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PROFIL DES AFFECTIONS OCULAIRES EN MILIEU MILITAIRE AU CAMEROUN

Authors:

Abstract and Figures

Objective: To assess ocular disorders encountered in the military environment. Patients and Method: This is a hospital study that is documentary, sectional and descriptive. Were included all military or police officers still professionally active, of all ranks who consulted between January 2008 and December 2010. Pensioners were excluded. Data collected were based on the interview and complete eye examination that could give more than one diagnosis for the same patient. Results: Among the 9321 patients received, 830 were military or police officers, that is one military officer for 10 patients. The average age was 40.6 years. Males predominated with a ratio of 3M/1F. The Army represented 42.3% with 351 cases and the NCOs 49.2%, that is 408 cases. One thousand three hundred and sixty eye disorders were found and classified in pathology group. Functional diseases group was the most common (57.7%), followed by that of infectious diseases and/or inflammatory (14%). Then followed the degenerative disorders (10.4%), and injuries supposedly specific to this environment (8.9%). Vascular diseases, neuropathies and tumors were observed respectively in 6.8%, 2.1% and 0.1% of cases. Glaucomatous optic neuropathies, diabetic and hypertensive retinopathies were present at all age. Incompatible with the objectives of this professional environment, blindness was 2.04% with 17 cases. Conclusion: Some degenerative disorders, vascular (diabetic retinopathy), neuropathic and traumatic may be incompatible with their complications, with the profession of arms if preventive measures are not taken by the hierarchy. Keywords: military environment, eye disorder, profile.
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Revue SOAO - N° 01 - 2015, pp. 46-52
G KOKI ET AL. 46
Revue SOAO N° 01- 2015, pp.46-52
© EDUCI 2015
PROFIL DES AFFECTIONS OCULAIRES EN MILIEU MILITAIRE AU CAMEROUN
PROFILE OF EYE DISEASES IN THE MILITARY IN CAMEROON.
G KOKI1-2, C MBOGOS NSOH1-2, E EPÉE1, A OMGBWA EBALLE3,
LA BELLA1, C EBANA MVOGO1
1- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I. Yaoundé, Cameroun.
2- Hôpital Militaire de Région n° I faisant ofce d’Hôpital d’Instruction et d’Application des Armées de Yaoundé,
Yaoundé, Cameroun.
3- Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Douala. Douala, Cameroun.
Correspondance : KOKI Godefroy
Chef de Service Spécialisé d’Ophtalmologie de l’HMR I / HIAAY
B P 12974 Yaoundé-Cameroun
E-mail : kok2002g@yahoo.fr
tionnelles était le plus fréquent (57,7 %), suivi de celui
des pathologies infectieuses et/ou inammatoires
(14%). Puis suivaient les affections dégénératives
(10,4%), et les traumatismes supposés spéciques
à ce milieu (8,9%). Les pathologies vasculaires, les
neuropathies et les tumeurs étaient observées respec-
tivement dans 6,8%, 2,1% et 0,1% des cas. Les neu-
ropathies optiques glaucomateuses, les rétinopathies
hypertensives et diabétiques étaient présentes à tous
les âges. Incompatible avec les objectifs de ce milieu
professionnel, la cécité était de 2,04% avec 17 cas.
Conclusion : Certaines affections dégénératives,
vasculaires (rétinopathie diabétique), neuropathiques
et traumatiques seraient incompatibles par leurs
complications, avec le métier des armes si des mesures
préventives ne sont pas prises par la hiérarchie.
Mots-clés : milieu militaire, affection oculaire, profil.
Conitd’intérêt : Aucun
RESUME
But : Déterminer les affections oculaires rencontrées
en milieu militaire.
Patients et Méthode : C’est une étude hospita-
lière, documentaire, transversale et descriptive. Etaient
inclus tous les militaires ou policiers encore profes-
sionnellement actifs, de tout grade ayant consulté
entre janvier 2008 et décembre 2010. Les retraités
étaient exclus. Les données colligées reposaient sur
l’interrogatoire et l’examen ophtalmologique complet
pouvant donner lieu à plus d’un diagnostic pour un
même malade.
Résultats : Parmi les 9321 malades reçus, 830
étaient militaires ou policier soit un militaire pour 10
malades. L’âge moyen était de 40,6 ans. Le sexe mas-
culin prédominait avec un ratio de 3H / 1F. L’armée
de terre représentait 42,3% avec 351 cas et les sous
ofciers 49,2% soit 408 cas. Mille trois cent soixante
affections oculaires étaient retrouvées et classées en
groupe de pathologie. Le groupe des pathologies fonc-
SUMMARY
Objective: To assess ocular disorders encountered
in the military environment.
