ArticlePDF Available

Compte rendu des captures réalisées lors de la formation Européenne à la détermination des abeilles (COST Super-B Project) dans le Parc National des Calanques

Authors:

Abstract and Figures

Report of the catches made by the European bee determination training (COST Super-B Project) in the Calanques National Park.
Content may be subject to copyright.
ARTICLE
Compte rendu des captures réalisées lors
de la formation Européenne
à la détermination des abeilles
(COST Super-B Project)
dans le Parc National des Calanques
par Benoît GESLIN1; Nicolas J. VEREECKEN2!; Stuart ROBERTS3!; A. MURAT AYTEKIN4!; David GENOUD5!; Matthieu AUBERT5!;
Rosalie C. F. BURDON6 ; Carlos RUIZ7!; Alessandro FISOGNI8 ; Floriane FLACHER1!; Marcin GRABOWSKI9 ; Floriane
JACQUEMIN10 ; Viktor KHVIR11 ; Georgi KIRKITADZE12 ; Saskia G. T. KLUMPERS13!; Karmit LEVY14; Stephanie MAHER15, Zlata
MARKOV16; Adrien PERRARD17; Laura ROQUER18; Lise ROPARS1!; Lucie SCHURR1!; Andri VARNAVA19 ; & Denis MICHEZ20
Introduction
A l é c h e l l e E u r o p é e n n e , l e p o u r t o u r
méditerranéen français représente un haut lieu
de la biodiversité des abeilles sauvages. En effet,
sur près de 2!000 espèces répertoriées par la
Liste Rouge UICN des abeilles sauvages
d'Europe (NIETO et al., 2014), on estime que plus
de 700 espèces seraient présentes sur une zone
allant des Pyrénées Atlantiques aux contreforts
Alpins. Cependant, ce chiffre ne reste qu’une
estimation de la réelle richesse spécifique des
abeilles autour du littoral méditerranéen, pour
deux raisons principales. La première raison,
soulignée par l’étude de NIETO et al. (2014), tient
dans le fait que pour plus de 55% des 2000
espèces pertoriées en Europe, nous ne
disposons pas, actuellement, de suffisamment de
données pour pouvoir statuer sur l’état réel de
leurs populations ou de leur partition
géographique. La seconde raison réside dans le
fai t quà l échelle locale la plupa rt des
OSMIA N°7 PAGE 20
(1)Aix Marseille Univ, Univ Avignon, CNRS, IRD, IMBE, Aix-Marseille Université - Campus Étoile Faculté des Sciences St-Jérôme Case
421 Av Escadrille Normandie Niémen 13 397 Marseille Cedex 20, France
(2)AgroecologyLab, Université libre de Bruxelles (ULB), Boulevard du Triomphe CP 264/2, B-1050 Bruxelles, Belgique.
(3)School of Agriculture, Policy and Development, University of Reading, Reading, UK
(4)Hacettepe University Faculty of Science Department of Biology 06800 Beytepe/Ankara/Turkey
(5)Observatoire des Abeilles, Arzens, France
(6) Department of Plant Ecology and Genetics, Evolutionary Biology Centre, Uppsala University, Norbyvägen 18D Uppsala, 75236,
Sweden
(7)Dpto. Zoología y Antropología Física, Facultad de Veterinaria, Universidad de Murcia, 30100 Murcia, Spain.
(8)Univ. Lille, CNRS, UMR 8198 - Evo-Eco- Paleo, F-59000 Lille, France
(9)Department of Applied Entomology, Faculty of Horticulture, Biotechnology and Landscape
Architecture, Warsaw University of Life Sciences, Nowoursynowska 159, 02-776 Warsaw,
Poland
(10)Université de Liège-Gembloux Agro-Bio Tech, Unité de recherche BIOSE (ingénierie des
bio-systèmes), Axe Biodiversité et Paysage, Passage des Déportés 2, B-5030 Gembloux,
Belgique.
