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Les inégalités régionales en Europe : comment les résoudre ?

Authors:
LES INÉGALITÉS RÉGIONALES EN EUROPE : COMMENT LES
RÉSOUDRE ?
Sébastien Bourdin
Association Population et Avenir | « Population & Avenir »
2017/1 n° 731 | pages 17 à 19
ISSN 0223-5706
Article disponible en ligne à l'adresse :
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http://www.cairn.info/revue-population-et-avenir-2017-1-page-17.htm
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Pour citer cet article :
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Sébastien Bourdin, « Les inégalités régionales en Europe : comment les résoudre ?
», Population & Avenir 2017/1 (n° 731), p. 17-19.
DOI 10.3917/popav.731.0017
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Janvier-février 2017 • N° 731 • POPULATION AVENIR
LE POINT SUR… 17
Depuis bientôt quarante ans, l’Union
européenne (UE) cherche à réduire les
déséquilibres régionaux et l’écart entre
les niveaux de développement des di-
verses régions la composant. Aussi, les
régions dites « en retard de dévelop-
pement » ont largement bénéficié des
Fonds européens. Néanmoins, le prin-
cipe de cohésion a été mis à mal avec
la crise économique. Cette dernière ap-
pelle à repenser la façon de concevoir la
politique régionale européenne1.
La réduction des inégalités
régionalesdans l’UE…
L’UE est traversée par de nombreuses inégalités2 économiques.
À l’échelle des vingt-huit États, le Luxembourg compte un
PIB/habitant3 sept fois supérieur au pays le moins dévelop-
pé, à savoir la Bulgarie. À titre de comparaison, au sein des
États-Unis, le ratio entre l’État le plus riche et le plus pauvre
en termes de PIB/habitant4 n’est que de 2,1 %! À l’échelle des
276 régions, la région Centre-Londres est la plus prospère de
l’Union européenne (172600 €/habitant en 20145) et quarante
cinq fois plus riche que la région la moins développée, à savoir
la région Severozapaden située en Bulgarie (3 800 €/habi-
tant). Ceci est dû en partie au fait que les efforts consacrés à la
Recherche et au développement (R&D) et à l’innovation sont
essentiellement concentrés dans les grandes agglomérations
européennes. Dès lors, les autres régions connaissent assez
souvent un moins bon développement.
Toutefois, sur la période 2000-2008, les inégalités entre les
pays et entre les régions de l’UE se sont réduites, comme
le montre ce qu’on appelle l’indice de Gini6.
1. Développée par étapes depuis 1975, la politique régionale européenne – ou appelée
plus récemment «politique de cohésion» – finance des programmes de développement
dont bénéficient les régions de l’UE. Le Traité de Rome (1957) souhaitait déjà « la
nécessité d’un développement harmonieux en réduisant l’écart entre les différentes
régions et le retard des moins favorisés» et la mise en place d’une telle politique pour
corriger ces inégalités; cf. Dumont, Gérard-François, Verluise, Pierre, Géopolitique de
l’Europe: de l’Atlantique à l’Oural, Paris, PUF, 2016.
2. Sur les inégalités régionales dans leur ensemble, cf. Rychta
ř
íková Jitka, «Europe
centrale: le rideau de fer encore visible?», Population & Avenir, n° 730, nov.-déc. 2016.
3. En parité de pouvoir d’achat.
4. Concernant le PNB, cf. les données dans: Sardon, Jean-Paul, «La population
descontinents et des pays», Population & Avenir, n°730, novembre-décembre 2016,
www.population-demographie.org/revue03.htm.
5. Eurostat, 39/2016 - 26 février 2016.
6. L’indice (ou coefficient) de Gini mesure la dispersion d’une série statistique. Il existe
plusieurs indicateurs de mesure de la dispersion des niveaux de vie (coefficient de variation,
écart-type, coefficient de Gini, d’indice d’Atkinson ou de Theil, écarts à la moyenne
logarithmique) avec chacun des propriétés spécifiques de focalisation sur des niveaux
particuliers d’inégalités économiques (Monfort, Philippe, Convergence of EU regions:
Measures and evolution, Brussels: European Commission, Working papers, n° 01/2008).
L’indice de Gini est souvent utilisé pour mesurer le degré d’inégalité des revenus. Il varie
entre 0 et 1. Plus il est proche de 0 et plus on se rapproche d’une situation d’égalité
parfaite. Il y a convergence lorsque l’indice de Gini décroît dans le temps.
