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Infl uence de la cryothérapie compressive comparée à la cryothérapie classique sur la récupération articulaire, trophique et fonctionnelle, après une arthroplastie totale de genou

Authors:
  • Hôpital de la Porte Verte Versailles France

Abstract

Paris Aude QUESNOT Cadre supérieur de rééducation Hôpital La Porte Verte Versailles (78) Les auteurs déclarent ne pas avoir un intérêt avec un organisme privé industriel ou commercial en relation avec le sujet présenté Kinésithér Scient 2020;625:5-18 5 RÉSUMÉ I SUMMARY Introduction • Le nombre de prothèses totales de genou posées, augmente constamment. En postopératoire, l'oedème et la dou-leur limitent la fl exion. Les techniques de cryothérapie ou de compression peuvent-être utilisées pour les diminuer. Objectif • Évaluer si l'association de ces deux techniques, per-mettrait une récupération fonctionnelle plus importante et plus rapide qu'avec la cryothérapie seule. Matériels-Méthodes • 14 patients, randomisés en 2 groupes : un contrôle avec Cold-Pack® (N = 7) et un expérimental (GE) avec cryo-compression par Game Ready® (N = 7). Paramètres mesu-rés (à J1-J8-J15-J21) : amplitude articulaire en fl exion (gonio-mètre), épanchement (fl uctuation), oedème (périmétrie), défi cit d'extension active (DEA), douleur (ENS), autonomie (KOOS), et périmètre de marche (TM6). Résultats • La cryo-compression est signifi cativement effi cace sur l'épanchement (p3 = 0,007*). L'oedème (base de la rotule) du GE diminue davantage et plus rapidement que celui du GC (p5 = 0,02*). Discussion-Conclusion • La cryo-compression diminue l'épanche-ment. Elle diminue davantage et plus rapidement l'oedème (base de la rotule). Pour les autres paramètres : tendance à la diminu-tion de la douleur (eff ort) et à l'amélioration de l'autonomie et du périmètre de marche dans le GE. La cryo-compression agirait plus rapidement sur le gain de fl exion, puis davantage et plus rapidement sur la diminution de l'épanchement, de l'oedème (cuisse et mollet), du DEA et de la douleur (repos). Introduction • The number of total knee prostheses installed is constantly increasing. In the postoperative period, edema and pain limit fl exion. Cryotherapy or compression techniques can be used to reduce them.
Infl uence de la cryothérapie compressive
comparée à la cryothérapie classique
sur la récupération articulaire, trophique
et fonctionnelle, après une arthroplastie
totale de genou
Ilana BARANES
Kinésithérapeute
Paris
Helena BRUNEL
Biostatisticienne
Enseignante à l'IFMK Saint-Michel
Paris
Aude QUESNOT
Cadre supérieur de rééducation
Hôpital La Porte Verte
Versailles (78)
Les auteurs déclarent ne pas avoir
un intérêt avec un organisme
privé industriel ou commercial
en relation avec le sujet présenté
Kinésithér Scient 2020;625:5-18
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RÉSUMÉ
I
SUMMARY
Introduction • Le nombre de prothèses totales de genou posées,
augmente constamment. En postopératoire, l’œdème et la dou-
leur limitent la  exion. Les techniques de cryothérapie ou de
compression peuvent-être utilisées pour les diminuer.
Objectif • Évaluer si l’association de ces deux techniques, per-
mettrait une récupération fonctionnelle plus importante et plus
rapide qu’avec la cryothérapie seule.
Matériels-Méthodes • 14 patients, randomisés en 2 groupes: un
contrôle avec Cold-Pack® (N= 7) et un expérimental (GE) avec
cryo-compression par Game Ready® (N= 7). Paramètres mesu-
rés (à J1-J8-J15-J21): amplitude articulaire en  exion (gonio-
mètre), épanchement ( uctuation), œdème (périmétrie), dé cit
d’extension active (DEA), douleur (ENS), autonomie (KOOS), et
périmètre de marche (TM6).
Résultats • La cryo-compression est signi cativement e cace
sur l’épanchement (p3= 0,007*). L’œdème (base de la rotule) du
GE diminue davantage et plus rapidement que celui du GC (p5=
0,02*).
Discussion-Conclusion • La cryo-compression diminue l’épanche-
ment. Elle diminue davantage et plus rapidement l’œdème (base
de la rotule). Pour les autres paramètres: tendance à la diminu-
tion de la douleur (e ort) et à l’amélioration de l’autonomie et
du périmètre de marche dans le GE. La cryo-compression agirait
plus rapidement sur le gain de  exion, puis davantage et plus
rapidement sur la diminution de l’épanchement, de l’œdème
(cuisse et mollet), du DEA et de la douleur (repos).
Introduction • The number of total knee prostheses installed is
constantly increasing. In the postoperative period, edema and pain
limit  exion. Cryotherapy or compression techniques can be used
to reduce them.
Objective • Evaluate whether the combination of these two tech-
niques, would allow greater and faster functional recovery than
with cryotherapy only.
Materials-Methods • 14 patients have been randomized in 2
groups: A control with Cold-Pack® (N=7) and an experimental
(GE) with cryo-compression by Game Ready® (N=7). Parameters
measured (at D1-D8-D15-D21): Joint  exion range of motion
(goniometer), e usion (balloon test), edema (perimetry), active
extension de cit (AED), pain (ENS), autonomy (KOOS), and walking
perimeter (TM6).
Results • Cryo-compression is signi cantly e ective on e usion
(p3= 0.007*). The edema (base of the patella) of the GE decreases
more and faster than the one of the GC (p5= 0.02*).
Discussion-Conclusion • Cryo-compression decreases e usion. It
decreases more and more quickly the edema (base of the patella).
For the other parameters: Tendency to decrease pain (exertion) and
improve autonomy and the walking perimeter in the GE. Cryo-com-
pression would act more quickly on the gain in  exion, then more
and more quickly on the reduction of e usion, edema (thigh and
calf), AED and pain (rest).
MOTS CLÉS
I
KEYWORDS
Cryothérapie Dispositif de compression dynamique
intermittente Période postopératoire Prothèse totale
de genou
Cryotherapy Intermittent pneumatic compression device
Postoperative period Total knee prosthesis
En France, plus de 100 000 prothèses
totales de genou (PTG) sont posées
chaque année. Ce nombre est en cons-
tante augmentation depuis ces 15 dernières
années [1,2].
Que ce soit la douleur [3,4], l’œdème ou l’épan-
chement [5-7], ces di érents éléments entraînent
des limitations d’amplitudes articulaires et
contribuent à la sidération du quadriceps [8]. Ces
phénomènes conduisent tous à des perturba-
tions des activités et notamment de la marche.
Le périmètre de marche est restreint en posto-
pératoire. Les activités de la vie quotidienne et
la qualité de vie sont également impactées. Il est
donc impératif de traiter ces éléments.
La rééducation en postopératoire consiste à
diminuer les douleurs, prévenir les troubles tro-
phiques et circulatoires, restaurer une bonne
mobilité de  exion du genou (objectif : 90° de
exion du genou et moins de 10° de dé cit
d’extension active) [9], renforcer la musculature
et obtenir une indépendance fonctionnelle, en
rapport avec les besoins biopsychosociaux du
patient.
Pour réduire ces désagréments postopératoires
qui peuvent rendre di cile la rééducation,
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plusieurs techniques sont à notre disposition.
Parmi elles, nous retrouvons la cryothérapie et
la pressothérapie ou compression.
Concernant les conséquences cliniques qui
suivent la pose d’une PTG, la majorité des
études privilégient l’utilisation de la cryothé-
rapie, notamment pour des e ets béné ques
sur la diminution de la douleur et de la prise
d’opioïdes, la récupération d’amplitudes articu-
laire en  exion comme en extension, la levée de
sidération du quadriceps, et la récupération de
force du quadriceps [10-13]. Mais il existe encore
certaines études qui ne montrent aucune di é-
rence entre l’utilisation et la non-utilisation de
la cryothérapie, principalement sur la diminu-
tion de l’œdème qui est assez controversée [14].
Quant à la compression, la plupart des études s’ac-
cordent pour constater ses e ets béné ques sur
la douleur et l’œdème qui diminuent, l’amplitude
articulaire et la force du quadriceps qui augmen-
tent, et une amélioration des conditions de sortie
avec un retour au domicile plus précoce [15-18].
