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Développement Durable et Économie de la Fonctionnalite : Vers de Nouveaux Enjeux Strategiques

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... En pratique, il s'agit d'un changement de paradigme fondé sur l'usage plutôt que la propriété, qui renvoie à « une économie de services dans laquelle le bien au sens physique du terme est considéré comme une immobilisation et non plus comme un "consommable' » (Lauriol, 2008, p. 33). Ce faisant, l'économie de la fonctionnalité se présente comme un changement de logique de création de valeur, laissant place à de nouveaux modes de consommation et de production, et permettant d'optimiser l'usage des ressources (Du tertre, 2008 ;Lauriol, 2008). ...
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L’ampleur de la croissance de l’économie collaborative constitue l’un des phénomènes marquants de ces dernières années et interpelle les acteurs publics et privés. Pourtant le champ de l’économie collaborative est difficile à délimiter et recouvre des initiatives hétérogènes. L’objet de cet article est d’éclairer les débats et paradoxes qui traversent le champ émergent de l’économie collaborative en explorant les différentes racines théoriques et philosophiques qui l’irriguent. Quatre traditions théoriques irriguent l’économie collaborative prend racine : l’économie de la fonctionnalité, du don, la gestion des communs, la contreculture libérale et libertaire américaine. Nous développons ensuite un agenda de recherche explorant le rôle de ces courants théoriques dans les processus de performativité et l’institutionnalisation du champ de l’économie collaborative.
... En pratique, il s'agit d'un changement de paradigme fondé sur l'usage plutôt que la propriété, qui renvoie à « une économie de services dans laquelle le bien au sens physique du terme est considéré comme une immobilisation et non plus comme un 'consommable' »(Lauriol, 2008, p. 33). Ce faisant, l'économie de la fonctionnalité se présente comme un changement de logique de création de valeur, laissant place à de nouveaux modes de consommation et de production, et permettant d'optimiser l'usage des ressources(Du tertre, 2008;Lauriol, 2008).Cette approche est étroitement liée à la notion d'économie circulaire, qui vise à minimiser les impacts environnementaux d'un bien ou service le long de son cycle de vie(Braungart et McDonough, 2009). Suivant cette perspective, le producteur doit rester aussi longtemps que possible propriétaire et responsable de la qualité des produits afin d'optimiser l'usage de ressources naturelles et accroître la durée de vie et la qualité de ses produits. ...
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L'objet de cet article est d'éclairer les débats et paradoxes qui traversent le champ émergent de l'économie collaborative en explorant les différentes racines théoriques qui l'irriguent. Nous identifions quatre traditions théoriques différentes dans lesquelles l'économie collaborative prend racine : l'économie de la fonctionnalité, du don, la gestion des communs, la contre-culture libertaire américaine. Nous développons ensuite un agenda de recherche explorant le rôle de ces courants théoriques dans les processus de performativité et l'institutionnalisation du champ de l'économie collaborative. Mots-clés : économie collaborative, économie du partage, théorie néo-institutionnelle, performativité
... On retrouve deux approches de l'économie de la fonctionnalité qui renvoient à deux modèles d'application plus ou moins avancés du concept. D'une part, le modèle d'une offre de service centrée sur l'usage qui renvoie à « une économie de services dans laquelle le bien au sens physique du terme est considéré comme une immobilisation et non plus comme un 'consommable' » (Lauriol, 2008, p. 33). Cette approche a été popularisée par l'essayiste américain Jeremy Rifkin (2012), qui voit dans cette évolution une forme de révolution qui nous pousse à repenser les rapports de propriété sur un certain nombre de marchés (Rifkin, 2012). ...
