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Mesure des impacts de la sophrologie caycédienne® sur le stress

Authors:

Abstract

Many diseases encountered by the physiotherapist are related to stress. Among them, musculoskeletal disorders are well identified. It is therefore legitimate for our profession to ponder over techniques to reduce or prevent stress. Some modern ones use self-awareness, such as mindfulness based stress reduction in the UK, for instance. In French speaking countries, caycedian sophrology® is becoming widely spread especially among physiotherapists. This paper presents an experiment aimed at finding evidence of the effectiveness of this technique on stress reduction. Thirty students who participated in sophrology sessions were compared to a control group (before/after methodology). The assessment of their stress level was performed twice, at the beginning and at the end of the experiment. We found differences between the two groups: while the stress level increased between the two measures for students in the control group, it reduced in the experimental group. This suggests that caycedian sophrology® is somehow efficient for MSDs reduction. Level of evidence Level III.
This article appeared in a journal published by Elsevier. The attached
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Author's personal copy
Mesure
des
impacts
de
la
sophrologie
caycédienne
®
sur
le
stress
Measure
impacts
of
caycedian
sophrology
®
on
the
stress
a
20
bis,
avenue
Foch,
54270
Essey-les-Nancy,
France
b
43,
rue
J.-F.
Kennedy,
4599
Differdange,
Luxembourg
c
IFMK
Nancy,
57
bis,
rue
de
Nabécor,
54000
Nancy,
France
d
INRS,
rue
du
Morvan,
54501
Vandœuvre
cedex,
France
Reçu
le
4
octobre
2012
;
reçu
sous
la
forme
révisée
le
10
novembre
2012
;
accepté
le
17
mars
2013
Patrick
Fiorletta
a
Alden
Ganic
b
Anne
Royer
c
Vincent
Grosjean
d
Mots
clés
Évaluation
Sophrologie
caycédienne
®
Stress
TMS
Keywords
Caycedian
sophrology
®
Evaluation
Stress
MSDs
Auteur
correspondant
:
P.
Fiorletta,
20
bis,
avenue
Foch,
54270
Essey-les-Nancy,
France.
Adresses
e-mail
:
patrick.fiorletta@free.fr,
royer@kine-nancy.eu
(P.
Fiorletta)
RÉSUMÉ
De
nombreuses
pathologies
relevant
de
la
compétence
du
kinésithérapeute
sont
entretenues
ou
déclenchées
par
un
stress,
notamment
les
troubles
musculosquelettiques.
Il
est
dès
lors
légitime
que
notre
profession
s'intéresse
aux
méthodes
visant
à
réduire
le
stress.
Certaines
de
celles-ci
passent
par
un
travail
sur
la
conscience,
elles
font
l'objet
d'un
nombre
croissant
de
publications.
Parmi
ces
approches,
la
sophrologie
caycédienne
®
(SC)
est
diffusée
dans
les
pays
francopho-
nes
notamment
par
des
kinésithérapeutes.
L'article
relate
une
expérimentation
visant
à
vérier
son
efcacité
pour
réduire
le
stress.
Suivant
une
méthodologie
en
deux
temps
(avantaprès),
un
groupe
témoin
a
été
comparé
à
un
groupe
d'étudiants
en
masso-kinésithérapie
ayant
suivi
des
séances
de
sophrologie.
L'évaluation
du
stress
a
été
réalisée
par
un
questionnaire
administré
deux
fois.
Les
résultats
attestent
de
différences
entre
les
deux
groupes
:
alors
que
le
niveau
de
stress
s'accroît
entre
les
deux
passations
chez
les
élèves
du
groupe
témoin,
il
se
réduit
dans
le
groupe
expérimental.
Cela
suggère
une
certaine
efcacité
de
la
SC
pour
la
réduction
des
risques
de
TMS.
Niveau
de
preuve.
Niveau
III.
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2013
Elsevier
Masson
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SUMMARY
Many
diseases
encountered
by
the
physiotherapist
are
related
to
stress.
Among
them,
muscu-
loskeletal
disorders
are
well
identied.
It
is
therefore
legitimate
for
our
profession
to
ponder
over
techniques
to
reduce
or
prevent
stress.
Some
modern
ones
use
self-awareness,
such
as
mindfulness
based
stress
reduction
in
the
UK,
for
instance.
In
French
speaking
countries,
caycedian
sophrology
®
is
becoming
widely
spread
especially
among
physiotherapists.
This
paper
presents
an
experiment
aimed
at
nding
evidence
of
the
effectiveness
of
this
technique
on
stress
reduction.
Thirty
students
who
participated
in
sophrology
sessions
were
compared
to
a
control
group
(before/after
methodology).
The
assessment
of
their
stress
level
was
performed
twice,
at
the
beginning
and
at
the
end
of
the
experiment.
We
found
differences
between
the
two
groups:
while
the
stress
level
increased
between
the
two
measures
for
students
in
the
control
group,
it
reduced
in
the
experimental
group.
This
suggests
that
caycedian
sophrology
®
is
somehow
efcient
for
MSDs
reduction.
Level
of
evidence.
Level
III.
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Author's personal copy
INTRODUCTION
De
nombreuses
instances,
tel
le
BIT
et
l'Agence
européenne
pour
l'amélioration
des
conditions
de
travail,
constatent
que
«
le
stress
[professionnel]
est
en
augmentation
permanente
et
provoque
un
déséquilibre
profond
»
[1].
Lorsque
ce
stress
devient
chronique,
il
augmente
les
sollicitations
musculaires
à
charge
physique
constante
(Fouquet
et
Borie,
2005).
Dès
lors,
les
travailleurs
sont
plus
susceptibles
de
développer
des
troubles
musculosquelettiques
(TMS),
pathologies
fréquem-
ment
rencontrées
par
les
masseurs-kinésithérapeutes.
La
chaîne
causale
reliant
les
facteurs
psychosociaux
tels
le
stress
aux
pathologies
musculosquelettiques
fait
l'objet
de
débat.
