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Santé mentale: concepts, mesures et déterminants/Mental health: concepts, measures and determinants

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La santé mentale est plus que l’absence de maladie mentale ou de troubles mentaux : elle constitue une forme de bien-être complet et interpelle notre capacité à jouir de la vie et à faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés. La santé mentale et la maladie mentale ne représentent pas les extrêmes d’un même continuum, mais constituent plutôt des concepts distincts, bien que corrélés. La santé mentale influence directement le fonctionnement personnel et social des individus, justifiant l’importance d’agir en amont des problèmes pour promouvoir la santé mentale. Cet article vise, dans un premier temps, à situer le concept de santé mentale dans une perspective historique ; la conception traditionnelle suggérant que la santé mentale se définit par l’absence de troubles mentaux a été remplacée par une conception holistique qui interpelle directement la santé publique. Des modèles théoriques sont présentés afin d’exposer les diverses composantes de la santé mentale qui incluent une appréciation du bien-être émotionnel/qualité de vie (QV), du bien-être psychologique et social. Les auteurs présentent également différents instruments de mesure qui permettent d’évaluer les multiples dimensions de la santé mentale. Enfin, une recension des écrits présente les résultats de recherche sur les déterminants de la santé mentale. Nous souhaitons que cet article permette au lecteur de se familiariser avec des concepts et des outils qui ont pour but d’orienter la recherche, la surveillance, l’élaboration de politiques publiques et de programmes de santé publique destinés à la promotion de la santé mentale.
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Santé mentale au Québec, 2017, XLII, no 1, 125-145
Santé mentale : concepts, mesures
et déterminants
Isabelle Doréa
Jean Caronb
résumé La santé mentale est plus que l’absence de maladie mentale ou de
troubles mentaux : elle constitue une forme de bien-être complet et interpelle notre
capacité à jouir de la vie et à faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés.
La santé mentale et la maladie mentale ne représentent pas les extrêmes d’un
même continuum, mais constituent plutôt des concepts distincts, bien que corrélés.
La santé mentale influence directement le fonctionnement personnel et social des
individus, justifiant l’importance d’agir en amont des problèmes pour promouvoir
la santé mentale. Cet article vise, dans un premier temps, à situer le concept de
santé mentale dans une perspective historique ; la conception traditionnelle sug-
gérant que la santé mentale se définit par l’absence de troubles mentaux a été
remplacée par une conception holistique qui interpelle directement la santé
publique. Des modèles théoriques sont présentés afin d’exposer les diverses com-
posantes de la santé mentale qui incluent une appréciation du bien-être émo-
tionnel/qualité de vie (QV), du bien-être psychologique et social. Les auteurs
présentent également différents instruments de mesure qui permettent d’évaluer
les multiples dimensions de la santé mentale. Enfin, une recension des écrits pré-
sente les résultats de recherche sur les déterminants de la santé mentale. Nous
souhaitons que cet article permette au lecteur de se familiariser avec des concepts
et des outils qui ont pour but d’orienter la recherche, la surveillance, l’élaboration
de politiques publiques et de programmes de santé publique destinés à la promo-
tion de la santé mentale.
a. Faculty of Kinesiology & Physical Education,University of Toronto – Centre de
recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).
b. Département de psychiatrie, Université McGill – Institut universitaire en santé
mentale Douglas.
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mots clés santé mentale, qualité de vie, bien-être émotionnel psychologique et
social, mesures, propriétés psychométriques, déterminants
Mental Health: Concepts, Measures, Determinants
abstract Objectives This article aims to situate the concept of mental health
in a historical perspective. This article presents the most commonly used measure-
ment tools in Canada and elsewhere in the world to assess specific and multiple
dimensions of mental health; when available, psychometric properties are dis-
cussed. Finally, research findings on quality of life and mental health determinants
are presented.
Methods A literature review of concepts, measurement and determinants of
mental health is presented in this paper. The selection of measurement scales
presented is based on the findings of the research reports conducted by the second
author, an expert on mental health measures, for Health Canada and Statistics
Canada.
Results Mental health is more than the absence of mental illness; rather it is a
state of complete well-being, which refers to our ability to enjoy life and deal with
the challenges we face. Accordingly, mental health and mental illness are not
extremes of the same continuum, but distinct yet correlated concepts. The tradi-
tional conceptualization suggesting that mental health represents simply the
absence of mental illness has been replaced, in the last few decades, by a more
holistic characterization, which directly concerns public health. The components of
mental health include emotional well-being/quality of life (QOL) and psychological
and social well-being. Mental health influences the personal and social functioning
of individuals, justifying the importance of intervening upstream to promote mental
health. Specific scales are relevant for obtaining a detailed measure of one aspect
of well-being in particular (emotional/quality of life, psychological or social well-
being); however, to account for the global mental health status, measurement tools
that integrate all three forms of well-being (emotional, psychological and social)
should be privileged. A diversity of determinants at the individual, social and
neighbourhood levels influence quality of life and well-being. These determinants
are interrelated, and the complex and cumulative interaction of these determinants
involves the use of comprehensive strategies for mental health promotion.
Conclusion We hope this article provides the reader with information to become
familiar with the concepts and tools that aim at informing research, public health
surveillance, public policy and programs for mental health promotion.
keywords mental health, quality of life, emotional psychological and social
well-being, measures, psychometric properties, determinants
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Santé mentale : concepts, mesures et déterminants 127
Vers une conception positive de la santé mentale
Promouvoir la santé mentale implique une nouvelle manière de conce-
voir et d’opérationnaliser la santé mentale dans son sens positif. La
santé mentale doit être comprise comme une ressource essentielle qu’il
faut protéger, alimenter et soutenir.
Traditionnellement, on définissait la santé mentale exclusivement
par l’absence de maladie mentale ou de troubles mentaux1. Cette
définition suppose qu’un individu exempt de troubles mentaux est en
bonne santé mentale et qu’à l’opposé, une personne atteinte de troubles
mentaux ne peut jouir d’une bonne santé mentale. Cette définition est
représentée par le modèle du continuum unique dans lequel la santé
mentale et les troubles mentaux constituent les extrêmes d’un même
continuum2. Au cours des dernières décennies, une nouvelle concep-
tualisation de la santé mentale dans sa dimension positive a été pro-
posée ; elle suggère que la santé mentale serait plus justement définie
par le bien-être et, en ce sens, irait au-delà de l’absence de troubles
mentaux. Cette définition holistique de la santé mentale renvoie au
modèle des deux continuums pour décrire l’état de santé mentale.
Selon ce modèle, la santé mentale et la maladie mentale renvoient
à des continuums distincts, mais corrélés2. Le premier continuum
Figure 1
Modèles du continuum unique et des deux continuums de la santé
mentale et des troubles mentaux
Modèle des deux continuumsModèle du continuum unique
* = Santé mentale complète
*
*
Santé
Troub les
mentaux
Santé mentale
élevée
Santé mentale
faible
Présence
de troubles
mentaux
Absence
de troubles
mentaux
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représente l’absence-présence de troubles mentaux tandis que le second
continuum décrit le niveau de santé mentale. L’état de santé mentale
complète est défini par l’absence de trouble mental et la présence d’un
niveau élevé ou optimal de santé mentale.
Bien que la distinction entre santé mentale et troubles mentaux ait
été abordée il y a déjà plusieurs décennies1, l’étude longitudinale
MIDUS, réalisée de 1995 à 2005 aux États-Unis, est la première à offrir
une démonstration empirique du modèle des deux continuums3. Les
résultats de cette étude montrent que 75 % des participants sont exempts
de troubles mentaux ; par ailleurs, seulement 20 % des participants ont
une santé mentale florissante, définie comme le niveau supérieur de
santémentale.3 Trois constats émergent de cette étude : 1) l’absence de
troubles mentaux n’implique pas la présence de santé mentale ; 2) la
présence de troubles mentaux ne signifie pas nécessairement l’absence
de santé mentale ; 3) tout état inférieur à une santé mentale optimale
est associé à un niveau de fonctionnement réduit, que la personne
souffre ou non de troubles mentaux. Ces observations soutiennent la
complémentarité des mesures de santé mentale et de maladie mentale
pour obtenir une évaluation complète de l’état mental et prédire avec
plus de précision le fonctionnement psychosocial d’un individu. Cette
étude aura également permis d’identifier qu’un faible niveau de santé
mentale, même en l’absence de trouble mental, a des répercussions sur
le fonctionnement de l’individu semblables à celles associées à un
diagnostic du DSMi : problèmes affectifs et cognitifs divers, problèmes
de santé, forte utilisation des services de santé, faible productivité au
travail, etc.
