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Le cerf : approche écologique et historique dans le massif vosgien. 1re partie

Authors:
  • Expert forestier France
Rev. For. Fr.LXVIII -6-2016 AgroParisTech, 2016 559
LIBREEXPRESSION
Le cerf :approche écologique et historique
dans le massif vosgien
Premièrepartie
Avec une densité humaine moyenne de 60 habitants au kilomètrecarré, le massif vosgien est
l’une des montagnes les plus habitées de France. Dans un tel contexte, la naturevosgienne
souffredediverses formes de surexploitation de ses ressources naturelles. La grande faune en a
souffert dès le haut Moyege au cours duquel ont disparu les plus imposants des grands her-
bivores (bovidés, élan). Les grands carnivores ont suivi quelques siècles plus tard. Le cerf alui
aussi bien failli disparaîtreaucours du XIXesiècle. Devenu plus abondant au cours du XXesiècle,
le cerf suscite depuis des débats sans fin en raison des dégâts (au sens économique du terme)
que ses populations occasionnent sur les forêts dans certaines parties du massif.Les compromis
sont finalement peu satisfaisants, car les objectifs de la gestion forestièreetcertains modes de
chasse ne sont guèreremis en question.
Nous proposons dans cetarticle de reprendrecesujet délicatsur d’autres bases,qui intègrent
les données écologiques et paléoécologiques du massif, ainsi que levolutions dans les usages
par l’homme.Une telle approche, quiallie lesdonnéesdel’écologie, la paléoécologie et l’his-
toirehumaine estrelativement récente,mais adéjà fait sespreuves dans d’autres actions de
conservation délicates (Bradshaw et al. 2003). Dans un premier temps,nousreviendrons sur
quelques acquis fondamentaux de l’écologieducerf (notamment ses stratégiesalimentaires et
sa régulation naturelle). Puis nous décrirons lesprincipales étapes de l’emprise humaine dans
le massif,duTardiglaciaire au XXesiècle,grâce auxdonnées accumulées par les archéologues
et leshistoriens.Les évolutions récentes du massifdepuislafin de la Seconde Guerremondiale
seront évoquéesdanslederniervolet de ce travail. C’est sur de tellesbases que sera propo-
elagestion que nous estimons la plus pertinente en ce début de XXIesiècle, dans la deu-
xième partie de ce travail.
QUELQUESRAPPELS
Lesstratégies alimentaires du cerf
Les stratégies alimentaires du cerf (morphologiques et comportementales) tiennent du paisseur
(consommateur exclusif d’herbes) et du brouteur (consommateur de ligneux) (Lister,1984). Ses
dents sont en effet de type «mésodonte », intermédiaires entretype «brachyodonte »aveccou-
ronne basse et croissance des dents limitée, et «hypsodonte », avec couronne haute et racine
courte, et croissance prolongée des dents (Auguste, 2010). Àcela se joint une grande plasticité
au niveau de la morphologie du rumen, qui comporte de petites papilles caractéristiques des
paisseurs et des papilles plus plates, typiques des brouteurs. Ces différentes papilles se déve-
loppent en deux ou trois semaines lorsque l’animal change de type de nourriture(Hofmann, 1983,
1985). On comprend dès lors l’opportunisme de l’espèce au regarddes habitats qui se sont suc-
cédé depuis la fin de la dernièreglaciation (Auguste, 2010).
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La forêt d’Europe offreaucerf des ressources alimentaires variées. Les trouées créées par les
chablis lui fournissent au printemps et en été des espèces de lumièreriches en protéines direc-
tement assimilables et en oligoéléments (ronce, framboisier,luzule, myrtille, jeunes pousses de
sorbier ou bouleau). Sous canopée dense, les arbres offrent des fruits àl’automne, notamment
les années de fructification de masse. Durant les périodes critiques de l’hiver,lecerf développe
une politique d’épargne d’énergie, en consommant de l’écorce, des feuilles mortes, et les cham-
pignons qui s’ydéveloppent. L’ écorçage lui est aussi nécessaireauprintemps pour d’autres rai-
sons. En effet, les cervidés sont souvent en proie àdes troubles alimentaires tels que l’acidité
gastrique, qui s’instaurelors de la transition hiver-printemps. Les grosses fibres limitent ces désa-
gréments en ralentissant la digestion et en remontant le pH ruminal. L’ écorçage aide aussi l’ani-
mal àsurmonter les troubles digestifs créés par l’excitation, la peur ou autres émotions violentes.
En outre, les tanins des écorces ont une action météorifuge (contreles gaz) et vermifuge.
On comprend mieux que les prairies et les steppes ne suffisent pas àcouvrir tous les besoins
du cerf,qu’ils soient de type alimentaireoudebien-être, s’il n’existe pas des boisements àproxi-
mité. Cette dépendance vis-à-vis de la forêt est plus forte que pour le chevreuil (Gehrard et al.,
2013). Il n’en reste pas moins que le cerf peut parfaitement s’adapter àdes espaces mixtes
ouverts et denses, avec des proportions qui dépendent des habitudes alimentaires des hardes.
Depuis quelques décennies, les études comportementales associées àlagénétique démontrent
que les choix dans les habitats peuvent se transmettresur plusieurs générations. Parlejeu de
la polygynie de l’espèce et de la stabilité des hardes dans un espace donné, émergent alors des
microstructures très nettes entredifférentes hardes, même si elles coexistent sur un espace sans
barrièregéographique évidente. Pour preuve, dans les Vosges, des différences significatives ont
été trouvées dans les fréquences alléliques d’une enzyme, la transférine, entredifférents groupes
matriarcaux (biches et faons) proches les uns des autres (Schreiber et al.,1994).
