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Valeur pastorale, productivité et connaissances endogènes de l’effet de l’invasion, par Hyptis suaveolens L. Poit., des pâturages naturels en Zone soudano-guinéenne (Bénin)

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... Invasive plants constitute, amount many others, a major constraint for the breeding of domestic ruminants. At the environmental level, some invasive alien species can threaten gravely the plant communities, which constitute a biotope with higher biological value for grasslands (Ng'weno et al., 2009;Oumorou et al., 2010). A review study suggests that African savannas are less severely invaded than those on other continents (Foxcroft et al., 2010). ...
... In the grasslands, these alien invasive species act as non-edible plants by the ruminants (Aboh et al., 2008). The abundance and the dominance of edible species drop in colonized vegetation form to the advantage of inedible species (Oumorou et al., 2010). The spatial distribution of Chromolaena odorata and Hyptis suaveolens across grasslands vary largely. ...
... This grassland provides the main energy consumed by the cattle. Its evidence, that invasion grassland by non edible plants such as H. suaveolens and C. odorata, impact negatively cattle production enterprises through the reduction of forage production and livestock carrying capacity (Huntsinger et al., 2007;Ng'weno et al., 2009;Oumorou et al., 2010). The implications for sustainable grassland management, is that grazing management must be integrated into the restoration of the plateau ecosystem. ...
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Objectives: Soil properties-invasive vegetation relationships remains uninvestigated. This study aimed at analyzing the main ecological factors, which explain the spatial distribution of two invasive species: Chromolaena odorata (Siam weed) and Hyptis suaveolens (Tea-bush). Methodology and Results: The Data were collected in 33 plots installed randomly according to the phytosociological method. These data were submitted to the Canonical Analysis of Correspondence. The, wet grasslands contamined were distinguished from grasslands of dry plateaus. A difference was also made between establishment and invasion from the step of contamination of both plants. The relevant edaphic main factors related to grasslands on dry plateau were sandy rate, pH, potassium and carbon rate. Wet grasslands of floodplains were located on soils with a high concentration of clay and silt, phosphorus, calcium and magnesium, as well as a high cation exchange capacity. Conclusions and application of findings: It could be concluded that the texture-moisture of the soil is the main factor, which explained the invasion intensity and the floristic composition of the investigated savannah. Dry plateau soil and oligotrophe induced the development of these alien plants. Therefore, it was suggested planning activities to prevent the expansion of these species on dry plateau grasslands. Keywords: alien plants, Canonical analysis of correspondence, dry plateau, floodplain, plant community, soil properties
... L'inventaire des pâturages a tenu compte de trois stades d'invasion, en fonction du degré d'invasion (Richardson et al., 2000;Oumorou et al., 2010) exprimé en pourcentage de recouvrement de sol de la plante envahissante au sein du pâturage naturel. Le stade 1 correspond au stade de contamination ou non envahie (Témoin); c'est le stade durant lequel la plante envahissante a un recouvrement variant de 0 à 10%. ...
... Des échantillons de 150 g par catégorie d'espèce sont pris et séchés à l'étuve à 105 °C jusqu'à poids constant pour l'estimation de la production totale de biomasse en matière sèche. Les données de la phytomasse totale consommable sont utilisées pour calculer la capacité de charge annuelle de chaque pâturage (Agonyissa et Sinsin, 1998 ;Oumorou et al., 2010). ...
... Cet indice de qualité traduit l'intérêt zootechnique de chaque espèce herbacée pour une ou plusieurs espèces animales (Daget et Poissonet, 1971) et a concerné, dans le cadre de cette étude, les bovins. Chez les éleveurs Peulh, l'intérêt zootechnique recouvre la palatabilité (graminées consommées sans hésitation et graminées consommées occasionnellement) et la productivité (le volume de ressources fourragères) (Oumorou et al., 2010). Face aux effets néfastes de C. odorata sur les parcours rapportés, les cycles d'exploitation des pâturages suivent la rationalité des éleveurs afin d'adapter le taux de charge animale aux disponibilités fourragères. ...