En 2004, l’OMS adopte une définition de la santé mentale qu’elle
décrit comme « un état de bien-être dans lequel la personne peut se
réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail
productif et fructueux et contribuer à la vie de sa communauté4 ». S elon
cette définition, le bien-être et le bon fonctionnement individuel et
social constituent le fondement de la santé mentale.
i. Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders – Manuel diagnostic et
statistique des troubles mentaux. La plus récente version actuellement dispo-
nible est le DSM-V.
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Les composantes de la santé mentale
Les approches hédonique et eudémonique ont grandement contribué
à appréhender la santé mentale dans son sens positif. Ces approches
ont également servi de base théorique au développement de plusieurs
échelles de mesure de la santé mentale.
L’approche hédonique
Cette approche, issue des philosophes grecs, fait référence aux plaisirs
de l’existence et au bonheur. Selon l’approche hédonique, le bien-être
correspond aux réactions affectives exprimées par l’humeur et les
émotions ; elles constituent l’affect5. Accroître le bien-être, plus spéci-
fiquement qualifié de « bien-être émotionnel » selon cette approche,
implique de maximiser les affects positifs et de minimiser les affects
négatifs5. Le bien-être émotionnel inclut également la satisfaction à
l’égard de la vie et des nombreux domaines de vie ; celle-ci repose sur
une appréciation émotive et cognitive que l’individu pose sur son
fonctionnement et les caractéristiques de son contexte de vie6. Cette
évaluation subjective se base sur la perception de la distance que pré-
sente sa situation actuelle par rapport à celle dans laquelle l’individu
aimerait se retrouver. Plus cette situation est conforme à ses attentes,
aspirations et objectifs de vie, plus il aura d’affects positifs et meilleure
sera sa satisfaction à l’égard de la vie7. Plus cette distance est grande,
plus la situation est génératrice de stress et d’affects négatifs, produi-
sant une évaluation moins positive de sa satisfaction à l’égard de la vie.
La satisfaction à l’égard de la vie n’est pas un état statique ; elle fluctue
à travers le temps, selon les événements, les étapes et les contextes de
vie et les modifications des attentes, aspirations, habiletés et compé-
tences qui permettent de les réaliser.7
Le bien-être émotionnel est souvent conceptualisé et opérationna-
lisé par la qualité de vie (QV)8. Dès le milieu des années1970, Andrew
et Withey menaient une vaste étude sur l’état de bien-être de la popu-
lation américaine en utilisant comme indicateur la QV9. Ferrans a
développé à cette époque une typologie permettant de classifier les
définitions et mesures de la QV ; il en dégage six catégories : la vie
normale, l’utilité sociale, le bonheur, la satisfaction à l’égard de la vie,
la réalisation des objectifs personnels et les capacitéspersonnelles10.
Moons, Budts et De Geest ont fait une critique exhaustive des défini-
tions et instruments et sont arrivés à la conclusion que plusieurs d’entre
eux portent à tort le nom de QV, dont, entre autres, ceux reliés à la
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santé (Health-Related Quality of Life)11. En effet, ces instruments
mesurent l’état de santé et les capacités fonctionnelles de personnes
atteintes de maladies et non leur QV. Ils arrivent à la conclusion que la
« satisfaction à l’égard de la vie » apparaît le concept le plus robuste et
approprié pour décrire et mesurer la QV.
L’approche eudémonique
Lapproche eudémonique, également issue de la philosophie grecque,
conçoit le bien-être en tant que but ultime de la vie humaine et renvoie
à la capacité de l’individu à actualiser son potentiel12. Selon cette
approche, le bien-être renvoie au fonctionnement individuel et social.
Ryff propose une conceptualisation du fonctionnement individuel
basée sur les défis personnels que rencontre l’individu dans la réalisa-
tion de son potentiel13. Le modèle du « bien-être psychologique » qu’il
propose intègre six dimensions : acceptation de soi, relations positives
avec les autres, croissance personnelle, but dans la vie, contrôle de son
environnement et autonomie13. Keyes propose un modèle multidimen-
sionnel du « bien-être social », la composante liée au fonctionnement
de l’individu dans la société14. Ce modèle cible les tâches et défis liés à
l’actualisation de l’individu dans la sphère sociale selon cinq dimen-
sions : cohérence sociale, actualisation sociale, intégration sociale,
acceptation sociale et contribution sociale.
Le bien-être émotionnel (hédonique), le bien-être psychologique et
le bien-être social (eudémonique) définissent le large spectre de la santé
mentale. Bien que les dimensions hédonique et eudémonique de la
santé mentale soient étroitement liées, elles ne sont pas redondantes
tant conceptuellement qu’empiriquement15.
Les mesures de la santé mentale
Cette section propose une recension des échelles qui mesurent une ou
plusieurs dimensions du bien-être ; elle permet une mise à jour de la
recension des instruments de mesure du bonheur et du bien-être psycho-
logique publiée par Bouffard et Lapierre16. Cette section présente égale-
ment les échelles de mesure les plus couramment utilisées au Canada et
ailleurs dans le monde pour évaluer le spectre complet de la santé mentale
à partir des trois formes de bien-être (émotionnel, psychologique et
social). La sélection des échelles de mesure s’appuie sur les conclusions
des rapports de recherche présentés à SantéCanada17 et Statistique
Canada18 par le second auteur, un expert des mesures de santé mentale.
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Les mesures du bien-être émotionnel et de la qualité de vie
Il existe plusieurs instruments qui mesurent la satisfaction à l’égard de
la vie, la QV et le bien-être émotionnel plus largement ; nous ne pré-
senterons que les plus reconnus et validés17, 18.
L’indice unifié de bien-être australien (e Australian Unity Well-
being Index)19 est un instrument mesurant la QV qui comprend deux
échelles : le bien-être personnel et le bien-être national. L’indice de
bien-être personnel inclut 9 items mesurés sur une échelle de 0 (très
insatisfait) à 10 (très satisfait) qui évaluent la satisfaction générale à
l’égard de la vie, le niveau de vie, la santé, la réussite dans la vie, les
relations personnelles, la sécurité, le sens de la communauté, la sécu-
rité, la spiritualité. Cette échelle a été utilisée dans de nombreux pays
et validée dans plusieurs langues, ce qui permet les comparaisons entre
diverses populations. L’indice du bien-être national mesure différents
aspects de la QV sur le plan national (9 items). Trois items évaluent la
situation économique, létat de l’environnement et les conditions
sociales. Cinq items mesurent la satisfaction de la distribution de
richesse/revenu, les services de santé, le soutien de la famille et la con-
fiance qu’ils ont en leurs concitoyens. La consistance interne de l’échelle
est de 0,85. Finalement, deux items mesurent les tendances de la QV
en demandant aux répondants si leur propre bien-être et le bien-être
de leur pays vont s’améliorer.
L’échelle de satisfaction des domaines de vie (Satisfactions with life
domains scale)20 comprend 20 items, mesurés sur une échelle de Likert
à 7 points, regroupés en cinq sous-échelles : la vie quotidienne et les
relations sociales, le milieu de vie, l’autonomie, les relations et les loisirs
et un item mesurant la satisfaction générale à l’égard de la vie. Cette
échelle a été adaptée et validée au Québec21 ; l’analyse factorielle a confir
l’indépendance des 5 sous-échelles et la cohérence interne de l’échelle
totale (α = 0,92) et des sous-échelles (α de 0,72 à 0,84) est excellente.
L’échelle de satisfaction de vie (Satisfaction with Life Scale)22 a été
développée pour évaluer la satisfaction générale à l’égard de la vie. Elle
comprend 5 items évalués sur une échelle de Likert à 7 points (1 = for-
tement en désaccord, 7 = fortement en accord). Les items sont les sui-
vants : 1) En général, ma vie correspond de près à mes idéaux ; 2) Les
conditions de ma vie sont excellentes ; 3) Je suis satisfait de ma vie ;
4) Jusqu’à présent, je l’ai obtenu les choses importantes que je veux dans
la vie ; 5) Si je pouvais recommencer ma vie, je changerais presque rien.
Les propriétés psychométriques de l’échelle ont été évaluées dans
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25 études réalisées dans plusieurs langues et pays, dont en français au
Québec ; tous les items se regroupent sur un même facteur et la consis-
tance interne est élevée (α entre 0,79 et 0,89 selon les études)23.