Lesfacteurs de régulation naturelle
Dans une forêt intacte, seule une fraction très limitée de l’importante biomasse végétale (qui cor-
respond àlacapacité alimentairedumilieu) peut donc êtreconsommée par les grands herbi-
vores, car la plus grande partie est stockée sous forme de lignine. Les herbacées, semis,
bourgeons, fruits forestiers qui forment l’essentiel de leur alimentation n’en constituent qu’une
partie relativement infime et dispersée. La capacité alimentaires’élèvedans les trouées forestières
grâce àl’apport de lumière, qui stimule l’activité bactérienne des sols et la croissance des semis,
buissons et herbacées, mais de manièremodeste, en raison de la forte résistance de la canopée
aux perturbations. Ainsi, dans une hêtraie-sapinièrevierge en Slovénie, des analyses dendrochro-
nologiques ont démontré qu’en 200 ans les trouées n’apparaissaient que tous les 20-80 ans, et
ne dépassaient pas 100 m2(Nagel et al.,2015).
Dans les forêts naturelles, la capacité alimentairepeut cependant augmenter considérablement
lors d’événements exceptionnels (ouragans, glissements de terrain, feux, etc.). La réponse des
ongulés sauvages est rapide :enquelques années, leur densité augmente suffisamment pour limi-
ter la biodiversité et la biomasse végétale au sol. Au-delà d’un certain seuil, les densités d’her-
bivores déclinent par stress nutritionnel et de parasitisme aigu. Le poids des faons àlanaissance
s’en ressent, ce qui en augmente leur mortalité. La maturité sexuelle des adultes en est égale-
ment retardée. Les individus sont des proies plus faciles pour les prédateurs, qui participent ainsi
àleur régulation.
Les canopées des forêts exploitées sont moins denses que celles des forêts naturelles, en raison
de la réduction du nombredegrosarbres, et de l’absence de gros arbres morts, et leur bio-
masse bien moindre(cf.tableau I, p. 561). Les coupes forestières, les chemins et les réseaux
routiers contribuent àrendredes milieux plus lumineux, et ce d’autant que ces forêts sont de
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dimensions limitées et de formes non compactes. Plus ouvertes dans les étages supérieurs, et
plus riches en entrées latérales de lumière, ces forêts ont de meilleures capacités alimentaires
que les équivalents sauvages, mais tous les degrés existent entrelagestion extensiveetles
milieux boisés très artificialisés avec choix d’espèces arborescentes particulièrement appétentes.
TableauI Comparaison des surfaces terrières et volumes de hêtraies-sapinières
en fonction du niveau d’anthropisation
On voit que les forêts bien préservées (« vierges ») sont les plus denses, notamment en raison de l’impor-
tance des gros arbres.
Niveaud’anthropisationRégionHabitat Surface
terrière
(m2/ha)
Volume
(m3/ha) Sources
«ViergSlovaquie Hêtraie-
sapinière 40 à47640 à970 Korpel (1995)
«ViergAlpes
dinariques Hêtraie-
sapinière 45,7 700 à800 Diaci
(communication écrite)
«ViergRoumanie Hêtraie-
sapinière 44 à52712 à1126 Schnitzler et al. (2004)
«Vierge »Slovaquie Hêtraie-
chênaie 39 à47306 à504 Korpel (1995)
Réservenaturelle
du Ventron Vosges Hêtraie-
d’altitude 33,7 667 Schnitzler et al. (2004)
Futaie irrégulièredetype
jardinatoirecanopée
dense
Alpes
dinariques Hêtraie-
sapinière 29 380 à400 Diaci
(communication écrite)
Futaie irrégulière
àcanopée ouverte France Tous
habitats 19 <220 De Turckheim et
Bruciamacchie (2005)
Résistance de la végétation, rôle écologique des grands herbivores
Lorsque les niveaux d’abroutissement sont limités par l’architectureforestièreetl’ombrage, l’im-
pact des herbivores n’est nullement catastrophique pour la végétation, qui est parfaitement
capable de supporter ces stress. Les stratégies d’adaptation sont variées. Les semis d’arbres, qui
résistent particulièrement mal àl’abroutissement, profitent des zones refuges telles que les bois
tombés àterre, ou les brosses végétales dans les petites trouées. Dans ces sites, la proportion
d’individus survivant est suffisante pour que deux ou plus parviennent un jour àlacanopée
(Schnitzler,2002 ;Heuzé et al., 2005). Les semis présentent également une résistance àl’abrou-
tissement en développant une morphologie adaptée :une élongation des racines pour éviter
d’êtrearrachés, ou une forme en bonsaï qui réduit la biomasse foliaire. Leur vitesse de crois-
sance s’en ressent évidemment de manièresignificative. Parexemple pour le Hêtre, la croissance
est de 36 %moindreà6ans, et de 56 %à12ans s’il est régulièrement abrouti. On pourrait
penser que la réduction de la croissance les rend plus longtemps soumis àladent des herbi-
vores, mais cela est très variable en fonction des espèces, certaines d’entreelles, comme le Hêtre,
accumulant de métabolites secondaires qui limitent leur appétence. Ces réponses adaptatives des
plantes peuvent finalement êtreinterprétées positivement au regarddeladynamique forestière.
Ainsi, les plants abroutis en attente constituent une banque de «semis »enattente de jours
meilleurs, qui sont très performants lors d’un stress inhabituel. En d’autres termes, l’abroutissement
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Photo 1Hêtraie-sapinièrevierge de Slovénie. La canopée dense, constituée en outred’espèces
ombrageantes, limite considérablement la capacité alimentairedusous-étage et réduit naturellement
la survie des grands herbivores.
