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L’effet de la domiciliation du match sur l’activité technico- tactique en football « Cas de l’équipe nationale algérienne A »

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Abstract

Le but de cette étude est de vérifier l’effet de la domiciliation match (Domicile, extérieur et tournoi) sur l’activité technico-tactique (ATT). L’étude porte sur onze (11) matchs de l’équipe nationale algérienne de football (ENA) dont huit (8) matchs de qualification à la CAN et la coupe du monde (domicile et extérieur) et 3 trois matchs du premier tour de la CAN (tournoi). L’observation des matchs est réalisée à l’aide du Dartfish 5.5 pro team. Les résultats démontrent que l’ENA, jouant à domicile, possède plus le ballon (64,94% ± 05,51%), réalise plus de passes réussies (572,50 ± 144,21) et récupère le ballon très haut (41,84 ± 06,72m). En revanche l’ATT à l’extérieur et dans le tournoi est presque identique, sauf pour le nombre de passes non réussies (66,25 ± 07,18 et 52,00 ± 05,20 respectivement). Ces résultats illustrent l’impact du lieu de déroulement du match sur l’ATT en football.
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14 (2018/2) (Octobre 2018)
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L’effet de la domiciliation du match sur l’activité technico-
tactique en football « Cas de l’équipe nationale algérienne A »
Hadji Abderrahmen*, Benmesbah Kamel **, Benbousta Rahima**
*Département des STAPS, faculté des sciences humaines et sociales, Université
Abderrahmane Mira, Bejaia
*Institut de l’éducation physique et sportive, Université Alger 3.
Résumé
Le but de cette étude est de vérifier l’effet de la domiciliation match
(Domicile, extérieur et tournoi) sur l’activité technico-tactique (ATT). L’étude
porte sur onze (11) matchs de l’équipe nationale algérienne de football (ENA)
dont huit (8) matchs de qualification à la CAN et la coupe du monde (domicile et
extérieur) et 3 trois matchs du premier tour de la CAN (tournoi). L’observation
des matchs est réalisée à l’aide du Dartfish 5.5 pro team. Les résultats
démontrent que l’ENA, jouant à domicile, possède plus le ballon (64,94% ±
05,51%), réalise plus de passes réussies (572,50 ± 144,21) et récupère le ballon
très haut (41,84 ± 06,72m). En revanche l’ATT à l’extérieur et dans le tournoi est
presque identique, sauf pour le nombre de passes non réussies (66,25 ± 07,18 et
52,00 ± 05,20 respectivement). Ces résultats illustrent l’impact du lieu de
déroulement du match sur l’ATT en football.
Mots Clés : Equipe national algérienne, Football, technico-tactique,
domiciliation du match
Abstract
The effect of match location on technical and tactical activity in
soccer “Case study: Algerian national team”
The aim of this study is to check the effect of match location (home, away
and tournament) on the technical and tactical activity (TTA). The study relates to
eleven (11) matches of the Algerian national team of soccer (ANT) including
eight (8) matches of qualification to the African’s national cup (ANC)and the
world cup (home and away) and 3 three matches of the of the ANC
(tournament). The observation of the matches is carried out using Dartfish 5.5
pro TEAM. The results show that the ANT, when playing at home, has more
possession (64.94% ± 05.51%), carries out more successful passes (572.50 ±
144.21) and recovers the ball very high (41,84 ± 06.72m). On the other hand,
away and in tournament TTA is almost identical, except for the number of
unsuccessful passes (66.25 ± 07.18 and 52.00 ± 05.20 respectively). These
results illustrate the effect of the match location on technical and tactical activity
in soccer.
Key-words: Algerian national team, soccer, technical tactical, match location
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1. Introduction.
