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Abstract

Ce livre présente la riche biodiversité de la Daya de Dar Bouazza, une zone humide proche de Casablanca et très menacée par la promotion immobilière et l'urbanisation du littoral. Il est utilisé à des fins pédagogiques par les enseignants de la région.
La daya
de Dar Bouazza,
un patrimoine naturel
à préserver
Page 4 : présentation de la daya de Dar Bouazza
Page 10 : végétaux
Page 18 : insectes
Page 26 : poissons
Page 28 : amphibiens et reptiles
Page 32 : oiseaux
Page 56 : mammifères
P. Dupuis
J. Franchimont
A. Bouazza
Fotolia
Fotolia
Tex te s
Introduction : Oussama Abaouss • Benoît Maire
Végétaux : Pascal Dupuis
Insectes : Jacques Franchimont • Sylvain Rousseaux • Jean-Philippe Joseph-Edouard
Nos remerciements à www.insecte.org pour l’aide à la détermination des insectes.
Poissons : Oussama Abaouss • Benoît Maire
Amphibiens et reptiles : Abdallah Bouazza. Traduction français/arabe : Abdellah Bouazza
Oiseaux : Oussama Abaouss • Brahim Bakass • Rajae Elksabi • Jacques Franchimont
Karim Laïdi • Benoît Maire • Sabine Zègres
Mammifères : Oussama Abaouss
Traduction français/arabe : Brahim Bakass
Photos
Brahim Bakass • Abdellah Bouazza • Pascal Dupuis • Bob Endert
Jacques Franchimont • Karim Laïdi • Sylvain Rousseaux • Beatriz Rubio Blanco
Sabine Zègres • Jean-Philippe Joseph-Edouard
Coordination : Karim Laïdi • Benoît Maire
Mise en page : Karim Laïdi
Relectures : Jacques Franchimont • Benoît Maire
Couverture : photo Bob Endert. Vignettes : Pascal Dupuis • Jacques Franchimont
Abdallah Bouazza • Fotolia
B. Maire
Nous remercions nos partenaires Run Run et Salan
d’avoir participé au nancement de cet ouvrage.
La daya
de Dar Bouazza,
un patrimoine naturel
à préserver
C’est un petit lac entouré d’un petit bois, où subsiste encore intact un paysage
naturel remarquable. Ce petit sanctuaire est la relique qui témoigne d’une
nature qui, jadis, s’étendait dans les espaces occupés aujourd’hui par la ville
de Casablanca.
La daya de Dar Bouazza est aujourd’hui - ni plus ni moins - le dernier
sanctuaire d’une biodiversité locale, que l’urbanisation casablancaise
a, jusqu’à aujourd’hui, plus ou moins épargné.
À l’instar du magnique site de Sidi Boughaba dans la région de
Kénitra, la zone humide de Dar Bouazza s’étirait autrefois à perte de vue
le long du littoral, constituant un lieu de vie et de reproduction de
milliers d’espèces en tous genres.
Aujourd’hui, la daya, réduite à une taille anecdotique en comparaison avec sa
taille originelle, continue néanmoins à fournir aux oiseaux migrateurs (pour
ne citer que ceux-là) le gîte et le couvert pendant leurs périodes de migration.
Cet ouvrage vous permettra de découvrir la diversité et la richesse
de cet écosystème remarquable, mais son objectif est aussi de vous mobiliser
pour le sauvegarder.
Ce qui était un sanctuaire unique en son genre, un joyau vital pour le maintien
d’espèces très diverses, dont certaines menacées d’extinction, est
aujourd’hui un site naturel en danger : cette dernière parcelle de nature
casablancaise subit de plus en plus d’agressions, et à défaut d’engagement
et de mobilisation pour une sauvegarde immédiate, elle verra ses chances de
survie s’eriter irrémédiablement.
La daya de Dar Bouazza, description
La daya de Dar Bouazza prend la forme d’un plan
d’eau tout en longueur. Elle se situe à 15 km au
sud-ouest de Casablanca, à l’entrée de Dar Bouazza,
entre l’océan et la route côtière d’Azzemour. Un
bois d’eucalyptus et un pré faisant transition avec
les sables dunaires la bordent au nord, tandis que
des ensembles de villas s’alignent sur sa rive sud.
Géomorphologie
Cette daya occupe une dépression allongée, à fond
plat, d’une longueur d’environ 1 km sur 150 m de
large. Elle est délimitée au nord par les dunes de
sable actuelles, qui la séparent de l’océan, et au sud
par des dunes fossiles consolidées, parallèles à la
côte. Ce type de paysage, comprenant une plaine
marécageuse, l’Oulja, coincée entre les cordons du-
naires actuel et fossile, est typique du littoral atlan-
tique marocain : on le retrouve par exemple dans
la région de Oualidia ou dans le Rharb. Cependant,
les zones humides de l’Oulja ont pour la plupart
disparu au XXe siècle, sacriées à l’agriculture ou à
l’urbanisation du littoral. Cette zone est la dernière
zone humide littorale naturelle dans la région.
Hydrologie
La daya de Dar Bouazza présente un niveau d’eau
variable au l de l’année. Elle est principalement ali-
mentée par les eaux d’écoulement issues des préci-
pitations hivernales et printanières. À cela viennent
s’ajouter les apports d’eau phréatique, émergeant
au niveau de trois sources sur la rive sud. Ces eaux
d’origine souterraine permettent de maintenir une
humidité élevée, même pendant la période estivale,
durant les années arrosées. Les années très sèches,
l’action conjuguée du décit pluviométrique et du
pompage excessif peut aboutir exceptionnelle-
ment à l’assèchement de la daya en été.
Autorité de gestion
Cette zone humide appartient au domaine public
hydraulique. À ce titre, c’est l’Agence du Bassin
Hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia (ABHBC)
qui en assure la gestion.
5
Dunes
Sources
Massif forestier
Daya de Dar Bouazza
Google Maps
B. Maire
B. Endert
Une ore particulière
Les végétaux de cette zone humide, comme les
animaux qui la fréquentent, dépendent entièrement
de sa mise en eau et de sa profondeur.
Environ 80 espèces végétales ont été relevées dans
le périmètre de la daya (et autant dans les dunes
environnantes).
Ces plantes qui supportent l’inondation ou le sol
gorgé d’eau, sont exceptionnelles dans une région
méditerranéenne semi-aride. Les promeneurs sont
surpris par l’arc-en-ciel de leurs oraisons depuis
l’automne jusqu’au printemps suivant.
Des massifs denses de plantes aquatiques (roseaux,
massettes, joncs, …) alternent avec des zones
herbeuses maintenues ouvertes par le pâturage,
d’où une mosaïque de milieux variés, d’un grand
intérêt pour le peuplement animal.
Une zone humide
d’une grande valeur écologique
Cette zone humide, proche du centre de Casablanca,
est sans aucun doute la zone qui présente le plus grand intérêt
écologique à proximité de cette ville.
Sa biodiversité (ore et faune) est abondante et variée.
Une faune remarquable
Pas moins de 180 espèces d’oiseaux y ont été
observées, dont la Sarcelle marbrée (Marmaronetta
angustirostris), classée mondialement vulnérable sur
la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la
conservation de la nature).
Une trentaine d’espèces s’y reproduisent de façon
régulière au printemps mais c’est en hiver que la
daya est la plus riche avec l’hivernage de nombreux
canards, limicoles, mouettes , goélands et passereaux.
C’est aussi une halte migratoire très appréciée
au printemps et en automne pour quantités de
migrateurs de passage, qui protent de sa richesse
en petits invertébrés pour s’alimenter et reconstituer
leurs forces, an de poursuivre leur voyage.
Elle abrite un certain nombre d’espèces rares et/ou
en régression au Maroc comme le Fuligule nyroca, le
Blongios nain, la Talève sultane, la Foulque caroncu-
lée, le Râle d’eau, etc.
Outre les oiseaux, son peuplement en invertébrés et
en vertébrés (batraciens, reptiles, mammifères) est
riche et diversié comme vous pourrez le constater
dans cet ouvrage.
La daya de Dar Bouazza, malgré la taille modeste de sa partie encore préservée, représente donc
un patrimoine naturel d’une grande importance. Elle constitue le dernier rempart de la biodiversité
dans la région de Casablanca : la préserver le mieux possible équivaut à garder à Casablanca une
- l’unique ? - part de son histoire biologique et écologique.
Les travaux de protection
et de restauration de la daya
Avec l’augmentation de la fréquentation de la zone,
la daya a subi ces dernières années une dégrada-
tion accélérée avec le déchargement sauvage de
gravats divers dans la dépression, entraînant son
comblement progressif, et l’interruption de l’ali-
mentation en eau par fractionnement du plan
d’eau.
Alertée, l’Agence du Bassin Hydraulique du Boure-
greg et de la Chaouia a réagi rapidement en réali-
sant des travaux de restauration.
Extraction des gravats obstruant
la zone humide
D’importants travaux ont été entrepris an de dé-
blayer la plus grande partie possible des gravats
qui comblaient en partie la zone humide. La daya a
ainsi augmenté son volume et retrouvé ses limites
originelles, au moins dans sa partie centrale. La sur-
face de terrain en eau a ainsi augmenté orant un
habitat propice à de nombreuses espèces animales.
Construction d’une digue de protection
de la daya dans sa partie vulnérable
Cet important ouvrage, sur la rive sud de la daya,
permet d’empêcher tout déversement de gravats,
matériaux de construction et déchets divers dans
toute la partie sud de la zone humide, pérennisant
ainsi son volume.
Rétablissement de l’alimentation
en eau de la daya
La communication en eau entre les bassins princi-
paux est et ouest, interrompue par une piste, avait
été rétablie lors d’une première tranche de travaux
en 2015 grâce à la pose de deux buses en béton.
Lors d’une deuxième tranche de travaux, l’ABHBC a
creusé un large chenal d’alimentation le long de la
roselière du bassin est, et a nettoyé les buses, ce qui
a permis une augmentation notable du débit entre
les deux bassins et une meilleure alimentation du
bassin ouest, très protable aux animaux et à la
végétation aquatique.
Installation de panneaux d’information
Des panneaux à l’entrée du site et au niveau de
chacune des deux sources informent de l’intérêt
faunistique et oristique de la zone et incitent à la
protéger, en particulier en évitant d’y décharger
des déchets et d’y pomper de l’eau.
7
6
P. Dupuis P. Dupuis J. Franchimont S. Rousseaux
A. Bouazza B. Maire
B. Endert B. Bakass
K. Laïdi
B. Maire
B. Maire
Nuisances et menaces pesant sur la daya
Comblement de la daya par des remblais
visant à augmenter la surface agricole
Un particulier occupe illégalement le domaine
public hydraulique à l’extrémité est de la daya pour
son usage personnel.
Des tonnes de terre ont été apportées et des tra-
vaux de terrassement ont été réalisés dans le lit
mineur de la daya an d’étendre la surface des
champs et structures d’élevage au détriment de
celle de la zone humide.
Il est urgent que ces activités cessent, avant qu’elles
ne comblent complètement la partie orientale de
la daya dont une surface importante a déjà été an-
nexée illégalement.
Prélèvements en eau au niveau des sources
Des prélèvements en eau non autorisés au niveau
des sources diminuent l’alimentation de la zone
humide.
Ces pompages sont loin d’être négligeables
puisqu’un seul camion citerne peut emporter
10 000 litres d’eau et que les camions se succèdent
de façon ininterrompue tout au long de la journée.
Ce sont facilement plusieurs centaines de milliers
de litres qui sont ainsi prélevés quotidiennement,
favorisant l’assèchement de la zone.
Pression urbaine
Dar Bouazza et Casablanca ne cessent de croître.
Même si ce site est classé comme zone inondable
non constructible, des demandes d’occupation, fort
heureusement rejetées jusqu’à présent, menacent
la daya d’une articialisation irréversible.
Gageons que les autorités responsables considé-
reront avec sagesse et raison que l’intérêt général
passe par le maintien de cet espace vert à l’état
naturel, plutôt que par son urbanisation.
Sur le long terme, il est certain que la présence d’un
site naturel de cette qualité dans une aggloméra-
tion urbaine qui en compte si peu protera bien
davantage aux populations locales et ne pourra
que valoriser la région.
Le potentiel de la daya
Cette zone humide naturelle en milieu urbanisé
fournit des services écosystémiques vitaux et revêt
de multiples intérêts culturels et écologiques pour
la population locale :
• Un intérêt paysager sans aucun doute.
• Un intérêt récréatif : ce site est très apprécié
comme lieu de détente et de loisir par les habitants
de Dar Bouazza et Casablanca, chez qui le besoin
de nature est réel : ils viennent se promener, faire
du sport, pique-niquer dans cet endroit agréable.
• Une fonction de protection des riverains contre
les inondations, par sa capacité d’absorption et de
rétention des précipitations excédentaires.
• Un fonction plus globale de lutte contre les
changements climatiques et ses eets (rôle de
puits naturel de carbone, protection contre l’éro-
sion du littoral et les évènements météorologiques
extrêmes, …).
• Un intérêt touristique : ce site commence à être
connu internationalement dans les milieux natura-
listes et des « birdwatchers » européens viennent y
observer les espèces rares qu’il renferme.
• Un intérêt éducatif : écoles, lycées et universités y
emmènent leurs élèves et se servent de cette zone
comme d’un support pédagogique pour étudier les
écosystèmes naturels et la biodiversité.
En ce qui concerne ces deux derniers points, le
potentiel de la daya pourrait être encore augmenté
par une mise en valeur respectueuse de l’environ-
nement : mise en place d’un sentier pédagogique
jalonné de panneaux informatifs et de structures
pour observer la faune.
Souhaitons donc que chacun à son niveau prenne
soin de cet espace naturel et qu’il perdure long-
temps, pour le plus grand bénéce de tous.
Exemple d’aménagement possible de la daya
9
8
B. Rubio Blanco
B. Rubio Blanco
B. Rubio Blanco
B. Maire
B. Endert

