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Contribution à la connaissance des Leptodirini : le genre Diaprysius Abeille, 1878 (Coleoptera : Leiodidae, Cholevinae)

Authors:

Abstract and Figures

We collected and studied a large number of specimens of the two species of the genus Diaprysius present in Hérault department (France), D. andreae Fagniez, 1922 and D. sicardi Mayet, 1907. We conclude that they are, in fact, one unique species and establish the following synonymy : Diaprysius sicardi Mayet, 1907 = Diaprysius sicardi andreae Fagniez, 1922 = Diaprysius andreae Fagniez, 1922 (sensu Jeannel), n. syn. The number of species in this genus is thus decreasing from ten to nine, all of them being located in three departments of southern France: Ardèche, Gard and Hérault. Here we present identification keys using males’ genitalia and morphological characters, as well as detailed descriptions, pictures and distribution maps for each species and subspecies. We give the description and the topography of some caves where the most localized species can be found.
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Résumé. L’étude comparative d’un nombre important de spécimens du genre Diaprysius récoltés dans plusieurs cavités
héraultaises révèle que les deux espèces décrites de ce département, D. andreae Fagniez, 1922 et D. sicardi Mayet,
1907 sont en alité une seule et même espèce. Nous établissons donc la synonymie suivante : Diaprysius sicardi
Mayet, 1907 = Diaprysius sicardi andreae Fagniez, 1922 = Diaprysius andreae Fagniez, 1922 (sensu Jeannel), n. syn.
Le genre comprend désormais neuf espèces réparties entre Hérault, Gard et Ardèche. Nous en donnons ici une clé
d’identification, avec illustration des genitalia et des principaux caractères morphologiques. Chaque espèce est
présentée exhaustivement avec diagnose, répartition, photographies de l’habitus et si cessaire un tableau des sous-
espèces.
La topographie de quelques cavités abritant les espèces les plus localisées est décrite de façon détaillée.
Mots-clés. — Coleoptera, Leiodidae, Leptodirini, Diaprysius, synonymie, troglobie.
Abstract. We collected and studied a large number of specimens of the two species of the genus Diaprysius present in
Hérault department (France), D. andreae Fagniez, 1922 and D. sicardi Mayet, 1907. We conclude that they are, in fact,
one unique species and establish the following synonymy: Diaprysius sicardi Mayet, 1907 = Diaprysius sicardi
andreae Fagniez, 1922 = Diaprysius andreae Fagniez, 1922 (sensu Jeannel), n. syn.
The number of species in this genus is thus decreasing from ten to nine, all of them being located in three departments
of southern France: Ardèche, Gard and Hérault.
Here we present identification keys using males’ genitalia and morphological characters, as well as detailed
descriptions, pictures and distribution maps for each species and subspecies.
We give the description and the topography of some caves where the most localized species can be found.
Keywords. Coleoptera, Leiodidae, Leptodirini, Diaprysius, new synonymy, troglobitic beetles.
R.A.R.E., T. XXIV (3), 2015 : 1 – 38.
Contribution à la connaissance des Leptodirini :
le genre Diaprysius Abeille, 1878
(Coleoptera, Leiodidae, Cholevinae)
par Cédric ALONSO * & Vincent LEFEBVRE**
1
Fig. 1. — Diaprysius sicardi andreae Fagniez, 1922 de l’Aven Cave de Vitalis.
INTRODUCTION
C’est en recherchant Speophyes lucidulus
(Delarouzée, 1860), un autre Leptodirini, que
V. Mayet et H. Sicard récoltent les premiers
Diaprysius de l’Hérault. Dans la description
succincte que V. Mayet fait en 1907 sur la base
des quelques spécimens récoltés, il tait
volontairement le nom de la grotte a eu lieu
la découverte de l’espèce, qu’il a dédiée à son
collègue : Diaprysius sicardi. Trois ans plus
tard R. Jeannel évoque la grotte de gairolles-
de-Buèges, sur la commune du même nom
(J
EANNEL, 1910).
Cette commune se situe au pied des Monts
de la Séranne, un massif karstique bien connu
des spéléologues qui recèle plus de 80 cavités.
Il ne nous est donc pas possible de définir
précisément le locus typicus de cette espèce,
qui occupe vraisemblablement un grand
nombre de grottes du secteur. Nous l’avons
prise dans diverses cavités sur les communes
de Brissac et de Saint-Maurice-Navacelles.
En 1920, C. Fagniez capture quelques
spécimens de Diaprysius dans une grotte des
alentours de La Vacquerie sur la commune de
La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries.
Cette grotte est identifiée par la suite comme
étant l’Aven Cave de Vitalis. Sur la base de
quelques caractères morphologiques (cf.
description originale, page suivante) il décrit
ces spécimens comme appartenant à une sous-
espèce de Diaprysius sicardi Mayet, 1907 qu’il
dédie à sa femme Andrée : D. sicardi andreae.
Pourtant, l’intégralité des mentions de cette
sous-espèce, dans les catalogues entre autres,
est faite sous la forme « Diaprysius andreae
Fagniez, 1922 ».
Une monographie des Bathysciinae est en
effet publiée trois ans plus tard, en 1924, sous
la direction du Pr. R. Jeannel. Dans cet ouvrage
de référence, aucune mention de D. sicardi
andreae tel que Fagniez l’avait décrit : D.
andreae est implicitement élevé au rang de
bona species, sans qu'aucune publication ne
relate de ce changement nomenclatural.
Cet état de fait a perduré pendant près d'un
siècle, et nous a incités à mener une étude
comparative de D. sicardi et D. andreae basée
sur de nombreux spécimens, recueillis par nos
soins dans plusieurs cavités de ce secteur.
Fig. 2.Diaprysius sicardi Mayet, 1907 de l’Aven n° 1 des Besses.
2
I. Étude comparative et synonymie de D. sicardi andreae Fagniez, 1922 et D. sicardi Mayet, 1907
Matériel examiné :
H
érault : La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries, Aven Cave de Vitalis, 22-03-2011, 23 exemplaires
(10 , 13 ) ; même localité, 28-05-2013, 17 exemplaires (6 , 11 ) ; même localité, 06-09-2014, 32
exemplaires (9 , 23 ) ; Brissac, Abîme de Rabanel, 25-06-2012, 6 exemplaires (1 , 5 ), Grotte du
Bois de Delon, 23-12-2008, 2 exemplaires (2 ) ; même localité, 25-06-2012, 8 exemplaires (3 , 5 ) ;
même localité, 02-12-2013, 6 exemplaires (2 , 4 ) ; Saint-Maurice-Navacelles, Aven n° 1 des Besses,
23-09-2009, 36 exemplaires (13 , 23 ) ; même localité, 13-06-2014, 17 exemplaires (6 , 11 ).
Description originale selon Fagniez, 1922
« Diaprysius sicardi Mayet, subsp. andreae, n. subsp. - Diffère de D. sicardi Mayet, forma typica,
par sa taille plus grande, par son pronotum plus allongé, plus étroit et plus sinué en arrière chez le mâle ;
par la forme plus ventrue des élytres du . Les élytres recouvrent toujours la pointe du pygidium,
comme d’ailleurs chez D. sicardi typique, convenablement préparé. »
Redescription de D. sicardi andreae = D. sicardi n. syn.
Les spécimens que nous avons étudiés proviennent de cavités éloignées les unes des autres. La
forme du pronotum est sensiblement la même sur l’ensemble du matériel : quoique légèrement variable,
il est toujours transverse, de 1.30 à 1.35 fois plus large que long, sa plus grande largeur vers le milieu.
Son bord antérieur est plus étroit que le bord postérieur, celui-ci plus étroit que les élytres. Ses marges
latérales sont peu sinuées en arrière (fig. 3).
Fig. 3. — Pronotum de Diaprysius sicardi andreae Fagniez, 1922 de l’Aven Cave de Vitalis (A) et Diaprysius sicardi Mayet,
1907 de la Grotte du bois de Delon (B). Crédits photo : Mme. V. Viguier (S.C.M.E - U.M.2).
Organe copulateur
Le lobe médian de l’édéage en vue ventrale est long, terminé en pointe ; ses bords sont renflés vers
le milieu et rétrécis avant l’apex (fig. 7). En vue latérale, il est fortement courbé vers le milieu, le bord
interne subrectiligne sur sa moitié apicale, le bord externe nettement sinué avant l’apex, celui-ci en
pointe incurvée vers l’intérieur (fig. 8).
3
Les styles sont effilés, plus longs que le lobe
médian (fig. 4). Ils sélargissent en massue, armées de
neuf soies dont les deux apicales nettement plus
longues que les autres (fig. 5 et 6). Cinq soies sont
insérées longitudinalement sur la massue, formant une
courbe régulière, les deux plus proches de lapex
légèrement éloignées des trois basales qui atteignent le
bord. Les deux dernières soies sont insérées
perpendiculairement sur la base de la massue du style,
de lautre côté.
Trois parties distinctes peuvent être identifiées
dans le sac interne : lapicale avec des bandelettes de
renforcement à base fortement sclérifiée ; la moyenne
avec une pièce axiale comportant un élargissement
basal et deux pièces symétriques associées ; et de part
et dautre deux pièces arquées longues et fines, la
basale avec une pce en Y courte à branches
symétriques et nodule terminal (fig. 7).
