Conference PaperPDF Available

Abstract and Figures

De nombreux dispositifs de décantation des eaux de ruissellement sont mis en place à l’exutoire des réseaux pluviaux en vue de protéger le milieu récepteur (décanteurs lamellaires ou alvéolaires, débourbeurs, séparateurs, etc.). Cependant il n’existe actuellement aucune méthode permettant d’évaluer les performances en décantation de tels dispositifs. Plusieurs solutions sont disponibles : une évaluation expérimentale sur site (possible mais avec un contrôle difficile des conditions du test), une évaluation expérimentale en laboratoire (possible mais coûteuse) ou une évaluation numérique. Cet article s’attache justement à présenter un outil numérique développé dans ce sens. Après une présentation du fonctionnement de l’outil de calcul, celui-ci est validé par confrontation avec des données expérimentales collectées sur modèle réduit. L’outil numérique développé est capable d’évaluer les performances d’un ouvrage de décantation avec une précision de l’ordre de 5% à 10%. Dans un second temps, l’outil est appliqué à un séparateur particulaire à l’échelle 1 afin d’évaluer l’efficacité de l’ouvrage et d’optimiser celui-ci pour y maximiser la décantation.
Content may be subject to copyright.
NOVATECH 2016
1
Evaluation de la performance des dispositifs de
décantation des eaux de ruissellement
Evaluation of settling devices efficiency for runoff water
Gilles Isenmann1; Matthieu Dufresne1,2; José Vazquez1,2; Robert
Mosé1,2; Martin Fischer1,2; Maxime Trautmann1; Pierre François1,3;
Cédric Fagot4; Jolanda Boisson5; Xavier Humbel5
1ICube, Département Mécanique, Equipe Mécanique des fluides, 2 rue
Boussingault 67000 Strasbourg, France (auteur correspondant :
gilles.isenmann@engees.eu), 2Ecole Nationale du Génie de l’Eau et de
l’Environnement de Strasbourg, 1 quai Koch 67000 Strasbourg, France,
3Université de Strasbourg, 4 rue Blaise Pascal 67000 Strasbourg, France,
4ACO, Département Marketing et R&D, Le Quai à Bois BP 85 27940 Notre-
Dame de l’Isle, France, 5IRH Ingénieur Conseil, 427 rue Lavoisier CS 50155
54714 Ludres, France.
RÉSUMÉ
De nombreux dispositifs de décantation des eaux de ruissellement sont mis en place à l’exutoire des
réseaux pluviaux en vue de protéger le milieu récepteur (décanteurs lamellaires ou alvéolaires,
débourbeurs, séparateurs, etc.). Cependant il n’existe actuellement aucune méthode permettant
d’évaluer les performances en décantation de tels dispositifs. Plusieurs solutions sont disponibles :
une évaluation expérimentale sur site (possible mais avec un contrôle difficile des conditions du test),
une évaluation expérimentale en laboratoire (possible mais coûteuse) ou une évaluation numérique.
Cet article s’attache justement à présenter un outil numérique développé dans ce sens. Après une
présentation du fonctionnement de l’outil de calcul, celui-ci est validé par confrontation avec des
données expérimentales collectées sur modèle réduit. L’outil numérique développé est capable
d’évaluer les performances d’un ouvrage de décantation avec une précision de l’ordre de 5% à 10%.
Dans un second temps, l’outil est appliqué à un séparateur particulaire à l’échelle 1 afin d’évaluer
l’efficacité de l’ouvrage et d’optimiser celui-ci pour y maximiser la décantation.
ABSTRACT
A large number of settling devices are installed in stormwater sewer systems in order to protect
receiving watercourses against suspended solids’ pollution (lamella settlers, hydrodynamic
separators…). The efficiency of such devices can be defined as the ratio between the settled mass
and the incoming mass. Nevertheless, no standard method exists for evaluating this efficiency. A
number of solutions are available: on-site experiments, in-lab experiments or numerical evaluation.
This article presents a numerical tool especially developed for this purpose; this tool is based on
computational fluid dynamics. The first portion of the text is dedicated to the presentation of the
numerical solver. The model is then validated against experimental data collected, first in a small-scale
tank, then in a full-scale device. The precision of the model is between 5% and 10%. The model will
then be used for maximising the settling in the device.