(11)Faculté de biologie, Université d'Etat de Biélorussie, Minsk, Biélorussie
(12)Agricultural University of Georgia, Institute Of Entomology, Kakha Bendukidze University Campus, # 240 David Aghmashenebeli
Alley, Tbilisi, Georgia
(13)Plant Ecology and Phytochemistry, Institute of Biology Leiden, Leiden University, Sylviusweg 72, 2333 BE Leiden, The Netherlands
(14) Department of Entomology The Robert H Smith Faculty of Agriculture, Food and Environment and The Advanced School for
Environmental Studies, The Hebrew University of Jerusalem
(15)Dept. of Biology, Anglia Ruskin University, Cambridge, UK.
(16) University of Novi Sad, Faculty of Science, Department of Biology and Ecology, 21000 Novi Sad, Serbia
(17)Univ Paris Diderot, iEES Paris UMR 7618, CNRS, Sorbonne Université, Sorbonne Paris Cité, 4 Place Jussieu, 75005, Paris, France
(18)CREAF, Universitat Autònoma de Barcelona, 08193 Cerdanyola del Vallès, Spain
(19)Cyprus University of Technology, Department of Agricultural Sciences, Biotechnology and Food Science, 30 Archbishop Street,
3036 Limassol/Cyprus
(20)Université de Mons, Institut de recherche des Biosciences, Laboratoire de Zoologie, place du parc 23, 7000 Mons, Belgique
ARTICLE
gestionnaires ignorent la biodiversité des abeilles
qui vivent réellement sur leurs territoires. Ces
deux raisons expliquent principalement les
manques qui existent dans les bases de données
Européennes.
A titre d’exemple, la base de données du Parc
national des Calanques comptait en 2016 moins
d’une dizaine espèces d’abeilles dont Apis
mellifera et Bombus terrestris. Ce simple constat
laissant penser que peu d’études avaient alors
été réalisées dans cette zone. C’est une des
raisons pour laquelle nous avons décidé
d’organiser en 2016 une campagne de collecte et
de détermination d’abeilles dans le cadre d’une
formation des doctorants/postdoc européens
travaillant sur les questions liées aux
thématiques de pollinisation (programme
Européen COST-Super B ci-après Bee Course
http://www.superb-project.eu/, figure 1). Notre
objectif principal était de réaliser trois journées
de collecte au sein du Parc National des
Calanques et ainsi d’apporter de nouvelles
informations sur la faune locale d’Apoidea
Apiformes.
Cet article présente les résultats de cette étude
de terrain en exposant 1/ les différentes espèces
capturées, 2/ leur statut de conservation au
regard de la liste rouge de l’UICN, et 3/ leurs
traits d’histoire de vie.
Méthodes
Sites
Le Parc National des Calanques (ci-après
«!PNCal!») est le 10e et le plus récent (2012) Parc
national français (figure 3). Il est le premier parc
national périurbain d’Europe. Il s’étend à la fois
entre terre et mer, son cœur marin couvrant 435
km² et son cœur terrestre 85 km². En terme
dologique, le massif des Calanques est
constit principalement de roches calcaires
(ELLILI et al., 2017). Sa flore est bien connue des
botanistes (plus de 800 espèces végétales, VÉLA
et al., 2001 ; D. Pavon com. pers.). L’habitat
majoritaire du PNCal est la garrigue écorchée ou
garrigue à cistes composée en majorité de Ciste
blanc (Cistus albidus L.), de Ciste de Montpellier
(Cistus monspeliensis L .) , de Rom a ri n
(Rosmarinus officinalis L.) et de Thym (Thymus
vulgaris L.) (figure 2). En revanche, la faune
d’arthropodes terrestres et notamment d’abeilles
sauvages reste très peu documentée. Au sein du
PNCal, l’échantillonnage de la Bee Course fut
déployé sur trois sites!: le campus de Luminy
(43°13’52’’N!; 05°26’22’’E)!; la montagne de l’Aigle
(43°13’59’’N!; 023’16’’E) et le vallon du
Logisson (43°14’07’’N!; 05°30’02’’E) (voir figure
3).
