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Caractérisation phénotypique des souches de Pseudomonas aeruginosa isolées dans la ville de Yaoundé (Cameroun)

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Ashdin Publishing
African Journal of Pathology and Microbiology
Vol. 4 (2015), Article ID 235908, 4 pages
doi:10.4303/ajpm/235908
ASHDIN
publishing
Article original
Caractérisation phénotypique des souches de Pseudomonas aeruginosa
isolées dans la ville de Yaoundé (Cameroun)
Hortense Gonsu Kamga,1,4 Michel Toukam,1Zacharie Sando,3Jean Marie Ndifo Ngamba,2
Calixte Didier Mbakop,1and Dieudonné Adiogo1
1Département de Microbiologie, Hématologie et Maladies Infectieuses, Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales,
Université de Yaoundé I, Yaoundé, Cameroun
2Département de Microbiologie, École des Sciences de la Santé, Université Catholique d’Afrique Centrale, Yaoundé, Cameroun
3Département de Sciences Morphologiques et d’Anatomie Pathologique, Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales,
Université de Yaoundé I, Yaoundé, Cameroun
4Laboratoire de Bactériologie, Centre Hospitalier et Universitaire de Yaoundé, Yaoundé, Cameroun
Adresser correspondances à Hortense Gonsu Kamga, hgonsu@gmail.com
Reçu le 14 février 2015 ; révisé le 14 avril 2015 ; accepté le 19 avril 2015
Droits d’auteur © 2015 Hortense Gonsu Kamga et coll. Ceci est un article en accès libre distribué sous les termes de la licence Creative Commons
Attribution, ce qui permet une utilisation sans restriction, la distribution et la reproduction sur tout support, à condition que le travail originalest
correctement cité.
Résumé Introduction. L’objectif était de déterminer la proportion de
souches de Pseudomonas aeruginosa (P. aeruginosa) exprimant des
mécanismes de résistance dans la ville de Yaoundé. Méthode. Il s’agis-
sait d’une étude prospective et descriptive réalisée du 02 janvier au 30
juin 2012. Des souches de P. aeruginosa provenant de divers produits
pathologiques de patients ont été identifiées à l’aide de la galerie API
20NE (Biomérieux). Pour les prélèvements urinaires, une cytologie
était faite pour vérifier l’absence de cancer. La lecture interprétative
de l’antibiogramme a été faite par diffusion sur gélose Mueller-Hinton
selon CA-SFM 2011. Résultats. Au total 34 souches de P. aerugi-
nosa ont été isolées dont 85,3 % chez patients hospitalisés. Parmi ces
souches, 41,2 % étaient isolées des urines, 23,5 % des hémocultures et
17,6 % des suppurations. Les urines montraient à l’examen cytologique
des modifications inflammatoires aigües et l’absence de cancer. Le
profil de résistance aux antibiotiques a montré une résistance élevée
préférentielle des β-lactamines notamment à la ticarcilline (35,29 %).
Concernant les β-lactamines, les phénotypes les plus observés ont été
pour les 2/3 sauvages et 26,5 % pour les pénicillinases; quant aux
aminosides 94,1 % étaient de phénotype sauvage, tandis que 2/3 étaient
de type sauvage pour les fluoroquinolones. Conclusion. Une associa-
tion β-lactamines/aminosides ou β-lactamines/fluoroquinolones pour-
rait être préconisée afin de lutter contre toute infection à P. aeruginosa.
Mots Clés Pseudomonas aeruginosa ; phénotypes de résistance ; lec-
ture interprétative
1. Introduction
Pseudomonas aeruginosa (P. aeruginosa) est un bacille
à gram-négatif non fermentaire ubiquitaire. Ce germe oc-
cupe la troisième place tous sites confondus dans la surve-
nue des infections nosocomiales après Escherichia coli et
Staphylococcus aureus ainsi que de différentes lésions tissu-
laires conséquentes [1]. Ce germe produit naturellement une
céphalosporinase inductible (AmpC), exprime constitutive-
ment un système d’efflux (MexAB-OprM) et a une mauvaise
perméabilité membranaire conférant une résistance naturelle
à de nombreux antibiotiques [2]. Les études de Cholley et
coll. en 2010 [3] ont fait mention de la fréquence de plus
en plus croissante des souches multirésistantes de P. aeru-
ginosa à la quasi-totalité des antibiotiques excepté la co-
listine. Par ailleurs, il existe une relation possible entre la
résistance bactérienne aux antibiotiques et le cancer dont
on devrait tenir compte lors des études [4,5]. De ce fait,
la détection de la résistance permettrait de prévenir ou de
ralentir la diffusion des souches multirésistantes, de prévenir
des lésions tissulaires importantes et d’optimiser le choix de
l’antibiothérapie. Cette étude a eu pour but de déterminer
la proportion de souches exprimant des mécanismes de ré-
sistance aux β-lactamines, aminosides et fluoroquinolones
dans quelques institutions sanitaires de la ville de Yaoundé.
