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Projet collectif de recherche Réseau de lithothèques en Nouvelle Aquitaine. Rapport d'activité 2018

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Le programme collectif de recherche, « Réseau de lithothèques en Nouvelle-Aquitaine » existe depuis 3 ans. Il joue un rôle important dans la consolidation d’une structure coopérative de recherche à l’échelle régionale et nationale. Le présent rapport expose un état de l’art des activités menées à bien en 2018 pour participer de façon efficace à la mise en place d’un projet de grande envergure : proposer aux préhistoriens des référentiels opérationnels (lithothèques accessibles, échantillons classés et caractérisés, localisation des gîtes par système de géoréférencement) ainsi qu’une méthode de détermination pluridisciplinaire et évolutive. Ce puissant outil, une fois couplé à la technologie lithique, permet une meilleure connaissance de la provenance et de la circulation des silex au sein des réseaux préhistoriques. Cette année le PCR a été financé par le Ministère de la Culture et de la communication et la SARL Paléotime dans le cadre des opérations programmées. En outre, il a bénéficié d’un soutien constant du Musée national de Préhistoire des Eyzies-de-Tayac-Sireuil et des laboratoires PACEA et CRP2A de Bordeaux. Grâce à ces financements, ces partenariats et les contributions des membres du programme, nous pouvons présenter un bilan encourageant qui devrait permettre en 2019 de mettre à la disposition des personnes concernées une base de données actualisées et harmonisées sur les matières premières lithiques d’une partie du Bassin d’aquitaine (entre Charente et Lot). Cette opération a été menée pour répondre aux attentes des membres du CTRA après l’avis du rapporteur au début de l’année 2018. La synergie au sein du groupe a permis de mettre en place un réseau régional plus efficient. On peut déjà avancer les points positifs suivants : > la formation des membres du PCR aux méthodes de diagnoses reconnues à l’échelle nationale ; > la réunion en un même lieu de deux collections de référence au niveau des matières premières lithiques ; > la décision de mettre à jour la lithothèque de PACEA, la constitution de bases de données harmonisées ; > la poursuite de l’état des lieux des fonds lithothèques ; > l’intégration de nouveaux membres ; > une série d’applications aux objets archéologiques ; > un retour sur le terrain ; > un meilleur partage des informations ; > la valorisation de certains résultats. En outre, la qualité des publications interdisciplinaires témoigne du dynamisme de l’activité. Pour l’année 2019 les membres du bureau ont décidé de travailler sur les axes suivants : • Axe 1 : formation à la caractérisation des silex, utilisation des nouvelles fiches ; • Axe 2 : développement de l’outil lithothèque, poursuivre le travail sur les lithothèques du Musée National de préhistoire des Eyzies-de-Tayac et de Pacea ; • Axe 3 : mise en place d’un niveau d’activité en équilibre dans chacun des douze départements de la grande région en commençant le même type de récolement sur les autres lithothèques ; • Axe 4 : normalisation des critères descriptifs ; • Axe 5 : applications au mobilier archéologique ; • Axe 6 : exploration des méthodes et des outils pour faire évoluer la caractérisation des silex ; • Axe 7 : progression de la mutualisation des bases de données et de la valorisation des résultats, afin d’enrichir un pôle de compétences pluridisciplinaires régional intégrable au projet national. Les différents axes sélectionnés sont à la fois didactiques, patrimoniaux, sans oublier la recherche- développement et la valorisation-diffusion. Ils témoignent du dynamisme d’une équipe en construction, de plus en plus interactive au fil des ans. Ces axes recentrés sur les méthodes et les outils nécessaires aux récolements des lithothèques et des référentiels régionaux sont complémentaires. Ils doivent permettre de poser les bases d’une structure offrant la possibilité à toutes les personnes concernées de bénéficier de données solides et harmonisées. Même si ce programme n’a pas encore atteint un niveau suffisant pour prendre en compte de façon efficiente la totalité des géoressources en présence, il mérite d’être poursuivi pour plusieurs raisons. Il réunit chaque année un groupe de participants convaincus de l’importance d’une telle démarche collective à l’échelle de la région. Il est déjà partie prenante d’un projet national, le GDR SILEX coordonné par C. Bressy-Léandri. Il fait progresser les connaissances sur la question des comportements des Hommes préhistoriques en Nouvelle-Aquitaine mais aussi dans les régions environnantes. Il a permis de créer de nouveaux liens au sein de la communauté des préhistoriens. Cette synergie en construction va faciliter les contacts et les échanges d’informations. C’est sans doute la meilleure solution pour résoudre les problèmes posés par certains silex d’origine lointaine. La mise aux normes nationales des lithothèques, la formation aux nouvelles méthodes d’inventaire et de caractérisation, la normalisation des critères descriptifs, la recherche fondamentale sur la caractérisation des silex, la mutualisation des données, doivent permettre à toutes les personnes concernées d’utiliser un langage et un bagage commun et en cela participer au développement de la pétroarchéologie, de la tracéologie, de la taphonomie et de la géoarchéologie tout en améliorant le dialogue entre les acteurs de ces différentes disciplines.
