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Tuberculosis of the female genital tract discovered during work-ups for infertility: The first two cases at the Fianarantsoa Teaching Hospital in Madagascar

Authors:

Abstract and Figures

The rarity of genital tuberculosis and the non-specificity of its manifestations lead to delayed diagnosis and the need to treat this disease at an advanced stage. We report two cases observed and treated at the Fianarantsoa Teaching Hospital: two young women (aged 22 and 33 years) discovered during work-ups for primary infertility and secondary amenorrhea. The diagnosis was established by histological examination of granulomatous tissue with caseous necrosis, pathognomonic for tuberculous. Isolation of mycobacterium by inoculation on Lowenstein-Jensen medium and culture are not available in Fianarantsoa. Chemotherapy against tuberculosis is most often effective for the disease, but fertility is definitely compromised, even though in vitro fertilization is possible in some cases.
Content may be subject to copyright.
Communication courte Me
´decine et Sante
´Tropicales 2015 ; 25 : 331-333
La tuberculose génitale découverte devant une
stérilité : deux premiers cas observés au CHU
Fianarantsoa Madagascar
Tuberculosis of the female genital tract discovered during work-ups for
infertility: the rst two cases at the Fianarantsoa Teaching Hospital in
Madagascar
Rakotomahenina H.
1
, Andrianampy H.A.
1
, Rakotoson J.L.
1
, Rabarijaona M.
1
, Solofomalala G.D.
2
,
Brun J.L.
3
1
Universite
´de Fianarantsoa, CHU Tambohobe Fianarantsoa, 00301 Fianarantsoa, Madagascar
2
Universite
´d’Antananarivo, Madagascar
3
CHU Bordeaux, France
Article accepte
´le 11/1/2015
La tuberculose est encore un proble
`me majeur de sante
´
publique a
`Madagascar, malgre
´la mise en place du
programme national de lutte antituberculeuse. La forme
pulmonaire, contagieuse, est la plus fre
´quente ; les formes
extrapulmonaires telles que les tuberculoses ge
´nitales restent
exceptionnelles et touchent les femmes jeunes en activite
´
ge
´nitale. Le diagnostic de cette forme est souvent tardif devant
les symptomatologies non spe
´cifiques et insidieuses [1] et
les patientes consultent le plus souvent pour un proble
`me
d’infertilite
´et des troubles de re
`gle. Nous voulons illustrer, a
`
partir des deux premiers cas exceptionnels de tuberculose
ge
´nitale diagnostique
´s et traite
´s au sein de notre CHU, la gravite
´
de cette maladie qui a des re
´percussions sur le plan fonctionnel,
compromettant la fertilite
´des femmes jeunes de
´sireuses
de grossesse.
Observations
Premier cas
Il s’agit de Mme RE, a
ˆge
´e de 22 ans, marie
´e depuis quatre
ans qui consulte pour un de
´sir de grossesse et une douleur
Re
´sume
´.La tuberculose ge
´nitale est rare.
L’absence de spe
´cificite
´clinique fait la difficulte
´
d’e
´voquer cette infection et le diagnostic est
souvent tardif. Nous rapportons deux cas observe
´s
chez des femmes jeunes, de 22 et de 33 ans,
consultant pour infertilite
´primaire et ame
´norrhe
´e.
Le diagnostic a e
´te
´porte
´par l’examen anatomopa-
thologique d’une biopsie de pe
´ritoine et d’e
´piploon
pour le premier cas et le produit de curetage
biopsique de l’endome
`tre pour la deuxie
`me
patiente. Les deux examens re
´ve
´laient des granu-
lomes gigantocellulaires et des ne
´croses case
´euses,
qui sont des le
´sions pathognomoniques de la
tuberculose. La tuberculose doit e
ˆtre e
´voque
´eet
recherche
´e chez toute femme pre
´sentant une
ame
´norrhe
´e secondaire, mais surtout il faut penser
a
`l’inclure dans le bilan d’infertilite
´particulie
`rement
dans les pays ou
`la tuberculose est encore
ende
´mique comme Madagascar.
Mots cle
´s:tuberculose ge
´nitale, histologie, ste
´rilite
´,
trouble des re
`gles, Madagascar.