Patients and Method: This is a hospital study
that is documentary, sectional and descriptive. Were
included all military or police ofcers still professionally
active, of all ranks who consulted between January
2008 and December 2010. Pensioners were excluded.
Data collected were based on the interview and complete
eye examination that could give more than one diagnosis
for the same patient.
Results: Among the 9321 patients received, 830
were military or police ofcers, that is one military
officer for 10 patients. The average age was 40.6
years. Males predominated with a ratio of 3M/1F. The
Army represented 42.3% with 351 cases and the NCOs
49.2%, that is 408 cases. One thousand three hundred
and sixty eye disorders were found and classied in
pathology group. Functional diseases group was the
most common (57.7%), followed by that of infectious
diseases and/or inammatory (14%). Then followed the
degenerative disorders (10.4%), and injuries supposedly
specic to this environment (8.9%). Vascular diseases,
neuropathies and tumors were observed respectively
in 6.8%, 2.1% and 0.1% of cases. Glaucomatous optic
neuropathies, diabetic and hypertensive retinopathies
were present at all age. Incompatible with the objectives
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of this professional environment, blindness was
2.04% with 17 cases.
Conclusion: Some degenerative disorders,
vascular (diabetic retinopathy), neuropathic and
traumatic may be incompatible with their compli-
cations, with the profession of arms if preventive
measures are not taken by the hierarchy.
Keywords: military environment, eye disorder, profile.
INTRODUCTION
La vie des militaires et policiers se singula-
rise par le fait qu’à un moment ou à un autre,
ils sont appelés à vivre dans des conditions
opérationnelles souvent très difciles1. La
santé de ses hommes est une préoccupation
majeure et permanente pour la hiérarchie
militaire. En général, peu d’études dans le
monde sont connues sur les pathologies
dont ils sont victimes en situation opération-
nelle ou non. Elles le sont encore moins en
Afrique au sud du Sahara et au Cameroun
en particulier, surtout dans le domaine de
l’ophtalmologie. Déterminer les affections
oculaires rencontrées en milieu militaire
pendant l’activité professionnelle était donc
l’objectif assigné à cette étude.
PATIENTS ET METHODE
PATIENTS
C’est une étude hospitalière mono-
centrique, documentaire, transversale et
descriptive réalisée dans le service spé-
cialisé d’ophtalmologie (SSO) de l’Hôpital
d’Instruction et d’Application des Armées
de Yaoundé (HIAAY). Etaient inclus tous les
militaires ou policiers de tout grade confon-
du, encore en activité, ayant consulté entre
janvier 2008 et décembre 2010. Les dossiers
des retraités étaient exclus.
MÉTHODE
Les données recueillies étaient celles de
l’interrogatoire et de l’examen ophtalmolo-
gique complet de chaque malade fait d’une
mesure d’acuité visuelle de loin et de près,
de la biomicroscopie, de la tonométrie et
du fond d’œil. Tous les diagnostics ophtal-
mologiques conrmés étaient retenus. Plus
d’un diagnostic pouvait être retenu pour
un même malade. La classication OMS de
l’acuité visuelle était utilisée2.
Les variables analysées étaient : l’âge, le
sexe, le corps (la gendarmerie, l’armée de terre,
de l’air, la marine nationale et le corps des
sapeurs pompiers), le grade (les équivalences
suivantes étaient établies : commissaires de
police et au-delà étaient inclus parmi les of-
ciers supérieurs, les ofciers de police parmi les
ofciers subalternes, les inspecteurs parmi les
sous ofciers et les gardiens de la paix parmi
les hommes de rang), le motif de consultation,
les antécédents, et le(s) diagnostic(s) retenu(s).
L’analyse des données était effectuée avec
le logiciel Epi-info version 3.5.1 et le test de
comparaison utilisé était celui du Chi² avec
une limite de conance à 95%.
RESULTATS
1-CARACTÉRISTIQUES
ÉPIDÉMIOLOGIQUES
Pendant la période d’étude, le service a été
visité par 9321 malades et 830 étaient des
militaires ou des policiers encore en activité,
soit un militaire pour 10 malades. Il y avait
49 policiers et 781 militaires.
L’âge moyen des patients retenus était
de 40,6 ans ± 9,6 (extrêmes : 21 - 70 ans).
La gure I fait le résumé des tranches d’âge
atteintes. Notre échantillon comportait 635
hommes (76,5%) et 195 femmes (23,5%) pour
un ratio de 3H / 1F.
