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La diaspora burkinabé en Côte d'Ivoire: trajectoire historique, recomposition des dynamiques migratoires et rapport avec le pays d'origine

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Abstract

La crise ivoirienne actuelle, consecutive a la rebellion armee, a permis de rappeler la complexite des relations qui existent entre la Cote d’Ivoire et le Burkina Faso. L’importance numerique de la diaspora burkinabe et le traitement qui lui a ete reserve tout au long de la crise en sont quelques illustrations. L’objectif de ce texte est de montrer le processus d’implantation de cette diaspora, les rapports qu’elle entretient avec le pays d’origine mais aussi l’impact que cette crise peut avoir de structurant dans ces relations.

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... After some time, they settle down and start running their own plantations. Burkinabés have been living in Côte d'Ivoire since the colonial period and many families have been here for more than one generation (Zongo, 2003). advance. ...
... The flight of Burkinabés by bus to Burkina Faso reached a dramatically high level in March and April 2003 (International Crisis Group, 2003). 9 Returning to Burkina Faso was already an existing trend and can be traced back to the mid-1990s (Zongo, 2003). The main cause of this reverse migratory flow relates to a growing uncertainty with regard to land transfers due to the increasing contestation of existing arrangements. ...
... The colonial administration openly encouraged the migration of Malinké, Sénoufo and Baoulé to the western woodlands. The autochthonous Bété, in particular, 11 The 18 (Zongo, 2003). Houphouët-Boigny's well-known statement 'la terre appartient à ceux qui la cultivent' (the land belongs to those who put it to use) had value of law and explicitly implied that foreigners and autochthones had similar land rights, provided they were growing crops on Ivoirian soil. ...
Thesis
The recent conflict in Côte d'Ivoire has led to the militarization of many young civilians on both belligerent sides, especially in the west of the country. What is of particular interest is that many of these youths have assumed a function of "commuting" conscripts, alternating periods of semi-military work, where they had to report to some kind of warlike hierarchy, with periods at home where they were back to a quasi daily routine. This became particularly characteristic as the Ivoirian war evolved into a situation of "no peace, no war" with sporadic violence still occurring, but only at certain periods and within specific settings. This book is an in-depth examination of the different processes that led to their militarization and demilitarization, in a context where borders between the military, civilian, and humanitarian arenas have never been strict, and have varied according to conflict phases, individuals social networks and extent of locality of the recruitment.
... Cependant, l'évolution du contexte d'accueil des migrants Burkinabè en Côte d'Ivoire a modifié les conditions de la circulation entre les deux pays depuis la fin des années 1970 (Blion, 1995 ;Zongo, 2003). Sur le plan économique, la contraction du marché de l'emploi, du côté des villes, et la libéralisation du marché des matières premières associée à l'épuisement des ressources foncières, du côté des campagnes, ont rendu l'économie ivoirienne moins attractive. ...
... Ainsi décrite, la circulation entre les deux pays laissait a priori peu de place à l'installation durable des Burkinabè en Côte d'Ivoire. Bien qu'aucune source ne permet d'établir sérieusement la proportion des migrants burkinabè installés en Côte d'Ivoire par rapport à ceux qui ont effectué un retour, plusieurs auteurs s'entendent cependant pour souligner que, après l'indépendance, de plus en plus d'individus se sont durablement installés en Côte d'Ivoire 2 (Blion, 1995 ;Cordell et al., 1996 ;Zongo, 2003). Les retours au pays sont toutefois restés nombreux, mais ils semblent obéir à de nouvelles logiques. ...
... Le village d'origine en particulier apparaît de moins en moins comme une destination obligée; Blion (1995) évoque ainsi le "redéploiement géographique" des migrants de retour. Ainsi, le sud-ouest du pays est souvent cité comme une région attractive pour les Burkinabè de Côte d'Ivoire qui souhaitent développer des cultures commerciales (Zongo, 2003), de même que les vallées libérées de l'onchocercose (Quesnel, 1999) ; Ouagadougou et Bobo-Dioulasso enfin, les deux grandes villes du pays, attireraient aussi de plus en plus les Burkinabè venant de Côte d'Ivoire, et en particulier ceux qui ont longtemps demeuré dans ce pays ou qui y sont nés (Zongo, 2003). ...
... Nombre des enfants d'émigrés, nés en Côte d'Ivoire, « migrent [pour la première fois] vers un pays dans lequel ils n'ont jamais vécu, et auquel ils sont (…) affiliés par l'ethnicité, l'identité, l'ascendance » (Michalon, 2003, p. 3). Cet attachement au Burkina Faso est renforcé par le fait qu'en Côte d'Ivoire les Burkinabè, indépendamment de leurs lieux de naissance, sont considérés comme des étrangers même quand ils arrivent à s'y faire naturaliser (Bredeloup, 2003 ;Zongo, 2003 ;Néya, 2016). 6 Dans un premier temps, cet article présente le contexte de la collecte des données que nous avons mobilisées pour analyser ensuite les motifs de la migration de retour des femmes burkinabè en provenance de Côte d'Ivoire et du choix des destinations de résidence au Burkina Faso. ...
