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Le colobe vert olive (Procolobus verus), le plus petit de tous les colobes, est peu documenté au Bénin. De 2008 à 2010, des investigations ont été menées dans le but de déterminer la distribution actuelle de ce singe au Bénin ainsi que les formes et la gravité des menaces pesant sur l'espèce. Pour y parvenir, des enquêtes ont été menées auprès des populations riveraines de 88 villages et de vendeurs de parties et produits d'animaux. Par ailleurs, des prospections ont été menées dans 16 forêts. Les résultats indiquent que le colobe vert olive n'est pas aussi rare qu'on le pensait : sa présence a été confirmée sur des sites où elle n'était pas confirmée auparavant. Son aire d'occurrence actuelle s'étend du sud au nord du Bénin entre 6°30 et 9°45 latitude nord et couvre une superficie de 25 403 km2. Les formes de pression qui pèsent sur la survie du colobe vert olive au Bénin sont les perturbations diverses sur les habitats créées par les activités humaines notamment la chasse de subsistance et l'agriculture extensive. Au regard de ces menaces et du fait du manque de protection du colobe vert olive, une priorité doit être accordée à la conservation de l'espèce.
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African Primates 9:23-34 (2014)
Distribution du Colobe Vert Olive,
Procolobus verus, au Bénin et Menaces Pesant
sur sa Conservation
Sylvie Djego-Djossou1, 2, 3, Julien Gaudence Djego1 ,
Guy Apollinaire Mensah4, Marie-Claude Huynen2 and Brice Sinsin1
1 Laboratoire d’Ecologie Appliquée, Département d’Aménagement et de Gestion de l’Environnement,
Université d’Abomey-Calavi, Bénin; 2 Unité de Biologie du Comportement, Ethologie et Psychologie Animale, Insti-
tut de Zoologie, Université de Liège, Liège- Belgique; 3 Laboratoire de Zoologie et d’Ecologie Appliquée, Faculté
des Sciences et Techniques de Dassa, Université Polytechnique d’Abomey, Bénin; 4 Centre de Recherche Agricole
d’Agonkanmey, Institut National des Recherches Agricoles (INRAB), Bénin
Résumé: Le colobe vert olive (Procolobus verus), le plus petit de tous les colobes, est peu documenté au Bénin.
De 2008 à 2010, des investigations ont été menées dans le but de déterminer la distribution actuelle de ce singe
au Bénin ainsi que les formes et la gravité des menaces pesant sur l’espèce. Pour y parvenir, des enquêtes ont
été menées auprès des populations riveraines de 88 villages et de vendeurs de parties et produits d’animaux.
Par ailleurs, des prospections ont été menées dans 16 forêts. Les résultats indiquent que le colobe vert olive
nest pas aussi rare qu’on le pensait: sa présence a été conrmée sur des sites elle nétait pas conrmée
auparavant. Son aire d’occurrence actuelle s’étend du sud au nord du Bénin entre 6°30 et 9°45 latitude nord et
couvre une supercie de 25.403 km². Les formes de pression qui pèsent sur la survie du colobe vert olive au
Bénin sont les perturbations diverses sur les habitats créées par les activités humaines notamment la chasse de
subsistance et l’agriculture extensive. Au regard de ces menaces et du fait du manque de protection du colobe
vert olive, une priorité doit être accordée à la conservation de l’espèce.
Mots clés: Procolobus verus, distribution, menaces, conservation, Bénin.
Abstract: Olive colobus (Procolobus verus), the smallest of all colobine monkeys, is not well documented
in Benin. From 2008 to 2010, we conducted surveys through the range of the species in Benin to determine
the current distribution and assess the threats to its survival. To achieve the objectives, we interviewed local
people from 88 villages, visited local fetish markets where animals parts are sold, and then, conducted surveys
in 16 forests. Results indicated that olive colobus is not as rare as we thought: its presence is conrmed in
several previously unknown sites. Its range extends from south to north Benin between 6° 30 and 9 °45 north
latitude and covers an area of 25,403 km². Various forms of threats including hunting for bush meat and
extensive agriculture, aect the survival of olive colobus in Benin. According to these threats in its current
range and the lack of attention in olive colobuss protection, a priority has to be accorded to its conservation.
Key words: Procolobus verus, distribution, threats, conservation, Benin.
Correspondence to: Sylvie Djego-Djossou, 1 Laboratoire d’Ecologie Appliquée, Département d’Aménagement et de
Gestion de l’Environnement. Faculté des Sciences Agronomiques, Université d’Abomey-Calavi, Fax : (+229) 21 30 30
84, 01 BP 6270 Cotonou, Bénin. djegosyl@yahoo.fr.
24 /
INTRODUCTION
La conservation des espèces animales et de
leurs habitats a toujours été une préoccupation tant
au Bénin, avec la création d’aires de conservations
(parcs nationaux, forêts classées, réserves de gibier),
que sur le plan mondial avec la détermination des
organismes de conservation tels que l’IUCN et le
CITES. En dépit du vif intérêt porté à la conservation
de la faune, les données de base sur de nombreuses
espèces restent encore insusantes et le statut de
conservation de ces espèces reste à être clarié.
Au sein des Mammifères, et plus particulièrement
dans l’ordre des primates, l’attention est souvent
focalisée sur des espèces charismatiques comme
les chimpanzés, les gorilles, les orangs-outangs et
les bonobos (Cavalieri & Singer 1993) à cause de
leur proximité avec l’homme. Pourtant, les espèces
de plus petite taille comme les Cercopithecinae
(Cercopithecus diana roloway, Cercopithecus sclateri,
Cercopithecus erythrogaster pocoki) et les Colobinae
(Procolobus badius, Procolobus ruformitratus et
Procolobus epieni) sont plus menacés et pourraient
disparaître en premier (Oates 1996; Mittermeier
et al. 2009). Déjà, deux sous-espèces de colobes
sont probablement éteintes (Oates et al. 2000):
Procolobus pennantii bouvieri et Procolobus badius
waldroni.
