ArticlePDF Available

Relation entre la production et la consommation des fruits cultivés sur le plateau d’Allada au sud du Benin

Article

Relation entre la production et la consommation des fruits cultivés sur le plateau d’Allada au sud du Benin

Abstract and Figures

Relationship between production and consumption of fruit grown on the Allada plateau in southern Benin. Abstract — Introduction. In Benin, the diet of the population is deficient in vitamins and minerals; consumption of fruits and vegetables could be an effective way to prevent nutritional deficiencies and chronic disease. In this context, it was important to study the volume of fruit and vegetable consumption in Benin and to assess the relationship between availability, price and acquisition by households. We were interested in the consumption of fruits produced in a region of Benin, Allada plateau. Materials and methods. The different species of fruit grown on the Allada plateau were identified. Availability was assessed and related to their consumption based on a regional survey of a sample of 120 farm managers across four municipalities in the region. Results. The net consumption of locally grown fruits by each producing household was estimated at 31.6 kg per year. Among the 15 fruit species identified, the most eaten were found to be mango (13.3 kg per person per year, 42%), banana (7.6 kg per person per year, 24%), mandarin (11%), orange (8%) and avocado (7%). No significant correlation was found between consumption and production of fruit. However, a very strong correlation was demonstrated between the production and the amount of fruit sold, and a significant negative correlation was found between the amount of fruit products and their selling price. The balance between production and consumption showed a positive margin for the orange, pineapple, tangelo and papaya, which means that these products are primarily commercial and only a residual share of these crops is reserved for consumption. Most other fruit crops consumed by households of Allada plateau must be imported. Discussion. On the Allada plateau, despite high production of certain fruits, their consumption by farm households is low and little diversified with respect to their availability; it is well below the standards recommended by the WHO. It will be necessary to study further the determinants of such a bias to guide public policy and the choice of producers and consumers better to ensure a better diet for local people. Benin / fruit growing / farm surveys / production / on-farm consumption / marketing / marketing margins / nutritional requirements Relation entre la production et la consommation des fruits cultivés sur le plateau d’Allada au sud du Bénin.
Content may be subject to copyright.
Article original
Fruits, vol. 67 (1) 3
Relationship between production and consumption of fruit grown on the Allada
plateau in southern Benin.
Abstract Introduction. In Benin, the diet of the population is deficient in vitamins and minerals;
consumption of fruits and vegetables could be an effective way to prevent nutritional deficiencies and
chronic disease. In this context, it was important to study the volume of fruit and vegetable consump-
tion in Benin and to assess the relationship between availability, price and acquisition by households.
We were interested in the consumption of fruits produced in a region of Benin, Allada plateau.
Materials and methods. The different species of fruit grown on the Allada plateau were identified.
Availability was assessed and related to their consumption based on a regional survey of a sample of
120 farm managers across four municipalities in the region. Results. The net consumption of locally
grown fruits by each producing household was estimated at 31.6 kg per year. Among the 15 fruit spe-
cies identified, the most eaten were found to be mango (13.3 kg per person per year, 42%), banana
(7.6 kg per person per year, 24%), mandarin (11%), orange (8%) and avocado (7%). No significant cor-
relation was found between consumption and production of fruit. However, a very strong correlation
was demonstrated between the production and the amount of fruit sold, and a significant negative cor-
relation was found between the amount of fruit products and their selling price. The balance between
production and consumption showed a positive margin for the orange, pineapple, tangelo and papaya,
which means that these products are primarily commercial and only a residual share of these crops
is reserved for consumption. Most other fruit crops consumed by households of Allada plateau must
be imported. Discussion. On the Allada plateau, despite high production of certain fruits, their
consumption by farm households is low and little diversified with respect to their availability; it is well
below the standards recommended by the WHO. It will be necessary to study further the determinants
of such a bias to guide public policy and the choice of producers and consumers better to ensure a
better diet for local people.
Benin / fruit growing / farm surveys / production / on-farm consumption / marketing /
marketing margins / nutritional requirements
Relation entre la production et la consommation des fruits cultivés sur le plateau
d’Allada au sud du Bénin.
Résumé — Introduction. Au Bénin, le régime alimentaire des populations est déficient en vitamines
et minéraux ; la consommation de fruits et légumes pourrait constituer un moyen efficace pour éviter