Fig. 4. Edéage de D. sicardi andreae Fagniez, 1922 de
l’Aven Cave de Vitalis (A) et de D. sicardi Mayet, 1907 de la
Grotte du bois de Delon (B), vue ventrale.
Fig. 5. Massue du style gauche de D. sicardi andreae
Fagniez, 1922 de l’Aven Cave de Vitalis (A) et de D.
sicardi Mayet, 1907 de la Grotte du bois de Delon (B).
Fig. 6. Massue du style droit de D. sicardi andreae
Fagniez, 1922 de l’Aven Cave de Vitalis (A) et de D.
sicardi Mayet, 1907 de la Grotte du bois de Delon (B).
Crédits photo : M
me
V. Viguier (S.C.M.E - U.M.2).
Fig. 7. Edéage avec sac interne visible de D. sicardi
andreae Fagniez, 1922 de l’Aven Cave de Vitalis (a) et
de D. sicardi Mayet, 1907 de la Grotte du bois de Delon
(b), vue ventrale.
Fig. 8. Edéage avec sac interne visible de D. sicardi
andreae Fagniez, 1922 de l’Aven Cave de Vitalis (a) et
de D. sicardi Mayet, 1907 de la Grotte du bois de Delon
(b), vue latérale.
4
a b
a b
5
Carène mésosternale
La carène mésosternale présente des variations individuelles importantes au
sein d’une population issue d’une cavité (fig. 9 et 10).
Sur l’ensemble du matériel étudié, la carène mésosternale est toujours basse,
parfois subrectiligne ou avec une dent peu marquée.
L’angle formé par les bords antérieurs et ventraux (B) est sujet à une
variabilité importante ; toujours obtus, il peut être très prononcé ou quasi-
inexistant.
Le bord antérieur (A) est, selon les individus, nettement convexe, rectiligne ou
même légèrement sinué.
Le bord ventral (C) est par contre presque toujours subrectiligne, rarement
légèrement convexe.
Compte tenu de sa grande variabilité, l’aspect de la « lame
mésosternale » (mentionnée dans la description de D. sicardi par M
AYET
en 1907)
se révèle donc un caractère inutilisable pour séparer les deux taxons.
Fig. 9. Carènes mésosternales de cinq individus de Diaprysius sicardi Mayet, 1907
Aven n° 1 des Besses ; Saint-Maurice-Navacelles (Hérault) ; 13-06-2014 ; coll. C. Alonso.
Fig. 10. — Carènes mésosternales de cinq individus de Diaprysius sicardi andreae Fagniez, 1922
Aven Cave de Vitalis ; La Vacquerie (Hérault) ; 14-04-2014 ; coll. C. Alonso.
Taille
La longueur du corps a été mesurée sur l’ensemble du matériel étudié, entre le milieu du bord
antérieur du pronotum et l’apex des élytres. Les spécimens ont été préparés bien à plat, afin d’éliminer
tout artéfact visuel lié à l’inclinaison du sujet par rapport à l’oculaire. Ces mesures ont été prises à un
grossissement x 40 et réalisées à l’aide d’un oculaire micrométrique standard.
Si l’on considère les tailles des individus des trois cavités prospectées dans leur ensemble, les mâles
(fig. 11) sont en général plus petits que les femelles (fig. 12).
En revanche, si on compare les tailles des mâles entre eux et des femelles entre elles pour chacune
des trois cavités, on ne constate aucune différence notable qui permette d’utiliser ce caractère comme
critère distinctif pour créer des divisions spécifiques ou subspécifiques.
Fig. 12. — Distribution de fréquence de la taille des femelles, en pourcentage par cavité, du nombre de spécimens mesurés.
Fig. 11. — Distribution de fréquence de la taille des mâles, en pourcentage par cavité, du nombre de spécimens mesurés.
6
Conclusion
Les spécimens provenant de l’Aven Cave de Vitalis, locus typicus de la sous espèce andreae, se
fondent indistinctement dans les populations provenant des autres cavités du massif en termes de
morphologie : leur taille est bien comprise dans la distribution générale des tailles de tous les spécimens
pris dans leur ensemble, la forme du pronotum n’est pas différente (on peut supposer que c’est le faible
nombre de spécimens récoltés par Fagniez en 1920 qui a conduit à une mauvaise appréciation de ce
caractère), et surtout l’édéage est identique chez les mâles de toutes ces populations.
Ce constat est soutenu par le fait que le karst abritant les cavités vivent ces populations de
Diaprysius est homogène : il ne montre pas de barrière biogéographique telle qu’un cours d’eau par
exemple. Même si nous n’avons pu le vérifier il est donc probable que, directement ou par des jonctions
du milieu souterrain superficiel, ce massif dissimule en fait un large réseau les cavernicoles peuvent
se déplacer de cavité en cavité. Cela rend difficile, voire impossible, l’apparition d’une sous-espèce par
isolement géographique.
Aucun des éléments de diagnose donnés par Fagniez en 1922 pour séparer Diaprysius sicardi
Mayet, 1907 forma typica de Diaprysius sicardi andreae (devenu de façon erronée Diaprysius andreae
en 1924 sous la plume de Jeannel), ne permet donc de définir deux sous-espèces distinctes, encore moins
deux espèces.
Nous établissons donc les synonymies suivantes :
Diaprysius sicardi Mayet, 1907 = Diaprysius sicardi andreae Fagniez, 1922 = Diaprysius andreae
Fagniez, 1922 (au sens de Jeannel), n. syn.
Au sein des Leptodirini, le genre Diaprysius se caractérise par les antennes insérées sur le tiers
moyen de la tête. Les ongles sont grêles, longs et étroits. Le premier article des antennes est aussi long
que le deuxième. Les tarses antérieurs des mâles sont pentamères. Les tibias antérieurs ne présentent pas
de peigne, mais deux ou trois éperons externes bien développés ; les tibias intermédiaires et postérieurs
ne possèdent pas de corbeilles apicales. Le premier article du tarse postérieur est plus long que les deux
suivants réunis. Les élytres sont ponctués, sans strie suturale distincte sur toute la longueur ; à
pubescence redressée.
Fig. 13. — Diaprysius sicardi Mayet, 1907 de l’Aven n° 1 des Besses.
7
II. Clé et monographie des espèces du genre Diaprysius
Dernier article des antennes aussi long que l’avant-dernier. Élytres avec une strie suturale visible
au moins sur la moitié apicale ...................................................................................................... 2
1.
Dernier article des antennes plus long que l’avant-dernier. Élytres sans strie suturale nette ....... 3
-
2.
Pronotum à côtés à peine sinués en arrière. Strie suturale entière, bien visible sur toute sa
longueur. Neuf soies sur la massue des styles ................................................................ D. sicardi
Pronotum à côtés fortement sinués en arrière. Strie suturale visible seulement sur la moitié
postérieure. Dix soies sur la massue des styles de l’édéage ....................................... D. ducailari
-
3.
-
Pronotum aussi long que large ou transverse. Élytres faiblement mucronés au sommet. Soies
apicales des styles latéraux de longueur inégale ........................................................................... 4
Pronotum plus long que large. Élytres fortement mucronés à l’apex. Soies apicales des styles
latéraux très courtes et de longueur égale ..................................................................................... 8
4.
-
Ponctuation du pronotum forte et profonde. Pronotum à peu près aussi long que large, à côtés à
peine sinués. Antennes atteignant les 4/5 des élytres .................................................. D. serullazi
Ponctuation du pronotum très fine et éparse, presque imperceptible, donnant au tégument un
aspect brillant ................................................................................................................................ 5
5.
Pronotum à peu près aussi long que large, sub-carré, ses côtés peu sinués. Antennes fines, aussi
longues que le corps chez le mâle ................................................................................................. 6
-
Pronotum transverse. Antennes atteignant les 4/5 des élytres chez le mâle ................................. 7
6.
Carène mésosternale formant un angle saillant bien visible (planche 3:4). Taille plus petite (2,7 à
3 mm) ......................................................................................................................... D. mazaurici
-
Carène mésosternale réduite, représentée par une petite lamelle triangulaire très basse et arron-
die, très obtuse (planche 3:5). Taille plus grande (3,5 à 4,2 mm) ...................................... D. gezei
7.
Pronotum à côtés peu arrondis en avant, à peine sinués en arrière, plus large à la base que dans le
tiers antérieur. Carène mésosternale généralement dentiforme, formant un angle très aigu
(planche 3:6). Taille plus grande (3,2 à 3,4 mm) ............................................................... D. fagei
-
Pronotum campanuliforme, à côtés bien arrondis en avant, pas plus large à la base que dans le
tiers antérieur chez les mâles. Forme épaisse. Carène mésosternale formant généralement un an-
gle émoussé (planche 3:7). Taille plus petite (2,7 à 3 mm) .......................................... D. fagniezi
8.
Élytres deux fois aussi longs que larges, suture faiblement déprimée chez les mâles. Antennes un
peu plus longues que le corps chez les mâles. Tarses antérieurs des mâles plus étroits que le
sommet du tibia. Élytres renflés chez les femelles ..................................................... D. caudatus
-
Élytres trois fois aussi longs que larges, suture fortement déprimée chez les mâles. Antennes à
peine plus courtes que le corps chez les mâles. Tarses antérieurs des mâles aussi larges que le
sommet du tibia. Élytres peu renflés chez les femelles, longilignes. Saillie mucronée des élytres
très longue (planche 5.b) .................................................................................... D. caudatissimus
8
1. Diaprysius sicardi Mayet, 1907
Type : Grotte de Pégairolles-de-Buèges (Hérault)
Redescription
Longueur : 2,5 à 3 mm entre le bord antérieur du pronotum et l’apex élytral.
