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Grottes, abris, et cours d’eau souterrains : Sites d’importance rituelle dans les Highlands de Papouasie Nouvelle-Guinée / Höhlen, Unterstände und unterirdische Wasserwege: Orte von ritueller Bedeutung im Hochland von Papua-Neuguinea [Caves, rock shelters, and water holes: ritual sites in the Highlands of Papua New Guinea].

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Grottes, abris, et cours d’eau souterrains : Sites d’importance rituelle dans les Highlands de Papouasie Nouvelle-Guinée / Höhlen, Unterstände und unterirdische Wasserwege: Orte von ritueller Bedeutung im Hochland von Papua-Neuguinea [Caves, rock shelters, and water holes: ritual sites in the Highlands of Papua New Guinea].

Abstract and Figures

(FR) Grâce aux conditions karstiques particulières sur un terrain dominé par des massifs calcaires énormes et des fortes pluies, les Highlands intérieurs de Papouasie Nouvelle-Guinée sont riches en grottes, abris sous roche et réseaux de drainage souterrains qui relient plusieurs trous d’eau ou pertes. Au sein du territoire de la tribu des Mbowamb et des Tuman près de Mt. Hagen, plusieurs de ces sites ont une importance rituelle et mythologique. Ces sites peuvent également avoir un potentiel préhistorique, comme tant d’autres sites en Nouvelle- Guinée. Nos prospections spéléologiques récentes, ainsi que nos données anthropologiques recueillies depuis les années 1970 sur les traditions orales se rapportant à ces sites, pourraient servir de base pour des recherches futures. (DE) Aufgrund der besonderen Karstbedingungen in diesem Land, das von riesigen Kalksteinmassiven und starken Regenfällen dominiert wird, ist das Hochland im Inneren von Papua-Neuguinea reich an Höhlen, Felsunterständen und unterirdischen Entwässerungssystemen, die mehrere Wasserlöcher oder Schlucklöcher verbinden. Auf dem Gebiet der Stämme der Mbowamb und Tuman in der Nähe von Mt. Hagen haben viele dieser Stätten eine rituelle und mythologische Bedeutung. Diese Stätten können auch prähistorisches Potential haben, wie viele andere Stätten in Neuguinea. Unsere jüngsten speläologischen Untersuchungen sowie unsere seit den 1970er Jahren gesammelten anthropologischen Daten zu den mündlichen Überlieferungen in Bezug auf diese Orte könnten als Grundlage für zukünftige Forschungen dienen.
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STALACTITE 69, 1-2, 2019 29
Höhlen, Unterstände und
unterirdische Wasserwege:
Orte von ritueller Bedeutung
im Hochland von Papua-
Neuguinea
Grottes, abris, et cours
d’eau souterrains :
Sites d’importance rituelle
dans les Highlands de
Papouasie Nouvelle-Guinée
Natalie Uomini
1
*, Neil Smith
2
& Henry Dosedla
3
*
Traduction : Jean-Louis Regez
Zusammenfassung
Aufgrund der besonderen Karstbedingungen in diesem
Land, das von riesigen Kalksteinmassiven und starken
Regenfällen dominiert wird, ist das Hochland im Inneren
von Papua-Neuguinea reich an Höhlen, Felsunterständen
und unterirdischen Entwässerungssystemen, die mehrere
Wasserlöcher oder Schlucklöcher verbinden. Auf dem
Gebiet der Stämme der Mbowamb und Tuman in der Nähe
von Mt. Hagen haben viele dieser Stätten eine rituelle
und mythologische Bedeutung. Diese Stätten können
auch prähistorisches Potential haben, wie viele andere
Stätten in Neuguinea. Unsere jüngsten speläologischen
Untersuchungen sowie unsere seit den 1970er Jahren
gesammelten anthropologischen Daten zu den mündlichen
Überlieferungen in Bezug auf diese Orte könnten als
Grundlage für zukünftige Forschungen dienen.
Einleitung
Das Hochland von Papua-Neuguinea (PNG) ist geprägt
von riesigen Kalkmassiven mit starken Regenfällen und
vielen Karsterscheinungen. Die höchsten Gipfel erreichen
4500 m, die Ortschaft von Mt. Hagen liegt auf 1600 m,
und der Mont Hagen erreicht 3778 m
(Fig. 2)
. Das Wahgi-Tal
Résumé
Grâce aux conditions karstiques particulières sur un
terrain dominé par des massifs calcaires énormes et
des fortes pluies, les Highlands intérieurs de Papouasie
Nouvelle-Guinée sont riches en grottes, abris sous roche
et réseaux de drainage souterrains qui relient plusieurs
trous d’eau ou pertes. Au sein du territoire de la tribu des
Mbowamb et des Tuman près de Mt. Hagen, plusieurs
de ces sites ont une importance rituelle et mythologique.
Ces sites peuvent également avoir un potentiel
préhistorique, comme tant d’autres sites en Nouvelle-
Guinée. Nos prospections spéléologiques récentes, ainsi
que nos données anthropologiques recueillies depuis les
années 1970 sur les traditions orales se rapportant à ces
sites, pourraient servir de base pour des recherches futures.
Introduction
Les Highlands de Papouasie Nouvelle-Guinée (PNG) sont
caractérisés par des massifs calcaires énormes avec des
fortes pluies et beaucoup de phénomènes karstiques. Les
plus hauts sommets at teignent 4500 m, la ville de Mt. Hagen
est à 1600 m, et le pic Mont Hagen atteint 3778 m (Fig. 2).
La Vallée Wahgi a été un grand centre d’invention de
FORSCHUNG IM AUSLAND / EXPLORATION À L‘ÉTRANGER
1 Max-Planck-
In stitut für
Menschheits-
geschichte, Jena
(traduck@gmail.
com)
2 Unabhängig /
indépendant
3 CINDIS, Heiden-
reichstein, Öster-
reich (h.dosedla@
web.de)
* korrespondie-
rende Autoren /
auteurs corres-
pondants
Fig. 1. Auf dem
Weg zur Höhle
Pantwalg Ku.
Fig. 1. Sur le
chemin de la grotte
Pantwalg Ku
.
30 STALACTITE 69, 1-2, 2019
war vor 9000 Jahren ein grosses Zentrum der Erfindung
der Landwirtschaft (Bulm er & Bulmer 1964, golson et al.
2017). Das sumpfige Wahgi-Plateau wurde in den 1960er
Jahren von der australischen Regierung drainiert, um
neues Ackerland zu schaffen.
Menschen, die im Hochland von PNG leben, haben
Höhlen seit langer Zeit in ihren Mythen und Traditionen
aufgenommen (DoseDl a 1978, 2012, siehe auch Brook
et al. 1977). Die anthropologische Arbeit von Dosedla
1970 bis 1972 beim Stamm der Mbowamb in der Nähe
von Mount Kuta (Mt. Hagen, Provinz Western Highlands)
profitierte von der Tatsache, dass diese Bevölkerung
die erste Generation mit Kontakt zu Europäern war.
Traditionen – wie das Wissen über wildlebende essbare
und medizinische Pflanzen, Rituale und Lieder, die
Verwendung von Pflanzen zur Herstellung von Kleidung
und Fallen, Glauben – wurden immer noch praktiziert
(DoseDla 1974, 1975, 1978 a, 1978b, 1984a, 1984b, 1987,
1990, 2012). Dies ist nicht mehr der Fall, ein Thema, das
wir in der Diskussion erneut aufgreifen.
