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Stratégies d'acteurs dans le développement économique des territoires : Le cas des pôles émergents dans le secteur des TIC

Authors:
  • Université de Lille / Lille University

Abstract

Les technologies de l'information et de la communication (TIC) jouent un rôle majeur dans l'économie, elles sont créatrices de richesse, de renouveau, de mutation, de bouleversement et de développement économique. Si elles sont déterminantes dans l’ancrage territorial des entreprises, il ne semble pas cependant qu'elles soient le seul élément. En effet, une entreprise choisit un territoire selon de multiples facteurs que nous déterminerons dans cette recherche. De ce fait, l’équation du développement économique local et les TIC devient un enjeu de création de nouvelles richesses indispensables au dynamisme d'une collectivité, mais aussi d'insertion dans l'économie globale. Cependant, il est primordial de saisir la nature et le contenu de la mobilisation des acteurs locaux (pouvoirs publics, entreprises, associations, citoyens,…), quel est le degré de leur adhésion pour la démocratisation des TIC ? Dans quelle mesure ont-ils intégré l’enjeu compétitif et l’intérêt de l’ouverture sur le monde extérieur par le biais des TIC ? L’objectif de notre recherche est de déterminer les relations transversales existantes entre les pouvoirs publics et les TIC. Est-ce que cette évolution s'exprime à travers les projets menés par les collectivités locales qui développent des politiques économiques à destination des entreprises (existantes ou en création) ? Ou bien, les TIC sont-ils considérés dans ce cas là, comme catalyseurs et vecteurs d’attraction pour les entreprises (existantes ou en création) ?
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... Nous constatons que les universités et les instituts spécialisés qui représentent un moteur essentiel au développement des clusters et à leur accompagnement se trouvent relativement éloignés du parc. Un travail de communication et de sensibilisation sont nécessaires à la prise de conscience sur l'utilité d'une meilleure collaboration entre les centres du savoir et les entrepreneurs (Djeflat, 2013). ...
... Plus de 40% des entreprise ont utilisent ce moyen, suivi par le moyen de téléphone en deuxième position. Sachant que le téléphone est une technologie qui permet aux acteurs d'être en communication avec les partenaires internes et externes, voir même l'utilisation du télécopieur et de l'internet, sa mauvaise disponibilité constitue un frein au développement des acteurs en place (Djeflat, 2013). Et enfin, on trouve le moyen face à face avec 20% qui explique la proximité des firmes implantées sur le pôle de Sidi Abdallah. ...
... Nous notons le manque de dynamisme de la part institutions du capital risque en faveur des startups. Une situation assez paradoxale, sachant que le soutien des pouvoirs publics direct ou indirect est une condition fondamentale dans l'attractivité d'un territoire, mais aussi dans son développement et sa capacité stratégique concurrentielle (Djeflat, 2013). L'intention de se délocaliser dans un autre pôle que Sidi-Abdallah, la majorité des entreprises enquêtées qui sont implantées sur le pôle, avec plus de 66%,n'ont pas éprouvé l'intention de se délocaliser dans un autre pôle vu que les moyens disponibles sur le site ainsi que la proximité par rapport à la capitale (Alger), à l'aéroport (30 KM) et au port (37 KM).Ce pourcentage confirme le résultat précédant que les entreprises sont à la recherche d'une forme de coopération avec les grandes entreprises telles que le leader SAIDAL (entreprise publique locale) et la grande entreprise française Sanofi-Aventis. ...