Forme générale du corps assez épaisse, fortement renflée au milieu, avec le tégument
couvert d’une fine pilosité jaune, peu dense, courte et couchée.
Ponctuation fine et superficielle, plus forte sur le pronotum.
Antennes aussi longues que le corps chez le mâle, un peu plus courtes chez la femelle,
peu épaisses, le dernier article aussi long que l’avant dernier. L’article VIII est aussi long que
le IX, l'article X est plus court que le IX, à peine trois fois aussi long que large.
Rapports de longueur des articles : ¾, 1, 1, 1, 1 , 1 ¼, 1 ½, 1 ¼, 1 , 1 ¼, 1 ¼
Pronotum transverse, de 1,30 à 1,35 fois plus large que long, sa plus grande largeur vers
le milieu ; le bord antérieur plus étroit que le bord postérieur, celui-ci plus étroit que les
élytres. Ses marges latérales sont peu sinuées en arrière.
Élytres allons, ovoïdes, plus courts que l’abdomen dans les deux sexes ; la suture est
gèrement saillante et est accompagnée d’une strie suturale effacée en avant, peu visible en
arrière, tangente à la suture au sommet.
Carène mésosternale toujours basse, rarement subrectiligne, formant généralement un
angle très obtus, parfois avec une dent peu marquée (planche 3 : 1). Saillie mucronée des
élytres très longue.
Pattes relativement courtes ; tarses antérieurs des mâles à cinq articles, tarses des
femelles tétramères. Premier article des tarses antérieurs des mâles aussi large que le sommet
du tibia (fig. 14c).
Organe copulateur
Le lobe médian de l’édéage en vue ventrale est long et terminé en pointe ; ses bords sont
renfs vers le milieu et rétcis avant la pointe (fig. 14b). En vue latérale, il est fortement cour
vers le milieu, le bord interne subrectiligne sur sa moit apicale, le bord externe nettement sin avant
l’apex, celui-ci en pointe incurvée (fig. 14a).
Les styles sont effilés, plus longs que le lobe médian et s’élargissent en massue. Ils sont armés de neuf
soies dont les deux apicales nettement plus longues que les autres. Cinq soies sont insées
longitudinalement sur la massue, formant une courbe régulière, les deux plus proches de l’apex légèrement
éloignées des trois basales qui atteignent le bord. Les deux
dernières soies sont insées perpendiculairement sur la
base de la massue du style, de l’autre côté (planche 1a).
Répartition géographique
L’espèce est isolée sur la bordure méridionale du
Larzac, marquée au sud par les monts de la Séranne. Elle se
rencontre dans des cavis situées entre les gorges de
l’Hérault et les profondes vallées de la Vis au nord et de la
Lergue à l’ouest, vallées qu’elle ne semble pas franchir.
Elle paraît aussi absente des très nombreuses grottes des
gorges de l’Hérault dont certaines, connues depuis
longtemps, sont aujourd'hui aménagées pour le tourisme.
Par exemple elle ne se rencontre pas dans la Grotte de
Clamouse, qui communique avec l’Aven Cave de Vitalis
par des liaisons probablement constamment noyées, et
avérées par test colorimétrique à la fluorescéine.
Fig. 14. — Diaprysius sicardi Mayet, 1907.
9
a b
c
Fig. 15. — Habitus de Diaprysius sicardi Mayet, 1907.
Aven Cave de Vitalis, La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries (Hérault), 06-VII-2013, coll. C. Alonso.
Fig. 16. — Répartition de Diaprysius sicardi Mayet, 1907.
1 - Grotte des Mounios (Hérault) 5 - Grotte de Saint-Jean-de-Buèges (loc. imprécise)
2 - Aven Cave de Vitalis, La Vacquerie (Hérault) 6 - Abîme de Rabanel, Brissac (Hérault)
3 - Aven n°1 des Besses, St-Maurice-Navacelles (Hérault) 7 - Grotte du Bois de Delon, Brissac (Hérault)
4 - Grotte de Pégairolles-de-Buèges (loc. imprécise)
10
2. Diaprysius ducailari Jeannel, 1947
Type : Aven du Pas de Madame, Sumène (Gard)
Diagnose d’après Jeannel (1947)
Longueur : 2,8 à 3 mm.
Antennes très grêles, atteignant le cinquième apical des élytres, l’article VIII presque
aussi long que le IX, le dernier article pas plus long que l’avant dernier, plutôt plus court.
Pronotum nettement plus court que chez D. sicardi et D. andreae, un peu transverse, plus
large à la base qu’au tiers antérieur, les angles postérieurs vifs, un peu aigus et saillants en
dehors; côtés nettement sinués en arrière.
Élytres étroits chez le mâle, mais très renflés chez les femelles, bien plus renflés que chez
D. sicardi et D. andreae. Ponctuation fine et serrée. Strie suturale apparente uniquement dans
la moitié postérieure.
Carène mésosternale très basse et très courte (planche 3 : 2).
Pattes longues et grêles. Tarses antérieurs des mâles très peu dilatés.
Organe copulateur
Organe copulateur mâle proche de celui de Diaprysius sicardi, le lobe médian plus
faiblement coudé en vue de profil (fig. 17a), les styles avec une grande soie externe
supplémentaire.
Remarque
Diaprysius ducailari se reconnait aisément grâce à la forme de son pronotum. Celui-ci est
très transverse, plus de 1,35 fois plus large que long, avec les côtés nettement sinués en arrière
(fig. 17d).
La conformation des deux derniers articles antennaires le rapproche de D. sicardi, qui
occupe de nombreuses cavités en rive droite de l’Hérault.
D. ducailari est certainement l’espèce la plus rare du genre ; c’est en tout cas la plus
localisée, puisqu’elle n’est actuellement connue que du locus typicus qui se trouve sur la rive
gauche de l’Hérault. Nous en faisons une description détaillée ci-après.
11
Fig. 17.Diaprysius ducailari Jeannel, 1947.
d
a b c
Fig. 18. — Habitus de Diaprysius ducailari Jeannel, 1947
Aven du Pas de Madame, Sumène (Gard), 26-VI-2012, coll. C. Alonso.
Fig. 19. — Répartition de Diaprysius ducailari Jeannel, 1947.
1 - Aven du Pas de Madame, Sumène (Gard).
12
L'Aven du Pas de Madame, seule localité connue pour
Diaprysius ducailari Jeannel, 1947.
Cette cavité est explorée pour la première fois en 1939 par trois
instituteurs de Sumène et par le Club Alpin Français (C.A.F.) de Montpellier.
En 1978 et 1979, le Club Loisirs et Plein Air (C.L.P.A.) découvre le réseau
de la tête de Braque. En 1979, le Groupe Spéléologique du Rieutord (G.S.R.)
découvre le réseau qui conduit à - 295 m.
Des prospections plus récentes ont permis d’agrandir sensiblement la
connaissance de ce réseau amenant la profondeur à - 360 m. L’Aven du Pas
de Madame devient ainsi la cavité la plus profonde du Gard.
Les premiers exemplaires de Diaprysius ducailari furent découverts par
MM. Bonnet et Du Cailar en décembre 1945.
La cavité abrite aussi Speophyes lucidulus (Delarouzée, 1860) (A
LONSO
& L
EFEBVRE
, 2013).
Accès
De Sumène, rejoindre le chemin qui mène au rang de Banes. Après le
Pas du Loup, dans un des lacets du chemin de randonnée, il y a une sente qui
part sur la gauche, le mot "Aven" et une flèche sont peints sur la roche.
L’entrée est à cinq minutes de marche de là en suivant la sente.
Description
L’entrée est un large aven, qui mène à une succession de puits (P20-P13-P25-P22) permettant
d’accéder à une première salle concrétionnée de dimensions moyennes à - 80 m, et au bout de laquelle
s’ouvre un puits de 65 m.
Le réseau de la tête de Braque est accessible par un ressaut au pied du P13 et conduit à deux puits
parallèles dont un P55 permettant d’accéder après quelques méandres à la côte - 126 m.
Dans le réseau découvert par le G.S.R., le P65 amène à l’ancien fond de l’aven à - 145 m.
A partir de - 160 m, la découverte de la continuation s’est faite en novembre et décembre 1979 puis en
novembre 1980. A 10 m du fond, par une lucarne et des étroitures, on rejoint un méandre étroit qui
permet de déboucher sur un puits de 10 m. Le méandre continue et, après de nouvelles étroitures,
débouche sur un autre puits de 36 m. On quitte ce puits pour un autre, parallèle, de 20 m.
De là, il faut suivre un méandre fossile qui débouche sur un puits de 14 m. Au bas de ce puits, un
départ mène à un autre puits de 13 m, suivi d’un méandre descendant, arrivant à - 272 m dans une
galerie étroite qui donne accès au dernier puits de 12 m.
En haut du P12, un méandre étroit et boueux mène à la côte - 295 m.
Dans le P36 une galerie longue de 50 m, coupée d’un ressaut de 6 m, se termine par un puits de
20 m. Une seconde galerie longue de 200 m se termine par un puits de 80 m dont le fond est occupé par
un lac.