Mündliche Überlieferungen in der Melpa-Sprache
(DoseDla ibid.; DoseDla & kr auliz 2009) haben gezeigt,
dass Karstorte für die kulturellen Praktiken (DoseDla
2012) der Stämme rund um den Mount Hagen von
grosser Bedeutung sind. Eine Fülle traditioneller
Geschichten sind in rituellen Liedern enthalten, in
denen bestimmte Orte erwähnt werden, die durch
den Flug eines mythischen Vogels verbunden sind
(das erinnert an die „Liedlinien“ der australischen
Aborigines). Die Stätten sind alle Teil einer rituellen
Landschaft. Zum Beispiel sagen viele
Ursprungsmythen,
dass Menschen aus Höhlen aufgetaucht sind.
Einweihungsrituale erfordern das Kriechen durch
einen engen Höhlengang oder das Freitauchen durch
einen überfluteten Gang. Die Menschen platzieren
Gegenstände in einigen Felsunterkünften als Opfergabe
an die Jagdgeister. Gruppen von Jägern übernachten in
den Felsunterkünften. Mit Wasser gefüllte Schlucklöcher
sind in dieser Region besonders am Oberlauf des Wahgi-
Flusses reichlich vorhanden. Diese Schlucklöcher sind in
der
Regel rund und variieren zwischen einigen Metern
Durchmesser und mehr als zehn Metern, ähnlich den
l’agriculture il y a 9000 ans (Bulmer & Bu lmer 1964; gol son
et al. 2017). Le plateau Wahgi marécageux a été drainé
par le gouvernement australien dans les années 1960 pour
créer des nouvelles terres d’agriculture.
Les peuples vivant dans les PNG Highlands ont depuis
longtemps incorporé les grottes dans leurs mythes et
traditions (DoseDla 1978, 2012; voir aussi Brook et al. 1977).
Le travail anthropologique de Dosedla durant les années
1970 à 1972, chez la tribu des Mbowamb, près du Mont
Kuta (Mt. Hagen, Western Highlands Province) a bénéficié
du fait que cette population était la première génération
de contact avec les Européens. Toutes les traditions –
comme le savoir des plantes sauvages comestibles et
médicinales, les rituels et chansons, l’usage de plantes
pour faire des vêtements et pièges, les croyances – étaient
encore pratiquées (DoseDl a 1974, 1975, 1978a, 1978b,
1984a, 1984b, 1987, 1990, 2012). Ce n’est plus le cas, un
thème que nous reprenons dans la discussion.
Les traditions orales dans la langue Melpa recueillies
(D
oseDla
ibid.; D
oseDla
& k
rauliz
2009) ont mis en évidence
que les sites karstiques ont une très grande importance
pour les pratiques culturelles (DoseDl a 2012) des tribus
autour de Mt. Hagen. Une richesse de récits traditionnels
est contenue dans des chansons rituelles qui mentionnent
des lieux précis étant reliés par le vol d’un oiseau mythique
(rappelant les «song lines» des aborigènes d’Australie).
Les sites font tous partie d’un paysage rituel. Par exemple,
de nombreux mythes d’origine disent que les hommes
ont émergé des grottes. Des rituels d’initiation obligent à
ramper à travers un passage de grotte étroit ou à traverser
en apnée un passage submergé. Les gens déposent des
objets dans certains abris sous roche en offrande aux
esprits de la chasse. Des groupes de chasseurs passent la
nuit aux abris sous roche. Des pertes remplies d’eau sont
abondantes dans cette région, surtout autour des cours
supérieurs du fleuve Wahgi. Ces pertes sont généralement
rondes et varient de quelques mètres de diamètre jusqu’à
plus de dix mètres, ressemblant aux cenotes du Yucatan
(lópez 2008). Ces sites sont nommés «round waters» (eaux
rondes). Ils sont particulièrement magiques, considérés
comme des entrées vers le monde souterrain mythique,
et ils sont interdits d’accès aux étrangers. Ce sont des sites
Fig. 2. Die Region des
Mount Hagen, unser
Forschungsgebiet.
Fig. 3. Das Dorf
Koropugl.
Fig. 2. La région du
Mount Hagen, cadre de
nos recherches
.
Fig. 3. Le village de
Koropugl
.
5 km
Photo : N. Smith
STALACTITE 69, 1-2, 2019 31
Cenoten von Yukatan (lópez 2008). Diese Standorte
werden als „runde Gewässer“ bezeichnet. Sie sind
besonders magisch, gelten als Eingänge in die mythische
Untergrundwelt, und der Zugang von Ausländern ist
untersagt. Es sind Orte von Opfern und Ritualen, um
die Fruchtbarkeit und den Wohlstand von Schweinen
und Nutzpflanzen (die beiden Hauptlebensmittel dieser
Stämme) zu verbessern.
Aufgrund des kulturellen Interesses an Karstgebieten
haben wir vom 10. bis 18. Dezember 2016 eine speläo-
anthropologische Prospektionsexpedition durchgeführt,
die diese Gebiete zum Ziel hat. Innerhalb von 10 Tagen
haben wir mit 3 Personen (einschliesslich einer Höhlen-
forscherin) 6 Standorte aufgelistet, darunter 3 von uns
vermessenen Höhlen und eine Quelle
(Fig. 2)
. Unser
„leichtes“ Material bestand aus Scheinwerfern und
Operationsmasken zum Schutz gegen Histoplasmose,
GPS, Kompass, Massband, Kamera, Millimeterpapier und
Bleistiften.
Wir wohnten im Dorf Koropugl (1723 m ü.M.), 5 km
von der Stadt Mt. Hagen entfernt. Dosedla hatte 46 Jahre
zuvor als Familienmitglied in Koropugl gelebt. Durch diese
besondere Beziehung haben uns Häuptling John Wia
und seine Frau Teresa in ihren Stamm aufgenommen
(Fig. 3)
. Wir reisten, immer umgeben von einem Dutzend
Stammesmitgliedern (aus Sicherheitsgründen), zu Fuss
oder in Minibus-Taxis, die tageweise mit ihrem Fahrer
gemietet werden konnten.
Die Höhlen
In der lokalen Sprache Melpa bedeutet das Wort „ku“
Fels, Höhle und Felsüberdachung.
Kora Ku
Die Kora-Höhle („Kora Ku“) befindet sich 23 km östlich
von Koropugl auf dem Territorium eines Nachbarstammes
auf 1674 m Höhe. Die Höhle öffnet sich am Rande einer
Senke, umgeben von kleinen Klippen, die viele Höhlen und
Unterstände aufweisen. Sie ist über einen Pfad in einer
halben Stunde von der Strasse aus zu erreichen. Unser
Gaststamm verhandelte die Zugangsberechtigung mit dem
örtlichen Stamm, somit wurden wir von ungefähr zwanzig
Kindern dieses Stammes begleitet. Der schöne Eingang
(Fig. 4)
von Kora Ku befindet sich einige Meter über dem
Pfad und ist durch Klettern über einen Baumstamm, der
gegen den Felsen gestellt ist, erreichbar. Kora Ku ist 60 m
lang und 4 m breit. Der flache Boden steigt leicht nach
hinten an
(Fig. 5)
. Die Gewölbedecke wird auf 10 m Höhe
geschätzt. Der lokale Stamm sagt, dass der Boden vor 30
Jahren viel niedriger war, was darauf hindeutet, dass es
sich immer noch um ein aktives System handelt.