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Airbnb, blablacar, eBay… Ces plateformes qui transforment nos économies sont le sommet du vaste iceberg appelé « économie collaborative ». Ce concept encore flou est porté par un ensemble d'acteurs constitué d'essayistes à suc-cès, de militants associatifs et d'entrepreneurs du web. À ce concept sont associées de nombreuses promesses : les pratiques collaboratives seraient une réponse à la crise du modèle de croissance, à la crise environnementale, et un moyen de refonder le lien social et les solidarités collectives. RETOUR AUX FONDEMENTS THÉORIQUES L'étude des fondements théoriques de l'économie collaborative permet de comprendre et d'analyser les promesses dont elle est porteuse. Nous identifions et discutons ici trois champs théoriques centraux mobilisés par les promoteurs de l'économie collaborative : la mouvance du libre irrigue la réflexion sur l'économie collaborative en soulignant et promouvant un changement de posture du consommateur passif vers un « consomm'ac-teur » de cette économie, ce passage se matérialisant par un accès distri-bué et universel aux connaissances, aux compétences et aux ressources matérielles ; l'économie de la fonctionnalité éclaire ce qui est au coeur de l'économie collaborative : le passage d'une logique de propriété à une logique d'usage, qui ouvre la voie à nombre de promesses environnemen-tales ; l'économie du don illustre la rupture avec l'hégémonie de l'échange marchand, en y réintégrant la dimension de l'échange symbolique basé sur le donner, recevoir et rendre. La diversité des approches théoriques mobilisées permet d'expliquer la plu-ralité des définitions de l'économie collaborative, mais aussi la diversité des promesses dont elle est porteuse. Si ces dernières doivent être prises au sérieux, elles suscitent également et à juste titre de nombreuses réserves. Les acteurs de l'économie collaborative qui veulent les concrétiser ne peuvent donc se passer d'une analyse critique, tout comme les décideurs publics qui souhaitent accompagner la diffusion des pratiques collabora-tives. Les champs théoriques identifiés ici peuvent être mobilisés à cette fin.
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L’ÉCONOMIE COLLABORATIVE RÉUNIT DIFFÉRENTS MONDES Ces dernières années ont été marquées par l’explosion du champ de l’économie collaborative. Si la plupart des observateurs s’accordent pour souligner son potentiel disruptif, les contours de cette nouvelle économie du partage restent flous et difficiles à appréhender. Le champ de l’économie collaborative regroupe en effet des initiatives hétérogènes en termes d’objectifs, d’idéologies et de mécanismes de création de valeur, allant du marchand au non-marchand. De fait, le développement de l’économie collaborative donne lieu aux interprétations les plus variées : alors que certains y voient une promesse de partage, de consommation alternative et de nouvelles solidarités, d’autres soulignent au contraire le risque d’« uberisation » de pans entiers de l’économie et de précarisation des travailleurs. PENSER L’ÉCONOMIE COLLABORATIVE À TRAVERS QUATRE TYPES D’INITIATIVES Pour éclairer ces paradoxes, il est nécessaire d’analyser les démarches à un niveau de granularité plus fin. Pour comprendre l’hétérogénéité de l’économie collaborative, nous nous appuyons sur l’étude des modèles économiques (ou 'business models') d’une trentaine d’initiatives collaboratives dans le secteur des biens matériels. En différenciant les mécanismes de création et de distribution de la valeur de ces initiatives, nous mettons en évidence quatre idéaux-types des démarches collaboratives : « les rentiers », « les collectivistes », « les altruistes » et « les entremetteurs ». Chacun de ces idéaux-types renvoie à une configuration organisationnelle, des logiques d’actions et des enjeux de développement spécifiques. Enfin, certaines initiatives hybrides se situent au confluent de plusieurs logiques. Elles s’inscrivent dans le monde marchand et dans une volonté de croissance tout en poursuivant une volonté de création de valeur sociétale. Si elles représentent un fort potentiel d’innovation économique, environnemental et social, leur développement soulève de nombreux paradoxes et défis managériaux. SOUTENIR ET RÉGULER L’ÉCONOMIE COLLABORATIVE EN TENANT COMPTE DE SA DIVERSITÉ Rentiers, collectivistes, altruistes et entremetteurs reposent sur des logiques de développement et des mécanismes de création de valeur très différents. Pour les acteurs publics, ils ne soulèvent pas les mêmes enjeux en termes de régulation et de soutien. Notre typologie permet alors de penser la mise en oeuvre de stratégies de politiques publiques à différentes échelles et de manière différenciée.