Il existe également plusieurs instruments qui évaluent la satis-
faction générale à l’égard de la vie à partir d’une seule question telle
que : Comment êtes-vous satisfait de votre vie en général ? (Très satis-
fait, satisfait, ni satisfait ni insatisfait, insatisfait, très insatisfait).
On retrouve ce type de question dans plusieurs grandes enquêtes et
étudesnationales24-26. Il est très risqué d’évaluer la QV à l’aide d’une
seule question,car aucun autre item ne permet de vérifier la fiabilité
de la réponse. Il ne permet pas non plus de mesurer la satisfaction de
la vie dans les domaines spécifiques. Dans une étude avec un échan-
tillon de 400 personnes à Montréal, des chercheurs ont trouvé que la
satisfaction à la vie évaluée par une seule question n’explique que 42 %
de la variance du score total obtenu avec un instrument qui mesure la
satisfaction dans les domaines spécifiques de la vie27. Ainsi, la question
unique a son utilité pour évaluer la perception de la qualité globale de
la vie, mais elle doit être complétée par des questions sur les domaines
spécifiques de la vie (santé, travail, relation sociale, loisirs, voisinage,
etc.) pour obtenir une évaluation globale de la satisfaction de la vie.
Les mesures du bien-être psychologique
L’échelle du bien-être psychologique (Psychological well-being scale)13
évalue le fonctionnement psychologique positif. Elle comprend six dimen-
sions qui renvoient au « modèle du bien-être psychologique ». Chaque
dimension consiste en une sous-échelle composée de 20 items évalués sur
un continuum à 6 points allant de complètement en désaccord à complè-
tement en accord. Le temps de passation est relativement long (45min
à 75min). La consistance interne pour les sous-échelles est excellente
(α varie entre 0,93 et 0,81). Cette échelle a été réduite à 42 items (six items
par sous-échelles) ; elle est utilisée dans le monde entier et ses propriétés
psychométriques ont été évaluées dans de nombreuses étudespopulation-
nelles28. La plupart des études confirment l’excellence de la validité de
contenu, de la validité convergente et divergente et sa fiabilité.
La mesure du bien-être social
L’échelle de bien-être social (e Social Well-Being Scale)14 permet de
mesurer la prospérité des individus dans leur vie sociale. Il comprend
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50 items, répartis en cinq sous-échelles, qui correspondent aux cinq
dimensions du modèle de bien-être social ; le niveau d’accord est évalué
sur une échelle à 7 points (1 = fortement en désaccord, 7 = fortement
d’accord). Les propriétés psychométriques de l’instrument ont été
évaluées auprès d’adultes américains ; les analyses factorielles confir-
matoires soutiennent la structure à cinq facteurs qui correspondent
aux cinq sous-échelles. La consistance interne (α) des sous-échelles
varie entre 0,41 à 0,81.
Les mesures de la santé mentale
Ces échelles proposent une évaluation « globale » de la santé mentale ;
elles intègrent à la fois les composantes hédonique et eudémonique du
bien-être.
L’échelle de Mesure des Manifestations du Bien-être Psycho-
logique (ÉM MBEP)29 est un outil de mesure, développé en français,
composé de 25 items qui mesurent six dimensions qui vont au-delà du
bien-être psychologique, malgré le nom de l’échelle : estime de soi
(4 items) ; équilibre (4 items) ; engagement social (4 items) ; sociabilité
(4 items) ; contrôle de soi et des événements (4 items) ; bonheur
(5 items). Chaque item est évalué sur une échelle à 5 niveaux (1= jamais,
5 = presque toujours). La structure interne à cinq facteurs a été con-
firmée et la consistance interne de l’instrument est excellente (α = 0.93).
Cet instrument a été utilisé dans l’Enquête sur la santé dans les collec-
tivités canadiennes-Santé mentale (ESCC-SM) en 200226. Il y a deux
limites importantes avec cet instrument. Tout d’abord, les scores sont
basés sur une échelle continue et il n’y a pas de point de coupure per-
mettant de classer les répondants selon le niveau de bien-être (ex. :
faible, modéré, élevé). Des analyses à partir des données de l’ESCC-
SM2002 ont montré que la distribution des scores est positivement
asymétrique si bien que 75 % de l’échantillon a un score >73 pour un
score maximum de 10018.
Le Well-being Module of the European Social Survey (ESS)30
propose un ensemble d’indicateurs (54 items) qui mesurent le bien-être
émotionnel, psychologique et social. Il comprend quatre sous-échelles :
sentiments personnels, fonctionnement personnel, sentiments inter-
personnels et fonctionnement interpersonnel. Il intègre deux méthodes
complémentaires : des questions générales qui évaluent les sentiments
de l’individu et le fonctionnement et des questions plus spécifiques qui
portent sur les événements survenus au cours de la dernière semaine
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qui ont une influence sur les sentiments et le fonctionnement personnel
et interpersonnel. Les items sont mesurés sur des échelles de 1 à 5, 1 à
6 ou 1 à 10, selon les sous-échelles. Des analyses de corrélations et des
analyses factorielles exploratoires ont permis d’identifier dix dimen-
sions qui reposent sur des aspects hédonique et eudémonique du
bien-être : la compétence, la stabilité émotionnelle, l’engagement, le
sens, l’optimisme, l’émotion positive, des relations positives, la rési-
lience, l’estime de soi et la vitalité. L’instrument, utilisé dans l’Enquête
sociale européenne – vague3 auprès d’un échantillon représentatif de
43 000 personnes provenant de 23 pays européens, a permis de distin-
guer les populations selon leur niveau de bien-être. Ainsi le taux de
bien-être florissant est de 41 % au Danemark et inférieur à 10 % en
Slovaquie, en Russie et au Portugal30. À notre connaissance, il n’y a pas
de données disponibles sur la consistance interne de l’échelle.
Le Multicultural Quality of Life Index (MQLI)31 mesure le
bien-être dans sa globalité. Il comprend 10 items qui représentent les
domaines suivants : bien-être émotionnel, bien-être psychologique,
auto-soins physiques et fonctionnement indépendant, fonctionne-
ment professionnel, fonctionnement interpersonnel, soutien social et
émotionnel, services de soutien dans la communauté, épanouissement
personnel, épanouissement spirituel et QV globale. Chaque item est
mesuré sur une échelle à 10 points (1 = faible, 10 = excellent). Plusieurs
études montrent que le MQLI a une cohérence interne et structure
factorielle adéquate ; cet indice permet de distinguer des groupes
avec différents niveaux de QV.31-33 Sa principale faiblesse provient
du fait que chaque domaine est évalué à l’aide d’un seul item. Il n’a
jamais été utilisé dans des études populationnelles ; ses propriétés
psychométriques ont été évaluées uniquement avec de relativement
petits échantillons.
Le Warwick-Edinburgh Mental Well-being Scale (WEMWBS)34
est un questionnaire autoadministré développé au Royaume-Uni auprès
de la population générale. Il contient 14 items qui évaluent les dimen-
sions hédonique et eudémonique du bien-être. Il utilise une échelle à
5 points mesurant la fréquence de différents états (0 = jamais, 5 = tout
le temps). Il présente de très bonnes propriétés psychométriques éva-
luées dans plusieurs pays européens et est sensible au changement35, 36.
Les analyses factorielles confirment la présence des deux facteurs
(eudémonique et hédonique) et sa consistance interne est excellente
(les α varient entre 0,87 et 93 selon les études).
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Le Mental Health Continuum-ShortForm2 propose une évalua-
tion de la santé mentale qui intègre les trois formes de bien-être :
émotionnel, psychologique et social. La version brève, composée de
14 items, est issue de la version originale qui compte 40 items. Les
items sont évalués sur une échelle à 6 points (0 = jamais, 5 = tout le
temps). Un score est calculé pour l’échelle totale (0-70) ; une classifica-
tion en trois catégories distinctes est également proposée et permet de
distinguer trois niveaux de santé mentale : florissante, modérée, lan-
guissante. Le MHC-SF a été traduit en plusieurs langues et des études
de validation transculturelles ont été effectuées auprès d’adultes en
Europe, en Afrique en Asie et Amérique3 , 37-39. Récemment, une étude
a permis d’évaluer les propriétés psychométriques de la version cana-
dienne-française de loutil.40 La structure interne à trois facteurs a été
confirmée et correspond aux trois formes de bien-être (émotionnel,
psychologique et social) ; les sous-échelles ont une consistance interne
satisfaisante (α varient de 0,78 à 0,90), des valeurs similaires à celles
observées dans d’autres études38, 39. Des études confirment l’invariance
selon le sexe du MHC-SF38, 40. Enfin, les scores du MHC-SF ont été
comparés à des échelles de symptômes anxieux et dépressifs ; les résul-
tats de plusieurs études soutiennent le modèle à deux continuums,
suggérant que la santé mentale et les troubles mentaux sont des
construits distincts, mais corrélés, inversement3, 39, 40.