... Il identifie la place marchande de la gare ferroviaire de Ouagadougou, caractérisée par la commercialisation des produits de consommation ivoirienne, comme un espace que les migrantes de retour fréquentent à des fins commerciales dans leur stratégie d'insertion socio-économique dans la ville. d'Ivoire à cause de leur statut d'étranger (Batenga, 2003 ;Zongo, 2003 ;Lanoue et Boyer, 2009 ;Néya, 2016 37 Comme le montre la trajectoire de Yaba, en situation de couple, le degré d'autonomisation de la femme migrante mariée se lit à travers son implication dans la prise en charge des enfants. ...
... Les changements socio-économiques et les inégalités en termes d'opportunités (accès à la terre et à l'emploi, développement d'activités économiques, accès aux infrastructures socio-éducatives) orientent ces migrantes dans le choix de leur destination à l'intérieur du Burkina Faso, selon qu'elles pratiquent une migration familiale ou autonome. Quand crise il y a en Côte d'Ivoire, les femmes et leurs enfants retournent d'abord 20 La littérature consacrée au rôle des crises ivoiriennes sur les migrations de retour vers le pays d'origine, qu'il s'agisse des rapatriés ou des migrants retournés dans la précipitation par leurs propres moyens suite au déclenchement de la guerre le 19 septembre 2002, est abondante(Zongo, 2003 ;Bredeloup, 2003Bredeloup, , 2009Zongo et al., 2010). L'instabilité sociopolitique et militaire en Côte d'Ivoire et ses conséquences économiques ont renforcé les migrations de retour pendant l'une des périodes les plus sombres de l'histoire politique de la Côte d'Ivoire, entre 1999(Losch et al., 2000Bredeloup, 2003 ;Zongo, 2003 ;Zongo et al., 2010). ...
Article
The mobility spaces of burkinabe women migrants between Burkina Faso and Côte d’Ivoire are not confined to their family’s place of residence. This paper, based on data collected in Burkina Faso and Côte d’Ivoire, investigates the relationship to spatial mobility of Burkinabe women returning from Côte d’Ivoire to their country of origin, Burkina Faso. It argues that the return to Burkina Faso of Burkinabe women coming from Côte d’Ivoire cannot be explained solely as a family strategy. They practice multiple forms of mobility, which are driven by precarious life situations but also by the desire and need for material and financial autonomy.
... Because of the razing of their homes and the destruction of their goods, many immigrants, including vegetable producers, returned to their homelands. Six months after the beginning of the civil war, 158,114 Burkinabe had gone home (see Banégas & Otayek 2003;Zongo 2003). 4 The exodus of the main group of vegetable producers led to a new dynamic on the periphery of Abidjan. ...
... They were able to remain in Abidjan by moving within the city, leaving for example, Marcory "Sans fils" to go to Port-Bouet and/or M'Pouto. Many of those who left the country had no strong ties to their homelands (Zongo 2003), and many (e.g., more than 336,000 Burkinabe) returned to Côte d'Ivoire after the signing of a cease-fire on July 4, 2004(IRIN 2004. On the site of Marcory-ATCI, seventy out of one hundred producers who had left the country came back. ...
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This article examines the effects of the post-2002 sociopolitical crisis in Abidjan, Côte d'Ivoire, on urban and peri-urban agriculture. Based on the case study of Abidjan, it argues for a conceptualization of sustainability that includes social as well as environmental dimensions and focuses on coping strategies of producers and merchants. In Abidjan, these strategies included internal migration within the city and its periphery, the use of organic fertilizers, and changes in market structure. The study illustrates how such strategies allowed producers to continue to supply produce to the market, despite the difficulties of war.
... Certes, des consignes avaient été données incitant les populations fuyant le territoire ivoirien à s'installer dans un premier temps dans leurs zones d'origine de manière à faire jouer les solidarités familiales. Mais surtout, les migrants se sont appuyés sur des intermédiaires, lesquels ont négocié et préparé leur installation auprès des autorités préfectorales et coutumières dans des régions dont le sol était moins exploité que leurs villages d'origine (ZONGO, 2003). ...
... Nouvellement en vigueur, la monétarisation de la transaction est aussi sujette à moult interprétations selon qu'on cède ou qu'on acquiert un terrain. Assurément, l'achat d'un terrain ne débouche pas mécaniquement sur une sécurisation foncière des nouveaux producteurs même après formalisation écrite de la transaction (ZONGO, 2003). La « guerre de la terre » qui avait débuté en Côte d'Ivoire risque de se poursuivre de l'autre côté de la frontière si l'État n'est pas en mesure de produire des textes prenant en compte ces changements, ni les faire appliquer. ...