... Dans la sous-région ouestafricaine, plusieurs études ont été conduites sur les paturages naturels. Certaines etudes ont porté sur la productivité, la valeur pastorale et les changements végétaux liés à l'exploitation pastorale (Botoni et al., 2006 ;Saidou et al., 2010 ;Ngom et al., 2012 ;Amegnaglo et al., 2018 ;Dan Gomma et al., 2019 ;Konare et Coulibaly, 2019) d'autres ont porté sur la prolifération des espèces envahissantes sur ces parcours (Chaibou, 2000, Thiombiano et al., 2009, Oumorou et al., 2010Aboh et al., 2012) ou la valorisation de ces espèces en alimentation animale (Kiema et al., 2008 ;Soumana et al., 2016). Au Niger, Sida Cordifolia L. est l'une des principales espèces herbacées envahissantes sur les parcours. ...
... Sur chaque aire de pâturage, les placeaux de relevés ont été disposées à des intervalles de 300 à 500 m dans le sens de la longueur de l'aire et dans le cas d'une géomorphologie assez prononcée, les relevés ont été effectués sur toutes les unités géomorphologiques. Faire la typologie des pâturages en fonction du recouvrement moyen du sol de Sida cordifolia L. Pour ce faire, trois types de pâturages ont été définis (Oumorou et al., 2010;Aboh et al., 2012) : ...
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RESUME Cette étude vise à caractériser la prolifération de Sida cordifolia L. sur les parcours naturels au Niger. Les données, collectées au moyen de relevés phytosociologiques, ont permis de caractériser par zone bioclimatique, l'abondance et la dominance des espèces herbacées en mettant en exergue Sida cordifolia L. Une typologie des pâturages faite en fonction de leur degré de colonisation par cette espèce a permis de distinguer trois types de pâturage : les pâturages colonisés (fortement ou moyennement, faiblement), tous situés au sud et ou au centre de la région en zone agricole ou agropastorale, soumis à une très forte pression pastorale et les pâturages non colonisés par cette espèce, essentiellement situés au nord de la région en zone pastorale, soumis à une faible pression animale. La pression pastorale serait la cause principale de la prolifération de Sida cordifolia L. sur ces parcours. Ainsi, les pâturages non ou faiblement colonisés seraient fortement colonisés si la pression de pâture ne diminue pas. Il est donc nécessaire d'adapter la charge animale aux capacités de charge de ces pâturages afin de renverser cette tendance à la dégradation de ces écosystèmes pastoraux et améliorer leur valeur pastorale. ABSTRACT This study aims to characterize the proliferation of Sida cordifolia L. on natural rangelands in Niger. The data, collected by phytosociological surveys, made it possible to characterize by abundance and dominance of herbaceous species by bioclimatic zone, highlighting Sida cordifolia L. A typology of pastures made according to their degree of colonization by this species made it possible to distinguish three types of pasture: colonized pastures (strongly or moderately, weakly), all located in the south and or in the center of the region in agricultural or agro-pastoral zones, subjected to very strong pastoral pressure and pastures not colonized by this species, mainly located in the north of the region in pastoral areas, subject to low animal pressure. Pastoral pressure is the main cause of the proliferation of Sida cordifolia L. on these rangelands. Thus, non-colonized or poorly colonized pastures would be strongly colonized if the pasture pressure does not decrease. It is therefore necessary to adapt the animal load to the carrying capacity of these pastures in order to reverse this deteriorating tendency of these pastoral ecosystems and improve their pastoral value.
... Au total, 40 relevés linéaires ont été effectués selon la méthode des points-quadrats alignés (Oumorou et al., 2010). Par type de formation végétale, 3 lignes de 10 m ont été parcourues suivant la diagonale, soit 150 points analysés. ...
... En effet, la composition floristique apparaît comme un indicateur qualitatif et quantitatif fiable des conditions écologiques stationnelles dans la répartition spatiale des espèces Ali et al., 2014 ;Moussa et al., 2017). Les conditions édaphiques et topographiques par exemple déterminent la répartition spatiale des espèces (Oumorou et al., 2010 ;Orthmann, 2005). Les travaux de Toko Imorou (2013) ont révélé de fortes valeurs de richesses obtenues dans les basses positions topographiques du fait de la profondeur et de l'humidité permanente des sols, alors que les faibles valeurs de diversité sont obtenues dans les groupements végétaux où les conditions édaphiques, l'insolation ou la pression anthropique constituent des facteurs limitant. ...