La compression dynamique semblerait conférer
de meilleures améliorations à la fois sur la diminu-
tion de la consommation en analgésiques, mais
aussi sur le gain d’amplitude articulaire et sur la
récupération du périmètre de marche [19, 20].
Qui plus est, les patients semblent davantage
satisfaits par l’utilisation de ce dispositif [20].
L’idée d’associer les techniques de cryothérapie
et de compression émerge alors, dans l’optique
d’augmenter les e ets béné ques apportés par
ces deux techniques [4,21].
À l’heure actuelle, il existe trop peu d’études
ayant comparé la cryothérapie simple à la cryo-
thérapie compressive pour parvenir à généraliser
leurs conclusions [22-24], dont seulement une
qui concerne les suites opératoires de PTG [25].
L’intérêt de la cryothérapie sur la diminution
de la douleur postopératoire a été prouvé, de
même que l’e cacité de la compression dans
la diminution de l’œdème suite à la pose d’une
PTG. Ainsi, la combinaison de la cryothérapie et
de la compression conduit avec certitude à la
diminution de la douleur et de l’œdème. Mais
on ne peut pas encore a rmer que la combi-
naison de ces deux techniques conduit à une
diminution plus importante de la douleur ou de
l’œdème postopératoire.
Hormis la douleur et l’œdème, qui sont souvent
les critères de jugement principaux choisis par
les études, les paramètres secondaires analy-
sés qui reviennent le plus fréquemment sont la
quantité d’analgésiques, l’amplitude articulaire
en  exion de genou et le score fonctionnel du
genou.
La force du quadriceps a été observée dans les
études portant sur la cryothérapie ou la com-
pression seules, mais jamais dans les études
portant sur la cryo-compression. Un dé cit de
force du quadriceps conduit à un dé cit d’ex-
tension active (DEA). Or, celui-ci n’a pas encore
été étudié dans la littérature.
La qualité de vie du patient, à travers un score
fonctionnel représentant les activités de vie
quotidienne qu’il est capable de réaliser en
autonomie et le périmètre de marche, n’ont pas
été clairement étudiés. En n, le terme de «gon-
ement» du genou revient assez souvent dans
les études, mais il n’y a aucune réelle distinction
de faite entre l’œdème et l’épanchement.
Actuellement, le protocole standard pour pallier
aux conséquences postopératoires telles que la
douleur et l’œdème, est l’utilisation quasi-sys-
tématique de pack de glace. La compression,
par l’intermédiaire de dispositif est, quant à elle,
plus rare.
Notre interrogation porte sur l’intérêt de cou-
pler la cryothérapie et la compression dans les
suites opératoires d’une PTG, si cette combi-
naison de techniques permettrait une récupé-
ration plus e cace, mais aussi plus rapide du
patient sur: la  exion de genou, l’épanchement,
l’œdème, le dé cit d’extension active, la dou-
leur, l’autonomie et le périmètre de marche.
Par l’intermédiaire de cette étude, nous cherche-
rons à savoir si l’adjonction de la compression
à la cryothérapie permettrait une amélioration
plus importante, mais aussi plus rapide de
ces di érents paramètres. Nous tenterons de
répondre à plusieurs hypothèses de recherche:
hypothèse 1 (H1): il existe une récupération
de la  exion passive de genou signi cative-
ment plus rapide dans le groupe expérimen-
tal (GE) béné ciant de cryo-compression par
rapport au groupe contrôle (GC) ayant uni-
quement de la cryothérapie;
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hypothèse 2 (H2): il existe une diminution de
l’épanchement signicativement plus rapide
dans le GE par rapport au GC;
hypothèse 3 (H3): il existe une diminution de
l’œdème signicativement plus rapide dans le
GE par rapport au GC;
hypothèse 4 (H4) : il existe une diminution
du décit d’extension active (DEA) signicati-
vement plus rapide dans le GE par rapport au
GC;
hypothèse 5 (H5): il existe une diminution de
la douleur signicativement plus rapide dans
le GE par rapport au GC;
hypothèse 6 (H6): il existe une récupération
de l’autonomie signicativement plus rapide
dans le GE par rapport au GC;
hypothèse 7 (H7): il existe une récupération
du périmètre de marche signicativement
plus rapide dans le GE par rapport au GC.
MATÉRIEL ET MÉTHODE
Il s’agit d’une étude préliminaire prospective
monocentrique, contrôlée, randomisée, en
simple aveugle. L’expérimentation s’est dérou-
lée du 11mars2019 au 19avril2019.
n Population
Elle inclut des patients volontaires, opérés de
prothèses totales de genou et qui nous avaient
accordé leur consentement éclairé.
Les patients n’étaient pas inclus s’ils avaient
une contre-indication absolue à la cryothérapie
(maladies cardio-vasculaires et pulmonaires,
diabète, troubles circulatoires, plaies ouvertes,
atteintes cutanées, syndrome de Raynaud et
urticaire au froid) [26-28], ou à la compression
(thromboses veineuses profondes, maladies
ischémiques et vasculaires, carcinomes, et
lésions cutanées) [16, 25,29].
Les patients étaient exclus en cas de signes d’in-
tolérance à la cryothérapie ou à la compression;
s’ils avaient été transférés vers un service d’aigu
au cours de leur séjour ou bien s’ils souhaitaient
arrêter le protocole. Aucun patient n’a été exclu
au cours de cette étude.
n Méthodologie
Quatorze patients ont été sélectionnés, puis
randomisés en 2 groupes (un contrôle GC et
un expérimental GE) de façon aléatoire par un
algorithme mathématique (g.1).
Les sujets n’avaient pas connaissance de leur
groupe d’appartenance. Les 2groupes béné-
cient d’un programme de rééducation conven-
tionnel, comprenant un groupe de marche
d’une heure, avec les enseignants en activité
physique adaptée (APA) et une séance de kiné-
sithérapie de 45minutes.
Aux cours de ces séances, plusieurs objectifs
sont à atteindre à l’aide de techniques rééduca-
tives diverses:
traitement antalgique avec massage et élec-
trostimulation antalgique;
réveil musculaire du quadriceps avec
demande de contraction active, électrostimu-
lation, lutte contre le DEA;
gain en exion par mobilisation de la patella
verticalement et transversalement, mobilisa-
tion du cul-de-sac sous-quadricipital, mobili-
sation passive manuelle ou continue à l’aide
d’un arthromoteur, mobilisation active aidée
et mobilisation active, posture douce et
contracté-relâché;
Figure 1
Méthodologie de l'étude
© I. Baranes
Critères d'inclusion
et de non-inclusion
Sélection des patients (14)
Groupe
contrôle (GC)
Groupe
expérimental (GE)
7 7
Randomisation
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gain en extension avec des postures et des éti-
rements du plan postérieur;
renforcement musculaire global et obtention
du verrouillage actif du quadriceps, avec des
exercices de renforcement musculaire contre
résistances manuelle, élastique, avec des
poids ou autre;
travail proprioceptif avec la reprogrammation
neuro-sensori-motrice en charge du bipodal
vers l’unipodal sur terrain plat sans obstacle,
puis avec obstacle vers un terrain instable;
récupération d’une marche sécurisée et d’une
stabilité fonctionnelle, avec des exercices de
mises en situation de déambulation, trans-
ferts, équilibre en conditions variées;
éducation thérapeutique du patient (ETP),
visant à prévenir les complications évitables
et favoriser l’acquisition de compétences thé-
rapeutiques par le patient.
n Matériel
Le groupe contrôle comporte 7sujets. En plus
du programme de rééducation convention-
nel, il béné cie de Cold Pack® 3 fois par jour
pour une durée de 30minutes, entourés d’une
pochette non tissée pour protéger la peau du
patient et éviter tout risque de brûlure, et d’un
let tubulaire pour le faire tenir sur le genou du
patient ( g.2).
Le groupe expérimental comporte 7sujets. En
plus du programme de rééducation conven-
tionnel, il reçoit le dispositif de cryo-compres-
sion dynamique intermittente Game Ready®
(GRPro 2.1®) avec son attelle de genou, 2fois
par jour pour une durée de 30minutes ( g.3).
La température de l’eau a été réglée à 4°C et une
pression basse, entre 5 et 15mmHg, a été sélec-
tionnée. Elle est la mieux supportée lorsque le
patient est alité et en postopératoire.
n Protocole
Les patients arrivent dans le service de réédu-
cation entre 5 et 8jours après l'opération. Nous
avons dé ni J0 comme étant le jour d’arrivée
des patients au sein du service de rééducation
et où on obtenait leur consentement éclairé.
