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Abstract and Figures

The bird described herein, is a forest species in the Order Passerine. It belongs to the Pycnonotidae, a family of 140 species worldwide. Two Pycnonotids occur in Mauritius: the Mauritius Bulbul, Hypsipetes olivaceus, which as its common name suggests, is endemic to Mauritius island and the Red Whiskered Bulbul, Pycnonotus jocosus, an introduced species considered as invasive. Here, we present a monograph of the Mauritius Bulbul, with a classic review of its description, identification, voice, behavior, breeding and feeding habits, and habitat as well as its status and population size, threats that it faces and its conservation. L'oiseau décrit ci-après est une espèce d'oiseau forestier de l'ordre des Passereaux. Il fait partie de la famille des Pycnonotidae qui contient 140 espèces dans le monde. Deux espèces se rencontrent à Maurice : le Bulbul de Maurice, Hypsipetes olivaceus, qui comme son nom vernaculaire l'indique est endémique de l'île Maurice et une autre, le Bulbul orphée, Pycnonotus jocosus, qui est considérée comme une espèce exotique envahissante. Nous présentons ici, dans cette fiche, le Bulbul de Maurice, avec des paragraphes classiques utilisés lors d'une monographie spécifique à savoir : sa description, son identification, sa voix, son comportement, sa nidification, son alimentation, son milieu de vie, ainsi que son statut et des remarques complémentaires sur son effectif, ses menaces et sa conservation.
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Bulletin Phaethon Volume 46 (2017)
page 86
Bulletin Phaethon, 2017, 46 : 86-90.
Fiche « patrimoine naturel à protéger »
Le Merle noir ou Bulbul de Maurice Hypsipetes olivaceus
Prishnee Bissessur*, Jean-Michel Probst** & F. B. Vincent Florens*
*Tropical Island Biodiversity, Ecology and Conservation Pole of Research, Université de Maurice.
**Nature & Patrimoine, Ile de La Réunion.
The bird described herein, is a forest species in the Order Passerine. It belongs to the Pycnonotidae, a family of 140
species worldwide. Two Pycnonotids occur in Mauritius: the Mauritius Bulbul, Hypsipetes olivaceus, which as its
common name suggests, is endemic to Mauritius island and the Red Whiskered Bulbul, Pycnonotus jocosus, an
introduced species considered as invasive. Here, we present a monograph of the Mauritius Bulbul, with a classic
review of its description, identification, voice, behavior, breeding and feeding habits, and habitat as well as its status
and population size, threats that it faces and its conservation.
L’oiseau décrit ci-après est une espèce d’oiseau forestier de l’ordre des Passereaux. Il fait partie de la famille des
Pycnonotidae qui contient 140 espèces dans le monde. Deux espèces se rencontrent à Maurice : le Bulbul de
Maurice, Hypsipetes olivaceus, qui comme son nom vernaculaire l’indique est endémique de l’île Maurice et une
autre, le Bulbul orphée, Pycnonotus jocosus, qui est considérée comme une espèce exotique envahissante. Nous
présentons ici, dans cette fiche, le Bulbul de Maurice, avec des paragraphes classiques utilisés lors d’une
monographie spécifique à savoir : sa description, son identification, sa voix, son comportement, sa nidification, son
alimentation, son milieu de vie, ainsi que son statut et des remarques complémentaires sur son effectif, ses menaces
et sa conservation.
BULBUL DE MAURICE
Hypsipetes olivaceus Jardine & Selby, 1837
Autres noms créoles : Merl pei, Merl nwar mauricien.
Autre nom Français : Merle de Maurice, Bulbul de Maurice.
Anglais : Mauritius Bulbul, Mauritius black Bulbul.
Allemand : Mauritiusbülbül.
Distribution dans l'Océan Indien.
Espèce monotypique, endémique
stricte de l’Ile Maurice (Del Hoyo & al., 2005).
Figure 1 : Plan rapproché du Bulbul de Maurice avec son iris
brun-noisette distinct de l’espèce réunionnaise (blanc-pâle).
(Photo de Prishnee Bissessur)
DESCRIPTION. Longueur : 25-27 cm. Poids : 69-79 g.