Article
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L'objectif de cet article est d'expliciter en premier lieu le concept du Cluster comme Modèle d'Innovation Territorial (MIT) par rapport à ses dimensions spatiales et organisationnelles. En deuxième lieu, nous montre qu'il y a des interdépendances et des liens réciproques entre les clusters et le développement territorial à travers les trois types différents de processus du développement territorial (Pecqueur, Zimmerman, 2004), qui mettent en relation l'ensemble des acteurs sur un territoire, qui ce sont l'agglomération, spécialisation et spécification. La recherche exploratoire qui nous avons entamé sur le Cluster Biotechnologie de Sidi Abdellah à Alger, nous a permis de spécifier les déterminants de processus du développement territorial par ce cluster : l'agglomération, la spécialisation ainsi la spécificité (Pecqueur, 2004) en premier lieu, et la localisation géographique, les relations d'organisation entre entreprises (Torre, 2006), en deuxième lieu. Abstract: The objective of this article is to first clarify the concept of the Cluster as a Territorial Innovation Model (MIT) in relation to its spatial and organizational dimensions. Second, shows us that there are interdependencies and reciprocal links between clusters and territorial development through the three different types of territorial development process (Pecqueur, Zimmerman, 2004), which relate the whole actors on a territory, which are the agglomeration, specialization and specification. The exploratory research which we started on the Biotechnology Cluster of Sidi Abdellah in Algiers, allowed us to specify the determinants of the territorial development process by this cluster: the agglomeration, the specialization and the specificity (Pecqueur, 2004) in the first place, and geographic location, organizational relationships between firms (Torre, 2006), secondly.-95-Introduction : Le développement territorial est un espace géographique vécu, auquel les habitants s'identifie et au sien duquel il existe certaines valeurs communes, une identité partagée, et des réseaux d'interactions sociaux et économique. Ainsi, les territoires ne sont pas données mais se construisent-parfois spontanément, lorsqu'une culture forte unit les acteurs, parfois par l'entremise de leaders ou de projets qui construisent une identité et une dynamique local (Cooke, Asheim, & Martin, 2006 ; Campagne & Pecqueur, 2014). La grande majorité des analyses et des études sur le constat que les clusters font augmenter et améliorer la richesse des économies, parce qu'ils ont l'attitude des incubateurs de l'innovation. Les clusters sont constitués d'ingrédients qui leur permettent le succès : les universités ou laboratoires de recherche qui mettent au monde toute une série de connaissances nouvelles ; des unités de production et entreprises qui transforment ces nouvelles connaissances en produit et/services nouveau, en plus d'autres entreprises, des composants et des services de distribution et de marketing. Dans cet article, nous montrons que les clusters sont pour objectif du développement territorial, le faite que les clusters sont des regroupements d'acteurs locaux sur un espace géographique donnée qui ont pour objectif d'innover et de développer les partenaires entre eux et avec l'extérieur via les différentes formes de proximité (géographique, organisationnelle et institutionnelle). Notre travail se focalisera dans un premier abord sur les deux notions proches et complexes du territoire et du développement territorial. Si le territoire est un construit d'acteur et aussi lui-même un acteur participant à son développement, le développement territorial est un objectif en soi vers lequel tendent tous les territoires pour satisfaire et répondre convenablement aux besoins de tous les acteurs locaux. Pour cela on pose la question suivante : est-ce-que les clusters constituent des outils de développement territorial ? Comment les clusters contribuent-ils au développement territorial ? Les clusters constituent-ils un acteur majeur de développement. Dans cet article, nous étudierons et identifierons tout d'abord, dans la première partie, les deux notions de territoire et de développement territorial, pour voir ensuite les dynamiques et les spécificités ou caractéristique du développement territorial (dont l'agglomération, la spécialisation et la spécification) pour enfin déduire que les clusters sont des outils de développement territorial. Et dans un deuxième lieu, la réalisation d'une recherche sur le nouveau pôle compétitif du cluster biotechnologique de Sidi-Abdallah situé à Alger. À travers une étude descriptive exploratoire, nous avons pu déduire les trois types différents de processus de développement territorial (Pecqueur & Zimmerman, 2004), qui mettent en relation l'ensemble des acteurs sur un territoire (Cluster). Ces trois types, ce sont l'agglomération, spécialisation et spécification, désignent une dynamique territoriale résultant à la cohérence d'un tissu économique et des actions de ses différentes composantes de l'appartenance à un territoire (Pecqueur & Zimmerman, 2004) que nous avons adapté au cas du cluster biotechnologie de Sidi Abdallah. Ainsi, La recherche exploratoire sur le Cluster Biotechnologie de Sidi Abdellah à Alger, nous a permis de spécifier les déterminants de processus de développement territorial par ce cluster : la localisation géographique, les relations d'organisation entre entreprises (Torre, 2006). Dans cet article on va préciser en quoi et pourquoi le développement territoriale à partir des clusters peut être considéré comme un nouveau modèle de développement. Pour cela l'article est organisé en trois temps. Premièrement, une présentation sur le concept du territoire et le développement territorial, ainsi que d'une revue de littérature théorique portant sur le concept ambigu du cluster. Deuxièmement, on montre que le cluster est un outil de développement territorial. Ensuite, nous détaillons la méthodologie de recherche. Enfin, nous exposons les résultats empiriques de notre analyse exploratoire.