Es gibt andere Höhlen in derselben Klippe, aber wir
hatten keine Zeit, sie zu besuchen. Eine andere Höhle
hat die Form eines Amphitheaters mit konzentrischen
Bänken, die in den Felsen gehauen sind. Die Eingeborenen
glauben, dass dieser Ort als alter Versammlungs- oder
Gebetsort diente.
Es ist sehr wahrscheinlich, dass Kora Ku Teil derselben
Höhlenregion ist, die 1975 von zwei Höhlenforschern
besucht wurde. Sie beschrieben: „Die Höhlen sind
klein und nichts Besonderes, abgesehen von einer mit
de sacrifices et de rituels pour améliorer la fertilité et la
richesse des cochons et des cultures (les deux principaux
moyens de vie de ces tribus).
Partant de l’intérêt culturel des sites karstiques, nous
avons monté une expédition de prospection spéléo-
anthropologique du 10 au 18 décembre 2016 visant ces
sites. En 10 jours, avec 3 personnes (dont une spéléologue),
nous avons répertorié 6 sites, dont 3 grottes que nous avons
topographiées et une source (Fig. 2). Notre matériel «léger»
consistait en des lampes frontales et masques chirurgicaux
en cas d’histoplasmose, un GPS, une boussole, un mètre
ruban, appareil photo, papier millimétré et crayons.
Nous étions hébergés au village d e Koropugl (alt. 1723 m),
à 5 km de la ville de Mt. Hagen. Dosedla avait vécu à
Koropugl comme un membre de la famille 46 ans plus
tôt. Grâce à cette relation spéciale, le chef John Wia et sa
femme Teresa nous ont accueillis dans leur tribu (Fig. 3).
Nous nous sommes déplacé, toujours entourés d’une
dizaine de membres de la tribu (pour des raisons de
sécurité), à pied ou dans des minibus-taxis qu’on pouvait
louer à la journée avec leur conducteur.
Fig. 4. Der Eingang der
Höhle Kora Ku.
Fig. 4. L’entrée de la
grotte de Kora Ku
.
Photo : N. Uomini
32 STALACTITE 69, 1-2, 2019
Gemälden, menschlichen Figuren, Schlangen und ein
Mosaik... Die Dorfbewohner sagen, sie hätten ihre Toten
in einer der Höhlen begraben.“ (Bourke 1975).
Pantwalg Ku
Die grösste Höhle unserer Expedition befindet sich
am Gipfel des Mount Kuta im Koropugl-Dschungel. Um
dorthin zu gelangen, wanderten wir 5 Stunden durch
den Schlamm (aufwärts) im Dschungel
(Fig. 8)
, entlang
von Machetenpfaden, die unsere Führer aushauten
(Fig.
1)
. Die letzten 200 Meter sind auf rutschigen, nassen
Pflanzen so steil, dass unsere Führer uns an den Armen
hochziehen mussten. Pantwalg Ku auf 2289 m
(Fig. 7)
ist
eine grosse Galerie, die den Gipfel des Berges von West
nach Ost über 45 m horizontaler Ausdehnung überquert
(Fig. 6)
. Der Sinterboden senkt sich in der Mitte etwa 30 m
Les grottes
Dans la langue locale Melpa, le mot «ku» signifie roche,
grotte, et abri sous roche.
Kora Ku
La grotte de Kora («Kora Ku») se situe à 23 km à l’est
de Koropugl, dans le territoire d’une tribu avoisinante, à
1674 m d’altitude. La grotte s’ouvre au bord d’un bassin
entouré de petites falaises percées de grottes et abris.
On y accède par un sentier en une demi-heure depuis la
route. Notre tribu-hôte ayant négocié l’autorisation d’accès
avec la tribu locale, nous étions suivis d’une vingtaine
d’enfants de cette tribu. L’entrée très belle (Fig. 4) de Kora
Ku se trouve à quelque mètres au-dessus du sentier, en
grimpant sur un tronc d’arbre posé contre la roche. Kora
Ku a 60 m de développement pour 4 m de largeur, avec
un sol plat légèrement remontant vers le fond (Fig. 5). Le
plafond en voûte est estimé à 10 m de hauteur. La tribu
locale raconte que le sol était beaucoup plus bas il y a
30 ans, ce qui incite à penser qu’il s’agit d’un système
encore actif.
Il y a d’autres grottes dans la même falaise, que nous
n’avons pas eu le temps de visiter. Une autre grotte a la
forme d’un amphithéatre, avec des bancs concentriques
taillés dans la roche. Les indigènes pensent que ce site
servait de lieu ancien de réunion ou de prière.
Il est fort probable que Kora Ku fait partie de la même
zone de grottes visitée en 1975 par deux spéléos, qui
décrivent: «les grottes sont petites et rien de spécial, à
part des peintures dans l’une, de figures humaines, de
serpents, et une mosaïque... Les villageois disent qu’ils
ont enterré leurs morts dans une des grottes.» (Bourke
1975).
Pantwalg Ku
La plus grande grotte de notre expédition se situe au
sommet du Mont Kuta dans la jungle de Koropugl. Pour
y arriver nous avons fait un trek de 5 heures (à la montée)
dans la jungle boueuse (Fig. 8), le long de chemins coupés à
la machete par nos guides (Fig. 1). Les derniers 200 mètres
sont si raides, sur des plantes humides glissantes, que nos
guides devaient nous tirer par les bras pour nous faire
monter. Pantwalg Ku, à 2289 m (Fig. 7), est une grande
galerie qui traverse le sommet de la montagne d’ouest
en est, sur 45 m de développement horizontal. Le sol en
coulée stalagmitique descend jusqu’au milieu à environ
30 m de profondeur (Fig. 6), d’où part une salle au plafond
haut, qui se termine en une pile de blocs au fond. Nous
n’avons pas détecté de courant d’air.
Sur le chemin de montée vers Pantwalg, nos guides
ont indiqué un accès vers deux pertes, mais sans plus
de détails. Il s’agit peut-être d’une perte nommé «Kör
mong» (œil du Démon) près de la grotte Kum. Selon la
tradition orale, si une femme visite l’endroit, l’eau «se
fâche» et devient rouge. En effet, dans ces pertes peuvent
apparaître temporairement des couleurs rouges, noires,
ou des bulles. En termes géologiques, nous suggérons
que ces changements de couleur peuvent être reliés à
certains sédiments lors d’inondations saisonnières. Si la
tribu pouvait nous donner l’accès à ces pertes, il serait fort
intéressant de faire une exploration en plongée.
Fig. 5. Die Höhle
Kora Ku.
Fig. 5. La grotte de
Kora Ku
.
Fig. 6. Der grosse Gang
der Höhle Pantwalg Ku.
Fig. 6. La grande
galerie de la grot te de
Pantwalg Ku
.
Photo : N. Uomini
W. Highlands, Papua New Guinea
S 05° 49‘19.0 “ E 144° 25‘40.7“ 1674 m
12 Dec. 2016
N. Uomini, G . Amdi, W. Amdi, N. Amdi , C. Kerowa, D. Wia
BCRA Gr ade 2B
With than ks to the local trib e (landowners). Cont act: Samuel Simon
Kora Ku (Cave)
STALACTITE 69, 1-2, 2019 33
tief ab, von wo aus ein Raum mit einer hohen Decke
weiterführt und unten in einem Blockhaufen endet.