Le colobe vert olive est la plus petite espèce de la
sous-famille des Colobinae. Son aire de répartition
très discrète reste limitée à lAfrique de l’ouest, le
long de la côte atlantique (Galat & Galat-Luong
1985). Selon Oates (1996) et Kingdon (1997), la
carte de répartition du colobe vert olive indique
une distribution discontinue de la Sierra Leone et
de la Guinée jusqu’au sud-est du Nigeria. Quelques
études socio-écologiques concernant ce singe ont
été réalisées dans le Parc National de Taï en Côte
d’Ivoire (Korstjens & Schippers 2003; Korstjens &
Noë 2004) tandis que son régime alimentaire a été
étudié sur l’île de Tiwaï, en Sierra Leone (Oates
1988; Oates & Whitesides 1990; Davies et al. 1999).
Pendant longtemps, létude des primates n’était
pas une préoccupation au Bénin. Depuis 1998
cependant, avec la découverte du singe à ventre
rouge (Cercopithecus erythrogaster erythrogaster),
espèce endémique du Bénin, une attention croissante
leur a été accordée comme en témoigne les travaux
de Sinsin & Assogbadjo (2002); Nobimè & Sinsin
(2005); Nobimè et al. (2008, 2009); Matsuda (2007);
Djègo-Djossou & Sinsin (2009); Houngbédji
(2010); Houngbédji et al. (2012) ; Djègo-Djossou et
al. (2012).
Observé pour la première fois dans la Forêt Classée
de la Lama au Bénin par John Oates en 1995 (Oates
1996) lors de ses prospections forestières, le colobe
vert olive n’a spéciquement bénécié d’aucune
étude. Les études réalisées de façon générale sur les
primates au Bénin nont cependant apporté que très
peu d’informations sur le colobe vert olive. Aussi, la
vulnérabilité de l’espèce ne peut qu’être exacerbée
par le manque de données. Nous nous proposons
ainsi de faire un état des lieux sur le colobe vert olive
en inventoriant les sites d’occurrence an de dénir
la distribution géographique ainsi que les menaces
pesant sur l’espèce au Bénin.
MATÉRIEL ET MÉTHODE
Zone d’étude
L’étude s’est déroulée au Bénin situé dans la zone
intertropicale de l’Afrique entre 6°20’ et 12°30’
latitude nord puis 1°45’ et 2°70’ longitude est. Situé
dans le Dahomey Gap, le Bénin couvre une supercie
de 114.763 km². Le pays est actuellement divisé en
12 départements administratifs et en 77 communes
administratives couvrant trois grandes zones
climatiques (Figure 1) à savoir: la zone guinéenne
ou guinéo-congolaise avec une pluviométrie variant
entre 1.000 et 1.300 mm, la zone de transition
soudano-guinéenne avec une pluviométrie allant de
1.100 à 1.200 mm et la zone soudanienne avec moins
de 1.100 mm de pluie par an (Adomou et al. 2006).
Figure 1. Carte des zones chorologiques du Bénin
Djego-Djossou et al.
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Méthode d’étude
Trois approches méthodologiques ont permis
d’identier les sites d’occurrence (Gonedelé Bi et al.
2010) et les formes de menace pesant sur le colobe
vert olive :
les enquêtes: elles ont été eectuées dans 88
villages couvrant 40 communes administratives
dont les chefs lieux sont matérialisés sur la Figure
2. Ces villages ont été choisis parmi l’ensemble
des villages riverains à 41 forêts au total dont
37 Forêts Classées et 4 Forêts Communautaires
(non classées). Les enquêtes sont basées sur des
entretiens de groupes focalisés (focus group) et
sur des entretiens personnalisés (interviews) à
l’aide de guide d’entretien et de questionnaires
Forêts Supercies
(ha)
Présence/
absence Forêts Supercies
(ha)
Présence /
absence
Classées Classées
Abomey 173 NR N’dali 4.721 NR
Agoua 75,300 NR Natitingou 400 NR
Agrimey 2,800 NR Ouémé Boukou 20,500 R
Alibori Supérieur 255,500 NR Ouémé Supérieur 107,542 R
Atchérigbé 3,150 NR Ouénou Bénou 30,000 NR
Bassila 2,500 NR Parakou 256 NR
Bélèfougoun 1,300 NR Pénéssoulou 5,470 R.E.V.
Bimi 3,200 NR Sakété 60 R ?
Dan 1,237 NR Savalou 1,015 NR
Dassa 2,645 R ? Sérou 500 NR
Djigbé 4,300 NR Sota 43,000 NR
Dogo Kétou 42,850 R Taneka 1400 NR
Dounga 250 NR Tchatchou 2,400 R ?
Ichédé 191 NR Tchaourou 1,100 NR
Kandi 250 NR Toui Kilibo 27,030 R ?
Klir 50 NR Wari-Maro 107,500 R.E.V.
Kouandé 3000 NR communautaires
Lama 16,800 R, V, E Vallée de l’Ouémé 192 R.E.V
Logozohê 1,200 R ? Vallée du Mono - R.E.V.
Mékrou 9,350 NR Ilots forestiers de
Domè
1400 R.E.V.
Monts Koué 180,000 R, V, E Lokoli 500 R.E.V.
Légende : R=rapporté par les enquêtés ; R ? = discutable ; NR= non rapporté par les enquêtés ; V= vu ; E=
entendu
Tableau 1. Supercies des forêts investiguées.
d’enquête. Les données collectées sont relatives à
la distribution géographique du colobe vert olive
(présence/absence) dans les forêts environnantes
et aux diérentes formes de menaces pesant sur
l’espèce. Le guide des Mammifères d’Afrique
de Jonathan Kingdon (2006) accompagné
d’une planche physionomique portant diverses
images de primates rencontrés au Bénin ont
été exploitées lors des enquêtes pour faciliter
l’identication des espèces. Les supercies des
forêts ciblées sont résumées dans le Tableau 1.
la phase de prospections forestières: elle
concerne dans la présente étude, les habitats
probables du colobe vert olive dans 16 forêts
Distribution du Colobe Vert Olive au Bénin
26 /
Figure 2. Carte du réseau forestier montrant les positions des chefs lieux de communes investiguées.
Djego-Djossou et al.
/ 27
leurs marchandises de viande de brousse de façon
clandestine si bien qu’il n’existe pas de marchés
ociels de vente de viande de brousse. Pour
cela, 15 étalages de ventes de parties et produits
d’animaux (produits utilisés en médecine
traditionnelle et entrant dans plusieurs recettes)
ont été visités dans 7 marchés (Manigri, Alédjo,
Abomey, Covè, Alaarou, Cotonou, Savè) pour
avoir des informations sur les parties ou produits
de primates vendus et plus particulièrement
sur ceux du colobe vert olive ainsi que leurs
provenances. Les marchés choisis sont ceux dans
lesquels, il existe des étalages d’organes et de
parties d’animaux tandis que les étalages choisis
sont ceux où au moins un organe ou sous-produit
de primates a été observé lors des visites.