L’armée de terre était le corps le plus
fréquent avec 351 cas soit 42,3%, suivie de
la gendarmerie nationale avec 239 cas soit
28,8%, de l’armée de l’air avec 90 cas soit
10,8%, de la marine nationale avec 73 cas
soit 8,8%, de la police nationale avec 49 cas
soit 5,9%, et du corps national des sapeurs
pompiers avec 28 cas soit 3,4%.
Les sous ofciers étaient les plus nom-
breux à fréquenter le service avec 49,2%
soit 408 patients, suivies des ofciers subal-
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ternes avec 19,4% soit 161 patients, puis
des ofciers supérieurs avec 17,9% soit 149
patients, des militaires du rang avec 9% soit
75 patients, des élèves ofciers avec 2,3%
soit 19 patients, des élèves sous ofciers
avec 1,7% soit 14 patients et des ofciers
généraux avec 0,5% soit 4 patients.
2- CARACTÉRISTIQUES CLINIQUES
La baisse d’acuité visuelle (BAV) en vision
de loin et de près était le principal motif
de consultation avec 37,4% (509 cas) et
20,3% (276 cas) respectivement. Elle était
suivie des céphalées (139 cas, soit 16,7%),
des larmoiements (116 cas, soit 14%), des
algies oculaires non traumatiques (91 cas,
soit 11%), de prurit (84 cas, soit 10,1%), des
yeux rouges non traumatiques (77 cas, soit
9,3%), des algies oculaires traumatiques (60
cas, soit 7,2%), de photophobie (56 cas, soit
6,7%), des yeux rouges traumatiques (51
cas, soit 6,1%) et des sensations de grains
de sable (50 cas, soit 6%). Il faut noter qu’un
malade pouvait présenter plusieurs plaintes.
Dans leurs antécédents, on dénombrait
108 traumatismes oculaires, 85 hyper-
tensions artérielles (HTA), 29 diabètes, 28
chirurgies oculaires, 16 glaucomes chro-
niques à angle ouvert et 4 infections à
virus de l’immunodécience humaine (VIH)
conrmées. Un patient pouvant présenter
plusieurs antécédents.
Le tableau I regroupe les causes de morbi-
dité oculaire retrouvées. Ces affections sou-
vent combinées chez un malade, étaient plus
fréquentes chez les sous ofciers avec une
fréquence de 42% (571 cas). Celle-ci était de
24% (326 cas) chez les Ofciers supérieurs,
de 20,1% (273 cas) chez les Ofciers subal-
ternes, de 11% (150 cas) chez les militaire
de rang, de 2,3% (31 cas) chez les élèves
Sous-ofciers et Ofciers et de 0,6% (9 cas)
chez les généraux. La pathologie vasculaire
(46/92 cas) était plus fréquente chez les
Ofciers supérieurs tandis que les trauma-
tismes (55/121 cas) l’étaient plus chez les
sous-ofciers. La fréquence du glaucome
était de 1,9% soit 25 cas.
Le taux de cécité était de 2,04% (17/830).
Les causes étaient : les traumatismes (2 trous
maculaires, 2 décollements de rétine, 2 atro-
phies optiques, 2 œdèmes maculaires, 2 leu-
comes adhérents, 2 hématocornées, 1 luxation
du cristallin et 1 hémorragie intravitréenne) ;
les inammations / infections (5 chorioré-
tinites, 2 endophtalmies) ; les neuropathies
optiques (4 glaucomes, 2 retrobulbaires) ; les
rétinopathies (3 diabétiques et 3 hypertensives)
et une tumeur (sarcome de Kaposi). Et celui de
la malvoyance était de 9,63% (80/830).
Dans la distribution des pathologies en fonc-
tion de l’âge au tableau II, on observe que 10,7%
de glaucome et 18,6% d’amétropie se retrouvent
chez les patients de moins de 30 ans.
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Figure I : Répartition des patients par tranche d’âge.
Tableau I : Fréquence des pathologies oculaires retrouvées.
