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Habitats et reproduction de la Gorgebleue à miroir roux Luscinia svecica svecica au Tessin (Alpes suisses). Réflexions sur le statut de la sous-espèce en Europe moyenne

Authors:
  • Nos Oiseaux, Martigny, Switzerland

Abstract

Habitat and reproduction of the Redspotted Bluethoat Luscinia svecica svecica in the Ticino (Swiss Alps). Discussions concerning the status of this sub-species in Central Europe. Small numbers of Red-spotted Bluethroat (1 to 6 pairs) breed in the Swiss Alps on an almost regular basis since 1980, principally in the north of the Canton of Ticino where initially one and then 2-3 (6) couples have been studied since 1988. While elsewhere in the Alps pairs breed in Rhododendron Rhododendron ferrugineum heaths the Ticino site is to be found in the exuberant végétation of livestock resting places. In ail cases however the habitat is to be found in damp dépressions in the ground or at the base of sheltered slopes where mountain streams run. The adults sometimes arrive as early as the first ten days of May but more often later in the month. Eighteen broods having at least one fledged juvenile took place since 1988 (an average of 4.44 juv/pair). The fidelity of the birds to their breeding site is probably a key factor in the ongoing occupation of the rare isolated sites that are known. At the European level the small Swiss population now represents an isolated western population since the disappearance of the Lombard! and Graubunden sites occupied during the species' expansion period during the 1980s. To sum up the late arrivai of the Red-spotted Bluethroat at breeding sites in Central Europe and Scandinavia raises question regarding the majority of spring sightings in Switzerland and Western Europe, as was also discussed by GLUTZ VON BLOTZHEIM & BAUER (1988).
*>
Nos
Oiseaux
49
:
215-228
-
2002
Habitats
et
reproduction
de
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
Luscinia
svecica
svecica
au
Tessin
(Alpes
suisses).
Réflexions
sur
le
statut
de
la
sous-espèce
en
Europe
moyenne
Aldo
CEREDA
&
Bertrand
POSSE
La
Gorgebleue
à
miroir
roux
Luscinia
svecica
svecica
se
reproduit
dans
les
Alpes
suisses
à
titre
presque
régulier
depuis
1980,
toujours
en
effectifs
réduits
(1
à
6
couples)
et
principalement
dans
le
nord
du
can-
ton
du
Tessin
1,
puis
2-3
(6)
couples
en
deux
sites,
sont
suivis
depuis
1988.
Alors
que
dans
le
reste
du
massif
alpin
les
nicheurs
se
cantonnent
dans
des
landes
à
Rhododendrons
Rhododendron
ferrugi-
neum,
le
site
tessinois
le
plus
fidèlement
occupé
se
singularise
par
la
végétation
exubérante
des
repo-
sons
à
bestiaux.
Dans
tous
les
cas
cependant,
ces
milieux
correspondent
à
des
dépressions
humides
ou
des bas
de
pente
peu
exposés
coule
en
permanence
un
ruisseau
de
montagne.
Les
adultes
arrivent
parfois
sur
les
sites
de
nidification
dans
la
première
décade
de
mai
déjà,
mais
plus
généralement
dans
le
courant
du
mois.
Au
moins
18
nichées
(en
moyenne
4,44
juv./c.
éclos)
comptant
au
moins
un
jeune
à
l'envol
ont
été
menées
à
bien
depuis
1988.
La
fidélité
des
oiseaux
au
lieu
de
nidification
joue
proba-
blement
un
rôle
essentiel
dans
l'occupation
régulière
des
rares
sites
isolés
connus.
A
l'échelle
euro-
péenne,
la
petite
population
suisse
fait
figure
d'îlot
occidental,
après
la
disparition
des
postes
lombards
et
grisons
temporairement
occupés
au
cours
de
l'élan
colonisateur
des
années
quatre-vingt.
Finalement,
l'arrivée
tardive
des
Corgebleues
à
miroir
roux
sur
les
sites
de
reproduction
en
Europe
moyenne
et
en
Scandinavie
remet
en
question
la
validité de
la
plupart
des
observations
de
migrateurs
printaniers,
en
Suisse
et
en
Europe
occidentale,
comme
en
avaient
d'ailleurs
déjà
fait
part
GLUTZ
VON
BLOTZHEIM
&
BAUER
(1988).
Introduction
Toujours
rare
dans
nos
contrées
depuis
que
les
témoignages
d'observateurs
nous
parvien-
nent
(MEISNER
&
SCHINZ
1815;
FATIO
1899;
VON
BURG
1912),
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
y
est
avant
tout
un
migrateur
discret,
à
l'ins-
tar
d'ailleurs
de
son
homologue
à
miroir
blanc
L.
svecica
cyanecula,
toutefois
bien
plus
fréquente
(WINKLER
1999).
Ces
deux
sous-espèces
se
partagent
l'essentiel
de
l'aire
européenne
de
répartition:
à
svecica,
qui
représente
95%
de
cette
population
(SCHMID
et
al.
2001),
reviennent
les
landes
et
brousses
d'arbustes
nains
des
régions
boréales
et
arc-
tiques,
à
cyanecula
les
îlots
de
graviers,
sau-
laies
basses
et
roselières
buissonneuses
des
abords
de
cours
d'eau
des
régions
tempérées.
D'autres
sous-espèces
(namnelum
d'une
part,
volgae,
pallidogularis
et
magna
d'autre
part)
complètent
respectivement
à
l'ouest
et
à
l'est
l'aire
de
distribution
morcelée
sur
le
vieux
continent
(HAGEMEIJER
&
BLAIR
1997;
SNOW
&
PERRINS
1998).
Si
la
Gorgebleue
à
miroir
blanc
se
reproduisait
naguère
en
terres
helvé-
tiques
«en
peu
d'endroits
de
la
Suisse
occi-
dentale
et
dans
le
Valais,
ainsi
qu'au
nord
de
la
Suisse»,
peut-être
aussi
dans
la
plaine
tes-
sinoise
(VON
BURG
1912),
à
Felsberg
GR
et
dans
le
Domleschg
GR
(DE
TSCHUDI
1859),
ses
dernières
nichées
attestées
sont
des
faits
rares
et
depuis
longtemps
révolus
(Rochefort
NE
en
1912,
Le
Fanel
BE
en
1927;
HESS
1927;
GLUTZ
VON
BLOTZHEIM
1962).
Les
quelques
indications
postérieures
font
état
de
pré-
sences
en
période
de reproduction
dans
notre
pays,
pour
les
plus
importantes
en
1981
dans
le
canton
de
St-Gall
(1
couple;
archives
de
la
Station
ornithologique
suisse;
LUDER
1983),
en
1995
à
Chevroux
VD-Gletterens
FR,
un
chanteur
a
été
entendu
les
25.4
et
30.5
et
un
oiseau
bagué
observé
le
18.7
(DIDELOT-
VICARI
&
SCHMID
1997),
ainsi
qu'en
2001
et
2002,
à
nouveau
dans
la
vallée
du
Rhin
SG,
un
mâle
s'est
cantonné
dans
la
même
localité
(I.
Hugentobler,
M.
Widmer,
comm.
pers.;
K.
Moor).
Comme
partout
en
Europe
centrale,
les
nicheurs
helvétiques
réguliers
des
siècles
passés
ont
emboîter
le
pas
aux
corrections
et
drainages
systématiques
des
plaines
alluviales
dès
le
milieu
du
XIXe
s.
(BAUER
&
BERTHOLD
1996).
De
nos
jours,
de
petites
populations
méconnues
habitent
encore
à
peu
de
distance
de
notre
pays,
dans
les
vallées
françaises
du
Rhône,
du
Doubs
et
du
Bas-Rhin
(C.E.O.A.
1989;
FAIVRE
1993;
CONSTANT
&
EYBERT
1994).
A
croire
les
auteurs
anciens,
la
Gorgebleue
n'était
pas
présente
en
montagne
(MEISNER
&
SCHINZ
1815)
et
la
sous-espèce
nominale
à
miroir
roux
ne
semble
jamais
avoir
colonisé
notre
pays
(FATIO
1899;
VON
BURG
1912).