La faune se rencontre dès la première salle à - 80 m.
13
Topographie de l’Aven du Pas de Madame, Sumène (Gard).
14
3. Diaprysius serullazi Peyerimhoff, 1904
Type : Grotte de Païolive (Ardèche)
Diagnose d’après Jeannel (1911)
Longueur : 2,7 à 3 mm.
Forme relativement courte et épaisse, à peu près deux fois aussi longue que large.
Coloration peu brillante. Ponctuation serrée et profonde ; les points du pronotum sont
relativement gros et denses et donnent au tégument un aspect mat.
Antennes presque aussi longues que le corps chez les mâles ; leurs articles VII,
IX, X et XI sont nettement épaissis au sommet.
Pronotum à peu près aussi long que large, à base rectiligne, à côtés faiblement
sinués en arrière.
Elytres larges, convexes, à sommet simple ou tronqué, non mucronés ; leur
surface porte parfois des traces de côtes saillantes. Pas de strie suturale.
Carène mésosternale formant une lame triangulaire occupant le tiers moyen de la
ligne médiane du mésothorax, à angle arrondi et bord ventral crénelé (planche 3 : 3).
Pattes relativement courtes : les fémurs antérieurs rétractés dépassent à peine la
marge du pronotum.
Les différences sexuelles sont peu importantes et concernent la longueur des
antennes et la formule tarsale.
Organe copulateur
Le lobe médian de l’édéage, en vue ventrale est cours et épais ; ses bords sont
sub-parallèles jusqu’au tiers apical, puis rétrécis jusqu’à l’apex, plus fortement juste
avant la pointe (fig. 20b).
En vue latérale, le bord interne est courbé un peu avant le milieu, le bord externe
à peine sinué dans le tiers apical et courbé avant la pointe (fig. 20a).
Les styles sont effilés, à peine plus longs que le lobe médian et s’élargissent en
massue peu marquée. Ils présentent sept soies de longueurs inégales qui s’insèrent en
ligne longitudinale sur les bords internes et externes de la massue (planche 1b).
Remarque
Diaprysius serullazi a été subdivisé par Jeannel en
un grand nombre de sous-espèces, parties
essentiellement en rive droite de l’Ardèche et de ses
divers affluents.
Les caractères distinctifs proposés par l’auteur
reposent sur la taille, la forme générale du corps et de la
carène mésosternale. Or ces caractères se révèlent
variables au sein d’une même population, comme l’a
montré Balazuc, et certains auteurs signalent dans une
même cavité la présence d’individus appartenant à une
sous-espèce mêlés à des individus correspondants à la
forme nominale, ce qui est contraire à la définition d’un
taxon subspécifique (S
LAMA
, 1981, 1982 ; B
ALAZUC
,
1984).
La validité de ces sous-espèces apparait donc
discutable et c’est avec beaucoup de réserves que nous
les présentons ici.
Fig. 20.Diaprysius serullazi Peyerimhoff, 1904.
15
a b c
1.
-
Carène mésosternale très basse, formant un angle obtus très émoussé. Dernier article des
antennes à peine plus long que le précédent, surtout chez les femelles .............................. mulleri
Carène mésosternale haute, formant un angle droit ou aigu ......................................................... 2
2.
-
Angle de la carène crochu en arrière .......................................................................... magdelainei
Angle de la carène non crochu ...................................................................................................... 3
3.
-
Pronotum très petit, trasverse, bien moins large que les élytres qui sont plus renflés. Petite taille
(2,7 mm) ....................................................................................................................................... 4
Pronotum plus grand, les élytres plus allongés. Taille plus grande (2,8 à 3 mm) ........................ 5
4.
-
Angle de la carène tout à fait arrondi. Côtés du pronotum bien sinués en arrière ............... argodi
Angle de la carène vif. Côtés du pronotum parallèles dans leur moitié basale, à peine sinués .......
.............................................................................................................................................. alberti
5.
-
Côtés du pronotum parallèles dans leur moitié basale, nullement sinués, ce dernier à ponctuation
plus forte et plus profonde. Dernier article des antennes à peine plus long que le précédent,
surtout chez les femelles ..................................................................................................... piraudi
Côtés du pronotum nettement sinués dans la partie basale. Dernier article des antennes bien plus
long que le précédent) ................................................................................................................... 6
TABLEAU DES SOUS-ESPECES
6.
-
Côtés du pronotum bien arrondis en avant, aussi larges dans le tiers antérieur qu’à la base chez
les mâles. Ponctuation du pronotum plus fine et plus superficielle ............................ forma typica
Côtés du pronotum peu arrondis en avant .................................................................................... 7
7.
-
Carène mésosternale formant un angle droit. Pronotum rigoureusement aussi long que large, à
angles postérieurs aigus et saillants en dehors, surtout chez les mâles. Articles terminaux des
antennes régulièrement épaissis de la base au sommet .............................................. peyerimhoffi
Carène mésosternale haute et formant un angle droit non crochu en arrière ; pronotum
relativement grand, à côtés nettement sinués dans la partie basale, peu arqués en avant. Angles
postérieurs du pronotum ni saillants en dehors, ni aigus, presque droits ................................ jolyi
Planche 1. — Sommet du style latéral gauche.
a. Diaprysius sicardi Mayet, 1907 de la Grotte du bois de Delon, Brissac (Hérault).
b. Diaprysius serullazi Peyerimhoff, 1904 de la Grotte n° 1 de Peyroche, Saint-Alban-Auriolles (Ardèche).
c. Diaprysius gezei Jeannel, 1936 de l’Aven d’Orgnac, Orgnac-l’Aven (Ardèche).
16
a b c
Fig. 22. — Répartition des sous-espèces de Diaprysius serullazi Peyerimhoff, 1904.
17
Fig. 21. — Habitus de Diaprysius serullazi Peyerimhoff, 1904
Grotte de La Padelle, Casteljau (Ardèche), 18-IX-2013, coll. C. Alonso.
18
1. Diaprysius serullazi serullazi Peyerimhoff, 1904
- Ardèche : Labeaume : exsurgence du Pêcher, dans les gorges de la Ligne. Sampzon : grotte du Cirque. Grospierres : aven-grotte des Deux
Cades ; aven proche de la Font vive ; aven dEspatty, ou des Pâtis, ou Venès-Paty. Les Assions : Baume Saint-Arnaud ; résurgence de
Fontbonne. Chassagnes : grotte des « Souhains » (Biosp. n° 416 : sans doute synonyme de grotte de la Padelle ci-après, donc en réalité à
Casteljau) ; grotte de l'Assiette (Biosp. n°447 et 611). Casteljau : grotte des Barres ; grotte du Pouget ; grotte du Cuivre (Biosp. n° 612) ; grotte
de la Padelle. Naves : rivre souterraine de Champclos ; c'est la station la plus occidentale, au contact même du massif cristallin. Banne :
grotte du Saut de Boeuf (Biosp. n° 446 et 610) ; résurgence du Perrier ; grotte Merle ou Nord du Château ; grotte de Banne ou grotte Marron
(Biosp. n° 609) ; grotte dArgenson ou Sud du Château ; aven du Poulet. Beaulieu : aven du Chasseur.
2. Diaprysius serullazi mulleri Jeannel, 1910
- Ardèche : Auriolles : grottes I et II de Peyroche (Biosp., n° 444 et 617). Assez rare, plus commun après les pluies (B
ALAZUC
, 1984).
3. Diaprysius serullazi magdelainei Jeannel, 1914
- Ardèche : Saint-Alban-sous-Sampzon : grotte de Baumefort (Biosp. n° 356 : localité type de cette sous-espèce) et lit souterrain lavoisinant ;
grotte préhistorique du Gras de Saint-Alban. Les Assions : baume Saint-Arnaud. Naves : fontaine de Boissin ou Font del Bourelli.
Grospierres : grotte des dolmens du Ranc dAven ; aven voisin de la Font vive ; aven d’Espatty ou Venès-Paty ; aven des Contours ; grotte de
Josserand. Casteljau : grotte III du Mas de Rondel. Payzac : grotte du Pigeonnier. Beaulieu : aven du Chasseur. Donc sur les deux rives du
Chassezac et de ses affluents, en des stations enchevêtrées avec celles de la forme nominale, à laquelle elle est mêlée à Banne. Seuls les
exemplaires de la grotte de Josserand sont très accentués et bien distincts des piraudi de la grotte de lAiguille de Sampzon, située sur lautre
versant de la Serre (B
ALAZUC
, 1984).
4. Diaprysius serullazi argodi Jeannel, 1914
- Ardèche : Labeaume : grotte de la tranchée de Bellevue (Biosp. n° 1192), sur la rive droite de la Ligne. Rosières : grotte de Remène (Biosp.
n° 406 et 616 : localité type de cette sous-esce), sur la rive gauche de la Beaume, en amont de la grotte du Soldat.
5. Diaprysius serullazi alberti Jeannel, 1924
- Ardèche : Balazuc : grotte de Beaussement, sur la rive droite de lArdèche. Ruoms : grotte de Baume-Grenas sur la rive gauche
(Biosp., n° 443 : localité type de cette sous-esce) ; il sagit de la seule station connue de D. serullazi en rive gauche de l’Ardèche, qui
sexpliquerait par un changement hydrographique du cours de la rivière à cet endroit (B
ALAZUC
, 1984).