Les échelles spécifiques sont tout à fait pertinentes pour obtenir
une mesure détaillée d’un aspect du bien-être en particulier (QV, bien-
être social, etc.). Par ailleurs, pour rendre compte du niveau de santé
mentale global, les échelles de mesure qui intègrent les différentes
forment de bien-être (émotionnel, psychologique et social) sont plus
appropriées. Parmi les mesures globales proposées, le WEMWBS et le
MHC sont ceux qui ont été le plus abondamment utilisés auprès de
diverses populations. Le MHC a l’avantage d’avoir été intégré à l’ESCC-
SM2012 de Statistique Canada ce qui rend possibles les comparaisons
avec un échantillon représentatif de la population canadienne.
Les déterminants de la qualité de vie et de la santé mentale
Dans le but d’intervenir pour promouvoir la santé mentale, la première
étape consiste à identifier les déterminants de la santé mentale pour
pouvoir agir sur ces derniers. La vaste majorité des études ont évalué
les variables associées ou prédictives de la QV ; très peu d’études
portent sur les déterminants de la santé mentale globale, incluant les
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dimensions émotionnelle, psychologique et sociale. Les sections sui-
vantes présentent des données empiriques sur les variables associées à
la QV dans un premier temps. Par la suite, les déterminants de la santé
mentale, opérationnalisée à l’aide d’une mesure qui intègre à la fois les
dimensions hédonique et eudémonique du bien-être, sont présentés.
Cette revue de la littérature n’est pas exhaustive ; les lecteurs sont
invités à consulter les articles de références pour avoir des informations
plus détaillées.
Les déterminants de la qualité de vie
Les facteurs sociodémographiques, le stress et les caractéristiques
cliniques
Certaines études populationnelles et auprès de personnes atteintes de
troubles mentaux ou de maladie mentale n’ont observé aucune asso-
ciation entre le sexe et la QV9, 41 alors que des recherches sur les patients
en institution psychiatrique rapportent une QV plus élevée chez les
femmes42. La plupart des études empiriques indiquent que les per-
sonnes mariées ont une QV plus élevée comparativement à celles qui
sont célibataires, veuves ou divorcées43. La QV augmente avec l’âge44, 45,
le niveau d’éducation et le statut socio-économique (SSE)46, 47, ce qui
pourrait s’expliquer par le fait que les situations plus positives de tra-
vail, telles avoir un emploi ou une meilleure rémunération, sont asso-
ciée positivement à la QV8.
Le stress influencerait également la QV ; la théorie transactionnelle
de gestion du stress48 est actuellement considérée comme le cadre
explicatif le mieux démontré empiriquement pour expliquer cette
association. Les événements stressants sont liés à la diminution de la
QV49 ; à l’inverse, la réduction des facteurs de stress et une meilleure
capacité de gestion du stress sont associées à une amélioration de la
QV50. Le stress pourrait également expliquer le gradient observé entre
le SSE et la QV, les populations à faible revenu étant exposées plus
fréquemment à des événements stressants comparativement aux popu-
lations les plus riches51.
Lextraversion, un aspect de la personnalité, serait associée à une
manifestation accrue d’affects positifs ce qui entraînerait une éva-
luation positive de la QV52. La détresse psychologique élevée et la
dépression42, 53 sont associées à une QV inférieure ; par ailleurs, la
réduction de la toxicomanie54 est associée à une amélioration de la QV.
SMQ.42.1.final.indd 136 2017-05-29 10:38 AM
Santé mentale : concepts, mesures et déterminants 137
Les personnes qui perçoivent leur état de santé physique comme étant
positif évalueraient plus favorablement leur QV55.
Les relations sociales et les caractéristiques du quartier
Plusieurs études ont identifié le soutien social comme l’un des plus
importants facteurs associés à la QV53, 56, 57 et ce, en population générale
et pour des populations plus spécifiques. La QV est liée non seulement
à des caractéristiques socio-économiques personnelles, mais également
au lieu de résidence et aux aspects du mésosystème associés à l’envi-
ronnement local ; ceux-ci peuvent avoir un effet direct sur la QV, ou
indirect, par l’entremise des facteurs individuels tels que le style de vie
et la perception de la cohésion sociale du quartier58, 59. La défavorisation
socio-économique de voisinage est bien établie comme un facteur lié
à la maladie et à une QV inférieure, tant chez les populations pauvres
que riches60. Le lien entre les quartiers défavorisés et la QV peut être
expliqué en partie par la stabilité du voisinage, la mobilité résidentielle
protégeant des effets négatifs de la pauvreté du quartier61, ou encore
par le mode de vie, la cohésion sociale et le degré de contrôle social
informel dans le quartier62. La perception positive du quartier et de son
lieu de résidence (réputation du quartier, satisfaction à l’égard de son
propriétaire, avoir sa propre maison et une maison en bon état, vivre
dans un environnement attrayant, calme et paisible) influence favora-
blement le bien-être63, 64. À l’inverse, la présence de bâtiments aban-
donnés, le manque d’espaces verts, la forte densité d’habitations, les
problèmes de voisinage perçus (ex. : la peur du crime), et les possibilités
limitées de participation sociale dans le quartier sont associés à un
faible niveau de bien-être63, 64.
Le portrait et les déterminants de la santé mentale
Les données de l’ESCC-SM 2012, recueillies auprès d’un échantillon
représentatif de 25 113 personnes, indiquent que 76,9 %, 21,6 % et 1,5 %
des Canadiens ont une santé mentale florissante, modérée et languis-
sante, respectivement, selon le MHC-SF65. Par ailleurs, en utilisant le
même outil de mesure de la santé mentale, une étude réalisée auprès
d’un échantillon de 1305 adultes québécois révèle que 57,8 % ont une
santé mentale florissante, 39,2 % modérée et seulement 3 % ont une santé
mentalelanguissante66. Les adultes qui ont un niveau élevé de santé
mentale ont un meilleur fonctionnement psychosocial qui se traduit par
des taux inférieurs de dépression majeure, d’anxiété généralisée, de
SMQ.42.1.final.indd 137 2017-05-29 10:38 AM
138 Santé mentale au Québec, 2017, XLII, no 1
trouble panique, de dépendance à l’alcool et de comorbidité67, moins
de journées de travail manquées, moins de limitations de santé reliées
aux activités de la vie quotidienne, moins de maladies chroniques et
une plus faible utilisation des soins de santé68.
Les déterminants individuels de la santé mentale
Les femmes69, les personnes ayant un statut d’immigrant66, celles qui
déclarent avoir une spiritualité qui donne un sens à leur vie66, 69, une
meilleure capacité de pardon, avoir vécu peu ou pas d’expérience de
traumatisme pendant l’enfance69, ainsi que les personnes ayant une
perception d’une bonne santé mentale et des habiletés de gestion du
stress66 auraient une meilleure santé mentale globale. Être âgé de 55 ans
et plus, être retraité et avoir un SEE élevé ont également été identifiés
comme des déterminants associés à une santé mentale élevée70. Une
étude québécoise révèle cependant qu’un niveau d’éducation supérieur
au primaire et avoir travaillé au cours des 12 mois derniers sont des fac-
teurs inversement associés à un niveau de santé mentale élevé ; avoir un
niveau d’éducation postsecondaire prédirait même une diminution de la
santé mentale sur une période de deux ans66. Ces résultats surprenants
pourraient s’expliquer par le fait que cette étude cible, entre autres, plu-
sieurs quartiers défavorisés de Montréal. On peut faire l’hypothèse que
les personnes plus instruites vivant dans un quartier défavorisé ont des
attentes plus élevées que les personnes moins instruites, ce qui pourrait
les conduire à évaluer négativement leur bien-être. En ce qui concerne
la relation inverse entre le travail et la santé mentale, mentionnons que
les participants à cette l’étude ont évalué le travail comme étant leur
principale source de stress.