Ce
n'est
qu'à
partir
de
1974,
dans
un
élan
de
découvertes
en
plusieurs
points
du
massif
alpin,
que
des
chanteurs
isolés
se
sont
mani-
festés
très
sporadiquement
en
Suisse
orientale
et
centrale,
aboutissant
en
1980
dans
le
Dischmatal/Davos
GR
à
la
première
preuve
de
sa
reproduction
dans
notre
pays
(WART-
MANN
1980).
Aujourd'hui,
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
tient
ses
quartiers
dans
les
Alpes
suisses
à
titre
régulier,
le
plus
souvent
de
mm
wmmms^rnm
ïSÊéës
|
L'habitat
typique
de la
Gorgebleue
à
miroir
roux
Luscinia
s.
svecica
dans
les
Alpes:
une
lande
à
Rhododendrons
Rhododendron
ferru-
gineum
parsemée
de
gros
blocs
et
traversée
d'un
torrent.
Val
Bedretto
Tl.
Juillet
1999.
façon
isolée,
et
ne
peut
guère
compter
sur
la
présence
de
plus
de
1
à
6
couples
selon
les
années
(tabl.
1).
Les
cantonnements
les
plus
régulièrement
occupés
se
trouvent
dans
le
nord
du
Tessin,
ils
sont
suivis
depuis
1988.
Habitats
fréquentés
au
Tessin
C'est
en
1985
que
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
fut
rencontrée
de
manière
fortuite,
à
2000
m
d'altitude
environ
dans
le
val
Bedretto,
commune
d'All'Acqua
(tabl.
1
;
SCHMIDHEINY
1989).
Le
milieu
occupé
par
le
couple
correspondait
en
tout
point
à
celui
qui
accueillit
les
premières
reproductions
helvé-
tiques
dans
le
Dischmatal,
dans
les
années
quatre-vingt:
un
fond
de
pente
parsemé
de
gros
blocs,
traversé
d'un
torrent
et
recouvert
d'une
lande
à
rhododendrons,
à
myrtilles
et
de
saulaie
basse.
Ce
site
n'a
été
visité
que
très
sporadiquement
jusqu'en
1999,
alors
que
quelques
indices
d'occupation
avaient
été
récoltés
depuis
(tabl.
1).
Ce
type
de
milieu
semble
le
plus
classique,
le
plus
proche
éga-
lement
de
ceux
fréquentés
par
la
sous-espèce
dans
ses
contrées
scandinaves.
En
1988,
un
couple
de
Gorgebleues
à
miroir
roux
est
découvert
dans
le
val
Piora
1960
m,
commune
de
Quinto,
occupant
un
milieu
bien
peu
coutumier
pour
l'espèce
(CEREDA
1988):
également
cantonné
le
long
d'un
ruisseau
de
faible
pente,
ce
couple
a
élu
domicile
dans
une
méga-
phorbiaie
d'un
reposoir
à
bes-
tiaux,
à
proximité
immédiate
d'une
écurie
de
montagne.
La
végétation
y
est
luxuriante
et
dominée
par
les
oseilles,
orties
et
aconits.
Parmi
les
sites
hel-
vétiques
temporairement
ou
régulièrement
adoptés
depuis
1974,
seul
celui
de
Realp
UR
en
1996
lui
correspondait
(tabl.
1).
Au-delà
de
ces
différences
de
structure
et
de
composition
végétales,
qui
doivent
toujours
assurer
la
présence
de
per-
choirs
peu
élevés,
ces
milieux
d'altitude
ont
en
commun
une
situation
fraîche
de
fond
de
vallée
peu
expo-
sée,
la
neige
s'accumule
en
hiver
et
per-
dure
au
printemps,
ainsi
qu'une
humidité
estivale
permanente
assurée
par
la
présence
d'un
ruisseau
de
montagne
ou
d'une
résur-
gence
d'eau
de
fonte.
Phénologie
de
la
reproduction
Les
mâles
de
Gorgebleue
à
miroir
roux
sem-
blent
investir
les
premiers
les
sites
de
nidifi-
cation,
parfois
déjà
à
début
mai
(date
la
plus
précoce:
3.5.1999,
P.
Kunz),
plus
souvent
semble-t-il
dès
la
mi-mai.
A
ces
altitudes
(1880-2050
m
au
Tessin
;
tabl.
1
)
et
à
pareille
époque,
les
lieux
peuvent
être
encore
très
enneigés.
Le
comportement
des
oiseaux
est
souvent
des
plus
farouches
(distance
d'envol
de
30
m
environ)
et
empreint
d'une
grande
discrétion
lorsqu'ils
ne
chantent
pas,
en
vol
ou
de
l'un
des
rares
postes
dominant
le
terri-
toire.
C'est
à
la
fin
de
mai
et
dans
la
première
moitié
de
juin
qu'il
est
le
plus
aisé
de
remar-
quer
la
présence
du
chanteur,
dont
les
strophes
variées
et
riches
en
imitations
de
toutes
sortes
s'entendent
de
loin,
presque
à
toute
heure
de
la
journée.
Avec
l'arrivée
de
la
femelle
(date
la
plus
précoce:
10
mai
1990;
A.
Cereda)
débutent
les
rites
nuptiaux
qui
s'intensifient
au
fur
et
à
mesure
que
la
neige
libère
les
parcelles
de
végéta-
tion
et
les
petits
revers
les
plus
exposés.
La
construction
du
nid
revient
à
la femelle
qui
en
détermine
l'emplacement,
dans
certains
cas
avec
une
constance
remarquable.
Les
manifestations
nuptiales
se
prolongent
tout
au
long
de
la
couvaison,
qui
débute
en
principe
dans
la
première
décade
de
juin;
elles
perdent
toutefois
rapidement
en
inten-
sité
dès
le
milieu
du
mois.
Après
13
à
14
jours
d'incuba-
-g
tion,
les
œufs éclosent
et
les
petits
sont
constamment
cou-
vés
par
la
femelle durant
leur
première
semaine
d'existence.
Le
mâle
la
ravitaille
régulière-
ment
et
c'est
elle
qui
distribue
ensuite
la
nourriture
aux
poussins.
Les
jeunes
sortent
du
nid
en
général
dans
la
deuxième
décade
de
juillet
(dates
externes:
1er
juillet
1989;
1er
août
1991,
1er
août
2002).
Bien
que
les
conditions
locales
ne
permettent
pas
de
deuxième
ponte,
une
couvée
de
remplace-
ment
n'est
pas
à
exclure
systématiquement,
comme
le
laisse
penser
l'élevage
tardif
de
nichées
en
1991
et
2002
notamment.
Le
départ
en
migration
de
la
famille
semble
intervenir
dès
la
mi-août,
ce
qui
est
conforme
aux
habitudes
de
l'espèce
en
Europe
du
Nord
(CRAMP
1988;
GLUTZ
VON
BLOTZHEIM
&
BAUER
1988).
En
quelques
occasions,
un
mâle
solitaire
se
cantonne
et
chante
dans
le
voisinage
d'un
couple
établi
(cas
en
1989,
1990,
1991,
1996,
2000,
2001
;
tabl.
1).
S'il
n'est
généra-
lement
guère
toléré
par
le
mâle
nicheur
en
période
d'installation,
il
peut
participer
au
nourrissage
de
la
nichée, tout
au
moins
lorsque
celle-ci
est
hors
du
nid
(cas
observé
en
juillet
1989).
Identification
individuelle
Le
chant
des
mâles
est
caractéristique
par
son
rythme
et
les
imitations
qu'il
contient.
En
plus
des
motifs
de
Pipit
spioncelle
Anthus
spino-
letta et
de
Bergeronnette
grise
Motacilla
alba,
Une
mégaphorbiaie
de
reposoirs
à
bestiaux:
site
de
nidification
de
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
Luscinia
s.
svecica
quasi
unique
dans
les
Alpes,
mais
cependant
le
plus
régulièrement
occupé
en
Suisse.
