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Cupulina montana (Pezizales, Pyronemataceae), un nouveau genre et une nouvelle espèce des montagnes d’Europe

Authors:

Abstract and Figures

A new pezizalean genus named Cupulina is presented. A description and illustrations of both macroscopic and microscopic characters of Cupulina montana sp. nov. are provided. Differences from the morphologically close Leucoscypha patavina and L. semiimmersa are being discussed. Several recent collections of Cupulina montana from mountainous regions of France, Switzerland and Austria are reported
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Cupulina montana (Pezizales, Pyronemataceae),
un nouveau genre et une nouvelle espèce des montagnes
d’Europe
René DOUGOUD
Nicolas VAN VOOREN
Marcel VEGA
Ascomycete.org, 7 (2) : 39-44.
Avril 2015
Mise en ligne le 2/04/2015
Résumé : un nouveau genre de Pézizales, Cupulina, est présenté. Une description et des illustrations des ca-
ractères macroscopiques et microscopiques de Cupulina montana sp. nov. sont fournies. Les diérences avec
les espèces morphologiquement proches, Leucoscypha patavina et L. semiimmersa sont discutées. Plusieurs
récoltes récentes de Cupulina montana des régions montagneuses de France, de Suisse et d’Autriche sont
rapportées.
Mots-clés : Ascomycota, Leucoscypha, Byssonectria, Sepultaria, taxinomie.
Summary: A new pezizalean genus named Cupulina is presented. A description and illustrations of both
macroscopic and microscopic characters of Cupulina montana sp. nov. are provided. Dierences from the
morphologically close Leucoscypha patavina and L.semiimmersa are being discussed. Several recent collec-
tions of Cupulina montana from mountainous regions of France, Switzerland and Austria are reported.
Keywords: Ascomycota, Leucoscypha, Byssonectria, Sepultaria, taxonomy.
Introduction
La mycoore montagnarde des Pezizales présente un intérêt par-
ticulier puisqu’une partie importante des espèces y est caractéris-
tique et distincte des espèces de basse altitude et qu’elle se
compose également d’espèces dites nordiques, c’est-à-dire récol-
tées dans des pays d’inuence boréo-arctique. Le champignon que
nous décrivons a été découvert pour la première fois par l’un d’entre
nous (NV) en septembre 2011, en Savoie (France), puis retrouvé lors
des journées alpines d’étude organisées par Ascomycete.org, en
2013, dans le même secteur. Depuis, plusieurs récoltes ont été re-
censées en France, en Suisse et en Autriche, toutes à une altitude
supérieure ou égale à 1600 m. Les divers caractères de cette espèce
nous ont d’abord conduit vers le genre Leucoscypha Boud. emend.
Rifai, au voisinage de L. patavina (Cooke & Sacc.) Svrček et de L. se-
miimmersa (P. Karst.) Svrček, mais sans exclure la possibilité d’appar-
tenance à un autre genre. Nous proposons tout d’abord un examen
de la systématique actuelle, puis nous donnons une description
complète de notre taxon et nos arguments en faveur de son place-
ment au sein d’un nouveau genre nommé Cupulina.
Systématique
À l’image de SACCARDO (1889), le genre Leucoscypha Boud. fut
considéré par LEGAL (1957), puis par plusieurs auteurs, dont RIFAI
(1968) et ECKBLAD (1968), dans un sens très large, comme l’ont par-
faitement synthétisé FOUCHIER et al. (2000: 189-191), compromettant
ce genre du sens original donné par BOUDIER (1885) et lui faisant per-
dre sa cohérence. Les travaux de phylogénie moléculaire de PERRY
et al. (2007) ont démontré que cette vision n’était plus supportable
et que le genre devait être repris dans son sens premier, c’est-à-dire
basé sur le type, Leucoscypha leucotricha (Alb. & Schwein.: Fr.) Boud.
Nos propres analyses ont montré que le groupe des Leucoscypha1
comprenant L.patavina, L. semiimmersa, ainsi que l’espèce présen-
tée ici, se sépare distinctement des genres de Pyronemataceae de
morphologie similaire, tels que notamment Tricharina Eckblad ou
Sepultaria Boud.2Elles ont également révélé une diversité d’espèces
plus grande que nous ne l’avions imaginé au départ, nécessitant des
investigations plus poussées pour proposer une phylogénie abou-
tie. Ce travail fera l’objet d’une publication ultérieure.