2. Méthodologie
Une étude descriptive et prospective a été réalisée du 02
janvier au 30 juin 2012 dans les laboratoires de bactériologie
médicale de quelques institutions sanitaires (Centre Hospi-
talier et Universitaire; Hôpital Général ; laboratoires privés)
de la ville de Yaoundé. Un échantillonnage non probabiliste
par quota a été effectué, et les souches ont été isolées
de produits pathologiques de patients. L’identification
biochimique a été réalisée à l’aide de la galerie API
20NE (BioMérieux SA, Lyon, France) et l’activité de 17
antibiotiques a été déterminée par la technique de diffusion
des disques en milieu gélosé de Kirby Baeur. La cytologie
pour les prélèvements urinaires était pratiquée sur frottis
après coloration selon la méthode de Papanicolaou, pour
exclure la présence de cellules cancéreuses. Un contrôle
de qualité des antibiotiques testés et des milieux de culture
2African Journal of Pathology and Microbiology
Figure 1 : Fréquence des souches de P. aeruginosa isolées par service hospitalier.
utilisés a été réalisé à partir de la souche de P. aeruginosa
ATCC 27853. Les critères d’interprétation ont été ceux
recommandés par le Comité de l’Antibiogramme de la
Société Française de Microbiologie (CA-SFM 2011) [6] et
la lecture interprétative de l’antibiogramme a permis de res-
sortir les différents phénotypes exprimés par P. aeruginosa
chez les β-lactamines (aztréonam (ATM, 30 μg), céfépime
(FEP, 30 μg), cefsulodine (CFS, 30 μg), ceftazidime (CAZ,
30 μg), imipénème (IMP, 10 μg), pipéracilline (PIP, 75 μg),
pipéracilline/tazobactam (PTZ, 75/10 μg), ticarcilline (TIC,
75 μg), ticarcilline/acide clavulanique (TCC, 75/10 μg)),
les aminosides (amikacine (AN, 30 μg), gentamicine (GN,
15 μg), nétilmicine (NET, 30 μg), tobramycine (TOB,
10 μg)) et les fluoroquinolones (ciprofloxacine (CIP, 5 μg),
lévofloxacine (LEV, 5 μg), norfloxacine (NOR, 5 μg)) [7,
8]. La détection des β-lactamases à spectre élargi a été
facilitée sur l’antibiogramme par le rapprochement des
disques d’acide clavulanique, de ceftazidime, d’aztréonam
ou de céfépime [8]. Les autorisations de recherche du
Président du comité national d’éthique et des Directeurs
des différents hôpitaux et laboratoires ont permis de réaliser
cette étude, et en retour les résultats des analyses leur ont été
communiqués. Les logiciels utilisés ont été Microsoft Office
2007 et CSPro 4.0. Le test de proportion a été effectué par le
test de Chi carré à l’aide du logiciel SPSS 17.0. L’intervalle
de confiance était de 95 %, la différence entre les variables
données était statistiquement significative si P<,05.
3. Résultats
Au total 34 souches de P. aeruginosa ont été isolées de
produits pathologiques de patients, dont l’urine 14 (41,2 %),
le sang 8 (23,5 %), les pus 6 (17,6 %), le liquide céphalo-
rachidien 3 (8,8 %) et les liquides de ponction 2 (5,9 %).
La cytologie des 14 produits urinaires montraient à la
microscopie d’importantes modifications inflammatoires,
avec des cellules transitionnelles réactives, les polynu-
cléaires neutrophiles et l’absence de cellules cancéreuses.
