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Distribution des espèces de primates au Bénin et ethnozoologie

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Abstract

La République du Bénin appartient au Sillon dahoméen et abrite des espèces de primate. Face à la dégradation rapide du couvert végétal avec son cortège de flore et de faune, il urge de mieux apprécier la situation afin d\'une meilleure conservation du potentiel naturel disponible actuellement. La présente étude a pour but de faire le point de l\'état de la diversité des primates au Bénin. Elle est le fruit de 1253 jours de prospections, d\'enquêtes et d\'observations dans les grands écosystèmes du pays, de façon sporadique, entre 1996 à 2006, le tout soutenu par la documentation. Le Bénin possède 10 espèces de primates confirmées et une autre espèce le mangabey qui reste à confirmer. Ces différents taxa de primates appartiennent à des écosystèmes variés. Certaines espèces sont communes comme la mone Cercopithecus mona, le babouin Papio anubis, le tantale Chlorocebus t. tantalus, par contre d\'autres sont rares et inféodées à des milieux particuliers comme le cercopithèque à ventre rouge Cercopithecus e. erythrogaster qui est une espèce endémique du pays. Les populations locales utilisent quelques organes de certaines espèces de primates pour guérir des maladies et/ou réaliser des procédés médico-magiques.

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... La faune n'a pas pu résister à cette concurrence avec l'homme (Amoussou et al., 2012). A part les antilopes de petite taille comme les céphalophes, le guib harnaché qui sont relativement discrètes, la plupart de ces forêts ne contiennent plus que la petite faune telle les singes (vervet, mona, patas, colobe, singe à ventre rouge), les rongeurs (rats, aulacodes, écureuils), etc. (Nobimè et al., 2008 ;Sinsin et al., 2006 ; Assogbadjo et al., 2005). La présence du sitatunga et du potamochère est encore signalée dans des habitats particuliers comme celui de la forêt classée de la Lama qui reste encore l'un des derniers vestiges naturels ou l'on rencontre le singe à ventre rouge zinkaka (Cercopithecus erythrogaster erythrogaster), sous-espèce endémique du Dahomey gap(Nobimè et al., 2008 ;Sinsin et al., 2002a). ...
... A part les antilopes de petite taille comme les céphalophes, le guib harnaché qui sont relativement discrètes, la plupart de ces forêts ne contiennent plus que la petite faune telle les singes (vervet, mona, patas, colobe, singe à ventre rouge), les rongeurs (rats, aulacodes, écureuils), etc. (Nobimè et al., 2008 ;Sinsin et al., 2006 ; Assogbadjo et al., 2005). La présence du sitatunga et du potamochère est encore signalée dans des habitats particuliers comme celui de la forêt classée de la Lama qui reste encore l'un des derniers vestiges naturels ou l'on rencontre le singe à ventre rouge zinkaka (Cercopithecus erythrogaster erythrogaster), sous-espèce endémique du Dahomey gap(Nobimè et al., 2008 ;Sinsin et al., 2002a). Dans les forêts classées de grande taille, on rencontre encore de petites populations de buffle, dephacochère et d'antilopes de grande taille comme l'hippotrague, le bubale, le waterbuck. ...
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Le livre sur l’état de conservation et les stratégies pour une gestion durable des forêts sacrées renseigne l’effectif, la superficie et le mode de mise en œuvre des techniques d’aménagement de ces reliques d’îlots sacrés. C’est un guide pour une meilleure connaissance des forêts sacrées et sur la manière de s’y prendre en termes d’assistance aux communautés locales qui en assurent la gestion. Les forêts sacrées au Bénin sont soumises à plusieurs menaces principalement d’origine anthropique dont les plus sévères sont l’empiétement à des fins d’exploitation agricole, pastorale, d’exploitation forestière, voire d’établissement humain. En réponse à ces menaces, il est de plus en plus noté des actions initiées tant par l’Etat que par les ONG pour assister les populations à une meilleure gestion avec parfois des résultats appréciables. Ce livre propose des actions à entreprendre afin de restaurer et mieux conserver les forêts sacrées au Bénin. Il contribue à la recherche de solutions pour une meilleure gestion de l’écosystème des forêts sacrées et met à la disposition des acteurs une série de propositions et d’études de cas pour une restauration écologique et technique des forêts sacrées au Bénin.
... In Benin, several mammalian species went extinct because of overhunting and habitat fragmentation, including the chimpanzee (Pan troglodytes; Djagoun et al., 2018b;Nombine et al., 2008), the bongo (Tragelaphus eurycerus;Neuenschwander et al., 2011) and probably the giant pangolin (Smutsia gigantea; Zanvo et al., 2020). Our study focuses on southern Benin, where forest cover is constrained into small to larger forest patches (0.26-4777 ha; Agonvonon, 2018), representing the last-standing shelters for a variety of endemic and/or threatened species including the red-bellied monkey (Cercopithecus erythrogaster erythrogaster). ...