Echantillonnage
Au sein de la population des chasseurs,
d’autorités locales, des membres de l’Administration
forestière (forestiers, gardes forestiers et autres), des
(Tableau 2) an de rechercher non seulement
des indices de présence de l’espèce à travers
des observations directes (contacts visuels et
auditifs) et indirectes (sites de nourrissage avec
restes alimentaires, crottes); mais aussi pour
apprécier l’état des habitats (type de végétation
et les traces éventuelles dues aux activités
humaines (transhumance, coupe de bois,
agriculture, chasse, urbanisation). Dans chaque
forêt prospectée, les anciens transects traversant
les formations forestières ont été parcourus
avec une vitesse moyenne ne dépassant pas 1.2
km/h. Des pauses régulières sont eectuées pour
écouter et observer éventuellement les singes
notamment le colobe vert olive. Des coordonnées
géographiques des points de contacts du colobe
vert olive ont été enregistrées dans un Global
Positioning System (GPS).
la phase de visites de marchés de vente
d’organes animaux: craignant d’être arrêtés par
la police forestière, les riverains vendent souvent
Tableau 2. Forêts prospectées et eort de prospection.
Forêts parcourues Supercie
(km²)
Eort de prospection
Jours distance (km)
Forêts Classées
Lama 16.5 27 182
Pénéssoulou 54.7 11 74
Dogo- Kétou 428.5 4 31
Ouémé- Boukou 205.0 5 67
Wari-Maro 1075.0 6 94
Monts Koué 2010.0 6 98
Logozohê 12.0 2 15
Ouémé Supérieur 1425.0 4 59
Dassa 26.5 4 32
Sakété 0.6 2 19
Tchatchou 20.0 1 11
Toui-Kilibo 270.3 4 31
Forêts Communautaires
Lokoli 5 7 20
Vallée de l’Ouémé 1.92 7 22
Vallée du Mono - 3 12
Ilots forestiers de Domè 14 15 117
Distribution du Colobe Vert Olive au Bénin
28 /
Ces données sont relatives à la diversité des parties
de colobe vert olive disponibles sur les étalages, les
provenances des marchandises et éventuellement les
utilisations qui en sont faites.
RÉSULTATS
1. Aires d’occurrence du colobe vert olive
A partir des données d’enquête, l’aire d’occurrence
ancienne du colobe vert olive a été estimée à 45.756
km² et couvrait plusieurs Forêts Classées et Forêts
Communautaires (Figure 3) à savoir :
les Forêts Classées de la Lama, des Monts Koué,
de Wari-Maro, de l’Ouémé Supérieur, de l’Ouémé
Boukou, de Pénéssoulou, de Dogo Kétou;
les Forêts Communautaires situées dans les
communes administratives d’Adjohoun, de
Bonou, de Dangbo, de Covè, de Zangnanado,
d’Agbangnizoun, de Mono, de Savè, de Ouèssè,
de Tchaourou, de Bassila, de Nikki, (Sakabansi),
de Pérèrè (Tasso), de Ségbana et de Kalalé
appartenant aux départements du plateau, du
Zou, de l’Ouémé, des Collines, du Borgou, de la
Donga, de l’Alibori.
Actuellement, la zone d’occurrence du colobe vert
olive couvre une supercie totale estimée à 25.403
km² et est limitée à la zone guinéo-congolaise et à la
zone soudano-guinéenne. Elle comprend aussi bien
les Forêts Classées que les Forêts Communautaires.
Sept Forêts Classées sont concernées et elles
couvrent une supercie évaluée à 4.991 km². Il s’agit
des Forêts Classées de la Lama, des Monts Koué,
de Wari-Maro, de l’Ouémé Supérieur, de l’Ouémé
Boukou, de Pénéssoulou, de Dogo Kétou.
Les Forêts Communautaires concernées sont:
les forêts de la Vallée de l’Ouémé et de la Vallée
du Mono, la forêt marécageuse de Lokoli, les
îlots forestiers de Domè et d’autres îlots situées
dans plusieurs communes (Adjohoun, Bonou,
Covè, Zakpota, Zagnanado, Comè, Grand-Popo,
Tchaourou, Zogbodomey et Bassila). Lensemble de
ces Forêts Communautaires couvrent une supercie
de 20.412 km² (Figure 4). Le colobe vert olive est
davantage présent dans les Forêts Communautaires
(plus de 80% des indices de présence ont été trouvés
dans ces forêts) que dans les Forêts Classées (moins
de 20% des indices de présence).
Par ailleurs, dans les Forêts Classées de l’Ouémé
supérieur, de Dogo-Kétou, de l’Ouémé Boukou,
et les autres Forêts Communautaires, ce sont les
témoignages des enquêtés qui permettent de notier
la présence du colobe vert olive.
guérisseurs et des agriculteurs; nous avons enquêté
auprès de 595 personnes dâge supérieur ou égal à 25
ans. Aussi, un échantillon de 16 forêts a été prospecté
pour la collecte de données biogéographiques.
Enn, 15 vendeurs de parties animaux ont été en
plus enquêtés dans les marchés.
Traitement des données
1. Données biogéographiques
Un système binaire de présence/absence a été
utilisé pour déterminer les sites d’occurrence du
colobe vert olive. Le colobe vert olive est supposé
présent:
lorsqu’il est signalé par les enquêtés ou lorsque
les enquêtés témoignent que les parties du colobe
vert olive (queue, fourrure, tête, membres) qu’ils
détiennent, proviennent des spécimens abattus
dans leurs zones,
lorsqu’on enregistre lors des prospections
forestières au moins un contact direct visuel ou
auditif de la présence du colobe vert olive.
Le colobe vert olive est supposé absent lorsqu’il
nétait ni signalé par les enquêtés, ni rencontré lors
des prospections forestières. Enn, le colobe vert
olive est supposé absent mais ayant existé dans
le passé lorsqu’il était observé, entendu ou bien
signalé il y a plus de trois ans par les enquêtés. Ces
diverses informations ont permis d’inventorier
les sites d’occurrence et les zones d’occurrence
(ancienne et actuelle) du colobe vert olive ont été
évaluées avec le logiciel Arc Gis 9.3. Les limites de
la zone d’occurrence actuelle ont été évaluées grâce
à des lignes continues les plus courtes possibles
renfermant tous les sites doccurrence (IUCN 2001).