La
question
du
maintien
des
capacités
à
récupérer
et
donc
de
la
détente
dans
les
périodes
non
travaillées
est
par
exemple
évoquée
depuis
plus
de
dix
ans
[2,3].
Le
masseur-kinésithérapeute
peut
être
contacté
pour
des
actions
préventives
en
relation
avec
des
TMS
et
plus
spéci-
quement
sur
des
actions
ne
portant
pas
sur
la
situation
elle-
même,
spécialité
d'autres
disciplines
telles
que
l'ergonomie
ou
la
psychologie
du
travail.
La
prévention
primaire
portant
sur
les
facteurs
biomécaniques
ne
pose
plus
question.
Les
actions
passent
par
des
formations
portant
sur
la
manutention,
les
gestes
et
postures.
.
.
[4].
Ici,
nous
cherchons
à
savoir
si
nous
pouvons
avoir
une
action
sur
d'autres
facteurs
à
l'origine
des
TMS
:
les
facteurs
psy-
chosociaux
et
plus
précisément
le
stress.
Pour
vérier
que
nous
pouvons
agir
efcacement
sur
le
stress,
nous
avons
choisi
de
tester
l'efcacité
de
la
Sophrologie
Caycédienne
en
en
évaluant
les
effets
à
l'aide
d'un
questionnaire.
Le
stress
[1,57]
Le
stress
a
d'abord
été
décrit
par
Selye
sous
le
terme
de
«
syndrome
général
d'adaptation
».
À
l'époque
la
dimension
physiologique
et
sa
valeur
adaptative
sont
mises
en
avant,
on
considère
déjà
qu'il
devient
délétère
dans
la
durée.
Les
-
nitions
actuelles
continuent
à
souligner
la
valeur
adaptative
de
départ
et
distinguent
trois
phases
correspondant
à
des
états
physiologiques
distincts
:
l'alarme,
la
résistance
et
l'épuise-
ment
(cf.
la
page
de
l'INRS
consacrée
aux
mécanismes
du
stress
www.inrs.fr,
[1]
et
[5]).
Si
les
deux
premières
phases
peuvent
être
lues
comme
une
mobilisation
énergétique
et
cognitive
pour
faire
face
au
«
stresseur
»,
c'est
la
troisième
phase
qui
pose
plus
particulièrement
problème
du
point
de
vue
santé,
nous
parlons
alors
de
stress
chronique
(par
opposition
au
stress
aigu).
Il
est
d'usage
actuellement
d'appréhender
le
stress
par
le
biais
de
questionnaires,
bien
plus
fréquemment
que
par
ses
traces
physiologiques.
Ainsi,
des
nitions
telle
celle
de
l'Agence
européenne
pour
la
sécurité
et
la
santé
au
travail
reprise
par
l'INRS
[1]
mettent
en
avant
les
perceptions
subjectives
:
«
le
stress
survient
lorsqu'il
existe
un
déséquilibre
entre
la
percep-
tion
qu'une
personne
a
des
contraintes
que
lui
impose
son
environnement
et
la
perception
qu'elle
a
de
ses
propres
res-
sources
pour
y
faire
face
».
Si
des
approches
disciplinaires
distinctes
ont
opposé
des
lectures
physiologiques
à
des
lec-
tures
psychologiques
ou
sociales,
la
tendance
actuelle
consi-
dère
que
les
dimensions
physiques,
émotionnelles,
cognitives
et
comportementales
ne
peuvent
être
dissociées.
C'est
dans
la
sphère
du
travail
que
le
stress
est
actuellement
le
plus
inves-
tigué.
On
considère
qu'
«
environ
20
%
des
salariés
euro-
péens
estiment
que
leur
santé
est
affectée
par
des
problèmes
de
stress
»
[8],
sur
base
des
données
de
la
Fonda-
tion
européenne
pour
l'Amélioration
des
conditions
de
travail.
Les
troubles
musculosquelettiques
[9,10]
LesTMS
sont
«
des
maladies
multifactorielles
à
composante
professionnelle
»
[9].
Ils
affectent
les
muscles,
les
tendons,
les
ligaments
et
les
nerfs,
c'est-à-dire
les
tissus
mous.
Ils
touchent
en
particulier
les
articulations
des
membres
supérieurs
et
inférieurs,
ainsi
que
la
colonne
vertébrale.
Ils
s'expriment
par
des
douleurs,
une
perte
de
mobilité
ou
une
perte
de
force
et
peuvent
occasionner
des
incapacités
fonctionnelles
perma-
nentes
[9].
Les
facteurs
de
risques
sont
nombreux
:
individuels
(âge,
sexe,
santé),
biomécaniques
(la
répétitivité
des
gestes,
les
efforts
excessifs,
l'extrême
position
articulaire,
des
postures
inconfortables),
psychosociaux
(le
stress,
le
manque
de
soutien
social)
et
ambiances
physiques
(vibrations,
froid).
Les
liens
entre
stress
et
troubles
musculosquelettiques
[9]
Les
effets
du
stress
en
liaison
avec
les
TMS
sont
multiples
[9].
Les
voies
d'actions
du
stress
sur
les
TMS
sont
l'objet
de
plusieurs
hypothèses
qui
passent
par
une
activation
du
sys-
tème
nerveux
central
(SNC)
et
du
système
nerveux
végétatif
(SNV),
induisant
:
soit
une
surcharge
biomécanique
;
soit
une
inammation
des
tendons
par
l'intermédiaire
des
cytokines
;
soit
l'activation
des
glandes
surrénales
provoquant
des
œdèmes
;
soit
la
sécrétion
de
catécholamines
générant
des
myalgies
(douleurs
du
corps
musculaire)
[9].
La
gestion
du
stress
et
la
sophrologie
caycédienne
®
«
La
gestion
du
stress
consiste
à
agir
et
à
interagir
sur
l'envi-
ronnement,
mais
aussi
à
changer
le
regard
et
la
perception
stressante
et
anxieuse
des
événements
extérieurs
»
[11].
