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La réception de Calcidius et des Commentarii de Macrobe à l'époque carolingienne

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• Illo Humpphrey | Ph. D.-HDR • • Les 12 divisions de l'as : leur emploi chez Calcidius et chez Boèce • • Colloquia Aquitana II – 2006 Boèce, l'homme, le philosophe, le scientifique, son oeuvre et son rayonnement, éd. Illo Humphrey, Paris (Éditions Le Manuscrit), 2009, Volume 2, chapitre 12, pages 261-274 • • L’as (ou libra) est une unité qui renferme 12 divisions. Dans le système économique romain et par la suite dans celui des périodes mérovingienne et carolingienne, il fut à tour de rôle une unité pondérale, monétaire et un procédé arithmétique pour exprimer des proportions, des pourcentages et des fractions. En effet, c’est en tant que système duodécimal que Calcidius, dans son commentaire sur le Timaios de Platon (cf. § XLVIIII : « De numeris » : Descriptio tertia • quae est harmonica • iuxta epogdoam rationem modulans utraque symphoniam diatessaron et diapente), s’en est servi pour exprimer des valeurs CCCLXIIII semis (364½) • XL semis (40½) • XVIIII semis (19½), de même que Boèce dans son De institutione musica libri quinque, Livre III, chapitres 2 • 3 • 4 • 13, pour exprimer les valeurs XIII semis (13½), CCLVI semis (256½) (cf. Livre III, 2), •C̅C̅C̅X̅L̅V̅I̅I̅I̅I̅• DXXV triens (349525⅓), •I̅I̅I̅̅I̅• DCCLXVIII bessis (4768⅔) (cf. Livre III, 3), •I̅I̅• CCCLXXXIIII triens (2384⅓), •C̅C̅C̅X̅L̅V̅I̅I̅I̅I̅• DXXV triens (349525⅓), •C̅̅L̅̅̅̅X̅X̅I̅I̅I̅I̅• DCCLXII bisse ou bessis (174762⅔) (cf. Livre III, 4), XVIIII semis (19½), XVIII semis (18½), CCLIII semis (253½), CCXL semis (240½) (cf. Livre III, 13) ; ainsi triens équivaut à 4/12e (1/3), semis à 6/12e (1/2), bisse ou bessis à 8/12e (2/3) • • Le tableau consacré aux 12 divisions de l’as y est disposé en six colonnes et se lit de gauche à droite. La première colonne donne le nom de chaque division de l’as, colonne 2 donne les douze graphies, colonne 3 indique les douze fractions correspondant aux douze graphies, puis colonne 4 donne les pourcentages de chaque division. Dans la colonne 5, sont indiquées les douze proportions par rapport à 1, accompagnées de leurs noms en grec ou en latin ; ces proportions correspondent chacune aux douze pourcentages de la colonne 4. La colonne 6, enfin, donne les noms des intervalles musicaux en langue grecque ou latine, leurs proportions numériques par rapport à 1, puis la grandeur des intervalles par rapport à 1 • • Enfin, une étude attentive des 12 divisions de l’as, tel qu’elles ont été employées par Calcidius et, surtout, par Boèce comme outil de calcul pour exprimer avec précision des fractions, pourcentages et proportions, met en évidence, d’une part, que ars arithmetica (i.e. la philosophie des nombres et des proportions) et ars musica (i.e. la philosophie de la formation des intervalles musicaux) émanent toutes deux du concept de la « principalitas unitatis » (Boethii De institutione arithmetica I, 7 ; II, 2), puis montre une fois de plus que l’unité absolue (en grec : τὸ ἕν, τοῦ ἑνός), c’est-à-dire le nombre 1, lequel est divisible jusqu’à l’infini vers plus zéro, est à la base de toute réflexion scientifique-philosophique pythagoricienne et platonicienne, et, de ce fait, se trouve au cœur du principe fondamental de la « substantia numeri » (cf. Boethii De institutione arithmetica I, 2), et, par la même occasion, à la base du Régime de l’Octave (cf. Boethii De institutione arithmetica II, 2) • • IH | ih | Ph. D. | HDR | Explicit •
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• Illo Humphrey, Ph. D.-HDR • • Boethii De institutione arithmetica libri duo : Étude proto-philologique • • CARMINA PHILOSOPHIAE (© IBS) | Volume 14, 2005, p. 57-158 • • https://u-bordeaux3.academia.edu/IlloHumphrey/Papers • • (1) Résumé de Synthèse • • (2) English Abstract • • (1) Résumé de Synthèse • • Cette étude, consacrée à l’examen de 5 manuscrits du IXe s., en l’occurrence: Paris, Bibliothèque nationale de France, Fonds latin 14064, 7183, 13009, 6639 et nouvelles acquisitions latines [n.a.l.] 1614, contenant chacun une copie annotée du De institutione arithmetica libri duo de Boèce, avance l’hypothèse que le tout premier glossateur du traité ne fut autre que Boèce lui-même. En effet, ayant déchiffré un ensemble de gloses primitives appartenant à la même famille conservées dans le codex latin 14064, dont certaines furent consignées en sténographie latine, rédigées au présent de l’indicatif à la première et à la deuxième personne du singulier à la fin du [Prologue] dédicatoire du traité, écrit par