Pour évaluer l’aire d’occurrence dans les Forêts
Classées, la méthode utilisée a consisté à faire la
sommation des supercies des Forêts Classées ou
bien des communes administratives la présence
de colobe vert olive était signalée. Pour la supercie
de l’aire d’occurrence hors Forêts Classées, nous
avons soustrait la supercie des Forêts Classées de
l’aire d’occurrence actuelle.
2. Données sur les formes de menaces
Après dépouillement des ches d’enquête, les
données recueillies ont été sériées en 3 types de
menaces dues aux activités humaines: chasse,
agriculture et transhumance. Avec le logiciel Excel,
les pourcentages des enquêtés ont été calculés pour
chacune de ces menaces.
3. Données collectées auprès des vendeurs de
parties de colobe vert olive
Djego-Djossou et al.
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Figure 3. Aire d’occurrence ancienne du colobe vert olive au Bénin.
Distribution du Colobe Vert Olive au Bénin
30 /
Figure 4. Aire d’occurrence actuelle du colobe vert olive.
Djego-Djossou et al.
/ 31
Distribution du Colobe Vert Olive au Bénin
Lors des prospections forestières, la présence du
colobe vert olive est seulement conrmée grâce à des
contacts visuels et auditifs dans les Forêts Classées
de la Lama, des Monts Koué, de Wari-Maro, de
Pénéssoulou, et dans les Forêts Communautaires de
la Vallée du Mono et de la Vallée de l’Ouémé, la forêt
marécageuse de Lokoli, les îlots forestiers de Domè.
La distribution du colobe vert olive est inégale.
En eet, l’espèce est mieux distribuée dans la zone
guinéo- congolaise où les sites doccurrence sont plus
nombreux que dans la zone de transition soudano-
guinéenne, et elle est totalement absente de la zone
soudanienne.
2. Parties et sous-produits du colobe vert olive
Aucune partie du colobe vert olive n’a été
retrouvée sur les 15 étalages de vente de parties
d’animaux enquêtés dans les 7 marchés. Cependant,
3 enquêtés (à Covè et Abomey) ont déclaré avoir
souvent vendu les parties (fourrure, membres
antérieurs et postérieurs, tête, queue) du colobe vert
olive. Ils nous ont conés que les diérentes parties
de ce singe sont utilisés pour soigner plusieurs
maladies sans plus de précisions.
3. Causes de régression du colobe vert olive
perçues par les populations riveraines
Selon les enquêtés, la chasse, l’agriculture et la
transhumance sont les principales causes ayant
concouru à la diminution drastique des populations
de primates et plus particulièrement du colobe vert
olive au Bénin.
Pour 88% des enquêtés, le gibier devient rare
car la chasse a décimé les populations animales. Les
enquêtés en étaient conscients et déclaraient que,
les chasseurs revenaient fréquemment bredouilles
de leur chasse. Dans le passé, certains sites étaient
même nommés ociellement « lieu de massacre des
singes » ; c’est le cas par exemple du mont « Akpa
Ato » qui signie en dialecte local Idatcha « endroit
où on tue les singes ». Ce site est localisé à l’intérieur
du village de Kèmon dans la commune d’Ouèssè à
une dizaine de kilomètres des formations forestières
abritant encore le colobe vert olive.
Plus d’un quart des enquêtés (27%) estiment que
l’agriculture extensive est la cause de la perte des
habitats du colobe vert olive.
Seuls 13% des enquêtés ont reconnu l’eet
néfaste de la transhumance sur le colobe vert olive.
Pour assurer la nourriture au bétail, les forêts sont
prises d’assaut par des éleveurs transhumants dont
le bétail, non seulement ravage tout sur leur passage,
mais entre aussi en compétition avec la faune
sauvage pour certaines ressources alimentaires. Les
Forêts Classées de l’Ouémé Supérieur, de l’Alibori
supérieur, d’Ouénou Bénou, de l’Ouémé Boukou,
des Monts Koué, de Wari-Maro, d’Agoua, de Toui-
Kilibo, de Dogo-Kétou étaient les plus concernées
malgré les eorts des forestiers pour le respect de
couloirs de transhumance dénis.
Les diérentes perceptions des populations
riveraines indiquent que la chasse est le principal
facteur de régression des populations du colobe vert
olive (88%) ; elle est suivie de l’agriculture (27%)
alors que la transhumance noccupe que 13%.
DISCUSSION
1. Limite de la méthode destimation des aires
d’occurrence
Les aires d’occurrence (ancienne et actuelle) du
colobe vert olive sont évaluées dans la présente étude
à l’échelle des Forêts Classées et des communes
administratives du Bénin, choisies comme unités
d’échantillonnage. Ainsi, l’unité d’échantillonnage
était demblée incluse dans l’aire d’occurrence dès lors
que le colobe vert olive était rapporté ou rencontré
en un endroit de la Forêt Classée ou commune
administrative, même si cela n’impliquait pas que ce
primate soit toujours présent à travers toute l’unité.
2. Aires d’occurrence du colobe vert olive
L’aire d’occurrence actuelle est en accord avec
la répartition du colobe vert olive en Afrique qui
était limitée à 8°50 latitude nord (Oates 1981). La
distribution actuelle du colobe vert olive au Bénin,
limitée aux zones guinéo-congolaise et soudano-
guinéenne, est évidemment liée à la répartition
des forêts. En eet, le colobe vert olive est une
espèce des formations forestières (Galat-Luong &
Galat 1985) et celles-ci sont mieux représentées
dans la zone guinéo-congolaise où l’on trouve des
formations marécageuses (à Mytragina inermis et
Raphia hoockeri ou à Xylopia rubescens et Mitragyna
inermis), des forêts denses humides semi-décidues
Triplochiton scleroxylon et Celtis zenkeri, à Khaya
grandifolia et Aubrevilla kerstingii ou à Dialum
guineense et Mimusops andogensis) puis des forêts
inondées ou périodiquement inondées.