L’avantage de jouer à domicilie pour la majorité des sports a été prouvé
scientifiquement pour la première fois par l’étude de schwarts & Barsky (1977
cité par Pollard, 2006). En football, Pollard (1986) a proposé une méthode pour
le quantifier, c’est le rapport des points récoltés à domicile sur le total des points
de la saison (exprimé en pourcentage). Par exemple, le nombre de points récoltés
à domicile est de 60 points (matchs gagné et nuls), divisé sur le total des points
récolté ex : 100, le résultat est de 60%, avec un pourcentage supérieur à 50%,
l’avantage du terrain est confirmé. Le championnat algérien a atteint un
pourcentage de 72,05% lors des saisons allant de 2006 à 2012, c’est le deuxième
plus grand pourcentage après celui du Nigeria (86,82%), (Pollard & Gómez,
2014).
L’avantage du terrain est maintenant un fait prouvé pour la plupart des
championnats du monde (Dosseville, 2007; Fothergill, Wolfson, & Neave, 2017;
Pollard & Gómez, 2014; Seckin & Pollard, 2008). Donc, joué à domicile
augmente les chances de gagner un match. Les chercheurs se sont penchés
ensuite sur les causes de cet avantage. Plusieurs hypothèses ont été émises : les
supporters, la fatigue liée au voyage, familiarité avec les conditions locales
(repères), erreurs d’arbitrages en faveurs des locaux sous l’influence des
supporteurs, facteurs psychologiques (le joueur croit qu’il est avantageux à
domicile), tactique spéciale. Mais, aucune hypothèse n’a pu faire jaillir un
consensus sur la confirmant ou l’infirmant (Courneya & Carron, 1992;
Fothergill, Wolfson, & Little, 2014; Nevill, Newell, & Gale, 1996; Pollard,
2002; Thomas, Reeves, & Smith, 2006)
Le lieu de déroulement de la compétition influe sur l’activité technico-
tactique offensive et défensive d’une équipe (club). Cependant, aucune recherche
n’a été mené sur des sélections (équipes nationales), en sachant qu’une équipe
nationale peut jouer à domicile, à l’extérieur et, en plus, dans un tournois
aucune des deux équipes n’est chez elle. De ce fait, nous nous somme penché sur
cette question : L’activité technico-tactique de l’équipe nationale algérienne de
football varie-t-elle en fonction de la domiciliation du match (à domicile, à
l’extérieure et dans un tournoi) ?
2. Cadre conceptuel
La difficulté de vérifier les hypothèses relatives aux causes de l’avantage du
terrain sur l’activité technico tactique a orienté la question vers la manifestation
de cet avantage sur le terrain. C.-à-d. la différence de l’activité technico-tactique
réalisée à domicile comparé à celle réalisée à l’extérieur. Par exemple, les
équipes espagnoles relisent un pourcentage de possession de ballon plus élevé à
domicile (Lago, 2009 ; Lago & Martín, 2007). Les équipes anglaises jouant à
domicile réalisent plus de : centres, dribbles, interceptions, tirs et tacles (Taylor,
Mellalieu, James, & Shearer, 2008) et dans le dernier tiers du terrain elles
réalisent plus de tirs, corners, passes réussies et duels aériens gagnés. Tandis que
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dans le tiers défensif, elles réalisent moins de : dégagement du gardien de but,
interceptions, duels aériens (Tucker, Mellalieu, James, Taylor, 2005).
L’activité technico-tactique en football est l’ensemble des actions techniques
et tactiques réalisées par un joueur et/ou ensemble de joueurs durant la phase
offensive et la phase défensive lors d’un match de football. L’approche
qualitative (réalisé par des experts) de l’analyse technico-tactique offre la
possibilité de détecter la structure, l’organisation et la stratégie d’une équipe.