Adulte. Les individus mâles et femelles sont quasi identiques en termes de taille et plumage, et donc sont difficiles à
distinguer sur le terrain (Cheke, 1987a). Dans le couple, le mâle est à peine plus grand que la femelle. Tête gris-ardoisé
à calotte noire érectile ; iris de l'œil brun-noisette à brun rouge (figure 1) ; bec orange-vif (27.0-31.0 mm) ; parties
supérieures du dos, des ailes et de la queue gris-foncé mêlé de brun et de reflets gris-vert ; ailes grises foncées, teintées
de brun ; parties ventrales brun-fauve, légèrement cendrées, s'éclaircissant progressivement vers le ventre, jusqu’aux
sous-caudales blanc-pâle ; tarses et doigts jaune-orangé (Safford, 2013).
Immature. A la sortie du nid, le juvénile possède un bec
grisâtre, devenant progressivement jaune-paille, puis orange
(figure 2). Son plumage est gris-brun foncé, avec des
rémiges un peu plus brun-clair, des parties de plumage peu
fournies, ternes et gris-brun (Probst, 1988 ; Safford, 1996).
Figure 2 : Bulbul de Maurice immature distinct par son
plumage gris brun-pâle et son bec grisâtre.
(Photo de Prishnee Bissessur)
Fiche « patrimoine naturel à protéger » Le Merle noir de Maurice ou Bulbul de Maurice Hypsipetes olivaceus
Prishnee Bissessur, Jean-Michel Probst & Vincent Florens
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IDENTIFICATION. Oiseau forestier gris-foncé de taille moyenne avec un bec orange et des pattes jaune-orangé.
Légèrement plus gros que le taxon réunionnais, il se distingue notamment par son bec massif plus grand et l’iris de son
œil brun-noisette, parfois brun-rouge au soleil, (et non blanc-pâle). Contrairement aux taxons malgaches, son dos gris-
brun émet parfois des reflets verts suivant l’incidence de la lumière (non gris comme les formes d’Aldabra, des
Glorieuses et de Madagascar). Parfois, à Maurice comme à La Réunion, des touristes arrivés fraîchement sur l’île,
confondent le Bulbul endémique avec le Martin triste, Acridotheres tristis, un oiseau brun-noir, qui a une marque
blanche très visible sur les ailes lorsqu’il est en vol et dont le bec et les pattes sont jaunes, non oranges. Dans la forêt
indigène, la silhouette furtive d’un Merle cuisinier, Lalage typica, peut induire en erreur un moment, mais le plumage
du mâle qui est gris-cendré ou celui de la femelle brun-roux permette l’identification. Mesures de l’oiseau en main :
Aile : 126-143 mm (mâle), 122-138 mm (femelle). Bec : 27-31 mm. Tarse : 20-29 mm (Louette & Herremans, 1985 ;
Cheke & Jones, 1987 ; Safford, 1994 ; Del Hoyo et al., 2005).
VOIX. Les émissions sonores du Bulbul de Maurice sont riches de notes diverses et variées, parfois émises en sourdine,
la plupart du temps, bruyantes et flûtées. Lors de la nidification, et plus particulièrement lors du nourrissage, les oiseaux
sont généralement silencieux, mais quelques cris de contacts sont tout de même audibles. Une inquiétude de l’oiseau ou
un danger potentiel donnera le fameux cri de chat « miiiyé », plus ou moins accentué. Lors des poursuites au sein d’un
groupe familial ou lors de rencontres avec d’autres individus, on entend parfois des cascades de notes répétées.
Plusieurs oiseaux semblent bavarder bruyamment ensemble, puis un autre plus loin leur répond, puis un autre encore. Il
s’en suit des envols et des poursuites rapides dans la végétation. Certaines de ces séquences sont proches de celles
entendues à La Réunion. Toutefois, certains sons nasillards spécifiques font penser à la Perruche verte des
Mascareignes Psittacula eques echo et sont aussi proches des cris du Martin triste, A. tristis. Enfin une note flûtée, plus
longue et sonore semble indiquer la position de l’émetteur qu’il émet souvent d’un perchoir situé en hauteur.