Captures
Les captures furent réalisées le mardi, mercredi
et jeudi 17-18-19 mai 2016. Le temps était alors
beau et sec (>15°C, pas de couverture nuageuse).
Ces captures ont été réalisées au filet à papillon
ainsi qu’à l’aide d’aspirateurs à bouche selon la
thode de la chasse active par les 20
participants à la formation. Les spécimens ont
été étalés le jour même de la capture puis
identifiés par des taxonomistes spécialistes de
chacun des groupes!: Matthieu Aubert (Eucera),
Alain Pauly (Halictidae), David Genoud
(Andrena), Holger Dathe (Hylaeus), Mickael
Kuhlman (Colletes), Michel Terzo (Ceratina),
Sebastien Patiny (Panurgus), Pierre Rasmont
(Bombus, Melecta et Anthophora) & Maximilian
OSMIA N°7 PAGE 21
Figure 1. Diversité des observateurs du
Bee Course 2016. Photographie : N. Vereecken.
Figure 2. Garrigue écorchée, milieux caractéristique du
Parc des Calanques. Photographie : N. Vereecken.
ARTICLE
Schwarz et Eric Dufrêne (Nomada). Les traits
d’histoire de vie des espèces capturées (lectisme,
socialité et substrat de nidification) ont été
compilés à partir de la littérature (CHOREIN,
2007 ; CARRÉ, 2008 ; FORTEL, 2014 ; COIFFAIT-
GOMBAULT et al., 2016 ; GENOUD, 2017 ; MAGHNI
et al., 2017) et des bases de données en ligne!(de
JONG et al., 2014!; Bees, Wasps & Ants Recording
Society, 2016 ; Atlas Hymenoptera) et par les co-
auteurs eux-mêmes.
Résultats
Pour plus de précision sur les données, le lecteur
est invité à se référer à l’intégralité de la base de
données qui est accessible en ligne sur le site de
l’Observatoire des abeilles ici.
Abondance et richesse
Au total, 586 individus ont été capturés (figure
4). Ils appartiennent aux familles Andrenidae
(105 spécimens), Apidae (75 spécimens),
Colletidae (67 spécimens), Halictidae (124
spécimens), Megachilidae (213 spécimens) et
Melittidae (2 spécimens – à noter que le genre
Dasypoda est classé au sein des Melittidae sensu
lato suivant les recommandations de DANFORTH
et al., 2013). Le genre le plus représenté est le
genre Andrena (79 spécimens), suivi par le genre
Hylaeus (60 individus).
Sur ces 586 individus, 103 espèces ont été
répertoriées, la plus grande diversité se situant
chez les Megachilidae.
Andrenidae (18 espèces) : Andrena agilissima, A.
brumanensis, A. cinerea, A. combinata, A.
OSMIA N°7 PAGE 22
Figure 3. Carte du Parc National des Calanques.
Figure 4. Diversité des spécimens échantillonnés dans le
Bee Course 2016. Photographie : L. Schurr.
ARTICLE
curtula, A. fabrella, A. flavipes, A. lagopus, A.
morio, A. nigroaenea, A. niveata, A. ovatula, A.
pusilla, A. similis, A. simontornyella, A.
tenuistriata, A. truncatilabris, Panurgus dentites;
Apidae (21 espèces): Apis mellifera, Bombus
pascuorum, B. ruderatus, B. terrestris, Eucera
caspica, E. hispana, E. nigrifacies, Nomada
discrepans, N. femoralis, N. glaucopis, N.
integra, N. rubricoxa, Xylocopa violacea,
Anthophora aestivalis, A. femorata, A. mucida, A.
plumipes, Melecta albifrons, M. italica, Ceratina
chalcites, C. dentiventris.
Colletidae (12 espèces) : Colletes nigricans,
Hylaeus brachycephalus, H. clypearis, H.
euryscapus, H. hyalinatus, H. imparilis, H.
lineolatus, H. pictipes, H. pictus, H. punctatus, H.
signatus, H. variegates.