Wir haben keinen Luftzug festgestellt.
Auf dem Aufstiegsweg nach Pantwalg hatten unsere
Führer zwei Schlucklöcher gemeldet, jedoch ohne weitere
Details. Dies könnte ein Schluckloch namens „Kör mong“
(Auge des Dämons) in der Nähe der Kum-Höhle sein. Nach
mündlicher Überlieferung wird das Wasser „wütend“ und
rot, wenn eine Frau den Ort besucht. In der Tat können bei
diesen Schlucklöcher vorübergehend rote oder schwarze
Farben oder Blasen auftreten. In geologischer Hinsicht
schlagen wir vor, dass diese Farbveränderungen bei
saisonalen Überschwemmungen auf gewisse Sedimente
zurückzuführen sind. Wenn der Stamm uns Zugang zu
diesen Schlucklöchern verschaffen könnte, wäre es sehr
interessant, eine Tauchexpedition durchzuführen.
Kum Ku
Die Amphitheater-Höhle Kum Ku liegt auf 2300 m
ü.M., nur wenige Meter vom Ostausgang von Pantwalg
entfernt
(Fig. 9 und 10)
. Kum Ku besteht aus einem
runden Raum mit einem Durchmesser von 20 m, flachem
Boden und einer sehr hohen Decke mit zwei Eingängen.
Sie liegt neben anderen ähnlichen Höhlen, für die wir keine
Zeit hatten. Moderne Graffiti unter dem Eingangsbereich
zeugen von häufigen Besuchen. Zuvor war Kum Ku
höheren rituellen Zwecken vorbehalten. Jetzt schlafen
die Menschen in diesen Höhlen, während der Jagd oder
der Saison der Pandanus-Fruchternte.
Als es anfing zu regnen, stiegen unsere Führer schnell
vom Gipfel ab. Wir konnten somit nicht nach dem „tiefen
schwarzen Loch“ in der Nähe von Pantwalg suchen. Laut
unseren Führern hören sie den Aufschlag nie, wenn sie
Steine in dieses Loch werfen. Angesichts eines (gemäss
früheren Expeditionen) Potentials von mehreren hundert
Metern Tiefe verdient dieses Gebiet eine Rückkehr mit
Seilen.
Kilpopona und Kum Ambra
Auf dem Weg zum Abstieg von Pantwalg und Kum
befinden sich die Kum Ambra-Höhle und die Kilpopona-
Höhle auf 2260 m am Fusse einer Kalksteinklippe
unterhalb der Pantwalg Ku. Kilpopona bedeutet „Der
Ort, an dem zwei Jungen sich von ihren Verfolger
versteckt haben“ Die Legende besagt, dass zwei
Jungen aufgestiegen sind, um ein kleines Loch in
der Klippe (etwa 7 bis 10 m hoch) zu erreichen und
sich zu verstecken. Wir haben eine Gruppe junger
Leute getroffen, die dort campierten. Sie hatten
einen Baumstamm gegen die Klippe gestellt, um
zum Loch zu klettern und dort zu schlafen (Fig. 12).
Da es regnete, haben wir nicht versucht, dorthin zu
steigen. Am Fusse dieses Lochs soll die kleine Höhle
Kum Ambra der Ursprung der Quelle Ambra sein, die
sich im Tal, 17 km Luftlinie entfernt, befindet. Wir
haben diese Höhle aus Zeitmangel nicht erkundet.
Im Regen mussten wir noch hinunter in das Dorf, das
wir entlang dem überfluteten Fluss erreichten, bis zu
den Hüften im Schlamm während 3 Stunden, dann
während 3 Stunden auf dem Weg, um die Strasse zu
erreichen. Insgesamt sind wir an diesem Tag 10 Stunden
marschiert und haben 15 km zurückgelegt.
Kum Ku
La grotte amphitéatre Kum Ku est à 2300 m, juste
à quelques mètres de la sortie est de Pantwalg (Fig. 9
et 10). Kum Ku consiste en une salle ronde ayant 20 m
de diamètre, au sol plat et un très haut plafond, avec
deux entrées, à côté d’autres grottes semblables que
nous n’avons pas eu le temps de visiter. Des graffittis
modernes sous le porche témoignent de visites fréquentes.
Auparavant Kum Ku était réservée à des usages rituels
supérieurs. Maintenant les gens utilisent ces grottes pour
dormir lors de la chasse ou la saison de collecte des fruits
de l’arbre Pandanus.
Lorsque la pluie a commencé, nos guides ont vite pris
le chemin de descente du sommet. Nous n’avons donc pas
pu chercher le «trou noir profond» qui se trouve près de
Pantwalg. Selon nos guides, quand ils lancent des pierres
dans ce trou, ils ne les entendent jamais heurter le fond.
Étant donné un potentiel de plusieurs centaines de mètres
de profondeur selon les expéditions précédentes, cette
zone mériterait un retour avec des cordes.
Fig. 7. Die Höhle
Pantwalg Ku.
Fig. 7. La grotte de
Pantwalg Ku
.
Fig. 8. Zugangsweg zur
Höhle Pantwalg Ku.
Fig. 8. Marche
d’approche vers la
grotte de Pantwalg Ku
.
Photo : N. Uomini
W. Highlands, Papua New Guinea
S 05 ° 55‘56 .0“ E 144 ° 15‘27.0“ 2289 m
14 Dec. 2016
N. Uomini, G . Amdi, W. Amdi, N. Amdi , C. Kerowa BCRA Gra de 2B
With than ks to Koropugl Tribe (land owners).
Pantwalg Ku (Cave)
34 STALACTITE 69, 1-2, 2019
Ambra-Quelle
An einem anderen Tag besuchten wir die Ambra-Quelle
auf 1617 m Höhe. Diese Quelle befindet sich in der Nähe
des Mount Hagen, ist jedoch über eine mit Schotterstrasse
über Tee- und Kaffeeplantagen erreichbar
(Fig. 2)
. Ambra
ist eine kleine Quelle mit einer hohen Schüttung
(Fig. 11)
.
Die Menschen sind von der Verbindung mit der Kum
Ambra-Höhle überzeugt, weil sie sahen, dass einige
Pflanzen, die nur in den hohen Bergen zu finden sind,
während saisonaler Überschwemmungen aus diesem Loch
kommen. Diese Verbindung verdient es, mit Fluoreszein
überprüft zu werden.