À J1, lendemain de l’arrivée du patient dans le
service de rééducation et premier jour de sa
participation à l’étude, un recueil des données
générales a été e ectué : âge, poids, taille,
sexe, histoire de la maladie, antécédents, IMC
(tab.I).
Un bilan complet, dans lequel sont répertoriés
toutes les données du patient ainsi que les dif-
férents paramètres étudiés et leurs mesures
évolutives au cours des 21jours, est réalisé ce
même jour.
Les mesures ont été e ectuées à J1, J8, J15 et
J21. Parmi ces mesures, le critère de jugement
principal est l’amplitude articulaire en  exion,
mesurée avec un goniomètre, et les critères de
jugements secondaires suivants:
la quantité d’épanchement quanti é par le
test de  uctuation;
l’œdème (di érence de périmétrie entre le
genou opéré et non opéré), a été mesuré à
l’aide d’un mètre-ruban à 3niveaux di érents
(base de la rotule, 15cm au-dessus de la base
de la rotule et 20cm en dessous de la base de
la rotule);
le dé cit d’extension active (DEA) mesuré par
un goniomètre en plastique;
la douleur au repos et à l’e ort, évaluées par
l’échelle numérique simple (ENS);
l’autonomie du patient est évaluée par
le score de KOOS, partie « Fonction & Vie
Quotidienne»;
le périmètre de marche est mesuré par le test
de marche de 6 minutes (TM6). L’ensemble
de ces mesures a été réalisé par le même
opérateur.
ANALYSE STATISTIQUE
Les tests statistiques ont été réalisés sur le logi-
ciel R® version 3.6.2 (2019-12-12). Les 2groupes,
témoin et expérimental, sont indépendants
pour l’ensemble des paramètres mesurés.
Un seuil de signi cativité statistique de 0,05
(α < 0,05), correspondant à un niveau de
con ance de 95%, a été choisi. Ceci implique
que si la p-valeur est inférieure à 0,05, l’hypo-
thèse suivante est acceptée: «Il existe des di é-
rences entre les groupes ou conditions étudiées».
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Variables
Groupe contrôle Groupe expérimental
p-valeur
Moyenne
± écart type IC Moyenne
± écart type IC
Âge 77,43 ± 8,06 [69,97 ; 84,88] 76,14 ± 6,62 [79,02 ; 82,26] 0,8
Sexe (M/F) 7F 6F + 1M 1
Taille (m) 1,59 ± 0,07 [1,53 ; 1,65] 1,63 ± 0,07 [1,56 ; 1,7] 0,22
Poids (kg/m2)69,33 ± 15,22 [55,26 ; 83,4] 80,39 ± 11,57 [69,69 ; 91,08] 0,13
IMC 27,45 ± 5,84 [22,05 ; 32,86] 30,33 ± 4,26 [26,39 ; 34,28] 0,54
GC : groupe contrôle - GE : groupe expérimental - IC : intervalles de conance - M : masculin - F : féminin - m : mètres
Kg : kilogramme - IMC : indice de masse corporelle - Kg/m2 : kilogramme par mètre carré
Tableau I
Caractéristiques des groupes de l'étude
Figure 2
Traitement du groupe contrôle
© I. Baranes
Cold Pack
®
Genou d'un patient traité avec Cold Pack
®
Figure 3
Traitement du groupe expérimental
© I. Baranes
Appareil Game Ready
®
et son attelle Genou d'un patient traité avec le Game Ready
®
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Si la p-valeur est supérieure à 0,05, on ne peut
pas a rmer qu’il existe des di érences entre les
groupes ou conditions étudiées.
L’homogénéité des groupes pour les caractéris-
tiques de la population a été évaluée au moyen
de 2tests: le test de Mann-Whitney qui permet
de comparer les données numériques (âge, taille,
poids, IMC) de 2groupes indépendants et le test
de Fisher qui permet de comparer les variables
qualitatives (sexe) de 2groupes non appariés.
Des tests de Mann-Whitney ont été réalisés pour
comparer les groupes à J1, pour véri er s’ils
étaient homogènes pour les paramètres étudiés
( exion de genou, épanchement, œdème, DEA,
douleur, autonomie et périmètre de marche).
Une comparaison intra-groupe a été e ectuée:
des tests de Wilcoxon ont été pratiqués pour
observer l’e et du traitement utilisé dans le
GC, puis de celui utilisé dans le GE, sur chacune
des variables. Ces tests ont été employés pour
comparer les p-valeurs à J1 et à J21 de chaque
variable.
Une comparaison intergroupes a été réalisée:
un test de Mann-Whitney a été utilisé pour étu-
dier les di érences d’évolution des 2groupes au
cours du temps, soit entre J1 et J21.
En n, une analyse de survie a été menée. Pour
chaque variable étudiée, des seuils fonctionnels
adaptés ont été choisis en tant que critères de
guérison (tab.II). Ce sont les seuils à partir des-
quels on considère que le patient a guéri ou est
en bonne voie de guérison.
Le moment d’apparition du franchissement de
ces seuils au cours du temps (entre J1 et J21),
a été comparé dans chacun des groupes pour
l’ensemble des paramètres étudiés. Pour évaluer
si l’évolution des 2groupes présentait des di é-
rences au  l des 3semaines, un test de Logrank
a été réalisé. C’est un test non paramétrique
d’hypothèse en «tout ou rien». Celui-ci permet
d’obtenir les di érentes courbes de survie.
RÉSULTATS
n Homogénéité
Les di érentes variables étaient homogènes
entre les groupes, à l’exception de la périmétrie
au niveau de la base de la rotule (p1=0,05*) et
du KOOS (p1=0,05*) (tab.III).
D’une façon générale, les patients du GE étaient
initialement plus dé cients que ceux du GC,
notamment sur l’œdème qui était plus impor-
tant, et sur les périmétries de genou, de mol-
let et de cuisse dont les di érences entre les
groupes dépassent le changement minimum
détectable (CMD) [30].
n Intra-groupes
On constate, à l’exception du DEA et de la dou-
leur au repos, que les 2traitements ont été e -
caces sur l’ensemble des variables (tab.IV etV)
puisque les di érences entre avant et après trai-
tement ont été signi catives.
La cryothérapie classique a agi signi cativement
sur l’œdème au niveau de la base de la rotule
(p2=0,006*) et la cryo-compression a agi signi-
cativement sur l’épanchement (p3=0,007*) a
contrario de la cryothérapie classique.