Val
Piora
Tl.
juillet
1998.
Tabl.
1
-
Chronologie
de
l'installation
de
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
Luscinia
s.
svecica
dans
les
Alpes
suisses;
les
données
tessinoises
figurent
en
caractères
gras.
Archives
SOS
=
observations
archivées
à
la
Sta-
tion
ornithologique
suisse;
c.
=
couple,
ch.
=
chanteur,
f.
=
femelle,
ind.
=
individu,
m.
=
mâle.
Année
Localité
Type
de
milieu
Indices
Références
1974
Samedan
GR,
1750
m
Prairies
25-26.5:
m.
ch.
WlPRÀCHTIGER
(1978);
aux
abords
du
village
BURKLI
(1983);
GLUTZ
&
aux
abords
du
village
BAUER
(1988)
1975
Bivio
GR,
1860
m
1
c.
et
1
m.
du
30.6
GÉROUDET
(1978);
au
2.7;
non
retrouvé
WlPRÀCHTICER
(1978)
;
les
5-6.7
GLUTZ
&
BAUER
(1988)
1980
Davos GR,
1990
m
Rhodoraie,
14.6-10.7:
6
œufs,
WARTMANN
(1980)
avec
source
à
proximité
nichée
échouée
1982
Davos GR,
1950-2100
m
1
m.
ch.
GLUTZ
&
BAUER
(1988)
1983
Davos GR,
1950-2100
m
Rhodoraie
4
c.
KOCH
(1983);
ZBINDEN
(1985);
GLUTZ
&
BAUER
(1988)
1983
Samedan
GR,
1780
m
Prairies
16-18.8,
BURKLI
(1983);
aux
abords
du
village
1
f.
ad.
et
1
juv.
GLUTZ
&
BAUER
(1988)
1984
Davos GR,
1950-2100
m
Rhodoraie
3
c.
ZBINDEN
(1985)
1984
Weisstannen
SG,
1920
m
c.
avec
m.
ch.
le
1.7
;
ZBINDEN
(1985);
f.
le
30.7
Archives
SOS
1985
Davos GR,
1950-2100
m
Rhodoraie
4
c.
SCHMID
(1987);
GLUTZ
&
BAUER
(1988)
1985
All'Acqua
Tl,
2000
m
Rhodoraie
c.
nourrit
SCHMIDHEINY
(1989)
1986
Davos GR,
1950-2100
m
Rhodoraie
2
c.
SCHMID
(1987)
1986
Urserental
UR,
Saulaie
basse
10.6:
m.
ch.
paradant;
GLUTZ
(1987);
Realp-Hospental,
1500
m
Salicion
pentandrae
non
retrouvé
SCHMID
(1987)
1987
Davos
GR,
1950-2100
m
Rhodoraie
au
moins
2
territoires
SCHMID
(1989)
1988
Simplon
VS,
2080
m
1
ch.
le 17.6
SCHMID
(1989)
1988
Quinto
Tl,
1960
m
Rumicion
alpinae
1
c.
nicheur
CEREDA
(1988)
1989
Quinto
Tl,
1960
m
Rumicion
alpinae
1
c.
nicheur;
1
m.
A.
Cereda
Quinto
Tl,
1960
m
Rumicion
alpinae
solitaire
alentours
1990
Quinto
Tl,
1960
m
Rumicion
alpinae
1
c.
nicheur
A.
Cereda,
B.
Butler,
Rumicion
alpinae
H.
Kach
1990
Olivone
Tl,
1920
m
Rhodoraie
2
m.
et
1
f.
P.
Lehnert
1991
Urserental
UR,
Saulaie
basse
entre
le
8.7
et
le
7.8,
SCHMID
(1993);
Realp-Hospental,
1500
m
Salicion
pentandrae
avec
m.
ch.
le
8.7
;
M.
Widmer,
conim.
pers.
m.
bagué
le
7.8.
1991
All'Acqua
Tl,
2000
m
Rhodoraie
1
m.
nourrit
M.
Jurietti,
All'Acqua
Tl,
2000
m
P.
D'Alessandri
1991
Quinto
Tl,
1960
m
Rhodoraie
1
c.
nicheur;
1
m.
A.
Cereda,
B.
Butler,
Quinto
Tl,
1960
m
solitaire
alentours
V.
Butler,
L.
Fischer
1992
Quinto
Tl,
1960
m
Rumicion
alpinae
1
m.
ch.
solitaire
A.
Cereda
1992
Urserental
UR,
Saulaie
basse
c.
nicheur;
m.
bagué
SCHMID
(1993);
Realp-Hospental,
1500
m
Salicion
pentandrae
l'an
dernier
le
7.8;
WINKLER
(1999);
f.
baguée
le
18.7;
M.
Widmer,
comm.
pers.
1992
Fideris
GR,
2000
m
c.
avec
1
juv.
SCHMID
(1993);
WINKLER
(1999)
1993
Urserental
UR,
Saulaie
basse
f.
(baguée
l'an
dernier)
VOLET
&
SCHMID
(1996);
Realp-Hospental,
1500
m
Salicion
pentandrae
le
9.6,
aucun
m.
ch.;
M.
Widmer,
comm.
pers.
1994
Quinto
Tl,
1960
m
Rumicion
alpinae
1
f.
le
25.6
A.
Cereda
1995
Quinto
Tl,
1960
m
Rumicion
alpinae
c.
non
nicheur
A.
Cereda,
N.
Zbinden
1996
Quinto
Tl,
1960
m
Rumicion
alpinae
c.
nicheur;
Rumicion
alpinae
m.
solitaire
alentours
A.
Cereda,
N.
Zbinden
1996
Realp
UR,1500
m
Rumicion
alpinae
1
c.
du
14.6-11.7
VOLET
(1998);
Realp
UR,1500
m
M.
Widmer
comm.
pers.
1996
Unterschachen
UR
Nidification
VOLET
(1998)
;
WINKLER
(1999)
1997
All'Acqua
Tl,
1880
m
Rhodoraie
1
m.
solitaire
VOLET
&
BURKHARDT
All'Acqua
Tl,
1880
m
(1999);
Archives
SOS
1997
Quinto
Tl,
1960
m
Rumicion
alpinae
1
c.
nicheur
A.
Cereda;
L.
Jurietti
1998
Quinto
Tl,
1960
m
Rumicion
alpinae
1
c.
nicheur
A.
Cereda;
N.
Zbinden
Tabl.
1
(suite)
-
Chronologie
de
l'installation
de
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
Luscinia
s.
svecica
dans
les
Alpes
suisses;
les
données
tessinoises
figurent
en
caractères
gras.
Archives
SOS
=
observations
archivées
à
la
Station
ornithologique
suisse;
c.
=
couple,
ch.
=
chanteur,
f.
=
femelle,
ind.
=
individu,
m
=
mâle.
Année
Localité
Type
de
milieu
Indices
Références
1999
All'Acqua
Tl,
2050
m
1999
Quinto
Tl,
1920-1960
m
1999
Urserental
UR,
Realp-Hospental,
1500
m
2000
All'Acqua
Tl,
2050
m
2000
Quinto
Tl,
1960
m
2001
All'Acqua
Tl,
2050
m
2001
All'Acqua
Tl,
1900
m
2001
Quinto
Tl,
1960
m
Rhodoraie
Rumicion
alpinae
Saulaie
basse
Salicion
pentandrae
Rhodoraie
Rumicion
alpinae
Rhodoraie
Rhodoraie,
avec
saules
nains
Rumicion
alpinae
2002
All'Acqua
Tl,
1880-2050
m
Rhodoraie
2002
Quinto
Tl,
1960
m
Rumicion
alpinae
1
c.
nicheur
1-2
m.
solitaires
m.
ch.
le
31.5
;
capturé
et
bagué
1
c.
nicheur;
m.
ch.
plus
pâle
alentours
1
c.
nicheur
1
c.
nicheur;
1
m.
solitaire
à
proximité
1
c.
nicheur;
1
m.
solitaire
à
proximité
1
c.
nicheur;
au
moins
1
m.
ch.
dans
les
alentours
4
c.
cantonnés,
dont
3
nicheurs
2
c.
cantonnés,
mais
1
seul
nicheur
A.