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Depuis le milieu des années 1990, alors que le deuxième président de la République – Henri Konan Bédié – a développé le concept d'ivoirité, introduisant des distinctions ethniques et religieuses entre citoyens ivoiriens, la Côte d'Ivoire est passée sous hautes turbulences identitaires. En novembre 1998, une réforme de la propriété foncière est instaurée avec l'appui de tous les partis poli-tiques, stipulant que les terres non enregistrées par l'État ne peu-vent plus être vendues à des ressortissants étrangers. Sa mise en application opère comme une véritable bombe à retardement. En novembre 1999, à Tabou situé à 400 km d'Abidjan, un différend opposant un planteur autochtone à un ressortissant burkinabé dégénère en une véritable traque des Burkinabé et provoque le départ précipité de plus d'une dizaine de milliers de personnes vers leur pays d'origine 1. Redouté de longue date, cet événement, qui constitue un traumatisme majeur pour les Burkinabé de Côte Chapitre 7 « Rapatriés » burkinabé de Côte d'Ivoire Réinstallations au pays et nouveaux projets migratoires Sylvie BREDELOUP 1 75 à 80 % de femmes et d'enfants (source Conasur-Comité national de secours d'urgence et de réhabilitation). Cf. également M. ZONGO, 2003.
... This article aims at informing the proper understanding of the roots of the current political upheavals that have beset the country since 24 December, 1999 when Côte d'Ivoire lost its political virginity consequent on the democratic reversal conditioned by the military takeover 3 . While a great deal of literature has explored different aspects of the crisis (Akindès 1996(Akindès , 2000(Akindès , 2001(Akindès , 2003a(Akindès , b, 2004Campbell 2002, andChappell 1989;Contamin and Memel-Foté 1997;Coulibaly 2000;Curdiphe 2000;Dozon 2000;Serhan 2002;Vidal 2002;Zongo 2003;Kodjo 1996;Banegas and Losch 2002;Badmus 2004a, b, passim 2005) 4 , the point of departure of this paper is to focus on the ethnic dimensions of the civil conflict. Why focusing on ethnicity?. ...
... 4. On the impacts of ethnicity in other societies, literature is legion: see Gurr Ted, Harff B. (1994);Horowitz D (1985); Novak M. (1971); Young Crawford (1983); Wimmer Andreas (1997) It is in line with Amuwo's position that Marie-Lucy Dumas (1990Dumas ( /1991 noted that France was merely extending the political conditionality of aid proposed to Eastern Europe to Africa, while also assuring the black continent that aid to the East will not be at its expense and debt reduction will not stop. (Cited in Amuwo, 1993 Mahamadou (2003). 11. ...
Article
This article analyses the current civil conflict in the once oasis of peace and haven of political stability within the West African sub-region, Côte d'Ivoire, and specifically looks at the ethnic dimensions of the war. It commences with the discussions of the historical and other backgrounds to the current political cataclysm by scrutinising the ethnic composition of the country within the context of the migratory waves of the pre- and post- independence period. This is followed by the analysis of the impacts of ethnicity on the management of ethnic pluralism especially during the First Republic and the birth of the xenophobic ideology of Ivoirité as antecedent to the current socio-political upheaval. Finally, the article recommends and argues strongly that since ethnicity is at the root of the Ivorian civil conflict, de-ethnicisation of politics will serve as appropriate therapy for a conflict-free Cote d'Ivoire where Ivorian, irrespective of his/her ethnic and religious backgrounds, will be seen and regarded as genuine and bonafide citizen of the country.
... Leurs descendants, le plus souvent, ne connaissaient pas d'autres pays que la Côte d'Ivoire. Ceux-ci n'ont pour la plupart aucun lien privilégié avec le pays d'origine de leurs parents (Zongo, 2003). Le droit de vote, qui constitue un droit souverain des peuples, devait donc renforcer le sentiment d'appartenance de ces immigrés à la nation ivoirienne. ...
... Dans cet espace devenu le leur, ils ont bâti fortune, ont fondé des familles, y ont leurs enfants et tous leurs biens. Leurs enfants n'ont plus aucun lien avec la patrie d'origine de leurs parents (Zongo, 2003). De plus, si l'on se fonde sur l'approche définitionnelle de la nationalité chez Gellner (1983), le partage de la même culture comprise comme système de pensée, de comportement, de communication acquise dans un processus de maturation, est un élément fondateur de l'incrustation du sentiment d'appartenance à une nation. ...
... En fait, nombre de ces populations se sont installées depuis plusieurs décennies en Côte d'Ivoire et participent au développement de ce pays. Leurs descendants n'ont le plus souvent pas d'autres pays que la Côte d'Ivoire, car ils n'ont, pour la plupart, aucun lien avec le pays d'origine de leurs parents (Zongo, 2003). L'octroi du droit de vote, qui est un droit souverain des peuples, visait donc à renforcer chez ces immigrés le sentiment d'appartenance à la nation ivoirienne. ...
... À l'instar de certaines sociétés ouest-africaines (Jacob, 2003 ;Arnaldi di Balme, 2005), les terrains étaient parfois alloués pour une durée indéterminée sur base d'un « contrat moral » aux contours flous (Babo et Droz, 2006) dans le cadre de la théorie de la frontière de Kopytoff (1987), fondée sur l'appel à l'étranger. La boucle du cacao s'étant résolument déplacée du centre et de l'est vers l'ouest et le sud-ouest, la région de Tabou est devenue un nouveau front pionnier au début des années 1970 pour les centaines de milliers de producteurs venus de toutes les régions de Côte d'Ivoire et de presque tous les pays de l'Afrique de l'Ouest (N' Guessan-Zoukou, 1982 ;Ouédraogo, 2002 ;Zongo, 2003 ;Léonard et Vimard, 2005). ...