(n=1360) %
Pathologie fonctionnelle
-Amétropie statique
785
509
57,7
37,4
-Presbytie 276 20,3
Pathologie infectieuse/inflam-
matoire
-Conjonctivite
-Uvéite
-Cellulite
-Blépharite
-Rétinites / immunodépression
191
98
55
20
15
3
14,0
7,2
4,0
1,5
1,1
0,2
Pathologie dégénérative
-Ptérygion
-Cataracte
Pathologie traumatique
142
96
46
121
10,4
7,0
3,4
8,9
-Contusion oculo-palpébrale
-Plaies palpébrales
-Plaies du globe oculaire
-Glaucome post traumatique
Pathologie vasculaire
-Rétinopathie hypertensive
-Rétinopathie diabétique
Neuropathies
-Glaucome
-Autres neuropathies
Pathologie tumorale
-Sarcome de Kaposi palpébral
51
35
33
2
92
52
40
28
25
3
1
1
3,8
2,6
2,4
0,1
6,8
3,8
3,0
2,1
1,9
0,2
0,1
0,1
Tableau II : Distribution des pathologies oculaires en fonction de l’âge
20-30 ans 30-40 ans 40-50 ans 50-60 ans >60ans Total
Pathologie fonctionnelle
(n=509, sans presbytie)
18,7%
(95)
21,4%
(109)
42,8%
(218)
16,7%
(85)
0,4%
(2)
100%
Pathologie infectieuse/
inammatoire
(n=191)
24,6%
(47)
38,7%
(74)
32,5%
(62)
4,2%
(8) - 100%
Pathologie dégénérative
(n=142)
Pathologie traumatique
(n=121)
Pathologie vasculaire
(n=92)
Pathologie héréditaire
(n=28)
Pathologie tumorale
(n=1)
25,4%
(36)
25,6%
(31)
4,4%
(4)
10,7%
(3)
34,5%
(49)
34,7%
(42)
13%
(12)
28,6%
(8)
100%
(1)
32,4%
(46)
30,6%
(37)
32,6%
(30)
39,3%
(11)
7,7%
(11)
8,3%
(10)
39,1%
(36)
17,9%
(5)
-
0,8%
(1)
10,9%
(10)
3,5%
(1)
100%
100%
100%
100%
100%
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DISCUSSION
1-CARACTÉRISTIQUES
ÉPIDÉMIOLOGIQUES
Fréquentation du service
Les civils et les militaires sont examinés
dans les structures hospitalières militaires.
Cependant, les militaires sont plus souvent
fréquents à l’hôpital quand ils sont de retour
d’une opération militaire1,3. En absence de
situation conictuelle qui mobilise le per-
sonnel militaire, la fréquentation du service
retrouvée dans ce travail serait donc normal.
Sexe et Age
La prédominance des hommes est expli-
quée par la faible proportion de femmes
incorporées dans le métier des armes. Les
militaires les plus affectés par la maladie
oculaire sont situés entre la quatrième et
la cinquième décade c›est-à-dire après au
moins 20 années de service armé. L’âge d’in-
corporation se situe autour de la deuxième
décennie. Les conditions de vie au cours des
entraînements et manœuvres militaires sont
rudes et difciles. Ce qui expliquerait peut
être la prévalence de la maladie autour de
la quatrième décade pour ces personnels
encore en activité (gure I).
Corps et grade
L’armée de terre est proportionnellement
plus affectée dans notre travail. Il en est de
même pour les sous ofciers qui sont les
plus malades. Cette armée et ce groupe de
personnel ont dans l’ensemble, des effectifs
en nombre plus important que les autres.
2-CARACTÉRISTIQUES CLINIQUES
Sur le plan clinique, la fréquence des
signes d’appel est superposable aux données
de la littérature1,3-6.
Les pathologies traumatiques et vascu-
laires chroniques constituaient l’essentiel
des antécédents retrouvés. Ces terrains sont
d’importants facteurs de risque de cécité et
de malvoyance, souvent incompatible avec
le métier des armes. Le nombre d’antécé-
dents traumatiques serait justié par les
multiples incidents et accidents sportifs et
professionnels. Cependant, le conit fron-
talier avec le Nigeria et le grand banditisme
des coupeurs de route contre lequel seuls les
militaires étaient efcaces au niveau national
y a contribué. Quant aux antécédents de
pathologies vasculaires, ils seraient liés à la
prévalence de ces affections dans les milieux
militaires africains au sud du Sahara7,8.
Les vices de réfraction selon le tableau
I représentent plus de la moitié des patho-
logies retrouvées. Cette fréquence est cor-
roborée par les données de la littérature
sur les pathologies les plus rencontrées en
ophtalmologie4-6. Cependant, pour ce milieu
professionnel assez spécique, cette fré-
quence reste élevée. Bien que les moyens de
correction constitués de lunettes essentielle-
ment, portées dans notre environnement ne
soient pas une gêne véritable au cours d’un
exercice militaire.
Les infections et inammations consti-
tuaient un groupe de pathologies dont la
tête de série était la conjonctivite qui pouvait
être infectieuse, allergique, immunologique
ou post-traumatique4. Elles sont souvent
favorisées par une mauvaise hygiène envi-
ronnementale, une faible luminosité, les
antécédents du patient, les microtrauma-
tismes et la vie en communauté regroupée
fréquente dans le milieu militaire.
