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La prise de notes

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La prise de notes Que sais-je ? 2006 Cet ouvrage n'est plus imprimé, aussi il est mis à la disposition des lecteurs
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... Cette stratégie semble simple de prime abord, mais nombreux sont les enseignants qui constatent que plusieurs apprenants ne la maîtrisent pas efficacement, notamment aux cycles supérieurs (Piolat, 2006;Romainville & Noël, 2003 (Piolat, 2001 ;Cité par Romainville & Noël, 2003). Si l'écrémage est au centre de cette compétence, c'est fondamentalement dû à la différence de vitesse de production à l'oral (2 à 3 mots /seconde) et à l'écrit (0,3 à 0,4 mots/sec). ...
... Cette microstratégie peut aussi être guidée par l'enseignant. Dans ce même prolongement, Piolat (2006) annonce l'idée que : ...
... Pour ce faire, les notes sont prises en suivant l'agencement des titres et des sous-titres d'un texte, autrement dit, sa table des matières, ou en fonction de la hiérarchie selon laquelle les informations sont présentées. Cartier et Théorêt (2004) (cité par Piolat, 2006), appellent cette technique la mise en plan. À l'intérieur de chacune de ces divisions, l'apprenant peut ajouter des informations sous forme linéaire. ...
... Plusieurs recherches récentes, ancrées dans la linguistique et/ou la didactique (Portine, 1994 ;Boch 1999 ;Omer, 2001 ;Piolat 2001), évoquent certaines difficultés auxquelles se heurtent les étudiants dans la tâche de PDN ou plus largement de réécriture, qui dépassent le simple problème du nombre d'informations, et qui relèvent de la (re) construction de la cohérence du texte source dans un texte cible, via la PDN. Les étudiants seraient tiraillées entre deux objectifs : restituer fidèlement le contenu du texte source d'un côté, et rendre compte de la dimension textuelle de l'autre. ...
... Par ailleurs, ces modèles sont souvent complexes, et donc difficiles et coûteux à mettre en oeuvre. Aussi, la plupart des recherches quantitatives portent depuis une trentaine d'années sur la quantité d'informations que les noteurs ont inscrit dans la PDN comparativement au texte source (voir pour un état des lieux Girolami-Calvin 1989 ;Piolat, 2001). Ce faisant, elles ne se préoccupent guère des modalités de reprise de la structure textuelle. ...
Article
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Cette recherche a été réalisée dans le cadre du contrat AL 13b attribué par l'ACI « Ecole et Sciences Cognitives » que nous remercions. Résumé L'étude des stratégies estudiantines dans la prise de notes passe nécessairement par la confrontation entre le discours source -à partir duquel se fait l'activité (processus) -et les notes (produits) des étudiants. L'objectif est d'évaluer comment des étudiants rendent compte, après avoir pris des notes en L2, dans une réécriture en L2, de la complexité de la cohérence du texte source. Deux méthodes d'analyse ont été appliquées afin de comparer les phénomènes qu'elles permettent de pointer. La première approche hiérarchique classique consiste à découper thématiquement le texte en distinguant différents niveaux conceptuels (unités majeures, conceptuelles, sémantiques de base, sous unités de base). Les textes cibles ont été analysés en termes de fidélité. La deuxième (Rhetorical Structure Theory (RST) approche permet de décrire l'organisation d'un texte en termes d'effets argumentatifs. Les observations permettent de montrer que l'outil hiérarchique informe sur les difficultés de compréhension et de production écrite des étudiants en L2. Pour sa part, le second outil est efficace pour pointer et interpréter certaines traces linguistiques présentes dans les textes cibles, qui relèvent des relations argumentatives qui unissent les informations du texte source.
... Contrairement à ce qui se passe lorsqu'un texte écrit est résumé, la PDN en situation de cours ne permet pas d'avoir une vue d'ensemble du discours : les noteurs sont étroitement assujettis au fil du texte, aux micro-enchaînements qui s'imposent successivement à eux. Les indices, laissés plus ou moins consciemment par le professeur, devraient avoir une influence sur le comportement des noteurs et il devrait être possible de mesurer leur impact (Canivet, Lecocq, Ledru, & Sisaire, 1986 ;Faraco & Kida, 2003, ce numéro ;Parpette & Bouchard, 2003, ce numéro ;Piolat, 2001). ...
Article
Cette recherche a été réalisée dans le cadre du contrat AL 13b attribué par l'ACI « Ecole et Sciences Cognitives » que nous remercions. Résumé À partir de l'idée que les enseignants guident l'activité des noteurs en utilisant des indices déclencheurs et des indices inhibiteurs de prises de notes, cet article analyse les réactions à ces indices d'un groupe de 24 étudiants en début de doctorat (DEA). Les prises de notes de 15 étudiants, élevés dans un système éducatif français, et 9 étudiants, élevés dans un système éducatif étranger ont été analysées. Quatre profils d'étudiants ont été établis: (1) les noteurs minimalistes ; (2) les noteurs indifférents aux marques d'organisation du texte ; et parmi les noteurs soucieux de l'organisation textuelle, (3) les noteurs qui utilisent largement les reformulations micro-textuelles et (4) ceux qui utilisent largement les procédés abréviatifs. Ces profils recoupent en partie l'opposition entre étudiants français et étrangers. Par ailleurs, ces deux groupes d'étudiants s'opposent autour de la réaction aux indices déclencheurs : les étudiants français sont ainsi plus sensibles que les étudiants étrangers aux marques d'organisation textuelle et ces derniers traitent – davantage que les Français -les exemples comme des indices inhibiteurs Mots clés : Prise de notes, étudiant français et étranger, profil de noteurs, indice déclencheur, indice inhibiteur.
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