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En Côte d'Ivoire, les conflits fonciers – comme celui de Tabou – apparaissent comme les pro-longements de la gestion par l'État des cliva-ges intercommunautaires autour de la terre. L'instrumentalisation de ce type de conflit, dans un environnement politique « exclusionnis-te » – fondé sur l'idéologie de « l'ivoirité » – et dans un contexte de crise économique et sociale, a plongé le pays dans la guerre en 2002. Depuis le début des années 1990, la Côte d'Ivoire connaît une détérioration de sa situation économique, politique et sociale. Dans le milieu rural, celle-ci est marquée, entre autres, par des cli-vages entre communautés à propos de la terre. Dans les régions de l'ouest et du sud-ouest, de nombreux conflits fonciers ont ainsi écla-té, d'abord entre nationaux, ensuite entre ces derniers et les étran-gers. C'est dans ce contexte qu'éclatent des affrontements dans la tribu Hompo à Tabou (sud-ouest) qui ont opposé les Kroumen aux Dagari et aux Lobi burkinabè en 1999. Lors de ce conflit, les autochtones, comme dans les conflits de même nature, ont développé des logiques de reconquête des ter-res (Akindès et Béligné, 1998 ; Chauveau et Bobo, 2003). Celles-ci s'inscrivaient dans la politique publique qui, à travers la loi relative au domaine foncier rural de 1998, avait établi un lien étroit entre 1. Socio-économiste, professeur-chercheur au département d'anthropologie et de socio-logie de l'Université de Bouaké, Abidjan (Côte d'Ivoire), membre du Conseil pour le déve-loppement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA).
... Aussi, depuis le déclenchement de la rébellion en septembre 2002 en Côte d'Ivoire, les ressortissants étrangers et particulièrement les Burkinabés, font l'objet de multiples exactions. Pour le seul mois d'avril, environ 200 000 Burkinabés auraient été chassés du pays 11 (Zongo, 2003). ...
... En effet, une certaine tendance vers le retour des populations installées à l'étranger se profile, due notamment à un nouveau contexte politique et économique au Burkina Faso en raison de l'instauration de la révolution socialiste de même qu'aux effets de plus en plus prononcés de la crise économique qui sévit en Côte d'Ivoire (Ouedraogo, 1993). 11 Ces chiffres, avancés par le ministre de l'Action sociale du Burkina, demeurent très approximatifs notamment en raison des modalités de retour des réfugiés qui échappent au contrôle aux frontières (Zongo, 2003). 14 Environ 300 dollars US de l'époque -avant la dévaluation. ...
... There is not one corner of Batié where you don't see a Fulbe or a Mossi, you know (interview Ollo Da, 23.11.2007). 1 In November 2007, when I carried out the above quoted interview with a subsistence farmer in the town of Batié in south-western Burkina Faso, the mass arrival of half a million Burkinabe displaced from Côte d'Ivoire was already five years ago. 2 The displaced had settled in large numbers in the agriculturally most favourable southern parts of the country (cf. Zongo 2003;Ouédraogo et al. 2003). This in turn increased competition over access to land in these parts, and created conflicts between local authorities involved in the distribution of land (locally called chefs de terre ("masters of the earth")), representatives of state institutions trying to steer local development according to national development policies, and the newly arrived migrants. ...
... the same time, the government led a huge campaign inducing young people in the major cities of Côte d'Ivoire to return to the countryside and get back to farming, because jobs in the public administration and civil service were becoming rare. 5 Ivoirité provided sufficient arguments to reclaim plots of land from immigrants (Dozon 1997;Zongo 2003;Geschiere 2009:98ff ). One particularly large clash took place in Tabou where more than 15,000 immigrants were chased from their homes and 60 people killed (Zongo 2006). ...
Article
This case study analyzes how the government of Burkina Faso tried to rhetorically and practically integrate migrants who returned to the country in the wake of the Ivorian civil war in 2002. Their experience of migration and displacement has shaped these migrants' political subjectivity but not led to the creation of a separate group identity. In Burkina Faso, however, these so-called rapatriés were seen as a homogeneous group and either treated as needy victims of persecution, or, following the current international discourse on migration and development, as particularly enterprising individuals. In describing different political subjectivities amongst the displaced in their interaction with local authorities in the town of Batié in combination with efforts of the administration to implement particular development goals, the article also reflects on Geschiere's argument, that decentralization and the resulting decline in state power fuels autochthony claims. In the Burkinabe case it is not the absence of the state, but rather its entanglement with local actors that heightens ethnic tensions.