Andere bekannte Höhlen
In den 1970er Jahren hatte Dosedla bei langen
Wanderungen mehrere Höhlen
(Fig. 13)
in der
Umgebung mit den Mbowamb besucht. Wir haben
aus Sicherheitsgründen nicht versucht, diese Höhlen zu
erreichen. Strassen und Fahrzeuge sind in einem sehr
schlechten Zustand, was es erforderlich macht, höchstens
mit 50 km/h zu fahren. Darüber hinaus ist die Wanderung
ausserhalb des Stammesgebiets aufgrund der Verbreitung
von Schusswaffen unter den Stämmen gefährlich. Anbei
einige Beispiele für Lokalitäten (eine vollständigere Liste
Kilpopona et Kum Ambra
Sur le chemin de descente de Pantwalg et Kum, la grotte
de Kum Ambra et la grotte Kilpopona se situent à 2260 m,
au pied d’une falaise de calcaire en bas de Pantwalg
Ku. Kilpopona signifie «l’endroit où deux garçons se
sont cachés de leurs poursuivants». La légende raconte
que deux garçons ont grimpé pour atteindre un petit
trou dans la falaise (environ 7 à 10 m de hauteur)
pour se cacher. Nous y avons rencontré un groupe
de jeunes qui campaient là. Ils avaient posé un tronc
d’arbre contre la falaise pour grimper jusqu’au trou et
y dormir (Fig. 12). Comme il pleuvait, nous n’avons pas
tenté d’y monter. Au pied de ce trou, la petite grotte
Kum Ambra est soi-disant l’origine de la source Ambra,
qui se situe dans la vallée à 17 km à vol d’oiseau.
Nous n’avons pas exploré cette grotte par manque de
temps. Dans la pluie il fallait encore redescendre au
village, ce que nous avons fait en suivant la rivière en
crue, à gué jusqu’aux hanches pendant 3 heures, puis
3 heures de sentier pour rejoindre la route. En tout, cette
journée nous avons marché 10 heures et couvert 15 km.
Source Ambra
Un autre jour nous avons visité la source Ambra à
1617 m d’altitude. Cette source se trouve près de Mt.
Hagen, mais on y accède par une route en terre passant
par des plantations de thé et de café (Fig. 2). Ambra est
une petite source avec un fort débit (Fig. 11). Les gens
sont convaincus du lien avec la grotte Kum Ambra parce
qu’ils ont vu certaines plantes, qui ne se trouvent qu’en
haute montagne, sortir de ce trou lors des inondations
saisonnières. Cette connexion mériterait d’être testée à
la fluorescéine.
Autres grottes connues
Dans les années 1970, Dosedla avait fréquenté plusieurs
grottes de la région (Fig. 13) en compagnie des Mbowamb
lors de longues randonnées à pied. Nous n’avons pas
tenté de rejoindre ces grottes pour des raisons de sécurité.
Les routes et les véhicules sont en très mauvais état, ce
qui oblige à rouler à moins de 50 km/h. De plus, les
déplacements hors de la tribu sont devenus dangereux à
cause de la multiplication des armes à feu dans les tribus.
Fig. 11. Die Ambra-
Quelle
.
Fig. 11. La source Ambra
Fig. 9 und 10. Die Höhle
Kum Ku.
Fig. 9 et 10. La grotte
de Kum Ku
.
Photo : N. Uomini
Photo : N. Uomini
2300 m
W. Highlands, Papua New Guinea
WGS84: 55 M 0196439 9343 487
14 Dec. 2016
N. Uomini, G . Amdi, W. Amdi, N. Amdi , C. Kerowa BCRA Gra de 2B
With than ks to Koropulg tribe ( landowners). Conta ct: Gerard Amdi
Kum Ku (Cave)
STALACTITE 69, 1-2, 2019 35
wird später veröffentlicht):
• Ein unterirdischer Fluss im Tal von Nabilyer;
„Flying Fox Cave“ (Höhle der Flughunde), die einige
hundert Meter lang ist;
• Die kleinere „Kum Ku“-Höhle, die eine von den
Einheimischen vermutete Verbindung zu der grösseren
Kum Ku-Höhle hat, die wir auf dem Gipfel des Mount
Kuta besucht haben. Die Höhle mit einem 3 m breiten
Eingang war bis in die 1850er Jahre Schauplatz eines
Initiationsrituals;
Eine artesische Quelle im Tal von Nabilyer, die Schauplatz
eines sehr beliebten Rituals ist, bei dem mehrere Tage
getanzt und mit den Füssen gestampft wird, bis Wasser
aus Löchern im Boden sprudelt.
Die Höhle „Kea Ndoa“ (Vogelgeist) ca. 16 km südöstlich
der Stadt Mt. Hagen. Sie hat eine grosse Galerie in
einem isolierten Kalksteinfelsen, 25 m hoch und 100 m
im Umfang;
Ein Unterschlupf namens „Ku Kunt“ (roter Felsen), der
an den Wänden Spuren von rotem Ocker aufweist.
Citons quelques exemples des sites (une liste plus complète
fera l’objet d’une prochaine publication):
• Une rivière souterraine dans la vallée de Nabilyer ;
«Flying Fox Cave» (grotte à roussettes) qui fait quelques
centaines de mètres de longueur ;
La grotte «Kum Ku» mineure, ayant une connexion
supposée par les indigènes avec la grotte Kum Ku
majeure que nous avons visitée au sommet du Mont
Kuta. La grotte à entrée large de 3 m de diamètre était
le site du rituel d’initiation jusque dans les années 1850 ;
Une source artésienne dans la vallée de Nabilyer qui est
le lieu d’un rituel très populaire qui consiste à danser
en tapant des pieds pendant plusieurs jours jusqu’à ce
que de l’eau jaillisse de trous dans le sol ;
La grotte «Kea Ndoa» (esprit d’oiseau) à environ 16 km
au sud-est de la ville de Mt. Hagen. Elle possède une
grande galerie au sein d’une falaise de calcaire isolée
de 25 m de hauteur et 100 m de circonférence ;
Un abri nommé «Ku Kunt» (roche rouge) qui a des traces
d’ocre rouge sur les parois.
Fig. 12. Der erhöht
liegende Eingang zur
Höhle Kilpopona.
Fig. 13. Die Höhlen, die
Heinz-Christian Dosedla
in den 1970er-Jahren
besuchte.
Fig. 12. L’orifice
haut-perché de la
grotte de Kilpopona
.
Fig. 13. Les cavités
visitées par
Heinz-Chris-
tian Dosedla dans les
années 1970.
Photo : N. Uomini
36 STALACTITE 69, 1-2, 2019
Diskussion
Insgesamt haben wir 3 Höhlen ohne Fortsetzung
gefunden, zwei zu erforschende Höhlen, mindestens
zwei Schlucklöcher zum Tauchen, zwei zu erforschende
Höhlenbereiche (einschliesslich eines „Lochs ohne
Boden“) und eine Quelle zum Einfärben. Es gibt
auch ein Dutzend andere bekannte Höhlen in der
zu vermessenden Region. Die Eingeborenen waren
so freundlich, uns die Karstorte in ihrem Gebiet zu
zeigen, mit Ausnahme einiger magischer Stätten.
Sie drückt
en den Wunsch aus, zukünftige Teams von
Höhlenforschern aufzunehmen und speläologische
Erkundungstechniken selbst zu erlernen. Sie halfen
bei den Vermessungen mit Geschick und Begeisterung.
Sie sind moderne Menschen, alle mit Smartphone.
Aus unserer Erfahrung bei ihnen sind sie durchaus in der
Lage, das Wissen aufzunehmen, das wir ihnen über die
Höhlenforschung beibringen können. In Überlegungen
zu unterirdischen Wasserläufen, Schlucklöchern und
Balmen bringen sie detaillierte geographische Kenntnisse
ihres Territoriums ein. Wenn man im Voraus mit dem
Stamm plant (über das Internet), kann man Ausflüge
vorbereiten, um einige vergessene Höhlen zu finden.