La majorité des isolats 23,0 (67,7 %) provenaient des
formations sanitaires publiques. Les services des urgences
médicales, de médecine générale et de réanimation médicale
ont été les plus représentés comme l’indique la figure 1 avec
des fréquences d’isolement respectives de 7 (20,6%),
7 (20,6 %) et de 6 (17,6 %), suivis des services de pédiatrie
4 (11,8 %), de chirurgie 3 (8,8 %), de néonatalogie 2 (5,9%)
et d’ophtalmologie 1 (2,9 %).
Au regard de la figure 2, les souches P. aeruginosa ont
présenté au moins une résistance pour la majorité des anti-
biotiques testés à l’exception de l’amikacine, de la céfépime
et de la colistine. Des résistances ont été observées pour
la ticarcilline 12,07 (35,5 %), la norfloxacine 11 (32,3 %),
la cefsulodine 9 (26,5 %), la pipéracilline 8 (23,5 %) et la
ticarcilline/acide clavulanique 6 (17,6 %).
La lecture interprétative de l’antibiogramme a permis
de ressortir différents phénotypes de résistance (tableau 1).
Le tableau 1 montre que la majorité des souches de P.
aeruginosa ont été de phénotype sauvage dans chaque
famille d’antibiotiques testée : β-lactamines : 21 (61,8 %) ;
aminosides : 32 (94,1 %) ; fluoroquinolones : 23 (67,6 %).
Les phénotypes de résistance acquise exprimés pour les β-
lactamines ont été la production de pénicillinase 9 (26,5 %),
l’hyperproduction de céphalosporinase 2 (5,9 %) et le déficit
en porine D22 (5,9 %). En ce qui concerne les aminosides,
African Journal of Pathology and Microbiology 3
Figure 2 : Profil de sensibilité aux antibiotiques de P. aeruginosa.
Tableau 1 : Phénotypes de résistance des souches de P. aeruginosa.
Souches de P. aeruginosa Phénotypes de résistance
aux β-lactamines
Phénotypes de résistance
aux aminosides
Phénotypes de résistance
aux fluoroquinolones
SAUV PBN PHN Case Déficit en Opr D2SAUV GTNt SAUV GyrA GyrA + ParC
Effectifs 21 5 4 2 2 32 2 23 6 5
Pourcentage (%) 61,8 14,7 11,8 5,9 5,9 94,1 5,9 67,6 17,6 14,7
SAUV : phénotype sauvage ; PBN : pénicillinase bas niveau ; PHN : pénicillinase haut niveau ; Case : céphalosporinase hyperproduite ; GTNt :
gentamicine-tobramycine-nétilmicine résistant.
le phénotype gentamicine-tobramycine-nétilmicine résistant
a été observé 2 (5,9 %). Pour ce qui est des fluoroquinolones,
les phénotypes par modification de la cible affectant la GyrA
seule 6 (17,6 %) ou associée à la ParC 5 (14,7 %) ont été
observés.
4. Discussion
P. aeruginosa est un pathogène responsable d’in-
fections nosocomiales [1]. Étant donné la possibilité
d’une relation entre le cancer et la résistance bactérienne
aux antibiotiques [4,5], nous avons par des examens
cytologiques exclu les patients soufrant de cancer. Au
Cameroun, quelques études ont montré que P. aeruginosa
représente un taux de prévalence de 25,5 % [9,10].
Ce agent pathogène possède une très grande plasticité
génétique, facilitant l’acquisition d’éléments mobiles
codant pour des mécanismes de résistance provenant
d’autres bactéries [11]. Ainsi le taux élevé de résistance
observé pour la ticarcilline, la cefsulodine, la pipéracilline,
la ticarcilline/acide clavulanique et la norfloxacine pourrait
se justifier par la formation de réservoir de gènes de
résistance à ces antibiotiques par ces souches. De plus
en appréciant les données de l’observatoire national
de l’épidémiologie de la résistance bactérienne [12], il
s’est avéré que nos résultats étaient comparables pour les
antibiotiques tels que la ticarcilline (40 %), la ciprofloxacine
(20 %–35 %), la pipéracilline (20 %), les aminosides (10 %–
20 %), et l’imipénème (5 %–15 %). Le taux de résistance
aux antibiotiques a été proportionnel aux phénotypes de
résistance observés.