... Researchers like Jean-Pierre Chauveau, Catherine Boone, and Mamadou Zongo underscore how the multiplication of deadly land conflicts in rural areas revealed the ethnic facet of the economic crisis at the end of the 1980s. 68 Le Vine has written a compelling analysis of how the charisma of the state's fatherfounder and his use of the political dimensions of ethnicity played a crucial role in public policymaking in the postcolonial period. 69 Eventually, the perversion of Houphouët-Boigny's governance into a personalistic, materialistic, and authoritarian regime turned political institutions and their policies into ethnicity-based instruments for the domination of one ethnic group. ...
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The postcolonial history of Ivory Coast (Côte d’Ivoire) is marked by a continuum of policy-making inherited from the colonial administration, which contributed to the state’s stability and relative economic success in the 1970s in West Africa. However, government policy fluctuated in accordance with economic crises, demands for democracy, and ethnic division. Although laws aimed at normative governance, ethnic-based policy-making has been expanded to post-independence because political power in Ivorian society is still determined by ethnic loyalty. Economic distress intertwined with political ethnicity has persistently led to turmoil, from coups d’état to rebellion and civil war—in sharp contrast with the country’s earlier apparent stability, for thirty years after Independence.
... par conséquent, aménager ou entretenir un espace de solidarité susceptible d'amortir le choc d'un éventuel retour demeure une préoccupation essentielle pour le migrant qui met un point d'honneur à fréquenter la mosquée dont il a soutenu la construction lors des séjours au village. L'investissement dans un projet collectif, comme la construction d'une mosquée, demeure un investissement dans les relations sociales par rapport auquel la réussite de la migration est évaluée, comme le montre Zongo en analysant les rapports des migrants burkinabè en côte d'ivoire avec leur pays d'origine (Zongo 2003). pour les migrants, réussir à maintenir un réseau social ou familial dense leur facilitera la réinsertion une fois de retour dans le pays d'origine (de vreyer et al. 2010), ce qui engendre un certain « transnationalisme » (capone 2010) chez ces derniers. ...
... Establishing in the host society thus rarely means abandoning any relations and identifications with communities back home (see also Zongo 2003). While simultaneously adapting to the new circumstances, we often find a reaffirmation, even reconstruction of these ties in the new contexts. ...
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The book is meant to shed new light on migratory processes pertinent to Sub-Saharan Africa. It starts out from the position that contemporary migratory movements can only be assessed by employing an appropriate theoretical framework which helps with conceptualising both localised strategies of migrants, i.e. their modes of adaptation, economic and social integration into host societies and the way they maintain relationships back home, across places and nations, i.e. translocal aspects of their mobility in terms of networking, communication or economic as well as cultural transfers. It this respect, the book contributes to the current debate on processes and effects of worldwide mobility, addressing causes and effects and the various aspects of a “culture of migration” relevant for the African continent. Additionally, the book tries to go beyond the usual structural discussions and reflections on mobility and migration by looking at actual migrant practices, their social creativity, the employment of flexible responses to often restrictive governmental policies. Finally, the volume also discusses the often neglected issue of (involuntary) immobility, as well as the significance of borders, in both limiting mobility and in creating new “borderline” strategies, to employ a notion by Ines Kohl with regard to migrants’ transnational strategies. The book addresses a wide readership in Human Sciences; especially from African Studies, Anthropology, Sociology, Geography, and Political Sciences.
... Ces réaménagements démographiques s'opèrent dans un contexte sous régional en pleine mutation sociopolitique. En Côte d'Ivoire, jusqu'alors principale destination internationale des migrations burkinabé, la place des étrangers est remise en cause (6) , d'où l'esquisse d'une migration de retour (7) . Ainsi vers la fin des années quatre-vingt-dix, les flux de départ de la vieille zone cotonnière, ainsi que ceux en provenance de la Côte d'Ivoire, convergent vers de nouveaux fronts pionniers à l'intérieur du Burkina Faso (Comoé, Poni, etc.). ...
Article
La crise en Cote d’Ivoire au tournant des annees quatre-vingt-dix a entraine un retour massif des Burkinabe situes dans la zone rebelle. La commune frontaliere de Niangoloko (Burkina Faso), deja marquee par les migrations internes en provenance de l’ancienne zone cotonniere du Burkina, a du accueillir ces nouvelles populations. Le developpement de l’economie beneficie de cet essor demographique. Resultat : de nouveaux equipements, des marches ruraux dynamiques, mais une contrebande florissante. Qu’en est-il des mecanismes de regulation de la vie entre communautes ?
... Aujourd'hui en Afrique de l'Ouest, un ensemble géographique qui servirait de soubassement au développement de liens et de flux entre places « migrantes » peut émerger à la suite des circulations de populations et de biens 3 . L'afflux dans leur pays d'origine de rapatriés maliens et burkinabés de Côte d'Ivoire peut être vue comme le signe d'une plus grande intégration régionale, d'échanges commerciaux plus denses au sein des diasporas maliennes et burkinabé (Zongo : 2003), par le biais notamment de systèmes de transport internationaux de plus en plus performants. De même, la présence de migrants ouest-africains en Mauritanie 4 génère des circulations de personnes et de biens entre ce pays, le Sénégal et le Mali. ...