La séparation phylogénétique de Cupulina montana, ainsi que le
nombre de récoltes déjà relativement élevé de ce champignon re-
censées à ce jour dans les montagnes d’Europe, nous permettent
d’anticiper sur les résultats phylogénétiques en cours et de présen-
ter ce nouveau taxon.
Matériel et méthodes
La description a été eectuée à partir de champignons vivants.
Les montages des coupes et d’autres éléments de la microscopie
ont été réalisés dans l’eau distillée, le rouge congo SDS, le carmin
acétique et des solutions iodées (réactif de Melzer et de Lugol) pour
contrôler la réaction de l’appareil apical des asques et les éventuels
comportements des pigments et des tissus. Toutes les mesures ont
été obtenues à partir de montages eectués dans l’eau distillée. Les
dimensions sporales et les valeurs statistiques ont été acquises à
partir d’un cumul de 90 ascospores, issues de plusieurs apothécies.
X représente la moyenne arithmétique, Q le quotient longueur/lar-
geur, exprimé avec la valeur minimale, la valeur moyenne en italique
et la valeur maximale. Les dessins ont été eectués au crayon, à par-
tir d’un tube à dessiner. Les photos ont été réalisées en laboratoire
ou in situ. La carte de répartition a été produite à l’aide du logiciel
Google Earth.
Taxinomie
Cupulina Dougoud, Van Vooren & M. Vega, gen. nov. — MB
811627
Diagnosis: Apothecia gregarious, hemispherical or cupulate, ses-
sile, partially embedded in the substrate or supercial, small, brow-
nish ochraceous yellow, brownish orange or orange. Margin
protruding, grossly and irregularly crenulate or mbriate, whitish to
pale yellow. Asci operculate, octospored, inamyloid. Ascospores fu-
soid or ellipsoid, hyaline. Paraphyses straight, enlarged at the top,
with yellowish or hyaline content, without iodine reaction, septate,
simple or furcate. Medullary excipulum of textura intricata. Ectal ex-
cipulum of textura globulosa to globulosa-angularis. Habitat: on soil,
on naked or mossy ground.
Type species: Cupulina montana Dougoud, Van Vooren & M. Vega
1KUTORGA (2000) avait proposé le nom de Sepultariella pour ces taxons, mais le nom n’a pas été publié validement.
2Nous réutilisons le genre Sepultaria pour les «Geopora » épigés, en référence aux travaux de phylogénie moléculaire de GUEVARA-GUERRERO et al. (2012).
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Étymologiedu genre : cupulina = petite cupule, faisant référence
à la forme des apothécies.
Cupulina montana Dougoud, Van Vooren & M. Vega, sp. nov. – MB
811628 – Pl. 1-3.
Diagnosis: Diers from Leucoscypha patavina and L. semiimmersa
by its larger and multiguttulate ascospores, its non-carminophilous
staining of the nuclei within paraphyses, and its strictly mountai-
nous habitat.
Holotype: G00262366 housed in herbarium Geneva. Isotype in
personal herbarium R. Dougoud RD32.43.544.13.
MACROSCOPIE (planche 2)
Apothécies grégaires, parfois éparses, sessiles, partiellement en-
foncées dans le substrat ou supercielles. Disque (1–) 2–4 mm de
diamètre, jaune ochracé brunâtre, orangé brunâtre, KÜPPERS (1991)
Y90 M60-C30 ; M70C20 ; M70C30, Y99 M60-C30 ; M60-C40, KORNERUP
& WANSCHER (1973) 6, D7, granuleux à maturité par la saillie des
asques. Réceptacle hémisphérique ou cupulé, parfois étalé, deve-
nant rarement convexe, concolore à subconcolore à l’hyménium,
rugueux, brilleux. Marge excédante, grossièrement et irrégulière-
ment crénelée, mbriée, jaune pâle à blanchâtre.