... Cette dynamique cherche à créer des dynamiques de coopération entre les entreprises, les laboratoires de recherche et les organismes de formation ouvrant dans le domaine Bio-pharmaceutique et sur un même territoire. Le lancement en Algérie des parcs technologiques marque un tournant dans le discours public : la géographie doit désormais se mettre au service de la compétitivité et l'Etat doit dessiner cette géographie efficace (Djeflat, 2013). ...
... Nous notons le manque de dynamisme de la part institutions du capital risque en faveur des start-ups. Une situation assez paradoxale, sachant que le soutien des pouvoirs publics direct ou indirect est une condition fondamentale dans l'attractivité d'un territoire, mais aussi dans son développement et sa capacité stratégique concurrentielle (Djeflat 2013). ...
Article
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L’objectif de cet article est d’expliciter le concept du Cluster comme Modèle d’Innovation Territorial (MIT) par rapport à ses dimensions spatiales et organisationnelles, en suite, nous montre qu’il y a des interdépendances et des liens réciproques entre les clusters et le développement territorial à travers les trois types différents à savoir l’agglomération, la spécialisation et la spécification, de processus de développement territorial (Pecqueur, Zemmerman, 2004), qui mettent en relation l’ensemble des acteurs sur un territoire. La recherche exploratoire qui nous avons entamé sur le Cluster Biotechnologie de Sidi Abdellah à Alger, nous a permis de spécifier les déterminants de processus du développement territorial par ce cluster, en premier lieu, et la localisation géographique, les relations d'organisation entre entreprises (Torre, 2006), le cycle de vie et la masse critique dans le cluster en deuxième lieu.
... Cette dynamique cherche à créer des dynamiques de coopération entre les entreprises, les laboratoires de recherche et les organismes de formation ouvrant dans le domaine Bio-pharmaceutique et sur un même territoire. Le lancement en Algérie des parcs technologiques marque un tournant dans le discours public : la géographie doit désormais se mettre au service de la compétitivité et l'Etat doit dessiner cette géographie efficace (Djeflat, 2013). ...
... Nous notons le manque de dynamisme de la part institutions du capital risque en faveur des start-ups. Une situation assez paradoxale, sachant que le soutien des pouvoirs publics direct ou indirect est une condition fondamentale dans l'attractivité d'un territoire, mais aussi dans son développement et sa capacité stratégique concurrentielle (Djeflat 2013). ...
Article
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L’objectif de cet article est d’expliciter le concept du Cluster comme Modèle d’Innovation Territorial (MIT) par rapport à ses dimensions spatiales et organisationnelles, en suite, nous montre qu’il y a des interdépendances et des liens réciproques entre les clusters et le développement territorial à travers les trois types différents à savoir l’agglomération, la spécialisation et la spécification, de processus de développement territorial (Pecqueur, Zemmerman, 2004), qui mettent en relation l’ensemble des acteurs sur un territoire. La recherche exploratoire qui nous avons entamé sur le Cluster Biotechnologie de Sidi Abdellah à Alger, nous a permis de spécifier les déterminants de processus du développement territorial par ce cluster, en premier lieu, et la localisation géographique, les relations d'organisation entre entreprises (Torre, 2006), le cycle de vie et la masse critique dans le cluster en deuxième lieu.