…interrompue depuis la crise
Depuis la crise de 2008, la convergence des États et des
régions est remise en cause. En dépit du fait que plu-
sieurs élargissements de l’UE à des pays plus pauvres,
notamment les cinquième de 2004 et sixième de 2007,
ont entraîné mécaniquement une augmentation des iné-
galités économiques, un processus de convergence était
globalement en cours. Avant la crise, les régions d’Europe
centrale et orientale, bien que très en retard vis-à-vis des
régions du cœur économique de l’Europe, enregistraient
les taux de croissance les plus élevés, entraînant ainsi un
phénomène de convergence (figure 1).
Mais la crise économique commencée en 2008 – la plus
importante depuis les années 1930 – a remis en cause ce
processus de convergence (tableau 1). Elle n’a pas tou-
ché avec la même ampleur tous les territoires de l’Union
européenne, révélant ainsi la plus ou moins grande rési-
lience des régions. Alors que les régions les plus riches se
sortent en général7 mieux de la crise, les régions grecques
n’arrivent pas à retrouver leur niveau de richesse initial
(figure 2).
Tab. 1. Lindice de gini meTTanT en évidence
La diminuTion des inégaLiTés enTre Les pays
eT Les régions enTre 2000 eT 2008, puis
son augmenTaTion pour Les régions depuis 2008
2000 2008 2014
28 États de l’UE 0,404 0,358 0,368
période de convergence période de stabilisation
276 régions
de l’UE
*
0,315 0,261 0,281
période de convergence période de légère divergence
Les mérites de la politique
decohésion…
Avec plus d’un tiers de son budget dévolu à la solidarité ré-
gionale pour 2007-2013 (347 milliards sur cette période),
l’UE a fait du processus de convergence entre les pays
et les régions un objet central. Dans ce cadre, les Fonds
structurels européens, c’est-à-dire les aides financières aux
territoires, ont été, dans certaines régions, déterminants
pour poursuivre – ou au moins maintenir – les investisse-
ments publics dans un contexte où les États réalisaient des
réductions budgétaires drastiques. Car, au-delà des inéga-
lités régionales qui se sont de nouveau accrues, la crise a
entraîné dans tous les pays une baisse des investissements
publics (en moyenne de 20 % sur la période 2008-2013).
Dans certaines régions de l’Europe méditerranéenne ou
d’Europe centrale et orientale, la politique de cohésion
a constitué une des seules sources de financements sûrs
dans un contexte de crise. À l’opposé, d’autres États de
7. Ce n’est en effet pas le cas de la région Île-de-France; cf. Zaninetti, Jean-Marc,
«La crise et l’attractivité des villes: Paris en recul», Population & Avenir, n°730,
novembre-décembre 2016.
Les inégalités régionales en Europe:
comment les résoudre?
par Sébastien
Bourdin
Enseignant-chercheur
à l’Institut du
développement
territorial, Ecole
de management de
Normandie: sbourdin
@em-normandie.fr
Source: S. BOURDIN, Eurostat.
* À l’échelle de ce
que l’UE appelle les
NUTS2 (Nomenclature
des Unités Territoriales
Statistiques), c’est-à-
dire les régions, soit
pour la France les
vingt-deux régions
métropolitaines dans
leur délimitation
antérieure au
1erjanvier 2016.
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POPULATION AVENIR • N° 731 • Janvier-février 2017
LE POINT SUR…
18
l’UE ont choisi une approche plutôt keynésienne, avec des
coupes budgétaires plus lentes, voire une accentuation
des dépenses publiques, comme chemin pour escompter
retrouver une croissance économique durable.
Finalement, à l’issue des débats sur le budget de la poli-
tique de cohésion, 351,8 milliards d’euros lui sont alloués
pour la période 2014-2020, redistribués pour moitié aux
régions les moins développées8.
…et ses critiques
Toutefois, dans le contexte de pays européens souvent
endettés, cette politique est également contestée. La lutte
contre les déficits publics a été pour certains pays un alibi
afin de demander – en vain – une baisse de l’enveloppe
budgétaire allouée à la politique de cohésion pour la pé-
riode 2014-2020. En invoquant les gaspillages et le saupou-
drage des Fonds européens, certains pays contributeurs
nets au budget de l’UE en ont ainsi profité pour pointer
également la trop grande dépendance de certains pays vis-
à-vis de ces Fonds européens. Leur croissance économique
ne serait pas vraiment louable, car elle proviendrait d’une
sorte de perfusion due aux aides européennes.