Il
existe
différentes
techniques
cognitives
et
comportementales
qui
permettent
de
gérer
le
stress
:
l'afrmation
de
soi,
la
gestion
du
temps,
l'instauration
de
bonnes
habitudes,
la
résolution
de
problèmes,
la
gestion
des
émotions
et
la
relaxation
[11].
Dans
le
cadre
de
la
gestion
du
stress
et
suivant
la
théorie
caycédienne,
la
sophrologie
agit
premièrement
sur
le
système
végétatif
(en
amenant
le
pratiquant
à
utiliser
certains
mouve-
ments,
sa
respiration
et
à
se
relaxer),
deuxièmement
sur
le
cerveau
limbique
(en
demandant
au
pratiquant
d'être
attentif
à
ses
émotions
positives
et
de
les
développer),
enn
sur
le
néocortex
(en
proposant
au
pratiquant
de
faire
le
choix
de
s'orienter
vers
le
positif
de
son
existence)
[12,13].
Les
techni-
ques
pratiquées
pendant
les
séances
de
SC
sont
donc
sus-
ceptibles
d'agir
sur
le
stress
dans
une
optique
préventive
[6,13].
Kinesither
Rev
2013;13(142):3440 Savoirs
/
Contribution
originale
35
Author's personal copy
POPULATION
ET
MÉTHODE
Il
s'agit
d'une
étude
longitudinale
prospective
de
type
essai/
clinique,
comparative
en
groupes
parallèles
visant
à
évaluer
l'impact
de
la
SC
sur
le
stress.
Population
Cette
évaluation
a
été
réalisée
à
l'ILFMK
de
Nancy.
Pour
cette
étude,
nous
avons
recruté
sur
la
base
du
volontariat,
60
étu-
diants
de
troisième
année
d'études
en
kinésithérapie
divisés
en
deux
groupes.
Le
groupe
«
sophro
»
comprenait
30
étu-
diants
volontaires
pour
suivre
des
séances
de
sophrologie
(pendant
cinq
semaines).
Le
groupe
témoin
a
rassemblé
30
étudiants
volontaires
pour
participer
à
l'étude
sans
suivre
les
séances
de
SC.
Tous
ces
étudiants
avaient
déjà
reçu
une
initiation
à
la
SC
en
première
année.
Description
de
l'intervention
Cette
étude
s'est
déroulée
dans
une
salle
de
travaux
pratiques
(TP)
de
l'Institut
Lorrain
de
formation
en
masso-kinésithérapie
(ILFMK)
de
Nancy
en
cinq
séances,
à
raison
d'une
séance
par
semaine,
cinq
jeudis
consécutifs
entre
le
18/11/2010
et
le
16/
12/2010
entre
13h00
et
14h00
pour
le
groupe
«
sophro
»,
les
mercredis
17/11/2010
et
15/12/2010
entre
13h00
et
14h00
pour
le
groupe
témoin.
Pendant
les
séances
de
SC,
les
chaises
sont
disposées
en
cercle.
L'ambiance
est
calme,
sans
éclairage,
avec
une
tem-
pérature
ambiante
douce.
Les
séances
sont
dirigées
par
un
masseur
kinésithérapeute
diplômé
d'état
(MKDE)
master
spé-
cialiste
en
SC,
signataire
de
cet
article
(Fig.
1).
Pratique
Durant
ces
cinq
séances,
plusieurs
techniques
de
la
SC
ont
été
pratiquées
en
respectant
une
progression
classique
[13,14]
:
la
sophronisation
1
de
base
à
la
première
séance
;
la
posture
d'intégration
2
de
la
SC
et
la
sophronisation
de
base
vivantielle
3
à
la
deuxième
;
la
sophronisation
de
base
vivantielle
et
le
sophro-déplace-
ment
du
négatif
4
à
la
troisième
;
la
sophronisation
de
base
vivantielle
et
le
sophro-déplace-
ment
du
négatif
abrégé
et
la
sophro-activation
vitale
5
à
la
quatrième
;
technique
antistress
spécique
:
la
sophronisation
de
base
vivantielle,
sophro
présence
immédiate
6
et
sophro-accepta-
tion
progressive
7
[12]
à
la
cinquième.
Avant
le
début
de
la
première
séance,
le
sophrologue
fait
une
présentation
rapide
de
la
respiration
comme
outil
de
détente,
des
différentes
phases
de
pratique
(information,
action,
récu-
pération,
description)
et
des
cinq
systèmes
corporels.
À
la
n
de
chaque
séance
est
distribué
un
polycopié
de
la
technique
pratiquée
et
un
tableau
de
phénodescription
8
[13].
Nous
pro-
posons
également
à
trois
participants
de
décrire
oralement
le
phénomène.
Les
participants
sont
incités
à
pratiquer
seuls
tous
les
jours
:
«
la
force
de
la
technique
c'est
la
répétition
[.
.
.]
des
séances
»
[12].
Évaluation
du
stress
Pour
le
groupe
«
sophro
»,
le
questionnaire
SATIN
a
été
complété
par
les
étudiants
avant
le
début
de
la
première
séance
ainsi
qu'à
la
n
de
la
cinquième
séance.
Pour
le
groupe
témoin,
le
questionnaire
SATIN
a
été
rempli
une
première
fois
le
17/11/2010,
puis
une
seconde
fois
cinq
semai-
nes
plus
tard.
Mesure
du
critère
de
jugement
L'outil
de
mesure
:
Questionnaire
sur
la
santé
SATIN
V
2
.0.1
modié
(voir
l'original
sur
http://sites.google.com/site/questsa
tin/).
Pour
mener
notre
étude,
nous
avons
choisi
le
questionnaire
SATIN
V
2
.0.1
qui
est
un
questionnaire
d'évaluation
de
la
santé
au
travail
[15,16].
Nous
l'avons
modié
avec
l'autorisation
des
auteurs,
pour
l'adapter
au
stress
des
étudiants.
Par
rapport
à
d'autres
outils
proposés
dans
la
littérature
[17],
le
choix
de
celui-ci
présente
l'avantage
de
ne
pas
rendre
l'objectif
de
l'étude
directement
identiable.