Halictidae (23 espèces) : Halictus fulvipes, H.
maculatus, H. quadricinctus, H. scabiosae, H.
simplex, Lasioglossum albocinctum, L.
bimaculatum, L. corvinum, L. glabriusculum, L.
griseolum, L. interruptum, L. leucozonium, L.
malachurum, L. nigripes, L. pauperatum, L.
pauxillum, L. politum, L. pygmaeum, L.
transitorium planulum, L. villosulum, Seladonia
gemmea, S. smaragdula sensu lato, Sphecodes
ruficrus.
Megac h ilida e (2 6 es p è ces) : Anthidium
manicatum, Coelioxys afra, Hoplitis adunca, H.
anthocopoides, H. benoisti, H. bisulca, H.
cristatula, Megachile apicalis, M. melanopyga,
M. parietina, M. pilidens, M. willughbiella,
Osmia aurulenta, O. brevicornis, O. latreillei, O.
ligurica, O. melanogaster, O. niveata, O.
scutellaris, O. signata, O. submicans, O.
tricornis, O. versicolor, Rhodanthidium
septemdentatum, R. sticticum, Stelis signata.
Melittidae (2 espèces) : Dasypoda argentata,
Dasypoda cingulata.
Statut de conservation
Au regard de la Liste Rouge UICN des abeilles
européennes (NIETO et al., 2014), quatre espèces
d’abeilles considérées comme quasi-menacées
(Near-Threatened) ont été capturées!: Andrena
ovatula, Halictus quadricinctus, Lasioglossum
pygmaeum (deux individus), et Dasypoda
argentata. Une nouvelle espèce pour la région
PACA a été capturée!: Osmia latreillei. Enfin, il
est à noter que nous faisons ici mention pour la
première fois pour la France de la capture d’un
individu de Nomada rubricoxa (SCHWARZ, 1977).
Cette femelle a été capturée le 19 mai 2016 sur le
site du campus de Luminy. La première mention
de cett e es pèc e en Fra nce fer a l obj e t
ultérieurement d’une publication indépendante
incluant sa description complète.
Traits d’histoire de vie
En ce qui concerne les préférences alimentaires
des espèces identifiées, nous avons répertorié 33
oligolectiques (32% de la richesse spécifique).
Quarante-cinq espèces ont été classées comme
polylectiques s.s. ( 4 3%)!; 1 2 es p è c es
supplémentaires sont considérées également
polylectiques mais avec des préférences
particulières pour certaines familles de plantes
(voir base de données). Enfin 11 espèces sont non
renseignées. L’oligolectisme le plus courant porte
sur les Astéracées (14 espèces). La socialité et le
grégarisme sont moins représentés parmi nos
individus (17 espèces 16%) que la nidification
solitaire (73 espèces 70%, figure 5) tandis que
nous manquons de précisions pour 9% d’entre
eux. Il est à noter que 51 espèces (49%)
présentent un comportement de nidification
t e r r i c o l e, e t q u e 2 8 ( 27 % ) u ti l i s e nt
préférentiellement des cavités pour nidifier (voir
la base de données pour plus de précisions). Pour
ces dernières, il est intéressant de voir que
quelques espèces telles que Osmia aurulenta ou
encore Rhodanthidium sticticum sont hélicicoles.
Enfin, 26 individus (0.5% de l’abondance totale)
appartenant à neuf espèces cleptoparasites (8%
de la richesse) ont été identifiés.
Discussion
OSMIA N°7 PAGE 23
Figure 5. Femelle d’une espèce caulicole (Hylaeus sp.)
en train de se nourrir. Photographie : N. Vereecken.