MOTS CLÉS
Eaux de ruissellement, évaluation des performances, dispositif de décantation, outil numérique
SESSION
2
1 INTRODUCTION
Après avoir maitrisé la collecte, le transport et le traitement des eaux usées, la poursuite des efforts de
reconquête de la qualité des milieux aquatiques passe aujourd’hui par une meilleure gestion des eaux
pluviales. En effet plusieurs études (Chebbo, 1992 ; Ashley et al., 2004) ont mis en évidence que les
eaux de ruissellement véhiculent des concentrations parfois importantes de substances pouvant
altérer les milieux aquatiques, en particulier les matières en suspension. Afin de limiter cette pollution
particulaire, la réglementation impose la mise en place de dispositifs de décantation à l’exutoire des
réseaux pluviaux en vue de protéger le milieu récepteur. Parmi les plus utilisés, on trouve les
décanteurs lamellaires ou encore les débourbeurs. Cependant, ces dispositifs présentent des lacunes
importantes concernant : d’une part leurs règles de dimensionnement, souvent inadaptées car basées
sur une équation de sédimentation utilisant la formule de Stokes (Jarrell-Smith & Friedrich, 2011) et
une approche simpliste (vitesse de Hazen) supposant une distribution uniforme du débit, et d’autre
part l’absence de normes ou de tests de performances reconnus pour ces appareils.
Plusieurs solutions sont disponibles pour évaluer les performances d’un tel dispositif. Une évaluation
sur site est envisageable à travers l’instrumentation du dispositif (turbidimètre ou prélèvements
d’échantillons en entrée et en sortie par exemple) mais les données d’entrée seront dépendantes du
site et difficilement maitrisables. L’évaluation de la performance d’un appareil en laboratoire est une
solution alternative permettant une maîtrise complète des données d’entrée et l’utilisation d’un
protocole identique pour l’ensemble des dispositifs. Ce type de méthodologie est par exemple utilisé
pour l’évaluation de la performance des séparateurs à hydrocarbures selon la norme EN858 et est
tout à fait applicable aux ouvrages de décantation de la pollution particulaire (Schütz et al., 2013).
Néanmoins la mise en place d’un tel dispositif expérimental peut s’avérer coûteuse et les
expérimentations avec des particules fines (inférieures à 100 microns) peuvent se révéler difficiles du
point de vue de la comptabilisation des particules en sortie. Une autre option pour évaluer les
performances d’un dispositif de décantation est l’utilisation d’un outil numérique. Cet article s’attache
justement à la présentation d’un outil de calcul développé dans ce sens.
2 DESCRIPTION DE L’OUTIL
La concentration en matières en suspension (MES) dans les eaux de ruissellement est la plupart du
temps inférieure au gramme par litre. La phase particulaire n’influence donc pas l’écoulement de la
phase liquide et une approche découplée peut être utilisée entre le fluide et les particules transportées
(Graf & Altinakar, 2000). Dans un premier temps, une étude hydrodynamique de l’écoulement dans
l’ouvrage par la modélisation 3D permet de calculer précisément l’ensemble des variables
caractérisant l’écoulement (vitesse, pression, turbulence, etc.). Ces résultats servent ensuite de
support à la détermination du comportement des particules solides dans cet écoulement.
2.1 Modélisation hydrodynamique
De manière générale, le mouvement d’un fluide peut être décrit par les équati ons de Navier-Stokes
(Versteeg & Malalasekara, 2007). De plus, le modèle diphasique Volume of Fluid (Hirt & Nichols,
1981) est utilisé pour déterminer la position de la surface libre. L’utilisation de ce solveur permet de
caractériser l’hydrodynamique de l’écoulement au sein d’un dispositif de décantation. Par exemple, la
connaissance du champ des vitesses fournit des informations essentielles sur la présence de chemins
préférentiels ou de zones mortes.
2.2 Modélisation du transport solide
Dans l’approche lagrangienne, la trajectoire de chaque particule au sein de l’écoulement est calculée
en résolvant l’équation du mouvement de Newton (équation (1)). En effet, connaissant les propriétés
d’une particule (taille et densité) et l’ensemble des forces agissant sur celle-ci (Maxey & Riley, 1983), il
est possible de déterminer sa position et sa vitesse à chaque instant, c’est-à-dire sa trajectoire.