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La caractérisation des parcours naturels est un enjeu majeur pour protéger ces derniers et maintenir la productivité des systèmes d’élevage pastoraux. Cette recherche a été réalisée à la périphérie de la réserve de biosphère transfrontalière du W du Bénin. Le but est de mieux connaître les écosystèmes pâturés autour de la réserve et d’analyser la perception des éleveurs transhumants sur ces pâturages. Les approches phytosociologique et socio-économique ont été utilisées. Au total 225 personnes ont été interrogées. Les résultats ont révélé 132 espèces végétales réparties en 93 genres et 41 familles sur des pâturages à Spermacoce radiata et Anogeissus leiocarpa, Kyllinga squamulata et Diospyros mespiliformis, Alysicarpus glumaceus et Detarium microcarpum, Paspalum scrobiculatum et Prosopis africana. Le choix de cette zone par les transhumants nationaux et sahéliens est lié à la bonne valeur pastorale (52,79% dans les pâturages à Paspalum crobiculatum et Prosopis africana), la richesse en essences fourragères riches en énergie (Poaceae) et en protéines (Leguminosae et Rubiaceae). La zone est soumise à de fortes pressions anthropiques qui engendrent des difficultés d’alimentation du bétail. Les éleveurs utilisent ainsi leurs savoirs sur les ressources fourragères pour s’adapter. Ils connaissent bien celles qui sont les plus appétées par les animaux et celles devenues rares ou en voie de disparition. Mots clés : Phytosociologie, perception, valeur pastorale, embroussaillement. English Title:Characterization of the transhumance route at the periphery of the transboundary biosphere reserve in W Benin The characterization of natural rangelands is a major challenge to protect them and maintain the productivity of pastoral livestock systems. This research was carried out on the outskirts of the W B. transboundary biosphere reserve in Benin. The aim was to have a better understanding of the grazed ecosystems around the reserve and to analyze the perception of transhumant pastoralists on these pastures. Phytosociological and socio-economic approaches were used. A total of 225 people were interviewed. The results revealed 132 plants species divided into 93 genera and 41 families on pastures with Spermacoce radiata and Anogeissus leiocarpa, Kyllinga squamulata and Diospyros mespiliformis, Alysicarpus glumaceus and Detarium microcarpum, Paspalum scrobiculatum and Prosopis africana. The choice of this area by national and Sahelian transhumants is linked to the good pastoral value (52.79% in pastures with Paspalum scrobiculatum and Prosopis africana), the richness in fodder species rich in energy (Poaceae) and proteins (Leguminosae and Rubiaceae). The area is subject to strong anthropogenic pressures which cause difficulties in feeding livestock. Breeders use their knowledge of fodder resources to adapt. They are familiar with those that are the most palatable by animals and those that have become rare or endangered. Keywords: Phytosociology, perception, pastoral value, encroachment.
... Conscient de cette situation, le gouvernement du Bénin a initié plusieurs fermes d'Etat, dont quatre fermes d'élevage, pour augmenter la production en produits animaux du pays. Malheureusement les pâturages artificiels de ces fermes d'élevage sont de jour en jour dégradés sous l'action de plusieurs facteurs anthropozoïques Aboh et al., 2009;Oumorou et al., 2010). En effet, l'exploitation fréquente et intense des pâturages est un facteur essentiel dans la détermination de la structure et de l'organisation des communautés végétales, ce qui influe sur la dynamique des écosystèmes pâturés, et par conséquent agit de façon significative sur la capacité de production et la valeur des pâturages (Sternberg et al., 2003). ...
... Ainsi, Houinato (2001), dans la région des Monts Kouffé a enregistré une phytomasse maximale moyenne de 4,9 ± 1,57 t.MS.ha -1 , mais qui a varié de 2,8 à 7,3 t.MS.ha -1 . Oumorou (2003) dans la zone de Nikki a signalé des valeurs de 3,7 à 5,4 t.MS.ha -1 . Agonyissa et Sinsin (1998) ont obtenu des variations allant de 3,4 à 5,2 t.MS.ha -1 dans la forêt classée de WariMaro (9°40' N).Les résultats obtenus dans le cadre de cette étude indiquent que la production de biomasse des nouvelles pousses est faible compte tenu de leur jeune âge car n'étant pas encore bien enracinées. ...