Cette méthode très utilisée dans le monde du football notamment par les médias
spécialisés présente des limites tel que la subjectivité l’impossibilité d’enregistré
les analyse afin de suivre l’évolutions des équipes. Cette approche prend un
match de football dans sa globalité avec les rapports de forces qui ne cesse de
changer lors d’une rencontre. Cette capacité d’analyser ces rapports de force
constamment en mouvement n’est malheureusement pas accessible à tout le
monde, notamment les chercheurs. Pour résoudre cette problématique une
approche systémique est proposé par les chercheurs. Cette approche est basée sur
le principe que chaque phénomène est peut-être considéré comme un système
que lui aussi peut être composé de plusieurs sous-système que chacun est
structuré autour des unité fixe ou en mouvement constituant un réseau. Une
transposition de la théorie des système (la systémique) sur le football nous
donnera la configuration suivante : système = activité technico-tactique dans sa
globalité ; sous-système= phase offensive et défensive ; les unités = actions
techniques et tactiques réalisées par les joueurs. Donc nous pouvons reconstituer
le système el allant du bas (unités) vers le haut (système).
3. Méthodologie.
3.1 Echantillon :
L’analyse vidéo a été effectuée sur 11 matchs de l’équipe nationale
algérienne lors des matchs de qualification de la coupe du monde 2018 et la
coupe d’Afrique des nations 2017 (8 matchs) et le premier tour de coupe
d’Afrique des nations 2017 (3 matchs).
3.2 Matériel :
Pour l’analyse vidéo des matchs, nous avons utilisé le logiciel Dartfish pro v
5.5. Une personnalisation du séquenceur a été conçue afin de répondre aux
spécificités de la recherche. Pour chaque élément (variable), une définition
opérationnelle (tableau 01) a été faite (synthétisée) à partir de différentes
définitions trouvées dans la littérature spécifique, Pour vérifier la fiabilité de
l’outil de recherche et le degré d’explicité de ces définitions, nous avons fait
appel à des observateurs externes pour analyser 4 matchs, les résultats de la
comparaison entre les différents observateurs ont démontré une marge d’erreurs
inférieur à 7 %. (4% passes et récupérations ; 5% possession ; 1% tir ; 6%
barycentre)
3.3 Définitions opérationnelles des paramètres observés
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Tableau 1 : définitions opérationnelles de variables observées (éléments d’attaque
et de défense)
Eléments d’attaque
Passe
Le transfert ou la tentation de transfère du ballon d’un joueur à
son co-équipier
Passe réussie
Le transfert du ballon d’un joueur à son co-équipier, sans que
l’adversaire puisse intercepter ou changer la direction du ballon.
(Rampinini, Impellizzeri, Castagna, Coutts, & Wisløff, 2009)
La possession de ballon
La possession est considérée comme acquise quand un joueur a le
contrôle suffisant de la balle pour effectuer une influence
délibérée sur sa trajectoire suivante. La possession est perdue
quand la balle est hors du jeu, l'arbitre siffle une infraction ou
l’équipe adverse rentre en possession. (James, Jones, &
Mellalieu, 2004)
Tir
Un tir depuis la ligne du 18 mètre et plus, dans l’intention de
marquer un but. (Di Salvo et al., 2007)
Tir cadré
Sur un tir au but, soit le but marqué ou raté grâce l’intervention
d’un adversaire ou des barres.
Eléments de défense
Récupération du ballon
Le ballon est récupéré lorsqu’il passe à l’autre équipe et qu’il soit
touché deux fois par le même joueur, ou par deux co-équipiers.
Zone de récupération du
ballon
La zone où l’équipe (joueur) rentre parfaitement en possession de
ballon.
Barycentre
Centre de gravité des éléments observés sur le plan offensif
(passes) et sur le plan défensif (récupération de ballon).il
représente la position du bloc équipe en défense et en attaque
(exprimé en mètre (m))
3.4 Analyse statistique :
Les résultats sont présentés en moyenne et écart-type. L’homogénéité des
variances est vérifiée par le biais du test Levene, pour comparer entre les trois
catégories de match (domicile, extérieur, tournoi) nous avons utilisé l’ANOVA.
La comparaison par paire est conduite avec LSD en post-hoc. Une analyse
factorielle discriminante (AFD) est conduite pour dégager les éléments qui
distingue un match joué à domicile d’un match à l’extérieur et/ou tournoi. Un
coefficient de structure supérieur -en valeur absolue- à 0 ,30 est considéré
comme indicateur significativement discriminant (Tabachnick & Fidell, 2007).