(1)
est la masse de la particule, est la vitesse de la particule, est la force de trainée et est
le poids déjaugé. Une description complète des forces agissant sur la particule peut être trouvée dans
Dufresne et al. (2009). Par ailleurs d’autres modèles viennent compléter le calcul des trajectoires, en
particulier pour définir la répartition granulométrique des particules injectées ainsi que pour modéliser
NOVATECH 2016
3
la dispersion des particules du fait de la nature turbulente de l’écoulement.
Lorsqu’une particule rencontre une paroi, une condition spécifique doit être utilisée pour modéliser son
comportement et déterminer si elle va se déposer ou être remise en suspension dans l’écoulement.
Plusieurs études ont été menées sur ce sujet ces quinze dernières années (Adamsson et al., 2003 ;
Dufresne et al., 2009 ; Lipeme Kouyi et al., 2010 ; Yan et al., 2011). S’appuyant sur ces travaux, une
nouvelle condition, basée sur un seuillage de l’énergie cinétique turbulente, a été implémentée dans
l’outil numérique. Cette nouvelle condition est détaillée dans Isenmann et al. (2015).
Au final, l’outil permet de calculer les trajectoires des particules solides dans l’écoulement et de
déterminer leur devenir au sein du dispositif de décantation : dépôt sur le fond ou rejet par la sortie de
l’ouvrage. Dit autrement, l’outil permet d’évaluer l’efficacité de l’ouvrage (taux d’abattement des MES)
et est capable de prévoir les zones préférentielles de dépôts sur le fond de l’ouvrage.
3 VALIDATION SUR MODELE REDUIT
3.1 Données expérimentales
L’outil a été appliqué à quatre bassins pilotes pour lesquels des expériences sur l’efficacité de
décantation ont été menées en laboratoire (Frey, 1993). Les bassins sont composés d’un canal
d’arrivée rectangulaire, une paroi inclinée, un fond plat et un seuil frontal rectangulaire en sortie
(Figure 1). Les côtés des bassins sont délimités par des parois parallèles verticales. Quatre
géométries ont été étudiées faisant varier la longueur du fond plat, la hauteur du seuil et la pente de la
paroi inclinée. Le détail des dimensions est disponible dans Frey et al. (1993). Les expériences ont
été réalisées pour deux débits (1,1 l/s et 2,2 l/s). Pour chaque configuration, cinq échantillons de sable
fin (densité 2,65) ont été injectés en entrée. Chacun d’entre eux est caractérisé par son diamètre
médian d50 (51, 60, 70, 84 et 101 µm). Les auteurs ont mesuré le pourcentage massique de particules
en sortie pour chaque expérience (débits, configurations géométriques et sables). Les résultats sont
présentés sur la Figure 2. La précision sur le pourcentage massique en sortie a été évaluée à 5%
(Frey, 1993).
Figure 1 : Géométrie du bassin utilisé dans Frey (1993)
Figure 2 : Comparaison des résultats numérique et expérimentaux
SESSION
4
3.2 Confrontation des résultats numériques et expérimentaux
L’hydrodynamique a été calculée pour l’ensemble des configurations (géométries et débits). Le
modèle de transport solide a ensuite été appliqué à chacune d’entre elles pour les cinq échantillons de
sable. Les répartitions granulométriques des particules injectées ont été interpolées à partir des
courbes expérimentales. Les pourcentages massiques de particules en sortie sont présentés sur la
Figure 2. Un graphique correspond à une configuration géométrique pour les deux débits (1,1 l/s et
2,2 l/s) et les cinq échantillons de sable. Les résultats numériques sont en bon accord avec les
mesures expérimentales et la plupart du temps à l’intérieur des barres d’erreur. L’écart moyen est
d’environ 4% entre les résultats numériques et expérimentaux et l’écart maximal est inférieur à 8%
pour l’ensemble des trente-quatre expériences.
4 APPLICATION A L’ECHELLE 1
Le modèle a été appliqué comme outil de dimensionnement dans la conception d’un décanteur
particulaire en poursuivant un double objectif :
Etudier l’influence de la longueur de la cuve sur l’abattement des MES ;
Aménager l’intérieur du décanteur pour y maximiser la décantation.