Photo :Jean-Claude Génot
fortifie les individus qui ysurvivent (Everham et Brokaw,1996 ;Duchesneau et Morin, 1999). Ces
facteurs suffisent àexpliquer la dominance d’une espèce sur l’autre. Dans les hêtraies-sapinières,
le Hêtreest dominant car ses stratégies sont plus efficaces que celles du Sapin. Rien que sa
moindreappétence pour les grands herbivores joue en sa faveur.LeSapin est aussi moins armé
que le Hêtrepour la compétition avec l’Épicéa notamment si la canopée est trop ouverte, car il
est moins héliophile. Il est aussi plus appétent et donc davantage abrouti par les ongulés sau-
vages, surtout si l’homme élimine les zones refuges telles que le bois mort, les souches, et autres
zones moins accessibles. Dans les milieux naturels de hêtraie-sapinière, le Sapin ne reste un élé-
ment constant de la canopée et des sous-étages que grâce au maintien d’une canopée dense et
d’une lumièrelatérale douce qui élimine l’Épicéa plus héliophile (observations personnelles dans
la forêt primairedeSlatioara en Roumanie, où le cerf est bien présent). Dans les Vosges, le Sapin
souffredonc d’une double, voiretriple concurrence :Hêtreepicéa (très rareavant les plantations
Photo 2Forêt d’Urmatt :Même milieu fortement artificialisé -Ouvertureforte de la canopée provoquant
une explosion de régénération naturelle àdominance de conifères
(semenciers de la canopée) très attractivepour les cervidés et en conséquence très vulnérable.
Photo :Marie-Stella Duchiron
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de la fin du XVIIIesiècle), auxquels s’ajoute actuellement le Douglas. Il est en outreplus sensible
aux années sèches (cas des années 1975-1995, 2003), et àlapollution de l’air qui, en l’affaiblis-
sant, favorise les pathogènes.
Quant àl’écorçage auquel les arbres sont parfois soumis, il est moins dommageable en hiver
lorsque l’assise cambiale est au repos. L’ arbrepeut toutefois s’affaiblir car cela le rend plus sen-
sible au climat et aux infections. Il se produit par exemple des pourritures liées àlapénétration
des champignons pathogènes, tels que Stereum sanguinolentum et Fomes annosus,mais la péné-
tration des hyphes est freinée par des barrières protectrices du cambium mises en place par
l’arbre. Les facultés de cicatrisation sont très variables selon l’espèce, l’importance et la fréquence
de la blessure. La valeur économique de l’arbrcorcé est toutefois réduite àrien.
D’autres interactions lient les plantes aux grands herbivores, comme une participation passive
des animaux àladispersion des graines, par endozoochorie (soit par ingestion des graines), épi-
zoochorie (transport sur la fourrureoules sabots), ou simplement en rejetant les graines trop
coriaces durant la rumination, loin de l’endroit où la plante té prélevée. Ces processus peuvent
améliorer le succès d’établissement des espèces végétales, soit en favorisant leur germination
(après passage dans l’estomac), soit en multipliant les occasions de trouver des microhabitats
favorables, lors du transport loin des parents. En Angleterre, 60 espèces de plantes ont été iden-
tifiées dans les fèces de cervidés (Gill et Beardall, 2001).
Enfin, le cerf participe àlarégulation de pathogènes responsables de la maladie de Lyme (Borrelia
burgdorferi),hébergée par une tique (Ixodes ricinus). Le cerf,comme la vache, élimine le patho-
gène s’il lui est transmis par une tique, et il n’est ainsi jamais atteint par cette maladie (Richter
et Matuschka, 2010). Plus les tiques passent par le réservoir «ruminant »(donc plus il yade
cerfs dans les forêts et de vaches dans les prés), moins l’homme fréquentant ces milieux risque
de les attraper et d’êtrecontaminé.
Les prédateurs contribuent àmaintenir les densités des herbivores en dessous de la capacité ali-
mentairedumilieu, mais ne le peuvent que si ces densités ne sont pas trop importantes. En
effet, le nombredecarnivores n’augmente pas linéairement avec le nombred’herbivores, en rai-
son de régulations actives entreespèces (l’espèce cherchant àéliminer les petits de l’autreespèce
prédatrice), et au sein d’une même espèce (le cas est connu chezleloup). Parailleurs, il est
avéré que les herbivores savent éviter les prédateurs. Seulement 20 %des attaques du lynx et
5%des attaques du loup sont couronnées de succès. Leur comportement d’évitement de l’agres-
sion est si efficace que les prédateurs développent alors des «cultures »locales pour s’adapter
àuntype de proie donné. Le rôle des prédateurs ne se limite pas àlaprédation directe :ils
contribuent aussi àladispersion des herbivores, ce qui limite leur impact sur la végétation.
HISTOIRE DESVOSGES
De la fin du Pléistocène àl’an mil
Le cerf était déjà présent dans l’est de l’actuelle France durant les phases tempérées du
Pléistocène. En revanche, il n’asans doute pas pu subsister au plus fort du froid du dernier maxi-
mum glaciaireentre25000 et 18 000 ans avant le présent (BP), et s’est alors retiré dans les
zones refuges du sud de l’Europe. Sonretour vers le nords’enclenche àlafin des temps gla-
ciaires, autour de 16 000 BP.Dans les paysages de bosquets arborés de PinetdeBouleau,
typiques de cette époque de transition entrePléistocène et Holocène, le cerf coexiste, sans doute
en troupeaux, avec le renne, le cheval, l’aurochs, le bison et l’élan, durant près de quelques mil-
lénaires, avant de se retirer une nouvelle fois durant un dernier épisode froid (12 800-11 600 BP).