Wegen der hohen Aufenthaltskosten und der harten
Bedingungen sollten zukünftige Expeditionen ein
grosses Team von Höhlenforschern aufweisen und gut
vorbereitet sein. Unsere Gesamtkosten für 3 Personen
für 10 Tage ohne Flüge betrugen 1716€, die sich wie
folgt aufteilen:
Wohnen in einem Haus ohne fliessendes Wasser und
Strom: 2000 PNG Kina (600€);
Ausrüstung (Benzin, Nachladen des Telefons,
Scheinwerfer für die Träger zu 2€, Zahlungen an
Führer, Übersetzer und Dienstmädchen): 2140 Kina
(623€);
• Gekaufte Lebensmittel: 610 Kina (183€);
• Reisekosten: 1065 Kina (310€);
Der Flug kostet zwischen 1600€ und 2242€ pro
Person, von Europa über Singapur – Port Moresby –
Mt. Hagen.
Die PNG Highlands sind bekannt für ihren
anthropologischen Wert (sou kup 2010). Dennoch sind
die kulturellen Veränderungen der letzten 50 Jahre
überwältigend. In den 1970er Jahren kannten alle
Discussion
Au total nous avons localisé 3 grottes sans suite, deux
grottes à explorer, au moins deux pertes à plonger, deux
zones de grottes à prospecter (dont un «trou sans fond»),
et une source à tracer. Il y aurait aussi dans le secteur
une dizaine d’autres grottes connues à topographier. Les
indigènes ont bien voulu nous montrer les sites karstiques
dans leur territoire, à l’exception de certains sites magiques.
Ils ont exprimé le désir d’accueillir des équipes futures
de spéléologues, ainsi que d’apprendre eux-mêmes les
techniques d’exploration spéléologique. Ils ont assisté aux
topographies avec compétence et enthousiasme. Ce sont
des gens modernes, ayant tous des Smartphones. D’après
notre expérience chez eux, ils sont tout à fait capables
d’assimiler les connaissances que nous pouvons leur
apporter en matière de spéléologie. Aux réflexions sur
les cours d’eau souterrains, pertes et abris sous roche, ils
apportent une connaissance géographique détaillée de
leur territoire. En planifiant avec la tribu en avance (par
internet), il sera possible de préparer les trajets pour tenter
de retrouver certaines grottes oubliées.
À cause du coût élevé du séjour et des conditions
éprouvantes, des expéditions futures devraient avoir une
équipe de nombreux spéléologues et une bonne préparation.
Nos dépenses totales pour 3 personnes pour 10 jours, sans
compter les vols, étaient €1716 et se répartissent ainsi:
• Logement dans une maison sans eau courante ni
électricité: 2000 PNG Kina (€600);
Matériel (essence, recharges téléphone, lampes frontales
à 2 euros pour les porteurs, paiements aux guides,
traducteurs, et femmes de ménage): 2140 Kina (€623);
• Nourriture achetée: 610 Kina (€183);
• Déplacements: 1065 Kina (€310);
Le voyage coûte entre €1600 et €2242 par personne
pour le vol aller-retour depuis l’Europe, via Singapore-Port
Moresby-Mt. Hagen.
Les PNG Highlands sont réputés pour leur valeur
anthropologique (soukup 2010). Pourtant, les changements
culturels des 50 dernières années sont foudroyants. Dans les
années 1970, tous les membres de la tribu connaissaient les
traditions (D
oseDla
1978a). Les vieux et les jeunes racontaient
les légendes. Actuellement les derniers qui possèdent ces
connaissances sont nés dans les années 40. De nos jours, la
plupart des jeunes sont aliénés du savoir spirituel de leurs
parents et grands-parents, leur langue tribale est en voie de
disparition, et ils ignorent les mots de la «langue sacrée» au
sujet de traditions mythiques et de noms de lieux anciens.
Pour cette raison, nous doutons que les jeunes sauraient
où trouver les grottes, abris, et pertes. Les grottes Kum et
Kea Ndoa sont faciles à trouver, mais pour trouver les abris
dans la chaîne Schrader Range, déjà dans les années 1970 il
fallait des guides âgés qui se souvenaient encore des anciens
chemins d’échange traversant les montagnes. Ces chemins
sont négligés depuis des années, et sans doute envahis
de végétation. De plus, les anciens ne sont plus en forme
physique suffisante pour marcher sur ces chemins dans la
jungle durant plusieurs jours. Nous voulons ici souligner
l’urgence de répertorier les sites karstiques connus par les
anciens avant qu’ils ne disparaissent.
On peut estimer le potentiel spéléologique dans la région
de Koropugl, puisque des expéditions précédentes dans
Fig. 14. Lage der
Highlands in Papua-Neu
Guinea.
Fig. 14. Situation des
Highlands de Papouasie
Nouvelle-Guinée
.
200 km
STALACTITE 69, 1-2, 2019 37
Mitglieder des Stammes die Traditionen (DoseDl a 1978a).
Alt und Jung erzählten die Legenden. Derzeit sind die
letzten, die über dieses Wissen verfügen, in den 1940er
Jahren geboren worden. Heutzutage sind die meisten
jungen Menschen vom spirituellen Wissen ihrer Eltern
und Grosseltern entfremdet, ihre Stammessprache ist
gefährdet, und sie kennen die Worte aus der „heiligen
Sprache“ über mythische Traditionen und Namen antiker
Orte nicht mehr. Aus diesem Grund bezweifeln wir, dass
junge Menschen wissen, wo sie die Höhlen, Unterstände
und Schlucklöcher finden können. Die Höhlen von Kum und
Kea Ndoa sind leicht zu finden, aber um die Unterschlüpfe
in der Schrader Range zu finden, brauchte es bereits in
den 1970er Jahren ältere Führer, die sich noch an die alten
Handelswege erinnerten, die die Berge durchquerten.
Diese Pfade werden seit Jahren vernachlässigt und sind
zweifellos überwachsen. Ausserdem sind die Ältesten
körperlich nicht mehr in der Lage, mehrere Tage lang
diese Pfade im Dschungel zu begehen. Wir möchten
die dringende Notwendigkeit betonen, die den Alten
bekannten Karstorte aufzufinden, bevor sie verschwinden.
Das speläologische Potential in der Region Koropugl
kann abgeschätzt werden, da frühere Expeditionen
in der Region tiefe Schächte und wichtige Gänge
gefunden haben (Beck 2003, Fig. 14). Die ersten
westlichen Höhlenforscher kamen in den 1960er Jahren
in die Provinz Western Highlands. 1963 erkundeten
vier Höhlenforscher zwei unterirdische Flüsse im Baiyer
River Valley, 30 km von Mt. Hagen entfernt (le Fev re
1974). Sie erkundeten einen 27 Meter tiefen Schacht
und 270 Meter Gänge bis zu Verstürzen, fanden aber
eine sich fortsetzende Engstelle.
1982 erforschte eine internationale Expedition von
30 Höhlenforschern den Karst am Mount Kaijende
(Fig. 15) in der Nähe von Porgera in der Provinz Enga
(ca. 130 km nordöstlich unseres Dorfes, montgom ery
et al. 1983). Auf dem Karst, der über 2700 m ü.M.
liegt, entdeckten sie viele Systeme mit aktiven
Bächen, Wasserfällen und Flüssen sowie Schächte an
der Oberfläche. In 7 Wochen vermassen sie mehr als
3,5 km Gänge und erreichten 250 m Tiefe.