La fréquence de la pathologie dégéné-
rative augmente dans un environnement
d’exposition permanente aux rayons ultra
violet (UV) et en altitude9. Les militaires,
continuellement soumis à cette exposition
dans notre contexte très ensoleillé au nord
Cameroun, doivent donc être informés des
dernières avancées dans ce domaine an
d’améliorer la prévention de la pathologie qui
pourraient altérer leur potentiel visuel à long
terme. Le port des lunettes optiques anti UV
et photochromiques dans cette zone devrait
être obligatoire9. La pathologie dégénérative
était absente après 60 ans selon le tableau
II, parce que les seuls encore en activité à ces
âges sont des Ofciers généraux dont la prise
en charge est particulière dans notre milieu.
Les traumatismes oculaires sont plus
souvent rencontrés au cours d’exercices
militaires1. Ils sont peu fréquents selon le
tableau I, justiant le caractère hospitalier
de notre étude. La fréquence des contusions
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Prol des affections oculaires en milieu militaire au Cameroun ... 51
oculaires est proche des 3% retrouvés par
Tchabi et al au Bénin en 200910 dans une
enquête hospitalière. Mineurs, modérés ou
sévères, les traumatismes sont un facteur
de risque de cécité qui peut être prévenu
pendant les exercices ou le sport militaire
par le port d’un équipement adapté. Une
étude de prévalence dans une unité ayant
une importante capacité d’entraînement à
l’exemple du bataillon d’intervention rapide
apporterait un meilleur éclairage.
Les militaires du rang et les sous ofciers
qui constituent la force manuelle de toute
armée performante présentaient plus de
traumatismes à la différence des Ofciers
qui étant la force de réexion développaient
plus de pathologie cardio-vasculaire et leurs
complications. Les fréquences au tableau
I des rétinopathies dues à l’hypertension
artérielle et au diabète sont sufsantes pour
attirer l’attention de la hiérarchie militaire,
au regard des prévalences du diabète de type
2 trouvées par Nkondjock et al soit 10,4%7
et Abodo et al soit 6,8%8 dans les forces de
défense camerounaises et ivoiriennes res-
pectivement. L’acuité visuelle de ces malades
dépend de leur mode de vie mais surtout de
l’équilibre glycémique et tensionnel au long
cours. Le risque de cécité potentiel dans ce
groupe de malade trouve son explication
dans une étude sur la rétinopathie diabé-
tique menée par Koki et al, dans laquelle ils
observaient qu’un diabétique camerounais
sur 6 serait aveugle11. Devant ces données,
la hiérarchie militaire devra ordonner une
modication des habitudes alimentaires et
sportives de sa population7.
La neuropathie optique glaucomateuse
est une affection cécitante redoutable selon
l’OMS12, et sa recherche avant l’incorpora-
tion dans le métier des armes devrait être
systématique chez tout candidat. Notre fré-
quence est inférieure à celle rapportée par
Ellong et al dans une enquête hospitalière
réalisée au Cameroun en 2006 en milieu
civil13. Le tableau II montre que la jeunesse
âgée de moins de 30 ans, constituant la force
d’exercice et d’entraînement pendant les
manœuvres militaires n’est pas indemne de
cette neuropathie.
Si certaines affections oculaires infec-
tieuses, dégénératives, traumatiques, vas-
culaires et les neuropathies nécessitent
une approche de groupe par la hiérarchie
militaire, les autres entités retrouvées, sans
être négligeables, doivent faire l’objet d’une
attention individuelle.
CONCLUSION
Les affections oculaires en milieu mili-
taire sont multiples et variées. Cependant,
certaines seraient incompatibles par leur
complications, avec le métier des armes si
des mesures préventives ne sont pas prises
par la hiérarchie. C’est le cas des affections
dégénératives, des neuropathies, des trau-
matismes et de certaines rétinopathies (dia-
bétiques). La performance de nos forces de
défense en dépend.
Si les Ofciers sont une force de réexion,
les militaires du rang et les sous officiers
constituent la force manuelle de toute armée
performante. Par conséquent, ils doivent tous
être en bonne santé visuelle et de manière
permanente dès leur incorporation. Ainsi, il
est recommander à toute hiérarchie militaire
de dépister périodiquement les affections ocu-
laires potentiellement cécitantes, an d’éviter
une reconversion des malades parfois encore
jeunes.
Revue SOAO - N° 01 - 2015, pp. 46-52
G KOKI ET AL. 52
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comes dans une population de noirs camerou-
nais, Cahiers santé 2006; 16: 83-86.