Phénotype pénicillinase : la production de cette enzyme
entraine une résistance fréquente aux carboxypénicillines,
pouvant être associée aux uréidopénicillines et à la cefsulo-
dine, lorsqu’elle est de bas niveau. En cas de production de
haut niveau, la résistance s’étendrait jusqu’à l’acide clavu-
lanique, tandis que les autres β-lactamines conservent leur
activité. Il convient donc de signaler que la résistance à la
ticarcilline seule est un bon indicateur de la présence de phé-
notype « pénicillinase ». La cefsulodine permet d’indiquer la
production de bas niveau, la production de haut niveau étant
matérialisée par la restauration de l’activité de la ticarcilline
par l’acide clavulanique [2].
Phénotype céphalosporinase hyperproduite : cette
enzyme inhibe l’activité de la plupart des β-lactamines
4African Journal of Pathology and Microbiology
à l’exception de l’imipénème [2]. Dans ce profil, la
ceftazidime est toujours moins active que l’aztréonam.
L’activité de la céfépime n’a pas été inhibée par cette
enzyme, ce qui s’explique par le fait que l’hyperproduction
de la céphalosporinase a été établie avec un effet antagoniste
léger entre l’imipénème et les autres β-lactamines.
Phénotype déficit en Opr D2: c’est une résistance non
enzymatique caractérisée par une résistance sélective à
l’imipénème. L’utilisation parfois abusive d’antibiotiques
à large spectre, comportant des carbapénèmes, constitue
un facteur de risque pour la sélection de ce mécanisme de
résistance [1].
Phénotype GTNt résistant : il se caractérise par la pro-
duction d’enzymes N-acétyltransférases, AAC (6)-II, qui
catalysent l’acétylation de la fonction NH2. La modifica-
tion d’AAC participe à la résistance de cette espèce pour
la plupart des aminosides utilisés en thérapeutique [3]. Les
deux mécanismes de résistance les plus fréquemment im-
pliqués sont l’imperméabilité à tous les aminosides et la
synthèse d’AAC (6)-II.
Mutations des gènes GyrA seuls ou associés à ParC :
c’est un mécanisme de résistance par altération de la cible.
Les mutations dans les Quinolones Resistance-Determining
Region (QRDR) des régions des gènes gyrA et gyrB (ADN
gyrase) et des gènes ParE et ParC (topoisomérase IV)
affectent la liaison des fluoroquinolones sur leurs cibles.
Chez les souches cliniques de P. aeruginosa, l’altération
des QRDR des sous-gènes gyrB et ParC,gyrB et ParE,et
ParC est peut fréquente. Par contre les mutations dans le
gène gyrA seul sont plus fréquentes, et lorsqu’il est associé
au gène ParC, cela conduit à de très hauts niveaux de
résistance [3]. Malgré tous les résultats obtenus in vitro,
la ciprofloxacine est la peine d’induire un haut niveau de
résistance [7].
5. Conclusion
Des antibiotiques tels que la céfépime, l’imipénème, la
ticarcilline/acide clavulanique, la pipéracilline/tazobactam,
l’amikacine et la ciprofloxacine peuvent être recommandés
lors d’une infection à P. aeruginosa, mais une association
β-lactamines/aminosides ou β-lactamines/fluoroquinolones
serait plus efficace. Les phénotypes bactériens les plus ré-
sistants, souvent méconnus, font partis intégrante de notre
contexte en pratique de bactériologie clinique, de ce fait il
serait essentiel de caractériser systématiquement les résis-
tances exprimées par des isolats vis-à-vis des antibiotiques.
Conflit d’intérêt Les auteurs déclarent l’absence de tout conflit
d’intérêt.
Bibliographie
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de http://www.onerba.org/IMG/pdf/onerba_rapport2007.pdf.
... Carbapenems are considered last resort antibiotics and recent baseline data reveals that as from the year 2006, resistance to carbapenems seems to be increasing in Cameroon [33,44]. Gangoue et al., [33] and Gonsu et al., [44] reported that only 6% and 8% of PSA isolates, respectively, of clinical origin in Yaoundé were resistance to carbapenems. ...