MICROSCOPIE (planches 1 et 3)
Hyménium épais de 300–335 μm, jaunâtre. Asques (250–) 270–
325 (–375) × (17–) 22–26 μm, operculés, octosporés, cylindracés,
hyalins, à pied court, issus de crochet, arrondis à l’apex, sans réaction
à l’iode, collapsés après la déhiscence (pl. 1, g. 3). Ascospores
(25,8–) 27–35 (–36) × 12–13,6 (14) μm[X = 31,5 × 12,8 μm], Q = 2,1–
2,5–2,8, d’abord unisériées, puis bisériées dans la partie supérieure
de l’asque, parfois entièrement bisériées, fusoïdes, le plus souvent
excentrées, à extrémités le plus souvent homopolaires, hyalines,
lisses, contenant d’abord 1 ou 2 groupes de guttules, puis, à matu-
rité, entièrement remplies de guttules réfringentes (contenu lipi-
dique), mesurant le plus souvent 2,5–4 μm de diamètre, certaines
pouvant fusionner pour en former de plus grandes (pl. 1, g. 1); sur
matériel réhydraté, les spores ne comportent le plus souvent qu’une
grande guttule centrale. Paraphyses × 3,5–4,5 μm dans la partie in-
férieure, progressivement renées, clavées, parfois ampullacées au
sommet, × (4,5–) 5,5–7 (–8,5) μm, de même longueur que les asques,
à contenu jaunâtre ou hyalin, droites, septées, simples ou fourchues,
surtout à la base (pl. 1, g. 2), non carminophiles. Sous-hyménium
se confondant avec la strate suivante. Excipulum médullaire de
textura intricata, épais jusqu’à 190 μm au centre, allant s’amincissant
radialement, jaunâtre dans la partie supérieure, pâle en dessous,
formé d’hyphes souvent courtes, (3–) 7–10 (–15) μm de diamètre,
progressivement confondues avec la strate suivante (pl. 2, g. 2). Ex-
cipulum ectal de textura globulosa à globulosa-angularis, subhyalin,
épais jusqu’à 210 μm dans la partie inférieure, à cellules générale-
ment comprises entre 13–45 (–50) μm de diamètre, certaines allon-
gées, perpendiculaires à la surface, les plus externes à paroi
épaissie(pl. 2, g. 3) ; épais de 50–85 μm dans la zone périhyméniale,
à cellules généralement comprises entre 10–30 μm de diamètre,
avec parfois quelques cellules ellipsoïdales, mesurant 30–35 ×
Planche 1 – Cupulina montana.Caractères microscopiques. Dessins : R. Dougoud.
1. Ascospores. 2. Parties supérieures de paraphyses. 3. Asques : a) sommet, avec ascospores; b) sommet après déhiscence; c) bases.
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Planche 2 – Cupulina montana
A. Spécimens récoltés au Plan de la Gittaz (France, Savoie), le 24.08.2014. B. Spécimens récoltés à Alpe du Piora (Suisse, Tessin), le 06.09.2013,
holotype. C. Spécimens récoltés au Pic Roc (France, Hautes-Pyrénées), le 28.08.2014. D. Spécimens récoltés à Villar-Saint-Pancrace, le
22.07.2014. E. Vue de la station de récolte à Villar-Saint-Pancrace (France, Hautes-Alpes). Photos: A: N. Van Vooren. B: R. Dougoud. C: G. Cor-
riol. D-E: M. Vega.
42
20 μm, les cellules sommitales prolongées par des poils hyphoïdes,
20–80 (–140) × 5,5–12 μm, septés, à paroi mince (pl. 2, g. 1).
Hyphes d’ancrage longues de 50–1000 μm et plus, × 4,5–7 μm de
diamètre, simples, parfois fourchues, septées, hyalines, à paroi ré-
fringente, épaisse, × 1–2 μm, issues des cellules externes du récep-
tacle, pouvant déjà être présentes sur la zone périhyméniale, mais
se situant surtout plus bas sur le réceptacleoù elles agglomèrent le
substrat (pl. 2, g. 4).
Habitat et phénologie
En zone de montagne, à partir de 1600 m d’altitude, sur sol cal-
caire, sur terre nue ou moussue. De juillet à septembre.
Matériel examiné
AUTRICHE. Land du Vorarlberg, communes de Bludenz et Dalaas, au
lieu-dit Tannlägeralpe, 47°11’25’’ N 10°2’34’ E, alt. 1670 m, leg.
G. Friebes, le 14.08.2014, dans une vieille empreinte de pied de
vache, sur terre, parmi des mousses, à proximité de Trichophaea gre-
garia (Rehm) Boud; herbier pers. GF 20140063.
FRANCE. Département de la Savoie, commune de Beaufort, au col
du Pré, 45°41’22.6’ N 6°35’52.6’’ E, alt. 1707 m, en bordure d’un sen-
tier, sur terre, leg. N. Van Vooren, le 16.09.2011; herbier pers. NV
2011.09.04. Département de la Savoie, commune de Beaufort, au
lieu-dit Plan de la Gittaz, 45°42’59.8’’ N 6°39’54.5’ E, alt. 1645 m, en
bordure d’un sentier, sur terre, parmi des mousses, leg. M. Vega, le
24.08.2014; herbier pers. MV 20130824-03, duplicata NV 2013.08.04.