6. Diaprysius serullazi piraudi Jeannel, 1910
- Ardèche : Labeaume : grotte du Soldat (Biosp., n° 445 et 615: localité type de cette sous-espèce). Sampzon : grotte de l’Aiguille.
7. Diaprysius serullazi peyerimhoffi Jeannel, 1910
- Arche : rive droite de l’Ardèche dans les gorges et à quelque distance d’elles. Vallon : grotte II du Colombier ; grotte de Chasse ;
grotte du Château d’Ebbou (Biosp. 180, 455 et 618, localité type de cette sous-espèce). Salavas: grotte de la Chaire ; aven de
Champagnac, aven nord des Brugières. Labastide de Virac : évent de la Foussoubie (Biosp. n° 182). Vagnas : goule de la Foussoubie,
en jonction avec le pdent. Labastide-de-Virac, goule du Rossignol ; aven de Fargot, aven de Bertrand, grotte du Touring Club.
- Gard : A la limite de Labastide-de-Virac et du Garn : grotte d’Oullins (A
BERLENC
, 1987).
8. Diaprysius serullazi jolyi Jeannel, 1936
- Ardèche : Orgnac-l’Aven: aven d’Orgnac il cohabite avec D. gezei, aven de la Baume Cartière, grotte de la forestière,
grotte flandin, aven du rat (S
LAMA
, 1982).
- Gard : Issirac, aven de lHomme mort ou du Bois d’Issirac (S
LAMA
, 1981). Le Garn, aven des Neuf Gorges (C
HAMPANHET
, 1985).
Planche 2. — Sous-espèces de Diaprysius serullazi Peyerimhoff, 1904.
a. D. serullazi serullazi de la Grotte de La Padelle
e. D. serullazi alberti de la Grotte de Baume-Grenas
b. D. serullazi mulleri de la Grotte de Peyroche
f. D. serullazi piraudi de la Grotte du Soldat
c. D. serullazi magdelainei de la Grotte de Baumefort
g. D. serullazi peyerimhoffi de l’Event de la Foussoubie
d. D. serullazi argodi de la Grotte de Remène
h. D. serullazi jolyi de l’Aven du Rat
a b c d e f g h
4. Diaprysius mazaurici Mayet, 1903
Type : grotte de Tharaux, Tharaux (Gard)
Diagnose d’après J
EANNEL
(1911)
Longueur : 2,7 à 3 mm.
Forme allongée, plus effilée que celle des précédentes esces. Coloration rougeâtre ts
brillante.
Ponctuation du pronotum très fine, presque imperceptible, donnant au gument un aspect lisse
et très brillant.
Antennes fines, plus longues que le corps chez les mâles, aussi longues que lui chez les
femelles ; larticle VIII est trois fois aussi long que large, les articles de la massue sont peu épaissis,
larticle XI est deux fois aussi long que le X.
Pronotum presque carré, à côtés presque parallèles.
Élytres bien plus larges que le pronotum, elliptiques, convexes, légèrement mucronés à lapex ;
la suture est régulre et parfois accompage près du sommet d’une trace très peu visible de strie
suturale.
Angle de la cane mésosternale vif (planche 3:4).
Pattes allongées ; les fémurs antérieurs dépassent toujours largement les bords du pronotum. Les
tarses antérieurs des mâles sont à peine dilas (fig. 23c).
Les difrences sexuelles sont assez considérables. Chez les femelles les antennes sont plus
courtes, moins fines, leurs articles terminaux sont proportionnellement moins longs ; la forme du
corps est plus renflée au milieu ; les élytres sont un peu plus larges et les tarses antérieurs sont grêles.
Organe copulateur
Le lobe dian de l’édéage en vue ventrale est long et terminé en pointe ; ses bords sont
parallèles sur les côtés et progressivement trécis avant la pointe (fig. 23b). En vue latérale, il est
faiblement courbé vers le milieu, les bords internes et externes nullement sin sur leur moitié apicale
(fig. 23a).
Les styles sont effilés, un peu plus longs que le lobe médian et sélargissent en massue. Ils sont armés
de dix soies dont les quatre apicales nettement plus longues que les autres et disposées en couronne autour
de lapex. Six soies sont insérées longitudinalement sur le bord interne de la massue, les deux apicales plus
longues que les quatre basales, ces dernières perpendiculaires à la massue et séparées par groupes de deux.
19
Diaprysius mazaurici lussanensis
Jeannel, 1947
Type : Aven du Camelié, Lussan (Gard)
Notes Biospéologiques, p. 87.
1. Taille plus petite. Antennes moins grêles,
l’article XIII trois fois plus long que large chez les
mâles. Pronotum subcarré, les côtés sub-parallèles
en arrière ....................................... ssp. mazaurici
1'. Taille plus grande. Antennes très grêles,
l’article XIII quatre fois plus long que large chez
les mâles, la base des articles IX et X plus
allongée. Pronotum sub-carré, les côtés
légèrement sinués en arrière ……. ssp. lussanensis
Fig. 23.Diaprysius mazaurici lussanensis Jeannel, 1947.
a b c
Fig. 24. — Habitus de Diaprysius mazaurici Mayet, 1903. Grotte des Fées, Tharaux (Gard), 18-IX-2013, coll. C. Alonso.
Fig. 25. — Répartition de Diaprysius mazaurici Mayet, 1903.
Diaprysius mazaurici mazaurici Diaprysius mazaurici lussanensis
1 - Grotte du Cimetière de Tharaux, Tharaux (Gard) 3 - Baume des Italiens, Méjannes-le-Clap (Gard)
2 - Aven du Grégoire/Grotte des Fées, Tharaux (Gard) 4 - Aven du Camelié, Lussan (Gard)
20
5. Diaprysius gezei Jeannel, 1936
Type : aven d’Orgnac, Orgnac-l’Aven (Ardèche)
Diagnose d’après J
EANNEL
(1936) et C
HAMPANET
(1987)
Longueur : 3,5 à 4,2 mm.
Elliptique, corps très allongé et étroit, les membres très longs ; l’aspect général rappelle celui de
D. caudatissimus, mais la taille est plus grande et surtout le pronotum n’a pas la même forme, n’étant
pas rétci à la base.
Ponctuation du pronotum très fine et ts superficielle, comme chez D. mazaurici, mais la surface
du tégument est plus alutacée et donc moins brillante.
Pubescence dorée dense et soulee.
Antennes aussi longues que le corps chez le mâle, comme chez D. mazaurici ; le dernier article
nettement plus long que l’avant-dernier. Le V et le VII sont 1,5 fois plus long que le VI et le VII est
très renflé à son extrémité.
Pronotum subcarré, aussi long que large, ses côs à peine arqs en avant, très faiblement sinués
dans la moit postérieure, la plus grande largeur à la base, les angles postérieurs droits et émoussés,
non saillants en dehors.
Élytres sans strie suturale, très allongés, deux fois et demi aussi longs que larges chez le mâle, un
peu plus renfs dans leur partie moyenne chez la femelle ; l’apex saillant, passant amplement le
pygidium, les deux bords apicaux séparément arrondis.
Cane sosternale très duite, repsene par une petite lamelle triangulaire ts basse et
arrondie, ts obtuse (planche 3 : 5).
Pattes très longues et grêles ; le tarse antérieur mâle bien dilaté, son premier article nettement plus
large que le sommet du tibia (fig. 26c).
Organe copulateur
Plus grand, plus allongé et moins coudé que chez D. serullazi et D. mazaurici (fig. 26a et 26b).
La massue apicale des parares est obtuse et comporte généralement 9 soies : 7 soies apicales,
réparties en 4 grandes soies bien divergentes les unes des autres et 3 soies beaucoup plus courtes, ces
deux groupes étant disposés d’un cô et de l’autre de l’apex ; enfin 2 soies assez longues, insérées
perpendiculairement l’une en dessous de lautre à l’écart sur la base de la massue du style (planche
1 : c).
Fig. 26.Diaprysius gezei Jeannel, 1936.
Remarque
Comme l’a démontré C
HAMPANHET
(1987b), la
variabilité de la chétotaxie de la massue apicale des
styles est importante.
Certains spécimens présentent 3, 4 ou 5
grandes soies divergentes à l’apex. D’autres
présentent parfois une troisième soie interne,
perpendiculaire au style et assez écartée de l’apex.
Les deux soies normalement présentes à cet endroit
peuvent être de longueurs différentes (0,175 à
0,2 mm).
Certains spécimens présentent une chétotaxie
asymétrique, avec un nombre de soies différent sur
chaque paramère : 8 et 9, 10 et 11 et même 11 et 12,
réparties comme indiqué ci-dessus.
21
a b c
Fig. 27. — Habitus de Diaprysius gezei Jeannel, 1936
Aven d’Orgnac, Orgnac-l'Aven (Ardèche), 17-IX-2013, coll. C. Alonso.
Fig. 28. — Répartition de Diaprysius gezei Jeannel, 1936.