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La reduction des impacts environnementaux repre-sente souvent des inves-tissements considerables pour les entreprises indus-trielles. Confrontees, d’une part, a des pressions reglementaires ou societales favorisant l’adoption de systemes de depollution efficaces et, d’autre part, a des contraintes economiques et concurrentielles qui limitent les investissements non productifs, ces entreprises ont souvent une marge de manœuvre tres etroite. Les implications economiques des actions environnementales semblent d’autant plus difficiles a apprehender que les etudes sur ce theme donnent des resultats souvent contradictoires.
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This paper explores the contradictions inherent in one of the more popular buzzwords of today: sustainable development. I argue that, despite claims of a paradigm shift, the sustainable development paradigm is based on an economic, not ecological, rationality. Discourses of sustainable development embody a view of nature specified by modern economic thought. One consequence of this discourse involves the transformation of 'nature' into 'environment', a transformation that has important implications for notions of how development should proceed. The 'rational' management of resources is integral to the Western economy and its imposition on developing countries is problematic. I discuss the implications of this 'regime of truth' for the Third World with particular reference to biotechnology, biodiversity and intellectual property rights. I argue that these aspects of sustainable development threaten to colonize spaces and sites in the Third World, spaces that now need to be made 'efficient' because of the capitalization of nature.
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La vitesse des échanges et des relations ouverte par les technologies de l'information et de la communication dissoud certaines contraintes temporelles par la connexion parallèle et simultanée d'une multitude d'acteurs. Certains blocages inhérents aux distances sont aussi modifiés puisqu'il devient possible d'échanger, de communiquer, et de concevoir ensemble dans des lieux différents. Pourtant, de manière paradoxale, ces nouvelles potentialités n'ont fait que renforcer la centralité de l'espace comme facteur structurant de la polarisation des activités autour de certains territoires, comme la Silicon Valley figure emblématique de ce nouveau monde des technologies de la communication. Même l'avénement du virtuel, qui permet des dédoublements temporels avec la vie quasi autonome d'avatars, impose une modélisation de l'espace. L'homme artificiel ou virtuel ne saurait exister sans un retour réflexif sur les espaces de l'homme. L'espace et le territoire se retrouvent ainsi aujourd'hui au coeur de renouveaux théoriques en sciences humaines et sociales. Ce renouveau s'est imposé pour affronter des questions aussi vastes et multiples que la mondialisation de l'économie, l'hypercroissance ou l'appauvrissement de certaines régions, le développement durable d'activités et de territoires, l'émergence de nouvelles entreprises globales sur la scène internationale issues de «nouveaux» pays, la répartition des activités d'innovation et de recherche et développement, les effets des transformations techniques sur l'organisation spatiale du système économique et social, -ou encore l'animation d'acteurs territoriaux aux intérêts disparates, etc... La stratégie et la gestion ne sauraient rester en marge de cet effort d'interrogation théorique et de proposition conceptuelle. Cela justifie de mener ici un effort de repérages des principaux enjeux reliants stratégies, espaces et territoires. Ce travail se fera en distinguant deux aspects. Dans un premier temps nous aborderons la dimension spatiale des stratégies des firmes et des organisations qui nécessite d'interroger conjointement la localisation des activités et le management stratégique des distances. Dans un second temps nous reviendrons sur le territoire comme stratégie d'organisation de l'espace. Il s'agit notamment d'interroger les formes d'organisation spatiales, les modes de coordination et enfin les modalités de gouvernance d'acteurs disparates.