... L'ancrage territorial des entreprises : Étant originaires de la région, la connaissance du milieu et de son environnement d'une manière globale est donc un atout pour les chefs d'entreprises, afin de participer au processus du développement de sont territoire (Ferdj, 2019). La connaissance du microenvironnement par les acteurs natifs de cette région, leurs permet non seulement d'avoir accès facilement aux assiettes foncières mais aussi de construire des relations transversales avec les différentes parties prenantes (Djeflat, 2013). D'après les entreprises enquêtées semblent avoir un fort ancrage territorial du fait de leur origine par rapport aux chefs d'entreprise. ...
Conference Paper
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The main purpose of this article is to study and analyze the factors of emergence of territorial development and local dynamics that characterize the region of Mitidja (Blida) in Algeria and to identify its main determinants of the process territorial development. So the main objective of this paper is to shed light on the socioeconomic assets of the Blida wilaya as fundamental elements for the attractiveness and emergence of territorial development. We will therefore, carry out a monographic statistical study on the territory of this wilaya. We have attempted to present a photograph that may contain imperfections and shortcomings, but it is nonetheless a quantitative and qualitative database providing insight, in terms of analysis and understanding of the process of emergence of development in this wilaya. In this article we are interested in the question of the emergence process of territorial economic development. Our problem is articulated on the contribution of the elements of answer to the processes of development on the territory. For this our main question is the following : What are the determinants that define the process of emergence of territorial development in Algeria? What involvement and mobilization for territorial dynamics? The methodology pursued in this research work includes, in the first place, the mobilization of a broad theoretical framework that takes into account a territorial development perspective, thus, the definition of a certain number of concepts that concern our research theme. Secondly, a descriptive statistical analysis that focuses on the socioeconomic elements or attractiveness factors of the emergence of the Blida wilaya as a competitiveness cluster, therefore, on the economic activities of which, agricultural activity, the sector of industry, commerce, the fabric of SMEs, as potentialities of the wilaya of Blida. Thirdly, a quantitative statistical sample survey of a sample of companies located in the territory of Blida. And through an exploratory statistical study of our sample (110 SMEs), we tried to identify the main actions that promote the emergence of territorial development and local dynamics in this wilaya between attractiveness and territorial competitiveness. The most important finding in this work shows that the Algerian space is characterized by a strong spatial differentiation. The potentialities of development and the emergence of territories can not be the same regardless of the place. What we have even seen, the strengths of the wilaya of Blida are mainly due to: * Corresponding Author : ferdjyounes@gmail.com ; y.ferdj@cread.dz 42 1 st UNICART-INTERDISCIPLINARY INTERNATIONAL CONFERENCE ON TOURISM, MANAGEMENT AND DEVELOPMENT OF TERRITORY the existence of a core of public companies and many private units (SMEs); the proximity of the capital (port and airport); the location on a motorway axis; university supervision; important industrial fabric, agro-food technopole ... etc. The results of our survey show that, the region of Blida is very favorable to the creation of business, they attract very well the project carriers, one can also deduce that the emergence of the territorial development within this wilaya is due to the following factors: the historical existence of a potential market, the entrepreneurial culture of the local actors of the wilaya (CEIMI network); the availability of basic infrastructure, road network, transport, raw material, suppliers, skilled labor ... etc. Similarly, we can say that the emergence of this territory is natural (or spontaneous) (Porter, 1998), where the culture of the region is a determining factor and even the role indirectly played by local stakeholders, by promoting the emergence of a private sector in this territory.
... Innovation hubs have also emerged spontaneously in certain territories, such as Sétif and Bordj Bou-Arreridj. They specialize in information and communication technologies (ICTs) and electronics but remain small-scale (Djeflat, 2017). This mid-term plan builds upon the Bahraini Economic Vision 2030 (2008), which had identified the financial sector as the country's main non-oil growth engine, to be supported by high-potential sectors such as tourism, business services, manufacturing and logistics. ...