Correspondance : Rakotomahenina H
<rakotomaheninahj@gmail.com>
Abstract. The rarity of genital tuberculosis and the
non-specificity of its manifestations lead to delayed
diagnosis and the need to treat this disease at an
advanced stage. We report two cases observed and
treated at the Fianarantsoa Teaching Hospital: two
young women (aged 22 and 33 years) discovered
during work-ups for primary infertility and secon-
dary amenorrhea. The diagnosis was established by
histological examination of granulomatous tissue
with caseous necrosis, pathognomonic for tuber-
culous. Isolation of mycobacterium by inoculation
on Lowenstein-Jensen medium and culture are not
available in Fianarantsoa. Chemotherapy against
tuberculosis is most often effective for the disease,
but fertility is definitely compromised, even though
in vitro fertilization is possible in some cases.
Key words: genital tuberculosis, infertility, ame-
norrhea, histology, Madagascar.
doi: 10.1684/mst.2015.0475
Pour citer cet article : Rakotomahenina H, Andrianampy HA, Rakotoson JL, Rabarijaona M, Solofomalala GD, Brun JL. La tuberculose ge
´nitale de
´couverte devant une
ste
´rilite
´: deux premiers cas observe
´s au CHU Fianarantsoa Madagascar. Med Sante Trop 2015 ; 25 : 331-333. doi : 10.1684/mst.2015.0475
331
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abdominale diffuse. Elle a eu ses premie
`res re
`gles a
`l’a
ˆge de
13 ans. A
`quinze ans, elle commence a
`avoir des re
`gles peu
abondantes, qui se sont arre
ˆte
´es a
`l’a
ˆge de 18 ans. L’e
´tat
ge
´ne
´ral n’est pas alte
´re
´, mais la patiente affirme avoir perdu du
poids sans avoir pu donner de chiffre. Elle pe
`se 41 kg pour
une taille de 148 cm (indice de masse corporelle 18 kg/m
2
).
L’abdomen est sensible dans son ensemble, sans masse
palpable. Au toucher vaginal, l’ute
´rus paraı
ˆtpetit,lecul-de-sac
de Douglas est comble
´et douloureux. L’e
´chographie
pelvienne montre un ute
´rus allonge
´,mesurant79mmde
longueur, 23 mm d’e
´paisseur et 35 mm de largeur, comprime
´
par deux masses liquidiennes, ante
´rieure et poste
´rieure
(figure 1). La masse poste
´rieure ressemble a
`un kyste ovarien
cloisonne
´,maiselleestmallimite
´e, de contour irre
´gulier et
a
`contenu hypoe
´choge
`ne. Une laparotomie sous anesthe
´sie
ge
´ne
´rale est effectue
´e et permet d’objectiver des granulations
miliaires sur l’e
´piploon et le pe
´ritoine visce
´ral, dont celui
de l’ute
´rus. La masse retrouve
´ea
`l’e
´chographie est en fait
une ascite cloisonne
´e. Les ovaires sont adhe
´rents a
`l’ute
´rus,
les trompes rigides et grosses. L’examen histologique montre
une inflammation granulomateuse gigantocellulaire a
`carac-
te
`re ne
´crosant, e
´voquant la tuberculose. Aucune culture
sur milieu spe
´cial n’a e
´te
´faite. Elle est mise sous anti-
tuberculeux suivant le protocole national en vigueur. Deux
mois apre
`s le traitement antituberculeux, elle n’a toujours pas
ses re
`gles.
Deuxie
`me cas
Il s’agit de Mme RF, a
ˆge
´e de 33 ans, qui consulte pour un de
´sir
de grossesse depuis environ un an. Elle pre
´sente une
oligome
´norrhe
´e depuis huit mois et une ame
´norrhe
´ere
´fractaire
au traitement par Primolut Nor
1
depuis quatre mois.
L’e
´chographie pelvienne endovaginale montre un ute
´rus de
volume normal, un endome
`tre fin, a
`4 mm d’e
´paisseur,
motivant le traitement hormonal par pilule œstroprogestative
Ste
´diril
1
. Un contro
ˆle e
´chographique apre
`s prise de deux
plaquettes sans re
`gles montre une disparition comple
`te de
l’endome
`tre. Une anomalie au frottis du col ute
´rin a motive
´la
re
´alisation d’un curetage-biopsie dont l’examen anatomopa-
thologique montre des le
´sions de granulomes e
´pithe
´lioı
¨des et
gigantocellulaires, avec des cellules ge
´antes de Langhans dans
le chorion ; l’endome
`tre pre
´sente un reve
ˆtement normal. Il s’y
associe des plages de ne
´crose case
´euse, e
´voquant une origine
tuberculeuse et permettant d’e
´carter la malignite
´. Aucune
culture n’est pratique
´e.
