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Aliments ultra-transformés et santé: que dit la littérature scientifique?

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Ces dernières années, l’existence d’un lien entre, d’une part, notre santé et la qualité nutritionnelle de notre alimentation et, d’autre part, la transformation des aliments, et plus spécifiquement son type, son intensité et son but, est de plus en plus souvent évoquée. La littérature scientifique et les médias accordent une attention croissante aux aliments qualifiés d’«ultra-transformés». Les aliments ultra-transformés sont décrits comme des formules industrielles, généralement réalisées à partir de nombreux ingrédients. Ils ont pour caractéristiques d’être faciles à consommer, stables et quasi addictifs. D’ailleurs, les aliments ultra-transformés représentent plus de 50% de l’apport énergétique global dans certains pays à revenu élevé. Il a été montré qu’une exposition à des aliments ultra-transformés pouvait être reliée à différentes maladies chroniques. Par ailleurs, la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à des régimes alimentaires peu sains, ainsi qu’au surpoids et à l’obésité. Les autorités sanitaires recommandent d’éviter autant que possible les aliments ultra-transformés. Toutefois, des mesures structurelles seront nécessaires pour améliorer l’accès à des aliments et des plats savoureux, abordables et peu transformés.
Vaisseaux, Cœur, Poumons I Vol 25 I N°7 I 2020
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MÉTABOLISME
V2941N
Aliments ultra-transformés et santé:
que dit la littérature scientifique?
Stefanie Vandevijvere
Sciensano, Service Mode et vie et maladies chroniques, Bruxelles
Introduction
Ces dernières années, l’existence d’un lien
entre, d’une part, notre santé et la qua-
lité nutritionnelle de notre alimentation
et, d’autre part, la transformation des ali-
ments, et plus spécifiquement son type,
son intensité et son but, est de plus en plus
souvent évoquée (1). La littérature scienti-
fique et les médias accordent une attention
croissante aux aliments qualifiés d’«ultra-
transformés».
Que sont les aliments
ultra-transformés?
En 2009, une étude épidémiologique a
permis à un groupe de recherche brésilien,
dirigé par le Pr Carlos Monteiro, d’arriver à
la conclusion suivante (2): «Les principaux
facteurs, dans l’étude de l’alimentation et
de la santé, ne sont pas les nutriments ou
les aliments, mais bien le traitement subi
par ces aliments et les nutriments qu’ils
contiennent naturellement avant leur achat
et leur consommation.»
Les principaux facteurs, dans
l’étude de l’alimentation et de la
santé, ne sont pas les nutriments
ou les aliments, mais bien le trai-
tement subi par ces aliments et
les nutriments qu’ils contiennent
naturellement avant leur achat et
leur consommation.
Sur la base de ces constatations, un nouveau
système de classification a été établi. La
classification NOVA répartit les aliments
en 4 catégories selon la nature, l’importance
et l’objectif des processus industriels qu’ils
subissent (Tableau 1). Il existe différents
systèmes de classification pour détermi-
ner le «degré de transformation» de la
nourriture, mais la classification NOVA est
actuellement et de loin la plus utilisée et la
plus étudiée dans la littérature scientifique.
Les aliments ultra-transformés sont dé-
crits comme des formules industrielles,
généralement réalisées à partir de nom-
breux ingrédients (5 ou plus). Ces ingré-
dients peuvent être du sucre, des huiles,
Ces dernières années, l’existence d’un lien entre, d’une part, notre santé et
la qualité nutritionnelle de notre alimentation et, d’autre part, la transfor-
mation des aliments, et plus spécifiquement son type, son intensité et son
but, est de plus en plus souvent évoquée. La littérature scientifique et les médias
accordent une attention croissante aux aliments qualifiés d’«ultra-transformés».