Le seuil de signification est fixé à p<0.05. L’analyse statistique est réalisée sous
IBM SPSS STATISTIC version 23.
4. Résultats
Tableau 2 : comparaison des éléments d’attaque et de défense selon la
domiciliation du match
Domicile
Extérieur
Tournoi
Possession
64,94% ± 05,51%
51,03% ± 10,88%*
47,83% ± 06,47%*
Récupération
76,50 ± 15,78
84,50 ± 21,02
82,00 ± 08,19
Passes réussies (PR)
572,50 ± 144,21
342,00 ± 162,67*
271,67 ± 75,94*
Passes non réussies (PNR)
60,00 ± 08,04
66,25 ± 07,18£
52,00 ± 05,20#
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Tirs
09,75 ± 04,27
08,00 ± 04,08
07,67 ± 05,69
Tirs cadrés
30,98% ± 22,96%
28,38% ± 28,49%
34,13% ± 01,37%
Buts marqués
04,50 ± 02,65
02,25 ± 00,96
01,67 ± 00,58
Buts encaissés
00,50 ± 00,58
01,75 ± 01,50
02,00 ± 00,00
Barycentre /récupération
41,84 ± 06,72m£
35,41 ± 04,38m
30,83 ± 03,25m*
Barycentre /PR
53,95 ± 02,92m
53,32 ± 06,19m
54,39 ± 01,69m
Barycentre/ PNR
79,53 ± 01,72m##
72,02 ± 02,83m**
76,53 ± 04,00m
* : Différent de « domicile » à p ≤ 0,05 ; ** : Différent de « domicile » à p ≤ 0,01
# : Différent de « extérieur » à p ≤ 0,05 ; ##: Différent de « extérieur » à p ≤ 0,01
£ : Différent de « Tournoi » à p ≤ 0,05
La comparaison du rendement technico-tactique a révélé l’existence de
différence pour quelques paramètres. Pour les éléments d’attaque, le pourcentage
de possession de ballon réalisé à domicile (64,94% ± 05,51%) est supérieur
(p<0,05) à celui réalisé lors des matches à l’extérieurs (51,03% ± 10,88%) et
dans le tournoi (47,83% ± 06,47%), Le nombre de passes réussies est aussi
supérieur (p<0,05) lors des matches à domicile (572,50 ± 144,21) que celui
réalisé lors des matchs à l’extérieur (342,00 ± 162,67) et dans le tournoi (271,67
± 75,94), le barycentre des passes non réussies est plus élevé (p<0,01) lors des
matchs à domicile (79,53 ± 01,72m) que lors des matchs joués à l’extérieur
(72,02 ± 02,83m). Pour les éléments de défense, le barycentre des récupérations
du ballon est plus élevé (p<0,05) lors des matchs à domicile (41,84 ± 06,72m)
que dans le tournoi (30,83 ± 03,25m). Aucune différence n’a été observée pour
les autres éléments.
Tableau3 : matrice de structure du coefficient de discrimination pour les éléments
techniques
Fonction
1
2
-0,31
0,57*
0,49
0,54*
0,51
0,51*
-0,15
-0,05
0,11
0,11
0,04
-0,07
* : coefficient de structure significative (> 0,30)
Les résultats de l’analyse factorielle discriminante (AFD) (tableau 3)
concernant les éléments technico tactiques observés démontrent que les
éléments qui varient en fonction de la domiciliation (domicile, extérieur, tournoi)
sont tous relatifs à la phase offensive. Le nombre de passes et non réussie
représentent le coefficient le plus élevé (0,57 et 0,54 respectivement), suivi du
pourcentage de possession de ballon (0,50).