4.1 Influence de la longueur
Le décanteur étudié est une cuve cylindrique horizontale dont le diamètre est fixé. Afin de déterminer
la longueur optimale du point de vue de l’efficacité mais aussi du volume de l’ouvrage, le modèle de
transport solide est utilisé comme support de comparaison. Quatre longueurs, entre 2,8 et 6,3 m, ont
été investiguées pour le débit de fonctionnement 30 l/s. La figure 3 montre l’évolution de l’abattement
en fonction de la longueur de la cuve pour quatre vitesses de chute (1, 2, 5 et 10 m/h) correspondant
à quatre types de particules. Le graphique met en évidence deux zones : une première où une
augmentation de la longueur entraîne une augmentation significative de l’abattement (partie gauche),
et une deuxième l’augmentation de la longueur n’a quasiment plus d’influence sur l’augmentation
de l’abattement (partie droite). Le point de fonctionnement optimal entre la longueur de la cuve
(volume) et l’efficacité de décantation est évalué entre 4,5 et 5,5 m.
Figure 3 : Evolution de l’abattement en fonction de la
longueur et de la vitesse de chute des particules
Figure 4 : Evolution de l’abattement en fonction de la
vitesse de chute des particules pour plusieurs
géométries
4.2 Aménagement d’un décanteur
Le modèle de transport solide a également été utilisé afin d’étudier différentes configurations pour
l’intérieur de la cuve et évaluer leur influence sur l’abattement des matières en suspension. Un des
avantages du modèle numérique est la possibilité d’une utilisation intensive pour tester un grand
nombre de géométries. La figure 4 montre un exemple de comparaison d’abattement entre trois
dispositifs de répartition du flux en entrée de décanteur (géométries A, B et C), tous les autres
paramètres étant identiques (longueur, diamètre, débit, particules). L’abattement est présenté en
fonction de la vitesse de chute des particules injectées, la gamme étudiée allant de 2 à 70 m/h. L’outil
de modélisation du transport solide permet ainsi de comparer les efficacités des trois dispositifs et
d’identifier la configuration maximisant la décantation des MES.
NOVATECH 2016
5
5 CONCLUSION
La modélisation numérique 3D a connu un important développement au cours des dernières années
rendant ce puissant outil utilisable en ingénierie, en particulier dans le domaine de l’hydraulique
urbaine. Le modèle numérique développé et présenté dans cet article s’appuie sur la modélisation
numérique 3D pour évaluer l’abattement des matières en suspension dans les ouvrages de
décantation. La confrontation des résultats numériques avec des données collectées sur modèle
physique en laboratoire montre la bonne capacité du modèle à reproduire le taux d’abattement des
MES, la précision sur la valeur de l’abattement étant de l’ordre de 5% à 10%. L’outil a ensuite été
appliqué dans la phase de conception d’un décanteur particulaire préfabriqué avec le double objectif
d’optimiser la longueur de celui-ci et d’aménager l’intérieur de l’ouvrage afin d’y maximiser la
décantation. Le modèle numérique a permis la comparaison de différentes configurations (géométries
et volumes) et l’identification de celle maximisant l’abattement des MES.
Plus largement, l’outil de modélisation du transport solide peut être utilisé pour évaluer le taux
d’abattement des matières en suspension dans d’autres ouvrages de décantation tels que les bassins
de rétention des eaux pluviales, les décanteurs lamellaires ou encore les débourbeurs. Il est alors
possible d’établir des courbes d’abattement en fonction du débit d’entrée et des caractéristiques des
MES entrant dans l’ouvrage. L’outil peut également être employé en phase de conception d’un
ouvrage de décantation pour optimiser son efficacité et son volume. En effet différents volumes,
formes et aménagements peuvent être testés afin d’identifier la configuration optimale du point de vue
de la décantation mais aussi du coût, directement lié au volume de l’ouvrage.
BIBLIOGRAPHIE
Adamsson A., Stovin V.R. and Bergdahl L. (2003). Bed shear stress boundary condition for storage tank
sedimentation. J. Env. Eng, 129(7), 651-657.
Ashley R.M., Bertrand-Krajewski J.-L., Hvitved-Jacobsen T. and Verbanck M. (2004). Solids in Sewers. London
(UK): IWA Publishing, Scientific and Technical Report n° 14, May 2004, 360 p. ISBN 1900222914.
Chebbo G. (1992). Solides des rejets pluviaux urbains. Caractérisation et traitabilité. Thèse de doctorat, Ecole
Nationale des Ponts et Chaussées, 413 p.
Dufresne M., Vazquez J. and Terfous A. (2009). Experimental investigation and CFD modelling of flow,
sedimentation and solids separation in a combined sewer detention tank. Computer & Fluids, 38, 1042-1049.