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Après cet événement, il revient en force occuper les premières forêts de l’Holocène (Sommer
et al., 2008 ;Drucker et al., 2011). Le renne aalors émigré vers le nord, tandis que l’élan, l’au-
rochs, le bison et le cheval s’adaptent àdes degrés divers àl’avancée forestière. Dans le Jura
tout proche, les données des chasses mésolithiques (phase culturelle s’étendant de 9700 –5500
av.J.C., soit 11 700 à7500 BP) indiquent que toutes ces espèces sont chassées par l’homme,
ainsi que d’autres (castor,renard, loup,ours, martre, putois, blaireau, loutre, chat sauvage), à
l’arc, au poison ou au rabattage (Bridault et Chaix, 2002).
Lorsque les forêts se font plus denses autour de 7500 BP,lecheval s’éteint. Les bovidés souffrent
de l’augmentation considérable de la biomasse ligneuse, et diminuent de taille. Sans doute se
maintiennent-ils en petits troupeaux, profitant des trouées naturelles et celles laissées par les
chasseurs-cueilleurs. Les premiers agriculteurs arrivant par l’est de l’Europe continuent àchasser,
mais avec une moindreintensité, le cerf et d’autres espèces sauvages. Le cerf n’est pas seule-
ment utilisé pour les besoins alimentaires, il rentreaussi de manièresignificativedans le domaine
symbolique. Les andouillers sont utilisés pour la fabrication de pendeloques, le prestige des
chefs, ou pour le culte des morts. Unesépulturepourvue d’un cerf mâle adulte avec sa ramure
àquatorzecors aainsi été trouvée dans la grotte de Novéant-sur-Moselle (Arbogast et al., 1989).
Les relations symboliques avec le cerf pourraient avoir rendu incompatible la domestication de
l’espèce, alors qu’elle était techniquement possible (Vigne, 1993). Le rôle symbolique du cerf se
poursuit au cours de la Protohistoireetau-delà, àl’époque gallo-romaine. Un dieu au cerf gravé
dans le grès (tenant de quelque dieu chasseur,aussi protecteur de la forêt et de la végétation)
retrouvé au pied de la montagne du Donon au carrefour de plusieurs tribus gauloises.
La faune originelle des Vosges se maintient encoredurant quelques siècles, tant que l’implanta-
tion humaine reste discrète. Aucune donnée ne permet d’évaluer l’impact des chasses du temps
des Romains, mais on peut supposer qu’elles étaient suffisamment limitées pour ne provoquer
aucune extinction, même pour les plus vulnérables (bovidés et élan). En effet, ces grandes
espèces sont toujours présentes au haut Moyege, lorsque saint Colomban s’installe dans le
sud des Vosges àlafin du VIesiècle. La perception médiévale de la forêt, dense et sombre, est
alors fortement négative: «Une montagne que seule la foi permet d’affronter », des « solitudes
sauvages et rochers qui encombraient le terrain ;statues de pierre que les hommes honoraient
leur offrant des sacrifices au cours de cérémonies abominables, lieu fréquenté par une multitude
d’ours, d’aurochs et de loups », peut-on liredans les écrits du moine Jonas en l’an 640.
Venance Fortunat, qui fréquentait la cour des rois d’Austrasie àlafin du VIesiècle, cite des
chasses au cerf,chamois, élan, aurochs, ours, sanglier,cheval (sans doute échappés ou laissés
en semi-liberté). Au VIIesiècle, ces animaux sont toujours présents :Putelat (2015) extrait d’un
site archéologique situé àOstheim des restes osseux de bison, élan et aurochs. Pour le bison,
il s’agit de la donnée la plus tardivesur cette espèce àl’ouest du Rhin, en France comme en
Belgique. Desrestes osseux de dix aurochs mâles sont également retrouvés dans le sud du mas-
sif vosgien àBourbonne-les-Bains en Haute-Marne, les datations au radiocarbone indiquant une
période large, entre255 et 600 ans après J.-C. D’autres sont trouvés àDamblain dans le dépar-
tement des Vosges, àÉcrouves en Meurthe-et-Moselle et en Moselle (Bragier,INRAP 2015, com-
munication personnelle écrite). Quant àl’élan, des restes osseux ont été trouvés sur deux sites
dans la plaine alsacienne, mais il est connu dans les vallées lorraines. Sans doute fréquentait-il
aussi les vallées marécageuses des Vosges. Il était bien présent dans les régions proches en
Allemagne entreBade-WurtembergetSaxeetcejusqu’au IXesiècle.
Pour Hennebcique (1979), les animaux les plus impressionnants en taille deviennent pour les rois
mérovingiens puis carolingiens des symboles de la domination des forces sacrées de la nature.
Leur mise àmort est donc réservée aux puissants dans des forêts qui leur appartiennent en tant
que forêts royales. Un épisode célèbreraconté par GrégoiredeTours, en 590, fait foi de ce
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Photo 3Les réseaux trophiques des grands carnivores et herbivores de la forêt vosgienne étaient bien plus
riches en espèces qu’actuellement. Ces réseaux se sont effondrés au cours du dernier millénaireetdemi, sous
des pressions anthropiques toujours plus importantes. Ilssubsistent encoredans quelques forêts privilégiées
d’Europe centrale comme celle de Naliboki àl’ouest de Minsk, en Biélorussie, quoiqu’à des densités non
naturelles, et sans le chamois et l’aurochs (ce dernier yaété éradiqué de ce pays au XIVesiècle).