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Our paper explores the implications of globalization for sustainable consump tion governance. It draws its central findings from a structured inquiry into the implications of globalization for the sustainability of household consumption. Our focus is on industrialized countries and the two consumption clusters food and mobility, which previous research has identified as priority areas for intervention. We find that for both food and mobility, globalization exerts a substantial influence on the sustainability of consumption through similar channels. Moreover, a significant part of this influence is exerted indirectly, i.e. affects prior determinants ofthe sustainability of household consumption rather than household consumption choices themselves. Based on our analysis, we suggest guidelines for the development of governance strategies in pursuit of sustain able consumption. In terms of general guidelines, we highlight the need for multilateral ifnot global strategies, as well as a comprehensive targeting of direct and indirect influences of globalization. Furthermore, we emphasize that governance strategies should pay particular attention to opportunities arising from the positive influences of globalization on the sustainability of consumption. In terms of specific guidelines, we argue that governance efforts should pay special attention to agricultural production conditions as well as transport options, as those pivotal determinants ofthe sustainability offood and mobility consumption are influenced by almost all ofthe elements of globalization. Likewise, we suggest that governance strategies need to address capital concentration, in particular, since the latter can be shown to influence almost all ofthe determinants of the sustainability of consumption. Copyright (c) 2002 Massachusetts Institute of Technology.
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Torre A. and Rallet A. (2005) Proximity and localization, Regional Studies39, 47- 59. The objective of this paper is to pave the way for an analysis of the relations between proximity and localization of activities and people, two notions that are often mistaken for one another. Our method consists in exploiting the semantic wealth of the notion of proximity. We distinguish two types of proximity (geographical and organized) and propose a grid of analysis of the main models of geographic organization of activities by articulating both types of proximity. We then introduce the phenomenon of tension between geographical and organized proximity in order to discuss problems that are often underestimated in spatial economy. First, organized proximity offers powerful mechanisms of long-distance coordination that constitute the foundation of the increasing geographical development of socio-economic interactions. The confusion between information interactions and knowledge exchange, and the constraint of being located in proximity neglects the fact that the collective rules and representations do manage, and at a distance, an increasing part of these interactions. It is then shown that there is a disjunction between the need for geographical proximity and co-localization of actors by introducing professional mobility and temporary geographical proximity. We also emphasize the ability of big organizations to manage the presence in different areas of their units, whereas smaller ones are more constrained by fixed co-localizations, which are only needed for certain phases of their interactions. Finally, we raise the often neglected question of the negative effects of geographical proximity, which creates tensions between the actors who use limited support-goods and tends to damage the local relational network. However, these negative effects can be limited by integrating them within organizations or institutions, that is through a re-composed organized proximity enabling one to solve conflicts and launch processes of cooperation or negotiation within ad- hoc mechanisms. Torre A. et Rallet A. (2005) Proximite et localisation, Regional Studies39, 47-59. Cet article cherche a ouvrir la voie a une anlyase des rapports entre la proximite et la localisation des activites et de la population, deux notions qui sont souvent confondues. L'approche consiste a exploiter la richesse semantique de la notion de proximite. Dans un premier temps, on distingue deux types de proximite (geographique et organisee) et propose une grille qui permet une analyse des principaux modeles de l'organisation geographique des activites en articulant les deux types de proximite. Dans un deuxieme temps on introduit le phenomene de la tension entre la proximite ou geographique, ou organisee, afin