l’“auctor”, Boèce, adressé au “probator”, Symmaque : “Quia me-um bon-um tu-um es • et tu-um m-eum Quia ego filius tu-us et pater me-us tu •”; puis ayant découvert dans le même codex la glose-clé écrite en écriture onciale à la première personne du singulier au début du Deinstitutione arithmetica II à la suite des Capitula, où l’“auctor”, en l’occurrence Boèce, s’identifie lui-même nominativement comme étant le commentateur de son propre traité : “ANICII MANLII SEUERINUS BOETIUS UIR CLARISSIMUS• ET INLUSTRIS EX CONSUL ORDINARIUS PATRICIUS LEGI OPUSCULUM MEUM•”. Cette hypothèse, surprenante en effet à première vue, devient alors tout à fait plausible • • L’étude se divise en 3 parties : commentaire, édition critique proto-philologique princeps basée sur les 5 sources collationnées, étude de paléographie philologique, avec un appendice pédagogique ajouté à la fin • • La 1ère partie retrace l’histoire de Boèce et celle de son tout premier traité De institutione arithmetica dans le contexte de la Tradition du savoir scientifique-philosophique pythagoricienne et platonicienne, donnant une étude codicologique détaillée de chacun des 5 manuscrits collationnés • • La 2e partie réunit un ensemble de 5 études correspondant aux 5 sources collationnées, dans lesquelles on trouve à la fin du Prologue des gloses primitives, dont certaines ont été consignées en sténographie latine dans les deux premiers témoins. Ces annotations appartiennent toutes à la même famille de gloses, et certaines d’entre elles ont la particularité d’être rédigées à la 1ère et à la 2e personne du singulier au présent de l’indicatif en sténographie latine. Ces gloses sont restées jusqu’à très récemment inaccessibles aux philologues et aux historiens, d’où leur intérêt pour la proto-philologie et pour l’histoire du texte de l’œuvre de Boèce • • La 3e partie, l’étude de paléographique philologique, constitue un glossaire critique de sténographie latine (“notæ tironianæ”, cf. W. Schmitz, Commentarium notarum tironianarum, 2 vol., 1893) qui comporte 158 entrées et contient l’ensemble des sténogrammes relevés dans les gloses à la fin du [Prologue] du traité dans les deux premiers manuscrits, puis un glossaire critique des 52 signes de renvoi (“notæ sentenciarum”, cf. Isidori Etymologiarum I, XXI : “De notis sentenciarum”), provenant du codex Paris, Bibliothèque nationale de France, Fonds latin 14064. Quant à l’appendice pédagogique, il contient : un catalogue de 13 manuscrits, suivi d’un répertoire d’estampilles de la Bibliothèque nationale de France et de 6 planches hors-texte • • En conclusion, si l’hypothèse s’avère juste, c’est-à-dire si les gloses primitives du traité De institutione arithmetica libri duo ont été effectivement écrites par l’ “ auctor ”, Boèce lui-même, adressées au “probator”, Symmaque, elle aura l’avantage d’orienter la recherche en matière de philologie vers une ecdoctique plus satisfaisante, plus souple et plus précise. Cette hypothèse en effet présuppose une ecdotique nouvelle qui ne passe aucun détail sous silence et tient compte de l’ensemble des premières caractéristiques d’une source manuscrite donnée (mise en page, orthographe, fautes de copistes, gloses, signes de renvoi, sténographie latine, ponctuation, exponctuation, etc.), évitant ainsi les multiples erreurs des éditions normatives. Bref, si Boèce est lui-même l’ “auctor” des dites gloses écrites à l’intention du “probator”, ceci ouvrira aux philologues actuels, ainsi qu’à l’ecdotique moderne, la voie vers une véritable proto-philologie • • Enfin, la méthode proto-philologique apportera aussi une plus grande précision une fois le moment venu d’établir un stemma de l’ensemble des quelques 200 manuscrits et fragments de manuscrits contenant letraité Boethii De institutione arithmetica libri duo • IH | ih • Explicit • • Illo Humphrey, Ph. D.-HDR • • Boethii De institutione arithmetica libri duo : a proto-philological Study • • CARMINA PHILOSOPHIAE (© IBS) | Volume 14, 2005, p. 57-158 • • https://u-bordeaux3.academia.edu/IlloHumphrey/Papers • • (2) English Abstract • • The aim of this study is to examine 5 Carolingian manuscripts from the 9th century : Paris, Bibliothèque nationale de France, Fonds Latin 14064, 7183, 13009, 6639, and nouvelles acquisitions latines [n.a.l.] 1614, each containing an annotated copy of the treatise De institutione arithmetica libri duo of Boethius, each belonging to the same family of manuscripts. Here, the hypothesis is put forth that the very first annotator of this treatise was non other than Boethius himself. Indeed, after having dechiffered the glosses of the codex 14064 in Latin stenography written in the first