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L'objectif de l’etude est d’evaluer l’effet du mode d’exploitation sur le developpement des organes de regeneration des graminees vivaces et leur productivite dans les pâturages artificiels des fermes d’elevage de Kpinnou, de Samiondji et de l’Okpara au Benin. Les donnees ont ete collectees sur les trois fermes au pic de biomasse au cours du mois d'octobre. Les mesures de densite de touffes et de la surface des plateaux de tallage ainsi que la recolte de biomasse ont ete realisees dans 27 parcelles de Panicum maximum var. C1 âgees de 2 ans, 5 ans et 10 ans en prenant en compte les parcelles fauchees, les parcelles moyennement pâturees et les parcelles fortement pâturees. Les resultats ont montre que le nombre moyen de touffes par m² est plus eleve pour tous les pâturages en condition de surpâturage qu’en condition de non pâture. La moyenne etait de 15,68 touffes.m -2 dans les zones surpâturees contre 6,00 touffes.m -2 dans les zones fauchees. La densite moyenne des touffes dans les pâturages en condition de pâture moyenne etait de 8,76 touffes.m -2 . La surface des plateaux de tallage et la production de biomasse ont evolue inversement a la densite des touffes, en fonction de l’âge et de l’intensite de pâture. La surface moyenne couverte par les plateaux de tallage en condition de fauche etait 336,29 cm 2 .m -2 contre 219,61 cm 2 .m -2 en condition de surpâture. La surface moyenne couverte au sol dans les zones d'exploitation moyenne etait de 251,97 cm 2 .m -2 . Ceci confirme que la pâture a des impacts tres evidents sur les pâturages artificiels exploites par le betail. Mots cles : Groupements vegetaux artificiels, pâture, plateaux de tallage, densite de touffes.
... L'estimation de la phytomasse produite en période active a été réalisée par la méthode de coupes rases au pic de biomasse (Oumorou et al., 2010). Elle consiste à faucher l'herbe au stade de maturation des semences à l'intérieur de placeau de 1 m 2 (Photo 1A) répartis sur les L'analyse est basée sur des tableaux floristiques et permet de réduire la variabilité floristique entre relevés à un nombre réduit (deux ou trois en général) d'axes factoriels (Mahamane, 2005 ...
... Les changements d'utilisation des terres causés par les actions humaines facilitent l'établissement, l'abondance et la prolifération des plantes envahissantes (Pyšek et al., 2010;Vilà & Ibáñez, 2011) et impactent la biodiversité au niveau mondial (Elton, 1958;Lambin & Geist, 2008;Alkama & Cescatti, 2016;Maxwell et al., 2016;Fried, 2019 (Cronk & Fuller, 1995; UICN/PACO, 2013). Les plantes envahissantes affectent aussi la production agricole (Chevalier, 1951;Anning & Yeboah-Gyan, 2007;Gianessi, 2009;Thiombiano et al., 2009;Oumorou et al., 2010;Pratt, Constantine & Murphy, 2017). ...