ARTICLE
Un effort d'échantillonnage relativement modéré
a permis d'augmenter de manière significative le
nombre d'espèces recensées dans le PNCal. Cette
étude illustre ainsi les lacunes dans les
connaissances relatives à la diversité des abeilles
sauvages du Parc. Outre cette étude, peu de
données existent à notre connaissance sur le
territoire des Calanques en dehors de quelques
ca ptures opportunistes ou de c ollections
anciennes. En 2009, au cours de quelques
journées de capture au sein du territoire du
PNCal, X. Lair avait notamment capturé
Lasioglossum soror c l a s s é e en da ng er
d’extinction !EN!») par l’UICN, mais ces
données n’ont pas été publiées. Des travaux
comme ceux réalisés par l’Observatoire des
Abeilles dans le Parc National du Mercantour
(Inventaire des abeilles sauvages (Hymenoptera :
Apoidea : Anthophila) dans le Parc National du
Mercantour en 2012, 2013) ou par C. Coiffait-
Gombault dans le Parc National de Port-Cros
(COIFFAIT-GOMBAULT et al., 20 16) so nt
nécessaires à l’établissement d’une liste d’espèce
représentative du PNCal. C’est notamment un
des objets de la thèse de doctorat de L. Ropars
actuellement en cours.
Ces résultats encourageants ne peuvent former
qu’un état des lieux préliminaire!à l’évaluation
de la diversité des abeilles sauvages dans le
PNCal : les captures n’ont été réalisées que sur 3
jo u rs , s u r 3 s it e s, p a r c h a s se a c t i v e
d’observateurs plus ou moins expérimentés dans
l’échantillonnage, du niveau débutant au niveau
l e p l u s c h e v r o n n é . O r l a m é t h o d e
d’échantillonnage comme la saison de collecte
affectent l’observation de la diversité des abeilles
(WESTPHAL et al., 2008). Nous n’avons donc ici
qu’effleuré la diversi elle des abeilles
sauvages dans le PNCal. Les futures campagnes
de captures devront être réalisées sur toute la
saison de butinage (de vrier à at et
éventuellement en automne), en augmentant le
nombre de sites d’échantillonnage et en
combinant différentes thodes de captures
(filet + coupelles par exemple).
En seulement trois journées de captures, nous
pouvons tout de même noter que la richesse
spécifique capturée est tout à fait remarquable
puisqu’elle représente plus de 10% de la faune
française d’abeilles sauvages (RASMONT et al.,
1995). De plus, cette première campagne de
capture présume d’une diversi bien plus
importante, notamment au regard de la liste
rouge de l’UICN qui évalue la richesse spécifique
à près de 700 e s pèces su r le pourtour
méditerranéen français (NIETO et al., 2014).
Cependant, l’abondance d’abeilles cleptoparasites
semble étonnamment faible aux vues du
ca ra ct èr e pr o t é g é d u PN Ca l (0 . 5 % d e
l’abondance) et de la publication de Sheffield et
ses collaborateurs (SHEFFIELD et al., 2013) qui
présentaient ce groupe comme indicateur de la
bonne san d’un écosystème. Ce résultat
confirme d’autant plus la nécessité de réaliser de
nouvelles investigations dans le PNCal.
L’étude réalisée lors de la Bee Course préfigure
ainsi des études à venir et pose les premiers
jalons d’une estimation réaliste de la biodiversité
d’abeilles sauvages dans le PNCal. Les futures
études permettront au 10e Parc national
Français de mieux connaître les espèces qui
vivent sur son territoire et de renforcer ainsi les
mesures de protection envers sa faune sauvage
et ses habitats qui doivent faire face à des
pressions croissantes.
Remerciements
Nous tenons à remercier les spécialistes qui ont
aidé à déterminer jusqu’au niveau spécifique les
spécimens capturés!: Mathieu Aubert pour les
Eucera et les Megachilidae, Eric Dufrêne et
Maximilian Schwarz pour les Nomadinae, David
Genoud pour les Andrena, Sébastien Patiny pour
les Panurgus, Michael Kuhlmann pour les
Colletes, Holger Dathe pour les Hylaeus, Alain
Pauly pour les Halictidae, Pierre Rasmont pour
les Bombus, Melecta et Anthophora, Michael
Terzo pour les Ceratina.