1 - Aven d’Orgnac, Orgnac-l’Aven (Ardèche) 3 - Aven du Capitan, Montclus (Gard)
2 - Aven des Neufs Gorges, Le Garn (Gard)
22
L’Aven du Capitan, une localité nouvelle pour
Diaprysius gezei Jeannel, 1936
Depuis sa découverte dans l’Aven d’Orgnac il cohabite avec
Diaprysius serullazi jolyi, l’espèce semblait absente dans les cavités
environnantes. De nombreuses recherches sont restées infructueuses, même
dans la Grotte de La Forestière pourtant distante seulement de quelques
dizaines de mètres du réseau d’Orgnac, ou encore dans l’Aven du Rat tout
proche (ces cavités hébergent également Diaprysius serullazi jolyi).
En août 1984 Champanhet capture plusieurs exemplaires dans l’Aven des
Neuf-Gorges (C
HAMPANHET
, 1987), près des gorges de l’Ardèche, à environ
4,2 km de l’Aven d’Orgnac. Dans les dossiers techniques du Groupe de
Recherche Biospéologique (S
LAMA
, 1981), il est aussi fait mention de la
présence de Diaprysius serullazi jolyi dans cette cavité.
Notre collègue et ami Christian Vanderbergh a découvert cette espèce
dans une troisième cavité, l’Aven du Capitan (V
ANDERBERGH
, 2002). Deux
prospections ultérieures en 2009 et 2013 nous ont permis de récolter quelques
spécimens et de noter la présence de Speotrechus mayeti (Abeille de Perrin,
1875).
Accès
L’Aven du Capitan se trouve sur la commune de Montclus (Gard) et
s’ouvre à une dizaine de mètres à gauche de la piste partant du hameau de
L’Inde (=Landes ou Lende) et reliant les bords de la Cèze. Il est indiqué sur la
carte IGN 2940 OT sous les coordonnées suivantes : 23' 09.1’’E - 44° 16'
19.5’’N, alt. 212 m.
Description
Découvert en 1968 et exploré totalement en 1976, son entrée qui a été
désobstruée car trop étroite à l’origine s’ouvre dans un petit champ jouxtant la
piste. Elle mesure 1 m sur 0,50 m et débute par une désescalade d’une dizaine
de mètres environ. Après avoir franchi une étroiture on accède à un premier
puits de 10 m, permettant d'accéder à une salle concrétionnée et humide de
dimensions moyennes, où l’espèce est déjà présente.
Au fond de la salle, un petit ressaut de trois mètres conduit à une galerie
en forte pente, débouchant sur un deuxième puits de 10 m. Quelques mètres
avant le fond de ce dernier, un promontoire permet d’accéder à un puits de
20 m difficile à équiper par le bas du P10. Du haut de ce palier, une ouverture
permet d’équiper le puits sans frottement mais non sans mal. On parvient alors
dans une salle de dimensions modestes, d’où partent quelques réseaux à
faibles développements, et dont le bas est colmaté par des pierres et de
l’argile.
L’exploration de cette cavité est relativement pénible, et Diaprysius gezei
ne semble pas y être abondant.
23
Diaprysius gezei
Aven du capitan,
Montclus (Gard),
20-X-2009.
Topographie de l’Aven du Capitan, Montclus (Gard).
24
Planche 3. — Carènes mésosternales des espèces du genre Diaprysius Abeille, 1878.
1. Diaprysius sicardi Mayet, 1907
2. Diaprysius ducailari Jeannel, 1947
3. Diaprysius serullazi Peyerimhoff, 1904
4. Diaprysius mazaurici Mayet, 1903
5. Diaprysius gezei Jeannel, 1936
6. Diaprysius fagei Jeannel, 1914
7. Diaprysius fagniezi Jeannel, 1910
8. Diaprysius caudatus Abeille de Perrin, 1875
9. Diaprysius caudatissimus Abeille de Perrin, 1876
1 2 3 4
5
6 7 8
9
25
6. Diaprysius fagei Jeannel, 1914
Type : grotte de la Cocalière, Courry (Gard)
Diagnose d'après J
EANNEL
, 1914
Longueur : 3,2 à 3,4 mm.
Forme épaisse, relativement grande.
Pronotum plus large que long, plus large à la base que dans le tiers antérieur. Ses
côtés peu arrondis en avant, à peine sinués et faiblement divergents en arrière, ses
angles postérieurs légèrement saillants. Ponctuation du pronotum très fine et très
superficielle.
Élytres très convexes, une fois et demie plus longs que larges, à ponctuation fine,
un peu plus forte que sur le pronotum ; leur pubescence est dressée, courte et dense.
Suture élytrale non déprimée. Les deux bords apicaux sont séparément arrondis,
atteignant à peine l'extrémité du pygidium.
Carène mésosternale assez proéminente, dentiforme, formant un angle accusé,
parfois droit ou aigu, rarement arrondi ou émoussé (planche 3 : 6).
Antennes longues et grêles, l'article VIII deux fois aussi long que large, le XI une
fois et demie aussi long que le X. Le V et le VII sont 1,5 fois plus long que le VI, et le
VII est renflé à son extrémité. Elles sont aussi longues que le corps chez les mâles,
plus courtes chez les femelles.
Organe copulateur
Le lobe médian de l’édéage, en vue ventrale est long, ses côtés sont subparallèles
et légèrement rétrécis avant la pointe (fig. 29b). En vue latérale, il est faiblement
courbé vers le milieu, le bord externe nullement sinué, régulièrement arrondi jusqu’à
la pointe (fig. 29a).
Les styles sont effilés, bien plus longs que le lobe médian et s’élargissent en
massue jusqu’à l’apex qui est sub-tronqué comme chez D. caudatus et D.
caudatissimus ; leur plus grande largeur au sommet. Ils sont armés de six soies
séparées en deux groupes de trois, de part et d'autre de l’apex ; les deux soies basales
du bord interne plus longues que les autres.
Remarque
D. fagei a longtemps é considérée comme
lesce la plus rare du genre. Elle s’observe
pourtant en nombre dans quelques cavis bien
connues de la cuvette de Chadouillet, cavis
tributaires de la Claysse, elle-même affluent de la
Cèze.
La cuvette de Chadouillet et le plateau des
Gachieux, tout proche, sont percés dinnombrables
réseaux dont certains atteignent unveloppement
important. Il est probable que lesce se rencontre
dans la plupart d’entre eux.
En 1987, Champanhet découvre l’espèce dans
la Grotte du Runladou, sur la commune de
Beaulieu (C
HAMPANHET
, 1987a). Cette cavité est
site dans le bassin du Chassezac, de lautre
de la montagne de la Serre et distante du bassin de
la Claysse de quelques kilomètres.
26
Fig. 29.Diaprysius fagei Jeannel, 1914.
a b c
Fig. 30. — Habitus de Diaprysius fagei Jeannel, 1914
Grotte du Mas de la Baume, Saint-André-de-Cruzières (Ardèche), 04-VII-2010, coll. C. Alonso.
Fig. 31. — Répartition de Diaprysius fagei Jeannel, 1914.
1 - Goule de Sauvas, Saint-Paul-le-Jeune (Ardèche) 4 - Event de Peyrejal, Saint-André-de-Cruzières (Ardèche)
2 - Grotte de la Cocalière, Courry (Gard) 5 - Grotte du Mas de la Baume, Saint-André-de-Cruzières
3 - Aven de la Cocalhère, Saint-André-de-Cruzières (Ardèche) (Ardèche)
6 - Grotte du Runladou, Beaulieu (Ardèche)
L’espèce est aussi connue de diverses cavités sur le plateau des Gachieux, proche du réseau de la Cocalière, ainsi que de
la Grotte du bronze à Saint-Paul-le-Jeune. Nous ne sommes pas parvenus à localiser cette dernière.
27
7. Diaprysius fagniezi Jeannel, 1910
Type : grotte du Serre du Barri, Saint-Privas-de-Champlos (Gard)
Diagnose d’après J
EANNEL
(1910)
Longueur : 2,7 à 3 mm.
Forme relativement courte et épaisse, à peu près deux fois aussi longue que large.
Coloration rougeâtre très brillant.
Pubescence longue et peu dense. Ponctuation du pronotum très fine, presque
imperceptible, donnant au tégument un aspect très brillant.
Antennes des mâles plus courtes que le corps, épaisses, à article VIII à peine deux
fois aussi long que large, à articles de la massue fortement épaissis dans leur moitié
apicale ; l’article XI est une fois et demie aussi long que le X.
Pronotum large, campanuliforme (fig. 32d).
Élytres deux fois aussi longs que larges, déprimés sur la suture près de l’écusson et
nettement mucronés au sommet.
Carène mésosternale élevée, formant un angle vif (planche 3:7).
Pattes courtes, les fémurs antérieurs rétractés dépassent à peine de la marge du
pronotum.
Organe copulateur
Le lobe médian de lédéage en vue ventrale est court ; ses bords sont sub-parallèles
jusqu’au tiers apical, puis progressivement rétcis jusqu’à l’apex, comme chez D. serullazi
(fig. 32b). En vue larale, le bord interne est courbé un peu avant le milieu, le bord externe
non distinctement sinué dans le tiers apical et courbé avant la pointe (fig. 32a). Les styles sont
bien plus longs que le lobe médian et sélargissent en massue peu prononcée. La disposition et
la longueur des soies rappellent larmature sétale des styles de D. mazaurici, avec deux soies
internes perpendiculaires au style et très éloiges de lapex.