Roseau
Phragmites australis

Jonc piquant
Juncus acutus
 
Jonc maritime
Juncus maritimus
 
Salicaire jonc
Lythrum junceum
10 11
P. Dupuis P. Dupuis P. Dupuis P. Dupuis
     .       
  .        
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.        
Cette grande plante herbacée a des tiges qui peuvent atteindre
4 m. Au Maroc, elle existe en bordure des oueds permanents à
courant lent, des marécages d’eau saumâtre ou douce. Elle forme
des peuplements denses et étalés qui deviennent de véritables
abris pour les oiseaux d’eau comme les rallidés, les hérons ou les
passereaux paludicoles.
On la retrouve dans le sud de l’Europe, le nord de l’Afrique et
le sud-ouest asiatique. Dans la médecine traditionnelle, la tige
du qseb ou guesba a servi à confectionner les premières canules
chirurgicales. Elle est encore utilisée pour la fabrication des qa-
lem pour l’écriture calligraphique. Les roseaux servaient à recou-
vrir les toitures des maisons en pisé ; aujourd’hui, ils sont princi-
palement utilisés en vannerie, ou pour séparer des parcelles de
terrain à proximité des zones humides. Les jeunes pousses sont
appréciées du bétail et peuvent servir de litière. Ils se multiplient
très facilement et peuvent être envahissants.
Juncus acutus est le nom latin du Jonc piquant ou «kseb diel merja».
Cette plante herbacée vivace, en toues isolées, a des tiges cylin-
driques qui peuvent atteindre plus d’1,5 m. Celles-ci sont très
rigides. Ce grand jonc constitue souvent une bordure externe
autour de la zone humide. Il sert à la fabrication de nattes rigides.
Ses petits fruits, comme ceux de l’espèce suivante, facilitent la
vidange de la vessie urinaire.
Juncus maritimus, le Jonc maritime, plus souple et plus proche
de l’eau que le jonc piquant, couvre le sol et atteint environ 1 m.
Il est pâturé par le bétail en période d’assèchement de l’étendue
d’eau libre. Fauché par les vanniers pour faire des nattes (hssair)
souples ou des vanneries tressées, il fait partie de l’artisanat de
nombreux pays étant donnée sa répartition cosmopolite.
Appelé « rihan el ma» en arabe, que l’on peut traduire en français
par «myrte d’eau», la Salicaire jonc est une plante vivace géné-
ralement ramiée à la base et plus ou moins couchée. Elle peut
s’appuyer sur les plantes voisines, notamment les joncs mari-
times, pour redresser ses épis de eurs terminaux jusqu’à 80 cm
au dessus du sol gorgé d’eau. Ses eurs roses pourpres à 6 pétales
sont solitaires à l’aisselle des feuilles.
La plante fraîche peut être utilisée dans le cas de petites blessures
telles que les crevasses aux mains ou aux pieds, sous forme de
cataplasmes astringents. Elle est connue des zones humides non
salées des régions méditerranéennes de l’Europe, de l’Asie et de
l’Afrique. Elle rejette bien de souche et pourrait être mise en pot
puisqu’elle eurit pratiquement toute l’année, si l’arrosage est
régulier dans une terre sableuse riche en matière organique.
 .           
          
       .   
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  .        
  .        
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         
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.         
 
Massette à larges feuilles
Typha latifolia

Polypogon de Montpellier
Polypogon monspeliensis
 
Renoncule aquatique
Ranunculus aquatilis

Céleri
Apium graveolens
12 13
P. Dupuis P. Dupuis P. Dupuis P. Dupuis
La Massette à larges feuilles des étangs accompagne le roseau,
en peuplement dense, dans les parties marécageuses des dayas et
des merjas légèrement salées. Cette plante herbacée vivace porte,
presque toute l’année, au sommet des axes cylindriques, deux
renements très peu espacés et de longueurs à peu près iden-
tiques. Ce sont deux spadices (épis de eurs d’un même sexe).
Au sommet, l’ensemble des eurs mâles libérera le pollen au gré
du vent et disparaitra ensuite ; dessous, l’ensemble des eurs fe-
melles formera la massette brune après la fécondation qui carac-
térise si bien cette plante des zones humides. Les tiges portant les
massettes femelles, après avoir été coupées et vernies pour éviter
que les petits fruits poilus ne se détachent (car ils peuvent pro-
voquer des allergies), sont vendus par les euristes pour donner
du volume aux décorations orales en b ouquets. C ette espè ce est
cosmopolite, c’est-à-dire présente dans le monde entier.
Graminée annuelle des pelouses en lisière de marais dans les
régions méditerranéennes, elle préfère les sols sablonneux. Elle
apprécie les prairies pâturées saumâtres. Au Maroc, elle est
commune jusqu’au Sahara. Les toues de Polypogon atteignent
moins d’un mètre, avec des épis veloutés verdâtres assez longs
(jusqu’à 10cm). Les Polypogons sont présents sur les 5 continents.
Les Renoncules d’eau à eurs blanches sortent au-dessus de l’eau
portées par un long pédoncule. Leur feuillage reste immergé
lorsque le niveau d’eau dépasse environ 40 cm : il se ramie au
point de ressembler à un amas d’algues vertes lamenteuses.
Lorsque la profondeur est plus faible, les feuilles ottent, elles
sont alors plates, rondes et lobées. Les racines adventives se dé ve-
loppent de l’axe des feuilles et ancrent la plante dans la vase. Elles
peuvent même croître sur une berge humide. C’est une plante très
utile, qui enrichit en oxygène son environnement aquatique, et
son herbier est propice à la vie et à la reproduction des petits ani-
maux aquatiques. On retrouve cette plante dans de nombreuses
zones d’eau stagnantes, ou à faible courant, dans tous les climats
tempérés de l’hémisphère Nord.
L’Ache des marais est plus connue sous le nom de Céleri sau-
vage. Depuis l’antiquité gréco-romaine, cette plante aromatique
a été progressivement domestiquée pour donner naissance aux
variétés cultivées que sont le céleri-branche et le céleri-rave. Il
sut de froisser ses feuilles pour en reconnaitre l’odeur et en être
convaincu. En arabe, le khafs est un végétal de moins d’un mètre
de haut qui ne eurit que la 2ème année après sa germination.
Les feuilles un peu épaisses sont découpées en segments ovales
de chaque côté de la nervure centrale. Les eurs blanchâtres
sont disposées au bout des axes à la manière de petits parasols,
comme chez toutes les espèces de cette famille que l’on nommait
autrefois les ombellifères. Le Céleri sauvage eurit à l’avant de la
ceinture des joncs lorsque le marais s’assèche. Elle est spontanée
en Europe, en Asie occidentale et en Afrique.
         
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
Palmier nain (Doum)
Chamaerops humilis
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Inule visqueuse
Dittrichia viscosa
  
Inule perce-pierre
Limbarda crithmoïdes

Maceron
Smyrnium olusatrum
14 15
P. Dupuis P. Dupuis P. Dupuis P. Dupuis
L’Inule visqueuse, comme son nom l’indique, est une plante col-
lante. Elle libère une résine odoriférante qui rappelle le camphre.
Sa senteur est plus ou moins agréable suivant la sensibilité de
chacun. Les abeilles viennent butiner ces inorescences jaunes
jusqu’à la n de l’automne, ce qui leur permet d’avoir des réserves
de nectar et de pollen pour passer l’hiver. On a découvert récem-
ment, en Afrique du Nord, que cette inule abrite un minuscule
hyménoptère très utile puisque c’est un parasite de la mouche de
l’olive. Elle permettra de préserver la qualité de l’huile produite si
l’on favorise sa présence dans les oliveraies.
L’Inule perce-pierre ou Inule fausse-criste a des feuilles charnues
sans poils et ses capitules de eurs sont plus petits que ceux de
l’Inule visqueuse. Elle apprécie l’air marin salé et les sols riches
en matières organiques des eaux des merjas et dayas. Ses ino-
rescences orent aux abeilles les mêmes ressources en nectar et
pollen pour l’hiver que l’espèce précédente.
Le Maceron est de la même famille que les carottes ; ses petites
eurs sont en ombelle, c’est-à-dire disposées au bout des axes
comme ceux des parapluies retournés. C’est une espèce méditer-
ranéenne des endroits frais et humides, qui s’est naturalisée un
peu partout en Europe. En eet, elle a été cultivée à partir du
Moyen-âge en tant que légume, aussi bien pour ses feuilles, ses
racines en tubercule que ses graines. C’était une plante comestible
assez répandue autrefois ; maintenant, elle est remplacée par le
céleri. Autre fait remarquable, elle attire de nombreuses espèces
d’insectes butineurs, notamment des abeilles et des bourdons.
Son nom fait référence à la taille modeste de son tronc. Le bou-
quet de feuilles palmées en éventail semble sortir de terre. À
l’intérieur de chaque toue, vous aurez du mal à voir les eurs
et les fruits qui s’épanouissent et se forment entre mars et avril.
Son tronc peut atteindre 10 m dans les cimetières et les jardins
protégés. Cette plante n’a presque jamais le temps de se déve-
lopper normalement du fait de sa croissance très lente et de son
broutage par le bétail. Elle est aussi traditionnellement très utile à
l’homme. Les jeunes pousses sont comestibles, sucrées ; les fruits
servent contre les diarrhées et les gingivites. Les feuilles sont
exploitées pour fabriquer l’halfa (crin végétal), des couns, des
moules à fromage blanc, des balais. Le doum est très apprécié
des populations rurales. Par ailleurs, il peut aussi servir contre la
dégradation et l’érosion des sols en pente. Il se développe sponta-
nément dans le bassin ouest méditerranéen sur des sols profonds
et généralement argileux.
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             
  .         
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           
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         
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          
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Verbesine
Verbesina encelioides
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Scolyme d’Espagne
Scolymus hispanicus