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Tableau4 : matrice de structure du coefficient de discrimination pour la position
des éléments techniques
Positions des éléments
Fonction
1
2
Barycentre des récupérations
0,40
0,92*
Barycentre des passes non réussies
0,89*
-0,12
Barycentre des passes réussies
0,05
-0,10
* : coefficient de structure significative (> 0,30)
Pour la position des éléments observés sur le terrain, l’AFD (tableau 4) a
démontré que le barycentre des récupérations du ballon possède le coefficient de
structure le plus élevé (0,92) suivie du barycentre des passes non réussies (0,89).
5. Discussions
Le lieu de déroulement de la compétition joue un rôle important dans
l’activité quantitative et qualitative footballistique et du fait influe sur le résultat
final de compétition. L’équipe nationale algérienne (ENA) possède plus le ballon
et réalise plus de passes réussies à domicile qu’à l’extérieur ou dans un tournoi,
ces résultats ne diffèrent pas de ceux trouvés dans le championnat espagnol
(Lago, 2009) et le championnat anglais (Tucker, Mellalieu, James, & Taylor,
2005). La possession de ballon et les passes réussies sont liées au lieu de
déroulement de la compétition. Le bloc équipe en phase défensive est situé plus
haut lors des matchs à domicile (41,84 ± 06,72m) par rapport au tournoi (30,83 ±
03,25m) (p ≤ 0,05) mais pas par rapport aux matchs à l’extérieur (35,41 ±
04,38m). En sachant que l’enjeu est plus important dans le tournoi, l’ENA
préfère la prudence en jouant avec un bloc bas.
La position des passes non réussies est située le plus haut lors des matchs
joués à domicile presque a 80m. Cela est dû - peut-être au placement du bloc
équipe de l’adversaire très bas. L’adversaire en situation de défense se positionne
dans sa propre moitié du terrain en créant une densité très difficile à percer.
Donc, l’adversaire intercepte plus de ballon proche de ces propres buts et par
conséquent, la position du barycentre des passes de l’ENA non réussies se situe
très haut.
L’activité technico-tactique de l’ENA à l’extérieur et dans le tournoi est
pratiquement identique, à l’exception du nombre des passes non réussies. Les
joueurs se permettent plus d’erreur de passes à l’extérieur (60,00 ± 08,04) que
dans le tournoi (66,25 ± 07,18) (p 0,05). Cette différence peut être expliqué
par l’ampleur de l’enjeu lors des tournois, qui oblige les joueurs de se concentrer
plus et de s’appliquer davantage dans l’exécution des gestes techniques.
Contrairement aux études citées ci-dessus, le nombre et le pourcentage de
réussite pour l’élément « TIR » ne présente pas de différence. Cela est peut-être
dû à l’absence de tireur dans l’équipe.
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L’analyse factorielle discriminante a montré que la possession de ballon ainsi
que les passes réussies et non réussies sont les paramètres qui peuvent distinguer
(discriminer) un match à domicile d’un match à l’extérieur d’un match dans un
tournoi. Pour ces trois paramètres, le classement des matchs se fait selon un
ordre décroissant est le suivant : Domicile ; Extérieur ; Tournoi. Pour la position
des paramètres, c’est le placement du barycentre des passes non réussies et de la
récupération du ballon qui peut distinguer entre les trois groupes de matchs. La
position du barycentre des récupérations du ballon prédit le classement suivant :
Domicile ; Extérieur ; Tournoi. Cependant, le barycentre des passes non réussies
prédit le classement comme suit : Domicile ; Tournois ; Extérieur.
En guise de conclusion, une analyse plus approfondie avec un échantillon
plus grand où le niveau de l’adversaire et le résultat final du match sont pris en
considération, offrira la possibilité de dégager un profil de jeu selon les
différentes situations contextuelles chez l’équipe nationale algérienne, voir
même prédire sa performance.
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Article
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While a considerable amount of archival research has been dedicated to exploring the home advantage, little is known about the beliefs which key agents hold about the phenomenon. The aim of the study was to explore the cognitions of professional soccer coaches and players to ascertain their perceived reasons for why teams perform consistently better at home than away. A purposeful sample consisting of three male professional soccer players and six male professional soccer managers participated in semi-structured interviews. Framework analysis was employed to investigate consistency with Carron, Loughead and Bray's revision of Courneya and Carron's original conceptual home advantage framework. The results indicate that key stakeholders' views are in keeping with the framework, though both players and managers place a greater emphasis on the impact of the referee. These findings offer a number of insights into implications for behaviour and suggest avenues for further research.