Bibliographie
CHOREIN A, 2007. Systématique et chorologie des
Anthophorini (Hymenoptera: Apidae) de Belgique
et du Nord de la France, avec une première
analyse de leurs sécrétions volatiles. Mémoire de
Licence, 86p.
DE JONG et al., 2014. Fauna Europaea – all
European animal species on the web. Biodivers.
Data J. 2, e4034. doi:10.3897/BDJ.2.e4034
GENOUD D, 2017. Synthèse des connaissances
sur les hyménoptères apoïdes. Prélèvements
2002 2009 et étude 2014. Travaux de la
Massane, Tome n° 108
ILLILI A, RABIER J, PRUDENT P, SALDUCCI
MD, HECKENROTH A, LACHAAL M, LAFFONT-
SCHWOB I, 2017. Decision-making criteria for
OSMIA N°7 PAGE 24
ARTICLE
OSMIA N°7 PAGE 25
... es connaissances dix ans après sa première observation en Europe. Osmia 1853, 31-39. N6 Geslin B., Vereecken N., Roberts S., Murat Aytekin A., Genoud D., Aubert M., Burdon R., Ruiz C., Fisogni A., Flacher F., Grabowski M., Jacquemin F., Khvir V., Kirkitadze G., Klumpers S., Levy K., Maher S., Markov Z., Perrard A., Roquer L., Ropars L., Schurr L., Varnava A., & D. Michez. 2018. Compte rendu des captures réalisées lors de la formation Européenne à la détermination des abeilles (COST Super-B Project) dans le Parc National des Calanques. ...
Thesis
Chapitre 1 : Les abeilles dans leur diversité. Chapitre 2 : Paysages agricoles, pollinisateurs et services de pollinisation. Chapitre 3 : La ville et ses effets sur les communautés d’abeilles sauvages. Chapitre 4 : La compétition Apis vs non Apis. Chapitre 5 : Les abeilles exotiques envahissantes.
... We assessed species conservation statuses from the European red list of bees [27], but also regional lists of bee and hoverfly species that define areas of ecological interest [28,29]. We used several databases to document the traits of the bee species [19,[30][31][32][33][34], and hoverfly species [35]. ...
Article
Full-text available
There is growing interest in urban pollinator communities, although they may be subject to biotic homogenization in densely artificial landscapes. Paris (France) is one of the densest cities in the world, yet over the years many insect pollinator species have been reported there. We conducted in-depth surveys of Parisian green spaces for two years, in order to improve our knowledge of these assemblages. We explored several types of green spaces, monitoring pollinators throughout their activity season. We listed 118 species of wild bees and 37 species of hoverflies, updating pre-existing lists with 32 additional species. Bee assemblages showed functional diversity with 18.5% parasitic species and 17.7% oligolectic species. We also found several bee and hoverfly species under special conservation status. Over the study period, we observed seasonal succession of species, with diversified phenological niches. The greatest taxonomic and functional diversity was found in green spaces combining several habitats with ecological management. Despite its very dense urbanism, Paris is home to diverse pollinator communities. As a result, nearly half of the wild bee species of the wider Ile-de-France administrative region can be found within the city. This highlights the need to also consider dense urban environments in insect pollinator conservation strategies.
... In a similar habitat, in the El Garraf National Park in Spain (32km 2 ), Torné-Noguera et al. (2014) found a similar bee richness with 98 wild bee species. Two previous studies sampled the bee community within the Calanques National Park (Geslin et al., 2018;Schurr et al., 2019), and the bee richness of this protected habitat now amounts to 131 species. We Ropars et al. (2020) (Submitted) and the species richness amounts to 192 bee species. ...
Article
Full-text available
First mention of Nomada numida Lepeletier 1841 (Apoidea - Apidae - Nomadini) for mainland France. - We present here the discovery of Nomada numida Lep. 1841 in France (Var) during the spring of 2017. The knowledge relative to the distribution of the two subspecies (N. numida ssp. numida Lep. 1841 and N. numida ssp. manni Morawitz 1871) is then synthesized. In addition, an update of the distribution of N. mauritanica Lep. 1841 and its two subspecies is given.