Quant à la zone de transition soudano-
guinéenne, sa pluviométrie explique la dominance
de savanes. Cependant, au sein de cette zone, la
région de Bassila présente une végétation de forêt
dense humide semi-décidue, habitat du colobe vert
olive. De plus, dans les autres régions de cette zone
climatique, on rencontre quelques poches de forêts
denses sèches associées à des forêts claires et des
32 / Djego-Djossou et al.
galeries forestières qui constituent des refuges pour
le colobe vert olive.
Le colobe vert olive trouve aussi refuge dans
les milieux humides (Kingdon 1997) si bien
que sa répartition au Bénin est liée au réseau
hydrographique, ce qui explique sa présence dans
les forêts marécageuses, la vallée du Mono jusqu’à
Nangbéto et la vallée de l’Ouémé, les forêts inondées
de Zogbodomey arrosées par le euve Zou, les
galeries forestières des Forêts Classées et les forêts
riveraines le long des grands cours deau (Okpara,
Zou).
Au-delà d’être des zones refuges, les milieux
humides sont en fait des zones de préférence de la
plupart des colobes car la présence de l’eau améliore
la qualité nutritionnelle des feuilles qui constituent
les principaux items consommés (Oates 1994).
Les fortes fréquences d’observation du colobe vert
olive dans les Forêts Communautaires (Oderdonk
& Chapman, 2000 Wong & Sicotte, 2006; Baker et
al 2009) pourraient être liées non seulement à une
abondance de ressources alimentaires mais aussi
et surtout par les conditions environnementales
notamment la présence permanente de leau dans les
divers habitats.
3. Causes de régression des populations de
colobe olive
3.1. Chasse
La plupart des enquêtés (88%) reconnaissent
que la chasse constitue une menace directe à la
conservation de la faune notamment à celle du
colobe vert olive; elle constitue ici le premier
facteur de régression des populations de colobe
vert olive. Les singes sont prélevés à un taux qui
dépasse largement leur rythme de reproduction et
cette chasse non sélective désorganise les groupes
sociaux. Mais l’existence au Bénin des tabous et des
interdits alimentaires relatifs à la consommation
de la viande de singes au sein de l’ethnie Fon et au
sein de la religion musulmane, fait que la pression
de chasse sur les primates non-humains n’est pas
aussi forte que sur les autres mammifères qui sont
prisés (Delvingt 2001). Toutefois, sur certains sites
au Bénin, les singes ont été longtemps massacrés
comme ce fut le cas dans les villages de Kèmon
(commune d’Ouéssè) et de Savè (commune de
Savè). La chasse non sélective et intense touche
directement les populations de primates et constitue
l’une des causes fondamentales du déclin actuel de
leurs populations animales. Par exemple, en Afrique
centrale, la chasse a été la cause de la disparition des
colobes blanc et noir au nord-est du Gabon alors que
les espèces du genre Cercopithecus ont survécu. En
eet, les Colobes sont plus vulnérables à la chasse
que les Cercopithèques (Lahm 1993; N’goran et al.
2012).
Par ailleurs, la chasse inuence la taille de
la population de singes, sa structure et même
le comportement des individus dans les divers
groupes qui adoptent des stratégies anti-prédation
remarquables (Cowlishaw & Dunbar 2000).
3.2. Perturbations de l’habitat liées à
l’agriculture et l’exploitation forestière
L’agriculture constitue la seconde cause de déclin
des populations de colobe vert olive après la chasse
selon les résultats d’enquête. Parmi les extinctions
préhistoriques, la perturbation des habitats apparait
comme le principal facteur conduisant à l’extinction
(Ajibade et al. 2011) bien qu’elle soit exacerbée par
la chasse. La fragmentation et la perte des habitats
associés à la chasse provoquent l’isolement des
populations, conduisant à leur vulnérabilité (Mace
& Balmford 2000). La fragmentation conduit non
seulement à l’isolement des groupes mais aussi à une
insusance de ressources alimentaires. Associée
aux diverses perturbations, la fragmentation peut
contribuer à la diminution de la taille des groupes,
de leur composition et de la densité de la population
(Struhsaker et al. 2004). Ces diverses perturbations
bouleversent le fonctionnement normal des forêts
avec comme conséquence l’érosion de la biodiversi
(Sinsin & Kampmann 2010).
4. Enquêtes de marchés réalisés auprès des
vendeurs d’organes animaux
La rareté des parties du colobe vert olive dans les
marchés pourrait s’expliquer par le peu d’attention
que les chasseurs accordent à ce singe du fait de sa
petite taille qui ne constitue pas un gibier de choix.
Cependant, quelques enquêtés ont témoigné de
l’utilisation des diérentes parties du colobe vert
olive dans le traitement des maladies. Mais, les
maladies traitées ne sont pas précisées car pour ces
enquêtés, donner ces informations serait trahir leurs
secrets.
CONCLUSION
La présente étude a permis de documenter la
distribution géographique du colobe vert olive au
Bénin. Jadis, réparti dans les trois zones climatiques,
le colobe vert olive est une espèce de primate très
discrète, dont la distribution est actuellement
limitée à la zone guinéo-congolaise et à la zone
soudano-guinéenne. L’identication de nouveaux
/ 33
Distribution du Colobe Vert Olive au Bénin
sites d’occurrence pour le colobe vert olive dans les
Forêts Communautaires est un signal fort pour les
perspectives de recherche sur ce primate et surtout
pour sa conservation quand on sait que ces Forêts
non Classées ne bénécient plus d’aucune forme de
protection.
REMERCIEMENTS
Nous tenons à remercier le Conseil pour le
Développement de la Recherche en Sciences Sociales
en Afrique (CODESRIA) et la Société Américaine
de Primatologie (ASP) pour leurs appuis nanciers
dans la collecte des données. Nos remerciements
vont aussi à l’endroit de l’Unité de Biologie du
Comportement, Ethologie et Psychologie Animale
de L’Université de Liège qui nous a assistés dans le
traitement des données.
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Received: 9 October 2013
Accepted: 30 August 2014
... In the 1980s, the density in secondary and riverine forest at Tiwai Island, Sierra Leone, was 1.2 groups per km² . A recent survey of Benin found them to have a more widespread distribution than previously known (Djego-Djossou et al. 2014), but with a small total population; none were observed during a 2015 survey in neighbouring Togo (G. Segniagbeto pers. ...