L’hyste
´rosalpingographie n’a pas e
´te
´re
´alise
´e. La patiente
suit un traitement antituberculeux selon le protocole national.
La patiente, qui a e
´te
´vaccine
´e au BCG lors de son enfance,
pre
´sente une notion de contage tuberculeux, environ trois ans
auparavant. A
`un mois et demi de traitement antituberculeux,
elle n’a pas encore ses re
`gles.
Discussion
L’incidence de la tuberculose est encore e
´leve
´e dans le monde,
avec environ 8 a
`10 millions de nouveaux cas par an [1].
Les deux cas pre
´sente
´s ici de tuberculoses ge
´nitales
e
´taient les premiers diagnostique
´s et traite
´s dans le CHU de
Fianarantsoa.
Durant trois ans, de 2009 a
`2011, l’e
´quipe de Rakotoson et al.
a recense
´1 332 tuberculeux traite
´s et suivis dans le CHU de
Fianarantsoa ; parmi les 153 formes extrapulmonaires, aucune
localisation ge
´nitale n’a e
´te
´identifie
´e[2].
A
`Antananarivo, de 1996 a
`2000, sur les 5 417 tuberculeux
suivis et traite
´s, onze cas inte
´ressaient la sphe
`re ge
´nitale, soit
de fac¸on isole
´e soit dans le cadre d’une localisation multifocale
[3].
En Inde, ou
`la pre
´valence de la tuberculose est parmi les plus
e
´leve
´es, la tuberculose ge
´nitale fait partie des tuberculoses
extrapulmonaires les plus fre
´quentes (9 %) [2].
La voie de contamination est presque toujours he
´matoge
`ne
[1].
L’atteinte ge
´nitale e
´volue a
`bas bruit et de fac¸on chronique,
commenc
¸ant le plus souvent par une atteinte salpingienne,
entraı
ˆnant ainsi une difficulte
´et un retard diagnostique.
Le motif de consultation chez nos deux patientes e
´tait une
infertilite
´primaire avec ame
´norrhe
´e secondaire et avec une
douleur abdominale chez la premie
`re patiente.
Les premiers signes d’appels, qui constituent les motifs les
plus fre
´quents de consultation, sont l’infertilite
´, l’oligome
´nor-
rhe
´e et l’ame
´norrhe
´e[1]. Parmi les onze cas de tuberculose
ge
´nitale retrouve
´sa
`Antananarivo par l’e
´quipe de Ravelosoa,
trois consultaient pour une infertilite
´et cinq pre
´sentaient une
douleur pelvienne chronique mal de
´finie et a
`caracte
`re non
spe
´cifique [3].
La ste
´rilite
´repre
´sente la seule manifestation dans 43 a
`80 %
des cas selon les auteurs [4]. Sur 393 cas de tuberculose ge
´nitale
observe
´e en Inde, 285 patientes ont e
´te
´explore
´es pour ste
´rilite
´,
quatre-vingts pour troubles des re
`gles, dix-sept pour douleur
pelvienne chronique et onze avec d’autres plaintes, telles
qu’une masse pelvienne ou une tume
´faction vulvaire. L’atteinte
salpingienne et endome
´triale explique la ste
´rilite
´qui est
souvent irre
´versible a
`cause des se
´quelles de
´finitives, malgre
´
un traitement bien conduit [5].
C’est pour cette raison que la recherche de la tuberculose
devrait rentrer dans le cadre d’une recherche e
´tiologique de la
Figure 1. Image e
´chographique de la premie
`re patiente montrant un ute
´rus
comprime
´entre deux masses liquidiennes.
Figure 1. Ultrasound image of the first woman, showing a uterus compressed
between two fluid masses.
332 Me
´decine et Sante
´Tropicales, Vol. 25, N83 - juillet-aou
ˆt-septembre 2015
H. RAKOTOMAHENINA, ET AL.
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ste
´rilite
´surtout dans les pays a
`forte pre
´valence tuberculeuse
comme Madagascar.