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Illegal hunting of wildlife is one of the major issues in tropical ecosystems, especially when it occurs in highly degraded habitats with forest cover fragmentation. In this study, we assessed the impact of bushmeat hunting in a large forest patch (the Lama Natural Forest; LNF) and 11 nearby forest islands, using Traditional Ecological Knowledge from 240 interviewees across 16 villages. Thirty‐five species belonging to nine orders of mammals, birds and reptiles were mentioned by local communities. Rodentia were significantly more observed in the forest islands, whereas medium‐sized mammals belonging to Carnivora, Primates, Artiodactyla, Pholidota and Hyracoida were found predominantly in LNF. Approximately 57% of the species were reported to be rare in the forest islands, whereas c. 77% were listed as abundant in LNF, confirming the role of LNF as a refuge for forest species targeted by the bushmeat trade. Generalised linear models indicated that species sighting frequencies were positively correlated with perimeters of forest patches. We found hunting pressure to be greater in forest islands in the vicinity of LNF than those further away. Our results suggest that long‐term conservation of wildlife in southern Benin may require a ‘mainland‐islands’ approach including both LNF and its surrounding forest islands. La chasse illégale de la faune sauvage est l'un des problèmes majeurs des écosystèmes tropicaux, surtout lorsqu'elle se produit dans des habitats fortement dégradés avec une fragmentation du couvert forestier. Dans cette étude, nous avons évalué l'impact de la chasse de viande de brousse sur une grande aire forestière (la Forêt Naturelle de la Lama; FNL) entourée de 11 îlots forestiers, en utilisant les connaissances écologiques traditionnelles de 240 personnes interrogées dans 16 villages. Trente‐cinq (35) espèces appartenant à neuf ordres de mammifères, d'oiseaux et de reptiles ont été mentionnées par les communautés locales. Les rongeurs ont été significativement plus observés dans les îlots forestiers, tandis que les mammifères de taille moyenne appartenant à l’ordre des Carnivores, Primates, Artiodactyles, Pholidotes et Hyracoïdes ont été trouvés principalement dans la FNL. Environ 57% des espèces ont été signalées comme étant rares dans les îlots forestiers, alors que 77% d'entre elles ont été répertoriées comme étant abondantes dans la FNL, ce qui confirme le rôle de cette dernière en tant que refuge pour les espèces forestières ciblées par le commerce de viande de brousse. L’analyse des modèles linéaires généralisés a indiqué que les fréquences d'observation des espèces étaient positivement corrélées avec les périmètres des forêt/îlots forestiers étudiés. Nous avons constaté que la pression de chasse était plus forte dans les îlots forestiers situés à proximité de la FNL que dans ceux qui en sont plus éloignés. Nos résultats suggèrent que la conservation à long terme de la faune sauvage dans le sud du Bénin pourrait nécessiter une approche "continent‐îles" intégrant à la fois la FNL et les îlots forestiers environnants.
... Pénessoulou Forest Reserve (PFR) is located between 9 • 14 ' and 9 • 18 ′ north latitude and 1 • 30 ′ and 1 • 37 ′ east longitude, in the district of Bassila, department of Dongam in Northern Benin (Fig. 1). PFR is located in the Sudanian zone (Nombine et al., 2008) and has a particular climate known as the Atakorian climate, characterized by two annual seasons with a very wet rainy season with the highest rainfall in the country, averaging between 1,200-1,300 mm per year (Neuenschwander et al., 2011). PFR is 5,470 ha area with different habitat types: forest galleries (13%), dense dry forests (10%), open forests and wooded savannas (29%), tree and shrub savannas (46%) and plantations (2%). ...
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Identification and assessment of the influence of socio-cultural beliefs in the perception of ecosystem services values are increasingly important for the management of forest resources. In this paper, we present a comparative study of local perceptions of the diversity of ecosystem services, values and priorities between communities living near sacred and non-sacred forests. This study revealed 21 ecosystem services related to sacred and non-sacred forests, grouped under four categories: provisioning (n = 6), regulating (n = 7), supporting (n = 2) and cultural (n = 6) services. Local populations living near the sacred forest (Kikélé Sacred Forest) identified the non-material benefits of ecosystem services such as spiritual inspiration and religious values as more important compared to populations living around the non-sacred forest (Pénessoulou Forest Reserve). In communities near the sacred forest, similar perceptions of spiritual values of the forest were observed among young and old, and between those with and without formal education, suggesting a strong transmission between socio-demographic strata of cultural values related to the forest. However, a greater importance was given by young and formally educated community members in the provisioning services of non-sacred forests. Forest management under traditional rules and harboring voodoo, a traditional religion in Benin, could explain forest ecosystem perceptions, with higher valuation of non-material ecosystem services in comparison to those of people living in the vicinity of forests without voodoo. Our study highlights the challenges of ecosystem service valuation at the sacred and non-sacred forest interface and shows the importance of integrating traditional beliefs in forest ecosystem management strategies.