Cereda;
L.
Jurietti
P.
Kunz,
A.
Cereda;
H.
Schonenberger
M.
Widmer,
comm.
pers.
A.
Cereda,
P.
Ricceri
L.
Jurietti
A.
Cereda
et
al.
A.
Cereda,
L.
jurietti
A.
Cereda,
L.
jurietti
A.
Cereda,
N.
Zbinden,
Chr.
Koch,
j.-P.
Reitz
A.
Cereda,
L.
jurietti
A.
Cereda,
N.
Zbinden
B.
Posse,
E.
Revaz
et
al.
qui
reviennent
souvent
chez
les
chanteurs
du
val
Piora,
le
mâle
nicheur
de
1991
introdui-
sait
dans
sa
mélopée
des
variantes
rappelant
la
Niverolle
Montifringilla
nivalis,
le
Tarier
des
prés
Saxicola
rubetra
et
le Chocard
Pyr-
rhocorax
graculus;
celui
de
1995
y
insérait
des
bribes
laissant
penser
à
des
cris
de
rapaces,
de
Verdier
Carduelis
chloris,
d'Alouette
des
champs
Alauda
arvensis,
de
Mésange
charbonnière
Parus
major,
voire
même
de
Tichodrome
Tichodroma
muraria
en
1996.
En
1998,
les
trilles
du
mâle
englo-
baient
des
motifs
proches
de
ceux
du
grillon,
des
cris
de
faucon,
de
Tichodrome,
Martinet
noir
Apus
apus
et
terminaient
avec
des
salves
rappelant
la
Bouscarle
Cettia
cetti;
en
2000,
ils
s'enrichissaient
encore
de
cris
multiples
affiliés
tantôt
à
ceux
du
moineau,
de
la
Mésange
charbonnière
ou
du
Traquet
mot-
teux
Oenanthe
oenanthe,
tantôt
à
des
cris
de
rapaces,
de
Bartavelle
Alectoris
graeca
ou
de
rousserolle
Acrocephalus
sp.
Ainsi,
il
peut
être
possible
de
noter
certains
changements
ou
constances
dans
l'occupa-
tion
des
sites
de reproduction
par
les
adultes
:
d'une
année
à
l'autre,
les
mâles
peuvent
être
reconnus
par
leur
chant,
voire
par
leur
plu-
mage,
les
mâles
de
deuxième
année
arborant
une
gorge
d'un
bleu
moins
intense
que
les
plus
âgés
(CRAMP
1988).
De
même,
dans
cer-
taines
circonstances,
les
femelles
peuvent
être
distinguées
grâce
à
la
coloration
variables
du
plumage
de
la
gorge.
Cela
va
de
la femelle
aux
tons
sans
trop
de
contrastes
évidents
à
celle
(plus
âgée?)
qui
arbore
une
teinte
bleutée
sur
la
poitrine
et
la
gorge,
rap-
pelant
la
tonalité de
celle
du
mâle
mais
en
nettement
plus
terne.
Ces
nuances
varient
sensiblement
de
femelle
en
femelle,
certaines
pouvant
présenter
une
tache
jaune
orangée
sur
la partie
centrale
de
la
poitrine.
Ce
mode
de
différenciation
individuelle
avait
d'ailleurs
déjà
été
noté
en
1983
à
Davos
GR,
il
avait
permis
de
distinguer
4
territoires
contigus
(KOCH
1983).
Fidélité
au
site
Bien
qu'impossible
à
déterminer
dans
l'état
actuel
de
nos
connaissances,
la
fidélité
au
lieu
de
reproduction
paraît
importante,
au
premier abord
par
la
régularité
d'occupation
de
sites
isolés,
en
particulier
pour
celui
du
val
Piora.
L'emplacement
du
nid
fait
lui
aussi
preuve
d'une
constance
remarquable:
dans
le
val
Bedretto,
sa
position
fut
identique
de
Gorgebleue
à
miroir
roux
Luscinia
s.
svecica
femelle.
Notez
la
coloration
marquée
de la
gorge
et
du
miroir.
Val
Bedretto
Tl,
juillet
1996.
1999
à
2001,
alors
qu'elle
n'a
varié
que
de
quelques
mètres
dans
le
val
Piora
de
1988
à
2001,
pour
occuper
le
même
point
en
1988
et
en
2000.
Que
ce
soit
par
le
chant
ou
par
le
plu-
mage,
les
identifications
individuelles
des
adultes
cantonnés
du
val
Piora
n'apportent
à
l'heure
actuelle
que
quatre
indications
plau-
sibles
de
fidélité
ou
de
changement,
toutes
Succès
reproducteur
L'habitude
des
jeunes
Gorge-
bleues
à
se
tenir
à
couvert
dans
la
végétation
durant
les
10-15
jours
suivant
leur
sortie
du
nid
rend
périlleuses
les
ten-
tatives
de
comptage,
en
particulier
en
cas
de
famille
nombreuse.
D'une
année
à
l'autre,
le
paramètre
le
plus
constant
est
le
nombre
de
jeunes
nourris
au
nid,
qui
n'a
donc
qu'un
effet
indicateur
sur
le
succès
reproducteur,
après
émancipation
de
la
nichée.
Précisons
encore
que
les
nourrissages
hors
du
nid
ont
pu
être
observés
toutes
les
années
des
éclosions
ont
été
notées
et
que
la
prédation
Gorgebleue
à
miroir
roux
Luscinia
s.
svecica
femelle.
Val
Bedretto
Tl,
juillet
1999.
mentionnées
dans
le
tableau
2.
A
l'évidence,
seul
le
baguage
systématique
des
oiseaux
permettrait
de
docu-
menter
précisément
l'occupa-
tion d'un
site
par
les
mêmes
individus
ou
par
leurs
descen-
dants,
ou
encore
de
préciser
l'origine
ou/et
le
devenir
des
mâles
solitaires
qui
se
tiennent
à
proximité
immédiate
d'un
couple
nicheur.
Si
pareils
exemples
font
défaut
pour
le
Tessin,
les
cantonnements
iso-
lés
dans
l'Urserental
UR
au
début
des
années
nonante
attestent
du
retour
de
deux
adultes
sur
un
lieu
de
nidifica-
tion
(tabl.
1):
le
mâle
solitaire
de
1991,
bagué
le
7.8
de
cette
année,
a
été
contrôlé
au
même
endroit
le
18.7.1992.
A
cette
date,
la
femelle
nicheuse
a
également
pu
être
baguée
et
a
été
reprise
le
9.6.1993,
alors
qu'elle
était
seule
présente
sur
le
site
de
reproduction.
Ce
dernier
n'a
plus
été
occupé
jusqu'en
1999
(un
mâle
chan-
teur
le
31.5,
sans
suite).
Cette
fidélité
au
site
de reproduction
a
par
ailleurs
été
mentionnée
pour
la
Gorgebleue
à
miroir
blanc
(BEZZEL
1993).
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
4
juv.
6
juv.
7
juv.
1
juv.
0
juv.
3
juv.
6
juv.
7
juv.
5
juv.
6
juv.
1
juv.
au
nid
semble
très
limitée.
En
Suisse,
à
notre
connaissance,
cette
dernière
n'a
été
prou-
vée
qu'à
Davos
en
1980
(WARTMANN
1980).
Au
val
Piora,
seule
l'année
1995
pourrait
avoir
été
marquée
par
un
échec,
mais
le
com-
portement
du
couple
n'a
pas
permis
d'attester
la
présence
d'un
nid.
Ainsi,
les
18
nidifications
suivies
au
Tessin
entre
1988
et
2002
donnent
une
produc-
tion
moyenne
d'au
moins
4,44
juv.
éclos/couple,
toutes
reproductions
confondues
(tabl.
2).