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Comparison was made of home advantage in 157 national domestic soccer leagues throughout the world for six seasons between 2006 and 2012, a total of 169,752 games. Quantified as the number of competition points won by the home team that was expressed as a percentage of all points gained in the league, the advantage was present in all continents, but showed considerable variation between countries. It was by far the highest in Nigeria (86.82%), followed by Bosnia-Herzegovina, Guatemala, Indonesia, Algeria, Bolivia and Ghana, all between 70% and 80%. Regionally, there were pockets of high home advantage in the Andes, the Balkans, West Africa and Central America, while in the Baltic republics and in most of the Arabian Peninsula it was low. A multivariate model was developed by using proxy variables for the main explanations of home advantage and its worldwide variation. After controlling for the competitive balance in each league, significant predictors of home advantage were: Fédération Internationale de Football Association ranking (a proxy for crowd support), the maximum geographical distance between teams, the majority of teams coming from a single city, at least two teams playing at a high altitude, the recent occurrence of a civil war and the Corruption Perception Index. The model accounted for 43% of the variability in home advantage, the rest of which needs to be investigated after developing more precise measures for territoriality, the ethnic and cultural factors involved and the potential for referee bias.
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Game location effects (home versus away) upon technical and tactics-related behaviours were investigated in a professional English soccer team. Matches (n=30) from the 2004-05 domestic season of a top five side from the English Premiership league were notated post-event via a computerized system and compared as a function of game location using non-parametric analysis procedures. An overall home advantage was found for the sample in relation to home-winning and home-goal percentage. For technical performance the team exhibited more successful behaviours, such as tackles, passes and aerial challenges, at home than away. For tactics-related behaviours, more aerial challenges, corner kicks, crosses, passes, dribbles and shots on goal were performed at home in the attacking third of the pitch. In addition, more goal kicks, interceptions, aerial challenges and clearances were performed in the defensive third when playing away. These findings suggest that game location effects may exist at a strategic level within individual teams. Future research should consider the influence of other confounding variables such as weather conditions, game status, team form and opposition quality.
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Home advantage is known to play an important role in the outcome of professional soccer games and to vary considerably worldwide. In the Turkish Super League over the last 12 years, 61.5% of the total points gained have been won by the home team, a figure similar to the worldwide average and to the Premier League in England. It is lower (57.7%) for games played between teams from Istanbul and especially high for games involving teams from cities in the more remote and ethnically distinct parts of Turkey (Van and Diyarbakir). Match performance data show that although home teams in Turkey take 26% more shots at goal than away teams, the success rates for shots do not differ. For fouls and disciplinary cards, home and away teams do not differ significantly in Turkey, a finding that differs from games in England, perhaps due to less referee bias.
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The existence of home advantage has been established for all major professional team sports in England and North America. The advantage was found to be greatest in soccer, with the home team currently obtaining about 64% of all points gained in the English Football League. Home advantage has changed very little since the formation of the League in 1888 and there are only small variations between the four Divisions of the League. The advantage is less marked in local derbies, in the FA Cup and in nonprofessional competitions. It is greater in the European Cup and increases as the stages of the competition progress. The allocation of three points, instead of two, for a win in the Football League has not changed home advantage, but its effect has been greatly reduced in the GM Vauxhall Conference where an away win gains more points than a home win. The statistical evidence suggests that crowd support and travel fatigue contribute less to home advantage in soccer than do the less easily quantifiable benefits of familiarity with conditions when playing at home. Further possible explanations for the advantage are discussed in the light of findings in other sports.