... Hunting is permitted in Benin under authorisation from the government, but is limited to certain species. (Nobimè et al., 2008). ...
... Malheureusement, ces biotopes se dégradent de jour en jour suite à la croissance démographique galopante, la déforestation et les monocultures extensives (Davies, 2017). Ces milieux naturels abritent, en effet, une communauté de grands mammifères sauvages d'une richesse exceptionnelle (Gaidet et Le Doze, 2004 ;Nobimé et al., 2008 ;Dibloni et al., 2011). Ainsi, la mise en oeuvre des stratégies de conservation efficaces, dans les zones non protégées, doit se baser sur la disponibilité de données scientifiques sur la biodiversité locale et des mesures de conservation adéquates. ...
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Le livre sur l’état de conservation et les stratégies pour une gestion durable des forêts sacrées renseigne l’effectif, la superficie et le mode de mise en oeuvre des techniques d’aménagement de ces reliques d’îlots sacrés. C’est un guide pour une meilleure connaissance des forêts sacrées et sur la manière de s’y prendre en termes d’assistance aux communautés locales qui en assurent la gestion. Les forêts sacrées au Bénin sont soumises à plusieurs menaces principalement d’origine anthropique dont les plus sévères sont l’empiétement à des fins d’exploitation agricole, pastorale, d’exploitation forestière, voire d’établissement humain. En réponse à ces menaces, il est de plus en plus noté des actions initiées tant par l’Etat que par les ONG pour assister les populations à une meilleure gestion avec parfois des résultats appréciables. Ce livre propose des actions à entreprendre afin de restaurer et mieux conserver les forêts sacrées au Bénin. Il contribue à la recherche de solutions pour une meilleure gestion de l’écosystème des forêts sacrées et met à la disposition des acteurs une série de propositions et d’études de cas pour une restauration écologique et technique des forêts sacrées au Bénin.
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The distribution area of the red-bellied guenon (Cercopithecus erythrogaster erythrogaster) in the Dahomey Gap has not been fully documented. This study contributed to filling this information gap. Surveys were conducted in 21 villages located in the wetlands of southwestern Benin and southern Togo. We found that only a few small areas of forest along rivers and in swamps, difficult to access by humans, still sheltered primates. Three individuals of C. e. erythrogaster are reported for Toffangnanmè forest (Nakidahohoué village), a flooded and degraded forest surrounded by fields, and nine C. e. erythrogaster from the National Park of Togodo in Togo (NPT). The NPT may serve as the main refuge habitat for the red-bellied guenons in the study region. Interviews with local people in the area suggested the possibility that these monkeys may occasionally disperse from this refuge, entering adjacent habitats situated in the territory of Benin where thickets and fallows fringing cornfields are known to periodically host primates. Major threats to the conservation of C. e. erythrogaster documented in the area include poaching for crop protection, bush meat and the organ trade, as well as hunting for medicinal use, in addition to the increasingly detrimental habitat degradation due to agriculture and fuel wood collection. Résumé: L’aire de répartition du cercopithèque à ventre roux (Cercopithecus erythrogaster erythrogaster) dans le Dahomey Gap n’est pas encore bien cernée. Notre étude a permis à combler cette lacune. Des enquêtes ont été réalisées dans 21 villages situés dans les zones humides du Sud-ouest Bénin et au Sud Togo. Il ressort de nos investigations que seules les forêts galeries et les milieux marécageux, difficiles d’accès à l’homme abritent encore des primates. Trois individus de C. e. erythrogaster ont été observés à Nakidahohoué dans une forêt marécageuse dégradée, entourée de champs et jachères et 9 C. e. erythrogaster ont été observés dans le Parc National de Togodo au Togo (PNT). Le PNT constitue l’habitat principal des cercopithèques à ventre roux dans la zone d’étude. Les entretiens avec les populations de la zone d’étude révèlent la possibilité que ces singes fassent des incursions périodiques depuis le PNT dans les habitats adjacents situés au Bénin, constitués de fourrées et jachères proches des champs de maïs. Les principales menaces à la conservation de C. e. erythrogaster ont été le braconnage pour la protection des cultures, le commerce de la viande boucanée et des organes, la chasse pour des usages médico-magique, la dégradation de l’habitat par une agriculture extensive et le besoin en bois énergie et bois d’œuvre.
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