Le
questionnaire
modié
comporte
76
questions
reparties
en
sept
rubriques
:
votre
situation
personnelle,
vous
et
votre
santé,
les
exigences
des
vos
études
et
vos
capacités,
les
caractéristiques
de
votre
environnement
d'étude,
vous
et
votre
profession,
vous
et
vos
examens,
vous
et
votre
vie
personnelle.
Nous
ne
traitons
que
les
17
items
qui
sont
en
lien
avec
le
stress
:
la
perte
de
moral,
le
manque
d'énergie,
la
présence
de
Figure
1.
Disposition
des
chaises.
1
La
sophronisation
correspond
à
un
niveau
de
relaxation
propice
au
travail
sur
la
conscience.
2
La
posture
d'intégration
de
la
SC
est
une
position
assise
sthénique
en
bord
de
chaise.
3
La
sophronisation
de
base
vivantielle
est
une
sophronisation
de
base
précédée
d'une
contraction
globale
de
tout
le
corps
sur
une
apnée
inspiratoire.
4
Le
sophro-déplacement
du
négatif
peut
s'apparenter
à
un
contracté/relâché
seg-
mentaire
sur
le
temps
expiratoire,
visant
l'élimination
des
tensions
musculaires
parasites.
5
La
sophro-activation
vitale
est
une
activation
circulatoire
sur
l'inspiration.
6
La
sophro-présence
immédiate
correspond
à
l'activation
volontaire
de
sentiments
ou
sensations
positifs.
7
La
sophro-acceptation
progressive
consiste
à
se
projeter
favorablement
dans
l'avenir
(l'envisager
sous
un
jour
positif).
8
Un
tableau
de
phénodescription
consiste
à
caractériser
le
vécu
correspondant
au
travail
opéré
sur
chacun
des
segments
corporels.
P.
Fiorletta
et
al.
Savoirs
/
Contribution
originale
36
Author's personal copy
douleurs
(au
niveau
de
la
poitrine,
du
dos,
aux
membres
supérieurs
et
inférieurs),
les
difcultés
à
dormir,
les
maux
de
tête,
les
problèmes
de
digestion,
les
angoisses,
la
surconsom-
mation
de
produits
calmants
ou
excitants
(tabac,
alcool,
dro-
gues,
antidépresseurs.
.
.).
Il
était
toutefois
utile
de
garder
l'intégralité
du
questionnaire,
notamment
pour
réduire
les
risques
de
rappel
liés
à
la
pro-
cédure
«
test-retest
».
Les
items
exploités
dans
l'étude
sont
cotés
sur
une
échelle
de
1
à
5.
Un
score
total
faible
correspond
à
un
niveau
de
stress
élevé
et
inversement.
Nous
prenons
en
considération
le
delta
(D)
entre
les
mesures
avant
et
après
les
cinq
semaines.
Méthode
d'analyse
statistique
L'étude
statistique
a
été
effectuée
au
département
d'informa-
tion
médicale
du
CHU
de
Nancy.
Dans
un
premier
temps,
nous
avons
procédé
à
une
analyse
descriptive
de
l'échantillon.
Les
variables
quantitatives
ont
été
décrites
par
leur
moyenne
accompagnée
de
leur
intervalle
de
conance
à
95
%.
Dans
un
second
temps,
nous
avons
effectué
une
analyse
comparative
bivariée
sur
le
critère
de
jugement
(évolution
du
score).
Il
s'agit
de
comparer
la
distribution
des
critères
de
jugement
dans
chacun
des
groupes
par
des
tests
paramé-
triques
(test
t
de
Student)
ou
non
paramétrique
(test
de
Wil-
coxon)
lorsque
les
conditions
d'application
de
ces
tests
l'exigeaient.
L'évolution
intragroupe
du
score
SATIN
a
été
analysée
avec
un
test
t
de
Student
sur
mesures
appariées.
Nous
avons
adopté
un
risque
de
première
espèce
de
0,05.
RÉSULTATS
Description
de
l'échantillon
Soixante
étudiants
ont
participé
à
l'évaluation
dont
22
(36
%)
hommes
et
38
(64
%)
femmes.
La
proportion
des
femmes
du
groupe
«
sophro
»
est
de
60
%,
celle
du
groupe
témoin
de
67
%
(différence
non
signicative
:
p
=
0,79).
La
moyenne
d'âge
du
groupe
«
sophro
»
est
de
22,9
ans,
celle
du
groupe
témoin
de
22,5
ans
(NS
:
p
=
0,66).
Comparaison
des
groupes
avant
l'intervention
sur
le
critère
«
niveau
de
stress
»
du
questionnaire
La
moyenne
du
score
de
stress
pour
le
groupe
«
sophro
»
est
de
3,17
et
de
3,37
pour
le
groupe
témoin.
Cette
différence
est
signicative
(p
=
0,002).
Avant
l'intervention,
nous
remarquons
que
les
étudiants
du
groupe
«
sophro
»
présentent
un
niveau
d'indicateur
de
stress
supérieur
en
moyenne
à
celui
des
étudiants
du
groupe
témoin.
Nous
expliquerons
plus
bas
pourquoi
ce
biais
ne
nous
semble
pas
devoir
être
considéré
comme
invalidant
l'étude
(Fig.
2).
Ce
graphique
représente
les
moyennes
du
score
de
stress
des
deux
groupes
avant
l'intervention.
Nous
remarquons
que
la
moyenne
du
groupe
«
sophro
»
est
plus
basse,
par
rapport
au
groupe
témoin
(Tableau
I).
Comparaison
des
groupes
après
l'intervention
sur
le
critère
«
niveau
de
stress
»
du
questionnaire
La
moyenne
du
score
de
stress
dans
le
groupe
«
sophro
»
est
de
3,76
et
de
3,15
dans
le
groupe
témoin.
Cette
différence
est
signicative
(p
<
E10).
Figure
2.
Comparaison
des
groupes
sur
le
critère
«
le
niveau
de
stress
»
avant
l'intervention.
Tableau
I.
Tableau
récapitulatif
du
score
SATIN
modié
avant
l'intervention.