Département de Haute-Savoie, commune des Contamines-Mont-
joie, au col du Joly, 45°46’46.6’ N 6°40’43.8’ E, alt. 2040 m, leg.
M. Vega, le 27.08.2013, sur terre, parmi des mousses; herbier pers.
MV 20130824-09. Département des Hautes-Alpes, commune de Vil-
lar-Saint-Pancrace, proche du hameau «Le Mélézin», 44°51’30.5’ N
6°38’58.2’’ E, alt. 1640 m, leg. M.Vega, le 22.07.2014, sur terre à proxi-
mité de Trichophaea gregaria ; herbier pers. MV20140722-01, dupli-
cata NV 2014.07.08. Département des Hautes-Pyrénées, commune
d’Aragnouet, au bord du lac d’Orédon, 42°49’29.3’ N 0°9’51.5’’ E, alt.
1850 m, leg. B. Jeannerot, le 27.08.2014, à proximité de Peziza alas-
kana E.K. Cash, Scutellina patagonica (Rehm) Gamundí et Ramsbot-
tomia sp. ; herbier pers. BJ-2014-090. Département des
Hautes-Pyrénées, vallée de la Gela, montagne du Pic Roc, 42°46’40.1’
N 0°11’12.4’’ E, alt. 1600 m, leg. G. Corriol, le 28.08.2014, sur sol érodé
et humide, avec mousses rasantes, en bordure d’un couloir d’ava-
lanche; herbier pers. GC 14082802 et du Conservatoire botanique
pyrénéen BBF.
SUISSE. Canton du Tessin, commune de Quinto, au lieu-dit Cadagno
di Fuori, 46°32’51.3’ N 8°42’18.8’’ E, alt. 1920 m, leg. H. Aeberhard, le
06.09.2013, sur terre nue ou moussue, à proximité de Sarcoleotia
globosa (Sommerf. : Fr.) Korf ; herbier pers. RD 32.42.544.13. Canton
du Tessin, commune de Quinto, au lieu-dit Alpe du Piora, 46°32’44.1’
N 8°42’54.3’’ E, alt. 1945 m, leg. R. Dougoud, le 06.09.2013, sur de pe-
tits emplacements dénudés, d’un sol herbeux; herbier pers. RD
32.43.544.13 [HOLOTYPE G00262366]. Canton d’Uri, commune de
Spiringen, au col du Klausen, 46°52’4.6’’ N 8°51’26.9’ E, alt. 1 960 m,
leg. U. Graf, le 15.08.2014 et le 22.09.2014, sur terre moussue; herbier
pers. RD 33.16.544.14. Canton du Tessin, commune de Quinto, au
lieu-dit Cadagno di Fuori, 46°32’51.3’ N 8°42’18.8’’ E, alt. 1920 m, leg.
R. Dougoud, le 05.09.2014, à proximité de Sarcoleotia globosa, et au
lieu-dit Alpe du Piora, 46°32’44.1’’ N 8°42’54.3’ E, alt. 1945 m, leg.
R. Dougoud, le 05.09.2014, sur terre nue ou moussue, à proximité
de Helvella capucina Quél., H. corium var. macrosperma (J. Favre)
Bizio, Franchi & M. Marchetti, H. dovrensis T. Schumach., Peziza
acroornata Dougoud & J. Moravec, P. alaskana et Pulvinula convexella
(P. Karst.) Pster; herbier pers. RD 33.12.544.14.
Planche 3 – Cupulina montana.Caractères microscopiques. Dessins : R. Dougoud.
1. Poils de la marge. 2. Excipulum médullaire. 3. Excipulum ectal. 4. Hyphes d’ancrage.
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Autre matériel non examiné3
ITALIE. Province de Bolzano, commune de Chiusa, leg. G. Medardi,
sub nom. Leucoscypha oroarctica, le 26.07.2003, sur sol sablonneux
et humide, parmi des mousses, à proximité d’une rivière, en zone
montagnarde.
Discussion
Cupulina montana se caractérise très bien macroscopiquement,
par la forme et la couleur des apothécies, qui sont souvent partiel-
lement enfoncées dans le substrat, ainsi que par sa marge distinc-
tement crénelée et blanchâtre. Les caractères microscopiques
correspondent à plusieurs genres et espèces de Pyronemataceae. La
forme des ascospores et leur contenu sont cependant caractéris-
tiques de certaines espèces du genre Leucoscypha, tel qu’amendé
par RIFAI (1968) et ECKBLAD (1968), suivis ensuite par d’autres auteurs.