Variables Seuils choisis
pour l'analyse de survie
Goniométrie-fp ≥ 90°
≥ 115°
Périmétrie (1) : BR ≤ 2 cm
≤ 0 cm
Périmétrie (2) : +15 cm BR ≤ 2 cm
≤ 0 cm
Périmétrie (3) : -20 cm BR ≤ 2 cm
≤ 0 cm
DEA ≤ 20°
≤ 5°
ENS (1) ≤ 3
ENS (2) ≤ 3
KOOS ≤ 34
TM6
≥ 61,34 m
≥ 122,68 m
≥ 184,02
Tableau II
Récapitulatif des variables de l'analyse de survie
et leurs seuils
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Groupe expérimental
Variables J1 J21 p3
Moyenne ± écart type IC Moyenne ± écart type IC
Goniométrie-fp 73,57 ± 21,74 [53,47 ; 93,68] 104,17 ± 15,63 [87,77 ; 120,56] 0,03*
Épanchement 2,71 ± 0,76 [2,02 ; 3,41] 1,17 ± 0,41 [0,74 ; 1,6] 0,007*
Périmétrie (1) 6,14 ± 3,97 [2,48 ; 9,81] 2 ± 3,45 [-2,28 ; 6,28] 0,14
Périmétrie (2) 5,21 ± 3,91 [1,59 ; 8,83] 0,2 ± 0,76 [-0,74 ; 1,14] 0,03*
Périmétrie (3) 5,36 ± 2,79 [2,77 ; 7,94] 0,1 ± 1,63 [-1,93 ; 2,13] 0,01*
DEA 25 ± 8,66 [3,49 ; 46,51] 7,5 ± 6,12 [1,07 ; 13,93] 0,03
ENS (1) 2,86 ± 2,91 [0,16 ; 5,55] 0,83 ± 1,33 [-0,56 ; 2,23] 0,21
ENS (2) 5,14 ± 2,34 [2,98 ; 7,31] 2,33 ± 1,63 [0,62 ; 4,05] 0,04*
KOOS 63,14 ± 3,44 [59,96 ; 66,32] 25,17 ± 8,54 [16,2 ; 34,13] 0,003*
TM6 60 ± 108,17 [-40,04 ; 160,04] 233,33 ± 96,73 [-39,26 ; 89,26] 0,02*
Tableau V*
Effets du programme de rééducation au sein du groupe expérimental (GE) pour chaque variable entre J1 et J21
J1
Variables GC GE p1
Moyenne ± écart type IC Moyenne ± écart type IC
Goniométrie-fp 85,71 ± 14,84 [71,99 ; 99,44] 73,57 ± 21,74 [53,47 ; 93,68] 0,1
Épanchement 2,14 ± 0,69 [1,5 ; 2,78] 2,71 ± 0,76 [2,02 ; 3,41] 0,44
Périmétrie (1) 4,86 ± 1,14 [3,8 ; 5,92] 6,14 ± 3,97 [2,348 ; 9,81] 0,05*
Périmétrie (2) 3,71 ± 2,16 [1,72 ; 5,71] 5,21 ± 3,91 [1,59 ; 8,83] 0,06
Périmétrie (3) 3,07 ± 2,17 [1,07 ; 5,08] 5,36 ± 2,79 [2,77 ; 7,94] 0,16
DEA 24,17 ± 22,45 [0,6 ; 47,73] 25 ± 8,66 [3,49 ; 46,51] 0,89
ENS (1) 3,14 ± 1,68 [1,59 ; 4,69] 2,86 ± 2,91 [0,16 ; 5,55] 1
ENS (2) 6 ± 1,41 [4,69 ; 7,31] 5,14 ± 2,34 [2,98 ; 7,31] 0,52
KOOS 57,14 ± 5,93 [51,66 ; 62,63] 63,14 ± 3,44 [59,96 ; 66,32] 0,05*
TM6 100,43 ± 130,86 [-20,6 ; 221,45] 60 ± 108,17 [-40,04 ; 160,04] 0,55
Tableau III*
Homogénéité des groupes contrôle (GC) et expérimental (GE) pour chaque variable à J1
Groupe contrôle
Variables J1 J21 p2
Moyenne ± écart type IC Moyenne ± écart type IC
Goniométrie-fp 85,71 ± 14,84 [71,99 ; 99,44] 108 ± 12,04 [93,05 ; 122,95] 0,03*
Épanchement 2,14 ± 0,69 [1,5 ; 2,78] 1,4 ± 0,55 [0,72 ; 2,08] 0,09
Périmétrie (1) 4,86 ± 1,14 [3,8 ; 5,92] 1,3 ± 1,04 [0,01 ; 2,59] 0,006*
Périmétrie (2) 3,71 ± 2,16 [1,72 ; 5,71] -1,1 ± 1,63 [-3,13 ; 0,99] 0,009*
Périmétrie (3) 3,07 ± 2,17 [1,07 ; 5,08] 0,1 ± 1,85 [-2,2 ; 2,4] 0,05*
DEA 24,17 ± 22,45 [0,6 ; 47,73] 8 ± 12,55 [-7,58 ; 23,58] 0,89
ENS (1) 3,14 ± 1,68 [1,59 ; 4,69] 1,4 ± 1,95 [-1,02 ; 3,82] 0,15
ENS (2) 6 ± 1,41 [4,69 ; 7,31] 2,2 ± 2,28 [-0,63 ; 5,03] 0,02*
KOOS 57,14 ± 5,93 [51,66 ; 62,63] 19,6 ± 10,62 [6,41 ; 32,79] 0,003*
TM6 100,43 ± 130,86 [-20,6 ; 221,45] 361,25 ± 60,19 [-28,86 ; 310,06] 0,02*
Tableau IV*
Effets du programme de rééducation au sein du groupe contrôle (GC) pour chaque variable entre J1 et J21
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n Intergroupes
La comparaison intergroupes est représentée
par des courbes évolutives. Que ce soit celles
représentant la  exion de genou entre J1 et J21
( g.4), ou celles de la périmétrie au niveau de
la base de la rotule ( g.5), on constate que les
pentes des courbes du GE sont plus marquées
que celle du GC.
Concernant les autres paramètres, il y a une
tendance des pentes du GE à être plus mar-
quée pour plusieurs d’entre eux: épanchement,
périmétrie de mollet, DEA et douleur au repos.
Cependant, ces résultats n’ont pas été signi ca-
tifs (tab.VI).
ANALYSE DE SURVIE
n Amplitude articulaire
en exion
Pour le seuil  xé à 90° ( g.6), dans le GE, 60%
des patients atteignent le seuil  xé à 90°à J8 et
90% des patients atteignent ce seuil à J21. Dans
le GC, 100% des patients atteignent les 90° de
exion dès J8. Cependant, la di érence n’a pas
été signi cative.
Pour le seuil de 115° ( g.6), dans le GE : à J8,
0% de patients l’ont franchi, à J15 il y a 30%
qui l’ont franchi et à J21, 40%. Dans le GC: à J8,
20% des patients ont passé le seuil des 115° de
exion passive, à J15, il y en a 50% et à J21 il y
en a 70%. Cependant, la di érence n’a pas été
signi cative.
n Périmétrie au niveau
de la base de la rotule
Pour le seuil de 2cm ( g.7), correspondant au
changement minimal détectable (CMD), dans le
GE: 45% ont passé le seuil de 2cm à J8, 70%
à J15 et pas de changement à J21. Dans le GC:
30% ont passé le seuil de 2cm à J8, 50% à J15
et 90% à J21. Cependant, la di érence n’a pas
été signi cative.
Le seuil  xé à 0cm ( g.7), correspond à aucune
di érence de circonférence entre le genou
opéré et le genou non opéré. Dans le GE, à J8,
15% des patients atteignent ce seuil, et 70% à
J21. Dans le GC, aucun patient n’est parvenu à
franchir ce seuil. La di érence a été signi cative
(p5=0,02*).
DISCUSSION
L’hypothèse de départ était que l’adjonction
de la compression à la cryothérapie diminue-
rait davantage et plus précocement l’œdème,
et permettrait ainsi de récupérer la  exion
de genou, d’améliorer la fonction de genou
et d’obtenir une meilleure qualité de vie de
manière plus marquée et plus rapide.
Figure 4
Courbe évolutive de l'amplitude articulaire en fl exion de genou entre J1 et J21
© I. Baranes
Figure 5
Courbe évolutive de la périmétrie au niveau de la base de la rotule entre J1 et J21
© I. Baranes
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J21 - J1
Variables GC GE p4
Moyenne ± écart type IC Moyenne ± écart type IC
Goniométrie-fp 21 ± 13,87 [3,77 ; 38,23] 33,33 ± 9,83 [23,02 ; 43,65] 0,1
Épanchement 1 1 1,5 ± 0,84 [0,62 ; 2,38] 0,15
Périmétrie (1) 3 ± 0,79 [2,01 ; 3,98] 5 ± 3,45 [0,72 ; 9,28] 0,46
Périmétrie (2) 4,3 ± 1,04 [3,01 ; 5,59] 3,7 ± 3,25 [-0,34 ; 7,74] 0,6
Périmétrie (3) 2,5 ± 1,17 [1,04 ; 3,96] 5 ± 3,62 [0,5 ; 9,5] 0,4
DEA 27 ± 19,87 [2,32 ; 51,68] 20 ± 8,66 [-1,51 ; 41,51] 0,54
ENS (1) 2 ± 1,87 [-0,32 ; 4,32] 2,5 ± 2,43 [-0,05 ; 5,05] 0,77
ENS (2) 4 ± 2,83 [0,49 ; 7,51] 3,33 ± 2,07 [1,17 ; 5,5] 0,71
KOOS 37,4 ± 7,44 [28,17 ; 46,63] 38,50 ± 8,02 [30,8 ; 46,92] 1
TM6 185,5 ± 100,88 [24,97 ; 346,03] 208,33 ± 83,71 [120,49 ; 296,18] 0,91
Tableau VI*
Comparaison des groupes contrôle (GC) et expérimental (GE) dans l'évolution de chaque variable entre J1 et J21
* Légende pour les tableaux III à VI
J1 : premier jour de l'étude - J21 : dernier jour de l'étude - GC : groupe contrôle - GE : groupe expérimental
IC : intervalles de conance - p1 : p-valeur des diérences entre les groupes à J1
p2 : p-valeur des diérences entre J1 et J21 dans le GC - p3 : p-valeur des diérences entre J1 et J21 dans le GE
p4 : p-valeur des diérences d'évolution ntre les groupes au cours du temps entre J1 et J21
Goniométrie-fp : exion passive - Périmétrie (1) : base de la rotule - Périmétrie (2) : 15 cm au-dessus de la base de la rotule
Périmétrie (3) : 20 cm en dessous de la base de la rotule - DEA : décit d'extension active
ENS (1) : échelle numérique simple au repos - ENS (2) : échelle numérique simple à l'eort
KOOS : Knee injury and osteoarthritis outcome score - TM6 : test de 6 minutes
Figure 6
Courbe de survie de la flexion du genou pour les seuils de 90 et 115° entre J1 et J21
© I. Baranes
Figure 7
Courbe de survie de la périmétrie au niveau de la base de la rotule
pour les seuils de différences de circonférences de 2 et 0 cm entre J1 et J21
© I. Baranes
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n Amplitude articulaire
en exion
D’après la courbe évolutive illustrée par la
gure4, la pente positive de la courbe du GE est
légèrement plus marquée que celle du GC, ce
qui se traduit par une augmentation plus rapide
de l’amplitude articulaire en  exion de genou
dans le GE plutôt que dans le GC.