Groupe
«
sophro
»
(n
=
30)
Groupe
témoin
(n
=
30)
p
Moyenne/%
IC
95
%
Moyenne/%
IC
95
%
Score
SATIN
modié3,17
[3,08
;
3,27]
3,37
[3,28
;
3,46]
0,002
a
Comparaison
des
groupes
à
l'état
basal.
a
Test
t
de
Student.
Kinesither
Rev
2013;13(142):3440 Savoirs
/
Contribution
originale
37
Author's personal copy
Après
l'intervention,
nous
remarquons
que
les
étudiants
du
groupe
«
sophro
»
présentent
un
niveau
d'indicateur
du
stress
signicativement
plus
bas
que
les
étudiants
du
groupe
témoin
(Fig.
3).
Ce
graphique
représente
les
moyennes
du
score
SATIN
modi-
é
des
deux
groupes
après
l'intervention.
Nous
remarquons
que
la
moyenne
du
groupe
«
sophro
»
est
plus
élevée,
par
rapport
au
groupe
témoin.
Cela
montre
un
niveau
inférieur
de
stress
chez
les
étudiants
du
groupe
«
sophro
»
sur
base
de
l'indicateur
retenu
(Tableau
II).
Évolution
du
score
de
stress
au
sein
de
chaque
groupe
La
moyenne
de
l'évolution
du
score
dans
le
groupe
«
sophro
»
est
de
0,59
et
p
apparié
<
E15.
Il
existe
une
différence
signi-
cative,
donc
on
peut
considérer
que
groupe
«
sophro
»
s'est
amélioré.
La
moyenne
de
l'évolution
du
score
SATIN
modié
dans
le
groupe
témoin
est
de
0,22
et
p
apparié
<
E5.
Il
existe
une
différence
signicative,
donc
nous
pouvons
considérer
que
le
groupe
témoin
a
vu
son
niveau
de
stress
s'accroître.
En
comparant
l'évolution
du
score
entre
les
deux
groupes,
il
existe
une
différence
signicative
entre
les
groupes
(p
<
E15)
(Fig.
4).
Ce
graphique
représente
l'évolution
du
score
SATIN
modié
des
deux
groupes
après
l'intervention.
Nous
remarquons
que
le
score
pour
chaque
étudiant
du
groupe
«
sophro
»
s'est
amélioré,
par
rapport
au
groupe
témoin.
Cela
signie
que
les
étudiants
du
groupe
«
sophro
»
après
la
pratique
de
SC
gèrent
mieux
le
stress
(Tableau
III).
Observance
des
participants
L'observance
de
la
consigne
de
pratiquer
tous
les
jours
montre
un
entraînement
moyen
de
trois
fois
par
semaine
sans
qu'il
soit
possible
de
dégager
un
effet
spécique
de
cette
compliance.
Figure
3.
Comparaison
des
groupes
sur
le
critère
«
le
niveau
de
stress
»
du
questionnaire
après
l'intervention.
Tableau
II.
Tableau
récapitulatif
du
score
de
stress
après
l'intervention.
Groupe
«
sophro
»
(n
=
30)
Groupe
témoin
(n
=
30)
p
Moyenne
IC
95
%
Moyenne
IC
95
%
Score
SATIN
modié3,76
[3,68
;
3,84]
3,15
[3,07
;
3,23]
<
E10
a
Effet
sur
le
stress
après
cinq
semaines.
a
Test
de
Wilcoxon.
Figure
4.
Évolution
du
Score
de
stress
au
sein
de
chaque
groupe.
P.
Fiorletta
et
al.
Savoirs
/
Contribution
originale
38
Author's personal copy
DISCUSSION
CONCLUSION
Nous
étudions
la
variation
du
stress
dans
les
deux
groupes
avant
et
après
la
pratique
des
séances
de
SC,
pour
voir
s'il
existe
une
variation
importante
dans
le
groupe
«
sophro
»
ou
témoin.
En
comparant
le
delta
(D)
de
chaque
groupe,
il
diffère
signicativement
dans
les
deux
groupes.
En
comparant
les
groupes
avant
la
pratique
des
séances
de
SC,
nous
constatons
que
les
étudiants
du
groupe
«
sophro
»
présentent
un
niveau
d'indicateur
de
stress
supérieur
aux
étudiants
du
groupe
témoin.
Après
la
pratique,
la
situation
s'inverse,
les
étudiants
du
groupe
«
sophro
»
présentent
un
niveau
de
ce
même
indicateur
inférieur
aux
étudiants
du
groupe
témoin.
Donc,
cela
abonde
dans
le
sens
d'une
amé-
lioration
de
la
capacité
à
faire
face
au
stress
pour
les
étudiants
du
groupe
«
sophro
»
et
une
augmentation
du
stress
pour
les
étudiants
du
groupe
témoin.
Le
mois
de
décembre
étant
syno-
nyme
d'examens
pour
les
étudiants,
nous
pouvons
penser
que
l'accroissement
du
stress
exprimé
en
dehors
de
toute
action
visant
à
agir
sur
leur
gestion
du
stress
correspond
à
une
évolution
en
phase
avec
celle
de
leur
environnement.
Le
fait
que
les
étudiants
qui
ont
pu
expérimenter
les
séances
de
SC
ont
évolué
dans
le
sens
contraire,
laisse
penser
que
ces
séances
ont
eu
une
certaine
efcacité.
Par
ailleurs,
on
peut
émettre
l'hypothèse
que
l'écart
entre
groupe
témoin
et
groupe
expérimental
lors
de
la
première
mesure
s'explique
par
un
effet
de
sélection.
Il
est
assez
classique
de
constater
que
les
per-
sonnes
qui
se
montrent
intéressées
par
des
techniques
de
relaxation
le
sont
en
fait
en
partie
parce
qu'elles
ont
consci-
ence
de
leur
niveau
de
stress
courant.
Il
est
également
pos-
sible
qu'elles
soient
plus
réceptives
qu'une
population
tout
venant
à
cette
pratique,
mais
soulignons
que
l'adoption
d'une
démarche
telle
la
SC
procède
toujours
d'un
choix
volon-
taire.