Les aliments ultra-transformés sont décrits comme des formules industrielles,
généralement réalisées à partir de nombreux ingrédients. Ils ont pour caractéris-
tiques d’être faciles à consommer, stables et quasi addictifs. D’ailleurs, les aliments
ultra-transformés représentent plus de 50% de l’apport énergétique global dans
certains pays à revenu élevé. Il a été montré qu’une exposition à des aliments
ultra-transformés pouvait être reliée à différentes maladies chroniques. Par ail-
leurs, la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à des régimes
alimentaires peu sains, ainsi qu’au surpoids et à l’obésité. Les autorités sanitaires
recommandent d’éviter autant que possible les aliments ultra-transformés. Tou-
tefois, des mesures structurelles seront nécessaires pour améliorer l’accès à des
aliments et des plats savoureux, abordables et peu transformés.
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Tableau 1:
Répartition des aliments selon la classification NOVA.
Classe Nom Définition Exemples
1 Aliments
peu ou non
transformés
Non transformés: parties comestibles des végétaux (comme
les fruits, les feuilles, les tiges, les graines, les racines) ou des
animaux (comme la viande, les œufs, le lait), ainsi que des
champignons, des algues et l’eau.
Peu transformés: aliments non transformés qui sont modifiés
par des procédés visant par exemple à éliminer les parties non
comestibles ou non désirées, à sécher, à écraser, à presser, à
moudre, à fractionner, à étuver, à éplucher, à filtre, à griller,
à cuire par ébullition, à pasteuriser, à refroidir, à congeler, à
emballer (sous vide) ou à procéder à la fermentation non
alcoolique. Et autres méthodes qui n’ajoutent pas de sel, de
sucre, d’huiles, de graisses ou d’autres nutriments à l’aliment
d’origine.
Fruits et légumes frais, pressés, réfrigérés, surgelés ou séchés;
céréales (p. ex. riz blanc ou complet, grains ou épis de maïs,
blé); légumineuses p. ex. haricots, lentilles et pois chiches;
racines et tubercules riches en amidon (p. ex. pommes de
terre, patates douces et cassave); champignons frais ou séchés;
viande, volaille, poisson et fruits de mer, entiers ou sous la
forme de steaks, filets et autres parties; œufs frais, en poudre,
réfrigérés ou surgelés; lait frais, en poudre ou pasteurisé; jus de
fruits ou de légumes frais ou pasteurisés (sans sucres ajoutés,
édulcorants ou arômes); gruau, flocons ou farine de maïs,
froment, avoine ou cassave; graines et noix (sans sel ou sucre
ajouté); épices et aromates utilisés dans des préparations
culinaires (p. ex. thym, origan, menthe, poivre, clou de girofle
et cannelle), entiers ou en poudre, frais ou séchés; yaourt
classique frais ou pasteurisé; thé, café et eau potable.
2 Ingrédients
culinaires
transformés
Ces substances sont directement obtenues à partir des aliments
du groupe 1 ou de la nature par le biais de processus industriels
comme le pressage, le centrifugeage, le raffinage et l’extraction.
Ces ingrédients sont utilisés pour préparer, assaisonner et cuire
les aliments du groupe 1.
Ils sont susceptibles de contenir des additifs dans le but de
conférer une plus longue durée de conservation au produit, d’en
préserver les propriétés d’origine ou d’éviter la propagation de
micro-organismes.
Huiles végétales extraites de graines, de noix ou de fruits
(p. ex. olives); beurre et saindoux issu du lait et de la viande
de porc; sucre et mélasse issus de la canne à sucre ou de la
betterave; miel ou sirop d’érable; amidon du maïs et d’autres
végétaux; huiles végétales enrichies en antioxydants; sel, sel
marin et sel de table avec absorbeurs d’humidité.
Produits composés ici du groupe 2, comme le beurre salé et les
produits du groupe 2 auxquels ont été ajoutés des vitamines
ou des minéraux, comme le sel iodé.
3 Aliments
transformés
Produits obtenus par l’ajout de sel, d’huile, de sucre ou d’autres
ingrédients du groupe 2 à des aliments du groupe 1, par
l’utilisation de méthodes de conservation comme la mise en
conserve, la mise en bouteille ou, dans le cas du pain et du
fromage p. ex., l’utilisation d’une fermentation non alcoolique.
Ici, des processus et des ingrédients sont développés afin de
conférer une plus longue durée de conservation aux aliments
du groupe 1 et de les rendre plus agréables, en modifiant ou
en améliorant leurs qualités sensorielles. Ils sont susceptibles
de contenir des additifs, dans le but de prolonger la durée de
conservation du produit, d’en préserver les propriétés d’origine
ou d’éviter la propagation de micro-organismes.