À l’inverse, un niveau de détresse psychologique élevé et avoir
comme principale source de stress des difficultés financières sont des
facteurs inversement associés à un niveau élevé de santémentale66. Sur
une période de deux ans, un niveau de détresse psychologique élevé
prédit une diminution de la santé mentale, tandis qu’un niveau de santé
mentale élevé et de bonnes habiletés de gestion du stress deux ans plus
tôt favorisent une augmentation de la santémentale66.
L’étude de Stewart-Brown et coll. distingue les déterminants de la
faible ou mauvaise santé mentale, des déterminants d’un niveau de
santé mentale élevée. Ils observent que le fait doccuper un emploi, être
marié et être âgé entre 35 à 54 ans, comparativement aux adultes plus
jeunes, est associé à une diminution du risque de faible ou mauvaise
santémentale70.
SMQ.42.1.final.indd 138 2017-05-29 10:38 AM
Santé mentale : concepts, mesures et déterminants 139
Les déterminants sociaux et environnementaux de la santé mentale
Plusieurs composantes du soutien social (soutien émotionnel, confir-
mation de sa valeur, intégration sociale et soutien matériel) et de
l’environnement (perception du quartier comme ayant de bonnes
conditions physiques, une absence de désordre, une bonne participa-
tion sociale et cohésion sociale entre les résidents) sont associées à un
niveau élevé de santémentale66. Sur une période de deux ans, le soutien
émotionnel, l’état physique du quartier et la cohésion sociale de ses
résidents favorisent une augmentation de la santémentale66.
Les déterminants génétiques de la santé mentale
Des facteurs génétiques seraient également associés à la santé mentale.
Des chercheurs ont observé auprès de jumeaux monozygotes et dizy-
gotes que les troubles externalisés (problèmes d’alcool et tabagisme)
étaient modestement et négativement associés au bien-être et que cette
association était largement expliquée par des facteursgénétiques71. Une
association inverse élevée entre les troubles intériorisés (anxiété et
dépression) et le bien-être, expliqué dans une large mesure par les
facteurs génétiques, a également été identifiée71.
Cette dernière section sur les déterminants de la QV et de la santé
mentale expose la diversité des caractéristiques individuelles, sociales
et de quartier qui influencent le niveau de bien-être. Relativement peu
d’études ont été publiées jusqu’à maintenant sur les déterminants de
la santé mentale globale auprès de la population générale ; les études
citées sont récentes, ont été réalisées avec de grands échantillons et
incluent une grande diversité de déterminants. Par ailleurs, la possibi-
lité de généraliser à toute la population les résultats de certaines études
peut être limitée puisqu’elles ciblent des groupes spécifiques tels les
étudiantsuniversitaires69 ou les habitants de quartiersdéfavorisés66.
Les déterminants de la QV et de la santé mentale sont interreliés72 ;
l’interaction complexe et cumulative de ces déterminants implique
le recours à des stratégies globales de promotion de la santé men-
tale73. Les travaux de Margaret Barry, de Felicia Huppert ainsi que de
récents rapports publiés par l’OMS sont particulièrement intéressants
pour comprendre les enjeux liés à la promotion de la santé mentale.
Ces auteurs discutent des stratégies pour agir sur les déterminants
individuels, sociaux et environnementaux de la santé mentale dans le
domaine de la santé publique et proposent des approches globales qui
font appel aux politiques publiques notamment. Des références sont
proposées dans la bibliographie.
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140 Santé mentale au Québec, 2017, XLII, no 1
Conclusion
La santé mentale dans sa dimension positive appelle à des stratégies
de promotion visant l’amélioration du bien-être et de la santé mentale
de la population. Une mesure de la santé mentale qui intègre les diffé-
rentes composantes du bien-être est instructive, car elle permet d’ap-
précier le niveau global de santé mentale des individus, de réaliser des
études permettant d’identifier les déterminants et les facteurs suscep-
tibles de la renforcer, d’estimer le risque de développement de troubles
mentaux et d’évaluer l’effet d’interventions visant à promouvoir, sou-
tenir ou prévenir la perte de la santé mentale. Enfin, miser sur la santé
mentale dans sa dimension positive, représente une stratégie fort
prometteuse afin de lutter contre le fardeau grandissant des troubles
mentaux dans la population générale.
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... The scientific literature takes two divergent paths to define wellbeing. On the one hand, the hedonic conception associates wellbeing with pleasure, satisfaction, and subjective happiness (Laguardia and Ryan, 2000;Doré and Caron, 2017;Conseil Supérieur de l'Éducation, 2020). Thus, a positive sense of wellbeing "consists of experiencing many positive affects, few unpleasant ones" (Laguardia and Ryan, 2000, p. 282), but also "feeling a high overall satisfaction with one's life" 2 (Florin and Guimard, 2017, p. 20). ...
... This more encompassing definition comes close to the current World Health Organization (WHO) definition of good mental health. Indeed, the rise of positive psychology has led to a more encompassing definition of mental health (Ferrière et al., 2016;Doré and Caron, 2017;Shankland et al., 2017). This new branch in psychology is defined as, "the scientific study of positive experiences, wellbeing, and optimal functioning of the individual" 4 (Antoine et al., 2007, p. 170). ...
... This new branch in psychology is defined as, "the scientific study of positive experiences, wellbeing, and optimal functioning of the individual" 4 (Antoine et al., 2007, p. 170). The definition of positive mental health, also known as optimal mental health, takes into account the wellbeing and good psychological and social functioning of the individual (Doré and Caron, 2017;Shankland et al., 2017;Conseil Supérieur de l'Éducation, 2020). Indeed, mental health includes all dimensions of a student's overall development (Welsh et al., 2015) and can be defined by low stress, a sense of psychological wellbeing, and ultimately, good coping and behavioral functioning. ...
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Article
While traditional seating (also known as fixed seating or fixed classroom ) remains the preferred classroom seating arrangement for teachers, a new type of seating arrangement is becoming more common in schools: the flexible classroom (also known as flexible seating ). The purpose of this type of arrangement is to meet the needs of students by providing a wide variety of furniture and workspaces, to put students at the center of learning, and to allow them to make choices based on their preferences and the objectives of the task at hand. This study aimed to examine the influence of flexible seating on the wellbeing and mental health of elementary school students. This article presents the results of exploratory research conducted in Quebec among Grade 5 and 6 students comparing the wellbeing and mental health of students in fixed and flexible classrooms. The study was conducted with 107 students in three Grade 5 and 6 flexible classrooms ( n = 51) and three Grade 5 and 6 fixed classrooms ( n = 56). It is based on a quasi-experimental, quantitative design with post-test only and a control group. The groups were matched based on natural conditions (i.e., from a convenience sample). Furthermore, the study included a gender-differentiated analysis for each group. The results showed that flexible classroom seating had a positive influence on the girls’ wellbeing and mental health. In contrast, for the boys, fixed classroom seating was most conducive to their wellbeing and mental health. However, our study has some limitations that are discussed in the article.
... Mental health, which is associated with overall health and wellbeing, is affected by demographic, biological, psychosocial, and genetic factors, and by circadian rhythms (8)(9)(10). Mental health disorders are a main cause of illness-related absenteeism or presenteeism worldwide (11,12), and poor mental health has been more strongly linked with absenteeism than physical illness or injury (8,13,14). Therefore, understanding how shift work influences mental health is essential for improving the occupational health and working conditions of shift workers. ...
... These contradictory results may be explained by differences in occupational, industrial, and shift work characteristics across countries. Healthcare workers have been exposed to highly stressful work environments as a consequence of the COVID-19 pandemic, and this is likely to have affected their mental health (11). Nurses, as the mainstay of the healthcare workforce, are constantly exposed to workplace stressors that can have negative psychological effects such as anger, anxiety, depression, burnout, and irritability (21). ...
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Article
Background Although shift work is the foundation of the provision of 24-h continuous care in hospitals, it can negatively impact mental health in hospital workers such as nurses. Despite the connection between mental health and overall health, little is known about the effect of shift work-related factors on mental health in this population. Objectives We investigated the effect of scheduling practices, physical and psychological characteristics related to shift work, and personal habits during shift work on depression and anxiety among nurses. Methods In this multi-center cross-sectional study, 11,061 nurses from 20 hospitals in the Shandong Province of China completed an online survey between December 2020 and February 2022. Multivariate ordered logistic regression analysis was performed to examine shift-related factors associated with depression and anxiety in the study population. Results The completion rate of all nurses' questionnaires was 83.00% ( n = 9,181). Among the 9,181 respondents, 66.20% ( n = 6,078) were shift nurses. Depression and anxiety were found in 58.82 and 62.08% of shift nurses, respectively, and these rates were influenced by fatigue during shift work, psychological stress before/during/after night shifts, feeling of being refreshed after resting before/after night shifts, using sleep medication before/after night shifts, physical discomfort during night shifts, busyness during night shifts, food intake during shift work, working > 40 h/week during shift work, and sleep quality before/after night shifts. Conclusions Depression and anxiety in shift nurses may be addressed by reducing their workload, sources of stress during night shifts, and facilitating rest and relaxation.