... Carbapenems are considered last resort antibiotics and recent baseline data reveals that as from the year 2006, resistance to carbapenems seems to be increasing in Cameroon [33,44]. Gangoue et al., [33] and Gonsu et al., [44] reported that only 6% and 8% of PSA isolates, respectively, of clinical origin in Yaoundé were resistance to carbapenems. In this study, a much larger proportion (24%) of PSA isolates were resistant to carbapenems. ...
... To further assess the clinical significance of PSA and ACB from patients in Yaoundé, Cameroon, their resistance profiles against aminoglycosides was determined and our findings revealed that only 28% of the PSA were resistant to this drug. Moreover, a very small proportion (10%) of PSA previously isolated in Cameroon were resistant to aminoglycosides [44]. On the contrary, a very large proportion (70%) of ACB isolates in this study were resistant to aminoglycosides. ...
Article
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Background: Pseudomonas aeruginosa (PSA) and Acinetobacterbaumannii (ACB) are non-fermentative bacteria mostly associated with nosocomial infections in humans. Objective: This study aimed to determine the antimicrobial resistance profiles and virulence gene of PSA and ACB previously isolated from humans in selected health facilities in Yaoundé, Cameroon. Methods: A total of 77 and 27 presumptive PSA and ACB isolates, respectively, were collected from the Yaoundé teaching hospital. These isolates were previously isolated from various samples including pus, blood and broncho-alveolar lavage. The identities of the isolates were determined through polymerase chain reaction (PCR) amplification of PSA and ACB specific sequences. Antimicrobial susceptibility testing (AST) was performed using the Kirby-Bauer disc diffusion method. Phenotypical expression of AmpC β-lactamases (AmpC), extended spectrum β-lactamases (ESBLs) and metallo β-Lactamases (MBLs) were determined using the combined disc method. Bacterial genomes were screened for the presence of β-lactamases blaTEM and blaCTXM genes using specific PCR. The pathogenicity of PSA and ACB was assessed through amplification of the lasB,exoA,pslA and exoS as well as OmpA and csuE virulence genes, respectively. Results: Of the 77 presumptive PSA isolates, a large proportion (75 to 97.4%) were positively identified. All (100%) of the presumptive 27 ACB harbored the ACB-specific ITS gene fragment by PCR. Twenty five percent of the PSA isolates produced ESBLs phenotypically while more than 90% of these isolates were positive for the lasB,exoA,pslA and exoS genes. A large proportion (88%) of the ACB isolates harboured the OmpA and csuE genes. blaTEM and blaCTXM were detected in 17 and 4% of PSA, respectively, while a much higher proportion (70 and 29%) of the ACB isolates possessed these resistance determinants respectively. Conclusion: Our findings reveal the occurrence of both virulence and drug-resistant determinants in clinical PSA and ACB isolates from patients in health care settings in Yaoundé, Cameroon, thus suggesting their role in the pathological conditions in patients.
... This result is different from a study in Iraq [18] where the resistance rates were 100 and 16.6% respectively for ticarcillin and ticarcillin/clavulanic acid. In Cameroon, however, 35.5 and 17.6% respectively were reported [19]. The resistance rate to piperacillin was close to 23.5% of Kamga et al. [19]. ...
... In Cameroon, however, 35.5 and 17.6% respectively were reported [19]. The resistance rate to piperacillin was close to 23.5% of Kamga et al. [19]. The cefepime and ceftazidime resistance rates were 29.54 and 21.59% respectively. ...
... The cefepime and ceftazidime resistance rates were 29.54 and 21.59% respectively. These resistance rates are higher than previous studies in Morocco [20] and in Cameroon [19], but lower than reported in Iraq [18]. The findings in these studies could be attributed to the hyper production of betalactamases through resistance genes and mutational processes [21,22]. ...
... In addition, the prevalence of P. aeruginosa strains was higher in abscess (48.08%) compared to the 13 other biological products (51.92%). For P. aeruginosa strains isolated from hospital services, similar results were obtained by Kamga and al., 2015 [14]. As results studies revealed a high prevalence of P. aeruginosa strains isolated in medicine. ...
... For these authors, abscess showed a high prevalence of strains compared to other biological products. However, urine showed a high prevalence of these strains in studies carried out in Cameroon [14]. ...
