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Actes des 2èmes Journées d'Informatique et Archéologie de Paris – JIAP 2010

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http://www.progettocaere.rm.cnr.it/databasegestione/open_block_pages_sup.asp?IDyear=2012-01-01 Les Journées Informatique et Archéologie de Paris (JIAP 2010) se sont déroulées les 11 et 12 juin 2010 à l’Institut d’Art et d’Archéologie à Paris, pour leur deuxième édition, créant une périodicité de deux ans entre chaque édition, que tous les participants espèrent pérenne. Au cours de ces deux journées, une quarantaine de communications ont été présentées dans le grand amphithéâtre de l’Institut d’Art et d’Archéologie. Elles ont illustré un programme construit autour de l’émergence de normes et de standards dans la pratique archéologique, des applications des Systèmes d’Information Géographiques et des applications de numérisation 3D et de réalité virtuelle en Archéologie. L’apparition et le développement de normes et de standards dans l’Archéologie est un phénomène récent mais inéluctable, lié à la professionnalisation des métiers de l’archéologie. Dans le monde moderne, il n’est pas d’activités, que ce soit dans l’Industrie (normes techniques, normes de fabrication), dans l’administration (procédures), dans les Services (règles bancaires, règles comptables), dans la communication (ontologies) qui ne nécessitent pas un travail de normalisation internationale des métiers, des processus et des données. En archéologie, les projets documentaires nés dans les années 1970 à un niveau national (bibliographie, inventaire général, banque de données muséologiques, carte archéologique, etc.) ont été renouvelés dans les années 1990 par le développement mondial d’Internet et amplifiés par le multimédia (plans, cartes, images, 3D, son, vidéo). La recherche documentaire a été popularisée par les performances sans cesse améliorées à prix constant des équipements informatiques et l’efficacité des moteurs de recherche. Aux mots-clés des lexiques et des thésaurus de naguère, ont succédé l’indexation automatique et les ontologies d’aujourd’hui qui les standardisent et les structurent. La standardisation des ontologies ou métadonnées se développe rapidement dans le cadre de l’ISO (Organisation Internationale de Normalisation et son homologue français, l’AFNOR) avec l’accélération du Web sémantique : les métadonnées Dublin Core (ISO 15836) en 2003 ; la norme CIDOC pour le Patrimoine culturel (ISO 21127) en 2006 ; les Informations géographiques (ISO 19115,19139) ; la gestion des documents d’archives (ISO 15489), etc. Les documents donnant l’état de l’art d’une activité, autrement dit les meilleures pratiques (anglicisme de « best practices »), se développent en archéologie. En France, les Normes de contenu et de présentation des rapports d'opérations archéologiques on fait l’objet de l’Arrêté du 27 septembre 2004 signé par R. Donnedieu de Vabres et F. Fillon. Au Canada, le Ministère de la Culture d’Ontario a publié en 2009 des « Draft Standards and Guidelines for Consultant Archaeologists”. Au niveau institutionnel, des directives européennes sont venues apporter leur contribution : la convention de Malte (1992) sur la protection du patrimoine archéologique ; la directive européenne 93/7/CEE (1993) modifiée en 1996 et 2001, sur la restitution des biens culturels ; ou la directive européenne Inspire 2007/2/CEE concernant l’infrastructure de données géographiques. Ces quelques exemples démontrent que le processus de normalisation et de standardisation des métiers, des tâches, des rapports, des métadonnées et des données est en marche pour l’Archéologie. Dans ce domaine, l’archéologie anglo-saxonne est en pointe. Il serait dommageable pour l’archéologie française de ne pas être présente dans les commissions de normalisation (comme par exemple pour la norme CIDOC) et d’être obligée de modifier inéluctablement ses processus métiers et ses applications informatiques pour les implémenter a posteriori avec le retard et les coûts induits. Normaliser un rapport de fouilles d’archéologie préventive ou programmée est une demande administrative. Mais la production de ce rapport est le résultat d’un processus d’enregistrement et de traitement des données dans un Système d’Information Archéologique, effectué dans le cadre d’une opération de prospection ou de fouilles archéologiques. Pour l’archéologue, la normalisation doit donc se faire en amont et non en aval. La première partie des JIAP 2010 a ainsi été consacrée à des communications traitant de façon plus ou moins formelle ou plus ou moins explicite de cette nécessaire normalisation pour les métiers et les processus (urbanisation), l’enregistrement des données, les métadonnées et les ontologies, les outils logiciels. La deuxième partie a été consacrée à l’application des Systèmes d’Information Géographique en contexte archéologique préventif, urbain ou programmé. Les communications révèlent ici les progrès réalisés par l’archéologie française à partir des années 2000 dans un domaine où un retard important de plus de dix ans avait été noté par rapport à l’archéologie anglo-saxonne. L’article de L. Costa montre cependant qu’entre les applications cosmétiques « pour faire scientifique » et obtenir budget et création de poste d’une part et les projets réels aboutissant à des résultats archéologiques significatifs d’autre part, une sévère mais indispensable autocritique était nécessaire. La troisième partie a bien démontré la révolution que les applications de numérisation 3D vont apporter à tous les domaines de l’archéologie et l’intérêt des techniques de réalité virtuelle comme outil de recherche et de médiation culturelle. La table ronde qui avait réuni le samedi après-midi les acteurs majeurs de la réalité virtuelle en France a confirmé l’espoir considérable qu’apportent ces nouvelles techniques dans ce qu’était l’utopie 3D et qui devient aujourd’hui une réalité.
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