Photos :Vadim Sidorovich ;photo chamois :Jean Latour sous licence CC BY 2.0
caractèresacré :leroi Gontran aurait fait lapider son chambellan coupable d’avoir tué un aurochs
dans une de ces forêts royales. Comme autrepreuvedelasymbolique forte de l’aurochs, une
corne d’un de ces animaux té offerte par un aristocrate carolingien au village de Cornimont,
qui l’aconservée durant plus d’un millénaire. C’est au son de cette corne que les habitants du
village se réunissaient pendant des siècles. C’est direlavaleur symbolique de ce splendide ani-
mal dans les sociétés vosgiennes. Il en est sans doute de même pour l’élan, dont un bois sculpté
retrouvé suspendu àlavoûte de la chapelle funérairedel’empereur Louis le Pieux dans
l’abbayeSaint-Arnoul de Metz, en tant que relique mémorielle de symbole de pouvoir.
Ces grands animaux disparaissent avant l’an mil, victimes des chasses intensives et du drainage
des vallées. Les Vosges ont sans doute aussi abrité le chamois quoiqu’aucun indice paléontolo-
gique ne l’atteste. Toutefois, le Jura suisse tout proche abrite aussi des chamois jusqu’au VIIIesiècle,
et on retrouve la trace de cette espèce en plaineduRhin, dans la Hardt(Putelat, 2015).
Le cerf,pourtant activement chassé, ne semble en revanche connaîtreaucun déclin, sans doute
grâce àson opportunisme alimentaireetcomportemental.
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L’emprise humaine sur la forêt dans le massif vosgien, de l’an mil àlaRévolution française
Le mouvement de colonisation du massif vosgien s’intensifie après l’an mil, sous l’effet de la
seconde vague de fondations monastiques et des seigneurs propriétaires de vastes forêts, qui
encouragent les défrichements. La période climatique entreleX
eet le XIVesiècle est aussi rela-
tivement chaude, ce qui est favorable àladémographie humaine, et ce malgré les périodes de
malheur comme les pestes de 1348 à1438. Surles hauteurs, du Donon àlacrête des hautes
Vosges, après 1500, se développent des pâturages d’estive. L’ entretien de ces chaumes nécessite
le feu surtout lorsque la bruyèretrès vieillie n’aplus de valeur pastorale et que les sous-bois
doivent êtrclaircis. Ces feux servent àsechauffer,etpeuvent parfois s’étendreenraison de
la maladresse des bergers ou des salpêtriers. Parailleurs, la forêt est victime d’une agriculture
itinérante dans les zones proches des parties habitées :lavégétation est coupée et séchée, les
débris végétaux brûlés pour fertiliser le sol. Après une ou deux récoltes, le champ est abandonné,
et la forêt revient jusqu’à une éventuelle coupe une ou deux décennies plus tard. Le bois est
utilisé en grande abondance pour l’entretien des demeures seigneuriales, pour l’agriculture(palis-
sades), ou l’édification des maisons en colombage. Il alimente aussi verreries, charbonnières,
forges seigneuriales, salines, faïenceries, cristalleries, tuileries et scieries qui commencent àse
développer dans certaines parties des Vosges, dès le XIIIesiècle. Le Waldtag est un autreusage
qui permet aux habitants de se rendredans les forêts certains jours fixes de la semaine avec
des haches ou autres instruments pour récupérer le bois mort. Cette coutume est dangereuse
pour la pérennité de la forêt, car il n’existe aucune contrainte pour les usagers (Garnier,1994).
L’élevage aussi dépend en partie des ressources forestières. La pâturesous forêt se pratique sur-
tout pour le porcqui s’intègrebeaucoup mieux que les bovins dans ce système agrosylvopasto-
ral médiéval. La vaine pâtureconcerne aussi l’ensemble des chemins, bois, terres en friche. Quant
aux fonds de vallons, marécageux, ils sont très utilisés pour les moulins.
La grande faune survivante de la premièrevague d’extinction asans doute été favorisée par l’aug-
mentation de la capacité alimentairedes milieux vosgiens plus ouverts. Les listes des espèces
chassées sont impressionnantes :lecoq de bruyère, le sanglier,l’ours, le castor,laperdrix, le
lièvreetles oiseaux d’eau dans les plaines, ainsi que les petits et grands carnivores (Titeux et
Jehin, 2008). L’ ours en particulier était bien présent au XIIIesiècle, dans les montagnes comme
dans les plaines. Mais de plus en plus traqué, il se retirepeu àpeu dans les parties sauvages
des Vosges, au cours des siècles suivants. En 1448, un homme est ainsi tué par un ours qu’il
traquait dans les vignes d’Ammerschwihr (Garnier,2002). En 1590, les habitants de Gérardmer
présentent encoreune requête au duc de Lorraine pour obtenir le maintien de leur droit de chasse
du loup et de l’ours qui dévorent leurs troupeaux sur les pâturages d’altitude. Auxmêmes
époques, le lynx est encoreprésent dans les Vosges. Le premier témoignage indirect de sa pré-
sence date de 1449, où il est écrit que sa chasse est autorisée (dans le valdeLièpvreetde
Sainte-Croix-aux-Mines). L’ animal n’avait pas bonne presse parmi les chasseurs et les éleveurs et
les seigneurs octroyaient des primes et des facilités pour leur éradication. Leur fourrurtait aussi
très recherchée et vendue par les paysans. Dans les Vosges du Nord,saprésence est citée dans
un texte de prime :en1559, le comte de Hohenzollern, venu aux eaux de Walschbronn, récom-
pense un forestier qui avait pris deux lynx. Le récit d’une captured’un lynx au XVIIesiècle, sur
le versant alsacien des Vosges du Nord,indique que le lynx est encoreprésent àcette époque
dans la région (Jehin, 2002).