Thesis
Les changements d’utilisation des terres imposés par les activités humaines sont souvent présentés comme l’un des principaux facteurs qui facilitent l’établissement, l’abondance et la prolifération des plantes envahissantes. En Afrique de l’Ouest, la prolifération de ces plantes envahissantes modifie l'intégrité écologique des écosystèmes des aires protégées et de leurs périphéries et entraîne aussi par ailleurs des pertes de rendement agricoles. Dans ce contexte, comment peut-on expliquer l’abondance et la distribution des plantes envahissantes dans les savanes soudano-guinéennes de l’Afrique de l’Ouest ?Pour répondre à cette question, ce travail de thèse ambitionne de contribuer à une meilleure compréhension des dynamiques et cinématiques paysagères et de leurs effets sur l’évolution de la végétation et sur la distribution et l’abondance des plantes envahissantes dans les écosystèmes guinéens dans et autour de l’Aire Protégée Togodo dans le sud-est du Togo. Pour ce faire, grâce à l’approche systémique, aux SIG et à la télédétection (Landsat et Sentinel 2), les éléments paysagers et leurs changements ont été identifiés et cartographiés pour les dates 1974, 1986, 2003 et 2016. Ensuite, des inventaires floristiques et écologiques ont été réalisés sur des placettes de 50 m de côté, choisies en fonction des utilisations et des trajectoires de changements d’utilisation des terres. Les relevés botaniques ont permis d'enregistrer l'abondance-dominance de toutes les espèces végétales. L’analyse fréquentielle a permis d’étudier les diversités et la structure de la végétation, les profils écologiques et les espèces envahissantes différentielles. Enfin, les pratiques de pilotage et les usages des plantes envahissantes par les populations locales ont été documentés par des enquêtes ethnobotaniques couplées avec des observations directes de terrain.Entre 1974 et 2016, la végétation semi-naturelle (forêt et savane) a diminué de 67 % à 22 %, tandis que la superficie des cultures a augmenté de 33% à 77%. La diversité floristique totale de la région d’étude est assez élevée. Malgré les perturbations humaines, la diversité floristique de la région d’étude n’a pas été trop impactée et même, s’est vue augmentée par l’arrivée d’autres espèces favorisées par les actions humaines. Sur 483 espèces recensées au total, 14,70% (71 espèces) sont envahissantes ou potentiellement envahissantes. Plus particulièrement, sur les 178 espèces dominantes recensées, 30 (16,85%) sont envahissantes ou potentiellement envahissantes. Nos résultats montrent que les effets des activités humaines (types d’occupation du sol, actions anthropiques et trajectoires de changement d’occupation du sol) sont plus discriminants que l’environnement physique (pédologie et géologie) pour les espèces envahissantes. Les jachères sont les plus dominées par les plantes envahissantes. Les espèces envahissantes P. maximum, C. odorata et S. costata sont très dominantes et représentent un réel défi dans la région d’étude. P. maximum et C. odorata sont plus dominantes dans les savanes et forêts secondaires alors que S. costata l’est dans les champs. Il ressort de notre étude que les savanes et forêts sèches guinéennes, où les plantes envahissantes ont été très peu étudiées, sont pourtant très riches en plantes envahissantes. Enfin, nos résultats montrent que plusieurs plantes envahissantes sont utilisées par les populations locales comme source d’alimentation pour les volailles et les bovins ainsi que pour l’alimentation humaine. Elles fournissent aussi des services comme la bioindication, la fertilisation des sols et la lutte contre les insectes.La validation scientifique et la valorisation de ces pratiques agroécologiques pourraient permettre de limiter l’utilisation massive des pesticides et des engrais, très coûteuse pour les populations aux moyens limités, qui peut aussi causer de véritables dégâts pour la santé humaine et la qualité des sols.
... Dès lors, l'évaluation du potentiel pastoral des milieux de parcours constitue un objet de recherche sur des indices de qualité spécifiques en vue d'une identification in situ des espèces fourragères. Au Bénin, cette démarche a été amplement explicité Holou et Sinsin (2002), Toko (2008), , Oumorou (2010), et Aboh et al. (2012). ...
... Les biomasses aériennes et racinaires varient significativement en fonction des espèces de graminées. Cela est conforme aux résultats de certains auteurs (Sawadogo et al., 2005;Oumorou et al., 2010;Toko et Sinsin, 2011;Yaméogo et al., 2013) qui ont montré que la biomasse végétale herbacée dépend de la composition spécifique, du type de sol, du type de pâturage, etc. La biomasse racinaire des graminées pérennes est plus élevée. Ceci serait dû au fait que les graminées pérennes développent un système racinaire plus dense que les annuelles et produiraient ainsi une biomasse racinaire qui dépasse très souvent le double de leur biomasse aérienne (Fournier et al., 2001). ...
