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Elaboration de projet et planification

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Abstract

BARBIER, J.M. (1991), Élaboration de projets et planification, Paris: PUF, Coll. Pédagogie d’aujourd’hui. (Traductions en espagnol (Paidos) et en portugais (Porto Editora). Résumé en français : 4.3.1. L'ouvrage s’inscrit dans un cycle de recherches portant sur l’analyse scientifique des constructions mentales et discursives qui accompagnent la conduite des actions. Il porte plus particulièrement sur les activités en jeu dans la conception de dispositifs, de projets d’action, de plans, de programmes, de politiques. Il est aussi l’occasion d’une approche de synthèse de l’ensemble du procès de conduite des actions (détermination des objectifs, élaboration de projet, évaluation d’action, évaluation de transfert). 4.3.2. Contenus : a) Ce que « représente » le projet : - Élaborer un projet, c’est produire une représentation - Une représentation finalisante d’une action singulière – Une représentation anticipatrice du processus conduisant à un état – Donnant souvent lieu à énonciation sociale. b) La place du projet. Étude des contextes : - Planification et conduite des actions – Les démarches de projet La dynamique des démarches de projet - La gestion sociale de l’engagement dans des démarches de projet. c) Le travail de projet. Étude du procès de planification. – Détermination des objectifs et détermination des priorités - Identification du contexte fonctionnel de l’action et définition des combinatoires possibles - Les rapports sociaux internes à l’acte d’élaboration de projet - Le projet proprement dit, ses transformations, son énonciation. 4.3.3. L’ouvrage est utilisé dans les zones hispanophone et lusophone (traductions). En France, il est utilisé en psychologie ergonomique et en psychologie sociale. Il a été l’occasion notamment de faire une distinction entre la notion de représentation finalisée (représentation que se fait un sujet de l’existant au regard de ses engagements dans l’activité) et la notion de représentation finalisante (attributive de valeur, en anticipation ou en rétrospection), distinction qui a connu un certain écho, notamment en Allemagne. La conduite des actions n’y apparaît pas dans une simple logique d’étape, mais dans une logique de fonction, comme une transformation continue, itérative, cyclique, de ces deux types de représentations. L’ouvrage a permis également de lier étroitement phénomènes mentaux, affects et phénomène conatifs dans la dynamique des actions (les objectifs comme mentalisation des désirs). Il a permis encore d’aborder la question de la contribution des activités mentales et discursives accompagnant les actions à la construction des sujets qui y sont engagés : habitudes mentales et cultures notamment. Il prépare très directement l’approche de l’expérience, à travers la question des activités d’interprétation et plus généralement de construction de sens. Résumé en anglais: 4.3.1 This work is part of a series of research dealing with the scientific analysis of mental and discursive constructions that accompany the conduct of actions. It deals more specifically with the activities in play in the design of operations, work projects, plans, programs, and politics. It is also an opportunity for an approach to synthesize the entire process of the conduct of actions (determination of goals, development of the project, evaluation of the action, evaluation of the transfer). 4.3.2 Contents: a) What a project « represents »: - developing a project is producing a representation – a finalizing representation of a unique action – an anticipatory representation of the process of conduct in a certain state – often given place in social enunciation. b) The project space. Study of contexts: - Planning and conduct of actions – The approach of the project – The dynamics of approach of the project – The social management of involvement in approach of the project. c) The project work. Study of the planning process. – Determination of goals and determination of priorities – Identification of the functional context of the action and the definition of possible combinations – The internal social relationships in the development of the project – The project itself, its transformations, its enunciation. 4.3.3 The work is used as a precedent in Portuguese-speaking and Spanish-speaker regions (translations). In France, it is used in ergonomic psychology and in social psychology. It has had the opportunity particularly of making a distinction between the notion of final representation (representation that is made a subject of the existing with regards to his involvement in the activity) and the notion of finalizing representation (attributive of value, in anticipation or in retrospection), a distinction that has had certain echo, notably in Germany. The conduct of actions does not appear in a simple logical step, but in a logic of function, as a continuous transformation, iterative, cyclical, of these types of representations. The work has permitted also the close linkage of mental phenomena, affects and conative phenomena in the dynamic of actions (the goals as the mentalization of desires). It has permitted again the approach to the question of the contribution of mental and discursive activities accompanying the actions at the construction of subjects who are involved in : particularly mental habits and cultures. It directly prepares the approach of experience, around the question of activities of interpretation and more generally the construction of meaning
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... Parler de constructions mentales en général ne dit rien ni de leur statut ni de leur fonction. Or nous pouvons constater dans l'activité mentale des sujets la présence de deux types de représentations (Barbier, 1991): ...