... Les anomalies de la fonction visuelle étaient dominées par les amétropies elles représentaient l'affection oculaire la plus fréquemment retrouvée dans notre étude soit 21,67% et étaient plus fréquentes chez les hommes du rang avec une fréquence de14, 21%. Koki G et collaborateurs [1] ...
... En général peu d'étude dans le monde et en particulier au Mali sont connues sur les pathologies oculaires dont ils sont victime en situation opérationnelle ou non. Ailleurs en Afrique particulièrement au Cameroun une étude similaire avait été réalisée dans un centre militaire par KOKI G et collaborateurs[1] avec comme population d'étude, les militaires en service, avait trouvé une prédominance des amétropies avec une fréquence de 37,4%. Ces résultats sont comparables avec celui de notre étude qui trouvait également une prédominance des amétropies avec une fréquence de 21,67%. ...
Article
Introduction : L'état de santé des militaires est une préoccupation constante pour mener à bien leur mission régalienne. L'état de santé visuel occupe une place importante, puisqu'ils peuvent être victime d'atteintes visuelles en situation opérationnelle ou non. Certaines affections oculaires par leurs complications peuvent être responsables d'une diminution de la capacité opérationnelle des militaires. En général peu d'étude dans le monde et en particulier au Mali sont connues sur les pathologies oculaires dont ils sont victime en situation opérationnelle ou non. Le but de notre étude était de déterminer les affections oculaires chez les militaires de Kati afin d'assurer leur prise en charge adéquate et une amélioration de leur capacité opérationnelle. Matériel et méthode : Notre étude transversale et prospective s'est déroulée entre janvier 2016 et septembre 2017 au centre de santé de référence de Kati/Mali. La population d'étude était tous les militaires en service à Kati consultés au niveau du service d'ophtalmologie du centre de santé de référence de Kati/Mali entre janvier 2016 et septembre 2017. L'échantillonnage avait été non aléatoire et exhaustif et la taille de l'échantillon était de 203 participants. Etaient inclus les militaires ayant bénéficié d'une consultation ophtalmologique complète et qui acceptaient de faire partir de l'étude. L'examen ophtalmologique clinique complet et la collecte des données ont été effectué par un médecin ophtalmologiste. Les données collectées reposaient sur l'interrogatoire, l'examen de la fonction visuelle par la mesure de l'acuité visuelle de loin sur l'échelle de Monnoyer et l'acuité visuelle de près sur l'échelle de Parinaud, la prise de la pression intraoculaire au tonomètre à l'aplanation, l'examen des annexes et du segment antérieur de l'œil à la lampe à fente ainsi que l'examen du segment postérieur de l'œil par la lentille de Volk 90. Les matériels utilisés sont : une colonne de refractomètre, l'échelle de Monnoyer, l'échelle de Parinaud, une boite de verres d'essais, un réfractomètre automatique, un biomicroscope, une lentille de Volk 90. Les données étaient recueils dans une fiche d'enquête qui comportait des questionnaires testées au préalable. La saisie et l'analyse des données a été faite par le logiciel SPSS version 21. Les variables analysés étaient l'âge le sexe, le grade, le corps d'appartenance, l'acuité visuelle, la pression intraoculaire, les atteintes des annexes, les atteintes du segment antérieur de l'œil et les atteintes du segment postérieur. Le teste utilisé est le x2 de Pearson avec une marge d'erreur de 5%. Le consentement libre et éclairé de tous les participants avait été également obtenu. Résultats : au total 203 participants ayant donnée leur consentement ont été examinés au cours de l'étude. L'âge moyen de nos patients est 39,5% (extrême de 19 à 60 ans). Le sexe ratio était de 8 hommes / 1 femme. Les hommes du rang étaient les plus représentés soit 55% suivies des sous officiers 41%. L'armée de terre était plus représentée soit 91%. L'acuité visuelle moyenne était de 5/10 (extrême de pas de perception lumineuse à 10/10). et la pression intraoculaire moyenne était de 15 millimètres de mercure (extrême de 10 à 20 millimètres de mercure). Au total 194 atteintes oculaires ont été identifiées. Les amétropies représentaient la principale pathologie soit 21,67%. La principale affection annexielle était le ptérygion, tandis que les atteintes du segment antérieur et du segment postérieur étaient principalement la cataracte et le glaucome soit respectivement 16,74% et 9,85%. Conclusion : les affections oculaires sont nombreuses et multiformes chez les militaires de Kati. Leur identification dans cette étude permet d'assurer leur prévention, leur prise en charge et la réduction de leurs complications. Ils contribueront ainsi à l'amélioration de la capacité opérationnelle dans l'armée.