COMPORTEMENT. Le Bulbul de l’Ile Maurice est un oiseau très bruyant et strictement arboricole qui descend très
rarement au sol en quête de nourriture (Cheke, 1987a ; Safford, 2013). Il se déplace souvent en couple ou en petits
groupes. Généralement, il se perche séparément, en silence pour se nourrir, ou pour se reposer pendant plusieurs
minutes, avant de chanter à nouveau pour se rassembler (Horne, 1987). Il survole souvent la canopée et peut se faufiler
rapidement entre les branches et les feuillages. Curieux et agressif, il poursuit et repousse souvent les autres oiseaux
(Bulbul orphée, Echenilleur de l’Ile Maurice, Cardinal de Maurice), surtout autour des nids. Territorial pendant la
saison de nidification, il se disperse largement hors de la période de reproduction (Safford, 2013).
NIDIFICATION. La reproduction a été notée de novembre à février. Le nid, en coupe grossière, est installé sur les
branches horizontales des buissons ou des arbres entre 2 et 9 m de hauteur, (le Cryptomeria japonica ou le Pinus
elliottii, arbres introduits en sylviculture, sont utilisés lorsquils sont présents) (Safford, 2013). Le nid, d’un diamètre
externe de 13-23 cm, est constitué de brindilles, de mousses, de racines, de fibres végétales et garni de feuilles ;
l’intérieur est tapissé de matières plus fines. La femelle pond 2-3 œufs (30-33 x 20-22 mm), blanc-rosé mouchetés de
brun, surtout sur lextrémité large (Cheke, 1987a). La durée d’incubation est de 14-16 jours et est assurée par le couple
(Safford, 1996). Les jeunes seraient nourris par les adultes pendant trois semaines. L’espèce peut souvent rester en petit
groupe même quand les juvéniles commencent à se nourrir indépendamment (Cheke, 1987a).
MILIEU. Le Bulbul de l’île Maurice est exclusivement forestier. Occupant principalement les poches de forêts
indigènes du sud-est et ouest de l’île. Le Bulbul préfère les forêts sempervirentes denses et moyennement celles qui
sont envahies par les exotiques. Il peut aussi être retrouvé dans les milieux de végétation basse comme à Pétrin et
Grand Bassin, en quête de nourriture (obs. pers.). L’espèce est connue de Mt du Fouge, Gorges de la Rivière Noire et
les forêts avoisinantes, Bel Ombre à Combo, Mt Bambou, incluant Mt Chat et Mt des Créoles (Safford, 2013). Nos
observations incluent Bassin Blanc, Brise Fer, Chamarel, Macchabé, Mare Longue, Mt Camizard, Perrier, Plaine
Sophie, Piton Savanne. Son absence est notée dans les forêts sèches et ouvertes, comme à Mt Blanche, Mt Fayence,
Tamarin et Trois Mamelles (Cheke, 1987a ; Safford, 2013). L’espèce est localement éteinte de la région de la
Montagne du Pouce, connue que par les ossements subfossiles retrouvés par Thirioux autour des vallées du Pouce
(Hume, 2013, 2015).
ALIMENTATION. Opportuniste, l’oiseau se nourrit principalement de fruits d'espèces indigènes et exotiques
atteignant 15 mm de diamètre (Cheke, 1987a). Généralement, il les avale entièrement mais les fruits plus larges sont
picorés sur place (Cheke, 1987a ; Safford, 2013). Il se nourrit également de fruits despèces cultivées tels que la
papaye, les raisins, les framboises et les cerises (Guérin, 1940). Il consomme aussi des fleurs (Jones, 1980 ; Olesen &
al., 1998) et parfois du nectar (Cheke, 1987a ; Kaiser, 2006). Les proies animales sont assez communes et représentées
principalement par les insectes, les araignées et parfois par des geckos endémiques (Jones, 1980 ; Cheke, 1987a). Enfin,
sur des zones touristiques, un comportement alimentaire déviant habituellement réservé aux oiseaux introduits
(moineaux, martins, béliers, ) a été noté. En effet, il se nourrit d’aliments de lindustrie agroalimentaire (biscuits,
pain, gâteau, bonbon piment) jetés à sa portée, ou même attrapé au vol.