Les usages sur les forêts s’arrêtent temporairement avec les ravages de la guerredeTrente Ans
(1618-1648). Les conflits politiques font disparaîtreprès d’un tiers de la population humaine du
massif par son cortège ininterrompu d’incendies, de meurtres organisés, de combats, de famines
et d’épidémies (deux épisodes de peste véhiculés par les troupes sont relatés dans les Vosges
en 1640 et 1650). Àcela s’ajoute un climat froid qui duredéjà depuis le XVesiècle (dénommé le
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Petit Âge glaciaire) et qui ne s’arrêtera qu’au milieu du XIXesiècle. Mais pour la faune, la guerre
de Trente Ans semble êtrefavorable, notamment àl’ours. Le greffier de Munster affirme en 1662
que nulle part dans la vallée l’homme n’est àl’abri des incursions des ours, loups et autres ani-
maux considérés comme nuisibles. Un chasseur tue un ours de taille exceptionnelle dans la forêt
de Barr en 1675, un autreest tué en 1695 près d’Andlau. Quant au loup,ilest bien présent à
cette époque dans les Vosges et les plaines alentour,notamment en Lorraine. Les attaques de
loup semblent se multiplier sur l’homme durant cette période, si on en croit les récits collectés
par Moriceau (2007) et Pfeiffer (2011), ce qui est assezcurieux finalement. En toute logique, la
baisse démographique spectaculaireoccasionnée par la guerredeTrente Ans aurait favoriser
la grande faune herbivore, et donc offrir des proies sauvages suffisantes au loup sans qu’il ait
eu besoin d’attaquer l’homme, mort ou vivant. L’ histoirerécente de la Biélorussie pourrait aider
àmieux comprendrecette apparente contradiction. Durant une période de troubles politiques en
1990, la chasse aux herbivores s’est intensifiée dans les massifs forestiers. Les loups privés de
proies sauvages ont cherché pitance dans les villages. Le fait de voir davantage de loups dans
les villages té perçu comme une augmentation de leur densité, ce qui n’était en fait pas le
cas (Sidorovich et al., 2003). Cela s’est peut-êtreproduit dans les Vo sges, certes désertées dans
les villages, mais parcourues par des troupes qui allaient chasser dans les bois. Nombredevil-
lageois ayant échappé aux massacres vivaient aussi dans les bois et survivaient en chassant. Un
exemple illustrecette terrible situation. Dans le pays de Bitche au norddumassif,oùilneres-
tait en 1671 guèreplus de trois habitants par village (quand ces derniers n’étaient pas totale-
ment détruits), certaines personnes s’étaient réfugiées dans les bois et ysont d’ailleurs restées
une fois la paix revenue. Encoreaudébut du XVIIIesiècle on peut trouver dans les registres de
décès des inscriptions précisant que le défunt était un silvanus (homme des bois) domicilié dans
la forêt.
Après la guerredeTrente Ans, la vie reprend dans les Vosges. Les industries dévoreuses de bois
(verrerie, forges), associées aux demandes de bois pour la construction de navires, ont pour
conséquence d’ouvrir la forêt àdenouveaux défrichements ensuite laissés au pacage. Les auto-
rités en place considèrent alors «les immenses espaces boisés, inhospitaliers, àlafaune mena-
çante »comme «unobstacle aux progrès de la civilisation ».
Les forêts vosgiennes moins accessibles conservent encorequelques futaies âgées décrites dans
l’Atlas topographique du comté de Bitche (1758) qui décrit les forêts de cette région. «Laforêt
consiste en une vieille futaye sur le retour…Laforêt est remplie de bois gisant, que l’abondance
ou la difficulté de transporter,fait négliger ».Enclair,une certaine naturalité reprend après l’ar-
rêt momentané des usages, qui se traduit par l’importance des arbres sénescents (sans doute
pluricentenaires) et l’abondance des bois morts au sol.
Le regardporté sur la forêt est aussi négatif qu’il l’était durant les temps des premiers moines.
On peut liredans les écrits de Richert, moine de Senones, au XVIIIesiècle «Entre icelles mon-
tagnes sont de profondes vallées copieuses en forest de sapins, si epais et si obscurs qu’ils
donnent terreur aux spectateurs. Icelles montagnes en leurs longueurs ne sont passables par
moins d’espace que de quatre jours, et en largueur que de trois et demy ».Autre description du
côté de Rouffach retrouvée dans les mémoires de LazaredelaSaille au même siècle : «Nous
partîmes de grand matin de Roufac, suivans toujours le pied des hautes montagnes de Vauge,
qui est couvert d’excellents vignobles :pour le haut, c’est une forêt presque continuelle et fort
épaisse de sapins, peuplée d’une grande quantité de venaison, et même d’animaux dangereux,
tels que des loups cerviers et des ours ».
Malgré cela, ours et lynx s’éteignent discrètement. Les derniers ours des Vosges s’éteignent du
côté lorrain en 1709 àBussang, en 1710 dans la région de Gérardmer.Côté alsacien, l’ours était
encorechassé de manièreactivedans la vallée de Munster entre1750 et 1760 (Poirot, 1987).
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Finalement c’est le loup qui résiste le mieux aux persécutions. Leur nombreavait toutefois bien
diminué après 1789, lorsque la chasse té accessible pour tous avec des armes àfeu.
Du XIXeau milieu du XXesiècle, l’anthropisation s’accélère
Depuis la confiscation des terres des émigrés et de l’Église àlaRévolution, 36 %des terres fores-
tières des Vosges sont communales ;32%sont àprésent propriété de l’État ;32% appartiennent
àdes propriétaires fonciers. Ces changements fonciers favorisent la politique de reforestation par
plantations en épicéas instaurée àpartir des années 1840. On prend alors conscience de l’inté-
rêt d’une forêt préservée de ponctions excessives et orientée vers la production de bois d’œuvre,
par des propriétaires soucieux de fairefructifier leurs biens. La société toute entièresouhaite
aussi arrêter les catastrophes naturelles attribuées àdes déboisements excessifs.