Article
Full-text available
Overall, 9.2% of bees are considered threatened in all of Europe, while at the EU 27 level, 9.1% are threatened with extinction. A further 5.2% and 5.4% of bees are considered Near Threatened in Europe and the EU 27, respectively (101 species at both levels). However, for 1,101 species (56.7%) in Europe and 1,048 species (55.6%) at the EU 27, there was not enough scientific information to evaluate their risk of extinction and thus, they were classified as Data Deficient. When more data become available, many of these might prove to be threatened as well. Looking at the population trends of European bee species, 7.7% (150 species) of the species have declining populations, 12.6% (244 species) are more or less stable and 0.7% (13 species) are increasing. The population trends for 1,535 species (79%) remains unknown. A high proportion of threatened bee species are endemic to either Europe (20.4%, 400 species) or the EU 27 (14.6%, 277 species), highlighting the responsibility that European countries have to protect the global populations of these species. Almost 30% of all the species threatened (Critically Endangered, Endangered, or Vulnerable) at the European level are endemic to Europe (e.g., found nowhere else in the world). The species richness of bees increases from north to south in Europe, with the highest species richness being found in the Mediterranean climate zone. In particular, the Iberian, Italian and Balkan peninsulas are important areas of species richness. Regarding the distribution of endemic species, southern Europe shows the highest concentration of endemism. The largest numbers of threatened species are located in south-central Europe and the pattern of distribution of Data Deficient species is primarily concentrated in the Mediterranean region. The main threat to European bees is habitat loss as a result of agriculture intensification (e.g., changes in agricultural practices including the use of pesticides and fertilisers), urban development, increased frequency of fires and climate change.
Article
Full-text available
Anthophorini from the Aures Region (northeastern Algeria) (Hymenoptera: Apidae). The diversity and ecology of wild bees of the tribe Anthophorini (Hymenoptera: Apidae) in Algeria are still poorly known. This work is seeking to develop an inventory of existing species in the region of the Aures (north-east of Algeria). Thirty-three species have been identified of which six are new to the country: Anthophora (Anthophora) punctilabris (Pérez, 1879), A. (Dasymegilla) quadrimaculata Panzer, 1798, A. (Lophanthophora) mucida (Gribodo, 1873), A. (Petalosternon) extricata Priesner, 1957, A. (Petalosternon) moricei Friese, 1899, and A. (Paramegilla) dubia Eversmann, 1852. The species status of Amegilla (Zebramegilla) magnilabris (Fedtchenko, 1875) is shortly discussed.
Article
Full-text available
Fauna Europaea is Europe's main zoological taxonomic index, making the scientific names and distributions of all living, currently known, multicellular, European land and freshwater animals species integrally available in one authoritative database. Fauna Europaea covers about 260,000 taxon names, including 145,000 accepted (sub)species, assembled by a large network of (>400) leading specialists, using advanced electronic tools for data collations with data quality assured through sophisticated validation routines. Fauna Europaea started in 2000 as an EC funded FP5 project and provides a unique taxonomic reference for many user-groups such as scientists, governments, industries, nature conservation communities and educational programs. Fauna Europaea was formally accepted as an INSPIRE standard for Europe, as part of the European Taxonomic Backbone established in PESI. Fauna Europaea provides a public web portal at faunaeur.org with links to other key biodiversity services, is installed as a taxonomic backbone in wide range of biodiversity services and actively contributes to biodiversity informatics innovations in various initiatives and EC programs.
Article
Full-text available
Inventaire floristique du massif des Calanques de Marseille à Cassis (Bouches–du–Rhône, Provence, France), qui complète l’ouvrage de HIÉLY et GIRAUD (1997). HIÉLY P. et GIRAUD R., 1997. La Flore et les sites des Calanques. Cogito Technologies édit., Marseille, 92 p. + CD–ROM.