... The semi-structured interview has been widely used as a preferred method to obtain local knowledge regarding presence or absence of some primate species to find potential survey sites (Campbell & Hadley 2005;Urbani 2006;Campbell et al. 2008;Parker et al. 2008;Starr et al. 2011;Chi et al. 2014;Ginn & Nekaris 2014) or even to map distribution ranges of some taxa (Sinsin et al. 2002;Djègo-Djossou & Sinsin 2009;Nobimè et al. 2009;Djègo-Djossou et al. 2014). Often, however, primate field studies that use semi-structured interviews do not provide detailed descriptions of the method. ...
Article
Full-text available
To better understand the status and distribution patterns of threatened anthropoids, we conducted walking surveys and interviews on the western edge of southwestern Nigeria. As we surveyed, we recorded all sightings of the monkeys and evidence of anthropogenic disturbance. We also examined the extent of forest in the southern part of our study area, in particular, Eggua Forest Reserve and Ohumbe Forest Reserve, using Landsat 8 band images. The number of anthropoid species encountered during the surveys varied from zero to four. We sighted C. erythrogaster at Atola community forest (Encounter rate = 0.27 group/km), Royal Forest (private forest) (Encounter rate = 0.08 group/km), and Bola Camp community forest. These are seasonally inundated or riverine forests. The bellies of the C. erythrogaster individuals we saw at the two latter localities indicate that they are C. erythrogaster erythrogaster. No other threatened anthropoids were sighted. At Igboju community forest (part of Eggua FR), where an interviewee stated that C. e. erythrogaster occurs, we only saw mona monkeys (Cercopithecus mona). Bola Camp and adjacent communities, where about 9 km2 of riverine forest still remains and hunting is limited, have a potential to develop a conservation program. Creating corridors to connect Igboju, Royal Forest, and southern forest fragments in Eggua FR for the conservation of C. e. erythrogaster is also recommended. With our new information, the distribution range of C. e. erythrogaster has now been expanded to east of Benin, but it is still uncertain how widespread this subspecies is. The future of this taxon in this region, however, does not look bright considering the levels of hunting, logging, farming, cattle herding, and fire set by cattle herders that we witnessed. Thorough surveys along Yewa River including Igboju, and fragmented forests in two forest reserves are necessary in the near future
... The semi-structured interview has been widely used as a preferred method to obtain local knowledge regarding presence or absence of some primate species to find potential survey sites (Campbell & Hadley 2005;Urbani 2006;Campbell et al. 2008;Parker et al. 2008;Starr et al. 2011;Chi et al. 2014;Ginn & Nekaris 2014) or even to map distribution ranges of some taxa (Sinsin et al. 2002;Djègo-Djossou & Sinsin 2009;Nobimè et al. 2009;Djègo-Djossou et al. 2014). Often, however, primate field studies that use semi-structured interviews do not provide detailed descriptions of the method. ...
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To better understand the status and distribution patterns of threatened anthropoids, we conducted walking surveys and interviews on the western edge of southwestern Nigeria. As we surveyed, we recorded all sightings of the monkeys and evidence of anthropogenic disturbance. We also examined the extent of forest in the southern part of our study area, in particular, Eggua Forest Reserve and Ohumbe Forest Reserve, using Landsat 8 band images. The number of anthropoid species encountered during the surveys varied from zero to four. We sighted C. erythrogaster at Atola community forest (Encounter rate = 0.27 group/km), Royal Forest (private forest) (Encounter rate = 0.08 group/km), and Bola Camp community forest. These are seasonally inundated or riverine forests. The bellies of the C. erythrogaster individuals we saw at the two latter localities indicate that they are C. erythrogaster erythrogaster. No other threatened anthropoids were sighted. At Igboju community forest (part of Eggua FR), where an interviewee stated that C. e. erythrogaster occurs, we only saw mona monkeys (Cercopithecus mona). Bola Camp and adjacent communities, where about 9 km 2 of riverine forest still remains and hunting is limited, have a potential to develop a conservation program. Creating corridors to connect Igboju, Royal Forest, and southern forest fragments in Eggua FR for the conservation of C. e. erythrogaster is also recommended. With our new information, the distribution range of C. e. erythrogaster has now been expanded to east of Benin, but it is still uncertain how widespread this subspecies is. The future of this taxon in this region, however, does not look bright considering the levels of hunting, logging, farming, cattle herding, and fire set by cattle herders that we witnessed. Thorough surveys along Yewa River including Igboju, and fragmented forests in two forest reserves are necessary in the near future. Résume: Dans une visant à mieux comprendre le statut et la répartition des espèces de singes menacés, en se concentrant sur Cercopithecus erythrogaster, nous avons réalisé des randonnées de 49,5 km et des entretiens sur le bord ouest du sud-ouest du Nigeria. Au cours des prospections pédestres, nous avons enregistré toutes les observations et vocalisations de singes et les signes de perturbation anthropique. Nous avons par la suite examiné la superficie de la forêt dans la partie sud de notre zone d' étude, en particulier la Réserve Forestière d'Eggua et la Réserve Forestière d'Ohumbe, sur des images de Landsat 8. Le nombre d' espèces des singe anthropoïde rencontrées lors des prospections pédestres varie de zéro à quatre (moyenne = 1,6). Nous avons observé C. erythrogaster dans la forêt communautaire d'Atola (0,27 groupe/km), dans la Forêt Royale (forêt privée)(0,08 groupe/km) et. 38 / Matsuda Goodwin et al. dans la forêt communautaire de Bola Camp. Ce sont des forêts galeries ou saisonnièrement inondées. Les ventres des individus de C. erythrogaster que nous avons vus dans les deux dernières localités indiquent qu'il sagit de C. erythrogaster erythrogaster. Aucun autre anthropoïde menacé n' a été aperçu. Dans la forêt communautaire d'Igboju (partie de la Réserve Forestière d'Eggua), où un interviewé a déclaré que C. e. erythrogaster se trouve, nous avons seulement vu le singe mona (Cercopithecus mona). Bola Camp et ses communautés avoisinantes, où il reste environ 9 km 2 de forêt fluviale et où la chasse est limitée, ont un potentiel pour un programme de conservation et d' écotourisme. Créer des couloirs pour relier Igboju, Forêt Royale et les ilôts foretiers fragmentés à la Réserve Forestière d'Eggua pour la conservation de C. e. erythrogaster est également recommandé. Avec nos nouvelles informations, l' aire de distribution de C. e. erythrogaster a maintenant été élargie, mais il reste encore à préciser l' étendue exacte de cette sous-espèce. L' avenir de ce taxon dans cette région, cependant, ne semble pas brillant compte tenu des niveaux de la chasse, l' exploitation forestière, l' élevage, l' élevage du bétail, et le feu allumé par les éleveurs de bétail que nous avons vu. Des études approfondies le long du Fleuve Yewa, y compris Igboju, et d' autres zones forestières fragmentées des deux Réserves Forestières sont nécessaires dans un proche avenir.