Ces efforts ne sont toutefois pas vraiment positifs pour la forêt vosgienne, qui est peu àpeu
convertie en futaie équienne. En outrelboréalisation »des Vosges, c’est-à-direlatransforma-
tion par plantation d’une forêt àdominante feuillue en une forêt àdominante de conifères, est
bien en marche. Seules quelques poches de forêt encorerelativement préservée, dominées par
le Hêtre, rappellent encoreles caractéristiques naturelles du milieu. Ces sites précieux rendent
hommage au régime sylvicole souple datant du XVIIesiècle et conservé par le roiStanislas, «qui
ne succombe pas au mirage de la centralisation française des coupes réglées » (Garnier,2001 ;
Husson et Leclercq, 2001).
Autrefacteur de dégradation des milieux, la persécution officielle de la faune par les sociétés de
l’époque. Pour les sept circonscriptions de louveterie du Haut-Rhin, le bilan pour la décennie de
1832/1833 à1841/1842 est le suivant :68loups, 56 louves, 103 louveteaux, 1079 renards,
708 sangliers, 200 putois et fouines, 7chiens enragés, 35 chiens vagabonds, ainsi que 934 autres
sans plus de précision. Les termes employés pour qualifier ces animaux soulignent le profond
rejet qu’ils inspirent :nuisibles, malfaisants, voraces, puants, ravissants, carnassiers, féroces, mor-
dants, bêtes de rapine.
Les chasses excessives finissent par avoir raison de la légendaireabondance du cerf :àlafin du
XIXesiècle, il n’en reste plus que quelques centaines dans la région du massif du Donon. Quant
au loup,seul survivant parmi les grands carnivores, il apresque disparu àl’aube de la Première
Guerremondiale. Les tueries ont atteint alors leur apogée, dans un climat d’intolérance jamais
égalé envers le monde sauvage. Fort heureusement, de nouvelles lois sur la chasse autorisent le
retour du cerf qui reconquiert lentement ses territoires perdus, quoiqu’il soit toujours considéré
comme «nuisible ». Les écrits rendent compte de 124 cervidés tués en 1907, 105 en 1908, 1993
en 1909 rien que dans la vallée de la Bruche. Unesoixantaine de cerfs est tuée chaque année
entre1907 et 1909 dans les forêts de Saint-Quirin et d’Abreschwiller (Jehin, 2005, 2015). Cette
expansion est facilitée par trois facteurs :leréchauffement climatique qui s’enclenche vers 1850
àlafin du Petit Âge glaciaire, l’avancée forestièreliée aux changements d’usage, et la dispari-
tion de leurs prédateurs.
(À suivre.)
Marie-Stella DUCHIRON
8avenue Daniel-Lesueur
F-75007 PARIS
(duchiron@futaie-irreguliere.com)
GérardLANG
26 arue Principale
F-67240 GRIES
Annik SCHNITZLER
LIEC UMR 7360, Université de Lorraine
UFR Sci FA
Campus Bridoux
rue du Général-Delestraint
F-57070 METZ
(annik.schnitzler@univ-lorraine.fr)
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LE CERF :APPROCHE ÉCOLOGIQUE ET HISTORIQUE DANS LE MASSIF VOSGIEN. Première partie (Résumé)
Cet article apour objectif de poser les bases d’une gestion durable du grand gibier et de la forêt dans les
montagnes vosgiennes (nord-est de la France). Les données présentées dans cette premièrepartie traitent
d’une part de quelques rappels des stratégies alimentaires et reproductives de l’espèce, ainsi que certains
facteurs naturels de sa régulation. Les interactions et rétroactions entrecerf et forêt sont abordées, notam-
ment les conséquences de l’abroutissement et de l’écorçage sur la végétation forestière. Ces données per-
mettent de mieux situer l’espèce dans les réseaux trophiques naturels de la hêtraie-sapinière. Les propositions
de gestion durable sont plus robustes si elles s’appuient sur une analyse de l’histoirenaturelle et humaine
des Vosges sur le très long terme. Les données archéologiques et historiques, quoique lacunaires, sont tou-
tefois suffisamment documentées pour permettrederetracer l’histoireducerf depuis le Néolithique. Elles
révèlent que la grande faune native(bovidés, cervidés incluant élan et cerf)souffredepersécutions dès le
haut Moyege. Avant l’an mil, les plus imposants des grands herbivores (bovidés, élan) ont été éradiqués.
Cette persécution s’accentue avec l’emprise humaine dans le massif.Les grands prédateurs (ours, lynx, loup)
disparaissent au cours du millénairesuivant. Le cerf alui aussi bien failli disparaîtreaucours du XIXesiècle.
En parallèle, les habitats forestiers souffrent d’une anthropisation parfois conséquente, liées aux déforesta-
tions et surexploitations diverses. La naturevosgienne sort fortement éprouvée àlafin du XIXesiècle, tant
au niveau de ses habitats que de sa faune.