Book
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The full text is freely available from UNESCO: https://www.unesco.org/reports/science/2021/en/download-the-report and directly via UNESDOC: https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000377433 | It is striking how development priorities have aligned over the past five years. Countries of all income levels are prioritizing their transition to digital and ‘green’ economies, in parallel. This dual transition reflects a double imperative. On the one hand, the clock is ticking for countries to reach their Sustainable Development Goals by 2030. On the other, countries are convinced that their future economic competitiveness will depend upon how quickly they transition to digital societies. The UNESCO Science Report’s subtitle, ‘the race against time for smarter development’, is an allusion to these twin priorities. This seventh edition of the report monitors the development path that countries have been following over the past five years from the perspective of science governance. It documents the rapid societal transformation under way, which offers new opportunities for social and economic experimentation but also risks exacerbating social inequalities, unless safeguards are put in place. The report concludes that countries will need to invest more in research and innovation, if they are to succeed in their dual digital and green transition. More than 30 countries have already raised their research spending since 2014, in line with their commitment to the Sustainable Development Goals. Despite this progress, eight out of ten countries still devote less than 1% of GDP to research, perpetuating their dependence on foreign technologies. Since the private sector will need to drive much of this dual green and digital transition, governments have been striving to make it easier for the private sector to innovate through novel policy instruments such as digital innovation hubs where companies can ‘test before they invest’ in digital technologies. Some governments are also seeking to improve the status of researchers through pay rises and other means. The global researcher population has surged since 2014. The Covid-19 pandemic has energized knowledge production systems. This dynamic builds on the trend towards greater international scientific collaboration, which bodes well for tackling this and other global challenges such as climate change and biodiversity loss. However, sustainability science is not yet mainstream in academic publishing, according to a new UNESCO study, even though countries are investing more than before in green technologies.
... Innovation hubs have also emerged spontaneously in certain territories, such as Sétif and Bordj Bou-Arreridj. They specialize in information and communication technologies (ICTs) and electronics but remain small-scale (Djeflat, 2017). This mid-term plan builds upon the Bahraini Economic Vision 2030 (2008), which had identified the financial sector as the country's main non-oil growth engine, to be supported by high-potential sectors such as tourism, business services, manufacturing and logistics. ...
Chapter
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Inadequate field data impeding poverty alleviation Economic growth rates have declined in parts of the Arab region since 2015 and unemployment rates among the young, in particular, remain high (Figure 17.1). For years, young men and women have been relaying widespread calls for economic and political reforms, via Internet, social media and public demonstration. The Covid-19 pandemic is likely to exacerbate poverty levels in the region. These had already risen since the Arab Spring of 2011, bucking the global trend towards a downturn in poverty levels over the same period. In Egypt, for instance, the share of the population living below the national poverty line rose from 26.3% in 2012 to 27.8% in 2015 (Arab Rep. Egypt, 2018). One of the main obstacles to tackling poverty effectively in the Arab region has been the lack of reliable data, owing primarily to inadequate field research in the social sciences. The economic fallout from insecurity in Iraq, Libya, Syria and Yemen has been felt by all Arab countries, slowing the influx of foreign direct investment (FDI) and hurting real estate markets. The region accounts for 5% of the global population but 32% of the world’s refugees (UNESCO, 2019). With the exception of Libya, the economies of the Maghreb have proved the most resilient, recording the region’s highest combined average growth of just under 2.8% in 2017. Military spending in the region has contracted slightly since 2015, according to data from the Stockholm International Peace Research Institute. However, six of the top ten countries for military expenditure as a share of GDP still came from the Arab region in 2019 (Figure 17.1). Saudi Arabia and the United Arab Emirates (UAE) have both taken steps to acquire the requisite technological capabilities to build military equipment. Saudi Arabia’s 2030 Vision fixes the target of manufacturing locally 50% of the military equipment it imports by 2030. In February 2019, the UAE’s Tawazun Economic Council announced the creation of a Defence and Security Development Fund with a starting capital of US$ 680 million (Samaan, 2019). Countries have turned to tech for pandemic response During the Covid-19 pandemic, Arab countries with a strong manufacturing base have been able to repurpose production lines to produce key equipment. By May, six textile factories in Morocco were manufacturing medical masks and other personal protective equipment exclusively, having