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L'hippopotame dans les zones humides du sud-Bénin

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516 Quelles aires protégées pour l’Afrique de l’Ouest?
précédentes, l’effectif actuel estimé de la population d’éléphants d’Alfakoara
met ainsi en évidence un accroissement de la population.
Le suivi des troupeaux d’éléphants d’Alfakoara dans la zone cynégétique de la
Djona (ZCD) au Nord du Bénin a permis de disposer de données écologiques,
biologiques et démographiques. Cette étude a permis d’actualiser la
connaissance sur la population en vue de prévoir les mesures qui vont permettre
une utilisation durable de ce site à des fins scientifiques et écotouristiques.
Mots clefs!: Régime alimentaire — Domaine vital — Occupation de l'espace — Distribution
en groupes
Gautier Amossou, Guy Apollinaire Mensah, Brice Sinsin!: «!L’hippopotame dans
les zones humides du Sud-Bénin!»
Cette étude a pour but de constituer une base de données biologiques,
écologiques, éthologiques et socio-économiques sur des groupes d’hippopotames
isolés dans 8 terroirs villageois en zones humides du département du
Mono/Couffo dans le sud-ouest du Bénin.
Les hippopotames ont été dénombrés par observation directe et relevé
d’empreintes et de crottes. Leur activité quotidienne a été établie sur un cycle de
24 heures par observation depuis une pirogue et un mirador. Le comportement
général des animaux a été précisé à partir d'une enquête réalisée auprès
de108 personnes.
Les hippopotames vivent seuls ou en groupes comptant jusqu’à 10 individus
dans des lacs, des mares, des étangs, des lagunes et des fleuves. Seulement
30 hippopotames ont été directement dénombrés alors que les enquêtes auprès de
la population nous en faisaient espérer 45.
La période d'activité la plus intense chez les hippopotames se situe entre 17 h et
8 h du matin. Pendant la plus grande partie de la journée, entre 8 h et 17 h les
hippopotames se reposent et dorment. Les comportements observés pendant
l’étude sont : le sommeil, le repos, la nage, l’alimentation, les jeux, la défécation,
le beuglement et le bâillement.
La destruction de cultures pour se nourrir telles que le maïs (Zea mays), le
manioc (Manihot utilissima), la patate douce (Ipomoea batatas) et le coton
constitue l’une des principales sources de conflits entre la population et les
hippopotames (mort de 8 personnes). Dans le milieu naturel, les Poacées et
Cypéracées sont les familles végétales les plus représentées dans l’alimentation
des hippopotames. Le braconnage, pratiqué soit avec des moyens traditionnels,
soit avec des méthodes modernes, est la principale menace que subit l’espèce
(27 hippopotames abattus).
Pour les populations locales, l’hippopotame occupe une place importante dans la
culture, la religion (symbole de divinités), l’alimentation et l’économie (attrait
touristique). La délimitation d’un chapelet de petites réserves biologiques à
hippopotames et des méthodes de gestion des plans/cours d’eau à hippopotames
avec l’implication des populations riveraines ont été proposées.
Mots clefs : Zones humides — Conflit hippopotame-homme — Gestion et aménagement
Ouvrage issu du séminaire de Parakou (Bénin), 14-19 avril 2003,
organisé avec le soutien du gouvernement du Bénin, de l’Unesco, de la FAO, de l’IRD,
de la région Centre (France) et de la Banque mondiale
Quelles aires protégées
pour l’Afrique de l’Ouest?
Conservation de la biodiversité
et développement
Éditeurs scientifiques
Anne Fournier, Brice Sinsin et Guy Apollinaire Mensah
IRD Éditions
INSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DÉVELOPPEMENT
collection Colloques et séminaires
Paris, 2007
Secrétariat et mise en forme du texte
Nathalie Claudé
Neza Penet
Anne Mouvet
Catherine Noll-Colletaz
Carole Marie
Traduction
Deborah Taylor
Reprise des illustrations
Christine Chauviat
Fabrication
Catherine Plasse
Maquette de couverture
Michelle Saint-Léger
Photo de couverture
© Julien Marchais, programme Enfants et éléphants d'Afrique – Des éléphants et des
hommes «Groupe d'enfants de Boromo en classe Nature, réserve naturelle des Deux
Balés, Burkina Faso»
Photo page 2 de couverture
© IRD / Jean-Jacques Lemasson – Sénégal. Vol de Sarcelles d'été (Famille:
Anatidés, Annas querquedula). Première zone humide d'importance au sud du
sahara, le parc national des Oiseaux du Djoudj (12 000 ha) est essentiel pour
l'hivernage des migrateurs d'Europe du Nord et d'Afrique de l'Ouest (environ 3
millions d'oiseaux transitent, plus de 400 espèces dénombrées). Classé au
patrimoine mondial de l'Unesco (1971) le parc national des Oiseaux du Djoudj
compte parmi les premiers parcs ornithologiques du monde.
La loi du 1er juillet 1992 (code de la propriété intellectuelle, première partie) n’autorisant, aux termes
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Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une
contrefaçon passible des peines prévues au titre III de la loi précitée.
© IRD, 2007
ISSN : 0767-2896
ISBN: 978-2-7099-1634-9
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