Si
nos
modalités
d'échantillonnage
sont
en
cause
(ils
se
sont
déclarés
volontaires
pour
une
pratique
dont
ils
avaient
une
idée
des
nalités
et
des
effets),
nous
considérons
donc
que
cela
n'entache
pas
la
réalité
des
effets
constatés
:
des
personnes
qui
au
départ
avaient
une
propension
supérieure
à
leur
groupe
de
référence
à
se
déclarer
stressées,
se
décla-
rent
moins
stressées
sur
base
des
items
du
questionnaire,
au
terme
de
cinq
semaines
de
pratique,
alors
même
que
les
circonstances
à
ce
moment
semblent
plus
sollicitantes.
Restrictions
critiques
Comme
nous
l'avons
signalé
plus
haut,
l'échantillon
a
été
constitué
sur
la
base
d'un
accueil
de
tous
les
volontaires
sans
critère
d'exclusion.
L'échantillon
qui
a
participé
aux
séances
de
SC
se
distingue
donc
de
la
population
globale
des
étudiants
de
troisième
année
(et
donc
du
groupe
témoin)
par
le
fait
qu'il
est
constitué
d'étudiants
intéressés
et
disposés
à
consacrer
une
heure
par
semaine
à
cette
pratique.
Il
aurait
été
préférable
de
constituer
un
échantillon
deux
fois
plus
important
et
de
pouvoir
tirer
au
sort
l'appartenance
au
groupe
témoin
ou
au
groupe
expérimental.
La
population
que
nous
avons
recrutée
est
jeune
et
soumise
à
des
conditions
de
vie
qui
présentent
le
caractère
d'être
transitoires
:
le
temps
des
études
est
limité,
et
nous
pouvons
penser
que
les
principaux
«
stresseurs
»
s'inscrivent
dans
des
durées
moindres
que
certaines
conditions
d'exercice
du
travail
dans
une
entreprise
ou
des
«
stresseurs
»
de
la
vie
privée
(conjoint
souffrant
de
la
maladie
d'Alzheimer,
suren-
dettement.
.
.).
Nous
pouvons
donc,
en
première
approxima-
tion,
considérer
que
l'expérimentation
porte
sur
du
stress
aigu,
alors
que
d'autres
populations
sont
confrontées
à
du
stress
chronique.
En
revanche,
la
population
étudiante
présente
l'avantage
d'une
plus
grande
homogénéité,
facilitant
dès
lors
les
comparaisons.
L'outil
de
mesure,
le
questionnaire
SATIN
V
2.0.1
modié
est
construit
sur
la
base
d'un
outil
construit
pour
des
salariés.
Nous
l'avons
adapté
pour
les
étudiants.
La
validation
de
construit
n'est
pas
mise
en
cause,
et
il
est
apparu
que
l'outil
restait
sufsamment
sensible
pour
détecter
des
différences.
Il
est
important
de
préciser
que
la
SC
présente
une
limite,
qui
est
l'implication
de
la
personne.
S'agissant
d'inuencer
sur
la
réalité
intrapsychique
du
participant,
il
est
bien
évident
que
la
personne
doit
être
volontaire
et
nous
ne
devons
ni
ne
pouvons
rien
lui
imposer.
Tableau
III.
Tableau
récapitulatif
de
l'évolution
du
score
après
les
cinq
semaines.
Groupe
«
sophro
»
(n
=
30)
p
apparié
Groupe
Témoin
(n
=
30)
p
apparié
p
Moyenne
IC
95
%
Moyenne
IC
95
%
Évolution
Score
SATIN
modié
(D)0,59
[0,52
;
0,65]
<
E15
a
0,22
[0,29
;
0,15]
<
E5
a
<
E15
a
Effet
sur
le
stress
après
cinq
semaines.
a
Test
t
de
Student.
Points
à
retenir
Le
masseur
kinésithérapeute
est
un
des
acteurs
de
la
prévention
des
TMS
et
par
du
stress.
La
sophrologie
est
un
des
outils
à
sa
disposi-
tion,
particulièrement
diffusée
dans
les
pays
francophones.
L'article
vise
à
en
tester
l'efca-
cité
pour
réduire
le
stress
auprès
d'étudiants
selon
une
procédure
«
test-retest
»
avec
comparaison
à
un
groupe
témoin.
Sur
base
d'une
évaluation
par
questionnaire,
nous
constatons
une
réduction
du
niveau
de
stress
dans
le
groupe
expérimental
alors
que
le
groupe
témoin
voit
son
niveau
de
stress
mon-
ter,
sans
doute
en
raison
de
la
proximité
des
examens
de
n
d'année.
Kinesither
Rev
2013;13(142):3440 Savoirs
/
Contribution
originale
39
Author's personal copy
L'évaluation
de
la
pratique
de
la
SC
que
nous
avons
menée
a
été
réalisée
sur
une
courte
période
de
cinq
semaines.
La
méthodologie
développée
a
permis
d'objectiver
chez
un
groupe
volontaire
de
trente
étudiants
de
troisième
année,
par
rapport
à
un
groupe
témoin,
un
effet
sur
l'appréhension
des
situations
de
stress.
Cela
tend
à
valider
l'efcacité
de
la
SC
face
au
stress
et
apporte
une
amélioration
des
symptômes.
Cet
outil
s'avère
intéressant
pour
le
MKDE
formé
en
SC
dans
la
prise
en
charge
des
TMS.
Notre
étude
a
concerné
des
individus
sains,
il
serait
utile
de
la
reproduire
avec
des
personnes
porteuses
de
TMS
pour
valider
une
éventuelle
efcacité
face
à
une
pathologie
avérée.
Il
serait
également
intéressant
de
vérier
son
efcacité
sur
un
empan
temporel
plus
long,
mais
les
difcultés
liées
à
la
construction
d'un
échantillon
valide
risqueraient
d'être
accrues.
Déclaration
d'intérêts
Les
auteurs
déclarent
ne
pas
avoir
de
conits
d'intérêts
en
relation
avec
cet
article.