... This difference could be related to the fact that Weichel's study was carried out on American soldiers sent on the liberation mission in Iraq and that they were mostly young. However, Koki G et al., [9] in 2015 in Cameroon had found slightly higher values with an average age of 40.6 ± 9.6 years with extremes of 21 and 70 years. ...
... They are similar to those of Eze BI et al., [4] who found 87.8% male and 12.2% female, and Vignal R et al., [7] who found 89.29% male and 10.71% female. Koki G et al., [9] had found a male predominance with a slightly lower prevalence than that found in this study, 76.5%. These results could be explained by the fact that in the army, there are more men than women. ...
... Koki [11] reported a cataract prevalence of 3.4% among still professionally active military and police officers. Age is an important factor in the occurrence of ocular diseases. ...
Article
To report the visual and anatomic outcomes as well as to predict the visual prognosis of combat ocular trauma (COT) during Operations Iraqi and Enduring Freedom. Retrospective, noncomparative, interventional, consecutive case series. Five hundred twenty-three consecutive globe or adnexal combat injuries, or both, sustained by 387 United States soldiers treated at Walter Reed Army Medical Center between March 2003 and October 2006. Two hundred one ocular trauma variables were collected on each injured soldier. Best-corrected visual acuity (BCVA) was categorized using the ocular trauma score (OTS) grading system and was analyzed by comparing initial and 6-month postinjury BCVA. Best-corrected visual acuity, OTS, and globe, oculoplastic, neuro-ophthalmic, and associated nonocular injuries. The median age was 25+/-7 years (range, 18-57 years), with the median baseline OTS of 70+/-25 (range, 12-100). The types of COT included closed-globe (n = 234; zone 1+2, n = 103; zone 3, n = 131), open-globe (n = 198; intraocular foreign body, n = 86; perforating, n = 61; penetrating, n = 32; and rupture, n = 19), oculoplastic (n = 324), and neuro-ophthalmic (n = 135) injuries. Globe trauma was present in 432 eyes, with 253 eyes used for visual acuity analysis. Comparing initial versus 6-month BCVA, 42% of eyes achieved a BCVA of 20/40 or better, whereas 32% of eyes had a BCVA of no light perception. Closed-globe injuries accounted for 65% of BCVA of 20/40 or better, whereas 75% of open-globe injuries had a BCVA of 20/200 or worse. The ocular injuries with the worst visual outcomes included choroidal hemorrhage, globe perforation or rupture, retinal detachment, submacular hemorrhage, and traumatic optic neuropathy. Additionally, COT that combined globe injury with oculoplastic or neuro-ophthalmologic injury resulted in the highest risk of final BCVA worse than 20/200 (odds ratio, 11.8; 95% confidence interval, 4.0-34.7; P<0.0005). Nonocular injuries occurred in 85% of cases and included traumatic brain injury (66%) and facial injury (58%). Extremity injuries were 44% (170 of 387 soldiers). Amputation is a subset of extremity injury with 12% (46 of 387) having sustained a severe extremity injury causing amputation. Combat ocular trauma has high rates of nonocular injuries with better visual outcomes in closed-globe compared with open-globe trauma. The OTS is a valid classification scheme for COT and correlates the severity of injury with the final visual acuity and prognosis. Globe combined with oculoplastic or neuroophthalmologic injuries have the worst visual prognosis. The author(s) have no proprietary or commercial interest in any materials discussed in this article.
Article
To determine the incidence of hospitalized ocular injury in the United States Army and evaluate specific types and external causes of these injuries. A US Army database that captured all hospital discharge records for Army personnel admitted to military and civilian hospitals was used to determine incident episodes of ocular injury requiring hospitalization from 1985 through 1994. Denominator data were available from the US Army. The average annual incidence of hospitalization for a principal or secondary diagnosis of ocular trauma (total hospitalized ocular injury) was 77.1 per 100,000 persons (95% confidence interval, 75.1-79.2). There was a 38% decline in the rate of total hospitalized ocular injury during this 10-year period. Men had twice the rates of women over all age groups. The highest rate occurred in the 17- to 19-year age group, with rates of 220.7 and 123.4 per 100,000 in men and women, respectively. Whites had a higher rate than blacks and nonwhites-nonblacks. Almost a third of the injuries were contusions of the eye and adnexa. Among men, the leading causes were machinery or tools (21%), fights (18%), transport accidents (18%), and sports and training (11%). Only 7% were related to weaponry or war, and of these, 90% were from nonbattle activities. The type and cause of injury suggest that preventive measures may be effective in decreasing the incidence of ocular trauma requiring hospitalization in US Army personnel.
