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ECOSYSTEMES MARGINAUX ET RICHESSES FLORISTIQUES : LES CHAINONS DU MASSIF DE L’ATACORA, UN POTENTIEL A CONSERVER AU BENIN

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Abstract

La recherche sur la richesse floristique des écosystèmes marginaux des chaînons du massif de l’Atacora a été entreprise. La démarche utilisée a consisté en l’inventaire floristique à partir de relevés phytosociologiques dans des placeaux circulaires de 20 m de rayon. Au total, 127 relevés sont effectués sur les chaînons et 247 espèces (ligneuses et herbacées) appartenant à 180 genres regroupés en 66 familles ont étéinventoriées. Le traitement de ces relevés par Correspondence Analysis (CA) a permis la discrimination de 9 groupements végétaux : ce sont le groupement à Ficus abutilifolia et Andropogon tectorum identifié dès que les chaos rocheux laissent des fissures, le groupement à Isoberlinia tomentosa et Andropogon tectorum localisé sur les bas de versants à gros blocs dénudés à anfractuosités, le groupement à Detariummicrocarpum et Hyparrhenia involucrata localisé sur les versants à gros blocs dénudés à anfractuosités, le groupement à Burkea africana et Loudetia flavida souvent perturbé par le pâturage, le groupement à Parinari curatellifolia et Hyparrhenia spp. localisé sur les rochers subaffleurants, le groupement à Daniellia oliveri et Loudetia spp. sur sols sablo-limoneux des jeunes jachères, le groupement à Vitellaria paradoxa et Andropogon gayanus situé sur les rochers subaffleurants, legroupement à Crossopteryx febrifuga et Cochlospermum planchonii plus souvent observé sur les dalles de cuirasses à faible perméabilité, le groupement à Pteleopsis suberosa et Loudetia flavida sur sols sablo-gravillonnaires cuirassés à faible diversité floristique. Les différentes valeurs de richesse obtenues en fonction des expositions ne sont passignificativement différentes les unes des autres. Par contre, il existe une corrélation positive entre richesse des relevés et pourcentage de sol meuble (R² = 0,94 ; p = 0,01). De même il y a une relation entre le nombre d’espèces et le pourcentage de sol nu (r= -0,79). Enfin, en ce qui concerne la position topographique des relevés, aucun effetsignificatif n’a été mis en évidence. Les facteurs qui participent à la dégradation des formations marginales sont d’ordre climatique, édaphique, topographique et anthropique. Parmi ces facteurs, ceuxanthropiques paraissent les plus déterminants.

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