Lyciet européen
Lycium europaeum

Soude
Suaeda vera
16 17
C’est un arbuste épineux pouvant atteindre 4m de haut, aux
feuilles plus ou moins ovales et charnues. Les eurs blanches
sont violettes en leur centre. Elles sont solitaires ou groupées
en petit nombre et leurs pétales sont soudés en tube évasé. Les
petits fruits rouges ou orangés (appelés «didi») sont globuleux et
rappellent que cette plante fait partie de la même famille que les
tomates et les pommes de terre : les Solanacées.
Les arbustes de Lyciet sont généralement broutés par le bétail.
Dans les campagnes du bassin méditerranéen, on a mangé ses
jeunes pousses avec de l’huile et du vinaigre, comme des as-
perges, et les feuilles étaient mises en salades. Les baies rouges du
Lycium, sucrées mais fades, ont été consommées cuites en Inde
et en Afrique du Nord. Le bois disponible chez les herboristes
était utilisé en poudre dans le traitement de la stérilité féminine.
On s’intéresse actuellement aux substances anti-oxydantes qu’il
contient. Il est utilisable dans les jardins comme arbre orne-
mental rustique, résistant à la sécheresse et très apprécié par les
abeilles des ruches, mais aussi par toutes sortes d’oiseaux, en par-
ticulier pouillots et fauvettes.
La Soude vraie ou Soude ligneuse est une plante des bords de
mer ; elle est très résistante aux embruns et à la présence de sel
dans les sols. Elle apprécie les prés salés littoraux et les bordures
de sebkhas. Après leur combustion, on obtenait des cendres four-
nissant un sel (l’alcali ou al kali en arabe). Avant notre ère, l’alcali
minéral était déjà utilisé en savonnerie. Au Moyen-âge, Gallipoli,
dans le sud de l’Italie, a probablement été l’origine du savon de
Marseille : l’idée d’ajouter de la soude aux restes des olives qui
venaient d’être pressées une première fois permit aux habitants
de Gallipoli de fabriquer des savons verdâtres et de diversier
durablement leurs activités.
La Verbesine est une plante originaire du Mexique et du sud des
Etats-unis, de naturalisation récente au Maroc. Elle n’a jamais été
rencontrée sur le littoral de Casablanca avant le 21e siècle. Elle
ressemble à un petit tournesol avec des capitules de quelques
cm de diamètre qui, en plein soleil, dégagent une odeur de cho-
colat au lait. Elle s’installe dans les zones de dépôts de gravas et
de sols sableux retournés et déplacés par l’Homme à proximité
des zones humides. Les bordures de la daya de Dar Bouazza lui
conviennent donc parfaitement. Considérée comme résistante à
la sécheresse, la région méditerranéenne est la zone la plus expo-
sée à l’invasion de cette adventice des cultures américaines.
Le Scolyme fut dénommé pour la première fois à partir d’un
échantillon récolté en Espagne. Son utilisation alimentaire,
attestée en Andalousie, s’est transmise puis répandue au Maroc
et en Algérie sous le nom de l’g ue rn in a. Les axes principaux des
jeunes feuilles sont récoltés en hiver et découpés en morceaux
pour accompagner la viande du tagine ou du couscous. Elle est
commune en région méditerranéenne, au bord des chemins et
des terrains en friches. On la considère comme une plante en-
vahissante mais ses inorescences jaunes attirent de nombreux
insectes (abeilles, punaises, …).
P. Dupuis P. Dupuis P. Dupuis P. Dupuis
    4        
          
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.     
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         . 
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         
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.          
           
          
          
. 
 
Crocothémis écarlate
Crocothemis erythraea
 
Agrion délicat
Ceriagrion tenellum
   
Sympétrum à nervures rouges
Sympetrum fonscolombii
 
Orthétrum elé
Orthetrum trinacria
18 19
S. Rousseaux J. Franchimont J-P Joseph-Edouard
S. Rousseaux
Taille : 5 à 6,7 cm.
Statut : peu commun dans la région, au Maroc on le rencontre
surtout au nord de l’Atlas. Il est présent sous forme adulte d’avril
à octobre.
Habitat : on rencontre cette libellule près des eaux stagnantes
bordées de roselières, comme les bords de la daya de Dar Bouazza.
Description : comme son nom l’indique, c’est une libellule
longue et ne, de couleur bleu ardoise, presque noirâtre pour les
mâles, jaunâtre avec des traits noirs pour les femelles et les jeunes.
Le ptérostigma, la tache au bout de l’aile, est de couleur claire.
Comportement : le mâle défend un territoire contre les intrus.
Grâce à son vol puissant, cette libellule agressive se nourrit d’in-
sectes y compris d’autres espèces de libellules. Le plus souvent il
se pose sur le sol nu.
Reproduction : le mâle poursuit une femelle avec laquelle il
s’accouple, posé sur le sol. La femelle dépose ses oeufs sur la végé-
tation aquatique, les larves aquatiques vivent au fond de l’eau tout
l’hiver et après plusieurs mues, émergent en adulte au printemps
suivant.
Taille : 3,3 à 4 cm.
Statut : libellule commune à Dar Bouazza et au Maroc.
Habitat : eaux stagnantes et chaudes, peu profondes comme celles
de Dar Bouazza.
Description : petite libellule rouge (pour le mâle) se distinguant
des autres par ses nervures et son front rouge et un ptérostigma
(tache au bout de l’aile) clair bordé de nervures noires épaisses. La
femelle est jaune avec deux petites taches noires au b out de l’abdo-
men, des nervures jaunes et la partie inférieure des yeux gris-bleu.
Comportement : les mâles territoriaux passent plus de temps en
vol que posés. Cette espèce se nourrit de petits insectes qu’elle
capture en vol. Au printemps, les jeunes libellules se dispersent
dans les zones herbeuses aux abords de la daya qu’elles utilisent
comme terrain de chasse et on peut les voir posées au sommet de
plantes dressées.
Reproduction : le mâle et la femelle pondent en tandem, le mâle
tient la femelle par la tête pendant que la femelle lâche ses oeufs
au dessus de l’eau. Les larves sont également carnivores et se nour-
rissent de petits insectes aquatiques tout l’hiver avant d’émerger au
printemps suivant pour se transformer en adulte.
Taille : 3 cm.
Statut : espèce peu commune sur le site. Observée du mois de
mai au mois d’octobre à Dar Bouazza. Il est possible qu’elle soit
visible dès avril.
Habitat : c’est une espèce à chercher le long de la Daya. On la
trouve parmi les joncs.
Description : mâle au corps rouge, aux pattes rougeâtres et avec
une petite tache rouge vers le bout de l’aile. Pour la femelle, le
corps n’est pas forcément entièrement rouge.
Comportement : vol fragile et très court.
Reproduction : la femelle pond les œufs dans les végétaux. Après
éclosion, la larve se développera dans l’eau et après plusieurs
mues, l’imago émergera. Le cycle dure une année. Les larves
(aquatiques) de l’agrion délicat sont sensibles à la qualité de l’eau.
Taille : 3,6-4,5 cm.
Statut : présente de mars à octobre dans la daya de Dar Bouazza.
Habitat : eaux stagnantes et lagunes saumâtres, parfois au bord
des rivières avec végétation dense sur les rives.
Description : libellule pas très grande mais qui ne peut pas passer
inaperçue en raison de sa couleur. Les immatures et les femelles
sont d’un brun jaune plus terne avec une bande blanche entre les
ailes. Leur corps est large et aplati. Les mâles comme les femelles
possèdent une tache ambrée à la base de l’aile postérieure.
Comportement : se déplace d’un vol très vif au dessus de l’eau
et se pose peu de temps sur une branche ou une tige dénudée ou
sur le sol ensoleillé les ailes étalées à l’horizontale, pour repartir
de plus belle. Les mâles agressifs, chassent les concurrents. Car-
nivore comme toutes les libellules, elle chasse les petits insectes
qu’elle attrape en vol.
Reproduction : les oeufs sont pondus dans l’eau où ils mettent
environ 9 semaines à éclore, donnant une larve qui passera un
hiver dans l’eau avant de se transformer au printemps suivant en
libellule adulte.
 67  5  :
          :
.       
          :
.  
           :
      .    
.      
           :
           
.     
           :
.  
           
.        
 45  36  :
        :
         :
. 
           :
        .  
  .   .    
  :.      
            
  .        
       .  
.  
   9        :
           
. 
. 4  33 :  
.    :
.    :
     ()    :
.        . 
          
. –     
 .         :
   .       
 .          
.     
           :
        .    
.            
3 :
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.   
           :
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           :
.           
.       
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Machaon
Papilio machaon
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Pentatome méridional
Carpocoris mediterraneus atlanticus
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Punaise rouge et noire
Spilostethus pandurus
 -  
Ischnure maghribérique
Ischnura graellsii
20 21
Taille : 5 à 9 cm d’envergure.
Statut : l’adulte peut voler à peu près toute l’année, sauf durant
les jours d’hiver les plus froids, en deux ou trois générations suc-
cessives.
Habitat : prairies euries, zones incultes, zones humides où
poussent les plantes-hôtes dont se nourrissent ses chenilles (om-
bellifères, comme les carottes cultivées ou sauvages).
Description : grand papillon jaune clair, avec des dessins noirs et
une large bordure d’ocelles bleus et rouges aux ailes postérieures.
Comportement : reconnaissable à ses grands vols planés.
Reproduction : l’adulte dépose ses œufs sur les feuilles d’om-
bellifères ; ceux-ci éclosent une semaine plus tard, en donnant
des chenilles (stades larvaires des papillons), vertes et noires à
taches oranges, qui se nourriront de ces feuilles en grandissant,
par mues successives, durant un mois ; lorsqu’elles atteindront
leur taille maximale, elles se transformeront, suite à une dernière
mue, en une chrysalide (stade de repos), qui libérera l’adulte, 3
semaines plus tard environ.
Taille : environ 15 mm.
Statut : les adultes sont visibles dès le printemps à Dar Bouazza.
Habitat : sur la daya, vous la trouverez surtout sur les plantes
basses, telles que les Scolymes (cf page 17), ou sur le sol.
Description : punaise rouge et noire ayant deux bandes transver-
sales noires sur le pronotum (=partie juste derrière la tête). Tache
blanche sur les ailes membraneuses.
Comportement : elle se nourrit des diérentes parties de la
plante (graines, feuilles, tige). Elle a des préférences, mais elle
n’hésitera pas à aller se nourrir sur diérentes familles de plantes
(on dit qu’elle est polyphage). Il y a des cas de cannibalisme sur
les œufs.
Reproduction : les œufs sont pondus en groupes. Les nymphes,
souvent grégaires, vivent dans un milieu proche de celui des
adultes. On compte 5 stades de développement avant que cette
punaise ne devienne adulte.
Anecdote : la coloration rouge et noire est dite aposématique, elle
prévient les éventuels prédateurs de sa toxicité. Les chercheurs
ont montré que cette substance peut repousser les oiseaux, les
chats voire les scorpions.
Taille : 13 mm.
Statut : espèce thermophile assez commune sur le site. Observée
dès le mois de mai.
Habitat : c’est une espèce à chercher le long de la Daya sur les
plantes basses. Les Scolymes d’Espagne (cf page 17) sont des
plantes très appréciées par eux.
Description : punaise de couleur générale plutôt brun-rougeâtre
dont les angles latéraux du pronotum (= partie juste derrière la
tête) sont pointus et présentent une tache noire.
Comportement : pas de dicultés à voir le pentatome lorsqu’il
se nourrit sur une eur colorée. En revanche, il faut ouvrir l’œil
lorsqu’il se trouve sur la tige. Phytophage, il se nourrit de plu-
sieurs parties de la plante. Lorsque vous vous approcherez de lui,
vous le verrez tourner autour de la tige, avant de s’envoler si vous
êtes trop pressant !
Reproduction : après éclosion, les larves passeront par 5 stades.
Ce n’est qu’à p ar tir du 4e stade que l’on peut commencer à voir les
ailes. Accouplement observé dès juin.
Taille : 2,6 à 3,1 cm.
Statut : cette libellule, que l’on appelle également demoiselle, est
une endémique d’Afrique du Nord-Ouest et de la péninsule ibé-
rique. Elle peut être localement abondante dans les marais où elle
est présente, comme à Dar Bouazza. On peut l’observer de mars
à novembre.
Habitat : tous types d’eaux courantes et stagnantes. Dans la Daya,
on la rencontre dans la végétation au bord de l’eau dont elle ne
s’éloigne guère.
Description : très petite libellule sombre à reets bleu vif. On
la reconnaît facilement à sa tache caudale bleu vif qui contraste
avec un abdomen sombre. Les mâles ont un ptérostigma (tache
au bout de l’aile) bicolore, sombre à la base, blanchâtre à l’apex.
Reproduction : le mâle s’attelle à la femelle à l’aide de ses appen-
dices anaux, pour former le tandem : posture typique lors de l’ac-
couplement. La femelle pond ensuite ses oeufs seule, elle insère
délicatement ses œufs à l’intérieur même de plantes aquatiques à
l’aide d’un minuscule poignard (l’ovopositeur) qui perce la tige ou
la feuille. Les œufs donneront une larve aquatique qui subira plu-
sieurs mues pour se transformer en adulte au printemps suivant.
J. FranchimontJ-P Joseph-Edouard J-P Joseph-EdouardJ-P Joseph-Edouard
 31  26  :
.        :
           