Plus
encore
que
la
prédation,
qui
paraît
limitée
à
celle
de
l'Hermine
Mustela
erminea,
des
Vipères
aspic
Vipera
aspis
et
péliade
V!
berus,
voire
à
celle
du
Renard
Vulpes
vulpes,
les
conditions
météorologiques
du
mois
de
juin
et
des
deux
premières
semaines
de
juillet
s'avèrent
déterminantes
dans
l'issue
de
la
nidification,
tant
par
leur
impact
sur
la
taille
de
la
ponte,
réduite
si
juin
est
particulièrement
froid
(GLUTZ
VON
BLOTZHEIM
&
BAUER
1988),
que
par
leur
effet
direct
sur
l'élevage
des
jeunes,
leur
survie
au
nid
et
certainement
aussi
hors
du
nid.
Les
pluies
persistantes,
les
vents
tempétueux,
la
neige
tardive
ou
la
grêle
ne
sont
pas
exceptionnels
à
fin
juin
ou
à
début
juillet
à
l'étage
alpin
et
leur
influence
s'est
révélée
prépondérante
en
1991
(1
seul
jeune,
tardi-
vement
envolé,
alors
que
le
mois
de
juin
a
été
marqué
par
un
excédent
de
précipitations
et
un
afflux
d'air
polaire
entraînant
des
chutes
de
neige
en
montagne
les
16-17.6)
et
en
1996
(15
cm
de
neige
le
8.7
après
une
longue
période
fraîche
et
pluvieuse;
des
3
jeunes
éclos,
1
seul
a
quitté
le
nid).
Tabl.
2
-
Grandeur
de
ponte
et
nombre
de
jeunes
au
nid
produits
par
les
couples
de
Gorgebieues
à
miroir
roux
Luscinia
s.
svecica
au
Tes-
sin.
Les
caractères
gras
mettent
en
évidence
les
années
avec
produc-
tion
de
jeunes;
x
juv.
se
rapporte
à
un
nombre
indéterminé
de
jeunes;
«-»
concerne
des
années
aucune
nidification
n'a
été
constatée.
L'augmentation
du
nombre
de
couples
nicheurs
en
2002
est
à
porter
sur
le
compte
d'une
meilleure
prospection
du
val
Bedretto.
Val
Piora
(Quinto),
1960
m
6
œufs
pondus
6
œufs
pondus
mâle
solitaire,
différent
de
celui
de
1991
aucun
indice
de
présence
femelle
solitaire
c.
présent;
mâle
différent
de
celui
de
1992
1
seul
jeune
s'envole
le
16.7
1
jeune
mort
dans
le
nid;
même
femelle
qu'en
1996
7
juv.
hors
du
nid;
mâle
différent
1
-2
mâles solitaires
6
œufs
pondus
6
œufs
pondus
Val
Bedretto
1
(All'Acqua),
2000-2050
m
1985
1986
1991
1999
2000
2001
2002
X
JUV.
>3
juv.
6
juv.
5
juv.
4
juv.
nourris
hors
du
nid
(SCHMIDHEINY
1989)
aucun
indice
de
présence
(SCHMIDHEINY
1989)
nourris
par
le
mâle
après
envol
5
œufs
pondus
Val
Bedretto
2
(All'Acqua),
1920
m
1997
2001
2002
4
juv.
6
juv.
1
mâle
solitaire
à
l'envol
Val
Bedretto
3
(All'Acqua),
1960
m
2002
4
juv.
4
œufs
pondus
Val
Bedretto
4
(All'Acqua),
1880
m
2002
2
juv.
Statut
de
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
en
Europe
moyenne
Aire
de
reproduction,
effectif
Hors
des
régions
nordiques,
et
à
l'exception
d'une
nidification
en
1999
en
Hollande
(VAN
DEN
BERG
&
BOSMAN
2001),
la
Gorgebleue
à
Gorgebleue
à
miroir
roux
Luscinia
svecica
svecica
l'importance
du
miroir
roux,
très
large
et
triangulaire
juillet
2000.
miroir
roux
se
reproduit
en
Europe
dans
des
milieux
en
tout
point
correspondant
à
ceux
de
ses
principaux
bastions,
en
général
dans
des
landes
de
buissons
nains,
voire
en
des
lieux
tourbeux
peu
embuissonnés
au-dessus
de
la
limite
des
arbres.
BAUER
&
BERTHOLD
(1996)
avancent
une
estimation
de
60-100
couples
pour
l'Europe
moyenne,
auxquels
il
convient
d'ajouter une
petite
population
de
12
couples
découverte
en
2000
dans
le
sud
de
l'Autriche
(FLORE
2000).
La
quasi-totalité
des
nicheurs
se
cantonnent
actuellement
dans
les
Car-
pates
et
les
Sudètes
de
l'an-
cienne
Tchécoslovaquie
et
de
Pologne,
et
surtout
dans
les
Alpes
autrichiennes
qui
abri-
tent
le
plus
grand
nombre
de
sites,
dont
les
deux
plus
importants
(10-16
couples
dans
les
Hohe
Tauern,
Salz-
bourg
et
12
couples
dans
les
Niedrige
Tauern,
Carinthie;
FLORE
2000).
Dans
ce
contexte,
le
centre
de
gravité
de
cette
aire
de
répartition
morcelée
figure
plutôt
dans
la
moitié
orientale
de
l'Europe,
reléguant
les
stations
alpines
suisses
et
lombardes
(1
à
3
c.
en
1983-1986;
BRICHETTI
&
CANOBBIO
1985;
BRICHETTI
1987
;
MINGOZZI
et
al.
1988
;
REALINI
1988;
P.
Brichetti,
comm.
pers.)
au
rang
de
satel-
lites,
tant
par
leur
position
géographique
que
par
leurs
faibles
effectifs
(fig.
1
).
A
retracer
la
chronologie
des
découvertes
alpines,
c'est
pourtant
en
Suisse
(en
1974)
et
en
Autriche
(en
1975)
que
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
a
été
trouvée
en
premier,
soit
dans
les
parties
occidentale
et
cen-
trale
de
son
aire
de
répartition
actuelle.
Mais
c'est
au
cours
des
années
quatre-vingt
(1981-1986)
que
les
trou-
vailles
en
cascade
sont
rappor-
tées
d'un
peu
partout
en
Europe
moyenne:
1981
dans
le
Vorarlberg
A,
en
Styrie
A
(DVORAK
et
al.
1993)
et
dans
le
Haut
Tatra
PL
(WALASZ
1992),
1983
dans
les
Alpes
lombardes
I
(BRICHETTI
1983),
1985
dans
les
Sudètes
de
Pologne,
1986
dans
les
Carpates
ukrainiennes
(BAUER
&
BERTHOLD
1996),
donnant
l'impression
d'une
colonisa-
tion
récente
et
rapide
de
ces
reliefs.
L'image
reflétée
par
les
mentions
suisses
n'est
pas
dif-
férente:
première
reproduction
dans
les
Cri-
sons
en
1980,
découvertes
en
1985
au
Tessin
mâle.
Notez
Val
Piora
Tl,
Fig.
1
-
Aire
de
répartition
morcelée
de
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
Luscinia
s.
svecica
en
Europe
moyenne
(1980-2000):
les
cantonnements
des
Alpes
lombardes
et
grisonnes
sont
aujourd'hui
abandonnés.
et
en
1986
à
Uri
;
en
1988,
des
chanteurs
sans
lendemain
en
Thurgovie
(!),
en
Valais
et
pre-
mière
reproduction
dans
l'un
des
sites
régu-
liers
du
Tessin.
De
ces
élans
coloniaux,
cer-
tains
ont
fait
souche
(Tessin),
même
tempo-
rairement
(Grisons),
d'autres,
les
plus
margi-
naux,
ont
été
abandonnés
depuis
(Alpes
lombardes)
ou
sont
irrégulièrement
occupés
(Uri).