... We have been found that colistin is the most active antibiotic on P. aeruginosa with a low resistance level of 2.40%. Several studies have been demonstrated similar results [4], [5], [10], [14], [31]. The work carried out by these authors revealed no strain of P. aeruginosa to be resisted to colistin. ...
Article
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Emergence of antibiotic resistance of Pseudomonas aeruginosa clinical strains is increasingly becoming a public health trouble shooting. The main objectives of the present study were to determine the resistance levels of different antibiotics used in therapy and to correlate the expression of four efflux pumps genes with the phenotypic resistance to antibiotics. 208 isolates of P. aeruginosa from the various biological products, stored from January 2012 to December 2015 at the Center of Biological Resources (CeReB) of the Institut Pasteur of Côte d'Ivoire have been assessed to clearly understand sensitivity of 14 antibiotics using diffusion method. As results, this work highly showed a clear emergence as regards the resistance of P. aeruginosa strains to the different classes of selected antibiotics. Nevertheless, high resistance was preferentially observed for β-lactams, in particular for ticarcillin (30.77%). Colistin (2,4%) was the most active antibiotic in this study. This work also demonstrated the correlation between the P. aeruginosa strains resistance and the efflux pump mechanism using RT-PCR techniques. 83% of the ticarcillin-resistant strains expressed the constitutive mexB gene, 52% cefepime-resistant strains expressed regulated mexD gene, 59% of imipenem and ciprofloxacin-resistant strains expressed regulated mexF gene and finally 62% of gentamicin-resistant strains could express constitutive mexY gene.
... Saudi Arabia, Iraq, and Israel showed low aminoglycoside resistance of 25%, 38.7%, and 33.3%, respectively. In addition, a very small proportion (10%) of Pseudomonas aeruginosa previously isolated in Cameroon were resistant to aminoglycosides [33]. This result, although high, remains lower than an Egyptian ratio (91%) [33]. ...
... In addition, a very small proportion (10%) of Pseudomonas aeruginosa previously isolated in Cameroon were resistant to aminoglycosides [33]. This result, although high, remains lower than an Egyptian ratio (91%) [33]. Moreover, the potential of P. aeruginosa to resist killing by a variety of antimicrobial agents results from the frequent use of several drugs albeit at low doses against diseases caused by these strains [34]. ...
... In Cameroon, data on the antimicrobial susceptibility of bacteria originated from aquatic environments are very fragmentary (Akoachere et al. 2013). Investigations on drug resistance are mostly performed with clinical strains because of their implication in nosocomial infections (Ateba et al. 2013;Kamga et al. 2015). Yet the presence of resistant bacteria in aquatic ecosystems increases the risks during infection by water since the therapeutic possibilities are reduced. ...
... Pseudomonas aeruginosa strains isolated from groundwaters of Yaoundé and Douala (tropical regions) were multi-drug resistant. The observed acquired resistance against ticarcillin and ceftazidime is alarming since these antibiotics are recognized to kill P. aeruginosa cells and they are preferentially used in hospital against P. aeruginosa infections (Kamga et al. 2015). The occurrence of multi-drug-resistant strains in these aquatic ecosystems has been long time questioned. ...
Article
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This study aimed at assessing the impact of some wells abiotic factors on the antimicrobial susceptibility of Pseudomonas aeruginosa isolated. A total of 14 well waters of Douala and Yaoundé towns (Cameroon, Central Africa) were chosen. Fifteen antibiotics were used to test antimicrobial susceptibility with the majority belonging to β-lactam, aminoglycoside and quinolone groups. Result showed that in Douala, electrical conductivity of water ranged from 145.38 to 559.69 μS/cm in well, while in Yaoundé, it ranged from 172.5 to 710.2 μS/cm. Dissolved oxygen ranged from 2.5 to 5.5 mg/l and from 3.9 to 5.1 mg/l, respectively, in Douala and Yaoundé. Organic matter varied from 2.3 to 7.2 mg/l and 1.4 to 5.2 mg/l in Douala and Yaoundé, respectively. As for pH, it fluctuated between 5.56 and 6.66 CU and between 5.1 and 7.0, respectively, in Douala and Yaoundé. The sampled waters harbour multi-drug-resistant P. aeruginosa strains. About 20.40% of strains from wells in Yaoundé metropolis expressed resistance to at least 5 antibiotics, whereas from wells in Douala town, up to 33.33% of strains were resistant to at least 8 antibiotics including ticarcillin, ceftazidime and gentamicin. The effect of abiotic factors on the sensitivity to antibiotics was assessed using the multiple regression tests. In both towns, less than 5% in the changes of physicochemical parameters of well waters explained the variance in inhibition diameter values of antibiotics (p ≤ 0.05). The pH significantly impacts on antimicrobial susceptibility. Environmental conditions are less stressful for P. aeruginosa and fairly affect its antimicrobial susceptibility.