Cependant, la courbe d'évolution du GC montre
que la moyenne de la  exion à J1 est déjà
proche de 90º (elle dépassele seuil à J3) alors
que pour le GE, il faut attendre J11 avant que
la courbe représentant ne passe les 90°. Les
patients du GC avaient donc une amplitude ini-
tiale plus importante. Ceci explique pourquoi,
sur la courbe de survie ( g. 6), les patients du
GC sont plus nombreux à franchir le seuil fonc-
tionnel des 90°: on observe dans le GC que à J8,
100% des patients ont passé le seuil des 90° de
exion passive alors que dans le GE, à J8 seule-
ment 60% des patients ont passé le seuil des
90º. À J15, il y en a 80% et à J21 90%.
Concernant le seuil de 115°, en analysant la
courbe d'évolution ( g.4), on constate que la
courbe du GE n'atteint jamais le seuil de 115º.
Ceci explique pourquoi, sur la courbe de survie
( g.6), on observe dans le GC que à J8, 20% des
patients ont passé le seuil des 115° de  exion
passive, à J15, il y en a 50% et à J21 il y en a
70%. Alors que dans le GE à J8, 0% ont franchi
le seuil des 115°, à J15 il y en a 30% et, à J21,
40% l’ont franchi.
En 2005, Holmstorm et al. [4] ont réalisé une
étude contrôlée randomisée prospective qui
compare un groupe contrôle (GC) ayant une
anesthésie péridurale (EPA) à un groupe expéri-
mental (GE) béné ciant de la cryo-compression
par cryo-cu . Ils ont observé une  exion passive
de genou de 80° à 1 semaine postopératoire
et de 111° à 6 semaines postopératoire dans
le groupe contrôle, comparée à une  exion
passive de 84° à 1 semaine postopératoire et
116° à 6semaines postopératoire. Ces amélio-
rations cliniques n’ont pas été statistiquement
signi catives.
En 2006, Kullenberg et al. [21] ont réalisé une
étude contrôlée randomisée prospective, qui
reprend le schéma de la précédente. À leur
sortie de l’hôpital, soit entre J4 et J6 postopéra-
toire, les patients du GC avaient une  exion de
63° et ceux du GE une  exion de 75°. La di é-
rence était hautement signi cative statistique-
ment, avec p=0,0019. La  exion a ensuite été
mesurée à 3 semaines postopératoire : ils ont
retrouvé une amplitude de 88° dans le GC et de
99° dans le GE. De nouveau, la di érence a été
hautement signi cative statistiquement, avec
p=0,0045.
En 2014, Murgier et al. [19] ont étudié l’ampli-
tude articulaire en  exion de genou chez des
patients ayant subi une reconstruction du liga-
ment croisé antérieur (LCA). Ils ont comparé des
patients (GC) recevant une cryothérapie avec
compression statique (Iceband®) à des patients
(GE) recevant une cryothérapie avec compres-
sion dynamique intermittente (Game Ready®).
Après 24heures de traitement, il a été constaté
que les patients du GC ont récupéré une  exion
de 84,5°, tandis que ceux du GE ont obtenu
une  exion de 90,5°. La di érence entre ces
2 groupes a été statistiquement signi cative
(p=0,0015).
Ainsi, dans cette étude, la cryo-compression
dynamique semble permettre une meilleure
récupération de l’amplitude articulaire en
exion que la cryo-compression statique.
Les résultats de notre étude ne permettent pas
de retrouver des résultats similaires à ceux de la
littérature à cause du manque d’homogénéité
initiale qui fait que le GC partait d’une condition
avantageuse plus proche du rétablissement.
Néanmoins, il semblerait qu’une tendance
se dégage en faveur de la cryo-compression
concernant une récupération de l’amplitude
articulaire en  exion de genou plus rapide.
n Œdème
D’après les courbes évolutives illustrées sur la
gure5, la pente de la courbe représentant le
GE est plus prononcée que celle du GC qu’elle
croise à J15. L’œdème des patients du GE
semble diminuer plus rapidement que celui des
patients du GC.
Lorsque l’on analyse les courbes de survie
( g.7), on constate pour le seuil de 2cm que la
cryo-compression permettrait une diminution
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plus rapide de l’œdème, étant donné que, dès
J8, 45% des patients du GE franchissent le seuil,
contre 30% de ceux du GC, et dès J15, 70 %
des patients du GE franchissent le seuil contre
50% des patients du GC. La diérence n’a pour-
tant pas été signicative ici. En revanche, pour
le seuil de 0cm, on constate qu’aucun patient
du GC ne parvient à le franchir, tandis que dès
J8, 15% des patients du GE parviennent à récu-
pérer une circonférence de genou côté opéré,
similaire à celle côté non opéré, puis 70% à J15.
La diérence a cette fois-ci été statistiquement
signicative (p5=0,02*). On peut alors conclure
que la cryo-compression permet de diminuer
plus ecacement et plus rapidement l’œdème
au niveau de la base de la rotule.
Une tendance s’est aussi dégagée sur la diminu-
tion plus importante de l’œdème de la cuisse,
et la diminution plus importante et rapide de
l’œdème du mollet, bien que ces deux résultats
n’aient pas été signicatifs.
Holmstorm et al. [4] ont étudié les eets de la
cryo-compression sur l’œdème au niveau de
la base de la rotule. Ils comparent un groupe
contrôle (GC) ne recevant qu’une anesthé-
sie péridurale à un groupe expérimental (GE)
bénéciant du cryo/cu. À J7, la circonférence
moyenne du GC était de 26millimètres (mm), et
celle du GE de 20mm, mais les diérences entre
les 2 groupes n’ont pas été statistiquement
signicatives.
Nos résultats sont conformes à la littérature
en ce qui concerne la périmétrie au niveau de
la base de la rotule, puisqu’ils trouvent que la
cryo-compression serait plus ecace que la
cryothérapie par Cold Pack®. Ils sont en plus
signicatifs et apportent une notion de tempo-
ralité. Ainsi, ils nous permettent d’admettre que
la cryo-compression est non seulement plus
ecace, mais aussi qu’elle agit plus rapidement
que la cryothérapie classique sur la diminution
de l’œdème au niveau de la base de la rotule.
n Autres paramètres
En ce qui concerne les autres paramètres, aucun
résultat n’a été signicatif, mais une tendance à
l’amélioration se dégage.
n Épanchement
D’après le tableau IV, il existe une diérence
statiquement signicative du GE en intra-
groupes entre l’avant et l’après utilisation du
traitement par cryo-compression (p3=0,007*).
Cela indique que la cryo-compression a été
signicativement ecace. En eet, en compa-
rant l’épanchement intra-articulaire moyen à
J1 (2,71± 0,76) à celui de J21 (1,17±0,41), on
constate une diminution signicative de l’épan-
chement intra-articulaire dans le GE.