... The temporal sampling frame was January 1, 2000 to October 1, 2021. Keywords or subject terms corresponded to the interrelated narrowest to broadest outcome concepts: symptoms or diagnoses of anxiety or depression, psychological distress, happiness, life satisfaction and subjective well-being (A.m, 2019;American Psychiatry Association, 2018;Doré & Caron, 2017;Galderisi et al., 2015;World Health Organization, 2004). Therefore, the primary keyword or subject term search schema was: (wellbeing or well-being or well being or quality of life or wellness or positive affect or happiness or mental health or mental illness or mental disorder or psychiatric illness or psychiatric distress or anxiety or anxiety disorder or depression or depressive disorder) and (religiosity or religion or religious or religiousness or spiritual or spirituality or faith) and (Muslim or Islam). ...
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Article
Contemporary diasporas have brought many Muslims to the predominantly Judeo-Christian West. These have been attended by prevalent mistrust, stigmatization and, discrimination, especially against Muslim women, many of whom are visibly identifiable by their hijabs. Such factors pose clear risks to their mental health and well-being. Protective religiosity-subjective well-being associations are well known among Christians and Jews, but not among Muslims in the West. This meta-analytic review of 21 surveys found a significant association between religiosity and well-being among an aggregate sample of 7,145 Muslims; r = 0.20, p < .05. Two-thirds of religious Muslims scored higher on measures of well-being than nonreligious Muslims, and such protections were greater among Muslim women than men; χ 2 (1) = 4.37, p < .05. Islamic religiosity seems to bolster subjective well-being among Muslims in the West. Social workers and allied practitioners ought to incorporate religious beliefs and practices as life space resources in working with Muslims as we work to eradicate Islamic discrimination from Western social structures. ARTICLE HISTORY
... Labor activity plays a key role in shaping the health of the working population, providing economic resources and well-being, life opportunities for the implementation of the social needs of workers and their families. However, in some cases, especially in case of non-observance of hygienic standards of the labor process, factors of the production environment can lead to the development of functional disorders of the body, cause or contribute to the development of occupational and work-related diseases, increase the risk of progression of chronic non-communicable diseases and mental disorders (Doré & Caron, 2017;Izmerov, 2011;Soren et al., 2021). According to the European Observatory on Public Health Systems and Policies, occupational and work-related diseases are among the top ten risk factors that determine the overall burden of disease (Rechel & McKee, 2018). ...
... Cependant pour certains auteurs, il n'y a pas un continuum mais deux continuums distincts bien que corrélés (Keyes, 2005 ;Doré et Garon, 2017), présentant plusieurs dimensions distinctes : les troubles mentaux ou psychiatriques ; la faible santé mentale qui exprime une détresse psychologique ou souffrance psychique ; la santé mentale élevée dite « positive » et la santé mentale dite « complète » avec une santé mentale positive et l'absence de troubles mentaux (figure 1). Keyes, 2005 ;Doré et Caron, 2017 Telle que la thèse a été menée, elle s'intéresse plus particulièrement à l'une de ces dimensions, la souffrance psychique mais également à une caractéristique socio-professionnelle spécifique, celle des propriétaires-dirigeants de PME. En effet, il est important de noter que les caractéristiques interpersonnelles, telles que le genre, l'époque, le statut social …sont susceptibles de faire varier la perception que l'on a de sa propre santé et de modifier ses comportements qui peuvent influer sur la santé. ...
Thesis
Cette thèse s’inscrit au croisement de l’entrepreneuriat de la psychologie cognitive, ainsi que de la psychologie de la santé. Elle contribue au récent courant de la santé des dirigeants de PME qui vise à mieux comprendre l’impact de la fonction entrepreneuriale sur la santé des indépendants. Cette recherche s'intéresse plus particulièrement à la question de leur santé mentale au travers du risque de burnout et du risque suicidaire. Pour cela, elle mobilise une approche cognitive afin de mieux appréhender l’impact du stress entrepreneurial sur la santé mentale des dirigeants de PME, et de voir pourquoi certains entrepreneurs s’épuisent au travail, voire en viennent à se suicider. L’objectif de ce travail est donc de contribuer à une meilleure compréhension de la souffrance psychique patronale. Pour ce faire, cette thèse réalisée sur travaux s’articule autour de quatre contributions académiques et s’appuie sur une méthodologie principalement quantitative. Une étude qualitative est néanmoins menée de manière exploratoire sur la question du suicide, un sujet encore tabou et très peu étudié dans le monde patronal. La recherche est construite en trois étapes, la première s’intéresse à l’étude des spectres émotionnels de deux stresseurs de la fonction entrepreneuriale. La seconde s’intéresse à deux risques en santé mentale subséquents aux deux facteurs de stress de la fonction entrepreneuriale (risques de burnout et suicidaire). Enfin, la troisième et dernière étape vise quant à elle, à étudier la motivation entrepreneuriale comme facteur modérateur des deux risques en santé mentale ciblés. Les résultats montrent une ambiguïté émotionnelle dans la surcharge de travail des dirigeants de PME. La perception de l’événement accompagnant la surcharge va ainsi avoir un rôle déterminant dans l’impact de ce stresseur sur la santé. Aussi, au quotidien, les dirigeants de PME ne sont pas à l’abri d’un risque de burnout. Et selon les contextes, celui-ci peut être modéré par la motivation entrepreneuriale. Enfin, les résultats mettent également en évidence le caractère tragique que peut prendre l’échec entrepreneurial ainsi que l’omniprésence de l’endettement dans le risque suicidaire patronal.
... QoL and PWB are multidimensional broad concepts related to physical, mental, and social domains which are composite and relate one to each other, thus causing the complexity of their measurement [49,50]. In case of disabled subjects, they are even more complex constructs due to physiological and psychological implications of the specific impairment [3]. ...
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Article
Sport practice has the widely demonstrated potential of promoting well-being and physical/mental health, especially in disabled individuals. Nowadays, visually impaired people can participate in several sports commonly adapted and played substituting visual input with auditory or tactile ones. By integrating movement and music, dance can simultaneously promote physical and emotional involvement and enhances vicarious sense recruitment. On these premises, we performed a survey to assess the psychological well-being (PWB) and quality of life (QoL) in visually impaired athletes, comparing dancesport vs other sound input-based sports. Twenty-one visually impaired dancers and twenty-seven visually impaired athletes practicing adapted baseball, showdown, blind futsal, or blind tennis completed a structured self-report survey including the Italian version of PWB-18 scale and the Short Form-12 (SF-12) questionnaire. Dancers reported significantly higher scores in PWB-18 autonomy, environmental mastery, and self-acceptance along with a higher PWB total score than the other athlete group. Similarly, the SF-12 questionnaire results demonstrated significantly higher scores in both physical and mental QoL of visually impaired dancers compared with other athletes. In conclusion, our findings suggest that, given its peculiarities, the practice of dancesport may have a stronger positive impact on PWB and QoL of visually impaired individuals than other sound input-based sports.
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Preprint
Context It is widely recognised that the Covid-19 pandemic has negatively impacted individuals’ mental health. However, little emphasis has been put on the possible influence of socio-economic factors in the relationship. In the context of the COVID-19 pandemic, our objectives were (i) to assess the relationship between education level and mental health in French adults, and (ii) to study the influence of the economic, social, health and the COVID-19-related factors in men and women respectively. Method Data are from 32,581 individuals representative of the French population who responded to the weekly survey “Baromètre COVID-19” between April 7th and May 31st 2020. Education level was self-reported (university degree, high school qualification, vocational certificate/qualification, no diploma). Anxiety-depressive state was derived from four items related to the frequency of occurrence of depressive and anxiety symptoms, and summarized in an overall validated anxiety-depressive score. Multivariate linear regression analyses were carried out with nested adjustments of variables related to economic, social, health and Covid-19 contexts to assess the relationship between education and anxiety-depressive state. Results In total, 45% of individuals reported symptoms of anxiety-depressive state (53% in women versus 36% in men). Among men, those with a vocational certificate/qualification and those with no diploma had a greater risk of having a higher anxiety-depressive state compared to those with a university degree (βVocational certificate/qualification=0.16 [0.04; 0.27]; βNo diploma=0.75 [0.43; 1.07]) while among women, the risk of anxiety-depressive state increased as education level decreased (βBaccalaureate=0.37 [0.25; 0.49]; βVocational certificate/qualification=0.41 [0.28; 0.54]; βNo diploma=0.8 [0.49; 1.12]).. For both men and women, economic, health, and Covid-19 factors partly attenuate these associations while social factors marginally modified the relationship. After accounting for confounders and intermediate variables, the absence of a diploma remained associated with anxiety-depressive state among men, while the whole educational gradient of anxiety-depressive state persisted among women. Conclusion In France, at the end of the first wave of COVID-19, individuals with a lower level of education had a higher risk of anxiety-depressive state. This association was more pronounced for women, highlighting a process of social inequality in health possibly related to gender. This should be considered in future prevention and public health interventions.