.    
     .     :
.       
   .      :
.           
.          
        :
       .  
  .      
          
.  
15  :
.         :
           :
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.     
 .(  )       :
 .          
.      
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   .     5   . 
       .    
.    
 13 :
.          :
          :
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     .      :
. 
            :
  .         
           
.     
      5      :
.       
 90  50 : 
           :
.      .
        :
.(   )      
           :
.    
       :
           :
         
( )          
. 3     
 
Vulcain
Vanessa atalanta
 
Guêpe maçonne
Sceliphron madraspatanum tubifex
  
Sphinx livournien
Hyles livornica
 
Phalène sacrée
Rhodometra sacraria
B. MaireJ. Franchimont J. Franchimont B. Maire
22 23
Taille : femelle (15-22 mm) mâle (13-19 mm).
Statut : présente à la daya du printemps à l’automne, grâce aux
températures plutôt clémentes qui règnent à Dar Bouazza.
Habitat : ne pas hésiter à regarder sur les bords de la zone hu-
mide, car les femelles viennent récupérer de la boue pour le nid.
Description : hyménoptère à pattes jaunes et noires. Le corps
parait séparé en deux parties reliées par une sorte de tige ne
appelée pétiole.
Comportement : les déplacements ressemblent à ceux d’une
guêpe. On voit les femelles sur les bords humides de la daya
malaxant la terre humide pour la construction du nid. On peut
aussi les observer chassant les araignées. Les mâles et les femelles
se nourrissent du nectar des eurs.
Reproduction : la femelle construit un nid fait de boue. Il est
xé sur un support (roche, poutre). Les cellules du nid sont
cylindriques et font environ 3 cm de long. Un œuf est pondu
sur la première araignée capturée, paralysée et introduite dans la
cellule. Plusieurs proies sont ensuite emmagasinées à l’intérieur
avant que la femelle ne bouche l’entrée. La larve consommera les
araignées stockées dans le nid avant de former un cocon translu-
cide et de se métamorphoser.
Taille : 50 à 65 mm d’envergure.
Statut : l’adulte vole à peu près toute l’année, en une ou deux
générations successives.
Habitat : peut se rencontrer partout, en ville comme à la cam-
pagne et dans les forêts; peut être observé dans les buissons eu-
ris et les ronciers entourant la daya.
Description : ailes brun foncé à larges bandes oranges et noires,
avec l’extrémité marquée de blanc aux antérieures ; lorsque le
papillon est posé, ses ailes peuvent se replier, en le rendant in-
visible en raison des couleurs sombres très mimétiques qui le
confondent avec son support.
Comportement : se pose souvent sur les eurs dont il absorbe le
nectar ; peut aussi se nourrir de fruits mûrs tombés au sol, dont
il pompe le jus fermenté.
Reproduction : les œufs sont déposés par l’adulte sur les feuilles
de l’ortie, dont la chenille se nourrit ; à la n de sa croissance, elle
se transforme en une chrysalide, pendue et dissimulée dans la
végétation, qui libérera le nouvel adulte quelques semaines plus
tard.
Taille : 60 à 80 mm d’envergure.
Statut : l’adulte est visible à peu près toute l’année, en deux géné-
rations successives (au printemps et à l’automne) ; les observa-
tions de printemps semblent cependant les plus nombreuses au
Maroc.
Habitat : un peu partout, dans des milieux très variés; peut être
observé dans les zones herbeuses et euries entourant la daya.
Description : comme tous les représentants de sa famille, ce
sphinx présente un très gros corps ; ses ailes sont brunâtres,
rayées de beige et de rosé.
Comportement : espèce nocturne, pouvant néanmoins s’activer
durant la journée ; on peut alors le voir volant sur place, en enfon-
çant sa trompe dans les eurs dont il butine le nectar.
Reproduction : les œufs sont déposés par l’adulte sur toute une
série d’espèces végétales sauvages (gaillet, oseille, etc.) ; la che-
nille, verte et marquée de noir, présente un petit appendice caudal
caractéristique de la famille ; la chrysalide hiverne, de même que
certains adultes.
Taille : 22 à 28 mm d’envergure.
Statut : l’adulte vole en deux générations successives, l’une au
printemps et l’autre à l’automne.
Habitat : zones humides et littorales, friches, maquis; peut être
observée dans les zones herbeuses entourant la daya.
Description : ailes jaune-pâles, traversées d’une ne bande rosée
caractéristique.
Comportement : espèce nocturne également active durant la
journée ; se pose dans la végétation, les ailes en toit (forme trian-
gulaire).
Reproduction : le régime alimentaire de la chenille se compose
de diverses espèces de petites plantes sauvages annuelles (re-
nouées, anthémis, etc.).
.65  50 : 
    .         :
.    
         :
     .     
          
.   
    .       :
.        
           :
            
.     
 80  60 :
( )         :
.           
          :
.  
            :
   
            :
.          
          :
 .          
.      
. 28  22 : 
.           :
 .       :
.     
.        :
    .       :
  
          :
. 
(19  13)  (  22  15)  :
           :
. 
            :
.   
          :
.  
           :
.      .     
.       
.( )         :
      3     
  .          
    .       
.      
 
Abeille charpentière
Xylocopa pubescens
 
Hoplie africaine
Hoplia africana
 
Cétoine des eurs
Aethiessa oralis
Taille : 25-30 mm.
Statut : présente du printemps à l’automne. La zone eurie est
plutôt une zone de nourrissage. La partie boisée pourrait être la
zone de nidication.
Habitat : les femelles observées se nourrissaient sur les eurs de
scolyme (cf page 17), etc. Elles sont donc visibles (posées) sur
les parties euries du site. Par contre, en vol, elles peuvent être
visibles sur toute la zone.
Description : ressemble morphologiquement à un gros bour-
don en plus rond et plus large. Les plus faciles à repérer sont les
femelles dont le thorax jaune contraste avec l’abdomen noir. Les
mâles sont jaunes. Les ailes sont brunes et la nervation est très
visible. Leur bourdonnement est assez fort et repérable.
Comportement : cette abeille charpentière est une pollinisatrice
très utile pour des familles de plantes très diverses comme les
fabacées (phénomène de Tripping) ou les solanacées (cf page 16)
(phénomène de Buzzing).
Reproduction : les femelles creusent un tunnel dans du bois
(bois tendre, humide de préférence). Le nid qui se construit en 1
semaine environ est composé de plusieurs cellules. Les femelles
garnissent chaque cellule d’un mélange de nectar et de pollen.
Deux mois sont environ nécessaires pour l’émergence de l’adulte.
Taille : 10-25 mm.
Statut : les adultes sont visibles sur la daya dès avril.
Habitat : Il faut les chercher là où les eurs à capitules sont
présentes. Les chardons sont de très bons repères pour les re-
cherches. Pour les larves, il faudrait fouiller le sol.
Description : scarabée noir avec des marques blanches variables
sur les côtés des élytres.
Comportement : phytophage. On les trouve notamment sur les
capitules des eurs de chardons. Parfois, on peut trouver 8 à 10
individus sur le même capitule : presque un bouquet !
Reproduction : les œufs sont pondus dans le sol. La larve, le fa-
meux « ver blanc » s’y développera également. Le troisième stade
est la nymphe d’où émergera le futur adulte.
Taille : 12-15 mm.
Statut : visible dès avril pour les adultes. Mais sa présence est très
courte sur le site.
Habitat : sauf à fouiller le sol pour trouver les larves, il vous fau-
dra vous concentrer sur la partie eurie de la daya. Chercher, aux
abords du lac, des eurs à capitule.
Description : petit scarabée jaunâtre avec de longues pattes
arrières.
Comportement : phytophage, Souvent notée sur les capitules des
eurs jaunes où elle est bien camouée.
Reproduction : après l’accouplement, les femelles pondent les
œufs dans le sol. Les larves s’y développeront en se nourrissant
notamment de racines. L’adulte émergera de la nymphe.
J-P Joseph-Edouard J-P Joseph-Edouard
24 9
Texte en
arabe
en cours
B. Endert
 25  10  :
          :
   .       :
.          
.         : 
          :
.      10  8  
      .     :
           
. 1512 :
          :
.
            :
.      
.       :
.          :
           :
.         
 30  20 :
          :
.      
         :
           .
.    
   :        :
.        
          
.  
)        :
(
           :
          . 
          