de discuter des problemes qui sont souvent sousestimes dans l'economie geographique. En premier, la proximite organisee fournit de puissants mecanismes de coordination a longue distance qui constituent la base du developpement geographique croissant des interactions socioeconomiques. La confusion entre l'interaction d'information et l'echange de connaissance, et la contrainte d'etre situe a proximite ne fait aucune attention au fait que les reglementations et les representations collectives gerent, a distance, une proportion croissante de ces interactions. On demontre une disjonction entre le besoin de la proximite geographique et la localisation a proximite des agents, en introduisant la mobilite professionnelle et la proximite geographique temporaire. Il faut souligner aussi la capacite des grands etablissements a gerer la presence de leurs unites sur des zones differentes, alors que de plus petits etablissements se voient contraindre par des emplacements a proximite fixes dont ils n'ont besoin qu' a certaines etapes de leurs interactions. Pour finir, on remet en question les effets negatifs de la proximite geographique, souvent negliges, ce qui cree des tensions entre les agents qui emploient de facon limitee les services d'assistance technique, et a tendance a entraver le reseau relationnel local. Cependant, on peut minimiser ces effets negatifs-la tout en les inserant dans les organisations ou les institutions, par moyen d'une proximite organisee recomposee, ce qui permet la resolution des conflits et le lancement des processus de cooperation ou de negociation a partir des mecanismes improvises. Torre A. und Rallet A. (2005) Nahe und ortliche Begrenzung, Regional Studies39, 47-59. Dieser Aufsatz setzt sich zum Ziel, den Weg zu einerAnalyse der Beziehungen zwischen Nahe und ortlicher Begrenzung von Betatigungen und Menschen zu ebnen, als zwei Begriffen, die oft verwechselt werden. Die Methode stutzt sich auf die Ausnutzung der vielfaltigen semantischen Bedeutung des Begriffes 'Nahe'. 1. Es werden zwei Arten von Nahe unterschieden: geographische und organisatorische, und ein Analysennetz der Hauptmodelle geographischer Einteilung von Betatigungen durch klare Unterscheidung beider Arten Nahe vorgeschlagen. Dann wird das Phanomen der Spannung zwischen geographischer und organisatorischer Nahe eingefuhrt, um Probleme zu diskutieren, die in der Raumwirtschaft oft unterschatzt werden. 2. Zunachst bietet organisierte Nahe wirksame Mechanismen der Fernkoordination, welche die Grundlage der zunehmend geographischen Entwicklung sozialwirtschaftlicher Wechselwirkung darstellen. Die Verwechslung von Informationswechselwirkungen mit Austausch von Fachwissen, und die Beschrankung, in benachbarten Standorten zu sein, vernachlassigt die Tatsache, dass gemeinsame Regeln und Darstellungen selbst auf Entfernung einen stetig zunehmenden Teil dieser Wechselwirkungen bewaltigen. 3. Dann wird gezeigt, dass es eine Disjunktion zwischen dem Bedurfnis nach geographischer Nahe und gemeinsamer ortlicher Begrenzung der Spieler gibt, in dem professionelle Beweglichkeit und vorubergehende geographische Nahe eingefuhrt werden. Gleichzeitig wird die Fahigkeit grosser Organisationen betont, deren Vorkommen auf verschiedenen Gebieten ihrer Abteilungen handzuhaben, wahrend kleinere eher durch festgelegte, gemeinsame ortliche Begrenzungen eingeschrankt sind, die nur fur bestimmte Phasen ihrer Wechselwirkungen benotigt werden. 4. Abschliessend wird die oft vernachlassigte Frage nach den negativen Wirkungen geographischer Nahe aufgeworfen, die Spannungen zwischen den Spielern hervorruft, denen begrenzte Hilfsmittel zur Verfugung stehen, und dazu neigt, dem Netzwerk ortlicher Beziehungen zu schaden. Diese negativen Auswirkungen konnen jedoch durch deren Integration mit Organisationen oder Institutionen uberwunden werden, d.h. durch eine neu zusammengesetzte, organisierte Nahe, die es gestattet, Konflikte zu losen, und Wege der Zusammenarbeit oder Verhandlungen in ad-hoc Mechanismen zu beschreiten. Torre A. y Rallet A. (2005) Proximidad y localizacion, Regional Studies39, 47- 59. El objetivo de este articulo es determinar el contexto para un analisis de las relaciones entre la proximidad y la localizacion de actividades y personas, dos nociones que a menudo se confunden. Nuestro metodo consiste en explotar la riqueza semantica que existe en torno a la nocion de proximidad. Distinguimos dos tipos distintos de proximidad (geografica y organizacional), y proponemos un analisis de los principales modelos de organizacion geografica de actividades mediante la articulacion de ambos tipos de proximidad. A continuacion introducimos el fenomeno de tension en la proximidad geografica y la organizacional