Frey P., Morel R., Champagne J.Y., Gay B. (1993). Hydrodynamics fields and solid particles transport in a settling
tank. Journal of Hydraulic Research, 31(6), 763-776.
Graf H. and Altinakar M.S. (2000). Hydraulique fluviale: écoulement et phénomènes de transport dans les canaux
à géométrie simple. Presses Polytechniques et Universitaires Romandes, Lausanne.
Hirt C.W. and Nichols B.D. (1981). Volume of fluid (VOF) method for the dynamics of free boundaries. Journal of
Computational Physics, 39, 201-225.
Isenmann G., Dufresne M., Vazquez J., Trautmann M. and Mosé R. (2015). CFD modelling of particles transport
and deposition in a cylindrical settling tank. Proceedings of the 10th Int. Urban Drainage Modelling Conf., 20-
23 September, Mont-Saint-Anne, Québec, Canada.
Jarrell-Smith, S. and Friedrich, C-T. (2011). Size and settling velocities of cohesive flocs and suspended
sediments aggregates in a trailing suction hopper dredge plume. Cont. Shelf Res., 31, 550-563.
Lipeme Kouyi G., Arias L., Barraud S. and Bertrand-Krajewski J.L. (2010). CFD modelling of flows in a large
stormwater detention and settling basin. Proceedings of the 7th NOVATECH Int. Conf., 27 June-1 July 2010,
Lyon, France.
Maxey M.R. and Riley J.J. (1983). Equation of motion for a small rigid sphere in a nonuniform flow. Phys. Fluids,
26(4),883-9.
Norme NF EN 858. (2002). Installations de séparation de liquides légers.
Schütz M, Kiessling F. and Pery J. (2013). Evaluation and feedback of rainwater treatment efficiency based on
fined particles and associated pollutants by decantation. Proceedings of the 8th NOVATECH Int. Conf., 23-27
June 2013, Lyon, France.
Versteeg H.K. and Malalasekera W. (2007). An introduction to computational fluid dynamics, the finite element
method. Prentice Hall, England.
Yan H., Lipeme Kouyi G., and Bertrand-Krajewski J.L. (2011). 3D modeling of flow, solid transport and settling
processes in a large stormwater detention basin. Proceedings of 12th Int. Conf. on Urban Drainage, 11-16
September 2011, Porto Alegre, Brazil.
ResearchGate has not been able to resolve any citations for this publication.
Conference Paper
Full-text available
A 3D model of the OTHU (Field observatory in urban hydrology - www.othu.org) large detention and settling basin was developed, aiming to produce more realistic and transferable results. The free surface turbulent flow was simulated by means of the CFD commercial software Ansys Fluent 12, which solves the Reynolds equations by using the finite volume method. This approach was compared to in situ observations of the preferential settling zones. The settling zones correspond primarily to low (around 10-5 m2/s2) turbulent kinetic energy zones (estimated by the RSM turbulent model). An approach based on a turbulent kinetic energy threshold computed by means of the RSM model allows the settling zones to be correctly represented in a large real settling basin. Therefore there is a high potential to assess the efficiency of the basin.
Article
Full-text available
A field experiment was conducted to quantify settling velocities, aggregate states, and flocculation within a hopper dredge plume. Particular interest was in determining the abundance of dense, bed aggregates suspended from the consolidated bed during dredging. A suspended sediment plume from the hopper dredge Essayons was sampled for a period of 90 min after dredging. Settling velocities and suspended particle sizes were quantified through sampling with the Particle Imaging Camera System (PICS) and automated image processing routines. The sediment plume was identified and a profiling instrumentation frame was positioned within the plume using Acoustic Doppler Current Profiler (ADCP) backscatter. Results indicated that suspended bed aggregates (defined by densities of 1200–1800 kg m−3) represented 0.2–0.5 of total suspended mass, and flocs (densities<1200 kg m−3) represented 0.5–0.8 of total suspended mass. The peak diameter of bed aggregates and flocs occurred near 90 and 200 μm, respectively, corresponding to peak settling velocities of about 1 mm s−1 in each case. Floc settling velocities increased with particle size d1.1, while bed aggregate settling velocity increased like d1.3.