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Cette etude a porte sur les sols et la vegetation herbacee d’une savane pâturee au Burkina Faso. Elle decrit les effets du pâturage sur la biomasse herbacee et sur les parametres chimiques et biologiques des sols. Pour ce faire, des couples de parcelles (protegees et non protegees du pâturage) ont ete installes dans les facies des quatre especes de graminees dominantes : deux perennes ( A. ascinodis , A. gayanus ) et deux annuelles ( A. pseudapricus et L. togoensis ) afin de tester les effets du pâturage. En plus de la mesure de la biomasse vegetale, une evaluation des caracteristiques chimiques et biologiques des sols a aussi ete effectuee. Les pH eau et pH KCl , l’ammonium, le nitrate, la respiration basale, la beta-glucosidase et la fluoresceine di-acetate des sols sont plus elevees sous les perennes ( A. ascinodis et A. gayanus ), que sous les annuelles ( A. pseudapricus et L. togoensis ) et le sol nu. Le carbone total, l’azote total, le phosphore assimilable, le C/N, la biomasse microbienne et la phosphatase acide sont plus eleves sous la perenne A. ascinodis que sous les autres especes et le sol nu. Les resultats indiquent que le pâturage diminue significativement la biomasse aerienne sans affecter la biomasse racinaire. Par ailleurs, il n’y a pas d’effet significatif sur les parametres chimiques et biologiques, excepte pour la respiration basale du sol qui augmente significativement en situation de non pâturage. On a donc obtenu en 18 mois d’exclos peu d’effets sur le fonctionnement du sol mais d’importants effets sur les biomasses herbacees. © 2016 International Formulae Group. All rights reserved. Mots cles: Graminees, herbivore, pâturage, caracteristiques chimiques et biologiques, savane English Title: Effects of grazing on herbaceous biomass and chemical and biological parameters of soils in a shrub savanna in Burkina Faso English Abstract This study focuses on the soils and herbaceous vegetation of a grazed savanna in Burkina Faso. It describes the effects of grazing on herbaceous biomass and soil chemical and biological parameters. Pairs of plots (protected from grazing and unprotected) were installed under the four dominant grass species ( A. ascinodis , A. gayanus , A. pseudapricus and L. togoensis ). In addition to the measure of plant biomass, an assessment of soil chemical and biological characteristics was also performed. pH water and pH KCl , ammonium, nitrate, basal respiration, β-glucosidase and fluorescein diacetate of soils are higher under perennial grasses ( A. ascinodis and A. gayanus ), than under annual species ( A. pseudapricus and L. togoensis ) and bare soil. Total carbon, total nitrogen, available phosphorus, C/N, microbial biomass, acid phosphatase of soil are higher under the perennial grass A. ascinodis than under the other species of grasses and bare soil. Results indicate that grazing decreases significantly herbaceous aboveground biomass (but not root biomass). However, grazing does not impact soil chemical and biological parameters, except for soil basal respiration that increases significantly in grazing situation. Thus, after 18 months of exclosure, we detect very little effect of cattle on soil functioning but important effects on the herbaceous biomass. © 2016 International Formulae Group. All rights reserved. Keywords: Grasses, herbivore, grazing, chemical and biological characteristics, Savanna
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Patterns of native and alien plant diversity in response to disturbance were examined along an elevational gradient in blue oak savanna, chaparral, and coniferous forests. Total species richness, alien species richness, and alien cover declined with ele-vation, at scales from 1 to 1000 m 2 . We found no support for the hypothesis that community diversity inhibits alien invasion. At the 1-m 2 point scale, where we would expect competitive interactions between the largely herbaceous flora to be most intense, alien species richness as well as alien cover increased with increasing native species richness in all communities. This suggests that aliens are limited not by the number of native competitors, but by resources that affect establishment of both natives and aliens. Blue oak savannas were heavily dominated by alien species and consistently had more alien than native species at the 1-m 2 scale. All of these aliens are annuals, and it is widely thought that they have displaced native bunchgrasses. If true, this means that aliens have greatly increased species richness. Alternatively, there is a rich regional flora of native annual forbs that could have dominated these grasslands prior to displacement by alien grasses. On our sites, livestock grazing increased the number of alien species and alien cover only slightly over that of sites free of livestock grazing for more than a century, indicating some level of permanency to this invasion. In chaparral, both diversity and aliens increased markedly several years after fire. In-vasive species are rare in undisturbed shrublands, and alien propagules fail to survive the natural crown fires in these ecosystems. Thus, aliens necessarily must colonize after fire and, as a consequence, time since fire is an important determinant of invasive presence. Blue oak savannas are an important propagule source for alien species because they maintain permanent populations of all alien species encountered in postfire chaparral, and because the vegetation mosaic in this region places them in proximity to chaparral. The speed at which alien propagules reach a burned site and the speed at which the shrublands return to their former closed-canopy condition determine alien invasion. Frequent burning of this vegetation alters the balance in favor of alien invasion. In the higher-elevation coniferous forests, species diversity was a function of fire severity and time since fire. High-intensity fires create gaps that decrease canopy coverage and increase light levels and nutrients for an ephemeral successional flora. Few species have persistent seed banks, so the time since fire is an important determinant of colonization success. There was a highly significant interaction between fire severity and time since fire for understory cover, species richness, and alien richness and cover. Understory was sparse in the first year after fire, particularly in low-severity burns, and increased substantially several years after fire, particularly on high-severity burns. Both fire severity and time since fire affected alien species richness and dominance. Coniferous forests had about one-third as many alien species as the foothill oak savannas, and fewer than half of the species were shared between these communities. Unburned coniferous forests were largely free of alien species, whereas some burned sites had a significant alien presence, which presents a challenge for fire restoration of these forests.