On a également pu reprocher aux Fonds européens d’être
inefficaces en contribuant au financement d’investisse-
ments davantage orientés vers le développement d’infras-
tructures lourdes (routes ou voies ferrées par exemple)
que vers d’autres axes (formation, PME9, innovation).
Dans les régions les plus pauvres de l’UE, on a parfois
construit des autoroutes par lesquelles les populations ont
fui ces territoires au profit des régions métropolitaines.
Ces infrastructures ont alors accentué les processus d’ag-
glomération, alors même que les Fonds structurels euro-
péens ont pour objectif la cohésion. D’autres installations,
comme certains aéroports, sont devenus des «cathédrales
dans le désert». On espérait attirer des investisseurs et des
entreprises juste en construisant de telles infrastructures.
Or, ces dernières peuvent être une condition nécessaire,
mais non suffisante si elles ne s’accompagnent pas d’une
bonne gouvernance10 territoriale qui suppose une réelle
réflexion stratégique régionale d’attraction des investisse-
ments et un climat d’affaires favorable.
Repenser une politique
plusterritorialisée…
Géographes et économistes s’accordent à dire que les fac-
teurs du développement économique aujourd’hui sont
avant tout l’innovation et la compétitivité. Les investisse-
ments dans l’innovation entraînent des effets multiplica-
teurs d’intégration. Déployer une politique d’innovation
constitue donc une clé importante de construction d’une
politique de développement économique efficace dans le
but de réduire les inégalités régionales.
D’un point de vue théorique, les modèles de crois-
sance endogène démontrent que les efforts inégaux en
termes de recherche-développement et d’innovations
technologiques sont à l’origine des disparités économiques
8. Dont le PIB par habitant est inférieur à 75 % de la moyenne de l’UE.
9. Petites et moyennes entreprises.
10. Dumont, Gérard-François, Diagnostic et gouvernance des territoires, Paris, Armand
Colin, 2012.
NOTE DE LECTURE
Les régions ayant un PIB/hab. relativement faible en 2000, comme les
régions d’Europe centrale et orientale, ont enregistré entre 2000 et 2008 des hausses de
l’ordre de 50 % à 80 % de leur PIB/hab. initial (de 2000), pourcentage nettement supérieur
à celui de régions plus développées, comme le Luxembourg ou le centre de Londres. En
conséquence, puisque la dispersion des PIB/hab. entre les régions s’est réduite, un proces-
sus de convergence économique s’est observé entre 2000 et 2008.
fig 1. une réducTion des inégaLiTés régionaLes
dans L’union européenne enTre 2000 eT 2008
NOTE DE LECTURE
Entre 2000 et 2008, le PIB/hab. de la Roumanie a quasiment été multiplié par 3
(+283 %). Avec 6 900 €/hab. en 2008, la Roumanie se classait avant dernière des États-membres
en termes de niveau de richesse (devant la Bulgarie qui avait un PIB/hab. de 4900 €/hab.). En
revanche, il n’y a guère de rattrapage des pays les moins riches dans la période 2008-2014.
fig. 2. LaugmenTaTion des inégaLiTés régionaLes
dans L’union européenne enTre 2008 eT 2014
NOTE DE LECTURE
Les régions ayant un PIB/hab. relativement faible en 2008, comme lesîles
ioniennes ou Athènes, ont enregistré entre 2008 et 2014 des baisses de leur PIB/hab.,
contrairement à des régions plus développées, comme certaines régions des capitales euro-
péennes. En conséquence, un processus de divergence économique s’est observé, puisque
la dispersion des PIB/hab. entre 2008 et 2014 s’est accrue.
fig. 3. Les inégaLiTés économiques se réduisenT enTre
Les éTaTs de L’ue (2000-2008 en verT; 2008-2014 en orange)
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Janvier-février 2017 • N° 731 • POPULATION AVENIR
LE POINT SUR… 19
régionales. Cette question est donc cruciale puisqu’elle
permet de rendre compte du fossé qui existe entre les
régions «en avance» et les régions «en retard de déve-
loppement». Cet écart s’est d’ailleurs accru avec la crise
puisque la plupart des régions développées ont poursuivi
les efforts d’investissement dans les nouvelles technolo-
gies et la recherche alors qu’ils ont pu être revus à la baisse
ou abandonnés dans les régions les moins développées.