Sur le plan gyne
´cologique, les trompes et le corps ute
´rin
ne sont pas les seuls organes a
`pouvoir e
ˆtre atteints par la
tuberculose ge
´nitale. Des localisations cervicales [6], vulvaires
[7] et ovariennes [9], ainsi que dans la glande de Bartholin [8],
ont e
´te
´rapporte
´es.
Le diagnostic a e
´te
´obtenu par les pre
´le
`vements histologi-
ques re
´alise
´s devant une atteinte pe
´ritone
´ale avec des
granulations pour la premie
`re patiente et devant un curetage
biopsique chez la deuxie
`me.
Le diagnostic de cette affection est surtout histologique et
confirme
´devant la pre
´sence de le
´sions granulomateuses
e
´pithe
´lioı
¨des avec des cellules ge
´antes de Langhans, associe
´es
a
`une ne
´crose case
´euse. L’examen direct des pre
´le
`vements est
rarement positif devant le faible nombre de bacilles acido-
alcoolo-re
´sistants viables au niveau de cet organe. D’autres
me
´thodes diagnostiques aident e
´galement a
`la mise en route de
traitement antituberculeux, telles que la culture des pre
´le
`ve-
ments et la de
´tection par biologie mole
´culaire. Un cas franc¸ais a
e
´te
´identifie
´gra
ˆce a
`la mise en culture des pre
´le
`vements sur
milieu solide de Lo
¨wenstein-Jensen [9]. En Inde quatre moyens
de diagnostic e
´taient utilise
´s simultane
´ment sur les pre
´le
`ve-
ments endome
´triaux : examen direct (souvent ne
´gatif), culture
sur milieu spe
´cial, examen histologique et recherche de l’ADN
bacte
´rien par amplification ge
´nique [5].
L’hyste
´rosalpingographie n’est pas spe
´cifique. Elle peut
montrer des ade
´nopathies pelviennes calcifie
´es, des syne
´chies
de la cavite
´ute
´rine, re
´alisant un aspect typique « en doigt de
gant », des ste
´noses des trompes, leur donnant un aspect rigide,
des images d’abce
`s ou d’hydrosalpinx [10].
L’e
´volution sous traitement est presque toujours favorable,
avec un taux de gue
´rison proche de 100 %, mais le re
´sultat sur
la fertilite
´est de
´cevant [3]. La tuberculose est responsable de 5 a
`
10 % des ste
´rilite
´sfe
´minines [4].Lafe
´condation in vitro est
une alternative si l’hyste
´rosalpingographienemontreplus
d’image anormale de syne
´chie mais les ris ques de fausse couche
sont de l’ordre de 30 % et celui de grossesse extra-ute
´rine de
15 a
`30 %.
Conclusion
La tuberculose ge
´nitale est souvent de
´couverte dans le contexte
de bilan d’infertilite
´ou de troubles des re
`gles. Les manifesta-
tions cliniques sont insidieuses, entraı
ˆnant un retard de
diagnostic et de traitement. Le diagnostic de
´finitif est porte
´
surtout par l’examen histologique d’un pre
´le
`vement biopsique.
Devant la ste
´rilite
´et des troubles de re
`gle, la recherche de la
tuberculose devrait e
ˆtre syste
´matique dans les pays ende
´miques
comme Madagascar.
Conflits d’inte
´re
ˆt:aucun.
Re
´fe
´rences
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Me
´decine et Sante
´Tropicales, Vol. 25, N83 - juillet-aou
ˆt-septembre 2015 333
Tuberculose ge
´nitale
Copyright © 2017 John Libbey Eurotext. Téléchargé par un utilisateur anonyme le 30/03/2017.