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Woodland occurs in the Sudanian region of northern Benin where the tree stratum is dominated by Isoberlinia tomentosa or Monotes kerstingii at about 10 °N. The objective of this study is to characterize floristic composition of herbaceous strata of woodland on the view point of life forms and species geographical distribution. Data were collected in relevé plots of $400\ m^{2}$ that had permitted to distinguish three plant associations. Species richness varied from 48 to 67 in the herbaceous stratum compared to 17 or 18 tree species per $1000\ m^{2}$ in tree layer. Therophyte species were the most abundant (34 to 44%), but according to herbaceous strata structure defined by biovolume, hemicryptophyte species were the most abundant (77 to 94%). According to species distribution the base-element abundance varied from one association to another. The abundance of the base-element was low in disturbed stations due to the impact, when abundance of large spreading species was higher. Phanerophyte species abundance was higher among the base-element species than therophyte and geophyte species. While considering widely distributed species, therophyte species abundance was the highest (54 to 63%). This study shows that better of cattle grazing better understanding can be obtained of species richness and ecological patterns in Sudanian woodland using the abundance figures of respectively therophytic and phanerophytic species. /// La région soudanienne du Nord du Bénin est celle où l'on rencontre les forêts claires qui sont pour la plupart dominées au niveau de la strate arborescente par Isoberlinia tomentosa ou Monotes kerstingii à partir de 10 °N. Cette étude dont l'objectif est de caractériser la composition floristique de la strate herbacée des forêts claires soudaniennes du point de vue structural et de leurs types biologique et phytogéographique a été conduite dans trois associations différentes dans des placeaux de $400\ m^{2}$ en moyenne. La richesse spécifique de la strate herbacée varie entre 48 et 67 espèces contre 17 ou 18 espèces d'arbres sur $1000\ m^{2}$ au niveau de la strate arborescente. Les thérophytes sont les types biologiques les plus abondants (35 à 44%), alors que du point de vue structural ce sont plutôt les hémicryptophytes cespiteux basiphylles qui contribuent le plus au biovolume de la strate herbacée (77 à 94%). Du point de vue chorologique, l'abondance des espèces de l'élément-base soudanien varie d'une association à l'autre. La valeur de l'élément-base est plus faible dans les stations perturbées par une forte intensité de passage des troupeaux bovins où l'on note aussi une contribution plus forte des espèces à large distribution. Les phanérophytes sont plus représentatifs dans le cortège floristique de l'élément-base soudanien devant les thérophytes et les géophytes. Dans le cortège des espèces à large distribution ce sont plutôt les thérophytes qui sont les plus abondants et y contribuent entre 54 et 63%. On peut déduire de cette étude que les espèces thérophytes et phanérophytes traduisent par leur abondance, respectivement, la richesse spécifique et l'amplitude écologique des forêts claires soudaniennes.