Mais la correspondance de caractères nous a semblé bien plus mar-
quée avec les deux espèces que SVRČEK (1974) transféra dans ce
genre, à savoir Leucoscypha patavina et L.semiimmersa. Elles pré-
sentent en eet à la fois des similitudes macroscopiques et micro-
scopiques avec C. montana. Il y a leur mode de croissance, plus ou
moins enfoncé dans le sol, leur coloration et leur marge plus ou
moins crénelée et pâle et, plus accessoirement, la dimension des
apothécies. On retrouve également des ressemblances parmi les ca-
ractères microscopiques, soit la structure des textures de la chair, la
présence d’hyphes d’ancrage, ainsi que la forme générale des
ascospores et leur contenu guttulé. Ces deux espèces de Leucoscy-
pha dièrent néanmoins de notre taxon par des ascospores plus pe-
tites4, présentant deux gouttes principales, accompagnées de
guttules, et par la carminophilie des noyaux des paraphyses (DOU-
GOUD, 2002; PERIĆ, 2006).
Nos recherches bibliographiques nous ont aussi conduit à consi-
dérer une espèce présentée et illustrée par SCHUMACHER & JENSSEN
(1992: 29-30), sous le nom provisoire de Byssonectria oroarctica5,
puis nommée Leucoscypha oroarctica (LANDVIK et al., 1998), toujours
sans validation nomenclaturale. Si la description microscopique pré-
sente de nombreuses similitudes avec celle de C. montana, la cou-
leur des apothécies nous paraît diérente, plus pâle, cette
distinction n’étant bien sûr pas discriminante. Cependant, malgré
nos recherches auprès des herbiers institutionnels norvégiens, nous
n’avons pas réussi à localiser un quelconque matériel portant ce
nom. La séquence ITS AF061724 de Leu-
coscypha oroarctica conservée dans Gen-
bank est malheureusement trop courte
pour permettre une comparaison perti-
nente avec celles que nous avons obte-
nues de C. montana. De ce qui précède,
il ne nous est pas possible, quand bien
même l’espèce présente des caractères
similaires à notre taxon, d’armer à quoi
correspond réellement « Leucoscypha
oroarctica » et particulièrement si elle est
conspécique à C.montana.
On peut également noter que REHM
(1894: 957) a décrit une récolte sous le
nom Humaria patavina (Cooke & Sacc.)
Rehm dont les caractéristiques microsco-
piques — en particulier les dimensions
sporales — sont compatibles avec
C. montana. Cependant, la description
des guttules contenues dans les
ascospores et la couleur des apothécies,
indiquée comme rouge écarlate, ne cor-
respondent pas aux teintes normales de
Leucoscypha patavina, ni à l’espèce que nous décrivons.
Il ne nous a pas été possible de trouver, dans la littérature, sauf
peut-être s’agissant de l’espèce décrite sous l’épithète oroarctica,
des descriptions présentant à la fois les caractères macroscopiques
et microscopiques de C. montana, ce qui tend encore à conrmer
son originalité.
Remerciements
Nous remercions Ueli Graf (Suisse), Gernot Friebes (Autriche),
Beñat Jeannerot et Gilles Corriol (France) qui ont accepté de parta-
ger leurs récoltes et leurs données, permettant de compléter nos
propres observations. Merci également à Karen Hansen (Muséum
de Stockholm) pour les échanges fructueux sur le groupe des «Leu-
coscypha » colorés. Merci à Gianfranco Medardi (Italie) pour ses in-
formations et photographies relatives à une récolte rapportée
initialement à L. oroarctica. Merci à Carol Hobart (Royaume-Uni)
pour la relecture corrective des textes anglais. Merci enn à Matteo
Carbone pour la relecture du manuscrit.
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Carte de répartition européenne connue de C. montana
3Cette récolte nous a été signalée à partir de photographies macro- et microscopiques, le matériel correspondant ayant été perdu.
4Il faut tout de même souligner que, d’après PANT & TEWARI (1977), le type de Peziza patavina présente des ascospores pouvant atteindre 32 μm de long.
5Schumacher a suivi à ce moment-là le concept de BENKERT (1987), plutôt hétérogène, pour ce genre.