Article
Nrtiduction. Workers in the production of chemical fibers in the course of their work are exposed to a complex of harmful factors of working conditions that have a negative impact on their health, but their determining impact on the quality of life has not yet been sufficiently studied. Material and methods. A one-stage (cross-sectional) study of the subjective assessment of the quality of life of one hundred thirty five workers in the production of polyacrylonitrile fiber was carried out using a non-specific questionnaire for assessing the health status SF-36. Results. Workers in the production of polyacrylonitrile fibers were shown to highly rated their physical condition. In contrast to their psychological state, the value of the average total indicator of “mental health component” was 48.42±0.54 points, which was statistically significantly lower than the value (54.78±0.36 points) of the total indicator of the physical component (p> 0.05 according to W-Wilcoxon criterion), and corresponded to the average assessment. Men rated quality of life (QOL) more highly on the “physical functioning” scale, women - on the “mental health” scale (p = 0.027 according to the Mann-Whitney U-test). A statistically significant correlation was established between the objective criteria of the level of health (the index of functional changes and the level of physical condition) and an assessment of QOL on the scales of “vital activity” and “mental health”. This indicated to a decline in the QOL in workers against the background of an decrease in the body’s adaptive reserves with increasing age and work experience and low social activity. The limitations of the study are determined by the area of study of production factors that determine health disorders and QOL in workers in the production of polyacrylonitrile fibers, and psychosocial attitudes of the respondents . Conclusion. Workers in the production of polyacrylonitrile fibers over the age of 60 and workers with work experience of 21 years or more are high-risk groups and need adequate and timely measures to restore functional reserves, maintain health and psychologically correct the quality of life.
Article
Mental illness is a neglected issue all over the world. The development of negligence towards mental illness could be due to the stigmatized attitudes. Also, social stigma due to mental illness is prevalent in many south Asian countries. In Bangladesh, the condition is even worse than regional data in Asia. The general people consider media as a primary source of information about mental health. However, mental health professionals (MHP) have direct contact with psychiatric patients and their family members. Therefore, both MHP and media professionals (MP) have a role in reducing social stigma due to mental illness. The present study aimed to identify attitudes of MHP and MP towards each other in reducing social stigma due to mental illness. We conducted a cross‐sectional online survey among 174 participants (80 MHP and 94 MP). We used two sets of self‐reporting questionnaires to assess the attitudes of MHP and MP towards one another. Also, we collected and analyzed sociodemographic profiles of study participants. We observed significant differences in terms of their profession‐related statements between MHP and MP. Also, we have seen significant gaps between MHP and MP in terms of their complete agreement on attitude‐related aspects. However, most respondents agreed that stigma due to mental illness is a vital problem in Bangladesh. Moreover, maximum participants accepted that the current public images about psychiatry and media role in reducing social stigma need to be improved. We observed gap between MHP and MP in their roles and beliefs in reducing social stigma due to mental illness in Bangladesh. Reciprocal training and awareness programs would help them in reducing social stigma due to mental illness. The findings of the present study would help to sort out the possible areas for interventions. However, the present study has few limitations; therefore, we recommend further studies with more homogeneous and large samples to make better conclusion.
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Book
NB: This is the first edition. Second edition available from Springer November 2019. The publication Implementing Mental Health Promotion was motivated by the current paucity of texts on mental health promotion and also by the fact that issues of programme implementation are typically not addressed in the majority of publications. This book is written for a broad range of readers, including practitioners, policy makers and researchers working in mental health, health promotion and public health. Health promoters and professionals working across a range of service settings including communities, schools, workplaces, primary care and mental health services, will gain useful insights into evidence-based practice and the practical steps that are needed to ensure successful programme implementation. This book informs policy makers and decision-makers on what is needed to be put in place in order to translate the evidence in mental health promotion into best practice and policy. The text also provides a useful resource for researchers, academics and students in integrating the literature on mental health promotion with practical examples of effective programme implementation and dissemination. Implementing Mental Health Promotion focuses on the importance of programme implementation and its critical role in advancing research, practice and policy in mental health promotion. The different dimensions of programme implementation are explored and the key factors affecting quality of implementation are examined across a range of programmes and settings. The practical and research challenges of implementing mental health promotion programmes are examined, including the challenge of developing and adapting interventions for use in different cultural settings. Best practice programmes and case study examples are presented to demonstrate how high quality implementation can be ensured through the use of research-based, theoretically grounded and culturally appropriate interventions. Based on the existing literature and research, the key factors that can improve the quality of programme implementation are highlighted and recommendations for practice and policy are discussed. Implementing Mental Health Promotion aims to provide a practical guide to the implementation of mental health promotion programmes with different population groups in key settings such as the home, school, community, workplace and health services. The text is written from a ‘how-to’ perspective, combining an exploration of current research with practical advice to support the planning and implementation of mental health promotion programmes. The book provides examples of effective programmes and initiatives illustrating the process of implementation. Case studies of practical aspects of project development and delivery from different countries are included in order to illustrate the real life application of programmes. This book demonstrates how information from research can be used to inform effective programme development and implementation. Preface In terms of the structure of the book, Chapters 1 and 2 provide an introductory overview of the fi eld of mental health promotion and a strong theoretical and conceptual base for action is outlined. A selective review of the theoretical and evidence base for the effectiveness of mental health promotion is included in Chapter 1 and international developments are discussed. In Chapter 2, a generic template for action is outlined covering the key steps involved in the planning and implementation of programmes. Chapters 3 to 8 demonstrate the application of the generic template for action with a range of population groups (children, adolescents, adults and older people) across key settings including the home, school, workplace, community, primary care and mental health services. Each chapter introduces the rationale for mental health promotion in that setting and an overview of current research findings in the area; examples of evidence-based programmes and case studies on the application of exemplary and innovative programmes are included. The best practice programmes and case studies are selected from across low, middle and high-income countries. Based on the research and case studies reviewed, each chapter concludes by identifying generic principles of best practice in implementing mental health promotion programmes in that area. It is important to acknowledge that the book does not address all relevant settings, nor indeed does it include all best practice programmes. However, we have tried to include a selective sample of programmes that will illustrate key principles of good practice in programme implementation. The majority of the best practice examples are from programmes conducted in high-income countries, as this is where research funding is most likely to be made available. However, we have also included programme examples and case studies from middle and low-income countries in order to address the particular implementation challenges when working in those settings. Across the chapters we have taken a population level approach, including mental health promotion programmes for the general population, those deemed to be at higher risk and also people with mental health problems. In keeping with the principles of health promotion, this approach adopts the view that we all have mental health needs and that positive mental health can be promoted for all, including those experiencing mental disorders. Implementing Mental Health Promotion primarily addresses the implementation of discrete programmes, as this is where most evidence has been collated to date. However, we are mindful that mental health promotion embraces a much broader range of activities than defi ned programmes and that it includes policy change and the impact of broader macro level interventions. At this point, we have tried to bring together in one place a selection of the documented successful programmes and the factors that have been identified as making them work. In bringing together the literature from research, practice and policy, Implementing Mental Health Promotion aims to advance the knowledge and practice of implementing effective, feasible and sustainable mental health promotion programmes across diverse population groups and settings. We hope that you will find the book both useful and enjoyable and that it will stimulate the development and implementation of high quality programmes and initiatives that will promote mental health.