Article
Full-text available
Computational fluid dynamics-based (CFD) software tools enable engineers to simulate flow patterns and sediment transport in ancillary structures of sewer systems. Lagrangian particle tracking represents a computationally efficient technique for modeling sediment transport. In order to represent the process of sedimentation in storage tanks, careful consideration must be given to the boundary condition at the bottom of the tanks. None of the boundary conditions currently available in the FLUENT CFD software appears to represent the observed behavior of sediment particles, which may become resuspended after first contact with the bed if the local flow velocity is sufficiently high. In this study, a boundary condition based on bed shear stress has been implemented in FLUENT and evaluated against laboratory data. A particle is trapped if the local bed shear stress is below the critical bed shear stress; otherwise, the particle is resuspended. The approach gives satisfactory agreement with measured sedimentation efficiency data, and the simulated spatial distribution is very similar to the sediment distribution observed in a laboratory tank.
Conference Paper
The aim of this paper is the development and the validation of a particle tracking model to evaluate the trapping efficiency of a settling tank. A solver able to calculate the trajectories of solid particle in open-channel flow is created using the CFD software OpenFOAM®. Two new boundary conditions for the interaction of the particles with sloping walls are implemented: one based on the bed shear stress and one based on the bed turbulent kinetic energy. The numerical results are compared with experimental data collected on a settling tank in laboratory. The numerical results on the trapping efficiency are in good agreement with measurements. The solver is finally used to evaluate the trapping efficiency of a cylindrical settling tank.
Article
Several methods have been previously used to approximate free boundaries in finite-difference numerical simulations. A simple, but powerful, method is described that is based on the concept of a fractional volume of fluid (VOF). This method is shown to be more flexible and efficient than other methods for treating complicated free boundary configurations. To illustrate the method, a description is given for an incompressible hydrodynamics code, SOLA-VOF, that uses the VOF technique to track free fluid surfaces.
Article
Transport of solid particles in suspension within a turbulent flow has been studied in physical models of settling tanks consisting of a sloping backward facing step and an outlet weir. Mean and fluctuating velocities have been measured by Laser Doppler Anemometry, particularly in the recirculation region generated by the step. Particles injection allowed to determine percentages of outgoing particles as well as the repartition of scdimcntcd particles. These experimental results were used to assess the influence of the geometry on the settling tank efficiency. Experimental results on velocity fields were compared with a vertical two-dimensional turbulence model (VEST code). Results relative to the transport of particles were confronted to the output of an Eulero-Lagrangian three-dimensional model for the simulation of solid particles trajectories (TRAPS code slightly modified). This code uses as input the mean field calculated by VEST. A good agreement has been obtained on outgoing percentages and on the repartition of sedimented particles.
Article
The lack of knowledge about particle behavior in combined sewer detention tanks remains a significant difficulty for the design of these works. In this paper, the use of 3D computational fluid dynamics (CFD) is investigated for studying flow, sedimentation, and solids separation in a tank equipped with one inlet pipe and two outlets (outlet pipe and overflow weir). Twenty-three experiments have been carried out. The Fluent® CFD code is used for simulating the flow field. Sedimentation and solids separation are calculated using the particle tracking facility of the software. Bed shear stress (BSS) and bed turbulent kinetic energy (BTKE) boundary conditions are investigated. The time scale constant of the random walk model has been set to the unexpected value of 0.5–1. The simulated mass percentages and deposit locations are in good agreement with measurements. The sensitivity to the BTKE threshold and particle density is studied.
Article
Cette étude comporte deux objectifs principaux. Le premier est de donner des ordres de grandeur et des gammes de variation des paramètres traduisant : (1) la taille, la masse volumique, la vitesse de chute des soudes transportés par temps de pluie à l'aval des réseaux d'assainissement; (2) la répartition, dans les rejets urbains de temps de pluie, entre pollution dissoute et pollution fixée sur ces solides, ainsi que la répartition de cette pollution entre classes de particules. Le deuxième objectif est de fournir des éclairages pour des options ou des solutions techniques visant à fonder une politique de lutte contre la pollution des rejets urbains par temps de pluie. La première partie de ce mémoire est consacrée aux questions de méthode (sélection des paramètres à mesurer, choix des sites de mesure, ajustement des procédures de prélèvement et de mesure). Nous analysons ensuite, dans la deuxième partie, les résultats obtenus au cours de neuf pluies, réparties sur quatre sites très différents par leur situation géographique, par la nature du réseau et par la dimension du bassin versant. La dernière partie aborde les trois thèmes suivants : (1) flux polluants et volumes associés ; (2) identification des sources de cette pollution ; (3) dimensionnement et mode de gestion des capacités à mettre en place pour intercepter et traiter la pollution.