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ef
Nicolas Van Vooren
36 rue de la Garde
69005 Lyon
France
nicolas@vanvooren.info
René Dougoud
Route de la Gruyère 19
1700 Fribourg
Suisse
rene.dougoud@bluewin.ch
Marcel Vega
Kohlhoefen 17
20355 Hamburg
Allemagne
... Van Vooren. The microscopical examination and a phylogenetic analysis revealed that the two collections represent a new genus and a new species, close to Cupulina (DouGouD et al., 2015). We present the results of our study herein. ...
... The bipolar spore granules also seem to be less numerous compared to our own observations of C. ascophanoides or are absent, but further collections of L. mediterranea are needed to confirm that. Cupulina montana, the type-species of Cupulina, has very different and much longer ascospores (DouGouD et al., 2015) and thus cannot be confused with this new species. ecologically it is important to also note that L. mediterranea was growing at a lower elevation than the two species mentioned (between 750 and 2520 m a.s.l. for C. ascophanoides 1 , 1600 to 2040 m a.s.l. for C. montana). ...
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A description and illustration is provided of the new genus Lasiocupulina and new species, L. mediterranea, recently discovered in a canyon during a field trip in Albania. The fringed margin is the most remarkable character of this small discomycete. The results of a rDNA analysis are also provided and confirm the novelty and phylogenetic position of this taxon.
... 12) Eckblad, 1968), today replaced by the genus Tarzetta. Here, applied for Pustularia patavina (Fig. 1) (Dougoud et al., 2015). 17) Table 13: The genus Moravecia is missing although the reference to Benkert & Kristiansen 1999 is listed. ...
Technical Report
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Following the new classification of Pezizomycetes and its unique order Pezizales proposed by Jaklitsch et al. (2016) and Wijayawardene et al. (2017), a new system is proposed by Ekanayaka et al. (2018) based on a five-genes phylogeny, introducing five new families although these results had been previously suggested by the works of Perry et al. (2007), Hansen et al. (2013) and Bonito et al. (2013). This is a difficult exercise that requires not only phylogenetic competence but also a sound taxonomic knowledge of the group, particularly as the authors choose to illustrate their system with descriptions and illustrations of species which they refer to as being representative which in our opinion are not always suitable for this purpose. After carefully reading the article, we noted many mistakes, imprecise data and superfluous remarks that should be brought to the attention of readers. This note can be considered as a post-publication review.
... Se diferencia de las especies del género Leucoscypha en que estas últimas tienen esporas más pequeñas, con dos grandes gútulas y con una reacción carminófila de los núcleos de las paráfisis. nuestras recolectas coinciden tanto en su hábitat como en los caracteres macro y microscópicos, así como en la secuencia obtenida de la región ITS, con la descripción original de Dougoud et al. (2015), única referencia publicada hasta el momento, quienes señalan que se trata de una especie exclusiva del ambiente montano, a partir de 1.600 m, en suelo calcáreo, desnudo o cubierto de musgo. Nuestras recolectas están ambas realizadas en sendos taludes muy húmedos, arenosos y musgosos de un pequeño riachuelo de montaña. ...
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This paper continues the taxonomic revision of the species collected during the campaign of 2015 in the National Park of Ordesa and Monte Perdido. 409 taxa are added to the previous inventory, some of them from alpine-subalpine ecology, of which 76% correspond to phylum Basidiomycota and 22.2% to Ascomycota. They are presented in the form of a check-list, followed by 20 selected taxonomic descriptions of interesting, infrequent species, and those though to be new in the peninsular territory. Among the species determined, six species were included in the proposals for the inventory of protected species of the Iberian Peninsula and/or Aragon. This paper presents a first approximation, as a platform for later evaluations, of the beech conservation degree in some forests from the Park through the occurrence of indicator species.