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Plus de 15 fruits de plantes indigènes sont connus pour être consommés dans la forêt : Acanthophoenix rubra, Antirhea
borbonica, Aphloia theiformis, Apodytes dimidiata, Bertiera zaluzania, Calophyllum tacamahaca, Chassalia coriacea
(Probst & Abhaya, 2016), C. lanceolata (comm. pers. Vincent Florens & Cláudia Baider), Dictyosperma album,
Polyscias sp., Premna serratifolia, Protium obtusifolium, Sideroxylon puberulum, Syzygium commersonii, S.
glomeratum, Tambourissa sieberi et Warneckea trinervis (Safford, 2013). Les fruits de 18 espèces naturalisées ont été
répertoriées : Artocarpus heterophyllus, Flacourtia jangomas, Lantana camara, Ligustrum robustum, Litsea glutinosa,
L. monopetala, Magnolia champaca, Melia azedarach, Morus alba, Ossaea marginata, Prunus sp., Psidium
cattleianum, P. guajava, Rubus alceifolius, R. rosifolius, Solanum mauritianum (figure 3) et Syzygium jambos (Safford,
1994). Occasionnellement, il consomme du nectar Callistemon citrinus (Safford, 2013), Roussea simplex (Bissessur &
al., 2017b ; Bunsy, 2017), Syzygium mamillatum (Kaiser, 2006) et S. jambos (Safford, 2013). Enfin, il a été rapporté en
train d’avaler des fleurs (exotiques - Ipomoea indica, et indigènes - Nuxia verticillata (Jones, 1980), Nesocodon
mauritianus (Olesen & al., 1998). Il attrape des insectes tout au long de l’année, mais plus particulièrement pendant la
période de nidification, les poussins étant essentiellement nourris d’insectes (Hemiptera : Cicadoidea sp. ;
Hymenoptera : Cibdela janthina ; Isoptera spp. ; Lepidoptera spp. ; Odonata spp. ; Orthoptera spp. ; Phasmatodea spp.)
et d’araignées, mais aussi de geckos endémiques du genre Phelsuma (Jones, 1980 ; Cheke, 1987a).
Figure 3 : Un individu se nourrit de baies de Bringellier marron Solanum mauritianum
dans la forêt de Macchabé (Photo de Jean-Michel Probst)
STATUT ET REMARQUES. Le Merle noir ou Bulbul de Maurice est une espèce endémique survivante de l’île
Maurice (Forbes-Watson, 1973). Une des raisons principales de la rareté de ce passereau forestier est la déforestation
historique massive qu’a connu l’île Maurice (Guého, 1988 ; Florens, 2013). Cette déforestation persiste encore, même
dans certaines zones protégées (Florens, 2013) ce qui détruit davantage l’habitat du Bulbul. Cette espèce est
aujourd’hui cantonnée dans la plupart des forêts du Parc national des Gorges de la Rivière Noire ainsi qu’autour de
quelques montagnes abritant encore des secteurs forestiers indigènes (figure 4). En revanche, elle a entièrement
disparue des zones basses et de toute la moitié nord de l’île. Avec la quasi disparition de la forêt originelle, la
population du Bulbul de Maurice aurait diminué de plus de 90% (Probst, 1988). Dans les années 1970, suite aux
passages de plusieurs cyclones, sa population a été estimée à 200 couples (Temple, 1974, 1976). Par la suite, elle est
remontée progressivement à 280 couples en 1993 (Safford, 1994) et semble aujourd’hui rester stable avec une
population de moins de 1000 ind. (Safford, 1996 ; BirdLife International, 2017). Toutefois, c’est une espèce qui reste
en sursis. Les menaces qui pèsent sur elle sont nombreuses et pour les plus importantes, bien connues : la dégradation
de la forêt indigène et la perte de sa biodiversité, la naturalisation des plantes exotiques envahissantes qui s’accroissent
en nombre (Florens & al., 2016) et dégradent inexorablement la qualité des quelques poches fragmentées de végétation
indigène encore épargnées (Florens & al., 2017a ; Bissessur & al., 2017a). L’impact direct (majeur) de cette menace est
une diminution de la nourriture disponible, tels que les fleurs et les fruits indigènes (endozoochorie - (Baider & Florens,
2006 ; Monty & al., 2013) et des insectes (Florens & al., 2010). L’impact indirect (secondaire) est la perte des arbres
forestiers (Florens & al., 2017a) qui limiterait d’autant plus la production de fleurs et de fruits indigènes.