con el fin de examinar una serie de problemas que a menudo se ven sub-estimados en la economia espacial. En primer lugar, la proximidad organizacional ofrece poderosos mecanismos de coordinacion a larga distancia que constituyen el fundamento del creciente desarrollo geografico de las interacciones socio-economicas. La confusion entre interacciones de informacion e intercambio de conocimiento y el obstaculo que supone estar ubicado en proximidad deja de lado el hecho de que las reglas y las representaciones colectivas manipulan, y a distancia, una parte cada vez mayor de dichas interacciones. A continuacion mostramos que existe una disyuncion entre la necesidad de proximidad geografica y la colocalizacion de actores, mediante la introduccion de movilidad profesional y proximidad geografica temporal. Tambien destacamos la habilidad que tienen las grandes organizaciones para manejar la presencia de sus unidades en diferentes zonas, mientras que las mas pequenas se ven restringidas en mayor medida por colocalizaciones que se necesitan solamente para ciertas fases de sus interacciones. Por ultimo, planteamos una de las preguntas que a menudo se ha dejado de lado sobre los efectos negativos de la proximidad geografica, lo cual crea tensiones entre los actores que hacen uso de un numero limitado de bienes de apoyo, y tiende a perjudicar el network relacional local. No obstante, estos efectos negativos se pueden aminorar si se integran en las organizaciones o instituciones, es decir, mediante una proximidad organizacional recompuesta permitiendole a uno solucionar conflictos y lanzar procesos de cooperacion o negociacion dentro de mecanismos ad hoc.
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Si le gouvernement des entreprises fait l'objet de nombreux débats dans les milieux professionnels et politiques, la réflexion théorique sur ce thème reste souvent pauvre et très fragmentaire. L'objectif de cet article est de poser les bases d'une théorie du gouvernement des entreprises. Ce dernier est défini comme l'ensemble des mécanismes qui ont pour effet de délimiter les pouvoirs et d'influencer les décisions des dirigeants, autrement dit, qui "gouvernent" leur conduite et définissent leur espace discrétionnaire. L'article est construit autour de quatre questions fondamentales, visant à proposer une problématique permettant de structurer un programme de recherche dans ce domaine important. (1) Que recouvrent les systèmes de gouvernement des firmes? (2) Comment fonctionnent et évoluent ces systèmes? (3) Quelles sont les qualités d'un système efficace? (4) Existe-t-il un système plus performant?
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To foster sustainable development, an innovation strategy must have vision that transcends a maelstrom of complex, and sometimes contradictory, demands.
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Prologue Part I. Practice: Introduction I 1. Meaning 2. Community 3. Learning 4. Boundary 5. Locality Coda I. Knowing in practice Part II. Identity: Introduction II 6. Identity in practice 7. Participation and non-participation 8. Modes of belonging 9. Identification and negotiability Coda II. Learning communities Conclusion: Introduction III 10. Learning architectures 11. Organizations 12. Education Epilogue.
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This article continues to operationally define and test the resource- hased view of the firm in a study of the major U.S. film studios from 1936 to 1965. We found that property-hased resources in the form of exclusive long-term contracts with stars and theaters helped financial performance in the stable, predictable environment of 1936-50. In con- trast, knowledge-based resources in the form of production and coordi- native talent and budgets boosted financial performance in the more uncertain (changing and unpredictable) post-television environment of 1951-65.
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This paper proposes a co-evolutionary theory of strategic alliances. The paper proposes a framework which views strategic alliances in the context of the adaptation choices of a firm. Strategic alliances, in this view, are embedded in a firm's strategic portfolio, and co-evolve with the firm's strategy, the institutional, organizational and competitive environment, and with management intent for the alliance. Specifically, we argue that alliance intent may be described, at any time, as having either exploitation or exploration objectives. We further discuss how the morphology of an alliance-absorptive capacity, control, and identification-may be isomorphic with its intent, and, in the aggregate, drive the evolution of the population of alliances.