Remarque
La ponctuation du pronotum et la disposition des soies sur la massue des styles rapprochent D.
fagniezi de D. mazaurici, qui occupe des cavités très proches sur l’autre rive de la Cèze, juste en face du
Serre du Barri. Ces deux espèces, aujourd’hui géographiquement séparées par la Cèze, sont
probablement issues d’une souche commune.
Fig. 32.Diaprysius fagniezi Jeannel, 1910.
28
a b c d
Fig. 33. — Habitus de Diaprysius fagniezi Jeannel, 1910
Grotte du Serre du Barri, Saint-Privas-de-Champlos (Gard), 17-IX-2013, coll. C. Alonso.
Fig. 34. — Répartition de Diaprysius fagniezi Jeannel, 1910.
1 - Grotte du Serre du Barri, Saint-Privas-de-Champlos (Gard)
La grotte du Serre du Barri est une belle cavité, bien connue et très accessible ; l’importance des dégâts visibles semble
indiquer qu’elle accueille un grand nombre de visiteurs. L’espèce est à rechercher dans les quelques grottes et avens
alentours.
29
Planche 4. — Sommet du style latéral gauche.
a. Diaprysius mazaurici Mayet, 1903 du réseau Aven du Grégoire/Grotte des fées, Tharaux (Gard).
b. Diaprysius fagei Jeannel, 1914 de la Grotte du Mas de Labaume, Saint-André-de-Cruzières (Ardèche).
c. Diaprysius caudatissimus Abeille de Perrin, 1876 de la Grotte du Dérocs, Vallon-Pont-d’Arc (Ardèche).
a b c
Planche 5. — Apex des élytres.
a. Diaprysius caudatus (Abeille, 1875) de la Grotte de Pascaloune, Saint-Montan (Ardèche).
b. Diaprysius caudatissimus (Abeille, 1876) de la Grotte Nouvelle de Vallon, Vallon-Pont-d'Arc (Ardèche).
a b
30
Fig. 35.Diaprysius caudatus (Abeille, 1875) de la Grotte de Pascaloune.
8. Diaprysius caudatus Abeille de Perrin, 1875
Type : grotte de Saint-Marcel, Bidon (Ardèche)
Diagnose d’après J
EANNEL
(1911)
Longueur : 2,6 à 3 mm.
Forme allongée, étroite, très grêle chez les mâles, très renflée chez les femelles.
Coloration pâle. Ponctuation normale.
Antennes bien plus longues que le corps chez les mâles, un peu plus longues que
le corps chez les femelles ; les articles de la massue sont épais, l’article VIII est trois
fois aussi long que large et l’article XI est deux fois aussi long que le X chez les
mâles, un peu plus long que lui seulement chez les femelles.
Pronotum plus long que large, plus étroit à sa base qu’en avant ; ses côtés sont
fortement arrondis en avant, profondément sinués en arrière.
Élytres longs, scaphoïdes, deux fois aussi larges que le pronotum ; leur sommet
est fortement mucroné et déhiscent ; la suture est déprimée en avant chez les mâles,
saillante en arrière dans les deux sexes. Pas de strie suturale.
Carène mésosternale très basse, sans angle (planche 3:8).
Pattes longues et grêles ; les tarses antérieurs des mâles sont peu dilatés, plus
étroits que le sommet du tibia (fig. 36c).
Les différences sexuelles sont considérables. Chez les femelles la taille est plus
grande, la forme est beaucoup plus épaisse et renflée, les antennes sont plus courtes,
leur massue est plus épaisse, les élytres sont plus convexes, non déprimés sur la suture
en avant.
Organe copulateur
Le lobe médian de l’édéage en vue ventrale est long et terminé en pointe ; ses
bords sont légèrement renflés vers le quart apical, formant une sinuosité peu marquée
(fig. 36b). En vue latérale, il est courbé vers le milieu, le bord interne subrectiligne sur
sa moitié apicale, le bord externe sinué et fortement arrondi avant la pointe (fig. 36a).
Les styles sont effilés, aussi long que le lobe médian et s’élargissent légèrement à
l’apex pour former une massue peu marquée et sub-tronquée à son extrémité. Six
soies courtes et raides sont insérées vers l’apex en deux groupes (4 + 2) séparés par un
espace.
Fig. 36.Diaprysius caudatus Abeille de Perrin, 1875.
Diaprysius caudatus bettingeri Jeannel, 1914
Type : Grotte de la Guigonne, Saint-Remèze (Ardèche)
Bull. Soc. Ent. Fr, p. 241.
1. Antennes moins longues, les articles apicaux moins
renflés au sommet, le XI un peu plus de quatre fois aussi
long que large chez les mâles.........................ssp. caudatus
1'. Antennes plus longues, les articles apicaux plus renflés
au sommet, le XI cinq à six fois aussi long que large chez
les mâles.........................................................ssp. bettingeri
Cette sous-espèce est à oublier car, comme le précise
Balazuc, elle n’est "fondée que sur d’insignifiantes
variations individuelles" (B
ALAZUC
, 1984).
De même, les cavités citées par Bettinger en rive
droite de l’Ardèche n’ayant jamais pu être identifiées, il
faut définitivement rayer Diaprysius caudatus de la rive
droite de l’Ardèche et du partement du Gard (T
HÉROND
,
1975).
31
a b c
Fig. 37. — Habitus de Diaprysius caudatus Abeille de Perrin, 1875.
Grotte de Pascaloune, Saint-Montan (Ardèche), 20-X-2009, coll. C. Alonso.
Fig. 38. — Répartition de Diaprysius caudatus Abeille de Perrin, 1875.
1 - Grotte de la Guigonne, Saint-Remèze (Ardèche) 5 - Grotte Deloly; Bidon (Ardèche)
2 - Aven Marzal, Saint-Remèze (Ardèche) 6 - Baume des Cloches, Saint-Martin-d’Ardèche (Ardèche)
3 - Grotte du Grand Louret, Bidon (Ardèche) 7 - Grotte de Pascaloune, Saint-Montan (Ardèche)
4 - Grotte de Saint-Marcel, Bidon (Ardèche)
L’espèce occupe des cavités en rive gauche de l’Ardèche, en aval des stations de D. caudatissimus. Elle se rencontre
aussi sur le plateau de Saint-Remèze, jusqu’aux gorges du Rimouren vers le nord.
32
9. Diaprysius caudatissimus Abeille de Perrin, 1876
Type : grotte nouvelle de Vallon (= grotte de Mézelet), Vallon-Pont-d'Arc (Ardèche)
Diagnose d’après J
EANNEL
(1911)
Longueur : 3 à 3,2 mm.
Forme très allongée, très étroite chez les mâles, à peine renflée chez les femelles.
Antennes un peu plus courtes que le corps dans les deux sexes, à articles terminaux
très épaissis ; l’article VIII est trois fois aussi long que large, le X est deux fois aussi
long que large, et l'article XI est près de deux fois aussi long que le X chez les mâles, à
peu près aussi long que lui chez les femelles.
Pronotum plus long que large, rétréci à sa base, semblable à celui de D. caudatus,
mais à peine plus étroit que les élytres.
Élytres scaphoïdes, très allongés, plus de trois fois aussi longs que larges; leur
sommet est très saillant, mucroné, déhiscent et dépasse de beaucoup la pointe du
pygidium ; la suture est déprimée chez les mâles, saillante chez les femelles et il n’existe
pas de strie suturale.
Carène mésosternale encore plus basse que celle de D. caudatus (planche 3 : 9).
Pattes très longues et très grêles ; les tarses antérieurs sont aussi larges chez les
mâles que le sommet du tibia ; leur article I est deux fois aussi long que le II (fig. 39c).
Les différences sexuelles sont moindres que chez D. caudatus. Les femelles sont de
même taille que les mâles et leur forme est à peine plus épaisse. Les saillies mucronées
des élytres sont moins développées chez les femelles.
Organe copulateur
Organe copulateur mâle semblable à celui de D. caudatus (fig. 39a et 39b).
Remarque
Diaprysius caudatissimus est considéré comme une simple sous-espèce de Diaprysius
caudatus par la plupart des auteurs.
Les spécimens que nous avons collectés dans la Grotte du Dérocs, la Grotte des Deux
Avens et la Grotte Nouvelle de Vallon (loc. typ.) sont tous longilignes et correspondent aux
caractères définis par Jeannel. En revanche, comme le souligne Balazuc, l’étude d’un
matériel important de D. caudatus en provenance de diverses cavités plus en aval révèle l’inconstance
des caractères donnés par Jeannel. En particulier l’élargissement des élytres, qui s’observe parfois même
chez les mâles, reste très variable parmi les individus issus d’une même cavité. Il est fréquent d’observer
des spécimens plus allongés mêlés à des D. caudatus
typiques dans la Grotte de Pascaloune. La forme de la
carène mésosternale est aussi sujette à des variations non
négligeables et ne peut pas, à ce titre, être utilisée pour
séparer ces deux taxons
Selon J. Balazuc, "Il résulte que caudatissimus
n’est autre qu’un ensemble d’individus longilignes,
mêlés avec toutes sortes d’intermédiaires aux caudatus
brévilignes dans les Grottes de Pascaloune, de la
Madeleine et du Rochas, mais se trouvant à l’état pur en
amont, à proximide Vallon […] celui-ci doit être tenu,
non pour une espèce distincte, mais pour un variant intra-
spécifique extrême de celui-là." (B
ALAZUC
, 1984).
Fig. 39.Diaprysius caudatissimus Abeille de Perrin, 1876.