Légumes et légumineuses en conserve; graines et noix salées
ou sucrées; viande et poisson salé, séché ou fumé; poisson en
conserve (avec ou sans conservateurs ajoutés); fruits au sirop
(avec ou sans antioxydants ajoutés); fromage et pain frais non
emballé.
4 Aliments
ultra-
transformés
Formulations réalisées majoritairement ou intégralement
à base d’ingrédients industriels, par le biais d’une série de
processus industriels nécessitant une technologie et des
dispositifs avancés (d’où le qualificatif «ultra-transformés»).
Ces processus incluent le fractionnement d’aliments entiers
en substances, la modification chimique de ces substances,
l’assemblage de substances modifiées et non modifiées à l’aide
de techniques industrielles comme l’extrusion, l’utilisation
d’additifs à différents stades de la production qui ont p.ex. pour
objectif de donner meilleur goût au produit final ou de le rendre
hyperdigeste, et des emballages avancés généralement à base
de plastique et d’autres matériaux synthétiques.
Les ingrédients utilisés sont notamment le sucre, les huiles,
les graisses ou le sel, généralement combinés; des fibres et des
nutriments peu ou pas utilisés en cuisine au quotidien, comme
le sirop de glucose ou de fructose, les huiles hydrogénées ou
estérifiées et les isolats de protéines; des additifs destinés
à rendre le produit final plus savoureux ou plus attrayant
comme des arômes, des exhausteurs de goût, des colorants,
des émulsifiants et des édulcorants, des épaississants et des
antimoussants, des substances de charge, des substances
gazeuses, moussantes, liantes et lustrantes; et des additifs
qui confèrent une plus longue durée de conservation au
produit, préservent ses propriétés d’origine ou préviennent la
propagation de micro-organismes.
Divers produits prêts à l’emploi comme les boissons gazeuses,
les en-cas emballés sucrés ou salés, le chocolat, les bonbons,
la glace, les pains de fabrication industrielle, les margarines
et autres produits à tartiner, les biscuits, les pâtisseries, les
gâteaux et les mélanges pour cake, les céréales pour petit-
déjeuner, les barres de céréales et énergétiques, les boissons
énergétiques, les boissons lactées, le yaourt et les boissons
aux fruits, les boissons au cacao, les sauces prêtes à l’emploi.
Divers produits «prêts à réchauffer», dont les gâteaux, les
pâtes et les pizzas préparées; les «nuggets» et les «sticks»
de volaille et de poisson, les saucisses, les hamburgers, les
hotdogs et autres produits reconstitués à base de viande; les
soupes, nouilles et desserts «instantanés» emballés et en
poudre.
Alimentation pour nourrissons, lait de suite, autres produits
pour bébé; produits «de santé» et «de régime» comme les
substituts de repas sous la forme de shakes et de poudres.
MÉTABOLISME
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des graisses, du sel, des antioxydants, des
stabilisateurs et des conservateurs, qui
sont également utilisés pour la produc-
tion d’aliments transformés (groupe 3 de
la classification NOVA). Font partie des
ingrédients uniquement utilisés dans des
produits ultra-transformés (et donc pas
dans des aliments transformés) des subs-
tances directement extraites d’aliments,
comme la caséine, le lactose, le lactosé-
rum et le gluten, ainsi que des substances
issues du traitement de composants ali-
mentaires, comme des huiles hydrolysées
et des protéines, l’isolat de protéine de
soja, la maltodextrine, le sucre inverti et
le sirop de glucose-fructose.
Les aliments ultra-transformés contiennent
généralement aussi des additifs destinés
à rendre le produit final plus savoureux ou
plus attrayant, comme des arômes, des ex-
hausteurs de goût, des colorants, des émul-
sifiants et des édulcorants, des épaississants
et des antimoussants, des substances de
charge, des substances gazeuses, mous-
santes, liantes et lustrantes, ainsi que des
additifs qui confèrent une plus longue durée
de conservation au produit, préservent ses
propriétés d’origine ou préviennent la pro-
pagation de micro-organismes.