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Die vorliegende Publikation dokumentiert mit Fotos, Zeichnungen und detaillierten Beschreibungen Einzelkollektionen von 200 nichtlichenisierten Ascomyceten aus acht Klassen (Pezizomycetes, Leotiomycetes, Lecanoromycetes, Eurotiomycetes, Geoglossomycetes, Sordariomycetes, Dothideomycetes, Laboulbeniomycetes), basierend auf Funden aus der Schweiz der Jahre 1997 bis 2019. Die Arten verteilen sich folgendermassen auf ihr ökologisches Spektrum: Totholz (100 Arten), Stängel, Blätter, Blüten und Früchte insbesondere krautiger Pflanzen (29 Arten), Moose (16 Arten), Pilze (9 Arten), Dung (6 Arten), Käfer (4 Arten), Erde (36 Arten, davon 3 auf Brandstellen und 2 an uringetränkten Stellen). 31 Arten sind nicht eindeutig einem ökologischen Spektrum zuzuordnen. Der Verbreitungsschwerpunkt der meisten Arten liegt in der montanen Stufe, 15 Arten sind schwerpunktmässig subalpin oder alpin verbreitet. Mehrere Arten sind erst in den letzten Jahren neu beschrieben worden. This publication documents with photos, drawings and detailed descriptions individual collections of 200 non-lichenised ascomycetes from eight classes (Pezizomycetes, Leotiomycetes, Lecanoromycetes, Eurotiomycetes, Geoglossomycetes, Sordariomycetes, Dothideomycetes, Laboulbeniomycetes), based on records from Switzerland in the years 1997 to 2019. The species are distributed as follows across their ecological spectrum: deadwood (100 species), stems, leaves, flowers and fruits, especially of herbaceous plants (29 species), mosses (16 species), fungi (9 species), dung (6 species), beetles (4 species), soil (36 species, of which 3 on burnt areas and 2 on urine-damaged areas). 31 species cannot be clearly assigned to an ecological spectrum. The distribution of most species is concentrated in the montane zone, 15 species are mainly distributed in the subalpine or alpine zone. Several species have been newly described only in recent years.
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Knowledge of the relationships and thus the classification of fungi, has developed rapidly with increasingly widespread use of molecular techniques, over the past 10–15 years, and continues to accelerate. Several genera have been found to be polyphyletic, and their generic concepts have subsequently been emended. New names have thus been introduced for species which are phylogenetically distinct from the type species of particular genera. The ending of the separate naming of morphs of the same species in 2011, has also caused changes in fungal generic names. In order to facilitate access to all important changes, it was desirable to compile these in a single document. The present article provides a list of generic names of Ascomycota (approximately 6500 accepted names published to the end of 2016), including those which are lichen-forming. Notes and summaries of the changes since the last edition of ‘Ainsworth & Bisby’s Dictionary of the Fungi’ in 2008 are provided. The notes include the number of accepted species, classification, type species (with location of the type material), culture availability, life-styles, distribution, and selected publications that have appeared since 2008. This work is intended to provide the foundation for updating the ascomycete component of the “Without prejudice list of generic names of Fungi” published in 2013, which will be developed into a list of protected generic names. This will be subjected to the XIXth International Botanical Congress in Shenzhen in July 2017 agreeing to a modification in the rules relating to protected lists, and scrutiny by procedures determined by the Nomenclature Committee for Fungi (NCF). The previously invalidly published generic names Barriopsis, Collophora (as Collophorina), Cryomyces, Dematiopleospora, Heterospora (as Heterosporicola), Lithophila, Palmomyces (as Palmaria) and Saxomyces are validated, as are two previously invalid family names, Bartaliniaceae and Wiesneriomycetaceae. Four species of Lalaria, which were invalidly published are transferred to Taphrina and validated as new combinations. Catenomycopsis Tibell & Constant. is reduced under Chaenothecopsis Vain., while Dichomera Cooke is reduced under Botryosphaeria Ces. & De Not. (Art. 59).
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Tricharina is one of the most difficult genera of Pezizales because it is hard to distinguish morphologically among species. To provide a more robust taxonomy, new investigations on the genus were conducted, both morphologically and phylogenetically. This study focuses on the four key species of the genus: T. ascophanoides, T. gilva, T. ochroleuca and T. praecox. The type material of these species was reviewed. In the literature, T. gilva is considered to be close or even identical to T. ochroleuca. The phylogenetic analysis shows that all recent collections identified as T. ochroleuca appear to be T. gilva. Furthermore, the morphological study of the type material of T. ochroleuca leads to the conclusion that the name is a nomen dubium. The presence of several endophytes sequences in the Tricharina-core clade suggests that this genus has an endophytic lifecycle. The confusion between T. gilva and T. praecox, both considered as pyrophilous species, is now resolved thanks to phylogenetic analyses and new data based on vital taxonomy. In contrast to T. gilva, which can occasionally grow on burnt places, T. praecox is a strictly pyrophilous taxon and belongs genetically to a different clade than T. gilva. In agreement with art. 59 of ICN, the anamorphic genus Ascorhizoctonia is used to accommodate the species belonging to the “T. praecox clade”. T. ascophanoides, an extra-limital species, is excluded from the genus Tricharina and combined in the genus Cupulina based on the phylogenetic results. The genetic exploration of some other tricharinoid species, i.e. Leucoscypha semi-immersa and L. patavina, confirms they do not belong to the genus Leucoscypha in its original sense, and deserve their own genus. The name Sepultariella is validated to accommodate the latter
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Tricharina glabra is described as a new species. The morphological features are compared with the hitherto known species of Tricharina.