.  
J-P Joseph-Edouard
 
Gambusie
Gambusia anis
 
Anguille commune
Anguilla anguilla
Taille : 3 à 7 cm.
Habitat : on la trouve à la daya parce qu’elle peut supporter des
eaux à faible teneur en oxygène et quelle se plaît dans les eaux
calmes et chaudes.
Description : petit poisson marron, translucide : sa cavité abdo-
minale laisse apparaître ses viscères. La femelle est plus grosse
que le mâle : 7 cm pour la femelle et 3 cm pour le mâle.
Comportement : les gambusies se nourrissent de larves de
moustiques, de vers de vase, de puces d’eau ou même de têtards.
Elle a plusieurs prédateurs à la daya, comme les oiseaux pécheurs,
les tortues d’eau douce ou d’autres poissons comme l’anguille.
Reproduction : sa période de reproduction s’étale d’avril à oc-
tobre. Les mâles fécondent les œufs en introduisant leur gono-
pode (nageoires anales modiées) dans l’ouverture génitale des
femelles, qui une fois fécondées, pondent des œufs durant une
longue période. Les alevins font moins de 10 mm à leur nais-
sance. Ils se dispersent dans la végétation où ils continueront à
se développer jusqu’à atteindre leur maturité sexuelle six mois
après.
Taille : 40 cm à 150 cm pour les anguilles adultes.
Habitat : les habitats où vit l’anguille varient selon son stade de
développement. On peut aussi bien la trouver dans les ruisseaux
et les rivières que dans des mares isolées voire en mer.
Description : corps cylindrique et serpentiforme. Sa peau épaisse
est recouverte d’un mucus abondant favorisant sa locomotion.
Les femelles adultes peuvent atteindre le poids de 4 kg.
Comportement : poisson prédateur, nocturne, avec un régime
alimentaire très varié : poissons, écrevisses, escargots d’eau,
insectes aquatiques et aériens, voire déchets. Face à un obstacle
qu’elle veut dépasser, l’anguille peut parfois quitter l’eau et ramper
momentanément à même le sol.
Reproduction : le cycle et le déroulement de la reproduction de
l’Anguille d’Europe est l’un des plus spectaculaires dans le règne
animal, puisque l’adulte quitte son habitat continental et par-
court plusieurs milliers de kilomètres vers l’Ouest dans l’Océan
Atlantique, jusqu’à la Mer des Sargasses, où il se reproduit puis
meurt. Les jeunes anguilles (appelées civelles) font alors le che-
min inverse de retour jusqu’au continent (Afrique du Nord et
Europe), où elles remontent les cours d’eau jusqu’au lieu où elles
deviendront adultes.
B. Maire Fotolia
26 27
B. Endert
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7           
.  3     
         :
          
.         
           :
         
  .        
         10 
. 6     
  150  40    :

         :
.      
         :
. 4         
          :
         
          . 
.
           :
        
  «»        
)          
.          ( 
A. Bouazza A. Bouazza A. Bouazza A. Bouazza
  
Discoglosse peint du Maroc
Discoglossus scovazzi
 
Crapaud vert
Bufotes boulengeri
 
Crapaud de Mauritanie
Sclerophrys mauritanica
  
Grenouille verte d’Af. du Nord
Pelophylax saharicus
Taille : 5 à 8 cm.
Habitat : vit toujours au voisinage de l’eau qui peut être saumâtre
ou douce. Il fréquente des points d’eau tels que sources, dayas,
ruisseaux et canaux d’irrigation.
Description : petite grenouille à tête déprimée et au museau
pointu. Leur tympan, peu visible, est recouvert par la peau. Leur
pupille est arrondie ou, plus communément, triangulaire. La
coloration de leur robe est très variable : le dessus du corps est
généralement foncé à reets jaunâtres ou rougeâtres, le dessous
blanc crème est parfois moucheté.
Comportement : se nourrit d’invertébrés aquatiques et terrestres
notamment de coléoptères, mille-pattes et cloportes. Il reste gé-
néralement caché sous les pierres où une certaine humidité s’est
maintenue.
Reproduction : les accouplements peuvent avoir lieu à partir de
février et se prolonger jusqu’en novembre, avec une interruption
durant les mois chauds notamment dans les régions sèches où
les points d’eau sont temporaires. Chaque femelle pond environ
1000 œufs qui restent à la surface ou coulent sur le fond.
Taille : 5 à 10,5 cm.
Habitat : vit dans les milieux secs et ouverts. Recherche des
points d’eau ensoleillés peu profonds, pauvres en poissons et
végétation.
Description : marbrures vertes, peau granuleuse, glandes paro-
toïdes parallèles et allongées. Tête large avec des yeux à pupille
horizontale
Comportement : très terrestre et nocturne. Se nourrit d’insectes
et d’araignées…
Reproduction : les accouplements s’étalent de février jusqu’à
juin. Ponte d’un chapelet double, comportant jusqu’à 10000
œufs. Les cordons de 2 à 5 m de long reposent sur le fond ou s ont
étirés dans la végétation.
Taille : 13 à 15 cm.
Habitat : vit dans les zones relativement sèches, tout en veillant
toujours à rester à proximité des points d’eau, même temporaires.
Se rencontre dans les canaux d’irr igation, sources captées, abreu-
voirs et bassins d’eau.
Description : de couleur beige à olive, il a le dos parsemé de
taches allant de l’orange au rouge.
Comportement : crépusculaire et nocturne, peu actif dans la
journée. Dès la tombée du jour, il part à la recherche de ses proies :
cafards, coléoptères et autres insectes…
Reproduction : en principe, la femelle est beaucoup plus colo-
rée. Les mâles se caractérisent par un cri puissant pendant les
périodes de reproduction. Les femelles produisent entre 5 000
et 10 000 œufs.
Taille : 6 à 10 cm.
Habitat : strictement aquatique. Vit à proximité des points d’eau
naturels et articiels principalement permanents. Tolère les eaux
polluées. Aectionne les fossés d’irrigation, réservoirs et bassins
d’accumulation d’eau pour l’irrigation, lacs, étangs, ruisseaux et
rivières…
Description : coloration très variable, généralement avec un
fond vert-brun sur lequel il y a des taches plus sombres. Certains
individus sont complètement bruns et d’autres entièrement ver ts,
parfois avec une ligne centrale de couleur verte ou jaunâtre sur le
dos. Chasse habituellement les insectes terrestres et aquat iques et
même d’autres petits amphibiens.
Comportement : active jour et nuit presque toute l’année. S’ob-
serve souvent au bord de l’eau.
Reproduction : accouplements entre mars et mi-juillet. Les
femelles sont plus massives. Les mâles ont des sacs vocaux pairs
et des callosités nuptiales sur le doigt le plus interne de la patte
avant.
28 29
 8  5 :
   .       :
.  
    .       :
   .       . 
            
.  
          :
.       .  
            :
.           
        1000   
.  
 10  5  :
          :
.      
 .        :
.       .    
.    :
    .       :
      10000       
.         5  2
 15 13 :
            :
.            
           :
.  
   .       :
          
.
   .       :
. 10000  5000     .    
 10  6  :
  .         :
.        
         :
            
  .        
.    
            :
.
     .     :
          . 
.      
 
Tortue mauresque
Testudo graeca

Couleuvre vipérine
Natrix maura
  
Rainette méridionale
Hyla meridionalis
   
Emyde lépreuse
Mauremys leprosa
30 31
A. Bouazza A. Bouazza A. Bouazza A. Bouazza
Taille : 6 à 8 cm.
Habitat : aectionne tous types de plans d’eau riches en végéta-
tion. En journée, elle se maintient immobile dans les buissons ou
dans les interstices des roches.
Description : amphibien arboricole svelte. La face dorsale est
lisse et verte, parfois brune. Un bandeau noir parcourt les tempes
de l’animal. Elle possède des disques adhésifs au bout de ses très
longs doigts qui lui permettent d’adhérer à n’importe quelle sur-
face notamment sur les feuilles des arbres et arbustes où elle se
cache.
Comportement : en période de reproduction, elle chante de
jour comme de nuit avec un coassement unique et puissant.
Les rainettes se nourrissent de petits insectes, en particulier de
moustiques
Reproduction : les mâles chantent à partir de n mars. Les fe-
melles déposent jusqu’à 1000 œufs en petits paquets accrochés
aux plantes aquatiques généralement au printemps.
Taille : jusqu’à 25 cm (femelles) et 19 cm (mâles).
Habitat : plans deau, marais, oueds. Préfère les rives couvertes
d’une végétation dense, herbacée et arborée.
Description : tortue aquatique de couleur brune à olivâtre, pré-
sentant de nes lignes jaunes sur le cou. Les jeunes sont très colo-
rés avec des taches orangées.
Comportement : très aquatique, elle fait rarement des trajets
terrestres importants, à l’exception de la recherche de sites de
nidication par les femelles. Elle se réfugie et se dissimule parmi
les pierres, dans la vase du fond ou sous des racines immergées.
Les individus de cette espèce sont souvent observés en groupes là
où les conditions sont optimales (insolation, abris, nourriture...).
Omnivore, elle se nourrit d’insectes, d’amphibiens, de mol-
lusques, de crustacés, de poissons, de plantes et fruits…
Reproduction : les accouplements sont observés généralement
en mars-avril et les pontes s’étalent de mai à juin. La femelle
creuse un terrier pour y déposer les œufs (habituellement entre
3 et 14 œufs).
Taille : 14 à 25 cm.
Habitat : terrestre, elle fréquente aussi bien les forêts que les
plaines à végétation rase.
Description : sa carapace est bombée et ses côtés sont brusque-
ment descendants. Les mâles présentent un plastron concave et
une queue longue et épaisse. Les femelles présentent un plastron
plat ainsi qu’une queue courte.
Comportement : elle estive durant une période indéterminée
vers début août pour se protéger des gros pics de chaleur. Princi-
palement herbivore.
Reproduction : les accouplements commencent du début du
printemps jusqu’au début de l’été. Ils cessent entre juillet et août
lorsque les animaux sont en estivation et reprennent à partir du
mois d’octobre. La maturité sexuelle est atteinte vers l’âge de 7 à 8
ans chez les mâles, et 9 à 11 ans chez les femelles. La femelle eec-
tue plusieurs pontes annuelles (1 à 4) avec 1 à 7 œufs chacune.
Taille : 50 à 80 cm.
Habitat : inféodée aux milieux aquatiques. Elle s’adapte très bien
à toutes sortes de zones humides riches en poissons (sa nour-
riture principale) ou amphibiens, qu’elles soient stagnantes ou
courantes.
Description : serpent totalement inoensif. Coloration variable,
brun-rougeâtre, beige, marron, grise. Un zigzag parcourt souvent
son dos. Sa large tête est de forme triangulaire. Contrairement
aux vipères ses pupilles sont rondes. Très souvent elle sécrète un
liquide anal d’une odeur pestilentielle.
Comportement : généralement observée sur les rives ensoleil-
lées ou en action de chasse, au fond de l’eau, où elle prospecte
sous les pierres et dans les herbiers.
Reproduction : les accouplements ont lieu vers avril et mai, ce
qui correspond à la sortie d’hibernation. La période des pontes
est comprise entre le mois de juin et le mois d’août. Durant les
trois mois, la couleuvre pond une vingtaine d’œufs dans un lieu
humide et chaud.
 8  6  :
   .      :
.      
      .    :
      .     
          
. 
           :
.      . 
 1000          :
.           
.   19    25     :
.      .  
 :
           :
.       .
     .     :
.          
           
  )       
       .(
.   
           :
          .    
. 14  3
.25  14  :
.          :
 .         :
 .   .      
.     
            :
.  .  
           :
    .      
     87      .
     . ( 11  9)      
.   7  1   (4  1) 
. 80 50 :
           :
.        ( ) 
      .       :
.            
.           
.        
     .     :
    (... )     
 
.           :
  20   .        
.   
 