RÉFÉRENCES
[1]
INRS.
Le
point
des
connaissances
sur
le
stress
au
travail.
ED
5021;
2009.
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Guide
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In:
Les
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membre
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ED
957,
avril
2009.
[10]
ANACT.
Prévenir
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Troubles
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[11]
Servant
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Gestion
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Chéné
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Sophrologie
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Paris:
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Fondement
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Fiorletta
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[15]
Robert
N,
Grosjean
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Développement
d'un
questionnaire
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bien-être.
Pour
un
dialogue
renforcé
Médecine
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Ressources
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Grosjean
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Kop
JL,
Formet-Robert
N,
Parmentier
C.
Manuel
d'utilisation.
In:
Satin.
Un
questionnaire
d'évaluation
de
la
santé
au
travail
pour
la
prévention,
le
diagnostic
et
l'intervention,
NS
272.
INRS;
2007.
[17]
Lemyre
K,
Lalande-Markon
MP.
Psychological
stress
measure
(PSM-9):
integration
of
an
evidence-based
approach
to
assessment,
monitoring,
and
evaluation
of
stress
in
physical
therapy
practice.
Physiother
Theory
Pract
2009;25(5-6):
45362.
P.
Fiorletta
et
al.
Savoirs
/
Contribution
originale
40
... La sophrologie utilise la respiration et certains mouvements corporels associés au développement d'émotions positives pour faire face au stress (Fiorletta et al., 2013). ...
... Néanmoins, en période d'examens, le stress augmenté est exprimé indépendamment d'une méthode d'action de prévention sur le stress. Ce stress est étroitement lié à l'environnement de l'étudiant (Fiorletta et al., 2013). ...
... Le masseur kinésithérapeute a notamment un rôle important dans la prévention des troubles musculosquelettiques et donc dans la gestion du stress. Audelà des massages, la prévention passe par l'apprentissage de gestes, de mouvements et de bonnes postures préservant la colonne vertébrale, les articulations et les muscles (Fiorletta et al., 2013). ...
Thesis
La formation initiale en odontologie a de nombreuses particularités et des sources destress spécifiques du futur chirurgien-dentiste. La formation théorique, les travauxpratiques et l'apprentissage de la pratique clinique amènent un stresspsychosomatique chez l'étudiant en odontologie témoignant de la difficulté du métierde chirurgien-dentiste.La littérature française n'a que peu abordé le sujet et pourtant des facettes du risquepsychosocial retrouvé chez les chirurgiens-dentistes prennent racine dès la formationinitiale.Notre étude menée à la Faculté d'Odontologie de Nancy a permis de mettre enévidence les facteurs de stress et ses conséquences sur la santé de l'étudiant enl'interrogeant au moyen d'un questionnaire.Au-delà des examens, de nombreuses sources de stress concernent la pratiqueclinique, la pédagogie de l'enseignement et posent le problème d'un manqued'effectif et de l'organisation du centre de soins. Des conduites à risque sontdécelées chez l'étudiant avec une inquiétante consommation d'alcool, de cannabis,de cocaïne et la survenue de pensées suicidaires chez certains étudiants.L'objectif de cette étude est également de suggérer des améliorations afin de créerun environnement positif à l'apprentissage pour aborder le futur métier en tant quechirurgien-dentiste de la meilleure façon.
...  Concernant la prise en charge du stress, un essai contrôlé non randomisé (Fiorletta et al., 2013) comparant l'efficacité séance collective de sophrologie Caycédienne par semaine pendant 5 semaines consécutives versus absence de séance de sophrologie chez une population d'étudiants en kinésithérapie suggère une meilleure évolution du niveau de stress chez les étudiants traités que chez les étudiants non traités. Les nombreux biais recensés en rapport avec l'utilisation d'un critère de jugement principal non validé, la faiblesse de l'effectif et surtout l'absence de randomisation, ayant entrainé un déséquilibre des groupes à l'inclusion, ainsi qu'un probable biais de désirabilité sociale entravent la validité de l'étude. ...
... 12. Mesure des impacts de la sophrologie Caycédienne® sur le stress (Fiorletta, Ganic et al. 2013). ...
Article
Introduction: The temporomandibular joint is highly adaptive and masticatory apparatus disorders (MAD) can occur when its ability to adapt is overwhelmed. Occlusal etiologies were long pinpointed as the sole culprits. However, a consensus now exists which minimizes their involvement. It is recognized that the etiology of MAD is multifactorial, combining occlusal problems, parafunctions, postural anomalies, orofacial dyspraxia and stress. Materials and methods: In this article, the authors review the role of physiotherapy in managing these pathologies. Results: While it remains essential to treat the symptoms in order to relieve pain, optimum treatment requires the underlying pathogenic mechanisms to be identified. Rehabilitation treatment, therefore, offers a physiotherapy-based approach providing an etiological solution. By reeducating function, physiotherapy produces lasting results. Discussion: Given the multifactorial nature of MAD etiologies, maxillofacial rehabilitation is an indispensible ally for odontologists or orthodontists adopting a multidisciplinary approach in their treatment of this disorder.
Article
Résumé Les auteurs définissent les grandes lignes de la prise en charge rééducative des musiciens professionnels présentant des dysfonctions de l’appareil manducateur (DAM). Le but de cette rééducation est de faire disparaître les différentes composantes neuro-musculaires et algiques, de lutter contre les facteurs causaux ou aggravants et de reprogrammer le schéma moteur sur une cinétique mandibulaire corrigée. La prise en charge suit 3 grandes lignes de conduite : rééducation classique des DAM : décontraction des tensions musculaires cervico-faciales, rééducation de l’ensemble des dyspraxies oro-myo-faciales et des troubles posturaux cervico-céphaliques pouvant être responsables ou aggravants du DAM ; rééducation spécifique des musiciens : musiciens et kinésithérapeutes essaient de modifier la posture lors de la pratique de l’instrument si celle ci semble pathogène, et si nécessaire adaptent les accessoires de jeu ; hygiène de travail : il est nécessaire d’instaurer un temps de préparation et de récupération musculaire, avant et après chaque période de travail instrumental et d’éduquer le patient à des exercices de relaxation lui permettant de mieux lutter contre le stress. La difficulté de prise en charge de ces patients réside en partie dans l’habitude de contrainte et de souffrance infligée aux musiciens dès leur plus jeune âge. D’autre part en modifiant la posture de jeu, la rééducation risque de majorer temporairement la perte de virtuosité. Un travail d’information et de dépistage précoce est donc primordial chez les jeunes musiciens afin de prévenir ces pathologies. Niveau de preuve Non adapté.