33
a b c
Fig. 40. — Habitus de Diaprysius caudatissimus Abeille de Perrin, 1876.
Grotte des Deux Avens, Vallon-Pont-d’Arc (Ardèche), 22-X-2014, coll. C. Alonso.
Fig. 41. — Répartition de Diaprysius caudatissimus Abeille de Perrin, 1876.
Vallon-Pont-d’Arc (Ardèche) : 1 - Grotte Nouvelle de Vallon 4 - Aven des Biologistes
2 - Grotte des Deux Avens 5 - Aven n° 2 de la Roche des Fées
3 - Grotte du Dérocs
L’espèce a été observée dans la grotte des Baux (G. Moraguès) sur la commune de Rochecolombe à 15 km au nord du
cirque Ibie/Ardèche. Contrairement aux autres, cette cavité s’ouvre en rive droite de l’Ibie. Il doit aussi s’agir de D.
caudatissimus dans l’Aven de Coudot, ainsi que dans la grotte de la Bergerie du Planchard, dans le cirque d’Estre qui est tout
34
III. Distribution géographique des espèces du genre Diaprysius
Fig. 42. — Carte de répartition des espèces du genre Diaprysius Abeille, 1878.
1. Diaprysius sicardi Mayet, 1907
6. Diaprysius fagei Jeannel, 1914
2. Diaprysius ducailari Jeannel, 1947
7. Diaprysius mazaurici Mayet, 1903
3. Diaprysius serullazi Peyerimhoff, 1904
8. Diaprysius caudatus Abeille de Perrin, 1875
4. Diaprysius fagniezi Jeannel, 1910
9. Diaprysius caudatissimus Abeille de Perrin, 1876
5. Diaprysius gezei Jeannel, 1936
Remarque
La répartition des Diaprysius est discontinue.
Les deux espèces les plus méridionales D. sicardi et D. ducailari sont isolées des autres espèces par
les profondes vallées du Vidourle et du Gard, qui bien que riches en cavités ne semblent pas abriter de
Diaprysius. Il en va de même pour une grande partie des Cévennes, à l’Ouest de l’Hérault, entre le Mont
Aigoual et la profonde vallée de la Vis.
Ces deux espèces, fortement isolées, se caractérisent nettement par le dernier article des antennes
plus court, aussi long que l’avant-dernier et par la chétotaxie des styles de l’édéage, notamment par le
nombre et la disposition des soies à l’apex.
Le genre s’étend ainsi de la bordure du Larzac, aux abords de la Lergue et de la Buèges jusqu’à la
vallée du Rhône au nord de la rive de l’Ardèche, à travers les départements de l’Hérault, du Gard et de
l’Ardèche.
35
IV. Description de la morphologie larvaire de Diaprysius serullazi d’après M
me
D
ELEURANCE
(1957)
Après avoir obtenu par élevage en laboratoire des larves de
Diaprysius serullazi, M
me
Deleurance en a fait une description
précise que nous résumons ici.
La larve passe successivement par deux stades durant lesquels
elle ne s’alimente pas et ne semble pas varier en taille. Elle est
trapue et mesure approximativement 3 mm.
L’auteur note que la larve néonate se déplace peu et construit
une logette sphérique dans laquelle elle s’enferme pendant une
vingtaine de jours avant de subir une première mue larvaire.
Au stade 2, elle reste peu active, ne s’alimente toujours pas et
construit une deuxième logette elle s’enferme pendant plus de
deux mois. La nymphose a lieu au terme de cette seconde
claustration.
Une étude précise des pièces buccales, des cerques et de la
chétotaxie permet d’apporter quelques remarques.
Le labre est proche de celui de la larve de Speonomus
longicornis mais se caractérise par la brièveté de la 2
ème
paire de
soies latéro-marginales antérieures ventrales, comme chez la larve
de Troglodromus bucheti gaveti.
Les papilles de l’épipharynx sont au nombre de 12 disposées de
la façon suivante : deux rangées latérales de 3, une rangée
transversale de 6 (3, 3, 6). L’auteur remarque que chez Speonomus
longicornis elles sont au nombre de 16 (2, 2, 12), comme chez
Antrocharis querilhaci (3, 3, 10) et note que l’étude du nombre et de
la distribution des papilles de l’épipharynx pourrait être d’une aide
précieuse pour l’établissement de caractères spécifiques aux larves
de Leptodirini.
Les antennes, plus épaisses que chez Speonomus longicornis, se caractérisent par l’absence de
pigmentation à la base du troisième et dernier article, et ce dans les deux stades. A noter que ce pigment
existe chez la plupart des larves de Leptodirini connues. Au stade 2, l’antenne présente un style
supplémentaire, court et effilé, sur la face ventrale du deuxième article et deux soies de plus à la base de
ce même article. L’organe digitiforme présent sur cet article s’épaissit au stade 2 et prend un aspect
globuleux.
Les mandibules ne portent ni tinacle ni prostheca, mais la mola comporte ventralement un petit
tubercule sub-marginal comme chez Speonomus hydrophilus.
Les maxilles sont semblables à celles de Speonomus longicornis, la galea est riche en fines soies
apicales et la lacinia porte six dents sur son bord externe (4 grosses disposées à égales distances et 2
petites) plus une dent basale.
Enfin les cerques sont composés de deux articles nettement différenciés et les soies thoraciques et
abdominales qui sont simples au stade 1 deviennent bifides, trifides ou plus au stade 2.
Il en résulte que la morphologie externe de la larve de Diaprysius serullazi est intermédiaire aux
deux types fondamentaux mis en lumière par l’auteur chez les Leptodirini.
Remarque
Pour réaliser cette note, nous avons visité plus d’une cinquantaine de cavités abritant des Diaprysius
et parfois, dans certaines d'entre elles, nous avons observé des imagos en nombre très important. Nous
n’avons toutefois jamais rencontré la moindre larve. A notre connaissance, aucune larve de Diaprysius
n’a été observée in situ.
36
Fig. 43. — Larve au stade 1 de Dia-
prysius serullazi (Deleurance, 1957).
Remerciements
Nous tenons à remercier tout particulièrement MM. Charles Bourdeau et Christian Vanderbergh
pour leur généreuse collaboration. Leurs connaissances avisées et leurs conseils émérites ont souvent été
décisifs sur le terrain. Nos plus vifs remerciements s'adressent aussi à M. Stéphane Tocino qui nous a
ouvert les portes de l’Aven d’Orgnac, à M
me
Véronique Viguier pour les clichés au microscope à
balayage électronique, et à Jocelyne Guglielmi, responsable de la bibliothèque d’entomologie du
M.N.H.N., dont la disponibilité et les compétences nous font toujours gagner un temps précieux dans le
travail de bibliographie.
Cette série de notes ne serait pas sans la collaboration de MM. Serge Peslier et Robert Mazel de
l’Association Roussillonnaise d’Entomologie, qu’ils en soient vivement remerciés.
Bibliographie
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des grottes visitées 1913-1917 (Sixième série).
BIOSPEOLOGICA XXXIX. Archives de Zoologie
Expérimentale et Générale. LVII : 203-470.
37
(*) 16, rue du Bourguet F-34230 Le Pouget
entomo34@orange.fr
(**) 60, Boulevard de l’Hôpital F-75013 Paris
vincent.lefebvre@gmail.com
38
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Saint-Privas-de-Champlos (Gard) Diagnose d'après
Type : grotte du Serre du Barri, Saint-Privas-de-Champlos (Gard) Diagnose d'après JEANNEL (1910) Longueur : 2,7 à 3 mm.
Ponctuation du pronotum très fine, presque imperceptible
  • Pubescence Longue
  • Peu
Pubescence longue et peu dense. Ponctuation du pronotum très fine, presque imperceptible, donnant au tégument un aspect très brillant.
E.), 1876. -Notes sur la classification des Silphales aveugles
  • Abeille De Perrin
Abeille de Perrin (E.), 1876. -Notes sur la classification des Silphales aveugles. Petites Nouvelles Entomologiques. 2 : 29-30.
Coléoptères de l'Ardèche : premier supplément à l'inventaire de Bulletin mensuel de la Société linnéenne de Lyon
  • Aberlenc
Aberlenc (H.-P.), 1987. -Coléoptères de l'Ardèche : premier supplément à l'inventaire de J. Balazuc (1984). Bulletin mensuel de la Société linnéenne de Lyon. 56 (10) : 320-349.
A propos de la cohabitation de deux espèces du genre Diaprysius dans l'Aven d'Orgnac. Miscellanea Entomologica
  • Miré Bruneau De
Bruneau de Miré (P.), 1947. -A propos de la cohabitation de deux espèces du genre Diaprysius dans l'Aven d'Orgnac. Miscellanea Entomologica. 44 : 62-63.
Variabilité de l'édéage chez Diaprysius gezei Jeannel (Col. Bathysciinae) et cohabitation avec Diaprysius serullazi subsp. jolyi Jeannel
Champanhet (J.M.), 1987b. -Variabilité de l'édéage chez Diaprysius gezei Jeannel (Col. Bathysciinae) et cohabitation avec Diaprysius serullazi subsp. jolyi Jeannel. Bull. mens. Soc. linn. Lyon. 56 (10) : 350-357.
Note complémentaire sur le genre Diaprysius Ab. (Col Silphidae)
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