Pour les fruits et les légumes frais, le verdict
est bien sûr rapide, mais il y a également des
aliments pour lesquels il est moins évident
de savoir s’ils sont ou non ultra-transformés.
Le pain emballé de fabrication industrielle
en est un exemple. Les pains de fabrication
industrielle uniquement réalisés à base de
farine de froment, d’eau, de sel et de levure
sont des aliments transformés (groupe 3 de
la classification NOVA), tandis que les pains
dont la liste d’ingrédients contient égale-
ment des émulsifiants ou des colorants sont
qualifiés d’ultra-transformés (groupe 4 de
la classification NOVA).
Les aliments ultra-transformés ont pour
caractéristiques d’être faciles à consom-
mer, stables et quasi addictifs. Ils font sou-
vent l’objet de publicités destinées aux en-
fants ou affichent des emballages attrayants.
Le marketing alimentaire a une influence sur
les préférences alimentaires, les achats et la
consommation, notamment chez les enfants
(3). Par rapport aux aliments peu ou non
transformés, les aliments ultra-transformés
affichent généralement une densité nutri-
tionnelle inférieure, une densité énergétique
supérieure et un moindre coût par calorie (4).
Par rapport aux aliments peu ou
non transformés, les aliments
ultra-transformés affichent
généralement une densité nutri-
tionnelle inférieure, une densité
énergétique supérieure et un
moindre coût par calorie.
Les aliments ultra-transformés repré-
sentent plus de 50% de l’apport énergé-
tique global dans certains pays à revenu
élevé, comme les États-Unis (5, 6) (jusqu’à
65% de l’apport énergétique total chez les
enfants) et le Canada (7), et leur consom-
mation augmente rapidement dans les pays
à revenu moyen (8-10). En 15 ans (2002-
2016), la vente en gros d’aliments ultra-
transformés a augmenté de 67,3% en Asie
du Sud et du Sud-Est, de 57,6% en Afrique
du Nord et au Moyen-Orient, tandis que la
vente en gros de boissons ultra-transfor-
mées a augmenté de 120,0% en Asie du Sud
et du Sud-Est et de 70,7% en Afrique (11).
Lien avec la santé
La consommation d’aliments ultra-trans-
formés est associée à des régimes ali-
mentaires peu sains (12-14), ainsi qu’au
surpoids et à l’obésité (11, 15-17). Lors
d’une récente étude contrôlée et rando-
misée, Hall et ses collègues ont examiné si
les aliments ultra-transformés avaient une
influence sur l’apport énergétique auprès de
20 adultes. Les sujets ont été randomisés en
2 groupes: ces groupes ont reçu pendant 2
semaines soit un «régime ultra-transformé»
soit un «régime non transformé» (conformé-
ment à la classification NOVA), immédiate-
ment suivi de l’autre régime pendant les 2
semaines consécutives. Les repas proposés
dans les 2 groupes contenaient toujours la
même quantité de calories, de macronutri-
ments, de sucres, de sel et de fibres alimen-
taires. Les participants ont reçu pour instruc-
tion de manger autant ou aussi peu qu’ils
le souhaitaient (prise ad libitum). L’apport
énergétique semblait en moyenne supérieur
de 508kcal (± 106, p = 0,0001) par jour
dans le cas du «régime ultra-transformé»,
caractérisé par une consommation accrue
de glucides (280 ± 54kcal/jour; p < 0,0001)
et de matières grasses (230 ± 53kcal/jour;
p = 0,0004), mais exempte de protéines (-2 ±
12kcal/jour; p = 0,85). Des variations de poids
étaient en forte corrélation avec l’apport
énergétique (r = 0,8, p < 0,0001), puisque les
participants ont pris 0,8 ± 0,3kg (p = 0,01)
pendant le «régime ultra-transformé» et
ont perdu 1,1 ± 0,3kg (p = 0,001) pendant
le «régime non transformé». Les auteurs
en ont conclu que limiter la consommation
d’aliments ultra-transformés pouvait être
une stratégie efficace pour la prévention et
le traitement de l’obésité (18).