converted their productive facilities for the purpose. By April, microenterprises and small and medium-sized enterprises (SMEs) in both Algeria and Morocco were manufacturing personal protective gear and the large Algerian textiles company GETEX SPA was producing 2 million masks. The pandemic has also revealed some dormant innovative capacities. In March 2020, Morocco’s Ministry of Industry vowed to manufacture a ventilator using only endogenous resources; by the following month, a prototype had been produced that was capable of operating with or without electricity. The pandemic has opened a wide space for startups, which have rushed to develop apps and other tools for prevention and geolocalization, drug and food distribution, among other areas. Those countries with the most dynamic national research teams have been quickest off the mark to develop screening tests. The Lebanese National Council for Scientific Research (CNRS-L) issued a Flash Call for Covid-19 Management as early as March 2020. This led to the selection of 29 projects addressing topics such as vaccination policy, rapid test development and the use of artificial intelligence (AI) to support early diagnosis of the disease and measure its impact on the mental health of frontline workers. Saudi universities also mobilized research response teams to support the health care system, as at King Abdulaziz University in Jeddah. In March 2020, the UAE opened a facility for Covid-19 in Masdar City that was capable of testing tens of thousands of people a day. At the time, the laboratory was the largest of its kind outside China. It resulted from a collaboration between UAE-based Group 42 and BGI, formerly known as the Beijing Genomics Institute. Governments have had recourse to imported technology. Thermal (heat-seeking) drones have been utilized in some open spaces and markets in Saudi Arabia to identify people with a high body temperature, to help curb the spread of the virus (Alfaisal, 2020). Similarly, remotely controlled robots have been employed in Tunisia to enforce lockdown rules.1 In Bahrain, the government has enforced compliance with self-isolation rules through electronic tracker wristbands and the BeAware app, which monitors people's location via their mobile phone. Whenever a self-isolating individual moves more than 15 metres from their phone, an alert is sent to a monitoring station (Toumi, 2020). Monitoring committees heeding scientific advice The Covid-19 pandemic has demonstrated the importance of heeding scientific advice. Most Arab countries have established ad hoc government committees staffed with scientific advisors to manage the crisis. For instance, Lebanon’s president announced the launch of the Expert Committee on the Novel Coronavirus Covid-19 on 29 February 2020, comprising exerts in health policy and management, virology and emergency medicine, among other areas. Saudi Arabia formed its own Covid-19 Monitoring Committee, the same month. By mid-April, the government had approved about 35 policies, classed as proactive, reactive and supportive. Among supportive policies, one could cite a government pledge to provide all residents infected with Covid-19 with free health care and the launch of an online service to enable expatriates to return home. In April 2020, Oman formed its own Technological Innovation Committee for Combating Covid-19, consisting of officials from institutions that include the Ministry of Health, the Telecommunications Regulatory Authority, Sultan Qaboos University, the Research Council and the Oman Technology Fund. Although relatively late to form in comparison with other Gulf states, this committee has set up specialized teams to produce innovative solutions for rapid diagnosis, the provision of e-health care, supply of medication and development of technologies in support of prevention (ONA, 2020). Arab countries have adapted to remote learning The pandemic has offered governments an opportunity to improve the provision of e-services.2 It has also highlighted the technology gap among Arab countries. Pupils and students from the Gulf states, in particular, and those in urban areas were better placed to pursue their education from a distance, owing to better access to Internet and computer technology (Figure 17.1). Most Arab States were able to adapt their education systems rapidly to online learning during the pandemic. When fellow Gulf states imposed an embargo on Qatar in 2017, students from these countries who were enrolled in Qatari university courses were able to pursue their learning remotely. Thanks to this experience, the government was quick to put remote learning systems in place in 2020 (QT-Online, 2020). Bahrain, Oman, Saudi Arabia and the UAE also adopted fexible learning arrangements in 2020. Prior to the pandemic, more than 400 000 university students had engaged in online learning at some point, including through the Gulf’s first virtual university, the Saudi Electronic University (est. 2013). Thanks to this existing capacity, Saudi Arabia was able to launch 22 educational channels within eight hours of the first lockdown. Whereas a similar approach to online learning was adopted in Algeria, Egypt, Jordan, Morocco and Tunisia, Kuwait proved an exception. It paused all teaching at public schools and universities for at least six months without offering students the option of remote learning, despite having the necessary infrastructure in place. Private schools, which are mostly populated by foreign students, received more than twice as many hours of instruction as Kuwaiti citizens.
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