Während der britischen Expedition 1975 erkundete
ein Team von 24 Höhlenforschern und Wissenschaftlern
ein Karstgebiet um Telefomin in der Provinz West Sepik
an der westlichen Grenze von PNG (ca. 350 km östlich
von unserem Dorf, Brook 1976, Broo k et al. 1977).
Zwischen 400 m und 3900 m ü.M. verzeichneten sie 200
Schächte und Höhlen. Der tiefste Schacht ist 360 m tief,
und die längste Höhle mit dem Namen Selminum Tem ist
20 km lang. Diese beherbergte zahlreiche archäologische
und biologische Überreste. Sie identifizierten 3 Fels-
kunststätten und 16 prähistorische Stätten (WilDe, in
Brook et al. 1977, S. 39-41). Die meisten Orte waren
Schlafunterkünfte in den Bergen. In Selminum Tem sind
zwei in den Boden gegrabene prähistorische Löcher
Tierfallen oder Lebensmittellager (gil lie son 1980).
Diese Höhle war zweifellos ein Lagerplatz, da es dort
auch Gravuren, Gemälde, Kohle, Feuersteinspäne und
Knochen kleiner Säugetiere gibt.
Ein Team aus Irland hat 2011 und 2015 die Region Mt.
Bosavi um das Dorf Fogoma‘iu in der Provinz Southern
Highlands (ca. 170 km südöstlich von unserem Dorf)
le secteur ont trouvé des puits profonds et des galeries
importantes (B
eck
2003,
Fig. 14)
. Les premiers spéléologues
occidentaux sont venus dans la province de Western
Highlands dans les années 1960. En 1963, quatre spéléos
ont exploré deux rivières souterraines dans la vallée du
fleuve Baiyer, à 30 km de Mt. Hagen (le Fevre 1974). Ils ont
exploré un puits de 27 m ainsi que 270 m de galeries jusqu’à
des trémies, et ils ont identifié une étroiture qui continue.
En 1982 une expédition internationale de 30 spéléos a
exploré le karst du Mont Kaijende
(Fig. 15)
, près de Porgera
dans la province Enga (environ 130 km au nord-est de notre
village, montgom ery et al. 1983). Sur le karst au-dessus de
2700 m ils ont découvert de nombreux réseaux avec des
cours d’eau actifs, des cascades et rivières, ainsi que des
puits en surface. En 7 semaines ils ont topographié plus
de 3,5 km de passages et atteint 250 m de profondeur.
Lors de l’expédition britannique de 1975, une équipe de
24 spéléos et scientifiques a exploré un territoire karstique
autour de Telefomin dans la province de West Sepik, sur
la frontière ouest de PNG (à environ 350 km à l’est de
notre village, Brook 1976; Brook et al. 1977). Entre 400 m
et 3900 m d’altitude, ils ont répertorié 200 puits et
grottes. Le plus profond puits a 360 m de profondeur
et la plus longue grotte, nommée Selminum Tem,
20 km. Celle-ci a livré de nombreux vestiges archéologiques
et biologiques. Ils ont répertorié 3 sites d’art rupestre et
16 sites préhistoriques (W
ilDe
, dans B
rook
et al. 1977, 39-41).
La plupart étaient des abris pour dormir lors de passages
dans la montagne. Dans Selminum Tem, deux trous
préhistoriques creusés dans le sol sont des pièges à animaux
ou des aires de stockage de nourriture (gillieson 198 0). Ce tte
grotte était sans doute un lieu de campement puisqu’elle
a aussi des gravures, peintures, du charbon, des éclats de
silex, et des ossements de petits mammifères.
En 2011 et 2015, une équipe d’Irlandais a exploré la
région de Mt. Bosavi, autour du village de Fogoma’iu
dans la province de Southern Highlands (à environ 170 km
au sud-est de notre village). Le territoire appartient à
la tribu Kosua. En 2011 l’équipe a topographié 6,7 km
dans 24 grottes (hack 2015). En 2015, les 15 spéléos ont
topographié 8 km dans 35 grottes sur le Plateau Darai (g
ilkes
& mulla n 2015). Plusieurs des entrées connues des guides
étaient des petites grottes utilisées pour dormir lors de la
chasse. Il y a une perte où les générations précédentes se
baignaient pour guérir des maladies. Les Kosua accueillants
connaissent beaucoup de grottes, mais ils ont eu du mal
à les retrouver car personne n’y avait été depuis 20 ans.
Les Kosua ont largement partagé des nombreuses histoires
et chansons avec l’équipe, et leur ont montré des abris
sous roche décorés d’art rupestre fait par les femmes qui
y dormaient, ainsi que des abris hébergeant les ossements
de leurs ancêtres.
Nos prospections et nos entretiens ont mis en évidence
que les grottes, pertes et abris sont considérés comme des
lieux importants qui reliaient des routes inter-tribus depuis
le temps d’avant l’agriculture. Ces sites sont toujours utilisés
pour la chasse et la cueillette saisonnière, ainsi que pour faire
des offrandes aux esprits ancestraux. La place importante
des grottes dans la tradition orale des Mbowamb ressemble
à celle de la région de Telefomin à l’ouest des PNG Highlands
(voir Brook et al. 1977). De plus, dans la région d’Arafundi
(à 145 km nord-ouest de Koropugl) les tribus vivant dans
38 STALACTITE 69, 1-2, 2019
erkundet. Das Gebiet gehört dem Stamm der Kosua.
Im Jahr 2011 untersuchte das Team 6,7 km in 24 Höhlen
(Hack 2015). 2015 untersuchten die 15 Höhlenforscher
8 km in 35 Höhlen auf dem Darai-Plateau (gilk es &
mulla n 2015).
Viele den Führern bekannten Eingänge
waren Höhlen ohne Bedeutung, in denen auf der Jagd
geschlafen wurde. Es gibt einen Schluckloch, bei dem
frühere Generationen gebadet haben, um Krankheiten
zu heilen. Die gastfreundlichen Kosua kennen viele
Höhlen, aber sie hatten Probleme, diese zu finden, weil
seit 20 Jahren niemand mehr dort war. Die Kosua haben
viele Geschichten und Lieder mit dem Team geteilt,
darunter Balmen, die von den Frauen, die dort schliefen,
mit Felskunst dekoriert wurden, sowie Balmen, in denen
die Gebeine ihrer Vorfahren untergebracht waren.
Unsere Erkundungen und Befragungen haben
gezeigt, dass Höhlen, Schlucklöcher und Unterschlüpfe
seit der Zeit vor der Landwirtschaft als wichtige
Orte angesehen werden, die die Wege zwischen
den Stämmen miteinander verbunden haben. Diese
Standorte werden immer noch für die saisonale Jagd
und das Sammeln sowie für Opfergaben an die Geister
der Vorfahren genutzt. Die wichtige Rolle der Höhlen
in der mündlichen Überlieferung von Mbowamb ähnelt
der des Telefomin-Gebiets westlich des PNG-Hochlands
(siehe Brook et al. 1977). In der Region Arafundi (145 km
nordwestlich von Koropugl) nutzten die im Wald
lebenden Stämme ausserdem viele Unterkünfte und
Höhlen auf ihrem Territorium für wichtige Rituale,
Opfergaben und zur Dekoration der Wände (roscoe &
telBan 2004). Angesichts dieser kulturellen Bedeutung
von Karststätten im Hochland (siehe auch l
ópez
2008 zur
la forêt utilisaient de nombreux abris et grottes dans leur
territoire pour des rituels importants, pour des offrandes, et
pour y décorer les parois (roscoe & telBan 2004). Etant don
cette signification culturelle des sites karstiques dans les PNG
Highlands (voir aussi lópez 2008 au sujet de l’importance
rituelle des cenotes au Yucatan), ils ont un grand potentiel
archéologique (s
utton
et al. 2009; F
orD
2017). Les attitudes
des indigènes aux recherches archéologiques sont positives
et encouragent les équipes étrangères à venir.