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Two new species of hypogeous Pezizales in the Pyronemataceae are described from montane cloud forests in Mexico. Genea mexicana can be recognised by ITS sequence analysis and its distinct spore and seta dimensions; Geopora tolucana by ITS sequence analysis and its light brown hymenium, broadly ellipsoid ascospores and host preference. It belongs to the group of Geopora cooperi Harkn., which appears to be a rather heterogeneous assemblage, comprising a number of cryptic species. Our results indicate that the genus Geopora is non-monophyletic, occurring in two distinct phylogenetic clusters comprising species with either epigeous apothecial or hypogeous ptychothecial ascomata. Moreover, molecular divergence of Geopora is much higher than that of the neighbouring genera. Accordingly, we propose to reassign the cupulate apothecial Geopora species to the genus Sepultaria.
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Partial sequences of nuLSU rDNA were obtained to investigate the phylogenetic relationships of Pyronemataceae, the largest and least studied family of Pezizales. The dataset includes sequences for 162 species from 51 genera of Pyronemataceae, and 39 species from an additional 13 families of Pezizales. Parsimony, ML, and Bayesian analyses suggest that Pyronemataceae is not monophyletic as it is currently circumscribed. Ascodesmidaceae is nested within Pyronemataceae, and several pyronemataceous taxa are resolved outside the family. Glaziellaceae forms the sister group to Pyronemataceae in ML analyses, but this relationship, as well as those of Pyronemataceae to the other members of the lineage, are not resolved with support. Fourteen clades of pyronemataceous taxa are well supported and/or present in all recovered trees. Several pyronemataceous genera are suggested to be non-monophyletic, including Anthracobia, Cheilymenia, Geopyxis, Humaria, Lasiobolidium, Neottiella, Octospora, Pulvinula, Stephensia, Tricharina, and Trichophaea. Cleistothecial and truffle or truffle-like ascomata forms appear to have evolved independently multiple times within Pyronemataceae. Results of these analyses do not support previous classifications of Pyronemataceae, and suggest that morphological characters traditionally used to segregate the family into subfamilial groups are not phylogenetically informative above the genus level.
— Petit lexique des couleurs : 1440 nuances et 600 noms de couleurs
  • Kornerup A Wanscher
KORNERUP A. & WANSCHER J.H. 1973. — Petit lexique des couleurs : 1440 nuances et 600 noms de couleurs. Zürich – Frankfurt, Muster-schmidt.
Hysteriaceen und Discomyceten In : Rabenhorst's Kryptogamen-Flora von Deutschland, Oesterreich und der Schweiz. Die Pilze, 1, III. RIFAI M.A. 1968. — The Australasian Pezizales in the herbarium of the Royal Botanic Gardens Kew
  • Rehm H
  • Ascomyceten
REHM H. 1894. — Ascomyceten: Hysteriaceen und Discomyceten. In : Rabenhorst's Kryptogamen-Flora von Deutschland, Oesterreich und der Schweiz. Die Pilze, 1, III. RIFAI M.A. 1968. — The Australasian Pezizales in the herbarium of the Royal Botanic Gardens Kew. Verhandelingen der Koninklijke Neder-landse Akademie van Wetenschappen, afd. Natuurkunde, Sect. 2, 57 (3) : 1-295.
— Ascomyceten: Hysteriaceen und Discomyceten In : Rabenhorst's Kryptogamen-Flora von Deutschland, Oesterreich und der Schweiz
  • Rehm H
REHM H. 1894. — Ascomyceten: Hysteriaceen und Discomyceten. In : Rabenhorst's Kryptogamen-Flora von Deutschland, Oesterreich und der Schweiz. Die Pilze, 1, III.
— Discomycetes from the Dovre mountains, Central South Norway
  • Schumacher T M Jenssen K
SCHUMACHER T. & JENSSEN K.M. 1992. — Discomycetes from the Dovre mountains, Central South Norway. Arctic and Alpine Fungi 4. Oslo, Soppkonsulenten A/S.