viruses, shedding light on a potential bio-safety threat of the human emergence of an ACE2 using 'MERS-CoV-2' with both high fatality and transmission rate.
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The APHIS/CDC Form 3, Report of Theft, Loss or Release of Select Agents and Toxins (TLR incident report) is the mechanism by which the theft, loss or release of a biological select agent and toxin (BSAT) is reported to the United States Department of Agriculture (USDA)/Animal and Plant Health Inspection Service (APHIS) or Health and Human Services (HHS)/Center for Disease Control and Prevention (CDC). A total of seven hundred and twenty seven (727) TLR Incident Reports were received by CDC between 2004 and 2010. Based on information contained in these reports, there were: