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Ophrys L.

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Le genre Ophrys est difficile à traiter taxonomiquement. Du fait de son évolution réticulée, les données génétiques sont à prendre avec précaution. De plus, il est sujet à une évolution rapide, basée sur une grande variabilité intrinsèque dont l’une des conséquences est l’attraction de nouveaux pollinisateurs spécifiques par leurre sexuel, ces pollinisateurs ayant pour effet de sélectionner des lignées mutantes ; ceci a conduit, au sein de plusieurs sections (Pseudophrys, Araniferae et Fuciflorae), à une radiation évolutive récente (Holocène ?) qui se traduit par un très grand nombre d’entités souvent très localisées et probablement fugaces à l’échelle de l’évolution ; ces « écotypes », sélectionnés par 1 ou quelques pollinisateurs, ont des caractères morphologiques, phénologiques et géographiques corrélés. Par ailleurs, les barrières génétiques (post-zygotiques) étant globalement faibles au sein du genre et souvent nulles au sein des sections, les événements d’hybridation sont relativement fréquents lorsqu’il y a syntopie et floraison synchrone, confirmant la relativité de la relation insecte-orchidée ; lorsque l’hybride trouve une fenêtre éthologique vacante, un nouveau taxon apparaît ; si au contraire l’attractivité envers le pollinisateur n’est pas modifiée, l’hybride est réabsorbé par introgression dans le patrimoine génétique du parent dominant. De fait, le mode de « spéciation » est souvent de type parapatrique, ce qui rend difficile l’application du concept d’espèce phylogénique. Le plus souvent, l’histoire évolutive des taxons reste incertaine et il est donc impossible d’appliquer une classification hiérarchisée (sous-espèces, variétés). Nous avons néanmoins tenté des regroupements dans les cas les mieux illustrés et qui nous ont paru les plus évidents. Nous avons écarté de ce procédé les espèces apparaissant comme clairement hybridogènes entre 2 espèces éloignées. De même, nous avons provisoirement adopté une position peu synthétique pour les taxons relativement bien délimitées sur le terrain (« morpho-espèces ») et dont on ignore encore les liens phylogéniques, notamment afin de se prémunir contre les phénomènes de convergence évolutive. À l’inverse, dans les cas de taxons mal délimités sur le terrain, nous avons adopté une position synthétique englobant les « écotypes » ou « micro-espèces » qui paraissent morphologiquement reliés en les mentionnant simplement en note infraspécifique. Enfin, pour le traitement de la section Fuciflorae encore très confuse, nous avons tenté, en regroupant les écotypes les plus mal délimités, de proposer un schéma d’orientation basé sur une synthèse des critères morphologiques, phénologiques et biogéographiques. Ainsi la conception taxonomique proposée ici est volontairement intermédiaire entre extrêmes théoriques : l’un considérant seulement une dizaine d’espèces et quelques dizaines de sous-espèce pour l’ensemble du genre, essentiellement sur les bases d’une faible résolution phylogénétiques (DEVEY et al., Ann. Bot. 101, 385-402, 2008 ; DEVEY et al., Ann. Bot. 104, 483-495, 2009) et/ou une approche morphologique un peu frustre (PEDERSEN & FAURHOLDT, Ophrys, the bee orchids of Europe, 2007 ; BROADSHAW et al., Bot. J. Linn. Soc. 162, 504-540, 2010) ; l’autre considérant plusieurs centaines d’espèces pour le genre (DELFORGE, Guide des orchidées d’Europe, d’Afrique du Nord et du Proche-Orient (3e éd.), 2005), essentiellement basée sur l’approche de la spécificité de l’insecte pollinisateur (PAULUS & GACK, Isr. J. Bot. 39, 43-79, 1990), sa signature chimique florale (MANT et al., Evolution 59, 1449-1463, 2005 ; VELA et al. 2007, Plant. Mol. Biol. Rep. 25, 83-97) et ses conséquences sur l’isolement reproducteur pré-zygotique (XU et al., Evolution 65, 2606-2620, 2011). L’observation empirique montre que l’apparition d’un isolement floral (phénologique ou éthologique) produit des « écotypes » (variétés ou sous-espèces) qui sont souvent mal caractérisés par des critères variables et discriminant seulement d’un point de vue quantitatif. Seuls les événements d’isolement durables ont conduits a des résultats évolutifs plus probants, ayant laissé des traces morphologiques nombreuses quoiques discrètes à premier abord (« morpho-espèces »). Enfin, les lignées les plus anciennes et/ou celles ayant pu demeurer longtemps isolées des autres lignées, ont acquis, au-delà des caractéristiques morphologiques fortes, une différentiation génétique nette y compris à l’échelle d’un séquençage nucléique de type « barcoding » (« macro-espèces », « agrégats » voire sections).
cf. "Flora Gallica" (2014)
Ophrys L. (genre euryméditerranéen de 30 à 200 espèces selon les auteurs ; par E. VELA & J.-M. TISON ; Ophry-
os, -o)
La mesure de la taille du labelle est un critère utile dans certains groupes difficiles. Les valeurs sont mentionnées à titre indicatif car elles
dépendent en partie de la méthode de mesure, méthode qui varie elle-même selon les types de morphologie labellaire. Nos mesures sont
données d’après des échantillons frais, les échantillons d’herbier se rétractant ± selon le procédé de séchage. Il est conseillé de se fixer une
méthode constante et d’utiliser les mesures seulement à titre comparatif entre taxons.
La couleur du périgone, et surtout des sépales, est un critère très variable au sein des groupes naturels, parfois au sein des espèces et même
des populations. Son absence de signification phylogénique et sa faible utilité diagnostique engagent à ne s’y arrêter que dans quelques cas
(cf. 2).
Le genre Ophrys est difficile à traiter taxonomiquement. Du fait de son évolution réticulée, les données nétiques sont à prendre avec
précaution. De plus, il est sujet à une évolution rapide, basée sur une grande variabilité intrinsèque dont l’une des conséquences est
l’attraction de nouveaux pollinisateurs spécifiques par leurre sexuel, ces pollinisateurs ayant pour effet de sélectionner des lignées mutantes ;
ceci a conduit, au sein de plusieurs sections (Pseudophrys, Araniferae et Fuciflorae), à une radiation évolutive récente (Holocène ?) qui se
traduit par un très grand nombre d’entités souvent très localisées et probablement fugaces à l’échelle de l’évolution ; ces « écotypes »,
sélectionnés par 1 ou quelques pollinisateurs, ont des caractères morphologiques, phénologiques et géographiques corrélés. Par ailleurs, les
barrières post-zygotiques étant globalement faibles au sein du genre et souvent nulles au sein des sections, les événements d’hybridation sont
relativement fréquents lorsqu’il y a syntopie et floraison synchrone, confirmant la relativité de la relation insecte-orchidée ; lorsque l’hybride
trouve une fenêtre éthologique vacante, un nouveau taxon apparaît ; si au contraire l’attractivité envers le pollinisateur n’est pas modifiée,
l’hybride est réabsorbé par introgression dans le patrimoine génétique du parent dominant. De fait, le mode de « spéciation » est souvent de
type parapatrique, ce qui rend difficile l’application du concept d’espèce phylogénique. Le plus souvent, l’histoire évolutive des taxons reste
incertaine et il est donc impossible d’appliquer une classification hiérarchisée (sous-espèces, variétés). Nous avons néanmoins tenté des
regroupements dans les cas les mieux illustrés et qui nous ont paru les plus évidents. Nous avons écarté de ce procédé les espèces
apparaissant comme clairement hybridogènes entre 2 espèces éloignées. De même, nous avons provisoirement adopté une position peu
synthétique pour les taxons relativement bien délimitées sur le terrain (« morpho-espèces ») et dont on ignore encore les liens phylogéniques,
notamment afin de se prémunir contre les phénomènes de convergence évolutive. À l’inverse, dans les cas de taxons mal délimités sur le
terrain, nous avons adopté une position synthétique englobant les « écotypes » ou « micro-espèces » qui paraissent morphologiquement reliés
en les mentionnant simplement en note infraspécifique. Enfin, pour le traitement de la section Fuciflorae encore très confuse, nous avons
tenté, en regroupant les écotypes les plus mal délimités, de proposer un schéma d’orientation basé sur une synthèse des critères
morphologiques, phénologiques et biogéographiques. La conception taxonomique proposée ici est donc volontairement intermédiaire entre 2
extrêmes théoriques, l’un considérant seulement une dizaine d’espèces et quelques dizaines de sous-espèces pour l’ensemble du genre, basé
sur la faible résolution phylogénétique (DEVEY et al., Ann. Bot. 101, 385-402, 2008 ; DEVEY et al., Ann. Bot. 104, 483-495, 2009) et/ou sur
une approche morphologique un peu fruste (PEDERSEN & FAURHOLDT, Ophrys, the bee orchids of Europe, 2007 ; BROADSHAW et al., Bot. J.
Linn. Soc. 162, 504-540, 2010), l’autre considérant plusieurs centaines d’espèces pour le genre (DELFORGE, Guide des orchidées d’Europe,
d’Afrique du Nord et du Proche-Orient (3e éd.), Delachaux & Niestlé, 2005), basé sur la spécificité de l’insecte pollinisateur (PAULUS &
GACK, Isr. J. Bot. 39, 43-79, 1990), sur la signature chimique florale (MANT et al., Evolution 59, 1449-1463, 2005 ; VELA et al., Plant. Mol.
Biol. Rep. 25, 83-97, 2007) et sur l’isolement reproducteur pré-zygotique qui en résulte (XU et al., Evolution 65, 2606-2620, 2011).
L’observation empirique montre en fait que cet isolement pré-zygotique ne sélectionne dans un premier temps que des taxons
incomplètement différenciés morphologiquement, méritant plutôt un rang variétal ou subspécifique. Seuls des événements d’isolement
durables ont conduit a des résultats évolutifs plus probants, avec marqueurs morphologiques nombreux quoique discrets au premier abord
morpho-espèces »). Enfin, les lignées les plus anciennes et/ou ayant pu demeurer longtemps isolées ont acquis, au-delà des caratéristiques
morphologiques fortes, une différentiation génétique nette y compris à l’échelle d’un séquençage nucléique de type « barcoding » (« macro-
espèces », « agrégats » voire sections).
La caryologie demeure mal connue, en lien avec l’imbroglio taxonomique (et parfois nomenclatural) du genre et la trop grande diversité des
populations qui n’ont toutes pu être étudiées. Le nombre le plus répandu est de loin 2n = 36 (GREILHUBER & EHRENDORFER, Pl. Syst. Evol.
124, 125-138, 1975 ; BERNARDOS et al., Bot. J. Linn. Soc. 142, 395-406, 2003), avec parfois des polyploïdes à 2n = 72 (très rarement 2n =
90) et des aneuploïdes à 2n = 37, 38, 39, 40, 74 (SHIMOYA & FERLAN, Broteria 21, 171-176, 1952 ; KULLENBERG, Zool. Bidrag Uppsala 34,
1-340, 1961 ; BIANCO et al., Pl. Syst. Evol. 178, 235-245, 1991). Enfin des cas exceptionnels d’haploïdie sporophytique à 2n = 18 ont été
reportés chez Ophrys apifera (BERNARDOS et al. loc. cit.). Il est néanmoins important de remarquer que les phénomènes de polyploïdie ne
sont connues que chez la section Pseudophrys.
Occasionnel : O. subinsectifera Hermosilla & Sabando (cf. note sous 11’).
Signalés par erreur : O. majellensis (Helga Daiss & Herm. Daiss) P. Delforge, O. minor (Tod.) Paulus & Gack [O. lutea subsp. minor (Tod.)
O. Danesch & E. Danesch, O. murbeckii Fleischm., O. sicula Tineo.
1 Gynostème*Mo209 sans bec ; feuilles à nervures apparentes 2 fois plus nombreuses sur la face inférieure que
sur la supérieure (caractère peu marqué chez O. insectifera et O. aymoninii) .................................................. 2
1’ Gynostème*Mo210 nettement terminé en bec ; feuilles à nervures apparentes en nombre égal sur les 2 faces . 12
2 Appendice*Mo211 recourbé vers le haut ; sépales normalement roses et/ou blancs (en Fr.)
............................................................................................... O. tenthredinifera Willd. subsp. tenthredinifera
[O. villosa Desf. ; incl. O. aprilia Devillers-Tersch. & Devillers]
G à tubercule III-VI (pollinisé par Eucera sp. pl., Hyménoptères Anthophoridae) — 2-5 dm Aude,
Pyr.-Orientales et Corse ; 0-600 m ; sporadique ailleurs pelouses xérophiles, garrigues Médit.O.
tenthredinifer-ae, -o
Note – Infraspécificité discutée. Le type de l’espèce est la plante précoce (III-IV en Fr.) répandue dans tout le bassin méditerranéen et
stable en Fr. ; « O. aprilia » n’en est probablement qu’un variant chromatique de faible valeur. Selon le schéma qui tend à se mettre en
place (cf. DEVILLERS et al., J. Eur. Orchid. 35, 109-161, 2003 ; BELAIR et al., J. Eur. Orchid. 37, 291-401, 2005), il faut aussi distinguer
et rechercher 2 taxons tardifs (IV-VI) différenciés par la présence de poils rubanés à la base de l’appendice : subsp. ficalhoana
(Guimarães) Lowe & Tyteca [O. ficalhoana Guimarães, O. grandiflora Ten.] à labelle de 13-18 mm élargi apicalement, occasionnel
(Gironde, Gers, Vaucluse... ; O.-médit.) et probablement incapable de se maintenir faute de pollinisateur ; subsp. neglecta (Parl.) E.G.
Camus et al. [O. neglecta Parl.] à labelle de 9-13 mm comprimé apicalement, signalé en Corse (Tyrrhénien).
2’ Appendice*Mo209 absent ou recourbé vers le bas ; sépales normalement verts (chez les plantes de Fr.) ......... 3
cf. "Flora Gallica" (2014)
3 Sépale dorsal rabattu en capuchon sur le gynostème ; gynostème ≥ 4 mm de long ......................................... 4
3 Sépale dorsal dressé ; gynostème ≤ 4 mm de long ......................................................................................... 10
4 Labelle à grande macule centrale formant un miroir (bleu), fortement bordé de longs poils roussâtres ;
sépales verts fortement striés de brun ; pétales brun rougeâtre, poilus et étroitement linéaires, à bords enroulés
..................................................................................................................... O. speculum Link [O. ciliata Biv.]
G à tubercule III-V (pollinisé par Dasyscolia ciliata, Hyménoptère Scoliidae) 1-3 dm îles
Lavezzi (Corse-du-Sud) ; occasionnel O, Midi, Corse ; 0-400 m pelouses xérophiles, garrigues
Médit. O. specul-i, -o
Note – Aux îles Lavezzi (Corse-du-Sud) où son pollinisateur est présent, l’espèce forme des populations stables ; dans le reste de la Fr.
où il est absent, les pieds rencontrés sont toujours isolés et ne fructifient pas, ce qui suggère des introductions.
4’ Labelle presque entièrement velouté, à pilosité rase, à petite macule centrale bilobée ; sépales entièrement
verts (en Fr.) ; pétales vert jaunâtre, glabres et largement linéaires, à bord plat (en Fr.) .................................. 5
5Labelle*Mo209 brusquement élargi à la base (angle > 60°), à marge jaune 50% de la partie centrale sombre
....................................................................................................................................................... O. lutea Cav.
[incl. subsp. corsica (G. & W Foelsche) Kreutz = O. corsica G. & W. Foelsche, O. lutea subsp. minor auct.,
O. murbeckii auct.]
G à tubercule II-V (pollinisé par Andrena sp. pl., Hyménoptères Andrenidae) 1-3 dm dispersé
Centre-O, SO, Provence littorale, S Corse ; 0-600 m pelouses xérothermophiles basiphiles Médit.-
atl.O. lute-ae, -o
Note – Infraspécificité non formalisable actuellement. Le type est un taxon SO-médit. décrit d’Espagne méridionale, à labelle grand (14-
20 mm) et à contour très largement arrondi, apparemment absent de Fr. (BELAIR et al., loc. cit.). Les plantes de Corse et de Sardaigne, à
labelle petit (8-13,5 mm), à contour ovale et à apex généralement marqué d’un V renversé, pourraient être traitées comme « subsp.
corsica » ou, peut-être, rapprochées de la subsp. phryganae (Devillers-Tersch. & Devillers) Melki [O. phryganae Devillers-Tersch. &
Devillers] de la région égéenne. Les plantes de Fr. continentale et du N de l’Espagne possèdent un labelle moyen (10-16 mm), de forme
intermédiaire, et ne semblent pas avoir reçu de nom valide si ce n’est au rang variétal (O. insectifera var. lutea Gouan). Leur(s)
pollinisateur(s) respectif(s) ont été peu étudiés et leur position taxonomique relative ainsi qu’avec les autres taxons du groupe (O. galilea
H. Fleischm. & Bornm., O. minor (Tod.) Paulus & Gack [O. lutea subsp. minor (Tod.) O. Danesch & E. Danesch], O. sicula Tineo) reste
inconnue.
5’ Labelle*Mo214 progressivement élargi à la base (angle < 45°), à marge jaune nulle ou 25% de la partie
centrale sombre ................................................................................................................................................. 6
6 Labelle à pilosité blanchâtre ( reflet argenté) ; macule généralement séparée du reste du labelle par une
marge blanche nette en forme d’oméga ....................................... O. vasconica (O. & E. Danesch) P. Delforge
[O. fusca subsp. vasconica O. & E. Danesch]
G à tubercule III-V 1,5-3 dm RR Charente-Maritime, Prépyr. centrales et orientales ; 0-800 m
pelouses mésoxérophiles basiphilesSO-médit.O. vasconic-ae, -o
Note – Peut-être d’origine hybride entre O. dyris Maire, représentant ibéro-maghrébin du groupe de O. omegaifera H. Fleischm., et O.
funerea (s.s.) ; pollinisateur inconnu. Taxon paraissant tétraploïde comme ses parents présumés (BERNARDOS et al., loc. cit).
6’Labelle à pilosité brun sombre sans reflet argenté ; macule à marge mal délimitée ou indistincte ................. 7
7Labelle*Mo215 à gorge creusée d’un sillon en V se prolongeant l’apex de la macule ou au-delà, aspect
bissecté ; pétales généralement > 65% de la longueur des sépales ........................................... O. funerea Viv.