D’après les courbes évolutives réalisées à partir
des données du tableauV en intergroupes, on
a pu constater l’existence d’une tendance de la
cryo-compression à agir plus rapidement sur
l’épanchement que la cryothérapie seule.
Aucune étude n’a, à l’heure actuelle, analysé
les eets de la cryo-compression sur l’épanche-
ment intra-articulaire. Ainsi, d’après cette étude,
la cryo-compression permet une diminution
signicativement importante de l’épanchement
intra-articulaire, et tend à agir plus rapidement
que la cryothérapie classique.
n Décit d’extension active
D’après les courbes évolutives réalisées à par-
tir des données du tableauV, une tendance se
dégage : la cryo-compression semblerait per-
mettre une récupération plus rapide de l’exten-
sion active que la cryothérapie classique.
Grâce aux courbes de survie obtenues par le test
de Logrank, il a également été mis en évidence
que la cryo-compression semblerait permettre
une plus grande récupération de l’extension
active de genou et serait ainsi plus ecace.
Aucune étude n’a, à l’heure actuelle, analysé les
eets de la cryo-compression sur la diminution
du décit d’extension active. D’après la nôtre, on
dégage une tendance de la cryo-compression à
permettre une récupération plus rapide et plus
importante de l’extension active du genou que
la cryothérapie classique.
n Douleur au repos
D’après les courbes évolutives réalisées à par-
tir des données du tableauV, il semblerait que
la douleur au repos diminue plus précocement
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dans le groupe cryo-compression que cryothé-
rapie seule. Après analyse des courbes de survie
obtenues par le test de Logrank, il a également
été mis en évidence que la cryo-compression
permettrait de diminuer la douleur au repos de
façon plus importante que la cryothérapie seule.
Holmstorm et al. [4], qui ont comparé un groupe
contrôle (GC) recevant des analgésiques et un
groupe expérimental (GE) recevant le cryo-cu ,
ont constaté à 6 semaines postopératoires que
74% des patients du GE avaient une EVA à 0 contre
65 % dans le GC. La cryo-compression diminue
davantage la douleur au repos, mais les résultats
n’étaient pas statistiquement signi catifs.
Murgier et al. [25], ont comparé un groupe de
patients recevant des Cold Pack® (GC) à un
groupe de patients béné ciant de la cryo-com-
pression par Game Ready® (GE). Le traitement
a duré 72heures et l’EVA a été relevée à J1 et
J3 postopératoires. Il a été constaté qu’à J3, les
patients du GE étaient moins douloureux que
ceux du GC. Les résultats ont été statistique-
ment signi catifs (p=0,01*).
Bien que les résultats ne soient pas toujours
statistiquement signi catifs, les études de la lit-
térature attestent que la cryo-compression pro-
cure de meilleurs e ets sur la douleur au repos,
notamment une plus grande diminution de
celle-ci. Nos résultats sont donc en accord avec
la littérature et y ajoutent la notion de rapidité
de traitement de la cryo-compression par rap-
port à la cryothérapie classique.
n Douleur à l’e ort
D’après l’analyse des courbes de survie obte-
nues par le test de Logrank, il a été mis en
évidence que la cryo-compression était plus
e cace que la cryothérapie seule sur la douleur
à l’e ort, et permettrait la diminuer davantage.
Holmstorm et al. [4], précédemment cités,
avaient déjà analysé la douleur au repos. Ils
ont constaté cette fois-ci que, lors du retrait de
l’anesthésie péridurale à 48heures postopéra-
toire, la douleur à l’e ort augmentait dans le
groupe contrôle (GC), tandis que la courbe de
la douleur continuait de descendre de façon
constante dans le groupe de cryo-compres-
sion (GE). La di érence entre les 2groupes n’a
cependant pas été statistiquement signi cative
quant à la douleur subjective ressentie à l’e ort.
En revanche, la consommation de morphine par
les patients du GE a diminué de façon statisti-
quement signi cative (p=0,005*) par rapport
celle des patients du GC. Ils ont alors supposé
que cette diminution de consommation des
morphiniques, étaient liée à la diminution de la
douleur à l’e ort.
Kullenberg et al. [21] ont comparé un groupe
contrôle (GC) qui reçoit une anesthésie épidurale
(EPA), avec à un groupe expérimental (GE) rece-
vant le cryo-cu . Les patients du GE avaient une
douleur à l’e ort de 3,4 à J1 postopératoire, et
de 0 à leur sortie (entre J4 et J6 postopératoires).
Les patients du GC sont passés d’une douleur à
l’e ort de 2,3 à 0. La douleur à l’e ort a diminué
davantage dans le groupe cryo-compression
que dans le groupe contrôle. Mais les résultats
n’ont pas été statistiquement signi catifs.
Nos résultats sont en accord avec la littérature
pour a rmer que la cryo-compression permet-
trait une diminution de la douleur à l’e ort, plus
importante que la cryothérapie par Cold Pack®.
n Autonomie
L’autonomie du patient a été évaluée grâce au
questionnaire KOOS (Knee Injury and Osteoar-
thritis Outcome Score) partie « Fonction et vie
quotidienne » comprenant 17 items donnant
un score compris entre 0, représentant une
autonomie totale du patient et 68, représentant
une dépendance totale du patient.
Après analyse des courbes de survie obtenues
par le test de Logrank, il semblerait que la cryo-
compression permette une récupération plus
importante de l’autonomie des patients.
Holmstorm et al. [4] qui ont comparé un groupe
contrôle (GC) à un groupe cryo-cu (GE), ont
constaté que les patients du GE récupéraient
davantage d’autonomie à 6 semaines après
l’opération de PTG que ceux du GC, d’après le
score WOMAC. Les di érences n’ont pas été sta-
tistiquement signi catives.
Murgier et al. [25] ont comparé un groupe
contrôle (GC) à un groupe cryo-compression
par Game Ready® (GE) et ont constaté que,
6 mois après la pose de PTG, les patients du
GE avaient un score fonctionnel de genou à
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42, alors que ceux du GC en avaient un de 40
d’après le score d’Oxford. La diérence n’a pas
été statistiquement signicative.
Nos résultats concordent alors avec ceux retrou-
vés dans la littérature: il semblerait que la cryo-
compression permettrait de récupérer une
autonomie plus importante que la cryothérapie
classique.
n Périmètre de marche
D’après l’analyse des courbes de survie obte-
nues par le test de Logrank, la cryo-compres-
sion semblerait permettre une récupération
plus ecace du périmètre de marche que la
cryothérapie classique.
Dans la littérature, seuls Su et al. [20] ont analysé
le périmètre de marche en tant que paramètre.
Il s’agit d’une étude contrôlée randomisée pros-
pective multicentrique sur 280patients opérés
de PTG. Elle a comparé un groupe contrôle (GC)
recevant de la cryothérapie avec de la compres-
sion statique, à un groupe expérimental (GE)
bénéciant de la cryo-compression dynamique.
Les auteurs ont constaté dans le GE un gain de
29,4 mètres à 6 semaines postopératoires par
rapport au périmètre de marche préopératoire,
alors qu’il n’était que de 7,9mètres dans GC. La
diérence n’a cependant pas été statistique-
ment signicative.
Nos résultats sont donc en accord avec ceux de
la littérature, pour armer que la cryo-compres-
sion tend à améliorer davantage la récupération
du périmètre de marche, que la cryothérapie
par Cold Pack®.
n Forces et limites
L’étude est contrôlée, randomisée, en simple
aveugle, et un seul opérateur a réalisé les
mesures. Le dispositif de cryo-compression
Game Ready® réunit plusieurs paramètres contri-
buant à une prise en charge optimale : il ore
une plage de températures de l’eau réglables,
permettant d’atteindre la température cutanée
de 15°C, température à laquelle un ralentisse-
ment du message nerveux douloureux a lieu
et à laquelle la vasoconstriction peut se réaliser
[31,32], et ainsi s’opposer à la vasodilatation et
stopper l’inammation [33, 34]. Le système de
circulation d’eau froide étant continu, il permet
le maintien d’une température constante plu-
tôt que la température ne chute au contact de
la peau enammée comme lors de l’utilisation
d’un Cold Pack® [13]. Qui plus est, l’attelle permet
que le froid se répartisse de façon homogène sur
l’ensemble du pourtour du genou, plutôt que
localement avec un Cold Pack®.