Nette rousse
Netta runa
 
Fuligule nyroca
Aythya nyroca
 
Canard colvert
Anas platyrhynchos
 
Sarcelle marbrée
Marmaronetta angustirostris
Taille : 50 à 60 cm de long ; 75 à 100 cm d’envergure.
Statut : sédentaire et hivernant.
Habitat : étangs, lacs, marais, côtes.
Description : gros bec jaune ou orange, queue courte, pattes
oranges, ailes larges avec miroir bleu foncé à bords blancs. Mâle :
grosse tête verte, étroit collier blanc, poitrine brun cannelle, reste
du corps gris sauf l’arrière noir. Femelle et mâle en éclipse entiè-
rement bruns.
Comportement : le canard colver t a un vol rapide, la tête et le cou
tendus en avant. Il se nourrit en surface, mais broute aussi des
végétaux au sol. S’il est essentiellement végétarien, il peut aussi se
nourrir de mollusques, d’insectes, de têtards, de petits poissons
et de leurs œufs.
Reproduction : nid souvent construit au sol, caché dans les
broussailles. La femelle dépose 8 à 10 œufs, à raison d’un œuf
chaque jour. L’incubation dure environ 30 jours, assurée par la
femelle seule. Les poussins sont nidifuges : ils quittent le nid après
l’éclosion, accompagnant leur mère, et nagent et se nourrissent
seuls.
Taille : 40 cm de long ; 70 cm d’envergure.
Statut : sédentaire et erratique, rare et localisée.
Habitat : étangs peu profonds à végétation fournie.
Description : petite et élancée, avec une queue et des ailes lon-
gues, et un bec sombre. Pattes sombres, plumage marbré avec
des taches crème sur le dessus, grosse tête avec une huppe sur la
nuque et une virgule sombre sur l’œil.
Comportement : c’est une espèce assez farouche, avec des
mœurs proches de celles des canards de surface, et des points
communs avec les fuligules. La Sarcelle marbrée est surtout végé-
tarienne, mais se nourrit aussi d’invertébrés, surtout en période
de reproduction.
Reproduction : la Sarcelle marbrée construit son nid entre avril
et juin. La ponte est de 7 à 14 œufs. La période d’incubation dure
de 25 à 27 jours. Les petits sont nidifuges.
Taille : 55 cm de long ; 90 cm d’envergure.
Statut : sédentaire et hivernant.
Habitat : lacs et étangs, marais avec roselières, lagunes, étangs
saumâtres peu profonds.
Description : taille moyenne, corps long et robuste, grosse tête
ronde. En plumage nuptial, le mâle a une tête orange et un bec
rouge; la poitrine, une partie de la queue et le ventre sont noirs.
Ses ancs blancs contrastent avec le dos brun foncé. La femelle est
d’un brun uni avec les joues claires.
Comportement : bascule et arrache sa nourriture (végétaux
aquatiques) depuis la surface en eau peu profonde, mais plonge
aussi pour chercher la nourriture jusqu’à 4 m. Active la nuit et
le jour, elle est essentiellement végétarienne, mais peut aussi se
nourrir de mollusques, crustacés, vers, insectes, petits poissons
et têtards.
Reproduction : le nid est construit au sol près de l’eau, sous les
roseaux ; il est garni de duvet. La femelle pond entre 8 et 12 œufs,
dont l’incubation dure entre 26 et 28 jours. Les canetons sont
nidifuges et prennent leur envol dans un délai de 40 à 50 jours.
Taille : 40 cm de long ; 65 cm d’envergure.
Statut : sédentaire et hivernant, rare et discret.
Habitat : lacs, étangs, marais.
Description : corps relativement court, de teinte générale mar-
ron-roux foncé, avec le dos plus sombre et les sous-caudales
blanches. Yeux blancs chez le mâle, bruns chez la femelle.
Comportement : surtout actif le matin et le soir, il est plutôt
discret. Le Fuligule nyroca est végétarien, se nourrissant essen-
tiellement de graines et de plantes aquatiques qu’il recueille en
surface ou sur les berges, mais il complète son alimentation avec
des invertébrés (crustacés, mollusques, insectes et leurs larves).
Reproduction : il niche dans les zones humides d’eau douce peu
profondes, riches en végétation. Le nid est construit par terre
à proximité de l’eau, parfois même sur un îlot de végétation en
plein milieu d’un lac. La ponte est de 7 à 10 œufs. L’incubation
dure environ 25 à 28 jours et est assurée par la femelle. Les petits
s’envolent après 55 jours.
B. Maire B. Maire Fotolia B. Maire
 100  75 :   60  50 :
 :
    :
          :
     .      
         
.       . 
 .         :
            
         .   
.      
10  8   .       :
  . 30        
.       
 90 :   55 :
   :
.        :
  .        :
     .      
  .       . 
.  
.     ( )    :
   .        
        
. 
          :
   1208     .  
       . 2826  
. 50  40  
65 :   40 :
      :
   :
.    -     :
.        -
.         :
          
       .  
.  
           :
.          
  28 25     10  07    
.     
. 70 :   40 :
.    :
.      :
 .        :
     .        
.    
           :
.        .  
           :
     27 25    . 14 7 
.  
32 33
 
Héron garde-bœufs
Bubulcus ibis
 
Grèbe castagneux
Tachybaptus rucollis
 
Canard souchet
Anas clypeata
 
Bihoreau gris
Nycticorax nycticorax
B. Bakass K. Laïdi K. LaïdiFotolia
34 35
Taille : 28 cm de long ; 40 cm d’envergure.
Statut : sédentaire et hivernant.
Habitat : tout plan d’eau à végétation fournie.
Description : le plus petit et le plus trapu des grèbes, avec une
petite tête arrondie, un cou court et un corps rond, un arrière
tronqué, un petit bec droit aux commissures pâles. Joues, gorge
et avant du cou brun-roux en plumage nuptial. Dessus brun et
dessous beige le reste de l’année.
Comportement : discret et farouche, reste longtemps caché,
mais peut aussi nager et plonger à découvert. Plonge sans cesse
à la recherche de sa nourriture, composée de larves d’insectes et
d’invertébrés aquatiques.
Reproduction : comme chez les autres grèbes; le nid est construit
avec des roseaux et branchages ns, il est plus ou moins ottant,
collé aux roseaux ou à la végétation émergée. La femelle pond 5
à 6 œufs. L’incubation est assurée par les deux parents pendant
20 à 27 jours. Les jeunes sont nidifuges et trouvent refuge sur le
dos des parents.
Taille : 65 cm de long ; 1 m d’envergure.
Statut : nicheur estivant, migrateur et hivernant occasionnel.
Habitat : étangs, marais, cours d’eau avec arbres.
Description : héron de taille moyenne, trapu, à bec court. Cou
large et court, queue courte. L’adulte présente la c alotte et le man-
teau noir ; ses ailes, sa queue et son croupion sont gris ; le juvénile
est brun, avec le dos et les ailes ponctués de taches pâles.
Comportement : se nourrit de poissons, grenouilles et insectes ;
il reste debout sans bouger et attend le passage de sa proie, qu’il
secoue fortement pour la tuer avant de l’avaler. Actif la nuit et
généralement observé à l’aube ou au crépuscule, il dort le jour
dans le bois d’eucalyptus ou dans la roselière de Dar Bouazza.
Reproduction : niche en colonies, souvent en compagnie de Hé-
rons garde-boeufs et d’Aigrettes garzettes; nid en branchettes ins-
tallé dans les arbres ou parfois dans les roseaux. La ponte est de 3
à 5 œufs. L’incubation, qui dure de 24 à 26 jours, est assurée par
les deux parents. Les poussins sont couvés par les adu ltes et nour-
ris par régurgitation. Ils quittent le nid au bout de trois semaines.
Taille : 45 à 52 cm de long ; 71 à 86 cm d’envergure.
Statut : oiseau nicheur résident, migrateur partiel, hivernant
européen.
Habitat : régions ouvertes, cultivées ou non.
Description : petit héron entièrement blanc nuancé d’orange sur
la poitrine et la tête. Bec jaune-orange.
Comportement : se nourrit d’insectes attirés et/ou dérangés par
le bétail, ou de déchets en fréquentant les décharges et dépotoirs.
Peut aussi s’alimenter dans les champs cultivés : on le voit souvent
suivre les charrues et consommer les vers et larves retournées
par le soc. Vit en groupes ; la nuit en particulier, se rassemble
en grand nombre dans des dortoirs (dans la roselière de Dar
Bouazza par exemple)
Reproduction : niche en colonies dans des arbres, parfois en
ville.
Taille : 44 à 52 cm cm ; 70 à 85 cm d’envergure.
Statut : hivernant.
Habitat : étangs, marais, bras morts des euves et des rivières.
Description : bec massif, allongé, aplati et élargi à son extrémité.
Chez le mâle, durant la période nuptiale, la tête est vert bouteille
avec des reets noirs, la poitrine est blanche, les ancs et le ventre
sont marron-roux et le haut du dos brun. Les ailes sur le dessus
sont gris bleuté avec un miroir vert. L’iris du mâle est jaune. La
femelle est brune.
Comportement : il mange des végétaux mais aussi des p etits ani-
maux aquatiques, crustacés, mollusques et plancton qu’il capture
en eau peu profonde ou en ltrant la couche proche de la surface
à l’aide de son large bec (l’appareil ltrant le plus perfectionné
chez les anatidés). Il vole le cou fort tendu, ce qui donne l’impres-
sion que les ailes sont très en arrière du corps.
Reproduction : le canard souchet se reproduit principalement
dans le nord et l’est de l’Europe. Son nid est construit à terre près
de l’eau et est garni du duvet de la cane. En avril ou en mai, la fe-
melle pond de 8 à 12 œufs dont l’incubation dure 22 ou 23 jours.
 40 :   28 :
.     :
.      :
      .    :
 .       
    .       
.  
           :
         .
. 
  .       :
06  05     .     
     27  26     
.      
 85    52   44  :
 :
.      :
    .       :
           
.      
.           
        :
          
          
.  
            :
8         .     
. 23  22     12
 1 :   65 :
.      :
.     :
         :
          
.
         :
 .         
             
.   
         :
     0503     . 
  .      26  24
.    
 85  70 :   52  45 :
.      :
.      :
          :
.- 
.         :
    .       
 .         
.        
.      :
  
Aigrette garzette
Egretta garzetta
  
Ibis falcinelle
Plegadis falcinellus
  
Spatule blanche
Platalea leucorodia
 
Crabier chevelu
Ardeola ralloides
B. Endert K. Laïdi B. Endert B. Bakass
36 37
Taille : 55 à 65 cm de long ; 1 m d’envergure.
Statut : hivernant, nicheur localisé. Espèce en expansion au
Maroc.
Habitat : marais à végétation fournie.
Description : son plumage est brun pourpré sombre, à reets
métalliques verts sur les ailes. Pattes longues adaptées à l a marche
dans l’eau, cou long. Le bec, long, mince et arqué vers le bas, est
très caractéristique. En vol, les pattes dépassent la queue.
Comportement : se nourrit en petits groupes dans les marais
à eau peu profonde. Mange des larves, des insectes et des gre-
nouilles. Son bec long et arqué lui permet de chercher la nour-
riture profondément dans la vase. Vole souvent à plusieurs et en
ligne ou en « V ».
Reproduction : niche en colonies dans les arbres ou dans les
roseaux. Le nid est fait de nes branches, et la ponte est de 3 à 4
œufs. L’incubation, assurée par les deux sexes, dure 3 semaines.
Les jeunes quittent le nid après 45 jours.
Taille : 40 à 50 cm de long ; 85 cm d’envergure.
Statut : migrateur visiteur d’été. Niche dans quelques zones hu-
mides côtières du nord du Maroc.
Habitat : lacs marécageux, étangs et rivières peu profondes, avec
roseaux, buissons et arbres.
Description : petit héron brun chamois à ailes blanches. En vol,
apparait presque tout blanc sauf le dos brun. Plumes de la nuque
allongées de couleur blanche et brune, bec bleuâtre à pointe
noire.
Comportement : se nourrit de petits poissons, de batraciens et
d’insectes. Isolé ou en petits groupes, marche dans les eaux peu
profondes et grimpe dans les roseaux.
Reproduction : niche en petites colonies dans les arbres, buis-
sons ou roseaux, souvent avec d’autres hérons. La ponte est de 5
à 6 œufs ; l’incubation dure de 22 à 24 jours ; les poussins restent
au nid environ 46 jours.
Espèce proche : encore plus petit et plus rare, le Blongios nain est
une autre espèce de héron qui niche dans la zone humide de Dar
Bouazza. Il est dicile à voir car il ne quitte guère les massifs de
massettes où il se reproduit.
Taille : 60 cm de long ; 1 m d’envergure.
Statut : nicheuse au Maroc où on la voit toute l’année. Des hiver-
nants arrivent d’Europe en automne.
Habitat : lacs marécageux de faible profondeur. La daya de Dar
Bouazza lui convient particulièrement bien.
Description : petit héron tout blanc avec un bec et des pattes
noires terminées par des doigts jaunes. Lélégance de son allure
contraste avec la disgrâce de son cri rauque : « Kraaaah ! »
Comportement : contrairement à la plupart des hérons qui
pêchent à l’aût et restent immobiles durant de longues minutes,
l’aigrette pourchasse activement ses proies dans l’eau peu pro-
fonde de la daya an de déloger petits poissons, grenouilles, mol-
lusques et autres invertébrés dont elle se nourrit.
Reproduction : grégaire, elle niche en colonies avec d’autres
espèces de hérons, en particulier les Hérons garde-boeufs. Les
nids sont des amas de branchages qui accueillent 5 œufs couvés
durant 3 semaines.
Taille : 90 cm de long ; 135 cm d’envergure.
Statut : migrateur de passage, hivernant en petits nombres, ni-
cheur très rare au Maroc.
Habitat : marais à vastes roselières, avec broussailles et arbres,
plans d’eau claire et marais salants.
Description : long bec noir à extrémité jaune ressemblant à une
spatule, plumage blanc avec une huppe fournie sur la nuque,
pattes sombres et tache ocre orange sur la poitrine.
Comportement : la Spatule blanche est un oiseau grégaire qui
vole le cou tendu. Se nourrit de mollusques, de crustacés et de
petits poissons. Pour les attraper, elle déplace son bec de droite à
gauche dans l’eau tout en avançant, souvent en groupes.
Reproduction : niche en colonies localisées, dans les arbres ou
dans les roseaux, à l’écart des autres espèces. La femelle pond 3
à 5 œufs et l’incubation dure 24 jours. Les petits commencent à
voler à partir de 7 semaines. Leur maturité sexuelle est atteinte à
l’âge de 3 ou 4 ans.
 85    50 40 :
          :
.
          .
.
          :
          