Actuellement,
les
sites
tessinois
et
ura-
nais
tracent
donc
la
marge
occidentale
de
l'aire
de
reproduction,
dont
les
plus
proches
cantonnements
se
trouvent
dans
le
Vorarlberg
A
(mais
l'espèce
s'est
reproduite
en
1997
dans
le
val
Bregaglia
italien
;
ARCAMONE
&
BRI-
CHETTI
1997).
L'abandon
des
sites
grisons,
et
surtout
l'absence
de
l'espèce
en
d'autres
sites
de
ce
canton,
apparaît
d'autant
plus
étrange
dans
ce
contexte,
alors
que
là,
comme
ailleurs
dans
les
Alpes,
les
milieux
apparem-
ment
favorables
ne
manquent
pas.
La
discré-
tion
de
couples
isolés
ne
facilite
pas
la
tâche
et
il
n'est
pas
exclu
que
les
mentions
de
1974
et
1983
à
Samedan
CR
(W.
Biirkli;
tabl.
1)
concernaient
déjà
des
oiseaux
en
vagabon-
dage
à
proximité
de
leur
site
de
reproduction.
Passage
printanier,
identification
des
mâles
au
printemps
Pour
d'évidentes
raisons
d'identification
sur
le
terrain
(de
même
qu'en
main),
rendue
très
délicate
en
automne
par
la
mue
postnuptiale
(SVENSSON
1992),
seules
les
mentions
de
Gor-
gebleue
à
miroir
roux
mâles
en
transit
printa-
nier
ont
été
retenues
pour
illustrer
le
passage
de
cette
sous-espèce
en
Suisse.
En
outre,
la
fréquence
relativement
élevée
des
observa-
tions
du
début
du
siècle
(SCHINZ
1937)
et
l'im-
précision
de
certaines
d'entre
elles
nous
a
motivés
à
ne
considérer
que
les
données
pos-
térieures
à
1950,
regroupées
dans
la
figure
2
par
périodes
de
5
jours.
Malgré
la
faible
taille
de
l'échantillon,
l'image
donnée
du
passage
printanier
correspond
bien
à
celle
de
la
Gor-
gebleue
à
miroir
blanc
en
Suisse,
du
16
mars
au
18
avril
tout
au
moins
(WINKLER
1999).
u
O
T-
Fig.
2
-
Répartition
printanière
des
observations
de
Gorgebleue
à
miroir
roux
Luscinia
s.
svecica
mâle
en
Suisse
entre
1951
et
2002.
Seules
détonnent
les
5
mentions
de
mai,
iso-
lées
de
12
jours
et
plus
des
précédentes,
ainsi
que
2
de
mi-juin,
qu'il
est
bien
hasardeux
d'attribuer
à
des
migrateurs
attardés
ou
à
des
individus
cantonnés
(fig.
2
;
tabl.
3).
NIETHAM-
MER
(1937)
signalait
déjà
à
son
époque
que
le
passage
printanier
de
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
s'effectuait
en
Allemagne
à
la
fin
avril
et
en
mai.
Un
schéma
analogue
s'applique
en
Hollande
50
des
54
mentions
printanières
concernent
le
mois
de
mai,
contre
une
en
avril
et
3 en
juin
(VAN
DEN
BERG
&
BOSMAN
2001).
GLUTZ
VON
BLOTZHEIM
&
BAUER
(1988)
pour
leur
part
considèrent
que
seules
ces
données
tardives
se
rapportent
à
la
sous-
espèce
nominale
svecica
et
que
les
observa-
tions
antérieures
aux
derniers jours
d'avril
doivent
être
prises
avec
circonspection.
Bien
que
rares,
les
mentions
suisses
de
soi-disant
individus
svecica
en
mars-avril
(32
entre
1951
et
2002)
ne
font
pourtant
pas
exception
en
Europe
occi-
dentale
puisque
DUBOIS
et
al.
(2000),
notamment,
dans
leur
«
Inventaire
des
Oiseaux
de
France»
signalent
cette
sous-
espèce
comme
«
migrateur
automnal
et
printanier
peu
remarqué
mais
régulier
en
petit
nombre
en
France
continentale
d'août
à
octobre,
puis
de
mars
(...)
et
avril
(...)
jusqu'à
juin
».
Il
est
probable
que
la
grande
complexité
des
variations
géo-
graphiques
de
Gorgebleues
à
miroir
revête
ici
un
caractère
essentiel.
Car
si
les
races
et
leur
répartition
respective
décrites
dans
les
manuels
semblent
d'ordinaire
bien
distinctes,
en
Europe
tout
au
moins,
des
variations
locales
dans
la
coloration
et
l'étendue
de
la
tache
pectorale
des
mâles
existent
bel
et
bien
et
ont
déjà
été
signalées
par
Mayaud
en
1958
(en
zones
de
sympatrie
notamment
pour
les
races
cyanecula
et
pallidogularisen
ancienne
URSS;
CRAMP
1988).
Le
mâle
de
la
race
nomi-
nale
svecica
est
cependant
caractérisé
au
printemps
par
un
miroir
roux,
large
et
trian-
gulaire,
tranchant
avec
une
gorge
d'un
bleu
profond
(CRAMP
1988;
GLUTZ
VON
BLOTZHEIM
&
BAUER
1988).
Chez
cyanecula
et
ses
variantes,
la
tache
blanche
est
plus
réduite,
voire
absente
ou
même
plus
ou
moins
parse-
mée
de
roux
(CRAMP
1988
;
GLUTZ
VON
BLOTZ-
HEIM
&
BAUER
1988);
dans
ce
dernier
cas,
les
individus
peuvent
rappeler
ceux
de
la
race
svecica,
mais
avec
un
miroir
plus
petit.
Tabl.
3
-
Observations
de
Gorgebleues
à
miroir
roux
Luscinia
s.
svecica
en
Suisse
en
mai-juin,
hors
des
sites
de
reproduction
(d'après
les
mentions
parues
dans
les
chroniques
ornithologiques
romandes
de
Nos
Oiseaux
NO
et
les
archives
de la
Station
ornithologique
suisse
SOS).
MHN
FR
=
Musée
d'histoire
natu-
relle
de
Fribourg.
Année
Date
Localité
Observateur
Source
1951
4.5
Estavayer
FR
1
m.
Anonyme,
remis
au
MHN
FR
NO
1955
5.5
Pointe-à-la-Bise
CE
1
m.
Fr.
Vuilleumier
NO
1970
1.5
Greifensee
ZH
1
m.
B.
Zinnenlauf
SOS
1973
4.5
Orpund
BE
1
m.
A.
Blôsch
SOS
1973
12.5
Samedan
GR
1
m.
W.
Burkli
SOS
1988
17.6
Simplon
VS
1
m.
ch.
B.
Petersen
SOS,
NO
1989
17.6
Wigoltingen
TG
1
m.
ch.
H.
Leuzinger
SOS
D'autre
part,
si
des
auteurs
mentionnent
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
comme
hivernante
dans
le
continent
africain,
au
sud
du
Sahara
de
l'Ethiopie
à
la
Sénégambie
(notamment
CRAMP
1988;
BAUER
&
BERTHOLD
1996),
les
informations
sur
la
distribution
des
races
cya-
necula
et
svecica
y
sont
lacunaires
et
confuses,
bien
que
l'on
considère
en
général
cyanecuta
plus
commune
à
l'ouest
et
svecica
à
l'est
(CRAMP
1988
;
BORROW
&
DEMEY
2002).
L'aire
d'hivernage
principale
se
concentre
au
Proche-Orient
et
dans
le
subcontinent
indien,
svecica
est
localement
commune,
au
Pakistan,
en
Inde
de
l'Hymalaya
au
Sri
Lanka
ainsi
qu'au
Bangla
Desh
d'où
elle
repart
en
avril
(ALI
&
RIPLEY
1987).
Des
reprises
d'oi-
seaux
scandinaves
ont
montré
que
plusieurs
sont
encore
au
Turkestan
et
au
Kazakhstan
en
avril
et
qu'ils
arrivent
dans
le
sud
de
la
Suède
dans
la
seconde
semaine
de
mai
(CRAMP
1988).