Le karst offre des conditions exceptionnelles pour la
préservation du patrimoine préhistorique (uomin i 2016).
Il faut considérer aussi la valeur du patrimoine culturel,
biologique, paléontologique et géologique. Puisque les
PNG Highlands sont très riches en karst, l’exploration est
un premier pas nécessaire vers la protection. La tribu de
Koropugl œuvre actuellement à obtenir la possession
officielle de leur territoire pour en préserver les ressources
naturelles, y compris les grottes. En effet, les intérêts miniers
et forestiers sont en train de s’approprier de la Nouvelle-
Guinée. Dans les années à venir, les terrains non privés seront
transformés par les exploitations de bois et de minerai,
comme partout dans cette région du monde. Nous espérons
que nos résultats pourront contribuer à la protection du
karst et de ses traditions dans les PNG Highlands.
Remerciements
Cette expédition a été financée par le Department of
Linguistic and Culturel Evolution, Max Planck Institute for
the Science of Human History, Jena, Allemagne. Nous
remercions Russell Gray pour son soutien. Grands mercis
à la tribu de Koropugl qui nous a accueillis. Merci aux
Fig. 15. Der Mount
Kaijende
.
Fig. 15. Le Mont
Kaijende
.
STALACTITE 69, 1-2, 2019 39
organisateurs des congrès où nous avons présenté ces
résultats (Man and Karst in Sicily 2019, German Speleological
Federation Annuel meeting Nesselwang
2019, Sinterlaken
National Speleological Congress of Switzerland 2019).
Merci à Dave Bunnell qui nous a fourni une copie de
son rapport. Un grand merci également à Praezis pour
l’invitation à contribuer à ce numéro.
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Bibliographie
rituellen Bedeutung von Cenoten in Yukatan) verfügen
sie über ein grosses archäologisches Potential (s
utton
et
al. 2009, ForD 2017). Die Einstellung der Ureinwohner
zur archäologischen Forschung ist positiv und ermutigt
zukünftige ausländische Teams zu kommen.
Der Karst bietet aussergewöhnliche Bedingungen für
die Erhaltung des prähistorischen Erbes (u
omini
2016). Der
Wert des kulturellen, biologischen, paläontologischen
und geologischen Erbes muss ebenfalls berücksichtigt
werden. Da das Hochland von PNG sehr karstreich
ist, ist die Erforschung ein notwendiger erster Schritt
in Richtung Schutz. Der Koropugl-Stamm bemüht sich
derzeit um den offiziellen Besitz seines Territoriums, um
natürliche Ressourcen, einschliesslich Höhlen, zu erhalten.
In der Tat machen die Interessen des Bergbaus und der
Forstwirtschaft auch vor Neuguinea nicht Halt. Nicht-
privates Land wird in den kommenden Jahren wie überall
in dieser Region der Welt durch Holzschlag und Bergbau
verändert. Wir hoffen, dass unsere Ergebnisse zum Schutz
des Karstes und seiner Traditionen im Hochland Papuas
beitragen können.
Dank
Diese Expedition wurde von der Abteilung Sprach-
und Kulturevolution des Max-Planck-Instituts für
Menschheitsgeschichte in Jena finanziert.. Wir danken
Russell Gray für seine Unterstützung. Vielen Dank an
den Koropugl-Stamm, der uns willkommen geheissen
hat. Dank an die Organisatoren der Kongresse, auf
denen wir diese Ergebnisse präsentiert haben (Man
and Karst in Sizilien 2019, Jahrestagung des Deutschen
Speläologischen Bundes Nesselwang 2019, Nationaler
Speläologischer Kongress der Schweiz Sinterlaken 2019).
Vielen Dank an Dave Bunnell, der uns eine Kopie seines
Berichts zur Verfügung gestellt hat. Vielen Dank auch an
Praezis für die Einladung, diesen Artikel zu verfassen.
Photo : R. Wenger
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Article
Full-text available
Lithic assemblages in late Pleistocene sites within rainforest environments in Southeast Asia and Aus-tralasia are characterised as being simple core-and-flake technologies with little evidence for formal tools. This is usually attributed to the Bamboo Hypothesis, which proposes that modern humans first moving into these rainforest environments would have exploited available plant resources such as wood or bamboo at the expense of lithic technology. This paper challenges this portrayal by reporting the presence of formal tools in the Ivane valley of Papua New Guinea, dating from first occupation between 43,000e49,000 years cal BP.
Article
The expedition investigated 2500 km of rugged limestone country in the West Sepik province of Papua New Guinea, between the Strickland Gorge and the Irian Jaya border. The main objectives were the location and mapping of caves in the high altitude karst of the Hindenburg mountains and the study of their biology, hydrology and structure. Two hundred systems were recorded and some were of vast dimensions. One open pit was 280 m deep and descents were made into other shaft systems for 340 m and 360 m. The longest cave located was Selminum Tem, in which 20·5 km of passages were surveyed and the fossil skeleton of a Miocene syrenian was discovered. Three appendices report briefly on the geomorphology, biology and anthropology of the area. Successive levels of phreatic cave development are identified and interpreted in terms of four standstills during tilting and uplift of the region from sea level. Deposits within Selminum Tem place two glacial events in the sequence of standstills. The Selminum Tem fauna was unexpected for a cave in a tropical area. It exhibited geographical misfits and species with no near relatives amongst the surface fauna. The mixture of marine relicts and thermophilic and cryophilic refugees support the past environmental changes deduced from the geomorphological study. The regional anthropology is reviewed and reference is made to the significance of caves in local legends. Art and burial sites in small caves visited by the local people are described; the engravings, hearths and excavations in Selminum Tem, however, belong to a past cultural phase.
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Archaeozoological records for seven occupation sites in the highlands of New Guinea are presented and reviewed. The sites were originally excavated between 1959 and 1981. More recent excavations have not documented comparable archaeozoological records. This paper aims to summarise unpublished research, together with some previously published results, for a broader audience, and elicit general trends within the data. Of significance are methodological insights, observations on Pleistocene and Holocene extinctions and the introduction of exotic fauna, and implications for understanding land-use and socio-economic histories during the late Holocene.
Beneath the Cloud Forests: A History of Cave Exploration in Papua New Guinea
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Reflections in stone: axes and the beginnings of agriculture in the Central Highlands of New Guinea
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• Bulmer, S. (2005): Reflections in stone: axes and the beginnings of agriculture in the Central Highlands of New Guinea. In: paWley, A., atteNBorough, R., golsoN, J., hide, R. (Eds.), Papuan Pasts: Cultural, Linguistic and Biological Histories of Papuan-speaking Peoples. -Pacific Linguistics, Canberra, pp. 387-450.