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Using the results from the end-of-season (1992-93) league tables, overall home advantage was confirmed in the eight major divisions of the English and Scottish football leagues. The degree of home advantage was found to vary significantly across the divisions. Furthermore, these divisional differences in home advantage were found to be significantly associated with the mean attendance of each division. In an attempt to understand these findings, every occurrence of two influential events (either a sending-off or penalty scored) reported in a national Sunday newspaper was recorded. The overall frequency of both sendings-off and penalties scored favoured the home side, but again this was not constant across the divisions. In divisions with large crowds, the percentage of home sendings-off was relatively small (30%), compared with no difference (50%) in divisions with smaller crowds. Similarly, the percentage of penalties scored by home sides in divisions with the largest crowds was large ( > 70%), in contrast to little or no advantage in divisions with smaller crowds. Two possible explanations for these findings were proposed. Either larger crowds were able to provoke the away player into more reckless behaviour (real fouls), or influence the referee into believing that the away player had committed more fouls (perceived fouls).
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Home advantage is well documented for professional baseball, basketball and ice hockey in North America. One of the possible causes of this advantage is familiarity with the local playing facility. This was investigated and quantified in an analysis of 37 teams moving to new stadiums, but in the same city, from 1987 to 2001. Home advantage during the first season in a new stadium after the move was significantly less than home advantage in the final season in the old stadium (P= 0.011). The reduction was evident in all three sports. Possible confounding factors, such as crowd size and crowd density, were considered but did not appear to have an effect. It is estimated that about 24% of the advantage of playing at home maybe lost when a team relocates to a new facility.
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The present studies examined the influence of playing venue on psychobiological responses in male soccer players. Many studies have demonstrated the existence of a home advantage, wherein teams perform better at home than away. A recent focus has attempted to explain this advantage from a psychobiological perspective, with studies showing hormonal differences with regard to venue, game outcome, dominance and perceived stress. Two studies investigated testosterone and cortisol responses in relation to home and away venues. In an initial study of 18 male elite Premier League academy soccer players (age, 17.47, SD, 64), salivary cortisol levels were monitored in two competitive matches, both at home and away. Higher post-game cortisol levels were observed at home (p = 0.002), with the team winning all its games. In a second study involving a 12 semi-professional group of players (age, 23.17, SD, 3.8), the same post-game cortisol findings at home were replicated (p = 0.001), with this team losing all its games. No effects were observed for testosterone in either study. The results extend earlier research findings on the complex relationship which surrounds the psychobiological impact on the home advantage. The findings suggest that higher levels of stress are experienced by home players in their home matches.
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A home advantage in sport competitions has been well documented. The strength and consistency of the home advantage has made it a popular phenomenon in sport today. Very little systematic research has been carried out, however, and the home advantage remains one of the least understood phenomena in sport. It appears that much of the game location research has been arbitrary, and a clear sense of direction is lacking. The purpose of the present paper is to provide a conceptual framework to organize a comprehensive review of previous game location research and provide direction for future research. The review of literature indicated that the descriptive phase of inquiry has been completed, and it is time to address the underlying mechanisms responsible for the manifestation of the home advantage. Possible methodologies and areas of inquiry are highlighted and discussed.
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The aim of this study was to examine the effects of match location, quality of opposition, and match status on possession strategies in a professional Spanish football team. Twenty-seven matches from the 2005-2006 domestic league season were notated post-event using a computerized match analysis system. Matches were divided into episodes according to evolving match status. Linear regression analysis showed that possession of the ball was greater when losing than when winning (P < 0.01) or drawing (P < 0.05), and playing against strong opposition was associated with a decrease in time spent in possession (P < 0.01). In addition, weighted mean percentage time spent in different zones of the pitch (defensive third, middle third, attacking third) was influenced by match status (P < 0.01) and match location (P < 0.05). A combination of these variables and their interactions can be used to develop a model to predict future possession in football. The findings emphasize the need for match analysts and coaches to consider independent and interactive potential effects of match location, quality of opposition, and match status during assessments of technical and tactical components of football performance. In particular, the findings indicate that strategies in soccer are influenced by match variables and teams alter their playing style during the game accordingly.