... The semi-structured interview has been widely used as a preferred method to obtain local knowledge regarding presence or absence of some primate species to find potential survey sites (Campbell & Hadley 2005;Urbani 2006;Campbell et al. 2008;Parker et al. 2008;Starr et al. 2011;Chi et al. 2014;Ginn & Nekaris 2014) or even to map distribution ranges of some taxa (Sinsin et al. 2002;Djègo-Djossou & Sinsin 2009;Nobimè et al. 2009;Djègo-Djossou et al. 2014). Often, however, primate field studies that use semi-structured interviews do not provide detailed descriptions of the method. ...
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To better understand the status and distribution patterns of threatened anthropoids, we conducted walking surveys and interviews on the western edge of southwestern Nigeria. As we surveyed, we recorded all sightings of the monkeys and evidence of anthropogenic disturbance. We also examined the extent of forest in the southern part of our study area, in particular, Eggua Forest Reserve and Ohumbe Forest Reserve, using Landsat 8 band images. The number of anthropoid species encountered during the surveys varied from zero to four. We sighted C. erythrogaster at Atola community forest (Encounter rate = 0.27 group/km), Royal Forest (private forest) (Encounter rate = 0.08 group/km), and Bola Camp community forest. These are seasonally inundated or riverine forests. The bellies of the C. erythrogaster individuals we saw at the two latter localities indicate that they are C. erythrogaster erythrogaster. No other threatened anthropoids were sighted. At Igboju community forest (part of Eggua FR), where an interviewee stated that C. e. erythrogaster occurs, we only saw mona monkeys (Cercopithecus mona). Bola Camp and adjacent communities, where about 9 km 2 of riverine forest still remains and hunting is limited, have a potential to develop a conservation program. Creating corridors to connect Igboju, Royal Forest, and southern forest fragments in Eggua FR for the conservation of C. e. erythrogaster is also recommended. With our new information, the distribution range of C. e. erythrogaster has now been expanded to east of Benin, but it is still uncertain how widespread this subspecies is. The future of this taxon in this region, however, does not look bright considering the levels of hunting, logging, farming, cattle herding, and fire set by cattle herders that we witnessed. Thorough surveys along Yewa River including Igboju, and fragmented forests in two forest reserves are necessary in the near future. Résume: Dans une visant à mieux comprendre le statut et la répartition des espèces de singes menacés, en se concentrant sur Cercopithecus erythrogaster, nous avons réalisé des randonnées de 49,5 km et des entretiens sur le bord ouest du sud-ouest du Nigeria. Au cours des prospections pédestres, nous avons enregistré toutes les observations et vocalisations de singes et les signes de perturbation anthropique. Nous avons par la suite examiné la superficie de la forêt dans la partie sud de notre zone d' étude, en particulier la Réserve Forestière d'Eggua et la Réserve Forestière d'Ohumbe, sur des images de Landsat 8. Le nombre d' espèces des singe anthropoïde rencontrées lors des prospections pédestres varie de zéro à quatre (moyenne = 1,6). Nous avons observé C. erythrogaster dans la forêt communautaire d'Atola (0,27 groupe/km), dans la Forêt Royale (forêt privée)(0,08 groupe/km) et. 38 / Matsuda Goodwin et al. dans la forêt communautaire de Bola Camp. Ce sont des forêts galeries ou saisonnièrement inondées. Les ventres des individus de C. erythrogaster que nous avons vus dans les deux dernières localités indiquent qu'il sagit de C. erythrogaster erythrogaster. Aucun autre anthropoïde menacé n' a été aperçu. Dans la forêt communautaire d'Igboju (partie de la Réserve Forestière d'Eggua), où un interviewé a déclaré que C. e. erythrogaster se trouve, nous avons seulement vu le singe mona (Cercopithecus mona). Bola Camp et ses communautés avoisinantes, où il reste environ 9 km 2 de forêt fluviale et où la chasse est limitée, ont un potentiel pour un programme de conservation et d' écotourisme. Créer des couloirs pour relier Igboju, Forêt Royale et les ilôts foretiers fragmentés à la Réserve Forestière d'Eggua pour la conservation de C. e. erythrogaster est également recommandé. Avec nos nouvelles informations, l' aire de distribution de C. e. erythrogaster a maintenant été élargie, mais il reste encore à préciser l' étendue exacte de cette sous-espèce. L' avenir de ce taxon dans cette région, cependant, ne semble pas brillant compte tenu des niveaux de la chasse, l' exploitation forestière, l' élevage, l' élevage du bétail, et le feu allumé par les éleveurs de bétail que nous avons vu. Des études approfondies le long du Fleuve Yewa, y compris Igboju, et d' autres zones forestières fragmentées des deux Réserves Forestières sont nécessaires dans un proche avenir.
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In Africa, traditional beliefs play a vital role in biodiversity conservation. We studied the attitudes and perceptions of Kikele villagers towards the Geoffroy's pied colobus in the sacred forest of Kikele, Republic of Benin, using an ethnographic approach based on personal interviews. Our results suggest that the population of colobus has been protected by the Kikele population's traditional beliefs for several decades. This ethnozoological consideration could contribute to the conservation of Geoffroy's pied colobus, Colobus vellerosus, especially at this present moment where the status of the species is degraded throughout its area of distribution. Résumé: Les croyances traditionnelles jouent un rôle capital dans la conservation de la biodiversité en Afrique. Les attitudes et les perceptions des populations villageoises concernant le colobe de Geoffroy Colobus vellerosus ont été étudiées dans la forêt sacrée de Kikélé au Bénin, à partir d'une approche ethnographique basée sur des interviews personnalisées. Nos résultats suggèrent que la population de colobe est protégée par des croyances traditionnelles des villageois de Kikélé depuis plusieurs décennies. Cette considération ethnozoologique pourrait contribuer à la conservation du colobe de Geoffroy, surtout à l'heure actuelle où le statut de l' espèce se dégrade dans son aire de répartition.