L’interaction avec des animaux introduits est tout aussi problématique. Certaines populations de mammifères
introduits agissent comme des prédateurs (les rats, les macaques, les mangoustes et les chats harets sont des prédateurs
d’œufs, de poussins et parfois même d’adultes). D’autres oiseaux sont des compétiteurs alimentaires (le Bulbul orphée,
le Martin triste, mais aussi les rats et les macaques, se nourrissent et parfois détruisent les mêmes fleurs et fruits
consommés par le Bulbul (Bissessur & al., 2017b ; Bunsy, 2017 ; Gräpel, 2012)). Mis à part le Bulbul des Glorieuses
dont le statut UICN (Union Internationale de la Conservation de la Nature) n’est pas encore définit (Probst, 2002), des
8 taxons encore présents dans le Sud-ouest de l’Océan indien - H. borbonicus (LC), H. m. madagascariensis (LC), H.
Fiche « patrimoine naturel à protéger » Le Merle noir de Maurice ou Bulbul de Maurice Hypsipetes olivaceus
Prishnee Bissessur, Jean-Michel Probst & Vincent Florens
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m. rostratus, H. m. grotei (NA), H. parvirostris (VU), H. moheliensis (EN), H. crassirostris (LC) - H. olivaceus semble
avoir la population la plus faible estimée à 280 couples. Elle est classée comme espèce Vulnérable (VU) par UICN
(IUCN, 2017). Seule une politique dynamique de conservation active axée sur le sauvetage de la forêt indigène
redonnera de nouveaux espoirs au Bulbul endémique et à tous les habitants autochtones (indigènes et endémiques) qui
étaient là bien avant les hommes.
Le Bulbul de Maurice est l’une de rares espèces frugivores endémiques qui arrive encore à disséminer plusieurs
espèces de plantes indigènes et endémiques par l’endozoochorie. L’oiseau joue donc un rôle écologique vital pour la
régénération des forêts indigènes et semble être la deuxième espèce la plus importante à remplir ce rôle de
disséminateur de graines et de régénération forestière, après la roussette (Florens & al., 2017b). Cette dissémination par
le Bulbul est d’autant plus importante aujourd’hui dans la mesure plusieurs espèces frugivores de l’Ile Maurice
capable de disséminer des graines sont désormais éteintes (Cheke & Hume, 2008 ; Heinen & al., 2017). Pour assurer la
conservation de l’espèce, il est primordial de freiner la dégradation des habitats naturels et de restaurer les poches de
végétation indigène. Ceci passe avant tout par le contrôle des plantes exotiques envahissantes bien au-delà des quelques
pourcents de restes d’habitats naturels que ces zones représentent aujourd’hui. Il conviendrait en priorité d’étendre les
zones indigènes déjà existantes, d’améliorer la connexion entre elles et de créer de nouvelles zones de restauration
d’habitat. A terme, il s’agira aussi de trouver des moyens pour contrôler les animaux exotiques très néfastes à l’espèce,
en particulier les rats et les macaques. La réintroduction de populations dans des habitats indigènes à Maurice, ou
l’espèce est localement éteinte, est aussi à considérer afin d’augmenter les effectifs de l’espèce tout en rétablissant son
rôle écologique important de disséminateur de graines et dans une moindre mesure, de pollinisateur. L’engagement
d’une équipe de naturalistes passionnés désirant participer au sauvetage de la nature sauvage est souhaitable. Toutes
ces actions permettraient ainsi aux générations futures d’observer ce Bulbul endémique, figure emblématique qu’il
convient de sauvegarder. Le Bulbul de Maurice ne doit pas subir le même sort que l’espèce proche, le Bulbul de
Rodrigues, H. cowlesi (Hume, 2015) qui a probablement disparu suite à la déforestation (Cheke, 1987b ; Cheke &
Hume, 2008 ; Probst, 1988).
Figure 4 : Le Bulbul de Maurice se déplace souvent dans le haut des arbres. Peu farouche, il se laisse approcher
de l’observateur si celui-ci effectue des gestes lents. (Photo de Prishnee Bissessur)
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... Le Bulbul de Maurice, Hypsipetes olivaceus, est un oiseau forestier en danger d'extinction classé « Vulnérable » (BirdLife International, 2017). Originellement, il se nourrissait principalement de végétaux (fruits, fleurs, nectars de plantes indigènes), mais aussi de petits animaux (invertébrés, geckos) (Safford, 1996(Safford, , 2013Bissessur & al., 2017). ...