En partant de ce constat, l’UE a cherché à repenser la fa-
çon dont elle allouait les Fonds européens. La politique de
cohésion 2014-2020 semble plus ciblée, avec pour objectif
de stimuler le potentiel de connaissance et d’innovation
des régions: c’est ce que l’on appelle la « smart spéciali-
sation». Elle peut être perçue comme une extension de
la théorie ricardienne où l’on demande à chaque région
d’identifier un ou des avantages comparatifs pour concen-
trer les aides régionales européennes dans les secteurs où
elle est la plus compétitive.
… avec un risque d’apparition
denouvelles hiérarchies spatiales
Néanmoins, cette approche fondée sur la spécialisation intel-
ligente des régions soulève aussi des inquiétudes. Il peut se
creuser un fossé entre des régions qui sont historiquement
relativement autonomes, via des dispositions constitution-
nelles – voire des pratiques politiques informelles –, et des
régions qui sont dans des États encore très centralisateurs.
Dès lors, pour les États-membres comme l’Espagne ou
l’Allemagne qui ont un fonctionnement fédéral, la réforme
de la politique de cohésion fondée sur une approche terri-
torialisée semble être raisonnable et même souhaitable. À
l’inverse, dans un pays comme la Bulgarie où la région n’est
guère qu’un habillage administratif11, la mise en œuvre de la
spécialisation intelligente sera probablement plus probléma-
tique. De même, les pays qui ont mis en œuvre des politiques
de développement fondées sur des partenariats État-régions,
comme l’Irlande, peuvent être également mieux armés que
des États-membres (Portugal, Grèce ou Pologne) où des pro-
grammes de développement économique locaux peuvent
être en décalage, voire en inadéquation avec les priorités
nationales.
Ainsi, il peut en résulter une exacerbation de la dyna-
mique des forces centripètes, si les régions les plus riches
continuent d’attirer le plus de capitaux d’investissement.
Le risque de nouvelles hiérarchies spatiales existe : des
régions (les plus développées) possédant déjà les compé-
tences adéquates (soft skills) qui leur permettent de mobi-
liser de manière optimale les Fonds structurels européens
pour le développement économique, et d’autres (moins
développées) qui ne sauraient pas exploiter tout le poten-
tiel que ces financements permettraient.
Les solutions: investir dans l’innovation,
les PME et la croissance verte
L’UE annonce retenir les leçons de la crise en axant no-
tamment sa politique de cohésion sur le développement
des PME et la croissance verte. À cet effet, investir dans
le potentiel d’innovation des PME semble fondamental,
surtout lorsque l’on sait que les pays qui ont peu investi
11. Dumont, Gérard-François, «Les régions d’Europe : une extrême diversité
institutionnelle», Diploweb.com, La revue géopolitique, 11 janvier 2014.
dans la R&D et l’innovation durant la crise ont connu un
recul plus important de l’emploi et des taux de croissance
économique parfois négatifs.
En outre, dans un contexte de concurrence internationale
accrue, beaucoup des problèmes auxquels les PME sont
traditionnellement confrontés sont accentués. Les PME
manquent de financements, sont parfois bloquées par la
lourdeur de la règlementation et ont souvent du mal à
exporter.
Dans ce contexte, assurer un cadre financier et règlemen-
taire propice à la création d’entreprise doit être une prio-
rité, sachant que la grande majorité des emplois sont dus
aux PME. Les chefs d’entreprise peuvent, en particulier,
utiliser les moyens du Fonds européen d’investissement
(FEI) qui, pour la seule année 2014, a consacré 213 millions
d’euros aux PME françaises en prises de participations et
en garanties. Enfin, dans la période 2014-2020, pour la
première fois dans l’histoire de la politique de cohésion,
57 milliards d’euros – soit près de 20 % des financements
provenant du Fonds européen de développement régional
(FEDER) – sont spécialement consacrés aux PME.
Pour sortir durablement de la crise économique, l’UE a
également besoin d’une politique relançant son indus-
trie. La lenteur de la sortie de crise comparée à d’autres
ensembles économiques régionaux dans le monde doit in-
terroger l’UE. Même si les politiques qui ont visé à renfor-
cer le système financier européen et améliorer les finances
publiques ont permis de limiter l’ampleur de la crise, il
semble déterminant de soutenir l’économie réelle, celle de
l’industrie de pointe européenne, comme les secteurs de
la pharmacie, de l’aviation civile ou encore de l’efficacité
énergétique.
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