[incl. O. sulcata Devillers-Tersch. & Devillers, O. fusca subsp. minima Balayer, ? O. zonata Devillers-
Tersch. & Devillers]
G à tubercule (III)IV-VI(VII) (pollinisé par Andrena sp. pl., Hyménoptères Andrenidae) 1-2,5 dm
— S d’une ligne La Rochelle Clermont-Ferrand Nice ; R Bretagne, Poitou, Corse ; 0-800 m
pelouses mésoxérophiles et sous-bois clairs basiphilesMédit.-atl.O. funere-ae, -o
Note Infraspécificité discutée. L’espèce dans son ensemble a été longtemps mal interprétée par suite de la méconnaissance de ses
caractères discriminants et des confusions avec d’autres plantes à petit labelle (cf. O. marmorata). Le type proviendrait de Ligurie et non
de Corse (SOCA, Monde Pl. 471, 29-31, 2001) et forme un continuum morphologique, phénologique, écologique et géographique avec le
taxon décrit du littoral atlantique (« O. sulcata ») et celui décrit de Toscane (« O. hespera Devillers-Tersch. & Devillers »). En Corse
toutefois, comme ailleurs en Méditerranée (Sardaigne, Sicile, Maghreb, Grèce ?), des plantes à labelle légèrement plus gros (10-14 mm,
vs 8-12 mm) et à floraison un peu plus précoce (III-V vs IV-VII) pourraient constituer un taxon distinct, localement syntopique (O.
zonata) ; ceci reste à étudier. Les confusions historiques ne permettent pas encore de statuer sur les pollinisateurs, parmi lesquels
semblent figurer Andrena flavipes et A. wilkella qui pollinisent aussi O. marmorata s.l. Taxon présumé tétraploïde, à confirmer
(BALAYER, Bull. Soc. Bot. Fr. 133, 279-283, 1986, sub O. fusca subsp. minima).
7’Labelle à gorge creusée d’un sillon en V ne se prolongeant pas sur la macule ; pétales normalement ≤ 65%
de la longueur des sépales ................................................................................................................................ 8
8Labelle*Mo216 à base en plateau nettement entaillée par une gorge en V et pincée en crêtes latérales arquées ;
couleurs souvent fortement contrastées (pétales brunâtres, macule bleue, face inférieure du labelle pourprée)
.................................................................................................................................................. O. iricolor Desf.
[O. fusca subsp. iricolor (Desf.) K. Richt. ; incl. O. eleonorae Devillers-Tersch. & Devillers]
cf. "Flora Gallica" (2014)
G à tubercule III-IV (pollinisé par Andrena morio, Hyménoptère Andrenidae) — 2-6 dm RR Corse
(environs de Corte) ; 200-400 m pelouses et fruticées xérothermophiles basiphiles Médit. O.
iricolor-is, -i
Note – Décrit de la région égéenne ; les plantes du bassin tyrrhénien (Corse, Sardaigne, Algérie, Tunisie, Malte ?) sont parfois attribuées
à un taxon distinct (« O. eleonorae »). Cependant, elles possèdent la même phénologie et le même pollinisateur (PAULUS & GACK,
Jahresb. Natur. Vereins. Wupp. 48, 188-227, 1995), et aucun des critères morphologiques et biométriques invoqués (cf. par exemple
DEVILLERS & DEVILLERS-TERSCHUREN, Natur. Belges 75 (Orchid. 7), 273-400, 1994) ne permet d’obtenir une distinction cohérente.
Taxon diploïde (D’EMERICO et al., Bot. J. Linn. Soc. 148, 87-99, 2005 [Sardaigne] ; AMICH et al., Plant Biosyst. 143, 47-61, 2009
[Tunisie]).
8’Labelle à base vallonnée, ± gonflée, mais ne formant pas de plateau et dépourvue de crêtes ; couleurs jamais
aussi contrastées ............................................................................................................................................... 9
9Labelle à marge jaune absente ou < 0,6 mm de large, à base souvent verdâtre clair, à teinte brune homogène
dans sa moitié apicale, long de (12)13-17(20) mm (chez les plantes de Fr.) ............................... O. fusca Link
[incl. O. arnoldii P. Delforge, O. forestieri Rchb. = O. lupercalis Devillers-Tersch. & Devillers]
G à tubercule (I)II-IV(V) (pollinisé par Andrena nigroaenea, Hyménoptère Andrenidae) — 1-4 dm
SO, Midi, R Corse ; 0-900 mpelouses, garrigues et sous-bois clairs basiphiles O-médit.O. fusc-
ae, -o
Notes – Le 1er problème concernant ces plantes est d’ordre nomenclatural. O. fusca est décrit de la région de Lisbonne où coexistent 2
taxons affines : l’un est similaire aux populations françaises et pollinisé par Andrena nigroaenea ; l’autre possède des fleurs un peu plus
grosses, de teinte légèrement différente, et serait pollinisé par Colletes cunicularius. Selon certains auteurs, le type de l’espèce serait le
2e : c’est dans ce sens que DELFORGE (Natural. Belges 80 (Orchid. 12), 179-229, 1999) a déposé un néotype ; au sens strict, le taxon
français correspond alors à « O. lupercalis », décrit de l’Aude. Pour d’autres (PAULUS & GACK, Die Orchidee 34, 65-72, 1983 ; PAULUS
& GACK, J. Eur. Orchid. 31, 347-422, 1999), la plante de LINK est la 1re, auquel cas le néotype désigné est incorrect et les populations
françaises appartiennent à O. fusca s.s. Une complication supplémentaire vient de surgir avec l’attribution récente (DEVILLERS &
DEVILLERS-TERSCHUREN, Natural. belges 87 (Orchid. 19), 36-62, 2006) du binôme O. forestieri Rchb. à des plantes du SO en tout point
conformes à « O. lupercalis », ce qui en ferait un nom prioritaire sur celui-ci.
Le 2e problème est d’ordre taxonomique et est loin d’être résolu. Si l’existence d’au moins 2 pollinisateurs est confirmée dans la
péninsule Ibérique, 1 seul est connu en France et au contraire plusieurs en Sicile, tandis qu’au Maghreb les données sont trop anciennes
pour être informatives sur ce point ; on ignore donc encore si on a affaire à une seule espèce polymorphe ou à un groupe d’espèces, mais
il est peu probable qu’il y en ait 2 et seulement 2. Les études morphologiques, biométriques et caryologiques réalisées dans la péninsule
Ibérique (ARNOLD, Natural. Belges 80 (Orchid. 12), 120-140, 275, 1999 ; BERNARDOS et al., Bot. J. Linn. Soc. 148, 359-375, 2005 ;
AMICH et al., loc. cit.) concernent un domaine géographique trop réduit pour résoudre véritablement la question. Quant au variant tardif
de Catalogne (IV-VI) décrit comme « O. arnoldii », il ne semble pas confirmé en Fr. à ce jour. Taxon présumé tétraploïde (BERNARDOS
et al., loc. cit., sub O. lupercalis [Fr.] et O. arnoldii [Catalogne espagnole]).
9’ Labelle à marge jaune large de (0,2)0,3-1,5 mm ou plus (parfois révolutée), à base souvent teintée de
sombre, souvent marbré de jaune dans sa moitié apicale, long de (7)9-14(16) mm (chez les plantes de Fr.)
........................................................................................................................ O. marmorata G. & W. Foelsche
[incl. O. delforgei Devillers-Tersch. & Devillers = O. forestieri auct., O. lucifera Devillers-Tersch. &
Devillers, O. bilunulata auct., ? O. subfusca (Rchb. f.) Hausskn.]
G à tubercule III-V (pollinisé par Andrena sp. pl., Hyménoptères Andrenidae) 0,5-3 dm Midi, R
S. Corse ; 0-700 m pelouses xérophiles, garrigues O-médit. O. marmorat-ae, -o
Notes
1 Infraspécificité discutée. L’espèce dans son ensemble a été longtemps mal interprétée par suite de la méconnaissance de ses
caractères discriminants et des confusions avec d’autres plantes à petit labelle (cf. O. funerea) et ne semble pas avoir reçu de nom valide
avant 1999. Le type provient de Corse-du-Sud, possède un labelle de petite taille (9-14 mm) et serait pollinisé a minima par Andrena
wilkella. Certaines populations de Fr. continentale (O. delforgei = O. forestieri sensu neotypus P. Delforge 1999) sont en tous point
identiques ; d’autres ont un labelle encore plus petit (7-11 mm) ; d’autres encore (O. bilunulata sensu neotypus P. Delforge 1999) ont un
labelle plus grand (12-16 mm), sont pollinisées par Andrena flavipes et semblent proches de O. lucifera décrit d’Italie (Toscane), bien
que ce dernier ait vraisemblablement un labelle encore plus grand. La convergence probable de plusieurs pollinisateurs avec O. funerea
s.l. a contribué à créer et/ou à maintenir la confusion ; pourtant les hybrides semblent exceptionnels : le seul cas probable est celui d’une
petite population de Haute-Corse décrite comme O. peraiolae G. Foelsche et al. Taxon diploïde (AMICH et al., loc. cit., sub O. caesiella
P. Delforge [Tunisie] ; O. GERBAUD, inéd. [Fr.]).
2 Le problème se corse avec une incertitude nomenclaturale récemment mise à jour par LOWE (J. Eur. Orch. 43 (3), 455-497, 2011) :
le type (algérien) d’O. subfusca (Rchb. f.) Hausskn. serait une plante de la mouvance d’O. marmorata / O. bilunulata, ce qui, le cas
échéant, en ferait le nom prioritaire du taxon.
10 Pétales triangulaires ; appendice replié sous le labelle ; gibbosités bien marquées ....... O. bombyliflora Link
G à tubercule III-V (pollinisé par Eucera sp. pl., Hyménoptères Anthophoridae) 1-3 dm R Midi,
Corse ; 0-700 m pelouses xérophiles basiphiles Médit.O. bombyliflor-ae, -o
Note – Seule espèce du genre Ophrys formant des stolons et possédant régulièrement plus de 2 tubercules, ce qui lui vaut de se présenter
en colonies ± denses de nature au moins partiellement clonale. En corrélation probable avec ce phénomène, sa floraison est assez
irrégulière.
10’ Pétales linéaires ; appendice et gibbosités absents ....................................................................................... 11
11 Labelle*Mo218 à L/l > 1,2, généralement brun foncé y compris les marges ; gynostème rougeâtre ; pétales
brun noirâtre .......................................................................................... O. insectifera L. [O. muscifera Huds.]
cf. "Flora Gallica" (2014)
G à tubercule IV-VII (pollinisé par Argogorytes sp. pl., Hyménoptères Sphecidae) — 2-7 dm
dispersé en Fr. continentale calcaire ; 0-1700 m ; nul plaines méditerranéennes pelouses méso- à
xérophiles et sous-bois herbacés basiphiles Eur.O. insectifer-ae, -o
11’ Labelle*Mo219 à L/l < 1,2, brun terne, largement marginé de jaune ; gynostème vert jaunâtre, rarement
rougeâtre ; pétales verdâtres, rarement bruns .................................................... O. aymoninii (Breistr.) Buttler
[O. insectifera subsp. aymoninii Breistr.]
G à tubercule V-VI (pollinisé par Andrena combinata, Hyménoptère Andrenidae) 2-5 dm
Causses ; 500-1000 m pelouses et sous-bois clairs xérophiles basiphiles Caussenard O.
aymoninii
Note – O. subinsectifera Hermosilla & Sabando, distinct d’O. aymoninii par son labelle de 6-10 × 5-8 mm (vs 9-12 × 9-12 mm) à lobes
latéraux courts, par ses pétales bruns ou brun-vert, par son pollinisateur (Sterictiphora furcata, Hyménoptère Argideae), est une espèce
NE-ibérique atteignant la frontière dans les Pyr. catalanes (1 individu observé en territoire français à ce jour : GENIEZ et al.,
L’Orchidophile 201, 121-126, 2014), à rechercher.
12 Bec*Mo210 du gynostème sinueux, > 1,5 mm de long ; appendice du labelle généralement recourbé sous
celui-ci, sauf morphes dégénératives ....................................................................................... O. apifera Huds.
[incl. var. aurita Moggr., var. bicolor (Nägeli) Nelson, var. friburgensis Freyhold, O. trollii Hegetschw., O.
botteronii Chodat]
G à tubercule — V-VII — 2-5 dm toute la Fr. ; 0-1400 mpelouses méso- à xérophiles basiphiles
Eurymédit.O. apifer-ae, -o
Note – Espèce normalement autogame : les pollinies sortent de leurs loges mais les bursicules restent en place, de sorte que les
caudicules se replient vers le bas et que les pollinies entrent en contact avec le stigmate. Il existe de ce fait un taux élevé d'anomalies
dégénératives, décrites à tort comme variétés ou même comme espèces distinctes, toutes possibles à des degrés variés. Le type possède
des pétales courts (~ 25% des sépales), étroits, généralement vert-brunâtre, un labelle fortement trilobé et convexe, une macule formée
d'un collier basal nettement dessiné et de 2-4 ponctuations apicales. Les anomalies principales sont : « var. bicolor » [O. mangini Tallon,
nom. inval.] à labelle discolore sans macule, « O. trollii » à labelle étroit d'aspect dégénératif, « O. botteronii » à pétales ressemblant aux
pétales et à labelle subentier faiblement convexe, « var. friburgensis » à pétales ressemblant aux sépales mais à labelle d'aspect normal, «
var. aurita » à pétales verts 50% des sépales et à labelle d'aspect normal. Le concept de « subsp. jurana Zimm. » recouvre les lusus à
tendance actinomorphe marquée, c'est-à-dire, pour ceux cités ici, les taxons « botteronii » et « friburgensis ».
12’Bec*Mo221 du gynostème droit, généralement 1,5 mm de long (parfois un peu plus long et/ou faiblement
courbé chez O. aegirtica, O. corbariensis et O. philippi, mais rarement de façon uniforme dans la population)
; appendice du labelle, si présent, étalé ou dressé vers le haut ....................................................................... 13
13 Pétales à pilosité hérissée, à marges non ondulées et progressivement convergentes en pointe à l’apex,
souvent < 50% de la longueur des sépales ; appendice du labelle généralement ≥ 2 mm de long et ± trilobé3 14
13’Pétales glabrescents ou à pilosité rase et veloutée, à marges normalement ondulées et parallèles presque
apex, normalement > 50% de la longueur des sépales ; appendice du labelle généralement vestigial ou nul
(parfois 2 mm chez O. morisii, mais alors entier)3 .................................................................................... 23
3. La détermination à l’intérieur des sections n’est parfois confirmable que sur plantes vivantes et en examinant plusieurs individus,
surtout dans le groupe d’O. fuciflora (15-24) où les morphoses peuvent être considérables.
14 Pétales jaunes ou blanc jaunâtre, à marges plates, subparallèles de la base jusque près de l’apex ;
labelle*Mo222 à gibbosités aplaties et rejetées sur les côtés, à macule irrégulière et fortement fragmentée
................................................................................................................................................. O. philippi Gren.
G à tubercule V(VI) — 2-3 dm RR Var ; 300-700 mpelouses xérophiles et ourlets basiphiles,
souvent en versant N Varois O. philippi
Note Espèce bien particulière décrite en 1859, longuement oubliée ensuite, puis redécouverte en 2000, paraissant localisée dans la
basse vallée du Gapeau (Var) ; ses caractères nettement dégénératifs peuvent faire penser à une origine hybride, voire pathologique ;
néanmoins, son homogénéité morphologique, ses effectifs relativement nombreux et son comportement allogame (des traces de
pollinisation croisée ont été observées mais le pollinisateur demeure inconnu) plaident en faveur d’un haut rang taxonomique.
14’ Pétales roses, verts ou rarement blancs, à marges révolutées, progressivement convergentes vers l’apex
et/ou brusquement rétrécies à la base ; labelle à gibbosités dressées et terminées en pointe nette, à macule
formant normalement un dessin ± régulier ..................................................................................................... 15
Note Le complexe d’O. fuciflora / scolopax s.l. est un ensemble difficile et encore mal compris ; il semble qu’on ait affaire à de
simples variations de 3 caractères (L/l des pétales, forme/convexité du labelle, taille du labelle) dont la valeur taxonomique reste
douteuse. Le présent découpage en 3 sous-groupes, puis en entités morpho-écologiques, est basé sur les tendances majoritaires qui
semblent perceptibles sur le terrain.
15 Labelle toujours tripartite, à segments fortement enroulés, cassants si on tente de les dérouler ; pétales à L/l
= 2-3,3 (~ O. scolopax s.l.) ............................................................................................................................. 16
15’ Labelle entier à tripartite, à segments plans ou enroulés, mais, dans ce dernier cas, peu cassants si on tente
de les dérouler ; pétales à L/l = 1,3-2,2 (~ O. fuciflora s.l.) ............................................................................ 18
16 Caractères suivants réunis : labelle > 11 mm de long (appendice exclu) chez la majorité des fleurs ; champ
basal > 3 mm de long (à L/l généralement ≥ 1) ; floraison centrée sur fin V ou début VI
cf. "Flora Gallica" (2014)
........................................................................................................................ O. corbariensis Samuel & Lewin
G à tubercule — V-VI — 2-5 dm R Languedoc-Roussillon, Provence occidentale ; 0-400 m
pelouses xérophiles basiphiles S-français et NE-ibérique O. corbariens-is, -i
Note – Taxon critique assez bien différencié sur le littoral, mais pas toujours dans l’intérieur ; à étudier. La morphologie du champ basal
et la variabilité du gynostème, terminé en pointe inhabituellement longue et parfois ± sinueuse, suggèrent une possible origine hybride
[O. apifera × O. scolopax]. Il est néanmoins allogame et paraît biologiquement autonome.
16’ Au moins 1 des caractères suivants : labelle < 11 mm de long (appendice exclu) chez la majorité des
fleurs ; champ basal ≤ 3 mm de long (à L/l généralement ≤ 1) ; floraison variable ....................................... 17
17 Labelle < 10 mm de long (appendice exclu) chez la majorité des fleurs, faiblement enroulé (marges visibles
de profil) ; floraison centrée sur VI dans le Midi et en Corse, VII dans l’O . O. conradiae Melki & Deschâtres
[incl. O. santonica Mathé & Melki, ? O. gresivaudanica Gerbaud]
G à tubercule — V-VII 2-6 dm Centre-O, Alp., Midi, Corse ; 0-800 m pelouses xérophiles et
garrigues basiphiles SO-eur. O. conradiae
Note – Infraspécificité discutée. Le type, décrit de Corse, possède une floraison modérément tardive (VI) et un labelle assez petit (9-11
mm) ; bien qu’il ait été considéré comme endémique cyrno-sarde, aucun critère proposé à ce jour ne le sépare clairement des populations
continentales. À l’opposé, « O. santonica », du Centre-O (décrit des Charentes), se signale par son labelle très petit (7-9 mm) et par sa
floraison très tardive (VII). Entre ces 2 pôles se placent de nombreuses populations à taille de labelle et/ou phénologie intermédiaires,
dont l’une a été décrite en Isère sous le nom O. gresivaudanica (peut-être synonyme de O. brachyotes Rchb. qui serait alors son nom
prioritaire) ; elles recouvrent et englobent partiellement les intervalles de variation propres des 2 taxons extrêmes, ce qui justifie un
traitement synthétique dans l’état actuel des connaissances.
17’ Labelle de taille variable, fortement enroulé (marges invisibles de profil) ; floraison centrée sur fin IV ou
début V à l’étage mésoméditerranéen, début VI au supraméditerranéen ............................... O. scolopax Cav.
[O. fuciflora subsp. scolopax (Cav.) H. Sund.]
a Labelle long de 10-13 mm (appendice exclu) chez la majorité des fleurs ........................... subsp. scolopax
G à tubercule IV-V(VI) (pollinisé par Eucera sp. pl., Hyménoptères Anthophoridae) — 2-5 dm
Midi (au moins Languedoc-Roussillon) ; 0-800 m ; à préciser pelouses xérophiles, garrigues et sous-
bois clairs basiphiles O-médit. O. scolopac-is, -o
Note – Décrit de la région de Valencia (Espagne), ce taxon est présent dans toute la péninsule Ibérique, le Maghreb et le S de la Fr. À la
partie N de son aire, il entre progressivement en contact avec les taxons de la mouvance d’O. fuciflora, ce qui induit une diversification
morphologique ; sa délimitation en Fr. d’avec les taxons proches, dérivés et/ou hybridogènes, n’est donc pas évidente et sa distribution
exacte reste incertaine.
a’ Labelle long de 7-10 mm (appendice exclu) chez la majorité des fleurs
......................................... subsp. apiformis (Desf.) Maire & Weiller [O. picta Link, O. sphegifera Willd.]
G à tubercule IV-V(VI) (pollinisé par Eucera sp. pl., Hyménoptères Anthophoridae) — 2-5 dm
Languedoc-Roussillon ; 0-800 m ; Provence occidentale ? pelouses xérophiles basiphiles O-médit.
Note – Au Maghreb, la subsp. apiformis est parfois syntopique et alors synchrone de la subsp. scolopax, apparemment sans métissage
(DE BELAIR et al., loc. cit.). Dans la péninsule Ibérique, la situation est mal connue du fait des confusions avec les taxons voisins. En Fr.,
sa présence est régulièrement débattue ; elle semble devoir être admise au moins en Languedoc-Roussillon, mais ici avec des variations
et/ou des métissages avec la subsp. scolopax, ce qui la rend plus difficile à formaliser ; de plus, les confusions avec O. conradiae sont
fréquentes car les 2 taxons ont de petites fleurs.
18 Pilosité marginale du labelle dense et hérissée ; labelle toujours entier, subcarré vu de face, < 11 mm de
long (appendice exclu) chez la majorité des fleurs ............................. O. annae Devillers-Tersch. & Devillers
[O. fuciflora subsp. annae (Devillers-Tersch. & Devillers) Engel & Quentin]
G à tubercule IV(V) (pollinisé par Osmia rufa, Hyménoptère Megachilidae) 1,5-4 dm RR S
Corse ; ~ 100 m pelouses xérophiles basiphiles Cyrno-sarde O. annae
18’ Pilosité marginale du labelle rase ou interrompue ; labelle de taille et de forme variables, mais rarement à
la fois subcarré et < 11 mm de long (appendice exclu) .................................................................................. 19
19 Au moins 1 des caractères suivants chez la majorité des exemplaires : pétales auriculés à la base et ± teintés
de verdâtre à l’apex ; pétales à poils en partie > 0,3 mm (aspect hirsute) ; plancher stigmatique orangé pâle,
contrastant peu avec le champ basal rouge brique clair .................. O. aegirtica P. Delforge [O. truncata auct.]
G à tubercule (V)VI-VII 2-5 dm R bassin de la Garonne ; 200-500 m ; morphes similaires dans
le Var (Carqueiranne) pelouses xérophiles basiphiles surtout sur terrains sédimentaires Garonnais
O. aegirtic-ae, -o
Note – Le nom O. truncata Dulac est basé sur des plantes du SO correspondant sans doute à O. aegirtica, mais est illégitimé par une
synonymie avec O. arachnites (cf. 20). Le taxon est très variable et sa morphologie suggère une influence d’O. apifera, avec lequel il
s’hybride d’ailleurs facilement, alors que O. fuciflora s.l. ne le fait qu’exceptionnellement.
19’ Caractères suivants réunis chez la majorité des exemplaires : pétales non auriculés à la base, rose
uniforme ; pétales à poils tous ≤ 0,3 mm (aspect velouté) ; plancher stigmatique gris-vert métallique,
contrastant nettement champ basal rouge brique clair à rouge-brun sombre .................................................. 20
20 Pétales à L/l normalement 1,8 (très rarement → 2,1 sur individus isolés) ; labelle le plus souvent entier,
rarement trilobé à tripartite (et alors seulement chez une partie des individus)
cf. "Flora Gallica" (2014)
.................................................................................................................. O. fuciflora (F.W. Schmidt) Moench
[O. arachnites (Scop.) Reichard, O. holosericea (N.L. Burm.) Greuter]
aFloraison en milieu de printemps, avant O. apifera ; labelle long de 10-14 mm (appendice exclu) chez la
majorité des fleurs ............................................................................................................... subsp. fuciflora
G à tubercule (IV)V-VI (pollinisé par Eucera sp. pl., Hyménoptères Anthophoridae ; Microdon sp. pl.,
Diptères Syrphidae ; Phyllopertha horticola, Coléoptère Scarabaeideae) 1-4 dm dispersé au NE
d’une ligne Caen Grenoble ; 0-1400 m ; ailleurs ? pelouses méso- à xérophiles basiphiles SO- et
centre-eur. O. fuciflor-ae, -o
a’Floraison en fin de printemps ou en été, après O. apifera ........................................................................ b
bLabelle long de 12-17 mm (appendice exclu) chez la majorité des fleurs ; floraison en fin de printemps
.................................................................................. subsp. souchei R. Martin & Véla [O. aegirtica auct.]
G à tubercule (V)VI-VII 2-7 dm R Provence occidentale ; 50-500 m pelouses méso- à
xérophiles basiphiles surtout sur alluvions Provençal O. souchei
b’Labelle long de 7-11 mm (appendice exclu) chez la majorité des fleurs ; floraison en plein été
.................................................................................................. subsp. elatior (Paulus) R. Engel & Quentin
[O. elatior Paulus ; incl. ? O. fuciflora subsp. gracilis Buel et al.]
G à tubercule (VI)VII-VIII(IX) (pollinisé par Eucera salicariae, Hyménoptère Anthophoridae) — 2-7
dm RR Alsace, bassin moyen du Rhône ; 100-500 m pelouses mésophiles basiphiles sur alluvions
Rhénano-rhodanien O. elatior-is, -i
Note – Espèce paraissant encore hétérogène, définie ici comme l’ensemble des plantes qui ne sont rattachables ni à O. vetula s.l. ni à O.
conradiae s.l., à labelle majoritairement « fucifloroïde » (cf. note sous 21) et à pétales largement triangulaires. Plusieurs taxons ont été
décrits ou réhabilités récemment. Parmi eux, la subsp. souchei a été décrite pour distinguer des populations O-provençales rappelant la
subsp. aegirtica, mais à fleurs plus grandes et plus nombreuses, n’ayant ni sa tendance morphologique vers O. apifera ni ses affinités
génétiques avec ce dernier. « O. elatior subsp. montiliensis Aubenas & G. Scappaticci » (inéd.) croît autour de Valence et de Montélimar
dans la zone de contact possible entre les subsp. elatior et souchei, entre lesquelles il paraît nettement intermédiaire.
20’ Pétales à L/l normalement ≥ 1,8 (très rarement → 1,5 sur individus isolés) ; labelle de forme variable .... 21
21 Labelle long de 10-13 mm (appendice exclu) chez la majorité des fleurs ; floraison centrée sur V
.................................................................................................................................................... O. vetula Risso
[incl. O. atropos (Barla) B.D. Jackson, O. druentica P. Delforge & Viglione, O. pseudoscolopax (Moggr.)
Paulus & Gack, O. linearis (Moggr.) P. Delforge et al.]
G à tubercule IV-VI 1-3 dm SE ; 0-1200 m pelouses xérophiles basiphiles SO-eur. O.
vetul-ae, -o
Note Taxon peut-être hétérogène, défini ici comme l’ensemble des plantes qui ne sont rattachables ni à O. conradiae s.l. ni à O.
fuciflora s.l. et qui possèdent des fleurs de taille moyenne à labelle ± « scolopaxoïde » (tripartite à marges révolutées) à « fucifloroïde »
(subentier à marges étalées). Le type est décrit des environs de Nice ; « O. pseudoscolopax » et « O. linearis » sont basés sur des
redescriptions au rang variétal de la même entité niçoise ; « O. druentica », décrit récemment de la vallée de la Durance et présent dans
toute la Provence interne et le Dauphiné, ne semble pas en différer de manière significative. D’autres taxons proches ou non séparables
ont été décrits récemment en Italie du N (O. fuciflora subsp. lorenae De Martino & Centur.) et en Croatie (O. dinarica Kranjcev & P.
Delforge) mais sont absents de Fr. sauf synonymie. Les pollinisateurs de ces microtaxons ne sont pas connus.
21’ Labelle long de 7-11 mm (appendice exclu) chez la majorité des fleurs ; floraison centrée sur VI dans le
Midi et en Corse, VII dans l’O ......................................................................................... O. conradiae (cf. 17)
22 Labelle*Mo224 plan dans le sens de la longueur, non « en selle » ; macule en écusson souvent ramifié ;
appendice non charnu, < 1 mm de large, porrigé ou faiblement redressé
.......................................................................................................... O. catalaunica O. Danesch & E. Danesch
[O. bertolonii subsp. catalaunica (O. Danesch & E. Danesch) Soca ; incl. O. magniflora Melki & Geniez]
G à tubercule IV-V (pollinisé par Chalicodoma pyrenaica, Hyménoptère Megachilidae) — 1-4 dm
Languedoc-Roussillon ; 0-800 mpelouses xérophiles et garrigues basiphiles Ibéro-languedocien
O. catalaunic-ae, -o
Note – Certainement d’origine hybride entre O. bertolonii et un taxon du complexe d’O. aranifera ; ses caractères dominants sont
probablement fixés par adaptation à son pollinisateur, le même que celui de O. bertolonii (VEREECKEN & PATINY, Natural. belges 86
(Orchid. 18), 57-64, 2005), ce qui expliquerait l’absorption de ce dernier dans la région considérée. Certains auteurs reconnaissent un 2e
taxon (« O. magniflora ») dans le N de l’aire (partie française), mais les caractères proposés font partie de la variation normale de
l’espèce et ne sont donc pas discriminants.
22’Labelle*Mo225 ± concave dans le sens de la longueur et révoluté latéralement, forme « en selle » ; macule
en écusson entier, bilobé ou occasionnellement ramifié ; appendice charnu, > 1 mm de large, courbé vers le
haut ................................................................................................................................................................. 23
22’’Labelle*Mo226 convexe dans le sens de la longueur ; macule généralement complexe et ceinturant la cavité
stigmatique, délimitant un champ basal ; appendice non charnu < 1 mm de large, porrigé, ou manquant ..... 24
23Labelle long de (12,5)13-18(18,5) mm, généralement un peu > sépales
.............................................................................................................. O. bertolonii Moretti subsp. bertolonii
cf. "Flora Gallica" (2014)
[O. aurelia P. Delforge et al., O. benacensis (Reisigl) O. Danesch & E. Danesch]
G à tubercule III-V (pollinisé par Chalicodoma parietina et C. pyrenaica, Hyménoptères
Megachilidae) — 1-4 dm Provence, bassin inférieur du Rhône (0-1200 m) ; occasionnel ? S. Corse
pelouses xérophiles et garrigues basiphiles Franco-italienO. bertolonii
Note – Pendant les années 1970 à 1990, le type O. bertolonii était considéré comme étant la plante d’Italie du S (auj. O. romolinii Soca),
bien distincte par sa cavité stigmatique étirée en hauteur et très échancrée latéralement ; en fait l’espèce est décrite de Ligurie (SOCA,
Monde des Pl. 472, 19-15, 2001) et le nom O. bertolonii correspond donc bien au taxon liguro-provençal. « O. aurelia », décrit aussi de
Ligurie, est un nom doublement superflu car, outre O. bertolonii, « O. benacensis » décrit antérieurement de Lombardie correspond
également à la même espèce (GRUNANGER et al., Pl. Syst. Evol. 212, 177-184, 1998 ; CAPORALI et al., Israel J. Bot. 49, 85-89, 2001).
La variabilité de O. bertolonii a induit plusieurs descriptions de taxons de faible valeur, distincts seulement par la taille du labelle et/ou
le pollinisateur ; 2, à labelle plus petit (11-14 mm), peuvent être retenus comme sous-espèces : subsp. balearica (P. Delforge) L. Sáez &
Rosselló [incl. O. explanata (Lojac.) P. Delforge], des Baléares et de Sicile, pollinisé par C. sicula ; subsp. bertoloniiformis (O. Danesch
& E. Danesch) H. Sund., des Pouilles (S.-E.-Italie), pollinisé par C. benoistii (VEREECKEN & PATINY, loc. cit.).
23’Labelle long de (8,5)9-12(12,5) mm, généralement un peu <sépales ........................ O. saratoi E.G. Camus
[O. bertolonii subsp. saratoi (E.G. Camus) Soca ; incl. O. drumana P. Delforge]
G à tubercule IV-VI (pollinisé par Chalicodoma albonotata, Hyménoptère Megachilidae) 1-4 dm
Provence interne → Valence ; 100-1200 m pelouses xérophiles basiphiles Provençal O.
saratoi
Note – Taxon décrit d’abord comme hybride en raison de ses petites fleurs et de sa macule irrégulière ; cependant homogène et pourvu
de toutes les caractéristiques morphologiques du groupe ; de plus sa répartition dépasse nettement celle de O. bertolonii vers le N, ce qui
n’est pas en faveur d’une origine hybride. Les 2 espèces cohabitent localement sans donner d’intermédiaires.
24 Pétales à poils courts donnant un aspect velouté à l’œil nu ; labelle*Mo226 à apex peu ou pas échancré, à
appendice souvent > 1 mm de long ; champ basal à L/l > 1, parfois mal délimité lorsque la macule n’est pas
reliée au gynostème ...................................................................... O. morisii (Martelli) Soó [O. exaltata auct.]
G à tubercule III-V 2-4 dm (pollinisé par Anthophora sicheli, Hyménoptère Anthophoridae) R
Corse ; 0-800 mpelouses xérophiles et garrigues basiphiles Cyrno-sarde O. morisii
Note Taxon probablement hybridogène (O. aranifera subsp. praecox × O. crabronifera Mauri) ; le 1er parent survit en Corse et en
Sardaigne grâce au décalage phénologique et aux pollinisateurs différents, alors que le 2e y a été totalement absorbé et n’existe plus
qu’en Italie du S. L’apparition sporadique en Corse d’individus isolés semblables à O. crabronifera (pétales courts, appendice grand,
macule ± réduite à 2 points centraux) est interprétable soit comme la résurgence d’un phénotype ancestral, soit comme des semis
occasionnels de véritables O. crabronifera en provenance d’Italie ; dans le 2e cas ils sont aussitôt réabsorbés par l’espèce dominante,
phénomène rendu possible par la grande proximité (sinon l’identité ?) de leurs pollinisateurs respectifs. Cette 2e hypothèse n’étant pas
prouvée, il est actuellement impossible d’admettre l’existence effective dO. crabronifera en Corse, ne serait-ce que comme occasionnel.
24’Pétales glabres ou paraissant glabres à l’œil nu ; labelle*Mo228 à apex nettement échancré, à appendice nul
ou ≤ 1 mm de long ; champ basal à L/l 1, normalement bien délimité par 2 branches reliant la macule au
gynostème ....................................................................................................................................................... 25
25Labelle ≤ 9(10) mm de long chez la majorité des fleurs et dépourvu de gibbosités ; pétales longs de 4-8 mm
......................................................................................................................................................................... 26
25’Labelle ≥ 9 mm de long chez la majorité des fleurs et/ou muni de gibbosités nettes ; pétales longs de 6-11
mm .................................................................................................................................................................. 27
26 Pétales larges de 2-3,5 mm, à L/l > 2, à marges droites à peu convexes ; champ basal généralement de
même teinte que le reste du labelle, brun terne à brun sombre ; floraison printanière
............................................................. O. virescens M. Philippe [O. litigiosa E.G. Camus, O. araneola auct.]
G à tubercule III-V(VI) (pollinisé par Andrena sp. pl., Hyménoptères Andrenidae) 1-4 dm
dispersé en Fr. continentale calcaire ; 0-1200 mpelouses méso- à xérophiles basiphiles O-eur.O.
virescent-is, -i
Note Infraspécificité discutée. Au sens strict, O. virescens est un taxon méridional décrit de la région toulonnaise, à floraison assez
tardive : à partir d’avril sur le littoral, jusqu’en juin à l’étage collinéen. O. litigiosa, nom de remplacement pour O. pseudospeculum
auct., désigne le même Ophrys méditerranéen tardif : le type a été récolté fin avril aux environs de Montpellier (SOCA, Monde Pl. 478,
12-17, 2003). Il existe par ailleurs un 2e taxon plus septentrional, occupant la majeure partie de la Fr. mais R dans le Midi, ne possédant
actuellement pas de nom valide ; il diffère du précédent par son labelle long de 7-10 mm (vs 6-9 mm), de forme plus quadrangulaire, à
bords rabattus et de couleur plus terne (aucun de ces critères ne semble réellement discriminant), mais surtout par sa floraison plus
précoce de 4 à 6 semaines à conditions égales, ce qui suggère un pollinisateur différent. Cette plante précoce a souvent été appelée à tort
O. araneola Rchb. (SOCA, loc. cit., 2003).
26’Pétales larges de 3-4,5 mm, à L/l < 2, à marges généralement nettement convexes ; champ basal plus clair
que le reste du labelle, d’un brun-rouge vif à orangé ; floraison estivale ... O. argensonensis Guérin & Merlet
G à tubercule VI-VII 1,5-5 dm RR Centre-O ; 0-200 mpelouses xérophiles basiphiles O-
français O. argensonens-is, -i
27 Labelle*Mo229 à pilosité marginale ≥ 1 mm, à aspect hirsute, atteignant l’apex ; face interne des gibbosités
marquée d’une plage brillante (gibbosités exceptionnellement manquantes) ; champ basal d’un noir pourpré
intense comme le reste du labelle ..................................................................................... O. incubacea Bianca
[O. atrata auct. ; incl. subsp. castri-caesaris H. Van Looken = O. majellensis auct.]
cf. "Flora Gallica" (2014)
G à tubercule III-V (pollinisé par Andrena morio, Hyménoptère Andrenidae) 1,5-5 dm Corse, R
Midi ; 0-800 m ; mentions douteuses ailleurs pelouses xérophiles, garrigues, sous-bois clairs O-
médit.O. incubace-ae, -o
Note – O. incubacea est actuellement non typifiable car l’herbier Bianca demeure inaccessible. En limite d’aire N dans les Alp.-
Maritimes, l’espèce a donné une population atypique dont certains exemplaires (mais non tous) ont des gibbosités réduites à face interne
moins brillante, parfois manquantes : une introgression par une autre espèce sympatrique a été supposée ; ce microtaxon d’abord
confondu avec O. majellensis (Helga Daiss & Herm. Daiss) P. Delforge des Abruzzes, puis décrit comme « O. incubacea subsp. castri-
caesaris », demande des études complémentaires.
27’ Labelle à pilosité marginale ≤ 0,5 (0,8) mm, à aspect velouté, n’atteignant pas l’apex ; face interne des
gibbosités, lorsqu’elles existent, sans plage brillante ; champ basal et labelle de teintes variables ................ 28
28Pétales larges de 3,5-5,5 mm, à L/l normalement ≤ 2, à marges ± révolutées ; labelle*Mo228 à macule souvent
(non toujours) fortement fragmentée et mal délimitée ...................... O. aveyronensis (J.J. Wood) P. Delforge
[O. sphegodes subsp. aveyronensis J.J. Wood]
G à tubercule V-VI (pollinisé par Andrena hattorfiana, Hyménoptère Andrenidae) 1,5-4 dm
Causses ; 600-800 mpelouses xérophiles basiphiles NO-submédit. O. aveyronens-is, -i
28’Pétales larges de 2-4 mm, à L/l normalement > 2, à marges peu ou pas révolutées ; labelle*Mo230 à macule
cohérente et bien délimitée, sauf aberrations exceptionnelles ........................................................................ 29
29 Caractères suivants réunis : champ basal à L/l ~ 1, à nuance rouge prononcée ; appendice 0,5 mm de
long ; sépales verts .................................................................... O. provincialis (Baumann & Künkele) Paulus
[O. sphegodes subsp. provincialis Baumann & Künkele]
G à tubercule III-V (pollinisé par Anthophora atriceps, Hyménoptère Anthophoridae) 1-4 dm
Provence ; 0-800 m pelouses xérophiles et garrigues basiphiles S-français et ? NO-italien O.
provincial-is, -i
29’Au moins 1 des caractères suivants : champ basal à L/l < 1, brun terne à brun-orangé ; appendice < 0,5 mm
ou manquant ; sépales non verts ..................................................................................................................... 30
30Gynostème à angle droit ou faiblement aigu (70-90°) avec le labelle (mesurer l’angle entre l’axe dorsal du
gynostème et le plan de la macule du labelle) ; cavité stigmatique moins de 2 fois aussi large que haute ..... 31
30’ Gynostème*Mo232 à angle nettement aigu (45-70°) avec le labelle ; cavité stigmatique plus de 2 fois aussi
large que haute ................................................................................................................................................ 32
31 Macule à marge blanche contrastée ; labelle à marge jaune > 0,5 mm de large (parfois révolutée) ; pétales
normalement teintés à la fois de rose et de jaune .............................. O. arachnitiformis Gren. & M. Philippe
[O. splendida Gölz & Reinhardt]
G à tubercule IV-V — 1-3 dm Provence → Nîmes ; 0-600 m ; occasionnel ? Haute-Normandie
pelouses et garrigues xérophiles Provençal O. arachnitiform-is, -i
Note – VAN LOOKEN (Liparis 6 (2), 3-76, 2000, etc.) démontre à juste titre que O. arachnitiformis a été utilisé par GRENIER & PHILIPPE
pour décrire le taxon tardif de Provence, alors que le taxon précoce était rattaché par GRENIER lui-même, à juste titre également, à O.
exaltata. Si le nom O. splendida a le mérite de ne pas être ambigu, O. arachnitiformis demeure largement prioritaire et doit être
réhabilité dans son sens initial.
31’ Macule sans marge ou à marge blanchâtre peu nette, rarement contrastée ; labelle à marge jaune
généralement ≤ 0,5 mm ou nulle ; pétales exceptionnellement teintés à la fois de rose et de jaune
................................................................................................................................................... O. exaltata Ten.
[incl. O. gallica Van Looken = O. arachnitiformis auct., O. occidentalis Scappaticci & Demange = O.
exaltata subsp. marzuola Geniez et al.]
G à tubercule II-IV (pollinisé par Colletes cunicularius, Hyménoptère Colletidae) 1-3 dm Midi
large, R Centre-O ; 0-600 m pelouses xérophiles, garrigues et sous-bois clairs basiphiles SO-eur.
O. exaltat-ae, -o
Note – O. exaltata d’Italie, « O. gallica » de Provence et « O. occidentalis » de la région occitane n’ont aucun caractère morphologique
discriminant et leurs aires géographiques respectives sont en continuité ; tout au plus peut-on noter la prédominance des périgones blancs
en Provence (sauf sur certains sites) et verts plus à l’O, mais l’absence d’autres éléments et l’inconstance de ce caractère lui-même
plaident en faveur d’un unique taxon non subdivisible.
32 Labelle brun foncé, à champ basal généralement plus clair ; gibbosités bien marquées, au moins chez la
majorité des exemplaires ................................................................... O. aranifera Huds. [O. sphegodes auct.]
aLabelle 9-14 mm ; floraison printanière ; sépales le plus souvent verts ............................ subsp. aranifera
G à tubercule IV-VI (pollinisé par Andrena sp. pl., Hyménoptères Andrenidae) 1-3 dm dispersé
en Fr. continentale calcaire ; 0-800 m ; nul plaines méditerranéennes pelouses xérophiles basiphiles
O-eur. O. aranifer-ae, -o
a’Labelle 9-14 mm ; floraison en fin d’hiver ; sépales le plus souvent blancs à nervure verte
....................................................................................................................... subsp. praecox (Corrias) Véla
cf. "Flora Gallica" (2014)
[O. sphegodes subsp. praecox Corrias, O. panormitana var. praecox (Corrias) Paulus & Gack]
G à tubercule II-IV (pollinisé par Andrena sp. pl., Hyménoptères Andrenidae) 1,5-4 dm S
Corse ; 0-200 mpelouses xérophiles et garrigues basiphiles Tyrrhénien O. praecoc-is, -i
a’’Labelle 7-11 mm ; floraison en fin d’hiver ; sépales toujours verts
................................................................................................. subsp. massiliensis (Viglione & Véla) Véla
[O. massiliensis Viglione & Véla ; incl. O. classica Devillers-Tersch. & Devillers]
G à tubercule I-IV (pollinisé par Andrena sp. pl., Hyménoptères Andrenidae) — 1-4 dm Midi ; 0-
700 mpelouses xérophiles basiphiles N-médit. O. massiliens-is, -i
Note – Un problème nomenclatural encore débattu à ce jour oppose 2 écoles. La 1re, suivie ici, considère que le protologue d’O.
sphegodes Mill. décrit clairement une plante tout autre, probablement O. apifera ; elle a l’avantage de maintenir l’usage traditionnel du
nom O. aranifera pour désigner l’ophrys araignée commun (VELA, L’Orchidophile 154, 259-261, 2002 ; SOCA, Monde Pl. 480, 23-26,
2003). La 2e préconise le maintien de O. sphegodes, car le descripteur visait bien l’ophrys araignée et l’inadéquation n’est due qu’à une
erreur de mise en page de la 8e édition de son ouvrage (DEVILLERS-TERSCHUREN et al., Natural. Belges 87 (Orchid. 19), 85-120, 2006).
L’argumentation de ces derniers auteurs est fondée, mais leur conclusion ne l’est pas, car cette erreur a simplement pour effet d’invalider
toutes les espèces décrites dans cette édition. Par ailleurs, l’argument concernant la stabilité du nom usuel favorise le binôme O.
aranifera, en vigueur durant 2 siècles alors que O. sphegodes ne l’a été que pendant une trentaine d’années.
32’Labelle sombre ou à nuance noir-pourpré (couleur tendant vers O. incubacea), à champ basal aussi sombre
que le fond ; gibbosités souvent nulles ou très émoussées ................................................ O. passionis Sennen
[incl. O. garganica O. Danesch & E. Danesch, O. caloptera Devillers-Tersch. & Devillers]
G à tubercule III-V (pollinisé par Andrena carbonaria, Hyménoptère Andrenidae) 1-3 dm O,
SO, Midi ; 0-1000 mpelouses xérophiles basiphiles O-médit.-atl. O. passionis
Note Il existe un problème nomenclatural concernant le binôme O. passionis, d’abord interprété par erreur comme nomen nudum
(BAUMANN & KÜNKELE, Mitt.Bl. Arbeitskr. Heim. Orch. Baden-Württ. 18 (3), 306-688, 1985) et, sur cette base, validé comme nomen
novum par DEVILLERS & DEVILLERS-TERSCHUREN (Natural. Belges 75 (Orchid. 7), 273-400, 1994). Ce choix aurait donné l’antériorité
à O. garganica. En fait, la mise en évidence de documents méconnus de E. SENNEN prouve que sa description était valide et associée à
un matériel type catalan bien identifiable (LEWIN & SOCA, J. Bot. Soc. Bot. France 14, 49-52, 2001). Plus tard, DEVILLERS &
DEVILLERS-TERSCHUREN (Natural. Belges 87 (Orchid. 19), 228-251, 2006) tentent de démontrer que ce type catalan appartient à O.
exaltata s.l. et créent donc un nouveau binôme (« O. caloptera ») pour le taxon de l’Aude. Cette position est réfutée par ARNOLD (Acta
Bot. Barcin. 51, 5-16, 2008). C’est à ce dernier avis, raisonnable et correctement argumenté, que nous nous rangeons.
... ficalhoana, Cephalanthera longifolia, etc. La sousespèce scolopax qui se distingue par ses fleurs à labelle plus grand n'a pas encore été observée dans la région. En réalité ces deux taxons se comportent en Algérie et en Tunisie comme des espèces stables sympatriques et synchrones (De bélair et al., 2005;Martin et al., 2015), mais la situation est plus confuse en France (Véla & tison, 2014) Quatre individus de cet ophrys tenthrède précoce ont été notés dans une formation à Pinus halepensis sur le versant nord de Djebel Bou-Taleb le 7 avril 2015 à 1 235 m d'altitude. ...
Article
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La wilaya de Sétif, réputée par sa richesse floristique et pour sa diversité écologique, héberge une biodiversité floristique remarquable. Cette biodiversité nécessite une bonne investigation sur terrain afin de localiser, d’identifier et de cartographier les espèces rares et menacées de cette région. Parmi ces espèces, les orchidées demeurent les plus emblématiques en raison de leur beauté, mais aussi de la fragilité de leurs habitats et des menaces qui pèsent sur leur préservation. Les auteurs présentent dans cet article les nouvelles stations d’orchidées découvertes dans la wilaya de Sétif. Vingt-six (26) espèces et sous-espèces d’orchidées ont été observées, identifiées et géolocalisées. Parmi ces espèces, Orchis purpurea subsp. purpurea, Dactylorhiza maculata subsp. battandieri, Orchis mascula subsp. maghrebiana, Ophrys omegaifera subsp. hayekii et Ophrys marmorata subsp. marmorata ont été observées pour la première fois dans la région. Dactylorhiza elata s.l. est bien représenté, mais seulement dans des zones humides soumises à des dégradations humaines récentes ce qui fait craindre pour sa pérennisation. Mots clés. – Orchidaceae, Anacamptis, Cephalanthera, Dactylorhiza, Himantoglossum, Ophrys, Orchis, Platanthera, Serapias, Djebel Babor, Djebel Bou Taleb, Djebel Megriss.
Thesis
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From the biodiversity inventory to conservation priorities in the Mediterranean Basin hotspot: can we fill knowledge gaps? As a field naturalist, my doctoral research in plant ecology has focused on the biodiversity of open Mediterranean environments, conducted in parallel with a professional activity in a design office. This knowledge of botany, extended to the entire western Mediterranean, has subsequently allowed me to write chapters of books (monographs, identification keys, synonymic indexes, catalogs) on the flora of France and North Africa, then of the Middle East. In collaboration with various European teams and Maghreb researchers, I started work on new lines of research (integrative systematics, biogeography and phylogeny). I diversified biological models (molluscs) and assimilated new methods (biochemistry, molecular genetics). Various endemic species have served as integrative models that we are studying at all levels, from in situ inventory and conservation, to the phylogenetic and paleo-ecological origins of endemism, works done in the context of several Ph.D. I participated and/or co-directed. Within the research unit AMAP, I collaborated with Tela Botanica on the Pl@ntNet project (https://plantnet.org/) which continues through the Floris'Tic project (http://floristic.org/), with activities dedicated to the flora of North Africa and the Middle East. I refocused my research on descriptive botany and biodiversity cataloguing, through collaborative networking and the use of computerised information storage and taxonomic identification tools on the Mediterranean flora. I now focus on describing the unknown biodiversity in the Mediterranean hotspot, combining classical (morphological) and modern (molecular) approaches. My research project is to continue the momentum that I initiated over the last dozen years. This project deals with biogeography, taxonomy and conservation in the service of knowledge, protection and promotion of biodiversity in the Mediterranean, particularly in the countries of the southern and eastern shores. It aims in the medium and long term to participate in the filling of the taxonomic deficit in areas of biodiversity hotspots but coldspots of knowledge, such as the Maghreb and the Mediterranean Middle East. The objective is the reappropriation, by the Maghrebian and Middle Eastern scientific corps, of a long and rich history of the biodiversity knowledge, partially interrupted for half a century, and whose historical collections of Montpellier (MPU), Paris (P), Geneva (G) or Barcelona (B) herbaria are its precious memory. The project draws its regional coherence through a natural biogeographic convergence and integrates all the disciplines from the biodiversity inventory to the decision support tools. The project is structured around three objectives: 1) Improvement and capitalization of fundamental knowledge on Mediterranean botany in the Maghreb and the Middle East; 2) Training and assistance, in southern countries, of field teams, mixing professionals and amateurs; 3) Production of practical identification tools, classical or modern, adapted to the needs of botanists and ecologists.
5) mm, généralement un peu > sépales
  • De............................................................................................................ Labelle Long
Labelle long de (12,5)13-18(18,5) mm, généralement un peu > sépales .............................................................................................................. O. bertolonii Moretti subsp. bertolonii c f. " F l o r a G a l l i c a " ( 2 0 1 4 )
à labelle plus petit (11-14 mm), peuvent être retenus comme sous-espèces
  • La Variabilité De
La variabilité de O. bertolonii a induit plusieurs descriptions de taxons de faible valeur, distincts seulement par la taille du labelle et/ou le pollinisateur ; 2, à labelle plus petit (11-14 mm), peuvent être retenus comme sous-espèces : subsp. balearica (P. Delforge) L. Sáez & Rosselló [incl. O. explanata (Lojac.) P. Delforge], des Baléares et de Sicile, pollinisé par C. sicula ; subsp. bertoloniiformis (O. Danesch & E. Danesch) H. Sund., des Pouilles (S.-E.-Italie), pollinisé par C. benoistii (VEREECKEN & PATINY, loc. cit.).
Mo226 à apex peu ou pas échancré, à appendice souvent > 1 mm de long ; champ basal à L/l > 1, parfois mal délimité lorsque la macule n'est pas reliée
  • .................................................................... Au Gynostème
Pétales à poils courts donnant un aspect velouté à l'oeil nu ; labelle* Mo226 à apex peu ou pas échancré, à appendice souvent > 1 mm de long ; champ basal à L/l > 1, parfois mal délimité lorsque la macule n'est pas reliée au gynostème...................................................................... O. morisii (Martelli) Soó [O. exaltata auct.] G à tubercule — III-V — 2-4 dm (pollinisé par Anthophora sicheli, Hyménoptère Anthophoridae) — R Corse ; 0-800 m — pelouses xérophiles et garrigues basiphiles — Cyrno-sarde — O. morisii
à marges droites à peu convexes ; champ basal généralement de même teinte que le reste du labelle, brun terne à brun sombre
  • ............................................................. O Floraison Printanière
Pétales larges de 2-3,5 mm, à L/l > 2, à marges droites à peu convexes ; champ basal généralement de même teinte que le reste du labelle, brun terne à brun sombre ; floraison printanière ............................................................. O. virescens M. Philippe [O. litigiosa E.G. Camus, O. araneola auct.] G à tubercule — III-V(VI) (pollinisé par Andrena sp. pl., Hyménoptères Andrenidae) — 1-4 dm — dispersé en Fr. continentale calcaire ; 0-1200 m — pelouses méso-à xérophiles basiphiles — O-eur.— O. virescent-is, -i
atteignant l'apex ; face interne des gibbosités marquée d'une plage brillante (gibbosités exceptionnellement manquantes) ; champ basal d'un noir pourpré intense comme le reste du labelle
  • Labelle
Labelle* Mo229 à pilosité marginale ≥ 1 mm, à aspect hirsute, atteignant l'apex ; face interne des gibbosités marquée d'une plage brillante (gibbosités exceptionnellement manquantes) ; champ basal d'un noir pourpré intense comme le reste du labelle..................................................................................... O. incubacea Bianca [O. atrata auct. ; incl. subsp. castri-caesaris H. Van Looken = O. majellensis auct.]
Hyménoptère Andrenidae) — 1,5-4 dm — Causses ; 600-800 m — pelouses xérophiles basiphiles — NO-submédit. — O. aveyronens-is
  • G Tubercule
G à tubercule — V-VI (pollinisé par Andrena hattorfiana, Hyménoptère Andrenidae) — 1,5-4 dm — Causses ; 600-800 m — pelouses xérophiles basiphiles — NO-submédit. — O. aveyronens-is, -i
nuance rouge prononcée ; appendice ≥ 0,5 mm de long ; sépales verts O. provincialis (Baumann & Künkele) Paulus [O. sphegodes subsp. provincialis Baumann & Künkele] G à tubercule — III-V (pollinisé par Anthophora atriceps
  • Réunis.................................................................. Caractères Suivants
Caractères suivants réunis : champ basal à L/l ~ 1, à nuance rouge prononcée ; appendice ≥ 0,5 mm de long ; sépales verts.................................................................... O. provincialis (Baumann & Künkele) Paulus [O. sphegodes subsp. provincialis Baumann & Künkele] G à tubercule — III-V (pollinisé par Anthophora atriceps, Hyménoptère Anthophoridae) — 1-4 dm — Provence ; 0-800 m — pelouses xérophiles et garrigues basiphiles — S-français et ? NO-italien — O. provincial-is, -i
70-90°) avec le labelle (mesurer l'angle entre l'axe dorsal du gynostème et le plan de la macule du labelle) ; cavité stigmatique moins de 2 fois aussi large que haute
  • Gynostème
Gynostème à angle droit ou faiblement aigu (70-90°) avec le labelle (mesurer l'angle entre l'axe dorsal du gynostème et le plan de la macule du labelle) ; cavité stigmatique moins de 2 fois aussi large que haute..... 31
5 mm de large (parfois révolutée) ; pétales normalement teintés à la fois de rose et de jaune
  • .............................. O Macule À Marge Blanche Contrastée
Macule à marge blanche contrastée ; labelle à marge jaune > 0,5 mm de large (parfois révolutée) ; pétales normalement teintés à la fois de rose et de jaune.............................. O. arachnitiformis Gren. & M. Philippe [O. splendida Gölz & Reinhardt] G à tubercule — IV-V — 1-3 dm — Provence → Nîmes ; 0-600 m ; occasionnel ? Haute-Normandie — pelouses et garrigues xérophiles — Provençal — O. arachnitiform-is, -i
La 2 e préconise le maintien de O. sphegodes, car le descripteur visait bien l'ophrys araignée et l'inadéquation n'est due qu'à une erreur de mise en page de la 8 e édition de son ouvrage
  • Devillers-Terschuren
La 2 e préconise le maintien de O. sphegodes, car le descripteur visait bien l'ophrys araignée et l'inadéquation n'est due qu'à une erreur de mise en page de la 8 e édition de son ouvrage (DEVILLERS-TERSCHUREN et al., Natural. Belges 87 (Orchid. 19), 85-120, 2006).