Il est nécessaire que les résultats à long
terme soient étudiés de manière plus appro-
fondie afin de confirmer les résultats de
cette étude d’une ampleur (n = 20) et d’une
durée plutôt limitées.
Une revue récente, englobant 43 études,
a permis de constater qu’une exposition
à des aliments ultra-transformés pouvait
être reliée à différentes maladies chro-
niques (19). Chez les adultes, il s’agissait
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notamment de cancer, de diabète de type
2, de maladies cardiovasculaires, de syn-
drome de l’intestin irritable, de dépression
et d’une mortalité accrue. Chez les enfants
et les adolescents, il s’agissait notamment
de risques cardiométaboliques et d’asthme.
La plupart des observations ont été déduites
d’études observationnelles (19). Dans diffé
-
rentes études prospectives, un apport accru
d’aliments ultra-transformés dans le régime
a été mis en lien avec une augmentation
du risque de symptômes dépressifs (20, 21),
de mortalité (22), de cancer (23, 24) et de
maladies cardiovasculaires (25). La plu-
part des études concernent des études de
cohorte et des données observationnelles.
D’autres études contrôlées et randomisées
sont nécessaires pour confirmer les effets
négatifs pour la santé d’une alimentation
ultra-transformée.
Chiffres actuels de la
consommation en Belgique
Les enquêtes nationales de consommation
alimentaire (26) ont permis d’examiner
la part d’aliments ultra-transformés dans
l’alimentation des enfants, adolescents et
adultes en Belgique (14). Au cours de la pé-
riode 2014-2015, près d’un tiers (29,9%) de
l’apport énergétique quotidien en Belgique
provenait d’aliments ultra-transformés. Il
s’agissait principalement de viande transfor-
mée, de gâteaux et pâtisseries, de biscuits
et de boissons rafraîchissantes. Outre l’ap-
port absolu en aliments ultra-transformés,
l’existence d’un lien éventuel avec la qualité
globale de l’alimentation a été examinée. Il
en est ressorti qu’une consommation plus
importante d’aliments ultra-transformés
pouvait être rattachée à une alimentation
de moindre qualité (consommation de fruits
et légumes moins importante et apports
supérieurs en sel et en acides gras saturés).
Inversement, une alimentation de meilleure
qualité peut également être associée à une
consommation plus importante d’aliments
peu ou non transformés (14). Une étude
récente révèle également que les régimes
alimentaires en Belgique présentant une part
supérieure d’aliments ultra-transformés sont
significativement meilleur marché et que
ceux présentant une part supérieure d’ali-
ments non traités sont significativement
plus chers (27).
Politique alimentaire
Quelques pays, comme le Brésil (28), l’Uru-
guay (29) et le Canada (30), englobent le
concept d’aliments ultra-transformés dans
leurs recommandations alimentaires. En
Belgique, l’alimentation ultra-transfor-
mée est intégrée dans les conseils de la
pyramide alimentaire en Flandre. L’un des
trois points de départ de la pyramide ali-
mentaire introduite en 2017 est d’éviter
autant que possible les aliments ultra-
transformés. Toutefois, des mesures structu-
relles (c.-à-d. la reformulation intégrale de
l’alimentation au lieu d’une reformulation
basée sur les nutriments, des taxes et des
subsides) seront nécessaires pour améliorer
l’accès à des aliments et des plats savou-
reux, abordables et peu transformés (31).
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The nutrition literature and authoritative reports increasingly recognise the concept of ultra-processed foods (UPF), as a descriptor of unhealthy diets. UPFs are now prevalent in diets worldwide. This review aims to identify and appraise the studies on healthy participants that investigated associations between levels of UPF consumption and health outcomes. This involved a systematic search for extant literature; integration and interpretation of findings from diverse study types, populations, health outcomes and dietary assessments; and quality appraisal. Of 43 studies reviewed, 37 found dietary UPF exposure associated with at least one adverse health outcome. Among adults, these included overweight, obesity and cardio-metabolic risks; cancer, type-2 diabetes and cardiovascular diseases; irritable bowel syndrome, depression and frailty conditions; and all-cause mortality. Among children and adolescents, these included cardio-metabolic risks and asthma. No study reported an association between UPF and beneficial health outcomes. Most findings were derived from observational studies and evidence of plausible biological mechanisms to increase confidence in the veracity of these observed associations is steadily evolving. There is now a considerable body of evidence supporting the use of UPFs as a scientific concept to assess the ‘healthiness’ of foods within the context of dietary patterns and to help inform the development of dietary guidelines and nutrition policy actions.