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Global change and human expansion have resulted in many species extinctions worldwide, but the geographic variation and determinants of extinction risk in particular guilds still remain little explored. Here, we quantified insular extinctions of frugivorous vertebrates (including birds, mammals and reptiles) across 74 tropical and subtropical oceanic islands within 20 archipelagos worldwide and investigated extinction in relation to island characteristics (island area, isolation, elevation and climate) and species’ functional traits (body mass, diet and ability to fly). Out of the 74 islands, 33 islands (45%) have records of frugivore extinctions, with one third (mean: 34%, range: 2–100%) of the pre-extinction frugivore community being lost. Geographic areas with more than 50% loss of pre-extinction species richness include islands in the Pacific (within Hawaii, Cook Islands and Tonga Islands) and the Indian Ocean (Mascarenes, Seychelles). The proportion of species richness lost from original pre-extinction communities is highest on small and isolated islands, increases with island elevation, but is unrelated to temperature or precipitation. Large and flightless species had higher extinction probability than small or volant species. Across islands with extinction events, a pronounced downsizing of the frugivore community is observed, with a strong extinction-driven reduction of mean body mass (mean: 37%, range: -18–100%) and maximum body mass (mean: 51%, range: 0–100%). The results document a substantial trophic downgrading of frugivore communities on oceanic islands worldwide, with a non-random pattern in relation to geography, island characteristics and species’ functional traits. This implies severe consequences for ecosystem processes that depend on mutualistic plant-animal interactions, including ecosystem dynamics that result from the dispersal of large-seeded plants by large-bodied frugivores. We suggest that targeted conservation and rewilding efforts on islands are needed to halt the defaunation of large and non-volant seed dispersers and to restore frugivore communities and key ecological interactions.
Conference Paper
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The isolated Mascarene Islands of Mauritius, Réunion and Rodrigues are situated in the southwestern Indian Ocean. All are volcanic in origin and have never been connected to each other or any other land mass. Despite their comparatively close proximity to each other, each island differs topographically and the islands have generally distinct avifaunas. The Mascarenes remained pristine until recently, resulting in some documentation of their ecology being made before they rapidly suffered severe degradation by humans. The first major fossil discoveries were made in 1865 on Mauritius and on Rodrigues and in the late 20th century on Réunion. However, for both Mauritius and Rodrigues, the documented fossil record initially was biased toward larger, non-passerine bird species, especially the dodo Raphus cucullatus and solitaire Pezophaps solitaria. This paper provides a synopsis of the fossil Mascarene avifauna, which demonstrates that it was more diverse than previously realised. Therefore, as the islands have suffered severe anthropogenic changes and the fossil record is far from complete, any conclusions based on present avian biogeography must be viewed with caution.
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Die vorliegende Dissertation befasst sich mit den Wechselbeziehungen zwischen in Mauritius eingeführten und einheimischen Tier- und Pflanzenarten und den damit verbundenen mutualistischen Pflanze-Tier-Interaktionen. Es wurden vollständig quantifizierte Besucher-Netze verwendet, um Pflanze-Tier-Interaktionen auf der Ebene der Bestäuber- und Pflanzengemeinschaft zu untersuchen. Die Ergebnisse dieser Arbeit deuten darauf hin, dass die Mechanismen der biotische Bestäubung und Samenverbreitung einheimischer Pflanzen durch die Anwesenheit eingeführter Pflanzenarten indirekt beeinträchtigt werden. Die lokale Bestäuberfauna wurde von eingeführten Insekten dominiert, was auf eine erhebliche Störung der einheimischen, co-evolvierten Pflanze-Tier-Beziehung schliessen lässt. This thesis investigates the effects of introduced plant and animal species on native mutualistic interactions in Mauritius. The Mauritian ecosystem is highly degraded by invasive alien plant species. Conservationists have established a habitat restoration scheme to conserve endemic plants. The consequences of this restoration for associated animals and the role of mutualists in fulfilling their previous ecosystem functions are largely unknown. The main results of this thesis include: 1. Bird pollination behaviour may be affected by restoration schemes, resulting in reduced pollination success of the endangered endemic S. mamillatum in restored habitat. 2. The Janzen-Connell model describes seedling establishment of S. mamillatum, and ecological analogue species may serve as seed dispersers. 3. There is little evidence for indirect competition for pollination between the invasive P. cattleianum and the endemic B. zaluzania. 4. Visitation webs of restored habitat were more complex than those of unrestored habitat, which may be critical for ecosystem stability. The dominance of introduced pollinators suggested strong competition with native pollinators, which may have resulted in the disruption of co-evolved plant-pollinator interactions. 5. Fluctuations in species diversity, connectance, degree distribution and nestedness in pollinator communities suggest that network stability may vary considerably both temporally and spatially.