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Article
Full-text available
Résumé Objectif. Déterminer les issues du traitement de la tuberculose au service de Pneumo-phtisiologie du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Fianarantsoa Madagascar. Méthode. Etude rétrospective descriptive des dossiers médicaux des tuberculeux toutes formes confondues, plus de 15 ans, hospitalisés et suivis dans le service de Pneumo-phtisiologie du CHU de Fianarantsoa durant 36 mois. Les paramètres épidémiologiques et les issues du traitement ont été analysés. Résultats. Durant l’étude, 1 332 patients ont été inclus, composés de 856 hommes (64,2%) et 476 femmes (35,7%) avec une sex-ratio à 1,5, d’âge moyen de 40 ans. La tuberculose pulmonaire prédominait (n= 878; 65,9%) composée de 809 cas (60,7%) de tuberculose pulmonaire à bacilloscopie positive et de 69 cas (5,1%) de tuberculose pulmonaire à bacilloscopie négative. La tuberculose extra-pulmonaire était retrouvée chez 448 patients (33,6%) avec des localisations pleurales chez 217 patients (6,2%) et péritonéales chez 82 patients (6,1%) prédominantes. Le taux de succès (guérison et traitement terminé), le décès, les perdus de vue et l’échec étaient respectivement de 84,6%, 10,1%, 4,5% et 0,7%. Aucune sérologie VIH positive n’a été retrouvée. Conclusion. L’application stricte de directives fixées par le Programme National de Lutte contre la Tuberculose constitue le garant de l’efficacité de la lutte antituberculeuse. Les objectifs ont été atteints concernant le taux de succès et celui du perdus de vue. Mots clés: tuberculose pulmonaire, tuberculose extra-pulmonaire, prise en charge, issue du traitement, Madagascar Abstract Objective. Determine tuberculosis treatment outcome at the lung diseases department of Fianarantsoa. Methods. A descriptive retrospective study had included all tuberculosis adult forms diagnosed at the lung diseases department of Fianarantsoa University Hospital during 36 months period. Results. 1332 patients were enrolled, 856 males (64.2%) and 476 females (35.7%), with sex ratio 1.5. The mean age was 40 years. There were pulmonary tuberculosis predominant cases (n = 878; 65.9%) accounting 809 (60.7%) smear positive and 69 (5.1%) sputum smear negative. Extrapulmonary TB were detected in 448 patients (33.6%) with pleuritic in 217 patients (16.2%) and peritoneal in 82 patients (6.1%) predominant sites. The treatment success rate was 84.6% and mortality rate 10.1%. There were 4.5% of loss of follow-up and 0.7% treatment failure. No case of HIV has been detected. Conclusion. A strict enforcement of a national tuberculosis control program is a treatment success garant. In our department, we had reached the objective with high treatment success rate and low rate of loss of follow-up. Key words: Pulmonary tuberculosis, extrapulmonary tuberculosis, management-treatment outcome, Madagascar.
Article
Full-text available
Cervical tuberculosis is a rare form of genital tuberculosis. The manifestations of genitourinary tuberculosis are protean in nature. A high index of suspicion is required for making prompt diagnosis. The definitive diagnosis is based on the demonstration of the characteristic lesion on histopathology or on bacterial isolation. We are reporting a rare case of isolated cervical tuberculosis which mimicked carcinoma of the cervix. A 24 years old para 1, live 1, woman presented with secondary amenorrhoea and post coital bleeding which were there for one year. The speculum examination revealed a friable cervix which bled on touch. Though the clinical history and the examination findings were suggestive of a cervical malignancy, the histopathological examination revealed a granulomatous inflammation which was suggestive of tuberculosis. The patient responded well to the antituberculous therapy.
Article
Full-text available
Objective Mycobacterial infections of the genital tract have been implicated in the etiology of female infertility. The correlation of endometrial TB PCR with laparoscopic and hysteroscopic features in patients with infertility was evaluated. Methods Women suffering from infertility and undergoing diagnostic laparoscopic and hysteroscopic examination were included. Endometrial specimens were assayed by Nested PCR for mycobacterium complex and the results were then retrospectively correlated with laparoscopic and hysteroscopic features. Results Positive TB PCR was observed in 32.18% (n=56) women. Out of these 56 patients, 48 had endoscopic abnormalities suggestive of tuberculosis (TB) and rest 8did not reveal any endoscopic abnormalities. However, of 174 patients 139 had endoscopic abnormalities with positive TB PCR in only 48. Sensitivity and specificity of endoscopic evaluation was 85.71 and 22.8%, respectively. The presence of periovarian adhesions, cornual block, tubal beading, tubercles, intrauterine adhesions, and ostial fibrosis had very strong association with positive TB PCR. Total predictive value of endoscopic evaluation in diagnosis of genital TB was 42.52%. Conclusion This study highlights that endoscopic evaluation is an important diagnostic tool, but can neither confirm nor exclude genital TB. Endometrial TB PCR may have to be routinely resorted to make a definite diagnosis of mycobacterial infection in endemic areas.