Article
Full-text available
Many factors affect bee diversity and abundance, and knowledge of these is crucial for maintaining healthy bee communities. However, there are few means to fully evaluate the status of bee communities; most are based on monitoring species richness and abundance and do not consider the diverse life histories of bees. We propose that functional diversity of bee communities offers a more consistent means of evaluation and suggest that cleptoparasitic bees in particular show much promise as indicator taxa. Cleptoparasitic bees play a stabilising role within bee communities. They represent the apex of bee communities and are the first guild to respond to disturbances, are easily distinguished as such and are diverse enough to be representative of entire bee communities. The diversity and abundance of cleptoparasites in relation to all bees is indicative of the status of the total bee community, and monitoring them should form an integral part of assessing bee communities.
Article
Full-text available
Bee pollinators are currently recorded with many different sampling methods. However, the relative performances of these methods have not been systematically evaluated and compared. In response to the strong need to record ongoing shifts in pollinator diversity and abundance, global and regional pollinator initiatives must adopt standardized sampling protocols when developing large-scale and long-term monitoring schemes. We systematically evaluated the performance of six sampling methods (observation plots, pan traps, standardized and variable transect walks, trap nests with reed internodes or paper tubes) that are commonly used across a wide range of geographical regions in Europe and in two habitat types (agricultural and seminatural). We focused on bees since they represent the most important pollinator group worldwide. Several characteristics of the methods were considered in order to evaluate their performance in assessing bee diversity: sample coverage, observed species richness, species richness estimators, collector biases (identified by subunit-based rarefaction curves), species composition of the samples, and the indication of overall bee species richness (estimated from combined total samples). The most efficient method in all geographical regions, in both the agricultural and seminatural habitats, was the pan trap method. It had the highest sample coverage, collected the highest number of species, showed negligible collector bias, detected similar species as the transect methods, and was the best indicator of overall bee species richness. The transect methods were also relatively efficient, but they had a significant collector bias. The observation plots showed poor performance. As trap nests are restricted to cavity-nesting bee species, they had a naturally low sample coverage. However, both trap nest types detected additional species that were not recorded by any of the other methods. For large-scale and long-term monitoring schemes with surveyors with different experience levels, we recommend pan traps as the most efficient, unbiased, and cost-effective method for sampling bee diversity. Trap nests with reed internodes could be used as a complementary sampling method to maximize the numbers of collected species. Transect walks are the principal method for detailed studies focusing on plant–pollinator associations. Moreover, they can be used in monitoring schemes after training the surveyors to standardize their collection skills.
Article
In polluted protected areas, using phytoremediation raises the question of the choice of the plant species to select. As an example, Atriplex halimus has been identified as a proliferative plant species that needs to be eradicated in the Calanques National Park (PNCal). Since it has been proven that the spontaneous populations of this plant species could phytostabilize shore waste deposits generated by past industrial activities within the PNCal territory, its status seems controversial, presenting a dilemma between biodiversity management of a protected area and ecological solutions for pollution management. To address this issue, we assessed the ability of A. halimus to grow on different soils from this territory, in order to estimate the potential invasiveness of this plant in this territory. Petri dish germinations and pot-growth experiments showed 50% germination of seeds collected on local individuals from the most polluted PNCal soil and 20% growth reduction of seedlings. Soil analysis showed that limitation of growth was caused by high pH value and sparsely available micronutrients as well as metal and metalloid contamination. Our results suggested that local populations of A. halimus may stabilize the highly metal and metalloid polluted salt-affected soils of the PNCal, with low seed germination potential lowering the eventuality of a propagation over the PNCal territory. As a consequence of this study, the administration of the PNCal decided not to remove A. halimus populations along the polluted coastline until another solution to prevent pollution dispersal had been found. This laboratory approach may be extended to other similar situations where plant species may be evaluated not only in term of phytoremediation potential but also in term of biodiversity preservation.
European Red List of Bees, Luxembourg: Publication Office of the European Union
  • Nieto A Et
  • Al
NIETO A ET AL., 2015. European Red List of Bees, Luxembourg: Publication Office of the European Union. doi:10.2779/77003