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Encapsulates the debate on the topics of confusion in consumption and the return of community. Starting with an ethnosociological analysis structuring the passage from modernity to postmodernity around the metamorphosis of the social link, aims at clarifying and explaining the different levels of the postmodern confusion in consumption. Modernity entered history as a progressive force promising to liberate humankind from everyday obligations and traditional bonds. As a consequence, modern consumption emphasized essentially the utilitarian value (“use value”) of products and services. Postmodernity, on the contrary, can be said to crown not the triumph of individualism, but the beginning of its end with the emergence of a reverse movement of a desperate search for community. With the neo-tribalism distinguishing postmodernity, everyday life seems to mark out the importance of a forgotten element: the social link. Consequently, postmodern consumption appears to emphasize the “linking value” of products and services. Concludes with an exploration of the implications of postmodernity for rethinking marketing with the integration of the linking value concept.
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The essence of the information technology revolution and, in particular, the World Wide Web is the opportunity afforded companies to choose how they interact with their customers. The Web allows companies to build better relationships with customers than has been previously possible in the offline world. This revolution in customer relationship management (CRM) has been referred to as the new "mantra" of marketing. However, a problem is that CRM means different things to different people. This article develops a comprehensive CRM model incorporating seven phases: database creation, analysis of the database, customer selection, customer targeting, relationship marketing, privacy issues, and new metrics necessary for evaluating the CRM effort. The article also discusses the implications of CRM for future marketing organizations.
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A new trend of product–service systems (PSSs) that has the potential to minimise environmental impacts of both production and consumption is emerging. This article attempts to build a theoretical framework for PSS and serves as a background for identifying possible investment needs in studying them. There are three main uncertainties regarding the applicability and feasibility of PSSs: the readiness of companies to adopt them, the readiness of consumers to accept them, and their environmental implications. The main finding is that successful PSSs will require different societal infrastructure, human structures and organisational layouts in order to function in a sustainable manner.
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This paper briefly reviews key insights from natural resource and environmental economics, ecological economics and industrial ecology in an effort to identify the major contributions of these fields to the understanding and promotion of sustainable development. Each is based on overlapping worldviews, methods and tools. Their synthesis and extension–subsumed under the rubric of ‘Natural Economics’–is suggested as a new thrust in environmental research, offering valuable guides to policy making. An early illustration of the application of natural economics in New Zealand is presented.
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L'émergence de la notion de développement durable se révèle aujourd'hui sujette à quelques tensions au niveau de ses finalités et de ses contenus. Au plan des finalités, le débat s'organise autour d'une logique fondée sur la théorie des parties prenantes, et une logique concurrente qui mobilise une éthique de la responsabilité comme principe téléologique. Par voie de conséquence, les contenus du développement durable font également l'objet de controverses : elles semblent devoir être résolues par une dynamique de normalisation de ces contenus. Néanmoins, cette dynamique est porteuse « d'effets pervers », et elle ne peut prétendre, à elle seule, à régler ces controverses, le problème résidant pour l'essentiel dans les faiblesses doctrinales qui caractérisent aujourd'hui le développement durable
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Introduction de Marc Saint-Upéry sur la pensée de Amartya Sen
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Incl. bibliographical references
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Governments, activists, and the media have become adept at holding companies to account for the social consequences of their actions. In response, corporate social responsibility has emerged as an inescapable priority for business leaders in every country. Frequently, though, CSR efforts are counterproductive, for two reasons. First, they pit business against society, when in reality the two are interdependent. Second, they pressure companies to think of corporate social responsibility in generic ways instead of in the way most appropriate to their individual strategies. The fact is, the prevailing approaches to CSR are so disconnected from strategy as to obscure many great opportunities for companies to benefit society. What a terrible waste. If corporations were to analyze their opportunities for social responsibility using the same frameworks that guide their core business choices, they would discover, as Whole Foods Market, Toyota, and Volvo have done, that CSR can be much more than a cost, a constraint, or a charitable deed--it can be a potent source of innovation and competitive advantage. In this article, Michael Porter and Mark Kramer propose a fundamentally new way to look at the relationship between business and society that does not treat corporate growth and social welfare as a zero-sum game. They introduce a framework that individual companies can use to identify the social consequences of their actions; to discover opportunities to benefit society and themselves by strengthening the competitive context in which they operate; to determine which CSR initiatives they should address; and to find the most effective ways of doing so. Perceiving social responsibility as an opportunity rather than as damage control or a PR campaign requires dramatically different thinking--a mind-set, the authors warn, that will become increasingly important to competitive success.