and second person singular of the present tense at the end of the [Prologue] of the treatise, dedicatory [Prologue] written by the “auctor”, Boethius, addressed to the “probator”, Symmachus : “Quia me-um bon-um tu-um es • et tu-um m-eum Quia ego filius tu-us et pater me-us tu •”; then having discovered in the same codex the key-gloss in uncial script written in the first person singular at the beginning of the De institutione arithmetica II, just after the Capitula, where the “auctor”, that is to say Boethius, identifies himself by name as being the commentator of his own treatise: “ANICII MANLII SEUERINUS BOETIUS UIR CLARISSIMUS• ET INLUSTRIS EX CONSUL ORDINARIUS PATRICIUS LEGI OPUSCULUM MEUM• ”. This hypothesis, indeed surprising at first reading, becomes then altogether plausible. • L’étude se divise en 4 parties distinctes : (1) Commentaire • (2) Édition critique proto-philologique princeps basée sur les 5 sources collationnées • (3) Étude de paléographie philologique (2 Glossaires critiques : notae tironianae | notae sentenciarum • (4) Appendice (Planches) • • La 1st section gives a brief historical account of Boethius and of his treatise De institutione arithmetica within the context of the Pythagorean and Platonic scientific-philosophical Tradition of Knowledge and a detailed codicological study of each of the 5 collated manuscripts • • The 2nd Section brings together the 5 Critical proto-philological princeps editions based on the 5 collated manuscripts, in which the primitive glosses are closely examined and analyzed and the glosses in Latin stenography of the first two manuscripts are transcribed. These annotations belong to the self same family of glosses, certain of which, as has been said, were written in the first and second person singular of the present tense. These glosses have remained until recently inaccessible to present-day philologists and historians, and indeed therein lies their importance for proto-philology and for the literary history of the Boethian text • • The 3rd Section, a study of palæographical philology, is comprised of a critical edition of Latin stenography (“notæ tironianæ”, cf. W. Schmitz, Commentarium notarum tironianarum, 2 vol., 1893), which includes a 158-entry glossary containing all the stenograms appearing at the end of the [Prologue] in the first two collated manuscripts, followed by a critical glossary of the 52 different cross-reference signs (“notæ sentenciarum”, cf. Isidori Etymologiarum I, XXI: “De notis sentenciarum”) found in the codex Bibliothèque nationale de France, Fonds Latin 14064. As for the Appendix, it contains a Catalogue of 13 manuscripts, followed by a partial historical repertory of the Stamples used at the Bibliothèque nationale de France in Paris during the 18th and 19th centuries, and finally by 6 Plates • • In conclusion, should the above hypothesis prove to be true, that is to say if these primitive glosses found in the oldest Carolingian codices containing the De institutione arithmetica libri duo were in fact written by the “auctor”, Boethius himself, and addressed directly to the “probator”, Symmachus, it will give rise to a whole new approach to proto-philological research and will guide scholars towards a methodology more satisfying and more precise. Indeed, this hypothesis implies a more thorough type of critical ecdotic which leaves no stone unturned, and takes into account all the primary characteristics of a given source (text layout, spelling, scribal errors, glosses, cross-reference signs, Latin stenography, punctuation, exponctuation, etc.), thus avoiding the multiple errors of the normative approach. In short, if Boethius is indeed the “auctor” of the said glosses addressed to the “probator”, this will open up to modern scholarship, as well as to modern ecdotic, the path to a veritable Proto-Philology • • Finally, the proto-philological method will also allow much greater precision when the appropriate time comes to establish the stemma of the 200 odd manuscripts and fragments containing this fundamental treatise: Boethii De institutione arithmetica libri duo • IH | ih • Explicit •