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Article
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The Middle Palaeolithic of southwestern France has long been a testing ground for models of Neanderthal lithic assemblage variability and mobility strategies. Advances in our understanding of the lithological structure of the northern Aquitaine Basin combined with numerous raw material studies allows connections between different areas of the region to be revealed based on the movement of particular ‘tracer’ materials. By comparing technological data with raw material transport patterns elements of Late Neanderthal techno-economic behaviour emerge. Raw materials were transferred over longer distances in both the Levallois and Quina techno-complexes compared to the Discoid techno-complexes, where evidence for similar movements are almost entirely absent. Comparing these patterns of raw material provisioning and transfer against the distribution of key Middle Palaeolithic sites forms the basis of a new model for the territorial organisation of Late Neandertal groups in the Aquitaine Basin to be built.
Article
Post-depositional modifications or alterations of the surface of lithics artefacts have been characterised at both macroscopic and microscopic scales by means of qualitative criteria. Here we introduce a new methodology for the study of surface alterations based on roughness measurements using confocal microscopy. This new approach allows for a quantified and reproducible distinction between various states of alteration among geological samples and archaeological material from a level attributed to the Châtelperronian at La Roche-à-Pierrot (Saint-Césaire, France). This site, perhaps best known for discovery of Neanderthal remains in a level attributed to the Châtelperronian, plays a critical role in questions concerning the emergence of the Upper Palaeolithic and its relation to the appearance of anatomically modern humans in Western Europe. In this context, the question of the chrono-cultural integrity of the Châtelperronian at Saint-Césaire is crucial. Our results demonstrate considerable variability in surface alterations among a sample of specific artefacts, Châtelperronian points, and those collected in the immediate vicinity of the Neanderthal remains and thus reinforces previous arguments concerning the unreliability of the Neanderthal-Châtelperronian association at Saint-Césaire. This pilot study equally confirms the potential of roughness analysis for both taphonomic and use-wear studies of lithic industries.
Article
Chert alteration in Paleolithic contexts, generally known as “patina” by prehistorians, has long been recognized. Originally, different types of “patina” were defined as “white patina”, “glossy patina”, or “porcelain-like patina”, all of which involved changes in the color and/or roughness of the initial raw material. Alteration degrees are used in many research fields like taphonomy, petroarchaeology or use-wear analysis; however most of these studies are still based on qualitative descriptions using a wide range of terms that bring about confusion. In this paper, we present first the results of an inter-observer's blind-test where color and roughness are described at macroscopic scale. Secondly, we use quantitative methods to compare archaeological and experimental altered silicifications: light spectrometry and confocal microscopy are used to quantify color and roughness. We show here how macroscopic qualitative descriptions could lead to confusion because of the lack of calibration and the number of terms used differently by each one. We demonstrated the efficiency of quantitative methods as light spectrometry and confocal microscopy that will significantly enhance studies of surface alteration in terms of taphonomy, use-wear analyses, and petroarchaeology issues as well as interdisciplinary discussions.
Article
The earliest evidence of flint and chert heat treatment was found in the ~21.5–17 ka old European Solutrean culture. The appearance of pyrotechnology as part of the production of stone tools has important implications for our understanding of Upper Palaeolithic technological evolution and the specific adaptations during the last glacial maximum in Europe. However, the techniques and procedures used to heat-treat rocks during the Solutrean remain poorly understood. No direct archaeological evidence has so far been found and the most promising approach is to understand these techniques by determining the parameters with which flint and chert were heated at that time. In this study, we investigate the heating temperature of 44 heat-treated laurel-leaf points from Laugerie-Haute, using a non-destructive technique based on infrared spectroscopy. Our results document that most of the artefacts were heated to a narrow interval of temperatures between 250 °C and 300 °C. This indicates a standardized technique that allowed to created similar conditions during successive heating cycles. The implications of these results for our understanding of the technical complexity during the Solutrean must be discussed in the light of different heating techniques used at different places and periods.