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Human-wildlife conflicts pose a growing threat to many species worldwide and require increasingly innovative and multi-disciplinary resolutions. Because of their apparent simplicity and political appeal, lethal approaches like culling are often favoured, decisions to cull are typically poorly supported by scientific evidence and the limitations and drawbacks of culls minimised. As natural habitats decline and fruit crop production expands, fruit-eating bats in the Old World (family Pteropodidae) are increasingly in conflict with fruit farmers. This conflict is exemplified on Mauritius where the government has implemented two mass culls of a threatened flying fox (Pteropus niger) since 2015 in response to fruit-grower concerns. The culls and illegal hunting reduced the bat population by >50%. In this context, we sought to investigate the ecological role and service provided by the targeted flying fox through seed dissemination to gauge what may be lost as the species becomes rarer or extinct. We randomly sampled the woody native community in six of the best-preserved moist-to-wet native forests of Mauritius using 90 plots of 100 m² each and identified and measured the stem size of all woody plants ≥1 cm in diameter. Species were classified by whether their fruits occur in the diet of the flying fox in an exclusive, confirmed or likely manner and we assumed that fruit consumption is equivalent to potential seed dissemination. The relative importance of these three categories to the total woody plant community was then quantified as the proportion of species richness, stem density and basal area (as a surrogate of biomass) that they represent. We also investigated whether the main traits of species (seed size, fruit size, and maximum stem diameter) vary among bat-dispersal categories and differ from those of species whose fruits are not currently known to be eaten by the flying fox. On average, although about a quarter of the native woody species (24.6%) have fruits confirmed as eaten and seeds dispersed by the flying fox, these species comprise about half (53.1%) of the stems sampled and the majority (63.1%) of the basal area of native woody plant in the island’s native forests. About half of that latter biomass figure comprises species for which the flying fox is the exclusive native vertebrate frugivore and seed disperser. Plants disseminated by the flying fox are typically large trees with large fruit and seeds. These trees are often key components of the canopy, therefore fulfilling structural engineer roles that provide resources and conditions for the survival of many forest species. The flying fox plays a disproportionally large ecological role in maintaining forest structure and biodiversity in the long-term. Consequently, lethal approaches to the conflict with fruit-farmers threaten not only an endangered species, but ecological processes central to the viability of native forests. Our findings highlight the importance of including the ecological costs of culling in decision-making processes intended to resolve human-wildlife conflicts.
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How did the native and alien woody plant communities of protected lowland wet forests of a tropical oceanic island change in the presence of understorey invasive alien plants over the medium (21–27 yrs) and longer term (68 yrs)? Bel Ombre, Brise Fer and Macchabé forests in the Black River Gorges National Park (BRGNP), Mauritius (20°22′10″–20°28′17″ S, 57°24′45″–57°27′12″ E). Random and replicated vegetation plots were sampled in two protected forest areas whose communities of woody plants were surveyed 21 and 27 yrs previously, and in another protected and similar forest that was surveyed 68 yrs earlier, to identify species and measure stem diameters so as to permit comparisons at the three sites over these time periods. Invasion by woody alien plants has progressed through time at all three sites, comprised mostly of the understorey and shade-tolerant Strawberry guava (Psidium cattleianum). Concomitantly, although reductions in native woody plant species richness of large trees (≥10 cm DBH) were not statistically significant at the community level, their densities and basal area had roughly halved in 68 yrs. Comparisons with the studies 21–27 yrs previously confirmed the tendency towards a reduction in density of larger trees, besides indicating a trend towards decline in species richness of smaller understorey trees. An unabated replacement of native by alien trees over the longer term is occurring in protected areas of the lowland wet forests of the BRGNP and presumably in other similarly invaded areas. Our work stresses the importance of long-term monitoring in elucidating impacts of invasive alien plants at the community level, particularly when dealing with slow-growing and long-lived species. Plausible mechanisms bringing about the observed changes and that have been found at the same or similar sites, include reduced regeneration, growth, production of flowers and fruits and increased mortality of native trees when these grow among invasive alien plants. The control of invasive alien plants, where they invade tropical forests, should be a central conservation objective even in better preserved and well protected areas.