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PLANTES MELLIFERES ABRITANT LES COLONIES SAUVAGES D’ABEILLES ET IMPACTS DE LA CHASSE DE MIEL AU NORD-OUEST DU BENIN

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Abstract

Les colonies sauvages d’abeilles jouent un rôle primordial dans la pollinisation et constituent également un moteur pour les productions apicoles dans les pays en développement. Au Nord-Ouest du Bénin, la chasse de miel par les apiculteurs traditionnels est l’une des causes de la réduction des productivités dans les ruchers. Une étude d’inventaire des plantes mellifères qui abritent les essaims sauvages d’abeilles, en vu de la compréhension de la pratique de chasse de miel, a été réalisée auprès de 213 chasseurs de miel. 48 % des espèces recensées étaient des microphanérophytes et les mésophanérophytes et mégaphanérophytes représentaient respectivement 37 % et 15 % des espèces mellifères qui abritaient les colonies sauvages d’abeilles. Selon les chasseurs de miel, les plantes qui abritaient le plus souvent les colonies sauvages d’abeilles sont Adansonia digitata (89,8 %), Parkia biglobosa (80,1 %), Detarium microcarpum (74,2 %), Vitellaria paradoxa (65,1 %),Vitex doniana (69,8 %), Anogeissus leocarpus (55,1 %), Ficus platyphylla (54,2 %) et Vitex chigocarpa (52,3 %). 100 % des chasseurs de miel enquêtés ont affirmé que pour récolter le miel, ils mutilent l’arbre qui porte la colonie et se servent du feu pour brûler et réduire la colonie à cause de la forte agressivité de l’espèce africaine Apis mellifera adansonii. Dans 83 % des cas, les arbres étaient mutilés lorsque le trou situé sur l’arbre et contenant la colonie d’abeilles était situé à plus de 3,7 m en moyenne du sol. A l’échelle de la zone d’étude , 19 nouvelles espèces de plantes mellifères ont été identifiées à savoir : Burkea africana, Crossopteryx febrifuga , Lannea microcarpa , Acacia sieberiana, Afzelia africana, Anogeissus leocarpus, Antiaris toxicaria , Dombeya quinqueseta, Flacourtia flavescens, Lophira lanceolata, Prosopis africana, Khaya senengalensis, Ficus platyphylla, Ficus sp., Sterculia sertigera, Combretum glutinosum, Pterocarcus erinaceus, Ceiba pentadra et Vitex chrysocarpa. Les chasseurs de miel participeraient à la réduction des colonies sauvages d’abeilles et à la destruction de leurs habitats ce qui laisse peser des conséquences lourdes sur la conservation des ressources naturelles et sur les productions apicoles. Une étude de quantification de l’impact de la chasse de miel sur la déforestation mérite d’être réalisée.
PLANTES MELLIFERES ABRITANT LES COLONIES SAUVAGES D’ABEILLES ET
IMPACTS DE LA CHASSE DE MIEL AU NORD-OUEST DU BENIN
TOSSO F.1*, SIKIROU R.3, KINDOMIHOU V.1, SINSIN B.1 et MENSAH G.2
1 Laboratoire d’Ecologie Appliquée, FSA-UAC
2 Institut National de la Recherche Agronomique (INRAB), Centre de Recherche Agronomique d’Agonkanmey.
3 Laboratoire de Défense des Cultures, Institut National de la Recherche Agronomique (INRAB), Centre de Recherche
Agronomique d’Agonkanmey
*Auteur correspondant, E-mail : tfelicien@yahoo.fr / dnftosso@doct.ulg.ac.be
RESUME
Les colonies sauvages d’abeilles jouent un rôle primordial dans la pollinisation et constituent
également un moteur pour les productions apicoles dans les pays en développement. Au Nord-Ouest
du Bénin, la chasse de miel par les apiculteurs traditionnels est l’une des causes de la réduction des
productivités dans les ruchers. Une étude d’inventaire des plantes mellifères qui abritent les essaims
sauvages d’abeilles, en vu de la compréhension de la pratique de chasse de miel, a été réalisée auprès
de 213 chasseurs de miel. 48 % des espèces recensées étaient des microphanérophytes et les
mésophanérophytes et mégaphanérophytes représentaient respectivement 37 % et 15 % des espèces
mellifères qui abritaient les colonies sauvages d’abeilles. Selon les chasseurs de miel, les plantes qui
abritaient le plus souvent les colonies sauvages d’abeilles sont Adansonia digitata (89,8 %), Parkia
biglobosa (80,1 %), Detarium microcarpum (74,2 %), Vitellaria paradoxa (65,1 %),Vitex doniana
(69,8 %), Anogeissus leocarpus (55,1 %), Ficus platyphylla (54,2 %) et Vitex chigocarpa (52,3 %).
100 % des chasseurs de miel enquêtés ont affirmé que pour récolter le miel, ils mutilent l’arbre qui
porte la colonie et se servent du feu pour brûler et réduire la colonie à cause de la forte agressivité de
l’espèce africaine Apis mellifera adansonii. Dans 83 % des cas, les arbres étaient mutilés lorsque le
trou situé sur l’arbre et contenant la colonie d’abeilles était situé à plus de 3,7 m en moyenne du sol. A
l’échelle de la zone d’étude , 19 nouvelles espèces de plantes mellifères ont été identifiées à savoir :
Burkea africana, Crossopteryx febrifuga , Lannea microcarpa , Acacia sieberiana, Afzelia africana,
Anogeissus leocarpus, Antiaris toxicaria , Dombeya quinqueseta, Flacourtia flavescens, Lophira
lanceolata, Prosopis africana, Khaya senengalensis, Ficus platyphylla, Ficus sp., Sterculia sertigera,
Combretum glutinosum, Pterocarcus erinaceus, Ceiba pentadra et Vitex chrysocarpa. Les chasseurs
de miel participeraient à la réduction des colonies sauvages d’abeilles et à la destruction de leurs
habitats ce qui laisse peser des conséquences lourdes sur la conservation des ressources naturelles et
sur les productions apicoles. Une étude de quantification de l’impact de la chasse de miel sur la
déforestation mérite d’être réalisée.
Mots clés : Conservation, biodiversité, apiculture traditionnelle, Abeilles mellifères, Bénin.
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