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Évolution des transports et mobilités africaines sont liés. Les flux migratoires d'Africains de l'Ouest prennent en Afrique des formes variées et bénéficient de l'amélioration des systèmes de transport internationaux. Par l'édification de territoires nations, les États constituent les premiers organisateurs des mobilités africaines. Les migrants, individuellement et collectivement, sont aussi acteurs de leur propre mobilité, à différentes échelles. Dans les pays d'accueil, de transit ou d'origine, les migrants interviennent dans le fonctionnement du transport et contribuent au rapprochement des cultures et des façons de faire.
... De la même manière que Ouagadougou, et contrairement au pays mossi connu comme étant la zone de départ par excellence vers la Côte d'Ivoire, la Comoé n'a pas été par le passé une importante zone d'émigration. Pourtant, à partir de la fin des années 1990, nombreux sont les migrants qui ont fait le choix de s'installer dans cette province du sud du Burkina Faso à l'occasion de leur retour de Côte d'Ivoire, alors même qu'ils étaient originaires d'une autre province (Zongo 2003 ;2008). Ce choix permet de réinterroger les contours de l'espace migratoire ivoiro-burkinabè et d'apprécier la place dévolue à la Comoé dans le contexte actuel au Burkina Faso. ...
Article
Dans cet article - basé sur des données collectées à la fois à Ouagadougou et dans la province de la Comoé, (Burkina Faso) auprès des migrants de retour de Côte d'Ivoire ainsi qu'à bord du train reliant Ouagadougou à Abidjan - sont discutées les notions de retour et de circulation. Non seulement le retour ne débouche pas sur la rupture des liens transnationaux, mais il participe à la reconfiguration du système migratoire ivoiro-burkinabè. En effet, ce retour vers le pays d'origine peut constituer une opportunité pour s'orienter vers de nouveaux lieux pouvant s'instituer comme des espaces de ressource et de circulation.
... Des travaux portant notamment sur le retour des Burkinabè de Côte d'Ivoire ont montré que ces hommes et ces femmes, qui avaient plus ou moins préparé ce moment, s'implantaient dans d'autres régions que celles où ils avaient grandi. Les uns optent pour la capitale, lieu plus anonyme et potentiellement plus ouvert, pour initier de nouvelles affaires (Blion 1996 ;Ouedraogo & Piché 2007), d'autres choisissent des lieux vierges comme les fronts pionniers dans l'espoir de trouver place dans l'agriculture nationale (Zongo 2003(Zongo , 2008. En outre, il n'y a pas nécessairement coïncidence entre retour au pays et retour aux origines. ...
... Migrants want to lend to municipalities in order to show that they have value and their immigration was not a failure. This result supports Zongo's [31] statement that Burkinabè migrants immigrate in order to be out of the control of elders, achieve their dreams by adding value to their lives and save the honor of their families by paying the head tax. So he backs up Gubert's result [32] in Mali which shows that migrants send money to save the honor of their tribes. ...
... développement rural, bien que la translocalité soit considérée parJacobs & Etzold (2020) comme étant plus complète et une version ancrée du transnationalisme.Pris dans cette logique, les travaux deZongo (2003) indiquent que même les émigrés qui se sont installés définitivement dans leur pays d'accueil n'ont pas rompu les liens avec leur milieu d'origine. Ils font des visites régulières et certains y reviennent se marier. ...
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La présente étude sur les migrations au Burkina Faso est essentiellement basée sur la revue de littérature. Elle vise à mieux cerner le concept de la translocalité. D’une manière globale, la recherche documentaire a permis d’appréhender ce concept en abordant dans un premier temps la problématique de la migration environnementale et de l’urbanisation. Elle permet également, d’appréhender les principaux facteurs, processus et impacts de la mobilité translocale ainsi que la problématique de la gouvernance et de mobilité translocale durable au Burkina Faso. Mots clés : Migrations, translocalité, Burkina Faso.
... Sub-regional migration flows are not new however. Going back to the colonial period, migrant workers played a key role in the building of significant infrastructure (Zongo, 2003). Despite the continuity of those flows, this longstanding migration dynamic has changed over time and, depending on the period, migrants were either well perceived or rejected. ...
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The authors examine the use of mobile money in the context of cross-border remittances in West Africa. Relying on mixed methods and a multi-sited empirical strategy they look at both the sending and receiving conditions of mobile money transfers. By looking at money as socially embedded and the role of migrants in the production of a transnational space, their results highlight that uptake and usage of mobile money for remittances are shaped by a transnational living pattern. At the same time, mobile money also contributes to strengthening and reshaping this pattern. By showing that conversion of virtual money to cash may be performed by brokers that live far away from the end recipient, the paper highlights an important gap between spatial distribution of mobile money infrastructure and the social mediation that supports e-money flows. Cash-based transactions, in turn, are shown to play a key role in the social mediation dynamic.