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Sustainable development joined the global vocabulary of the 1990s as a catchword or rallying cry at international conferences and other forums. This essay begins by clarifying two key terms - the "local" and the "global" - in the sustainability debate by examining the contested meaning and implications of the adage, "think globally, act locally". A critique of the deployment of those terms in the strategy of "green globalism" - a particular rendering of sustainable development put forth by major political power brokers and economic and financial stakeholders - follows. This critique serves as a springboard for a critical examination of the perils of environmental moralism expressed in Agenda 21 and other international sustainability declarations put forth in recent years. Recognising that the achievement of local sustainable development must be linked with demands of countries of the South for programmes of global economic redistribution, this analysis then develops a critique of the Brundtland Commission report as a prelude to a detailed critical analysis of the sustainable development policies of the World Bank's 1992 World Development Report. Finally, the paper attempts to surpass localist/globalist contradictions in the global sustainability debate by speculating on the promise and possibilities of a New International Economic Order (NIEO).
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Accepting a fixed trade-off between environmental regulation and competitiveness unnecessarily raises costs and slows down environmental progress. Studies finding high environmental compliance costs have traditionally focused on static cost impacts, ignoring any offsetting productivity benefits from innovation. They typically overestimated compliance costs, neglected innovation offsets, and disregarded the affected industry's initial competitiveness. Rather than simply adding to cost, properly crafted environmental standards can trigger innovation offsets, allowing companies to improve their resource productivity. Shifting the debate from pollution control to pollution prevention was a step forward. It is now necessary to make the next step and focus on resource productivity. Copyright 1995 by American Economic Association.
Décroissance ou barbarie
  • P Aries
Aries, P. (2005). Décroissance ou barbarie. Golias.
L'innovation de service : conditions macro-économiques in Nouvelle économie de services et innovation
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  • J Bonamy
Barcet, A., Bonamy, J. L'innovation de service : conditions macro-économiques in Nouvelle économie de services et innovation. DJELLAL, GALLOU J. (eds). L'Harmattan.
B.P. : au-delà du pétrole ? in La grande mascarade
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Beder, S. (2003). B.P. : au-delà du pétrole ? in La grande mascarade. Lubbers E. ed. Parangon. (pp. 25-34).
Eco-économie : une autre croissance est possible
  • L R Brown
Brown, L.R. (2003). Eco-économie : une autre croissance est possible, écologique et durable. Seuil.
Rapport de la commission mondiale sur l'environnement et le développement : notre avenir à tous. Editions du Fleuve
  • G H Brundtland
Brundtland, G.H. (1988). Rapport de la commission mondiale sur l'environnement et le développement : notre avenir à tous. Editions du Fleuve. Publication au Québec.
Les entreprises seront-elles un jour responsables ? La Dispute
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Descolonges, M., Saincy, B. (2004). Les entreprises seront-elles un jour responsables ? La Dispute.
Sustainability and Performance. Sloan Management Review
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Energy Efficiency and Consumption : The Rebound Effect
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Innovations et Proximités : le territoire, lieu de déploiement des processus d'apprentissages. Lazaric et Monnier(coord)
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Lauriol, J. (2006). Entreprises et développement durable : les vertus de l'expérimentation in le Développement Durable. Heurgon (coord.) Colloque de Cerisy. Éditions de l'Aube.
Le Développement Durable : une perspective pour le 21 ème siècle
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