Article
The Alfonso Caycedo Method® practiced by sophrologists is a long process leading to an awareness of consciousness. A session lasts from ten minutes to one hour during which six phases are developed. Using a presophronic discourse the sophrologist establishes a contact and an alliance, followed by sophronization or relaxation, practice of the three key techniques of intrasophronic activation (with a variable intention depending on the established contract), desophronization (by re-establishing body tension), and post-sophronic description (the person practicing sophrology can describe the contents of the session). The three key techniques are: sophronization of the basis of living in order to relax, sophro-displacement of the negative to evacuate tension, and sophro-vitalization to reinforce the vitality of the different body tissues.
Article
Sophrology is the study of consciousness and the values of existence. It considers that the two poles of consciousness, the body and the mind, have a mutual influence on each other. Created by Professor Alfonso Caycedo in 1960, sophrology encompasses three key theories, four principles and numerous concepts. The first key theory describes the different levels of consciousness and the existential possibilities of each individual. The second key theory is defined as an integrated, free and clear level of consciousness allowing exploration of consciousness itself. The third key theory divides the body into five corporal systems which are then joined together into a megasystem, a strategy facilitating consciousness of one’s own body. The body schema considered as a living reality, positive action, objective reality, and adaptability comprise the four principles. Objective reality is closely linked with a phenomenological approach to consciousness. The sophronic alliance is the adult relationship established with the sophrologist. Terpnos logos is an appeasing rhythmic and monochord discourse used to guide the sophrologist. It does not rely on suggestion, but requires active voluntary participation. Voluntary control of respiration is at the heart of sophrology. Relaxation is the bodily starting point. Focusing attention on living the present moment and the phenomena attached to that moment lead to a state of living which, when repeated, participates in activating consciousness.
Article
Musculoskeletal disorders (MSDs) cause both human suffering and economic losses. Psychosocial stressors at work have been found to be associated with risk of MSDs, but it is unclear whether the association is causal. This review summarises the results of 54 longitudinal studies investigating the impact of psychosocial stressors at work on the onset of musculoskeletal disorders in the neck/shoulder, upper extremities, and low back. We searched for longitudinal studies published in English language between 2000 and 2009 inclusive via a systematic literature search in various publication databases. We defined quality criteria to ensure that the included studies relied on well assessed and analysed data. We clustered the psychosocial factors examined in the studies into nine categories of self-reported psychosocial work environment and one category of psychological distress. We used three body-specific endpoints (neck/shoulder; upper extremities; low back) and one overall endpoint (all body regions combined). Of the 40 meta-analyses conducted, 26 were based on at least five effect sizes. Of those, 19 revealed statistically significant pooled effect sizes. We conclude that psychosocial factors should be considered as independent predictors of onset of MSDs and be relevant to prevention and intervention programmes in occupational safety and health.
Article
Conditions typical of many low-status jobs are known to induce elevated stress. In keeping with this, blue-collar workers show elevated psychophysiological stress levels both during and after work compared with workers in more stimulating and flexible jobs. Health-related behaviors, such as cigarette smoking and drug abuse, that are known to contribute to the social gradient in health, can be seen as ways of coping with a stressful work situation in order to get short-term relief. Negative emotional states associated with low-status jobs, combined with a lack of economic resources, are also likely to reduce the individual's motivation to seek proper medical treatment and, thus, increase the risk that transient symptoms develop into chronic illness. With regard to musculoskeletal disorders, it is well documented that physically monotonous or repetitive work is associated with an increase in neck, shoulder, and low back pain problems. However, recent studies also report an association between psychosocial factors and muscle pain syndromes. Possible mechanisms explaining these findings involve the assumption that psychological stress may induce sustained activation of small, low-threshold motor units that may lead to degenerative processes, damage, and pain. Analysis of short periods of very low muscular electrical activity (EMG gaps) shows that female workers with a high frequency of EMG gaps seem to have less risk of developing myalgia problems than do workers with fewer gaps. Stress induced by psychosocial conditions at work, which is usually more lasting than that resulting from physical demands, may prevent the individual from shutting off their physiological activation and reduces the time for rest and recovery. In the modern work environment, with strong emphasis on a high work pace, competitiveness, and efficiency, it is possible that lack of relaxation is an even more important health problem than is the absolute level of contraction or the frequency of muscular activation.
Article
Stress can be a primary or secondary contributor to ill health via excessive and sustained sympathetic arousal leading to ischemic heart disease, hypertension, stroke, obesity, and mental ill health, or through related behaviors such as smoking, substance abuse, and over or inappropriate eating; or as a contextual variable in terms of risk factor and lifestyle outcome. In addition, psychosocial stress can impair recovery from any pathological insult or injury. Most assessments of stress relate to life events, and both past and current life stressors, acute and chronic, play a major role. However, beyond the impact of stressors, it is the reported state of feeling stressed that is the critical predictor of ill health. This article describes stress and its correlates, discusses models of stress, and presents the nine-item Psychological Stress Measure (PSM-9). This tool is aimed directly at the state of feeling stressed, is suited for assessing stress clinically in the general population and serving as an outcome measure. The tool is valid and reliable and easy to administer in health care settings; it has a normal distribution, which makes it a very sensitive-to-change instrument in repeated measures to document progress.
Le point des connaissances sur le stress au travail
  • Inrs
INRS. Le point des connaissances sur le stress au travail. ED 5021; 2009.
Le problème d'adaptation
  • H Selye
Selye H. Le problème d'adaptation. In: Le stress de la vie. Paris: Gallimard; 197519-99.