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Dans leurs échanges quotidiens, les sujets humains ne cessent d’utiliser une grande variété de concepts, 1. Le terme concept 2. Représentations finalisantes (attributrices de sens) et représentations finalisés (porteuses de sens) 3. Concepts mobilisateurs et concepts de compréhension 4. De quelques conceptualisations mobilisatrices 5. De quelques conceptualisations pour la compréhension 6. Les échanges à partir, sur ou pour les actions: les conceptualisations ordinaires
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Tekst, poprzez przedstawienie głównych linii wieloletniej współpracy profesora Jeana-Marie Barbiera z Uniwersytetem Łódzkim, Katedrą Pedagogiki Społecznej, a w wymiarze osobowym z profesor Ewą Marynowicz-Hetką, ukazuje proces dochodzenia do uwspólniania podejścia epistemologicznego, na przykładzie kategorii: „Myśląc transformacje”. Kolejno omawiane są znaczące zdarzenia sprzyjające: rozpoznaniu wspólnych obszarów myślenia; poznawaniu koncepcji działania Jean-Marie Barbiera i jej interpretacji społeczno-pedagogicznej; wniknięciu w koncept transwersalnej analizy aktywności i jego zintegrowaniu z dyskursem społeczno-pedagogicznym oraz konstruowaniu projektu badawczego: „myśląc transformacje”.
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Une visée d’action est toujours une visée de transformation du monde. En même temps, aux différentes étapes de son développement une action est toujours en transformation. Engager une recherche ou une pensée à propos de l’action en cours ajoute une transformation complémentaire. Ce texte décrit les différentes transformations co-présentes au sein de l’action, et leurs conséquences sur l’usage de la transformation comme paradigme pour penser les différentes actions dans lesquelles se trouvent simultanément engagés des acteurs professionnels et sociaux.
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Version post-symposium de juillet 2017 1. Rendre compte de l'activité dans d'autres termes que ceux dans lesquels elle se pense. Ce symposium a pour objet d'interroger les outils susceptibles de situer les rapports entre intelligibilité et transformation du monde. Dans les formes dominantes de la pensée sociale, ces rapports sont abordés de façon asymétrique. Ils sont habituellement mis en mots à travers le prisme de l'opposition supposée entre théorie et pratique, qui structure de fait un grand nombre d'autres distinctions. La théorie est supposée paradoxalement tout à la fois 'éclairer' la pratique et en rendre compte, ce qui ne dit rien de ce qui les constitue spécifiquement ni l'une ni l'autre. Nous faisons l'hypothèse que cette manière usuelle de penser est un outil interne à la pensée de l'action ; elle n'est en rien un outil pour rendre compte de l'activité comme transformation et en transformation. Son rôle est surtout social : elle accompagne et légitime une organisation du monde, et plus précisément une organisation de l'action. En ce sens elle relève d'une culture d'action. Elle se révèle souvent une aporie, un empêchement de comprendre l'activité des sujets en situation, même si elle structure aussi l'organisation des milieux scientifiques comme milieux sociaux. Elle apparait souvent comme un passager clandestin des discours savants. La raison en est simple: la théorie est elle-même une activité, d'ordre discursif. La pratique n'est pas forcément une performation, mais plus souvent un discours que les sujets tiennent sur leur propre activité. Théorie et pratique, ainsi entendues, sont des activités exercées par tous les sujets sociaux à des moments et éventuellement dans des espaces différents. Le présupposé de cette manière de penser est qu'il existe un ordre du monde préalable à l'activité humaine, et qu'il convient de le découvrir pour concevoir une intervention visant la transformation de ce monde. Ce présupposé, très puissant dans les cultures occidentales, fonctionne comme une matrice de pensée (comprendre/concevoir/ agir) dont l'émergence, le développement et la fonction méritent d'être situés historiquement et socialement. D'autres choix sont possibles. L'un d'eux consiste à considérer l'activité humaine comme une triple transformation, conjointe, solidaire et simultanée. Elle est à la fois :-transformation du monde
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