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Much confusion exists in the English-language literature on plant invasions concerning the terms ‘naturalized’ and ‘invasive’ and their associated concepts. Several authors have used these terms in proposing schemes for conceptualizing the sequence of events from introduction to invasion, but often imprecisely, erroneously or in contradictory ways. This greatly complicates the formulation of robust generalizations in invasion ecology. Based on an extensive and critical survey of the literature we defined a minimum set of key terms related to a graphic scheme which conceptualizes the naturalization/invasion process. Introduction means that the plant (or its propagule) has been transported by humans across a major geographical barrier. Naturalization starts when abiotic and biotic barriers to survival are surmounted and when various barriers to regular reproduction are overcome. Invasion further requires that introduced plants produce reproductive offspring in areas distant from sites of introduction (approximate scales: > 100 m over < 50 years for taxa spreading by seeds and other propagules; > 6 m/3 years for taxa spreading by roots, rhizomes, stolons or creeping stems). Taxa that can cope with the abiotic environment and biota in the general area may invade disturbed, seminatural communities. Invasion of successionally mature, undisturbed communities usually requires that the alien taxon overcomes a different category of barriers. We propose that the term ‘invasive’ should be used without any inference to environmental or economic impact. Terms like ‘pests’ and ‘weeds’ are suitable labels for the 50–80% of invaders that have harmful effects. About 10% of invasive plants that change the character, condition, form, or nature of ecosystems over substantial areas may be termed ‘transformers’.
Evolution et dégradation d'un écosystème pâturé en zone soudanoguinéenne au Cameroun. Actes du XVI Congrès International des Herbages
  • G Rippstein
Rippstein G. 1989. Evolution et dégradation d'un écosystème pâturé en zone soudanoguinéenne au Cameroun. Actes du XVI Congrès International des Herbages. Nice, France; 1075-1076.
Recherches écologiques sur la forêt dense semi-décidue de Pobè au Sud-Est du Bénin : Groupements végétaux, structure, régénération et chute de litière
  • N Sokpon
Sokpon N. 1995. Recherches écologiques sur la forêt dense semi-décidue de Pobè au Sud-Est du Bénin : Groupements végétaux, structure, régénération et chute de litière. Thèse de doctorat, Uni. Lib. Bruxelles, Belgique, p. 350.
Crown Agents for Overseas Governments and Administrations
  • J Hutchinson
  • Jm Dalziel
Hutchinson J, Dalziel JM. 1963. Flora of West Tropical Africa (Vol. 2, 2nd edn.). Crown Agents for Overseas Governments and Administrations: London.
Etude phytosociologique de la région de Kikwit
  • Dmy Masens
Masens DMY. 1997. Etude phytosociologique de la région de Kikwit (Bandundu, Rép. Dém. du Congo). Thèse de doctorat, Uni. Lib. Bruxelles, Belgique, p. 398.
Dynamique des pâturages naturels suivis de 2000 à 2004 sur la ferme d'élevage de Bétécoucou et de Samiondji et l'exploitation pastorale des alentours par les éleveurs bovins riverains
  • S A Yaoïtcha
Yaoïtcha S A. 2004. Dynamique des pâturages naturels suivis de 2000 à 2004 sur la ferme d'élevage de Bétécoucou et de Samiondji et l'exploitation pastorale des alentours par les éleveurs bovins riverains. Mémoire d'ingénieur agronome UAC/ FSA Bénin, 111p.
Etudes écologique, floristique, phytogéographique et phytosociologique des inselbergs du Bénin
  • M Oumorou
Oumorou M. 2003. Etudes écologique, floristique, phytogéographique et phytosociologique des inselbergs du Bénin. Thèse de Doctorat, Uni. Lib. Bruxelles, Belgique, p. 210.
Phytosociologie, écologie, valeur pastorale, productivité et capacité de charge des pâturages naturels du périmètre Nikki-Kalalé au Nord Bénin
  • B Sinsin
Sinsin B. 1993. Phytosociologie, écologie, valeur pastorale, productivité et capacité de charge des pâturages naturels du périmètre Nikki-Kalalé au Nord Bénin. Thèse de doctorat, Univ. Lib. de Bruxelles, Belgique, p. 390.
Phytosociologie, écologie, production et capacité de charge des formations végétales pâturées dans la région des Monts Kouffé (Bénin) Thèse de doctorat
  • Mrb Houinato
Houinato MRB. 2001. Phytosociologie, écologie, production et capacité de charge des formations végétales pâturées dans la région des Monts Kouffé (Bénin). Thèse de doctorat, Univ. Lib. de Bruxelles, Belgique, p. 219.