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Eye disease constitutes an incapacitating condition with significant socioeconomic consequences. Regional differences occur in the pattern of presentation, which influence preventive strategies in order to achieve the goals of Vision 2020 global initiative. The purpose of the study is to determine the prevalence and causes of eye disease in Wesley Guild Hospital, Ilesa in order to provide a database for the planning of primary eye care delivery system. Medical records of new consecutive patients presenting in the eye clinic of Wesley Guild Hospital, Ilesa over a 5-year period (January 2000 - December 2004) were studied. The prevalence of eye disease was 2.3%. A total of 1717 patients had eye disorders. The mean age was 52.0 years +/- 2.4 s.d, with a female preponderance (Male: Female ratio 1:1.2). The leading diagnoses were cataract (26.0%), refractive error (18.5%), allergic conjunctivitis (12.4%) and glaucoma (10.9%). High volume cataract surgery, health education, early diagnosis and prompt management while incorporating, primary eye care within the comprehensive health care system could reduce the impact of the preventable causes of blindness.
Profil des affections oculaires en milieu hospitalier au Congo
  • G G Kaya
  • F H Mayanda
  • M Mbadinga
  • M Kimangou
  • D I Iyaba
  • C Makita
Kaya GG, Mayanda F H, Mbadinga M, Kimangou M, Iyaba DI, Makita C. Profil des affections oculaires en milieu hospitalier au Congo. Méd. Af. Noire 1995 ; 42 (5) : 256-9.
Importance du handicap visuel dans une population de consultants en ophtalmologie : à propos de 828 cas à l'Institut d'Ophtalmologie Tropicale de l'Afrique de Bamako
  • J Traoré
  • P Boite
  • E A Omgbwa
  • Z G Momo
  • D Perez
Traoré J, Boite P, Omgbwa EA, Momo Z G, Perez D. Importance du handicap visuel dans une population de consultants en ophtalmologie : à propos de 828 cas à l'Institut d'Ophtalmologie Tropicale de l'Afrique de Bamako. Med Trop 2006; 66 : 477-480.
Prévalence of type 2 diabetes and associated risk factors in the Cameroon defence forces. 20 th world diabetes congress
  • A Nkondjock
  • Be Bizome
  • Njm Atah
  • A Mbida
  • Jm Ekoe
Nkondjock A, Bizome BE, Atah NJM, Mbida A, Ekoe JM. Prévalence of type 2 diabetes and associated risk factors in the Cameroon defence forces. 20 th world diabetes congress, October, 18-22, Montréal, Canada.
Prévalence et caractéristiques épidémio-cliniques du diabète sucré dans une population des forces de défense Ivoirienne
  • J Abodo
  • K Yéboué
  • F Kouassi
  • N Yao
  • A Dri
  • P Koffidago
  • A Nibaud
  • A Lokossué
  • G Thiaou
Abodo J, Yéboué K, Kouassi F, Yao N'dri A, KoffiDago P, Nibaud A, Lokossué A, Thiaou G. Prévalence et caractéristiques épidémio-cliniques du diabète sucré dans une population des forces de défense Ivoirienne. Rev Int Services San Forces Armées 2013 ; 86 (2) : 51-6.
Intérêt d'une protection oculaire optimisée pour les troupes exposées au soleil et à l'altitude
  • H El Chehab
  • E Agard
  • G Ract-Madoux
  • C Dot
El Chehab H, Agard E, Ract-Madoux G, Dot C. Intérêt d'une protection oculaire optimisée pour les troupes exposées au soleil et à l'altitude. Rev Int Services San Forces Armées 2013 ; 86 (2) : 32-9.
Les contusions oculaires au centre national hospitalier universitaire de Cotonou, Bénin. À propos de 654 cas
  • S Tchabi
  • I Sounouvou
  • L Yehouessi
  • F Facounde
  • C Doutetien
Tchabi S, Sounouvou I, Yehouessi L, Facounde F, Doutetien C. Les contusions oculaires au centre national hospitalier universitaire de Cotonou, Bénin. À propos de 654 cas. J Fr Ophtalmol 2010; 33(7): 450-454.
Rétinopathie diabétique du noir africain : étude angiographique
  • G Koki
  • A L Bella
  • E A Omgbwa
  • E Epée
  • E Songwi
  • K Kouanang
Koki G, Bella A L, Omgbwa EA, Epée E, Songwi E, Kouanang K A et al. Rétinopathie diabétique du noir africain : étude angiographique. Cahier Santé 2010; 20 (3): 127-132.