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Objective: To assess the prospective association between ultra-processed food consumption and all-cause mortality and to examine the effect of theoretical iso-caloric non-processed foods substitution. Patients and methods: A population-based cohort of 11,898 individuals (mean age 46.9 years, and 50.5% women) were selected from the ENRICA study, a representative sample of the noninstitutionalized Spanish population. Dietary information was collected by a validated computer-based dietary history and categorized according to their degree of processing using NOVA classification. Total mortality was obtained from the National Death Index. Follow-up lasted from baseline (2008-2010) to mortality date or December 31th, 2016, whichever was first. The association between quartiles of consumption of ultra-processed food and mortality was analyzed by Cox models adjusted for the main confounders. Restricted cubic-splines were used to assess dose-response relationships when using iso-caloric substitutions. Results: Average consumption of ultra-processed food was 385 g/d (24.4% of the total energy intake). After a mean follow-up of 7.7 years (93,599 person-years), 440 deaths occurred. The hazard ratio (and 95% CI) for mortality in the highest versus the lowest quartile of ultra-processed food consumption was 1.44 (95% CI, 1.01-2.07; P trend=.03) in percent of energy and 1.46 (95% CI, 1.04-2.05; P trend=.03) in grams per day per kilogram. Isocaloric substitution of ultra-processed food with unprocessed or minimally processed foods was associated with a significant nonlinear decrease in mortality. Conclusion: A higher consumption of ultra-processed food was associated with higher mortality in the general population. Furthermore, the theoretical iso-caloric substitution ultra-processed food by unprocessed or minimally processed foods would suppose a reduction of the mortality risk. If confirmed, these findings support the necessity of the development of new nutritional policies and guides at the national and international level. Trial registration: clinicaltrials.gov Identifier: NCT01133093.
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Background: There is cumulative recognition that increases in the dietary share of ultra-processed foods result in deterioration of the nutritional quality of the overall diet and adverse health outcomes. Objective: The purpose of this study was to assess the consumption of ultra-processed foods and to examine its association with added sugar content in the diet of US children aged 2 to 19 years. Methods: We classified all food items according to the NOVA food classification system and looked at the consumption of ultra-processed foods, measured as percentage of total energy intake. We assessed dietary added sugar content by estimating its contribution to total energy intake and the proportion of individuals with diets exceeding the recommended limit of 10% of total energy intake from added sugars. We also examined the proportion of those who surpassed twice that limit. Gaussian and Poisson regressions estimated the association between consumption of ultra-processed foods and estimates of added sugar content. Results: Ultra-processed foods contributed to 65% of total energy intake and to 92% of energy from added sugars in the diet of US children. The mean percent energy provided by added sugars in the observed period was 14.3%. Most individuals (70.9%) had diets exceeding the recommended limit of added sugar (<10% of total energy intake), and 18.4% of the population had diets surpassing twice the recommended level (20% of total energy intake). A 5.5% point increase in the dietary share of ultra-processed foods determined a 1 percentage point increase in the dietary content of added sugars, with stronger adjusted associations among younger children. Conclusions: Public health efforts to reduce added sugars in the diet of US children must put greater emphasis on decreasing the consumption of ultra-processed foods.