Ce dispositif ore une compression dynamique
intermittente qui, d’après les études, semble-
rait être celle la plus ecace [19,20]. Le Game
Ready® est à la fois facile d’utilisation pour les
kinésithérapeutes, mais ore aussi une meil-
leure satisfaction des patients [20] et permet
ainsi davantage d’observance de leur part.
Cependant, il faut noter la faiblesse de l’échan-
tillon, trop petit pour permettre d’obtenir des
résultats statistiquement signicatifs et de pou-
voir extrapoler nos conclusions à l’ensemble
des patients opérés de PTG. La petite taille de
l’échantillon pourrait conduire à une augmen-
tation de la probabilité statistique d’obtenir une
erreur de typeII, c’est-à-dire à des «faux néga-
tifs», ce qui contribuerait à un échec de détec-
tion d'un eet positif alors qu'il existe.
On dénote également un manque d’homo-
généité. En eet, dans la sélection initiale des
patients, tous n’avaient pas de prothèses totales
de genou primaires : beaucoup de prothèses
étaient des reprises ou sur des genoux multi-
opérés. De plus, les patients du GE avaient davan-
tage de restrictions initiales que n’en avaient les
patients du GC. C’est pourquoi il serait souhai-
table de reproduire cette étude avec un échan-
tillon plus conséquent, et de ne sélectionner que
les PTG primaires pour plus d’uniformité.
CONCLUSION
La cryothérapie compressive permettrait d’amé-
liorer les troubles trophiques de façon avérée,
en diminuant l’épanchement (p=0,007*) et en
permettant une diminution plus importante,
mais aussi plus rapide de l’œdème au niveau
de la base de la rotule (p = 0,02*). Bien que
les résultats n’aient pas été signicatifs sur les
autres paramètres, la cryo-compression aurait
aussi des eets bénéques sur la douleur, les
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RÉSUMÉ
I
SUMMARY
Les lésions des poulies digitales sont en augmentation ces der-
nières années. Ce constat est attribué au développement crois-
sant de l’escalade sportive ainsi qu’à la surenchère de la di c ulté
des voies.
Peut-on empêcher la survenue de ces lésions aujourd’hui ?
C’est peu probable, tout au plus envisager de les freiner en
promouvant des conseils de préparation physique et d’hygiène
de vie sportive (échau ement, étirements, musculation,
hydratation…).
Face à l’augmentation de ces lésions, il devient important de
connaître les traitements qui existent et savoir comment les
mettre en place.
Aujourd’hui, le choix du traitement (conservateur ou chirurgical)
est avant tout lié à la présence ou non d’une corde d’arc et au
niveau d’escalade du grimpeur blessé. Le traitement privilégié
est le traitement conservateur, il comprend en plus de la mise
au repos, le port d’une bague de protection et de la rééducation
pour récupérer l’indolence, la mobilité et la force des doigts.
La chirurgie n’est proposée qu’aux grimpeurs de haut niveau et
aux lésions présentant une corde d’arc.
Bien conduits, ces deux types de traitement apportent d’excel-
lents résultats.
Finger pulley injuries are increasing steadily in recent years. This is
attributed to the increasing development of rock or indoor climbing
and the increasing diffi culty of the ways.
Is it possible to prevent the occurrence of these injuries today? It is
unlikely, but perhaps, it is possible to slow them down by promo-
ting physical preparation and healthy lifestyle advice (warm-up,
stretching, muscle building, hydration...).
Faced with the increase in these injuries, it becomes important to
know what treatments exist and how to implement them.
Today, the treatment' choice (conservative or surgical) is above
all linked to the presence of a bowstring. The preferred treatment
is the conservative treatment, it includes in addition to resting,
wearing a protective ring and rehabilitation to recover indolence,
mobility and strength of the  ngers.
Surgery is only o ered to high level athletes and injuries with
bowstring.
Well conducted, these two types of treatment bring excellent
results.
MOTS CLÉS
I
KEYWORDS
Kinésithérapie Poulie A2 Poulie digitale Prévention
Rééducation
Physiotherapy A2 pulley Finger pulley Prevention
Rehabilitation
Infl uence de la cryothérapie compressive
comparée à la cryothérapie classique...
Kinésithér Scient 2020;625:5-18
18
paramètres fonctionnels du genou, et aurait
une action plus rapide que la cryothérapie
seule. Cela permettrait ainsi aux patients de ren-
trer plus rapidement à leur domicile et, ainsi, de
libérer des lits dans les structures.
Du fait que ce dispositif combine 2techniques,
il permet également un gain de temps pour
les kinésithérapeutes. Il pourrait ainsi y avoir
une réduction des coûts (un rapport coût-e -
cacité serait à mener pour le véri er). Ainsi, on
pourrait proposer l’utilisation systématique des
appareils de cryo-compression, notamment en
SSR, mais aussi dans les cabinets de villes, voire
aux domiciles des patients, pour leur permettre
une meilleure récupération et leur garantir un
confort et donc une meilleure observance.
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Article
Full-text available
Objective: In this study, we compared the effects of intermittent pneumatic compression along with conventional treatment with cold-pack treatment along with conventional treatment on clinical outcomes in patients with knee osteoarthritis. Methods: Eighty-nine patients with knee osteoarthritis participated in this study. One group received ultrasound, transcutaneous electrical nerve stimulation, electrical stimulation, exercise, and cold packs. The second group received ultrasound, transcutaneous electrical nerve stimulation, electrical stimulation, exercise, and intermittent pneumatic compression. Range of motion, muscle strength, knee swelling, pain intensity, and functional status were measured at baseline and 4th week. Results: We found significant improvements in range of motion, muscle strength, pain intensity, and functional status after the treatment in both groups (p < 0.05). When comparing the effects of these two treatment programs, it was observed that the intermittent pneumatic compression treatment group had a better outcome in terms of knee swelling (p=0.028). Conclusions: According to the results, we could report that intermittent pneumatic compression therapy in addition to conventional treatment has significant positive effects on clinical outcomes in patients with knee osteoarthritis. We could also report that intermittent pneumatic compression therapy along with conventional treatment is superior to cold-pack therapy along with conventional treatment in terms of knee swelling in patients with knee osteoarthritis. This trial is registered with NCT03806322.
Article
Full-text available
Background Postoperative knee swelling is common and impairs early postoperative function following total knee arthroplasty. It was hypothesised that the use of a short-stretch, inelastic compression bandage would reduce knee swelling and improve pain and early function. The aim of this study was to provide preliminary data and test feasibility with a view to informing a larger, future trial. Methods Fifty consecutive patients selected for primary total knee arthroplasty underwent distance randomisation to receive a short-stretch, inelastic compression bandage or a standard wool and crepe bandage for the first 24 h postoperatively. Study feasibility including recruitment rates, retention rates and complications were analysed. The Oxford Knee Score, the EQ-5D-3L index score, knee swelling, knee range of motion, visual analogue pain score and length of stay were compared between groups. Analysis of covariance (ANCOVA) was performed adjusting for the preoperative measurement. Results Sixty-eight percent of eligible patients were recruited into the trial. The retention rate was 88%. There were no complications regarding compression bandage use. There was a greater mean but non-significant improvement in Oxford Knee Score (p = 0.580; point estimate = 2.1; 95% CI −3.288 to 7.449) and EQ-5D-3L index score (p = 0.057; point estimate = 0.147; 95% CI −0.328 to 0.005) in the compression bandage group at 6 months. There was no significant difference between groups regarding knee swelling, knee range of motion, visual analogue pain score, complications and length of stay. Conclusion Preliminary data suggests that the use of an inelastic, short-stretch compression bandage following total knee arthroplasty is a safe technique that is acceptable to patients. A larger, multicentre trial is required to determine its effect postoperatively. Trial registration The study was registered with Current Controlled Trials, identifier: ISRCTN86903140. Registered on 30 May 2013.
Article
Perioperative care of the total knee arthroplasty (TKA) patient has evolved considerably over the past decade. Among the changes driving this evolution toward shorter hospitalization and accelerated rehabilitation have been regional anesthesia, peripheral nerve blockade, and multimodal analgesia protocols. These complementary techniques are increasingly supported by scientific evidence, though considerable uncertainty persists regarding the optimal combination of strategies. Continued refinement of technique and critical evaluation is trending toward greater characterization of the comparative effectiveness of myriad options. Contemporary interdisciplinary arthroplasty care teams have the opportunity to individualize the TKA patient's perioperative pain control to optimize not only the clinical outcome but also patient satisfaction.