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La présente étude s’est déroulée dans les formations végétales du Bénin échantillonnées dans les aires d’occurrence probables du colobe de Geoffroy (Colobus vellerosus). Des données de chorologie spatiale etd’identification des pratiques endogènes de conservation ont été collectées aux moyens des entretiens avec les populations, puis des prospections pédestres dans les aires protégées et forêts villageoises. Le colobe deGeoffroy est une espèce sociable de moeurs diurnes, inféodé aux formations forestières. Au Bénin, l’aire de répartition de l’espèce, évaluée à 9.000 km² s’étend de la forêt classée de la Lama (6° 50’ - 7° 05’ N et 2° - 2°15 E) jusqu’à celle de l’Ouémé Supérieur (9°15- 9° 45’N et 2° - 2° 30 E). La dynamique de cette répartition montre une régression de l’espèce corrélativement à une diminution et à une fragmentation de son aire dont la superficie est passée de 56.000 km² en 1953 à 9.000 km² de nos jours. Heureusement, certaines populations riveraines observent des pratiques ancestrales liées à la culture et à la religion en faveur de la conservation du colobe de Geoffroy. Mots clés : Colobe de Geoffroy, distribution, conservation, régression, Bénin.
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In Primates, females are more likely to be philopatric than males. However, in some species like Procolobus verus, females or individuals of both sexes disperse. In Taï National Park, Ivory Coast, olive colobus groups are small, with one or two adult males and ≤6 females. Dispersal is common for juveniles and adults of both sexes. Adult male dispersal is less common than adult female dispersal. Adult females immigrated especially into small, one-male groups indicating that food competition played a role. Furthermore, unknown sexually receptive females visited resident groups and mated with the resident males for a few days before disappearing again. Adult males dispersed when this improved their mating opportunities. All juveniles left their natal groups. The dispersal of juveniles may be a strategy to prevent inbreeding with their parents. Dispersal by juvenile males furthermore seemed to be the result of mate competition. The high dispersal rates, visits by receptive females, and dispersal of all individuals in the population suggest that moving between groups is a strategy that can be used ad hoc in several situations more easily in the olive colobus than in most other primates. The predation risks related to moving between groups were reduced by dispersing in conspecific or allospecific groups and by dispersing to neighboring groups.
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The distribution area of the red-bellied guenon (Cercopithecus erythrogaster erythrogaster) in the Dahomey Gap has not been fully documented. This study contributed to filling this information gap. Surveys were conducted in 21 villages located in the wetlands of southwestern Benin and southern Togo. We found that only a few small areas of forest along rivers and in swamps, difficult to access by humans, still sheltered primates. Three individuals of C. e. erythrogaster are reported for Toffangnanmè forest (Nakidahohoué village), a flooded and degraded forest surrounded by fields, and nine C. e. erythrogaster from the National Park of Togodo in Togo (NPT). The NPT may serve as the main refuge habitat for the red-bellied guenons in the study region. Interviews with local people in the area suggested the possibility that these monkeys may occasionally disperse from this refuge, entering adjacent habitats situated in the territory of Benin where thickets and fallows fringing cornfields are known to periodically host primates. Major threats to the conservation of C. e. erythrogaster documented in the area include poaching for crop protection, bush meat and the organ trade, as well as hunting for medicinal use, in addition to the increasingly detrimental habitat degradation due to agriculture and fuel wood collection. Résumé: L’aire de répartition du cercopithèque à ventre roux (Cercopithecus erythrogaster erythrogaster) dans le Dahomey Gap n’est pas encore bien cernée. Notre étude a permis à combler cette lacune. Des enquêtes ont été réalisées dans 21 villages situés dans les zones humides du Sud-ouest Bénin et au Sud Togo. Il ressort de nos investigations que seules les forêts galeries et les milieux marécageux, difficiles d’accès à l’homme abritent encore des primates. Trois individus de C. e. erythrogaster ont été observés à Nakidahohoué dans une forêt marécageuse dégradée, entourée de champs et jachères et 9 C. e. erythrogaster ont été observés dans le Parc National de Togodo au Togo (PNT). Le PNT constitue l’habitat principal des cercopithèques à ventre roux dans la zone d’étude. Les entretiens avec les populations de la zone d’étude révèlent la possibilité que ces singes fassent des incursions périodiques depuis le PNT dans les habitats adjacents situés au Bénin, constitués de fourrées et jachères proches des champs de maïs. Les principales menaces à la conservation de C. e. erythrogaster ont été le braconnage pour la protection des cultures, le commerce de la viande boucanée et des organes, la chasse pour des usages médico-magique, la dégradation de l’habitat par une agriculture extensive et le besoin en bois énergie et bois d’œuvre.
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The population densities and distribution of green monkey (Cercopithecus aethiops) at Zugurma sector of Kainji lake national park were investigated. Transects were taken within the vegetation zones. Animal census was carried out by using road count and ground survey between 6.30-12.00 h in the mornings and between 15.00-18.30 h for six months. Other information recorded were the number of troops, the troop size, and the vegetation where they occurred. Results were pooled together using outer bound 006Dethod. The diameter at breast height (DBH) and the relative densities of the major plant species in the habitats were also recorded. The result of the study revealed that the habitat of the green monkey have been restricted to the riparian vegetation zone in this sector of the park. The population density in Zugurma sector was 0.6/ km 2. The habitats were highly threatened. The average monthly population range was 141-795 for the period of study. The troop size was six. The population ratio of male to female was one to two. It was also observed that the juveniles were about 40% of the population. This confirmed that the population is stable and viable. Recommendations were made on the necessary strategies for improvement on the conservation of the species.
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The red-bellied guenon (Cercopithecus e. erythrogaster) is an endangered subspecies of primate endemic to the Dahomey Gap. To better understand its distribution pattern, interviews with local people in 180 localities in south Benin and southeast Togo and ground surveys were conducted from 2000 to 2007. The species was found inhabiting eight localities in swamp forests, gallery forests and seasonally-flooded semideciduous forests. Two of these are protected areas: the Lama Forest of Benin and the Togodo Reserve ofTogo. Appropriate conservation actions are necessary for the red-bellied guenon, including improved law enforcement and regular monitoring.