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Background: Ultra-processed foods are highly palatable and can be consumed anywhere at any time, but typically have a poor nutritional profile. Therefore, their contribution to total energy intake has been proposed as an indicator for studying overall dietary quality. Objective: The aim of this study was to investigate the associations between the energy contribution from ultra-processed foods and the intake of nutrients related to chronic non-communicable diseases in Mexico. Design: This study used a secondary analysis of cross-sectional data from the 2012 Mexican National Health and Nutrition Survey. Participants/setting: This study included participants aged 1 year and older (n=10,087) who had completed a 1-day 24-hour recall. Main outcome measures: Intake from added sugar (% kcal), total fat (% kcal), saturated fat (% kcal), protein (% kcal), dietary fiber (g/1,000 kcal), and dietary energy density (kcal/g) were measured. Statistical analysis: Multiple linear regression models adjusted for sociodemographic variables were fitted to assess the association between quintiles of energy contribution from ultra-processed foods and nutrient intake. Results: Mean reported energy contribution from ultra-processed foods to the Mexican population's diet ranged from 4.5% kcal in quintile 1 (Q1) to 64.2% kcal in quintile 5 (Q5). An increased energy contribution from ultra-processed foods was positively associated with intake from added sugar (Q1: 7.4% kcal; Q5: 17.5% kcal), total fat (Q1: 30.6% kcal; Q5: 33.5% kcal) and saturated fat (Q1: 9.3% kcal; Q5: 13.2% kcal), as well as dietary energy density (Q1: 1.4 kcal/g; Q5: 2.0 kcal/g) (P≤0.001); and inversely associated with intake from protein (Q1: 15.1% kcal; Q5: 11.9% kcal) and dietary fiber (Q1: 16.0 g/1,000 kcal; Q5: 8.4 g/1,000 kcal) (P≤0.001). Conclusions: In the Mexican population, an increased energy contribution from ultra-processed foods was associated with a lower dietary quality with regard to intake of nutrients related to chronic non-communicable diseases. Future research is needed to identify barriers to eating a variety of unprocessed and minimally processed foods for the Mexican population, as well as effective public health strategies and policies to overcome these barriers.
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Objective To assess the prospective associations between consumption of ultra-processed foods and risk of cardiovascular diseases. Design Population based cohort study. Setting NutriNet-Santé cohort, France 2009-18. Participants 105 159 participants aged at least 18 years. Dietary intakes were collected using repeated 24 hour dietary records (5.7 for each participant on average), designed to register participants’ usual consumption of 3300 food items. These foods were categorised using the NOVA classification according to degree of processing. Main outcome measures Associations between intake of ultra-processed food and overall risk of cardiovascular, coronary heart, and cerebrovascular diseases assessed by multivariable Cox proportional hazard models adjusted for known risk factors. Results During a median follow-up of 5.2 years, intake of ultra-processed food was associated with a higher risk of overall cardiovascular disease (1409 cases; hazard ratio for an absolute increment of 10 in the percentage of ultra-processed foods in the diet 1.12 (95% confidence interval 1.05 to 1.20); P<0.001, 518 208 person years, incidence rates in high consumers of ultra-processed foods (fourth quarter) 277 per 100 000 person years, and in low consumers (first quarter) 242 per 100 000 person years), coronary heart disease risk (665 cases; hazard ratio 1.13 (1.02 to 1.24); P=0.02, 520 319 person years, incidence rates 124 and 109 per 100 000 person years, in the high and low consumers, respectively), and cerebrovascular disease risk (829 cases; hazard ratio 1.11 (1.01 to 1.21); P=0.02, 520 023 person years, incidence rates 163 and 144 per 100 000 person years, in high and low consumers, respectively). These results remained statistically significant after adjustment for several markers of the nutritional quality of the diet (saturated fatty acids, sodium and sugar intakes, dietary fibre, or a healthy dietary pattern derived by principal component analysis) and after a large range of sensitivity analyses. Conclusions In this large observational prospective study, higher consumption of ultra-processed foods was associated with higher risks of cardiovascular, coronary heart, and cerebrovascular diseases. These results need to be confirmed in other populations and settings, and causality remains to be established. Various factors in processing, such as nutritional composition of the final product, additives, contact materials, and neoformed contaminants might play a role in these associations, and further studies are needed to understand better the relative contributions. Meanwhile, public health authorities in several countries have recently started to promote unprocessed or minimally processed foods and to recommend limiting the consumption of ultra-processed foods. Study registration ClinicalTrials.gov NCT03335644 .