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• Illo Humphrey, Ph. D.-HDR • • Mediævalist | Musicologist | Proto-Philologist • • BOETHIUS. His Influence on the European Unity of Culture:from Alcuin of York (†804) to Thierry of Chartres (†1154) • • Traugott Bautz Verlag | Nordhausen | Germany | September 2010 | April 2012 | 237 pages • • ISBN: 978-3-88309-603-2 • • http://www.bautz.de/shop/product_info.php?products_id=653&osCsid=m1ijcst5hvufkij9qpggjgttn6 • • https://u-bordeaux3.academia.edu/IlloHumphrey/Books • • Abstract • • This comprehensive textbook on the philosopher Boethius is designed for interdisciplinary laboratory and classroom use on the university level by professors, post-doctoral researchers, doctoral candidates, graduate and undergraduate students in the pluridisciplinary fields of the sevenfold canon of the Liberal Arts (Quadruvium [sic]: ars arithmetica• ars musica• ars geometrica• ars astronomica • Trivium : ars grammatica• ars dialectica – ars logica• ars rhetorica), as well as for teachers, parents and students on the secondary high school level • • The work has been thoughtfully conceived and elaborated as a veritable research library in itself, permitting the users to understand clearly all the mentioned Boethian word-concepts, Greek and Latin vocabulary, technical terms, editorial terms, etc., without having to go outside the framework of the book itself. To this effect, it is equipped with an extensive and up-to-date bibliography on the works, glosses, commentaries, and translations of the Boethian corpus, on the prosopography and hagiography of Boethius, on Boethius and the Liberal Arts, and on Boethian related research. It is also equipped with a complete Index-Glossary, namely: (a) Catalogue of the 128 principal primary sources (manuscripts) mentioned in the text, (b) a General Index, (c) a Greek Index, (d) an Index of the 14 Descriptiones (Charts, Diagrams, Illustrations) • • In short, this new publication on the influence which Ancius Manlius Torquatus Severinus Boethius had on the European Unity of Culture is designed not only to be an excellent research, reference, and pedagogical tool destined for scholar, professor, teacher, student, and pupil alike, but also a very useful companion for the enrichment of παιδεία, humanitas, eruditio institutioque in bonas artes, that is to say for the enrichment of general culture, which is in itself a refuge value • • IH | ih | Ph. D.-HDR | Explicit •
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This paper fully updates the most relevant information critics have so far provided about Calcidius, who was the author of a partial Latin translation and commentary of Plato's Timaeus. Although it seems he was not a major influence in Late Antiquity, his work was instrumental in raising awareness of the Platonic philosophy in the medieval West, ignorant of Greek language, especially from the twelfth century onwards. We therefore hope to establish his rightful place in the history of Latin literature and in ancient and medieval Platonism.
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L'article examine les interprétations de la théorie platonicienne des quatre éléments durant l'Antiquité et au Moyen Age latin
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This paper fully updates the most relevant information critics have so far provided about Calcidius, who was the author of a partial Latin translation and commentary of Plato's Timaeus. Although it seems he was not a major influence in Late Antiquity, his work was instrumental in raising awareness of the Platonic philosophy in the medieval West, ignorant of Greek language, especially from the twelfth century onwards. We therefore hope to establish his rightful place in the history of Latin literature and in ancient and medieval Platonism. A Calcidio parece perseguirle la maldición que a menudo se ceba en los que, como traductores, ven oscurecido e incluso borrado su nombre ante la majestad y el brillo del genio cuya obra han dado a conocer a otros, en su caso, Platón. En efecto, a pesar de que su traducción al latín del Timeo supuso en su momento una contribución fundamental para hacer del latín una lengua apta para la expresión de los conceptos filosóficos —aportación equiparable a la que Cicerón hizo en este mismo terreno— y de que su Comentario del diálogo presenta indudables valores literarios —y un innegable dominio de los recursos retóricos—, es un autor prácticamente ignorado por los ma-nuales de literatura latina antigua 2. Texto recibido el 24.04.2014 y aceptado para publicación el 04.07.2014. 1 cmacias@uma.es. 2 Lo habitual es que ni siquiera se le mencione, y cuando se habla de él sea apenas unas líneas, como en La historia de la literatura romana de BIELER, Gredos, Madrid, 1983, que en su p. 296 apenas le dedica dos líneas. Algo similar ocurre en los manuales de literatura latina cristiana, que tampoco parecen tenerlo como uno de los suyos. Así ocurre, por ejemplo, en el manual Letteratura cristiana delle origini greca e latina de MORESCHINI, que ni siquiera le menciona.
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