.     
         :
.       
         :
  06  05   .     
. 46       24  22  
           : 
.     
  :   60 :
.           :
       :
        :
.     
         :
         
.    
        :
5          . 
.     
  :   55 :
.       :
.     :
.          :
           
.     .  
         :
      .   
.        .   
         :
3      4  3    
. 45     
 135 :   90 :
.            :
      :
. 
   .        :
          
.
          :
           
.       
          :
 24    5  3     
           
. 4  3
B. Maire S. ZègresB. Maire
   
Foulque macroule, F. caronculée
Fulica atra, F. cristata

Faucon crécerelle
Falco tinnunculus
 
Gallinule poule d’eau
Gallinula chloropus
 
Busard des roseaux
Circus aeruginosus
Taille : 45-55 cm de long ; 140 cm d’envergure.
Statut : migrateur et hivernant européen, sauf au nord du Maroc
où la sous-espèce locale est sédentaire.
Habitat : lacs et marécages avec roselières.
Description : rapace élancé à longue queue et ailes étroites. C hez
le mâle, les ailes sont grises avec l’extrémité noire, la queue grise,
le dos brun, la tête et la poitrine claires. La femelle est brun foncé
avec la calotte, le cou et le bord antérieur des ailes jaunâtre.
Comportement : vole en cercles, les ailes légèrement relevées en
forme de V au-dessus du plan horizontal. Le vol nuptial est une
succession de piqués et de remontées rapides. Il est sociable et
dort en groupes dans des dortoirs. Se nourrit de petits mammi-
fères, de jeunes oiseaux aquatiques, de couleuvres et de batra-
ciens.
Reproduction : niche dans les roselières des marais. Nid installé
dans les roseaux. Pendant la période d’incubation et l’élevage des
poussins, le mâle nourrit la femelle et les jeunes. L’incubation
dure environ 36 jours.
Taille : 30 cm de long ; 50 cm d’envergure.
Statut : sédentaire, très commune à Dar Bouazza.
Habitat : petit lacs, marais et cours d’eau à végétation dense.
Description : de taille moyenne, pattes vertes, couleur gris foncé
à nuance brune sur le dessus et ligne blanche le long des ancs.
Bec rouge avec une pointe jaune. Côtés de la queue blancs. Les
deux sexes se ressemblent.
Comportement : souvent cachée dans la végétation, redresse et
hoche la queue lorsqu’elle marche, hoche la tête lorsqu’elle nage.
Elle a un régime alimentaire omnivore : végétation aquatique,
herbes, feuilles d’arbres, mollusques, insectes et vers. La Gallinule
poule-d’eau court à la surface de l’eau pour s’envoler. Le vol est
direct, rapide et puissant.
Reproduction : niche au milieu de la végétation aquatique dense.
Le nid se présente sous forme d’une cuvette garnie dherbe ; l’in-
cubation dure 3 semaines et il peut y avoir deux à trois pontes par
an ; les poussins quittent immédiatement le nid.
Taille : 38 cm de long ; 80 cm d’envergure.
Statut : sédentaires, les deux espèces nichent au Maroc, mais la
Foulque à crête est nettement plus rare que la Foulque macroule ;
la population hivernale de la Foulque macroule s’accroît aussi en
hiver, grossie par des individus venus d’Europe.
Habitat : lacs et lagunes peu profondes à végétation dense.
Description : corps rond et large de couleur noire, queue courte,
petite tête ronde avec bec et plaque frontale blancs. Durant la
période de nidication, la Foulque à crête a deux boules rouge
foncé sur le front.
Comportement : nage en hochant légèrement la tête, plonge avec
un petit saut et ressort rapidement, défend énergiquement son
territoire en se précipitant contre les intrus, court à la surface de
l’eau avant de s’envoler.
Reproduction : nid fait de végétaux, placé haut dans les rose-
lières ou à découvert, souvent sur la végétation immergée. L’incu-
bation dure trois semaines et les poussins quittent le nid au bout
de quelques jours.
Taille : 31-37 cm de long ; 68-78 cm d’envergure.
Statut : sédentaire.
Habitat : très répandu dans les milieux ouverts.
Description : petit rapace brun-roux aux ailes longues et poin-
tues et à la queue longue. Le mâle a la tête, la nuque et les côtés du
cou gris bleuté. Il a une moustache noire. Les pattes et les doigts
sont jaunes. La femelle a la tête et la nuque châtain clair, rayées de
brun foncé. La moustache est moins nette que chez le mâle. Elle
est plus grande que le mâle
Comportement : solitaire, il vit en couple uniquement pendant
la période de reproduction. Souvent posé sur les arbres, les py-
lônes ou les ls électriques. C’est un oiseau agressif, qui défend
son territoire avec une grande fermeté, expulsant même des
rapaces plus grands que lui. Il se nourrit surtout de rongeurs,
d’insectes et parfois de grenouilles, de reptiles et de vers. Son vol
est rapide et puissant. Il pratique souvent le vol stationnaire pour
mieux repérer ses proies, descendant par paliers, avant de s e lais-
ser tomber au sol.
Reproduction : le Faucon crécerelle niche sur une paroi rocheuse
ou un bâtiment. Il ne construit pas de nid. L’incubation qui dure
28 jours, est assurée par les deux parents, surtout par la femelle
qui est nourrie par le mâle.
38 39
140 :   55  45 :
       :
.     :
    .      :
   .        
.         
  .        :
     .      
. 
.        
  .        :
36          
. 
. 78  68 :   37  31 :
 :
     :
          :
            
   .       .
.       
           :
            
    .      
 .        
           
28      .       :
.         
50 :   30 :
 :
         :
          :
            
.   . 
           :
    :    .  
       .  
.  
         :
          
.      .   
80 :  38 :
      :
.        :
            :
        .  
.  
           :
          
. 
          :
    3   .   
.  
B. Endert
 
Echasse blanche
Himantopus himantopus
 
Oedicnème criard
Burhinus oedicnemus
  
Glaréole à collier
Glareola pratincola
 
Talève sultane
Porphyrio porphyrio
40 41
B. Endert B. Endert B. Maire B. Bakass
Taille : 45 à 50 cm de long ; 90 à 100 cm d’envergure.
Statut : sédentaire.
Habitat : lacs avec végétation dense (roseaux et joncs).
Description : remarquable par sa grande taille, son plumage
bleu foncé et un gros bec triangulaire rouge, une plaque frontale
rouge vif, de fortes pattes rouges à très longs doigts. Sous-cau-
dales blanches.
Comportement : farouche, se déplace avec grande facilité sur la
végétation aquatique grâce à ses longs doigts. Grimp e parfois sur
les roseaux, bat rapidement les ailes en vol, avec les pattes pen-
dantes, et nage s’il le faut. La Talève sultane est essentiellement
végétarienne : on la voit souvent saisir les tiges de roseaux d’une
patte et en consommer la moelle. A l’occasion, elle peut aussi
manger des œufs et de petits vertébrés.
Reproduction : elle niche dans les roselières, les terrains maréca-
geux et les berges humides des lacs. Nid ottant bien caché dans
la végétation, construit de feuilles mortes et de tiges de plantes
aquatiques. L’incubation, eectuée par les deux parents, dure 25
jours et les poussins quittent le nid au bout de 5 jours.
Taille : 37 cm de long (dont pattes de 20 cm de long) ; 75 cm
d’envergure.
Statut : nicheur, migrateur partiel et hivernant.
Habitat : eaux peu profondes des marais et dayas riches en végé-
tation palustre.
Description : élégant oiseau au corps blanc et aux ailes noires
avec de très longues pattes rose vif.
Comportement : le long bec n de l’échasse lui permet de saisir
avec précision les petits animaux (surtout des insectes) à la sur-
face de l’eau ou dans les herbes. C’est un oiseau sociable qu’on
rencontre généralement en petits groupes. Les échasses sont
moins nombreuses en hiver à Dar Bouazza : un bon nombre
d’entre elles migrent jusqu’au sud du Sahara vers les points d’eau
douce de la région sahélienne.
Reproduction : niche au sol, très près de l’eau. Les petits quittent
le nid dès l’éclosion et acquièrent vite leur autonomie, même si
les parents veillent encore sur eux durant quelques semaines.
Les échasses défendent leur nid et leur progéniture avec énergie
: Elles survolent de près l’intrus en poussant des cris stridents et
répétés « kvit ! kvit ! » et l’accompagnent jusqu’à ce qu’il soit loin.
Pendant ce temps, les poussins se tapissent au sol, parfaitement
immobiles, se fondant parfaitement dans leur environnement.
Taille : 42 cm de long ; 80 cm d’envergure.
Statut : nicheur résident, migrateur partiel ou hivernant en pro-
venance d’Europe.
Habitat : terrains secs et ouverts; il habite la b ande sableuse entre
la dune et la daya de Dar Bouazza.
Description : grand limicole au plumage brun strié de noir, lon-
gues pattes jaunes, bec jaune à pointe noire et gros œil jaune ca-
ractéristique. En vol, extrémité des ailes noire et blanche typique.
Comportement : c’est un oiseau nocturne ; timide et discret le
jour, il se réveille au crépuscule en poussant son chant mélan-
colique et sonore : « courr-li, cou-ourr-li ». Il se nourrit surtout
de gros insectes. La plupart des individus quittent Dar Bouazza
en automne pour aller passer l’hiver au sud du Sahara mais ils
reviennent assez tôt (début mars).
Reproduction : nid creusé dans le s ol sableux où la femelle pond
2 œufs. 2 jours après l’éclosion, les poussins marchent déjà et
suivent leurs parents. A la moindre alerte, ils se tapissent au sol,
dans une immobilité parfaite. Ils voleront à 1 mois ½.
Taille : 25 cm de long ; 60 cm d’envergure.
Statut : nicheur estivant au Maroc. Elle passe l’hiver au sud du
Sahara, entre le Sénégal et le Tchad.
Habitat : prairies humides et rivages de plans d’eau à végétation
basse et clairsemée. La prairie littorale au nord-est de la Daya de
Dar Bouazza -qui devient un lac les années pluvieuses- est un
bon site de nidication, mais elle risque malheureusement d’être
construite sous peu. La glaréole a fortement régressé au Maroc
ces dernières années suite à l’urbanisation du littoral.
Description : limicole à l’allure de grosse hirondelle avec ses lon-
gues ailes, ses pattes courtes et sa queue fourchue. Plumage brun,
gorge jaune cerclée de noir, ventre et croupion blancs, bec noir
à base rouge.
Comportement : la glaréole a des mœurs aériennes. De son vol
rapide et souple, elle pourchasse toutes sortes d’insectes volants.
C’est un oiseau très sociable toute l’année.
Reproduction : les glaréoles nichent en colonies. Lorsqu’un
homme approche, les parents simulent une blessure en se traî-
nant au sol pour faire diversion et attirer l’intrus loin du nid.
. 100  90 :  50   45 :
. :
     :
         :
-         .
.
.         :
.       .  
        .  
     .   
.
   .       :
  .        
. 5      25    
.75 :  ( 20 )  37 :
.    :
.     :
          :
.
         :
     .     
           . 
.         
           :
   .         
        .  
.            
 80 :   42 :
          :
. 
         :
.  
.          :
           
.    
          :
     « » . 
          