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Résumé :Cette étude rapporte une épidémie due à des souches de Pseudomonas aeruginosa présentant une résistance isolée à l'imipénème. Neuf souches de Paeruginosa isolées d'aspirations bronchiques, sur une période de douze semaines (Août- Octobre 2003) chez des patients hospitalisés au sein du service de pneumologie de l'Hôpital Mil itaire d'Instruction Mohamed V de Rabat ont été étudiées. Elles ont été caractérisées par la détermination de la sensibilité aux antibiotiques, le sérotypage et le typage moléculaire par méthode d'électrophorèse en champ pulsé. Les souches avaient le même antibiotype, caractérisé par une résistance non enzymatique, isolée à l'imipénème, par perte de la porine OprD2 et le même sérotype 0:6. L'analyse par électrophorèse en champ pulsé après digestion de l'ADN chromosomique par l'enzyme de restriction Spel a permis de conclure que les souches circulantes au sein du service appartenaient au même pulsotype. L'enquête épidémiologique environnementale n'a pu être réalisée afin d'établir l'origine exacte de la source de contamination. L'amélioration des conditions d'hygiène a permis l'éradication de la souche épidémique.
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Bacterial infection is one of the most frequent complications in cancer patients and hematopoietic stem cell transplant recipients. In recent years, the emergence of antimicrobial resistance has become a significant problem worldwide, and cancer patients are among those affected. Treatment of infections due to multidrug-resistant (MDR) bacteria represents a clinical challenge, especially in the case of Gram-negative bacilli, since the therapeutic options are often very limited. As the antibiotics active against MDR bacteria present several disadvantages (limited clinical experience, higher incidence of adverse effects, and less knowledge of the pharmacokinetics of the drug), a thorough acquaintance with the main characteristics of these drugs is mandatory in order to provide safe treatment to cancer patients with MDR bacterial infections. Nevertheless, the implementation of antibiotic stewardship programs and infection control measures is the cornerstone for controlling the development and spread of these MDR pathogens.
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Combinations of antibiotics (namely penicillins and aminoglycosides) have been advocated in the 70s for the empirical therapy of FN in cancer patients in order to take advantage of the possible synergism between these agents and to extend the potential antimicrobial spectrum of empirical therapy. Later, with the development of potent broad spectrum antibiotics, the need for combinations became less obvious as monotherapy with these new agents appeared as effective and less toxic than previously used combinations. However, today we are facing a major challenge through the emergence of multi-resistant microrganisms. With such bacteria, we might be coming back to the pre-antibiotic era when no active agents were available. This situation is due, in part, by the excessive use of antibiotics, namely as a prophylaxis for infection, and is complicated by the fact that very few new effective antibiotics are being developed by the pharmaceutical industry. Under these circumstances, it is likely that we will have to resort to “old timers” such as the polymyxins. It is also possible that combination therapy will come back in favour to take advantage of the synergism and extend the spectrum of coverage, just as it has been the case for the management of resistant tuberculosis. At the same time, the development of multidisciplinary antimicrobial stewardship is mandatory for efficient infection control and minimizing emergence of antimicrobial resistance.
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Objectives To present to the clinician an overview of the pathologies caused by P. aeruginosa (clinical manifestations, antibiotic resistance, diagnostic, present and future therapeutic options) based on an analysis of the recent literature and on the opinions of specialists.