... Having left Burkina Faso in their youth, older migrants who return involuntarily may be regarded as having come to the (abrupt) end of their labor migration cycle (rather than as being refugees according to the standard defi nition). 5 In Burkina Faso, the prospect of the sudden repatriation of a large part of the Burkinabe diaspora in Côte d'Ivoire-estimated to number approximately 2.2 million, or 15 percent of the total Ivorian population in 2003 (Bredeloup 2006;Zongo 2003) 6 caused serious concerns about how to accommodate such large numbers of returning citizens in need of housing and other basic amenities (already scarce in the country), as well as access eventually to cultivable land and other livelihood options. In other words, in the eyes of the Burkinabe authorities the mass return of Burkinabe citizens from Côte d'Ivoire would place a tremendous burden on public resources and on the population in general, potentially turning the profi table fl ow of remittances into a fl ow of more or less disenfranchised return migrants. ...
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The significant number of involuntary returns of labor migrants to Burkina Faso is a relatively neglected aspect of the armed conflict in Côte d’Ivoire. Between 500,000 and 1 million Burkinabe migrants were forced to leave Côte d’Ivoire between 2000 and 2007, placing tremendous pressure on local communities in Burkina Faso to receive and integrate these mass arrivals, and causing those returning labor migrants an acute sense of displacement. Th is article analyzes the experiences of displacement and resettlement in the context of the Ivorian crisis and explores the dialectics of displacement and emplacement in the lives of involuntary labor migrant returnees; their young adult children; and Burkinabe recruits returning aft er their service in the Forces Nouvelles rebel forces in Côte d’Ivoire.
... Celle-ci s'effectue autant par la cohabitation des générations dans le même logement pour les plus anciennement installés, que par la venue progressive de la famille proche et l'exercice de la fonction d'accueil pour ceux qui sont installés plus récemment.Bertrand, 1998 ; Rondeau, Gingras, Konaté, Marcoux, 1996), la propriété domine largement à Ouagadougou, sans être toujours reconnue, avec un secteur locatif faible. Sans revenir ici sur les particularités de cette migration (Bredeloup, 2003 ; Zongo, 2003 ), nous nous centrerons sur les conditions de leur installation à Ouagadougou . Une enquête qualitative auprès de 92 individus nés en Côte d'Ivoire et revenus au Burkina Faso entre la fin des années 1980 et 2009 a été réalisée. ...
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Florence Boyer – Urban Growth, Migratory Status and Housing Choices of Ouagadougou’s Inhabitants In African cities with an important demographic growth, it’s very difficult for the poorest to get to a suitable housing. The distinction between legal and illegal dwelling does not suffice to understand the exclusion process and the social and spatial differentiation. Dwelling situations and migratory status draw contrasts in the expansion city. According to four variables, several differences appear in the urban composition, the geographic origin of the housing tenured, the occupation status and social composition of the housing. Ouagadougou doesn’t build with a binary opposition, but in a heterogeneity of urban positions.
... Dans ce pays, le tchapalo appelé dolo est la boisson alcoolisée la plus consommée (Abdoullatif et al., 2013). En outre, le Burkina Faso est fortement représenté en Côte d'Ivoire à travers ses ressortissants (Zongo, 2003). Le processus de migration a non seulement permis aux Burkinabés de s'installer à Abidjan, mais également de renforcer leur présence dans la production du dolo. ...
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The tchapalo, traditional Ivorian beer, formerly produced in northern Cote d'Ivoire, has overflowed the geographical limits of its production. Its consumption is becoming more momentum in Abidjan. For a better knowledge of actors and a valorization of this beverage, this work was conducted through a survey of 385 brewers and 77 tchapalo consumers selected in 3 areas of Abidjan. Results showed that tchapalo is produced exclusively by Burkinabe women (45.5%) and the Ivorian women came from northern part of Cote d'Ivoire (53.2%), mainly women of the Lobi ethnic group (90.2%). Tchapalo production was a significant source of income for these women. The biggest consumers of tchapalo came from the Akan ethnic group which represented 52.5% of respondents. Because of its financial accessibility (300 CFA francs per liter), tchapalo is consumed by all socio-economic and professional groups, particularly foremen (41%) and laborers (31.7%). Consumers who found therapeutic principles to the tchapalo represented 54.3% of respondents. Furthermore, over 95% of respondents preferred to consume into tchapalo production area to meet friends and also to maintain fraternity links with brewers. However, 25.7% of consumers chose to consume in a specific tchapalo production area for the taste of the beverage and 25.5% due to welcome that their reserves the producer. Favorite consumption moments were afternoons and evenings.
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In the shattered economy of Dakar, many young men feel stuck in prolonged bachelorhood. Handed-down role expectations can often not be met due to dire economic prospects. Drawing on fieldwork in Pikine, an urban area within the Dakar region of Senegal, between 2011 and 2013, this article reflects upon the relation between risk, migration, social class and masculinity. Through migration to unknown destinations and by enduring the many challenges and hardships associated with it, in the hope of eventually reaching a higher social class upon return, young men wish to fix and rewrite their masculine identities. To pursue this aim even the oddest job in Europe becomes acceptable. At home, however, many work opportunities are considered to be beneath their social class. Most male urbanites seek jobs that are rewarded with respect and authority, and often assemble their choices about pursuing certain income-generating activities considering notions of class.