.   
            :
      .     
.       
 60 :   25 :
         :
. 
.          :
           
     .     
.      
 .         :
     .     
. 
         :
.    
       .   :
.         
 
Bécasseau variable
Calidris alpina
  
Chevalier cul-blanc
Tringa ochropus
   
Chevalier gambette
Tringa totanus
 
Gravelot à collier interrompu
Charadrius alexandrinus
Taille : 16 cm de long ; 40 cm d’envergure.
Statut : nicheur résident ou migrateur partiel ; hivernant en pro-
venance d’Europe.
Habitat : côtes sableuses, salines, bordures des marais.
Description : petit échassier brun clair sur le dessus, blanc en
dessous, collier sombre interrompu au niveau de la poitrine.
Comportement : il court tellement vite qu’on dirait une petite
boule de plumes sans pattes qui fonce à tout allure au ras du sol.
S’arrêtant brusquement, il tapote la vase de sa patte avant d’en
extraire de son bec court et droit de petits invertébrés. Il est aussi
très adroit et rapide au vol.
Reproduction : les années sèches, il niche sur les bordures fraî-
chement asséchées de la daya. Les poussins quittent le nid som-
maire dès la naissance. Pour détourner l’attention de prédateurs
s’approchant du nid ou des poussins, les adultes jouent la comé-
die en se traînant au sol, ailes pendantes, simulant une blessure.
Espèces proches : on peut rencontrer 2 autres espèces de gravelots à
Dar Bouazza, à plumage plus foncé, collier pectoral complet, pattes
jaunes et tête plus bariolée : le Petit Gravelot, qui niche au Maroc
surtout le long des oueds et le Grand Gravelot, hivernant venant
d’Europe, commun l’hiver sur la daya.
Taille : 19 cm de long ; 34 cm d’envergure.
Statut : migrateur de passage et hivernant. Niche dans le nord de
l’Europe et passe l’hiver en Afrique de l’Ouest.
Habitat : marais et vasières.
Description : petit échassier à bec et pattes assez longs et noirs.
Gris-brun dessus, blanc dessous, sans critère distinctif particu-
lier. Acquiert l’été une grande tache noire sur le ventre.
Comportement : en hiver, on le voit patauger sur les bordures
peu profondes de la daya, dos vouté et tête baissée, s’arrêtant sans
cesse pour sonder la vase à la recherche de vers, petits mollusques
et crustacés. Il fréquente aussi l’estran où il vit au rythme des ma-
rées, se nourrissant à marée basse et se reposant à marée haute,
indépendamment du jour ou de la nuit. Vole très vite (jusqu’à 80
km/h) et très bien.
Reproduction : niche dans les landes et toundra d’Islande, de
Scandinavie et du nord de la Russie.
Espèces proches : d’autres espèces de bécasseaux venues du grand
nord s’arrêtent à Dar Bouazza lors des passages migratoires, cer-
taines plus grandes que le Bécasseau variable, comme le Bécasseau
maubèche et le Bécasseau cocorli, d’autres plus petites comme les
Bécasseaux minute et de Temminck.
Taille : 20-24 cm de long ; 42 cm d’envergure.
Statut : hivernant au Maroc.
Habitat : marais, lacs et tourbières.
Description : dessus noirâtre contrastant avec le dessous blanc,
croupion blanc, queue blanche barrée de noir. Cercle orbital
blanc. Pattes verdâtres.
Comportement : fait des haltes en migration, seul ou en petits
groupes au bord des zones humides. C’est un oiseau farouche,
souvent repéré seulement lorsqu’il s’envole, prenant rapidement
de l’altitude et s’éloignant très rapidement en zigzag. Se nourrit
d’invertébrés et d’insectes.
Reproduction : se reproduit en Scandinavie et en Russie. Comme
le proche Chevalier sylvain, c’est l’un des très rares échassiers de
rivage qui est arboricole : il niche dans les arbres, souvent dans
un ancien nid de grive, de pigeon ou d’écureuil. La ponte est de 4
œufs couvés pendant 20 à 23 jours.
Espèce proche : le Chevalier sylvain, qui est plus clair et plus tache-
té que le culblanc, s’arrête aussi fréquemment sur la daya de Dar
Bouazza pour reprendre des forces entre deux étapes migratoires.
Taille : 25 cm de long ; 50 cm d’envergure.
Statut : migrateur de passage et hivernant.
Habitat : prairies humides et marais.
Description : limicole de taille moyenne, longues pattes de cou-
leur rouge-orange, long bec à base orange, plumage brun dessus,
poitrine rayée, ancs tachetés et cercle oculaire pâle.
Comportement : le chevalier gambette se nourrit à la surface le
long des rivages rocheux, sablonneux ou vaseux. Il marche d’une
allure aisée et rapide. En migration, on le voit seul ou en petits
groupes au milieu d’autres limicoles. Il migre la nuit. Erayé, il
donne l’alerte en poussant de bruyants « tiiiû ! ».
Reproduction : niche dans le nord et l’est de l’Europe. Le nid est
une dépression peu profonde creusée dans le sol. L’incubation,
eectuée par les deux parents, dure 25 jours. Un jour après l’éclo-
sion, les poussins quittent le nid et se nourrissent seuls sous la
surveillance des parents.
B. Bakass B. Bakass
Fotolia
B. Maire
42 43
.34 :   19 :
       .     :
.
.   : 
   .       :
.           . 
           :
          . 
  .         .
.(/80)   .       
.          :
             : 
 .         .
.     
 40    16 : : 
.   .     :
.     :
             :
.   
            :
       .     
.         
           :
          
.          
               : 
.    
           
.    .   
 42 :   24  20 :
   :
.    :
           :
.     
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      . 25    
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 
Goéland d’Audouin
Ichthyaetus audouinii
 
Goéland brun
Larus fuscus
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Sterne naine
Sternula albifrons
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Bécassine des marais
Gallinago gallinago
J. Franchimont B. Bakass B. EndertB. Bakass
Taille : 25 de long (dont 7 cm pour le bec) ; 45 cm d’envergure.
Statut : migrateur de passage et hivernant.
Habitat : tourbières, marais, prairies humides à végétation basse
et fournie.
Description : très long bec droit de couleur noire, pattes courtes
et posture souvent accroupie. Le plumage est brun avec des
bandes ocre-jaune sur la tête et le dos, queue de couleur fauve
nement barrée de noire, ancs barrés et ventre blanc.
Comportement : passe souvent inaperçue. Dérangée, elle décolle
brusquement, vole en zigzag, bec incliné vers le bas, prend de
l’altitude et s’éloigne. La Bécassine des marais consomme vers,
insectes, mollusques et crustacés. Elle se nourrit dans la boue
molle en picorant ou sondant la vase de son long bec.
Reproduction : se reproduit dans le nord et l’est de l’Europe. Nid
sous forme d’une dépression peu profonde sur le sol, bien caché
sous la végétation.
Espèce proche : la Bécassine sourde, petite cousine de la Bécas-
sine des marais, hiverne aussi à Dar Bouazza. Elle est tellement
conante en son camouage qu’elle ne s’envole que si on lui marche
pratiquement dessus, d’où son nom !
Taille : 50 cm de long ; 125 cm d’envergure.
Statut : surtout de passage et hivernant (quelques cas de nidica-
tion au nord du Maroc sur les côtes méditerranéennes)
Habitat : îlots rocheux, côtiers ou pélagiques, baies et plages
sablonneuses.
Description : manteau et dessus des ailes gris clair. Cou, poitrine
et ventre blancs. Bec rouge foncé, iris sombre, pattes gris foncé.
Ailes longues et étroites, à pointe noire avec de petites taches
blanches.
Comportement : mange surtout des poissons qu’il pêche en sur-
face ou en plongées peu profondes. Dépendant étroitement des
ressources maritimes, il ne s’éloigne jamais de la mer. Il vient sou-
vent prendre des bains d’eau douce dans la daya de Dar Bouazza.
Reproduction : niche en colonies de quelques couples à plusieurs
centaines, sur des îlots rocheux peu fréquentés. Le nid est une
excavation peu profonde garnie d’algues. La ponte est de 3 œufs,
incubés entre 26 et 33 jours.
Statut : migratrice, visiteuse d’été.
Habitat : plages ou îles sablonneuses avec graviers et végétation
basse, lacs, cours d’eau.
Description : petite sterne à ailes étroites, front blanc, calotte
noire et trait loral noir, bec jaune à pointe noire, pattes oranges,
queue courte, rémiges primaires externes plus noires que chez
les autres sternes.
Comportement : se nourrit de petits poissons (surtout des gam-
busies à Dar Bouazza) qu’elle capture en plongeant. Elle pratique
le vol stationnaire à quelques mètres de hauteur en battant rapi-
dement des ailes, avant de piquer sur sa proie. Les plongeons
peuvent être répétés à rythme rapide.
Reproduction : la Sterne naine niche en petites colonies sur les
plages. Le nid est une faible dépression creusée dans le sol. Les
pontes ont lieu en mai et juin. La couvée se compose de 2 ou 3
œufs, dont l’incubation, assurée par les deux parents, dure envi-
ron 22 jours. Les poussins volent au bout de 4 semaines.
Taille : 48-56 cm de long ; 117-134 cm d’envergure.
Statut : hivernant en provenance d’Europe du nord (îles britan-
niques, Scandinavie, Pays-Bas,…)
Habitat : marin. Côtes, estuaires, ports, lacs intérieurs, réser-
voirs et décharges.
Description : les juvéniles de 1ère année sont sombres sous les
ailes, avec le croupion blanc, les pattes couleur chair. Le bec et
l’œil noir. Adulte, la troisième année, il a un manteau gris foncé
à noir, acquis à partir du 2ème hiver. Le reste du corps est blanc.
Les pattes sont jaunes à jaune orangé. Le bec est jaune, avec une
tache rouge sur la mandibule inférieure. L’œil est jaune avec un
cercle orbitaire rouge.
Comportement : vit en grands groupes. Le goéland brun est un
«pirate» des plages, un charognard qui suit les bateaux de pêche
à la recherche de déchets. C’est un omnivore. Il a un vol puissant,
impressionnant par son amplitude et ses décrochements rapides
en piqué.
Reproduction : le goéland brun niche en colonies dans le nord
de l’Europe, sur le sol ou les falaises côtières, dans les dunes et
les landes marécageuses. Le poussin est nourri principalement
par la femelle jusqu’à l’âge de 42 jours. Quand il a faim, il donne
des coups sur la tache rouge du bec de l’adulte, provoquant ainsi
la régurgitation.
44 45
 45    (7 )  25 :
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           
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     .   
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.            . 
 125    50 :
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           
.
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        .  