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The study was aimed at determining the prevalent biotypes of Pseudomonas aeruginosa in the environment of Buea and the susceptibility of isolates to antibiotics. One hundred and fifty clinical specimens (urine, wound and sputum) collected from patients attending various health institutions in Buea, and 50 environmental swabs from furniture, appliances and surroundings of these institutions were screened for P. aeruginosa using standard microbiological and biochemical methods. Antimicrobial susceptibility of the isolates was determined by the disc diffusion assay. Fifty-one (25.5%) of the 200 specimens were positive for the organism with urine (30%) being the most common source of isolation. Biochemical characterization grouped the isolates into eight biotypes with biotypes B III (25.59%), B II (23.53%) and B I (21.57%) being the most prevalent. Antimicrobial susceptibility results of isolates revealed 13 antibiotype patterns based on resistance to the antimicrobial agents investigated. The resistance pattern, cefotaxime, gentamicin and tetracycline (CTX(R) GEN(R) TET(R)) was the most common (21.6%) amongst the isolates. Over 40% of the isolates exhibited multi-drug resistance to five or more antibiotics, especially environmental isolates. However, there was a significant difference (P < 0.05) in the susceptibility of isolates to ciprofloxacin (98%), amikacin (90.2%) and netilmicin (80.4%) compared with other drugs used in the study. A combination of biotyping and antibiogram, which are relatively cheap and routinely available methods in our environment, could be useful for clinical and epidemiological studies particularly in laboratories in the developing world with limited resources.
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Pseudomonas aeruginosa is a major opportunistic bacterial pathogen in nosocomial infections because of the increasing prevalence of resistance to many of the commonly used antibiotics. To ensure optimal efficiency of antibiotic treatment against this species, antibiotic susceptibility tests must be interpreted with caution. Most microbiologists now consider it essential to characterize the antibiotic resistance expressed by isolates. Particular resistance mechanisms may be suspected when the bacterium is resistant to several antibiotics in the same family (for example beta-lactam agents). Using the disc agar diffusion test, a simple method was developed to distinguish between the common beta-lactam resistance phenotypes of P. aeruginosa and, consequently, the possible resistance mechanism(s). Over a period of 5 years, we analysed 6300 P. aeruginosa strains isolated from various pathological specimens collected from different wards of Cochin Port-Royal Hospital, and reference and collection strains. Each strain had the wild-type phenotype or an acquired resistance phenotype. Eight anti-pseudomonal beta-lactams (ticarcillin, cefotaxime or moxalactam, cefepime or cefpirome, imipenem, ceftazidime, aztreonam, cefsulodin and ticarcillin + clavulanic acid) were used as phenotypic markers. The following markers were sufficient to distinguish between the wild-type phenotype and the various acquired resistance phenotypes: beta-lactamase synthesis, reduced cell wall permeability and/or increased expression of efflux transporters (active efflux). Detection of resistance phenotypes allows 'interpretive reading' of antibiotic susceptibility tests. Clearly, improved interpretation of antibiotic susceptibility tests is important for a better appreciation of the effect of antimicrobial agents on bacteria such as P. aeruginosa.
Analyse génétique des souches multi-résistantes de Pseudomonas aeruginosa dans l'Est de la France, apport prédictif potentiel sur le risque infectieux
  • P Cholley
P. Cholley, Analyse génétique des souches multi-résistantes de Pseudomonas aeruginosa dans l'Est de la France, apport prédictif potentiel sur le risque infectieux, PhD thesis, Université de Franche-Comté, Besançon, France, 2010. Consulté le 04 février 2012, tiré de http://indexation.univ-fcomte.fr/nuxeo/site/ esupversions/f1f7d6cc-0378-4092-81b4-dbe512b48e4f.
  • M Weber
  • L En Pratique Courante
M. Weber, L'antibiogramme en pratique courante, in Précis de bactériologie clinique, J. Freney, F. Renaud, R. Leclercq, and P. Riegel, eds., Editions Eska, Paris, 2nd ed., 2007, 609–634.
Etude de la fréquence de Pseudomonas aeruginosa dans les infections nosocomiales et profil de résistance aux antibiotiques : cas de HGY et HGOPY, mémoire de master 2, Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales
  • J.-P. Assam Assam
J.-P. Assam Assam, Etude de la fréquence de Pseudomonas aeruginosa dans les infections nosocomiales et profil de résistance aux antibiotiques : cas de HGY et HGOPY, mémoire de master 2, Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé I, Yaoundé, Cameroun, 2008.