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This study addresses the protracted militaro-political crisis in Côte D’Ivoire that has adversely disarticulated the Ivorian economy which is now prostrate.The crisis and the economy slump are having corrosive effects on the land-locked countries in West Africa, especially Burkina-Faso. The identity crisis that engulfed the country subsequently resulted in “ethnic consciousness” and waves of xenophobia is inimical to the economic growth of the country.Thus, The study concludes that it is imperative for the Ivorian political etlite to embrace genuine reconciliation that will pave the way for national rebirth in order to give the national economy the much needed new lease of life as well as a credible rehabilitation within the International Financial Institutions (IFIS).
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Des plantations ivoiriennes à la rue ouagalaise. Transmission silencieuse d'une tradition de mobilité
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Au Burkina Faso tout comme dans la majorité des pays de l’Afrique au sud du Sahara, les processus d’adaptation des ménages et familles aux crises sociales et économiques appellent de nouvelles interrogations sur les mécanismes de prise en charge des personnes âgées. Particulièrement au sein de familles multilocales, la dépendance des parents âgés suscite de nouvelles stratégies. L’étude vise à analyser les stratégies migratoires et reconfigurations familiales à partir de deux enquêtes qualitatives menées au sein de l’Observatoire de Population de Ouagadougou. Les résultats montrent comment le vieillissement induit des stratégies migratoires spécifiques pour les familles autour de Ouagadougou. Ces stratégies mobilisent les personnes dépendantes elles-mêmes ou des aidants familiaux. Elles sont fortement influencées, pas seulement par les besoins sanitaires des personnes concernées mais aussi par les normes sociales et les rôles attribués aux différents genres et générations dans l’organisation familiale traditionnelle en œuvre. Ces résultats révèlent, face au besoin de prendre en charge un parent âgé dépendant, l’ampleur des tensions entre le souci des enfants de se conformer à la norme sociale, les implications de ces aménagements dans le mode de vie familial autour de ces personnes âgées et enfin, le bien-être de ces dernières. / Care for the elderly in Burkina Faso has generally focused on issues around health and the inadequacy of the public policy response. The ways in which households and families adapt to social and economic crises call for new approaches to understanding the position of the elderly, especially the dependent elderly. It is clear that, especially within multi-local families, new strategies are being adopted to cope with the dependency of elderly parents. This study uses data from two qualitative studies undertaken within the Observatoire de Population de Ouagadougou (OPO) to analyze the migration strategies and family reconfigurations observed within families. The results show how aging leads to specific migration strategies for families around Ouagadougou where either the dependents themselves are obliged to move or, sometimes, family caregivers. Such responses are strongly influenced both by the health needs of the people concerned, and also by social norms and the roles expected of the different genders and generations in traditional family organization. Faced with the need to care for an elderly parent, we highlight the tensions between the adult offspring’s concern for complying with social norms, the implications of these changes for his/her family life, the well-being of these elderly people and, finally, the care-givers’ well-being.
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Nous souhaitons aborder le décalage entre l'importance croissante des flux internationaux de personnes et de marchandises en Afrique et les stratégies territoriales des États. Les relations internationales en Afrique s'expriment de plus en plus par des déplacements de populations, transfrontalières et à longue distance, qui élargissent les espaces de vie tout en contribuant au développement économique local, aussi bien dans les pays d'accueil que dans les pays d'origine. Les systèmes de transport sous-tendent l'émergence de cette mobilité internationale, notamment en Afrique de l'Ouest où ils atteignent un développement sans précédent. Alors que les États durcissent les conditions de franchissement des frontières administratives internationalement reconnues, les populations, elles, migrent, commercent, se déplacent sur le continent africain, sur des distances plus ou moins grandes. À partir d'enquêtes qualitatives et d'observations menées dans plusieurs quartiers de Nouakchott, Nouadhibou (Mauritanie) et Kayes (Mali), nous insistons sur ces dynamiques africaines et sur les évolutions des pouvoirs centraux et locaux dans des territoires transnationaux en constitution.
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This chapter focuses on the contribution of mobile phones to improving the socio‐economic living conditions of African populations through an analysis of the impact of money transfers. It shows the extent to which mobile phones, particularly through fund transfers, can be considered as playing a significant role in improving socio‐economic living conditions in Africa. The chapter places particular emphasis on migrants’ fund transfers via mobile phones, as the issue of international migration is a major political and socio‐economic issue. It analyzes the impact of mobile money transfers from African migrants on local populations. The financial stakes of migration, particularly in terms of fund transfers from migrants, are higher for migrants living outside Africa. The chapter also shows how the development of m‐banking contributes to financial inclusion in Africa, by providing an increasing number of Africans with access to financial services.
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Le présent numéro est un numéro varia, c’est-à-dire un recueil d’articles sur des sujets variés. En effet, les 18 productions réunies dans le présent volume n’abordent pas une seule thématique mais des thématiques diversifiées... La thématique globale de ce volume Langues, cultures et problématique de l’éducation en Afrique, ouvre un champ d’investigation scientifique large et offre aux chercheurs l’opportunité d’avoir des regards croisés et féconds.
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