Article
Background: Cryotherapy is widely utilized to enhance recovery after knee surgeries. However, the outcome parameters often vary between studies. Therefore, the purpose of this review is to compare (1) no cryotherapy vs cryotherapy; (2) cold pack cryotherapy vs continuous flow device cryotherapy; (3) various protocols of application of these cryotherapy methods; and (4) cost-benefit analysis in patients who had unicompartmental knee arthroplasty (UKA) or total knee arthroplasty (TKA). Methods: A search for "knee" and "cryotherapy" using PubMed, EBSCO Host, and SCOPUS was performed, yielding 187 initial reports. After selecting for RCTs relevant to our study, 16 studies were included. Results: Of the 8 studies that compared the immediate postoperative outcomes between patients who did and did not receive cryotherapy, 5 studies favored cryotherapy (2 cold packs and 3 continuous cold flow devices). Of the 6 studies comparing the use of cold packs and continuous cold flow devices in patients who underwent UKA or TKA, 3 favor the use of continuous flow devices. There was no difference in pain, postoperative opioid consumption, or drain output between 2 different temperature settings of continuous cold flow device. Conclusion: The optimal device to use may be one that offers continuous circulating cold flow, as there were more studies demonstrating better outcomes. In addition, the pain relieving effects of cryotherapy may help minimize pain medication use, such as with opioids, which are associated with numerous potential side effects as well as dependence and addiction. Meta-analysis on the most recent RCTs should be performed next.
Article
Background: The goal of this study was to assess the efficacy of cryotherapy with dynamic intermittent compression (CDIC) in relieving postoperative pain, decreasing blood loss, and improving functional scores after revision total knee arthroplasty (rTKA). Methods: We conducted a prospective case-control study (level of evidence: I) to evaluate the efficacy of CDIC on postoperative bleeding, pain, and functional outcomes after rTKA. Forty-three cases were included at a single institution and divided in 2 groups: a control group without CDIC (n = 19) and an experimental group with CDIC (n = 24). Bleeding was evaluated by calculating total blood loss, pain at rest was evaluated with a visual analog scale on postoperative day 3, and function was assessed using the Oxford score at 6 months postoperatively. The comparative analysis was performed using the Fisher exact test. Results: The CDIC group had significantly lower total blood loss (260 vs 465 mL; P < .05), significantly less pain on day 3 (1 vs 3; P < .05), and a significantly higher functional score (42 vs 40; P < .05) than the control group. Conclusion: This is the first report dealing with the use of CDIC after rTKA. According to our results, it improves the recovery of patients who underwent rTKA; thus, it should be integrated into our daily practice.
Article
Total knee arthroplasty (TKA) is a widely accepted and successful procedure for end-stage arthritis. Nevertheless, fast-track may be compromised by many factors, such as pain, edema, and blood loss. Cryotherapy has been advocated as a safe and effective strategy to improve the postoperative results, acting on pain, edema, and blood loss. This study is a prospective randomized controlled study, involving 50 patients after primary TKA. A power analysis was performed preoperatively. Twenty-four patients were addressed to a postoperative treatment with a continuous cold flow device (Hilotherm, Hilotherm GmbH, Germany). Twenty-six patients represented the control group, treated with crushed ice packs. All the patients shared the same analgesic strategy and the same rehabilitation protocol. Pain, analgesic consumption, active knee range of motion, drain output, transfusion requirement, and total blood loss were evaluated at different follow-ups (postoperative first, third, and seventh days). The two groups were homogenous for preoperative and intraoperative features. The groups showed no statistically significant differences in all the evaluated parameters. A modest reduction of knee volume was evident after 7 days from surgery (trend). No differences in blood loss were noticed. Continuous cold flow device in the acute postoperative setting after TKA did not show superiority in reducing edema, pain, and blood loss, compared with traditional icing regimen. Thus, due to the costs, it should be reserved to selected cases.
Article
Background: Some form of cryotherapy used after total knee arthroplasty is commonplace. However, various factors determine the specific device deployed. Purpose: This study aimed to answer the following questions: METHODS:: A group of 100 patients undergoing primary total knee arthroplasty by a single surgeon were enrolled in an institutional review board-approved, prospective study and randomized to receive either a circulating cold water or ice/gel pack cryotherapy device postoperatively. Demographic, pain, swelling, blood loss, range of motion, compliance, satisfaction, and adverse event outcomes were recorded until 6 weeks after surgery. Hospital staff satisfaction and economic variables were examined. Results: The ice/gel pack cryotherapy wrap was noninferior to the cold water cryotherapy device for any patient outcome measured. Average pain level at 6 weeks postoperative was significantly less in the ice/gel pack cryotherapy wrap group. Hospital staff satisfaction was higher with the ice/gel pack cryotherapy wrap.Substantial economic savings can be realized at our institution by switching to the lower cost cryotherapy device. Conclusion: In this study, the lower cost ice/gel pack cryotherapy wrap was noninferior to the circulating ice water cryotherapy device with respect to objective patient outcomes and subjective patient satisfaction after total knee arthroplasty. Hospital staff satisfaction and economic considerations also favor the ice/gel pack compression cryotherapy wraps.
Article
Introduction L’arthroplastie du genou consiste a remplacer l’articulation native. Sa principale indication est l’arthrose. Les choix techniques du type de prothese, prothese totale du genou (PTG) ou prothese uni-compartimentale (PUC) et de son mode de fixation, cimentee totalement ou partiellement (hybride) ou non cimente font encore debat aujourd’hui. Les registres d’arthroplastie du genou disponibles dans plusieurs pays nordiques et anglo-saxons indiquent une augmentation du volume de protheses implantees au cours du temps, ainsi qu’une variabilite dans les caracteristiques de la population implantee et des pratiques de poses selon les pays. Cette activite n’a jamais ete decrite a l’echelle nationale en France. L’objectif de notre etude etait de decrire les caracteristiques de la population et des protheses du genou implantees en France de 2008 a 2013. Methodes L’etude est basee sur les donnees du Sniiram. Ont ete inclus tous les sujets ayant recu une arthroplastie unilaterale du genou en France entre le 1er janvier 2008 et le 31 decembre 2013, identifies via les actes et les composants de prothese de genou factures dans le PMSI lors du sejour d’interet. Resultats L’âge moyen etait de 71 ± 9 ans ; 63,5 % etaient des femmes ; au global, 18 % etaient obeses (13,9 % en 2008 et 20,0 % en 2013) et 16,8 % diabetiques (15,6 % en 2008 et 17,1 % en 2013). Sur l’ensemble de la periode, 472 600 arthroplasties du genou ont ete realisees (dont 7 % de re-interventions), avec une progression de 33 % entre 2008 (67 628 protheses) et 2009 (89 899 protheses) ; 89,9 % etaient des PTG, 8,5 % des PUC et 1,8 % des protheses partielles ; 49,8 % des protheses etaient cimentees, 34,6 % non cimentees et 15,6 % hybrides. Discussion/Conclusion Notre etude a permis de mettre en evidence l’augmentation de plus de 33,0 % du nombre d’arthroplasties du genou entre 2008 et 2013, egalement observee dans les registres suedois et australien, et de decrire les patients et les protheses implantes en France.
Article
The purpose of this study was to compare the effect of compressive cryotherapy (CC) vs. ice on postoperative pain in patients undergoing shoulder arthroscopy for rotator cuff repair or subacromial decompression. A commercial device was used for postoperative CC. A standard ice wrap (IW) was used for postoperative cryotherapy alone. Patients scheduled for rotator cuff repair or subacromial decompression were consented and randomized to 1 of 2 groups; patients were randomized to use either CC or a standard IW for the first postoperative week. All patients were asked to complete a "diary" each day, which included visual analog scale scores based on average daily pain and worst daily pain as well as total pain medication usage. Pain medications were then converted to a morphine equivalent dosage. Forty-six patients completed the study and were available for analysis; 25 patients were randomized to CC and 21 patients were randomized to standard IW. No significant differences were found in average pain, worst pain, or morphine equivalent dosage on any day. There does not appear to be a significant benefit to use of CC over standard IW in patients undergoing shoulder arthroscopy for rotator cuff repair or subacromial decompression. Further study is needed to determine if CC devices are a cost-effective option for postoperative pain management in this population of patients. Copyright © 2015 Journal of Shoulder and Elbow Surgery Board of Trustees. Published by Elsevier Inc. All rights reserved.