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Article
Background: In epidemiological surveillance of mental health there is good reason to also include scales that measure the presence of well-being rather than merely symptoms of ill health. The Mental Health Continuum-Short Form (MHC-SF) is a self-reported scale to measure emotional, psychological and social well-being and conduct categorical diagnosis of positive mental health. This particular instrument includes the three core components of the World Health Organization's definition of mental health and had previously not been psychometrically evaluated on adolescents in China. Methods: In total 5,399 students (51.1 % female) from schools in the urban areas of Weifang in China were included in the study (mean age = 15.13, SD = 1.56). Participants completed a comprehensive questionnaire with several scales, among them the MHC-SF. Statistical analyses to evaluate reliability, structural validity, measurement invariance, presence of floor and ceiling effects and to some extent external validity of the MHC-SF were carried out. Results: The Cronbach's α coefficients for sub-scales as well as the total scale were all above 0.80 indicating good reliability. Confirmative factor analysis confirmed the three-dimensional structure of the Chinese version of MHC-SF and supported the configural and metric invariance across gender and age. Noteworthy ceiling effects were observed for single items and sub-scales although not for the total scale. More importantly, observed floor effects were negligible. The stronger correlation found between MHC-SF and Minneapolis-Manchester Quality of Life Instrument (as measure of positive mental health) than between MHC-SF and Hospital Anxiety Depression Scale (as measure of mental illness and distress) yielded support for external validity. Conclusion: In conclusion, the main findings of this study are in line with studies from other countries that evaluated the psychometric properties of the MHC-SF and show that this instrument, that includes the three core components of the WHO definition of mental health, is useful in assessing positive adolescent mental health also in China.
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Article
Résumé Selon le questionnaire abrégé du Continuum de la santé mentale (Mental Health Continuum Short Form) administré dans le cadre de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – Santé mentale (ESCC–SM) menée en 2012, les pourcentages de Canadiens de 15 ans et plus classés comme ayant une santé mentale florissante, modérément bonne ou languissante, sont respectivement de 76,9 %, 21,6 % et 1,5 %. Comparativement aux estimations pour d’autres pays, un pourcentage plus élevé de Canadiens ont une santé mentale florissante. Conformément au modèle de la santé mentale complète, la santé mentale est également évaluée en fonction de la présence ou de l’absence de maladie mentale (dépression, trouble bipolaire, trouble d’anxiété généralisée, abus d’alcool ou dépendance à l’alcool, abus de cannabis ou dépendance au cannabis, et abus d’autres drogues ou dépendance à d’autres drogues). D’après les estimations, environ 72,5 % des Canadiens (19,8 millions) sont classés comme ayant une santé mentale complète, c’est-à-dire qu’au cours des 12 mois ayant précédé l’ESCC– SM, ils avaient une santé mentale florissante et ne répondaient aux critères d’aucun des six troubles mentaux ou de consommation d’alcool ou de drogues visés par l’ESCC–SM. L’âge, l’état matrimonial, le statut socioéconomique, la spiritualité et la santé physique étaient associés à une santé mentale complète. Les hommes et les femmes étaient aussi susceptibles les uns que les autres d’avoir une santé mentale complète.
Article
S’il est admis que le bien-être est plus que l’image inversée de la détresse psychologique et qu’il recouvre des composantes affectives et cognitives, les dimensions sous-jacentes à ce concept sont mal connues. Cet article présente les résultats des validations de contenu, de construit et concomitante d’une nouvelle Échelle de Mesure des Manifestations du Bien-être Psychologique (EMMBEP). Son originalité est de reposer sur une liste initiale de manifestations d’une bonne santé psychologique rapportées par une population non clinique dans le cadre d’épisodes vécus. Les dimensions factorielles identifiées ne reposent donc plus sur le modèle théorique qu’en proposent leurs auteurs mais sur les construits qui structurent le contenu populaire du bien-être. Nous concluons à la pertinence de coupler des mesures de la santé mentale positive aux mesures de la détresse dans les enquêtes épidémiologiques et de santé publique.
Article
With and without mental disorders, low levels of positive mental health are associated with limitations in daily life and with an economic burden in developed countries. We aimed to assess the correlates and predictors of high levels of well-being (WB) in Keyes’ model of mental health. A four-year longitudinal population-based study was administered, in Montreal, Canada. At baseline, 1828 participated in wave 1, and 1303 in wave 2. WB was measured by the Mental Health Continuum Short Form, and data were collected by direct interviews. 17 variables were correlated with WB. Seven variables were predictors of having excellent WB. Stress/coping variables like ability to handle difficult problems or having the personal ability to deal with stress showed the strongest effects (respectively, OR = 1.790, 95% CI 1.232–2.601, OR = 2.118, CI 95% 1.324–3.387). This study underscores the importance of testing a multidimensional model accounting for a spectrum of relevant variables relating to WB.
Article
Objective: To examine the factor structure, internal consistency, reliability, sex invariance, and discriminant validity of the French Canadian version of the Mental Health Continuum-Short Form (MHC-SF). Method: A total of 1485 French-speaking postsecondary students in Quebec, Canada (58% female; mean age = 18.4, SD = 2.4), completed the MHC-SF. Confirmatory factor analysis (CFA) was used to assess the factorial structure of the MHC-SF. Internal consistency was assessed with Cronbach's alpha, and reliability was assessed with the rho reliability coefficient. Invariance testing across sex was conducted using multigroup CFA comparing 4 increasingly restrictive models, and discriminant validity was examined against the Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS) using Pearson correlation coefficients and CFA. Results: CFA supported the correlated 3-factor structure of the MHC-SF, with emotional, social, and psychological well-being subscales. The scale and each subscale items had internal consistency coefficients (Cronbach's alphas) above .70 and reliability coefficients (Jöreskog's rho) ranging from .79 to .90. Based on the multigroup CFA, configural, metric, scalar, and error variance invariance of the MHC-SF was observed across sex. Finally, the 2-continua model, suggesting that mental health and mental illness are distinct but related dimensions, was supported by both moderate inverse correlations between MHC-SF and HADS subscale scores and the 2-factor structure in CFA. Conclusions: These data support the multidimensional structure of the MHC-SF and provide evidence of internal consistency, reliability, and invariance across sex. The MHC-SF is a valid and reliable measure of mental health that is distinct from mental illness among French Canadian young adults.
Article
Investigations of the structure of psychological well-being items are useful for advancing knowledge of what dimensions define psychological well-being in practice. Ryff has proposed a multidimensional model of psychological well-being and her questionnaire items are widely used but their latent structure and factorial validity remains contentious. Methods: We applied latent variable models for factor analysis of ordinal/categorical data to a 42-item version of Ryff's psychological well-being scales administered to women aged 52 in a UK birth cohort study (n=1,179). Construct (predictive) validity was examined against a measure of mental health recorded one year later. Results: Inter-factor correlations among four of the first-order psychological well-being constructs were sufficiently high (>0.80) to warrant a parsimonious representation as a second-order general well-being dimension. Method factors for questions reflecting positive and negative item content, orthogonal to the construct factors and assumed independent of each other, improved model fit by removing nuisance variance. Predictive validity correlations between psychological well-being and a multidimensional measure of psychological distress were dominated by the contribution of environmental mastery, in keeping with earlier findings from cross-sectional studies that have correlated well-being and severity of depression. Conclusion: Our preferred model included a single second-order factor, loaded by four of the six first-order factors, two method factors, and two more distinct first-order factors. Psychological well-being is negatively associated with dimensions of mental health. Further investigation of precision of measurement across the health continuum is required.
Article
Patients confronted with a life-threatening or chronic disease are faced with the necessity to accommodate to their illness. An important mediator of this adaptation process is 'response shift' which involves changing internal standards, values and the conceptualization of quality of life (QOL). Integrating response shift into QOL research would allow a better understanding of how QOL is affected by changes in health status and would direct the development of reliable and valid measures for assessing changes in QOL. A theoretical model is proposed to clarify and predict changes in QOL as a result of the interaction of: (a) a catalyst, referring to changes in the respondent's health status; (b) antecedents, pertaining to stable or dispositional characteristics of the individual (e.g. personality); (c) mechanisms, encompassing behavioral, cognitive, or affective processes to accommodate the changes in health status (e.g. initiating social comparisons, reordering goals); and (d) response shift, defined as changes in the meaning of one's self-evaluation of QOL resulting from changes in internal standards, values, or conceptualization. A dynamic feedback loop aimed at maintaining or improving the perception of QOL is also postulated. This model is illustrated and the underlying assumptions are discussed. Future research directions are outlined that may further the investigation of response shift, by testing specific hypotheses and predictions about the QOL domains and the clinical and psychosocial conditions that would potentiate or prevent response shift effects.