Article
Full-text available
Although tuberculosis (TB) is a major health problem worldwide, primary extrapulmonary tuberculosis (EPTB), and in particular female genital tract infection, remains a rare event. A 35-year-old human immunodeficiency virus (HIV) seropositive woman of African descent with lower abdominal pain and fever of two days duration underwent surgery due to left adnexal mass suggesting pelvic inflammatory disease. The surgical situs showed a four quadrant peritonitis, consistent with the clinical symptoms of the patient, provoked by a tuboovarian abscess (TOA) on the left side. All routine diagnostic procedures failed to determine the causative organism/pathogen of the infection. Histopathological evaluation identified a necrotic granulomatous salpingitis and specific PCR analysis corroborated Mycobacterium tuberculosis (M. Tb). Consequently, antituberculotic therapy was provided. In the differential diagnosis of pelvic inflammatory disease, internal genital tuberculosis should be considered. Moreover, physicians should consider tuberculous infections early in the work-up of patients when immunosuppressive conditions are present.
Article
A 69-year-old menopaused woman, presented a 2-month history of metrorrhagia. We suspected a malignant disease, but, the histopathologic examination of biopsies, found an endometrial inflammation without malignant cells. Culture for mycobacteria showed a Mycobacterium tuberculosis. A course of four-drug antituberculous therapy was started and the patient recovered. Tuberculosis remains a common disease, but genital infection is infrequent. Usually, it concerns young infertile women from non-industrial countries. More attention should be paid to this disease. Women, irrespective of their age, should be investigated for silent or subclinical genital symptoms, with mycobacterial examination.
Article
A 5 year prospective study on genital tuberculosis, a rather uncommon localization, has been undertaken in 11 women treated at the DAT-HIS of Antananarivo, Madagascar Clinical diagnosis is problematic, if not unfeasible, due to the polymorphism of genital tuberculosis in women. Only histological and bacteriological examinations are, so far, confirmatory In the future, recourse to polymerase chain reaction will facilitate diagnosis and will allow a more accurate assessment of the incidence of this aspect of tuberculosis infection. Genital tuberculosis compromises women's fertility Even though the tuberculosis is cured, none of the 11 women of our research had carried their pregnancy to delivery, because artificial fertilization is not feasible here in Madagascar Screening of woman genital tuberculosis should be mandatory as regards gynaecological problems such as menstrual cycle disorders, sterility, abdominal pain, cyst of ovary ectopic pregnancy, spontaneous miscarriage in paraclinical investigations, especially in developing countries.
Article
Female genital tuberculosis is relatively frequent in developing countries. Most cases occur in young women of childbearing age. The most common locations are the tubes, endometrium, and ovaries. Bartholin gland involvement is rare. The purpose of this report is to present a case of Bartholin gland tuberculosis in a 50 year-old woman and to describe the special epidemiological, clinical and therapeutic features associated with this location. Bartholinitis develops insidiously until spontaneous fistula formation. The lesion then gradually assumes a vegetative appearance that persists despite antibiotic treatment. Diagnosis requires biopsy findings demonstrating the presence of granulomatous tissue with caseous necrosis. Patients respond favorably to specific medical treatment. The recent spread of human immunodeficiency virus has increased the need to continue and improve efforts to control turberculosis particularly in endemic zones.
A 69-year-old menopaused woman, presented a 2-month history of metrorrhagia. We suspected a malignant disease, but, the histopathologic examination of biopsies, found an endometrial inflammation without malignant cells. Culture for mycobacteria showed a Mycobacterium tuberculosis. A course of four-drug antituberculous therapy was started and the patient recovered. Tuberculosis remains a common disease, but genital infection is infrequent. Usually, it concerns young infertile women from non-industrial countries. More attention should be paid to this disease. Women, irrespective of their age, should be investigated for silent or subclinical genital symptoms, with mycobacterial examination.
La localisation vulvaire de la tuberculose est exceptionnelle. Elle représente moins de 1 % de la tuberculose génitale chez la femme. Les auteurs rapportent l'observation d'un cas rare de tuberculose vulvaire dans sa forme hypertrophique observée chez une jeune fille de 16 ans et six mois. Le diagnostic a été retenu sur un faisceau d'arguments anamnestique, clinique, histologique et évolutif. Un traitement médical à base d'antibacillaires a été instauré complété d'une réduction chirurgicale pour souci esthétique.