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Objective: To evaluate the association between consumption of ultra-processed foods and all cause mortality. Design: Prospective cohort study. Setting: Seguimiento Universidad de Navarra (SUN) cohort of university graduates, Spain 1999-2018. Participants: 19 899 participants (12 113 women and 7786 men) aged 20-91 years followed-up every two years between December 1999 and February 2014 for food and drink consumption, classified according to the degree of processing by the NOVA classification, and evaluated through a validated 136 item food frequency questionnaire. Main outcome measure: Association between consumption of energy adjusted ultra-processed foods categorised into quarters (low, low-medium, medium-high, and high consumption) and all cause mortality, using multivariable Cox proportional hazard models. Results: 335 deaths occurred during 200 432 persons years of follow-up. Participants in the highest quarter (high consumption) of ultra-processed foods consumption had a higher hazard for all cause mortality compared with those in the lowest quarter (multivariable adjusted hazard ratio 1.62, 95% confidence interval 1.13 to 2.33) with a significant dose-response relation (P for linear trend=0.005). For each additional serving of ultra-processed foods, all cause mortality relatively increased by 18% (adjusted hazard ratio 1.18, 95% confidence interval 1.05 to 1.33). Conclusions: A higher consumption of ultra-processed foods (>4 servings daily) was independently associated with a 62% relatively increased hazard for all cause mortality. For each additional serving of ultra-processed food, all cause mortality increased by 18%.
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Background: The NOVA food classification scheme divides foods into ultra-processed, processed, unprocessed, and culinary ingredients. Ultra-processed foods contribute >60% of energy to diets in the US. Objective: To characterize ultra-processed foods by energy density, nutrient density, and monetary cost. Methods: The 384 component foods of Fred Hutch (FHCRC) food frequency questionnaire (FFQ), were assigned to 4 NOVA categories and to 7 USDA MyPyramid food groups. Energy density was kcal/g. Nutrient density was measured using the Nutrient Rich Food index NRF9.3. Food prices were collected in local supermarkets from 2004 to 2016. Analyses examined time trends in food prices by NOVA category and by USDA food group. Results: The ultra-processed classification captured mostly grains (91%), fats and sweets (73%), dairy (71%), and beans, nuts and seeds (70%), but only 36% of meat, poultry and fish, 26% of vegetables, and 20% of fruit. Compared to unprocessed foods, ultra-processed foods had lower nutrient density (NRF9.3 per 100 kcal: 21.2 vs. 108.5),higher energy density (mean (SD): 2.2 vs. 1.10 in kcal/g), and lower per calorie cost (0.55 vs. 1.45 in $/100 kcal). Ultra-processed foods did not increase in price as much as unprocessed foods over the 12 year period. Conclusion: Ultra-processed foods tend to be energy-dense, low-cost, and nutrient-poor. Low energy cost could be one mechanism linking ultra-processed foods with negative health outcomes. Food-based Dietary Guidelines may need to address food processing in relation to economic aspects of food choice.
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This study evaluated global trends in ultraprocessed food and drink (UPFD) volume sales/capita and associations with adult body mass index (BMI) trajectories. Total food/drink volume sales/capita from Euromonitor for 80 countries (2002-2016) were matched to mean adult BMI from the NCD Risk Factor Collaboration (2002-2014). Products were classified as UPFD/non-UPFD according to the NOVA classification system. Mixed models for repeated measures were used to analyse associations between UPFD volume sales/capita and adult BMI trajectories, controlling for confounding factors. The increase in UPF volume sales was highest for South and Southeast Asia (67.3%) and North Africa and the Middle East (57.6%), while for UPD, the increase was highest for South and Southeast Asia (120.0%) and Africa (70.7%). In 2016, baked goods were the biggest contributor to UPF volume sales (13.1%-44.5%), while carbonated drinks were the biggest contributor to UPD volume sales (40.2%-86.0%). For every standard deviation increase (51 kg/capita, 2002) in UPD volume sales, mean BMI increased by 0.195 kg/m 2 for men (P < .001) and 0.072 kg/ m 2 for women (P = .003). For every standard deviation (40 kg/capita, 2002) increase in UPF volume sales, mean BMI increased by 0.316 kg/m 2 for men (P < .001), while the association was not significant for women. Increases in UPFD volume sales/capita were positively associated with population-level BMI trajectories.