RED DEER –ANECOLOGICAL AND HISTORIC APPROACH IN THE VOSGES MASSIF.Part I(Abstract)
The aim of this article is to lay down the basis for sustainable management of large game and forests in the
mountains the Vosges (north-eastern France). The data presented in Part 1are on the one hand arecap of
the feeding and reproductivestrategies of the species, together with some of the natural factors that regu-
late it. Interactions and feedback between deer and forests aredescribed; in particular the consequences of
browsing and debarking of forest vegetation. These data arehelpful in moreaccurately positioning the spe-
cies in the natural trophic networks of beech/fir plantations. Sustainable management proposals aremore
robust when they rely on an analysis of the natural and human history of the Vosges over the very long
term. In spite of their gaps, archaeological and historic data aresufficiently documented to trace back the
history of deer to the Neolithic. They attest that nativelarge wildlife (bovids, cervids, including elk and deer)
suffered persecution right from Early Middle Ages. By the year 1000, the moreformidable herbivores (bovids
and elk) had been eradicated. Persecution worsened as humans populated the massif.The big predators (bear,
lynx, wolf)disappeared during the next millennium. Deer too almost disappeared during the 19th century.At
the same time, forest habitats were damaged by sometimes heavy human influence arising from various forms
of deforestation and overuse. By the end of the 19th century,natureinthe Vo sges was under serious strain,
both on its habitats and fauna.
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Article
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Wolf Canis lupus relationships with wild ungulates, domestic animals and humans were studied in an area of ca 800 km(2) at the head of the Lovat River in northeastern Belarus during 1990-2000. The region was dominated by natural habitats (78%) consisting mainly of forests and bogs, but also lakes and rivers. The abundance of wild ungulates, such as moose Alces alces, wild boar Sus scrofa, and roe deer Capreolus capreolus, as censused by snow tracking and assessed by game wardens, declined 5 to 6-fold between 1990 and 1996, most probably due to uncontrolled exploitation and poaching. During 1997-2000, the numbers of ungulates began to recover. Wolves responded to the shortage of wild ungulates by a strong shift in feeding habits. When wild ungulates were numerous, wolf diet as studied by scat analysis was composed of wild ungulates (80-88% of consumed biomass), with small additions of medium- and small-sized wild animals (7-13%), mainly beaver Castor fiber and hare Lepus sp., and domestic animals (4-6%), mainly cattle. In the years when the recorded numbers of wild ungulates were at their lowest, wolves preyed on domestic animals (38% of biomass consumed), wild ungulates (32%), and medium- and small-sized wild prey (29%). Wolf damage to domestic animals (28 head of cattle and 247 dogs killed) and wolf-human interaction (100 observations of wolves in and near villages, including one attack by a rabid wolf on I I people) were recorded in 14 villages. The rate of wolf predation on domestic animals and their appearances in villages increased exponentially with the declining biomass of wild ungulates and ceased again when wild ungulates began to recover; a one-year time lag in wolf response to changes in ungulate abundance was observed. The numbers of wolves as estimated by snow tracking and assessed by game wardens played a weaker role in shaping wolf-livestock and wolf-human interaction. The wolf population was strongly affected by hunting during the study. Wolves responded numerically with a 1 to 2-year time lag to the varying intensity of harvest by humans. Our study showed the role of the human factor in shaping wolf numbers and wolf-livestock interaction in eastern Europe. The three major components of this relationship were: 1) the manifold decline in wild ungulate abundance, which was most probably caused by uncontrolled exploitation by humans in the years of political transformation and economic regress, made wolves shift to predation on domestic animals; inevitably, wolves were frequently seen in the rural areas; 2) people interpreted the growing rates of wolf damage and appearances near the settlements as an effect of greatly increasing numbers of wolves, and demanded that authorities and hunters fight the 'wolf plague'; 3) hunting impact on wolves increased and led to a marked reduction in wolf numbers and a decline in wolf-human conflicts. This scenario was most probably repeated in many areas of eastern Europe during 19902000, which was a decade of political and economical transformation. From a management perspective, we suggested that predation levels and wolf-human conflicts could be reduced not only by increased wolf harvest but also by enhancing the density and diversity of wild ungulates.
Article
For many years, browsing wild ungulates have been considered the major cause for the decline of silver fir (Abies alba) in Europe. To better understand the dynamics of silver fir–beech forests hosting important deer populations, we studied forest renewal using a synchronistic approach, i.e. by comparing similar stands of different ages. Regeneration in a series of forests, where seedlings (<150 cm) were submitted to an increasing browsing pressure, was examined initially. We then analysed young stands (>2 m), which have grown in similar ecological conditions and also under increasing browsing. Published results on regeneration have identified three key factors as modulators of the effects of deer browsing on the composition of regeneration: understory abundance, stand composition and orientation to sun. This paper deals with the second part of the study. It examines the influence, over time, of the three environmental characteristics, identified at regeneration stage, by analysing the composition and the structure of young stands grown under comparable conditions. A total of 152 plots of 150 m2 each were selected, spread over 30 km2 of an ancient game reserve and core analysis was used to identify whether trees were under 150 cm when browsing became noticeable. Our results confirmed the critical role of stand composition, orientation to sun and understory—the latter being far predominant. Indeed, previous stand composition (i.e. seed trees at the time of regeneration) and orientation to sun did not explain current young stand composition alone, but when a south-exposed slope was previously occupied by mature spruce, then young spruce trees were frequent. Understory clearly played a positive role in the conservation of fir, despite increased browsing by deer. In fact, fir was abundant in the young stands when understory above seedlings was important at the time of regeneration, but when understory was poor, spruce became the dominant species and fir was seldom observed. Overall, silver fir was often the dominant species among young stands, despite a progressive increase in spruce numbers. The dominance of fir may be explained by the particular sylvicultural history of the studied forests. However, in the future, the expansion of spruce, favoured by deer foraging on fir and by even-aged sylviculture, may lead to localized failure of fir regeneration. To promote silver fir–beech forest renewal, forestry practices should change towards a system more closely resembling natural forest dynamics.
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