Les
mêmes
auteurs
signalent
enfin
que
svecica
a
rarement
été
identifiée
à
Malte
et
qu'apparemment
peu
de
migrateurs
traver-
sent
le
centre
de
l'Europe,
même
au
prin-
temps.
MAYAUD
(1958)
considère
pour
sa
part
les
Gorgebleues
à
miroir
roux
comme
«essentiellement
asiatiques;
par
extension
elles
ont
gagné
et
peuplé
l'extrême
Nord
de
l'Europe;
toundra
russe
et
finlandaise,
Lapo-
nie
suédoise,
Alpes
scandinaves.
Ces
oiseaux
à
miroir
roux
atteignent
aussi
le
cours
infé-
rieur
de
la
Volga,
et
plus
au
Sud
les
rivages
Est
de
la
Caspienne.
»
Malgré
le
flou
entachant
l'hivernage
des
Gorgebleues
à
miroir
roux
en
Afrique
subsa-
harienne,
les
mentions
de
migrateurs
en
mars
et
avril
en
Europe
centrale
posent
d'intéres-
santes
questions
quant
à
la
phénologie
véri-
table
de
cette
sous-espèce
et
quant
à
sa
déter-
mination
sur
le
terrain:
car
si
des
individus
appartenant
réellement
à
la
race
svecica
par-
venaient
en
Europe
centrale
en
mars,
sta-
tionneraient-ils
avant
de
pouvoir
investir
leurs
sites
de reproduction
scandinaves
ou
alpins,
encore
très
largement
enneigés
en
avril
?
Seuls
GRAF
&
MARUSCHKA
(2002)
témoi-
gnent
d'une
halte
prolongée
d'un
mâle
chan-
teur
svecica
du
2
au
28.4.2001
en
Hesse
(Allemagne)
en
guise
d'élément
de
réponse,
fait
d'importance
peut-être
anecdotique
en
regard
des
habitudes
générales
de
l'espèce.
Conclusion
Force
est
de
constater
la
fragilité
de
la
petite
population
suisse
de
Gorgebleues
à
miroir
roux,
de
faible
effectif
et
constituée
souvent
de
couples
isolés,
lorsqu'il
ne
s'agit
pas
de
chanteurs
fugaces
ou
de
sites
temporairement
occupés.
Depuis
les
premières
découvertes
de
chanteurs
ou
de
nicheurs
dans
notre
pays,
seul
le
site
du
val
Piora
est
régulièrement
habité
(une
seule
année,
1993,
sans
observa-
tion).
Le
fond
du
Dischmatal
GR,
qui
accueillait
pourtant
jusqu'à
4
couples,
a
quant
à
lui
été
abandonné
après
8
ans
de
pré-
sence
presque
ininterrompue.
Toutefois,
les
visites
du
val
Bedretto
depuis
1999,
élargies
au
cours
de
la
saison
2002, ont
permis
de
cer-
tifier
la
présence
d'une
petite
population
d'au
moins
4
couples:
cette
découverte
est
pro-
metteuse
pour
un
proche
avenir
et
doit
rendre
les
observateurs
attentifs
à
la
discrétion
de
l'espèce,
qu'il
importe
de
rechercher
dès
la
fin
de
mai
et
jusqu'à
la
mi-juin.
Plus
de
25
ans
après
les
premiers
indices
d'installation,
la
présence
de
la
Gorgebleue
à
miroir
roux
dans
les
Alpes
suisses
ne
tient
donc
toujours
qu'à
un
fil.
Il
ne
fait
pourtant
aucun
doute
que
d'autres
sites
restent
à
colo-
niser
et
à
découvrir,
en
particulier
dans
l'est
et
le
centre
du
pays
(Grisons,
nord
du
Tessin,
Uri),
peut-être
à
proximité
des
postes
déjà
occupés
(quelques
kilomètres)
ou
apparem-
ment
abandonnés.
Alors
que
les
sites
de
reproduction
ne
semblent
pas
manquer
dans
les
Alpes,
les
hiatus
d'occupation,
parfois
longs
de
plusieurs
années,
continuent
d'intri-
guer.
Ils
mériteraient
d'être
explorés
par
le
baguage,
notamment
pour
déterminer
la
dis-
persion
et
le
taux
de
retour
des
jeunes,
par
exemple
en
Autriche
les
effectifs
repro-
ducteurs
sont
plus
importants
et
les
popula-
tions
locales
plus
fournies
que
chez
nous.
Remerciements
-
La
synthèse
des
données
et
la
recherche
d'informations
bibliographiques
a
été
agréablement
facilitée
par
le
dévouement
de
Ber-
nard
Volet,
d'Elisabeth
Wiprachtiger
et
de
Christian
Marti
à
la
Station
ornithologique
suisse,
ainsi
que
de
Massimo
Bocca
et
Pierandrea
Brichetti
pour
l'Italie
du
Nord.
Nous
sommes
également
rede-
vables
à
Michael
Widmer
pour
ses
précieuses
indi-
cations
au
sujet
des
observations
dans
l'Urserental
et
la
vallée
du
Rhin,
à
Christian
Koch
pour
ses
compléments
concernant
les
reproductions
dans
le
Dischmatal,
ainsi
qu'à
Anne-Sophie
Gamboni
pour
ses
traductions.
Nous
savons
gré
à
Niklaus
Zbinden,
de
la
Station
ornithologique
suisse,
et
à
nos
collègues
de
la
commission
de
rédaction
pour
leurs
judicieuses
propositions
d'amélioration
de
ce
texte,
ainsi
qu'à
Mario
Jurietti,
Marzio
Barelli
et
Franco
Délia
Casa
pour
leur
précieuse
assistance
sur
le
terrain.
Zusammenfassung
-
Habitat
und
Fortpflanzung
des
Rotsternigen
Blaukehlchens
Luscinia
svecica
svecica
im
Tessin
(Schweizer
Alpen).
Einige
Beo-
bachtungen
zum
Status
der
Unterart
in
Mitteleu-
ropa.
Seit
1980
pflanzt
sich
das
Rotsternige
Blau-
kehlchen
in
den
Schweizer
Alpen
ziemlich
regelmâssig
fort.
Dabei
handelt
es
sich
immer
nur
um
wenige
Brutpaare
und
meistens
um
das
nôrd-
liche
Tessin.
Hier
wurden
seit
1988
zuerst
ein
Brut-
paar
und
spater
2-3
(6)
Brutpaare
an
zwei
Plâtzen
beobachtet.
An
allen
anderen
bekannten
Brutplat-
zen
im
Alpenbogen
pflanzt
sich
die
Unterart
in
Heiden
der
Alpenrose
Rhododendron
ferrugineum
fort.
Dagegen
weist
der
am
regel
mâssigsten
besetzte
Tessiner
Brutplatz
als
Besonderheit
eine
uppige
Végétation
an
Viehlàgerplâtzen
auf.
Diese
Biotope befinden
sich
immer
in
feuchten
Mulden
oder
am
Fusse
von
geschûtzten
und
wenig
geneig-
ten
Hângen
und
sind
von
permanenten
Rinnsalen
durchzogen.
Die
Altvôgel
kommen
an
den
Brut-
plàtzen
manchmal
bereits
im
ersten,
meist
jedoch
erst
im
zweiten
oder
letzten
Maidrittel
an.
Seit
1988
wurden
in
18
erfolgreichen
Bruten
durch-
schnittlich
4,44
Junge
flugge.
Eine
grosse
Brut-
platztreue
der Vôgel
ist
wahrscheinlich
ein
wichti-
ger
Faktor
fur
die
regelmàssige
Besiedlung
der
wenigen
und
isolierten
Brutplâtze.
In
Europa
ist
die
winzige
Schweizer
Population
eine
dem
Haupt-
verbreitungsgebiet
der
Unterart
westlich
vorgela-
gerte
Insel.
Wâhrend
der
ersten
Ausbreitungswelle
der
Unterart
wurden
in
den
achtziger
Jahren
auch
in
Norditalien
und
im
Graubûnden
(Schweiz)
einige
Plâtze
vorubergehend
besiedelt
und
spater
wieder
verlassen.
Die
spate
Ankunft
des
Rotsterni-
gen
Blaukehlchen
an
seinen
Brutplâtzen
in
Mitte-
leuropa
und
Skandinavien
lâsst
die
korrekte
Bes-
timmung
bei
den
meisten
Fruhjahrsbeobachtungen
der
Unterart
in
der
Schweiz
und
Westeuropa
als
fragwtirdig
erscheinen.
Solche
Zweifel
wurden
bereits
von
GLUTZ
VON
BLOTZHEIM
&
BAUER
(1988)
geâussert.
(Ubersetzung:
M.
Kéry)
Summary
-
Habitat
and
reproduction
of
the
Red-
spotted
Bluethoat
Luscinia
svecica svecica
in
the
Ticino
(Swiss
Alps).
Discussions
concerning
the
status
of
this
sub-species
in
Central
Europe.
Small
numbers
of
Red-spotted
Bluethroat
(1
to
6
pairs)
breed
in
the
Swiss
Alps
on
an
almost
regular
basis
since
1980,
principally
in
the
north
of
the
Canton
of
Ticino
where
initially
one
and
then 2-3
(6)
couples
have
been
studied
since
1988.
While
elsewhere
in
the
Alps
pairs
breed
in
Rhododen-
dron
Rhododendron
ferrugineum
heaths
the
Ticino
site
is
to
be
found
in
the
exuberant
végétation
of
livestock
resting
places.
In
ail
cases
however
the
habitat
is
to
be
found
in
damp
dépressions
in
the
ground
or
at
the
base
of
sheltered
slopes
where
mountain
streams
run.
The
adults
sometimes
arrive
as
early
as
the
first
ten
days
of
May
but
more
often
later
in
the
month.
Eighteen
broods
having
at
least
one
fledged
juvenile
took
place
since
1988
(an
average
of
4.44
juv/pair).
The
fidelity
of
the
birds
to
their breeding
site
is
probably
a
key
factor
in
the
ongoing
occupation
of
the
rare
isolated
sites
that
are
known.
At
the
European
level
the
small
Swiss
population
now
represents
an
isolated
western
population
since
the
disappearance
of
the
Lom-
bard!
and
Graubunden
sites
occupied
during
the
species'
expansion
period
during
the
1980s.
To
sum
up
the
late
arrivai
of
the
Red-spotted
Blue-
throat
at
breeding
sites
in
Central
Europe
and
Scan-
dinavia
raises
question
regarding
the
majority
of
spring
sightings
in
Switzerland
and
Western
Europe,
as
was
also
discussed
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Aldo
Cereda,
Via
Sorengo
29,
CH-6900
Lugano
Bertrand
Posse,
Rte
de Fuily
23,
CH-1920
Martigny
Manuscrit
reçu
le
13
janvier
2002,
accepté
le
16
septembre
2002.
... April im Tiefland bei Hungen in Hessen D beobachtet wurde, bildet die Ausnahme (Graf & Maruschka 2002). Die alpinen Brutgebiete des Rotsternigen Blaukehlchens in der Schweiz werden von den ♂ ab Mitte Mai besetzt, die ♀ kommen rund eine Woche später an (Cereda & Posse 2002 ...
Full-text available
Article
Ornithological highlights of the year 2018 include the first Long-tailed Shrike Lanius schach for Switzerland, the second records of Sooty Shearwater Ardenna grisea and Saker Falcon Falco cherrug, the third record of Pallas’s Leaf-warbler Phylloscopus proregulus, the ninth records of Manx Shearwater Puffinus puffinus and Terek Sandpiper Xenus cinereus as well as the tenth record of Pine Bunting Emberiza leucocephalos. Finally, the biggest-ever influx of Rosy-coloured Starling Pastor roseus with no less than 43 records and at least 155 different birds will certainly remain as one of the unforgettable ornithological highlights of the year 2018. At the end of 2018, the Swiss list comprised 416 species in categories A, B (birds of wild origin) and C (introduced species), 409 of which have been recorded since 1900. Eight species of uncertain origin remain in category D (doubtful origin). In the text, the three figures after the German and scientific names refer to the number of records/individuals, 1900–1991, 1992–2017 and in 2018, respectively. The species are listed systematically, and within species records are listed in alphabetic order of cantons and by date. Detailed information is given as follows: location, date(s), number of individuals (one individual if not specified), age and sex if known, available documentation (photographs, video, audio recordings, skins) and in brackets the name(s) of the observer(s).
Full-text available
Method
The aim of the study is to determine thresholds for the application of Austrian criminal code for the illegal taking or killing of strictly protected bird species. It presents a method for assessing the number of individuals, which must be categorized as "relevant" within the meaning of the law. For all species of Annex I of the Birds Directive, threshold values are calculated, which serve as an orientation for the applicability of §181f StGB.
Full-text available
Article
L’année 2018 a été marquée par l’apparition d’une Pie-grièche schach Lanius schach (1re donnée en catégorie A), la 2e donnée d’un Puffin fuligineux Ardenna grisea, la 2e d’un Faucon sacre Falco cherrug, la 3e d’un Pouillot de Pallas Phylloscopus proregulus, la 9e d’un Puffin des Anglais Puffinus puffinus, la 9e d’un Chevalier bargette Xenus cinereus et la 10e d’un Bruant à calotte blanche Emberiza leucocephalos. L’afflux sans précédent d’Étourneaux roselins Pastor roseus fut l’un des événements les plus marquants de 2018, avec 43 données concernant au moins 155 individus.
Article
The successful conservation of bird species relies upon our understanding of their habitat use and requirements. In the coming decades the importance of such knowledge will only grow as climate change, the development of new energy sources and the needs of a growing human population intensify the, already significant, pressure on the habitats that birds depend on. Drawing on valuable recent advances in our understanding of bird-habitat relationships, this book provides the first major review of avian habitat selection in over twenty years. It offers a synthesis of concepts, patterns and issues that will interest students, researchers and conservation practitioners. Spatial scales ranging from landscape to habitat patch are covered, and examples of responses to habitat change are examined. European landscapes are the main focus, but the book has far wider significance to similar habitats worldwide, with examples and relevant material also drawn from North America and Australia.
A Cuide to the Birds of Western Africa
  • N R Demey
BORROW, N. & R. DEMEY (2002): A Cuide to the Birds of Western Africa. Oxford University Press, Prince­ ton & Oxford.
Atlante degli uccelli nidificanti sulle Alpi italiani
  • P Brichetti
BRICHETTI, P. (1983): Atlante degli uccelli nidificanti sulle Alpi italiani. II. Riv. Ital. Orn. 53: 101-144.
Catalogue des oiseaux de la Suisse. 9 e livraison. Rubiettes. Département fédéral de l'intérieur (division des forêts)
  • G Von
BURG, G. VON (1912): Catalogue des oiseaux de la Suisse. 9 e livraison. Rubiettes. Département fédéral de l'intérieur (division des forêts), Genève et Berne.
Blaukehlchenbeobachtungen (Luscinia svecica ssp.) im Oberengadin
  • W Burkli
BURKLI, W. (1983): Blaukehlchenbeobachtungen (Luscinia svecica ssp.) im Oberengadin. Ornithol. Beob. 80: 295.
Livre rouge des oiseaux nicheurs d'Alsace
C.E.O.A. (1989): Livre rouge des oiseaux nicheurs d'Alsace. Ciconia 13, numéro spécial.
Brut des Rotsternigen Blaukehlchens Luscinia svecica svecica auf Alpe di Piora Tl
  • A Cereda
CEREDA, A. (1988) : Brut des Rotsternigen Blaukehlchens Luscinia svecica svecica auf Alpe di Piora Tl. Orni thol. Beob. 85: 396.
Chronique du printemps et de la nidification 1995
  • C T Schmid
DIDELOT-VICARI, C. & T. SCHMID (1997): Chronique du printemps et de la nidification 1995. Nos Oiseaux 44:15-32.