les carences nutritionnelles et prévenir les maladies chroniques. Dans un tel contexte, il importait d’étu-
dier le volume de consommation des fruits et légumes au Bénin et d’évaluer les liens existant entre
leur disponibilité, leur prix et leur acquisition par les ménages. Nous nous sommes intéressés à l’auto-
consommation des fruits produits dans une région du Bénin, le plateau d’Allada. Matériel et méthodes.
Les différentes espèces fruitières cultivées sur le plateau d’Allada ont été identifiées. Leur disponibilité
a été évaluée et mise en relation avec leur consommation en s’appuyant sur une enquête régionale
portant sur un échantillon de 120 chefs d’exploitation agricole répartis sur quatre communes de la
région. Résultats. L’autoconsommation nette des fruits cultivés localement par chacun des ménages
producteurs a été évaluée à 31,6 kg par an. Parmi les 15 espèces fruitières recensées, les plus consom-
mées se sont révélées être la mangue (13,3 kg par personne et par an, 42 %), la banane (7,6 kg par
personne et par an, 18 %), l’orange (8 %) et l’avocat (7 %). Aucune corrélation significative n’a été éta-
blie entre la consommation et la production des fruits. En revanche, une très forte corrélation a été
mise en évidence entre la production et la quantité de fruits commercialisée, et une corrélation négative
significative a été trouvée entre la quantité de fruits produits et leur prix de vente. Le bilan entre pro-
duction et consommation a fait apparaître une marge positive pour l’orange, l’ananas, le tangelo et la
papaye, ce qui signifie que ces productions sont avant tout marchandes ; seule une part résiduelle de
ces récoltes est réservée à l’autoconsommation. La plus grande partie des autres productions fruitières
consommées par les ménages du plateau d’Allada doivent être importée. Discussion. Sur le plateau
d’Allada, malgré une forte production de certains fruits, leur consommation par les ménages agricoles
est faible et peu diversifiée par rapport à leur disponibilité et se situe bien en deçà des normes recom-
mandées par l’OMS. Il sera nécessaire de mieux étudier les déterminants d’une telle distorsion pour
mieux guider les politiques publiques, ainsi que les choix des producteurs et des consommateurs, afin
d’assurer un meilleur régime alimentaire aux populations locales.
Bénin / culture fruitière / enquête sur exploitations agricoles / production /
autoconsommation / commercialisation / marge de distribution / besoin nutritionnel
1INRA-Bénin,
BP 71, Allada, Bénin
chritossou@yahoo.fr
2Dép. Environ. Agric. Durable
CEBEDES ONG,
Univ. Abomey-Calavi,
02 BP 331 Cotonou, Bénin
3Fac. Sci. Agron.
Univ. Abomey-Calavi,
01 BP 526, Cotonou, Bénin
Relation entre la production et la consommation des fruits
cultivés sur le plateau d’Allada au sud du Benin
Christophe Cocou TOSSOU1*, Anne B. FLOQUET2, Brice A. SINSIN3
* Correspondance et tirés à part
Reçu le 25 juin 2010
Accepté le 16 mai 2011
Fruits, 2012, vol. 67, p. 3–12
© 2011 Cirad/EDP Sciences
All rights reserved
DOI: 10.1051/fruits/2011061
www.fruits-journal.org
RESUMEN ESPAÑOL,p.12
Article published by EDP Sciences and available at http://www.fruits-journal.org or http://dx.doi.org/10.1051/fruits/2011061
4Fruits, vol. 67 (1)
C.C. Tossou et al.
1. Introduction
L’alimentation est un déterminant majeur du
maintien de l’organisme dans un état de
santé satisfaisant et des recommandations
nutritionnelles ont été formulées pour
encourager une alimentation saine [1, 2].
Diverses études épidémiologiques montrent
qu’une faible consommation de fruits et de
légumes accroit le risque de maladies chro-
niques1chez l’homme [3], et l’Afrique
n’échappe pas à ce constat, bien au contraire
[4]. Le rapport conjoint de l’Organisation
mondiale de la Santé (OMS) et de la FAO
(Food and Agriculture Organization) sur la
prévention des maladies chroniques recom-
mande ainsi une consommation d’au moins
400 g de fruits et légumes par personne et
par jour [5]. De part leur faible charge calo-
rique, les fruits et légumes contribuent à
réduire la densité énergétique de l’alimen-
tation [6]. L'accent est de plus en plus mis
sur l'importance de la diversité des aliments
et, en particulier, des fruits et légumes, ainsi
que sur les synergies pouvant exister entre
les constituants d'un même aliment et entre
aliments. Malheureusement très peu de tra-
vaux portent sur les effets synergiques,
permettant d'argumenter scientifiquement
l'impact des fruits et légumes sur la santé,
alors qu’une pléthore de travaux porte sur
l'effet d'un principe actif sur une pathologie
particulière [7]. De ce fait, la consommation
de fruits et légumes est de plus en plus consi-
dérée par de nombreuses instances comme
un enjeu de santé publique et fait l’objet de
recommandations nutritionnelles par la FAO
et l’OMS au niveau mondial [5].
L’alimentation de la population au sud du
Bénin est essentiellement composée de
deux produits de base riches en amidon, le
maïs et le manioc, et d’un troisième, le
niébé, une légumineuse riche en glucides
(plus de 50 %). Les variations culinaires à
partir de ces trois produits dépendent de la
sauce qui accompagne les mets. De toute
évidence, ce régime alimentaire est déficient
en vitamines et minéraux ; au Bénin, la
consommation de fruits et légumes pourrait
constituer un moyen efficace pour éviter les
carences nutritionnelles et prévenir les
maladies chroniques à condition de lever
certains blocages culturels. Malheureuse-
ment, les données qui pourraient orienter le
choix des fruits et légumes à consommer en
fonction des besoins ne sont pas dispo-
nibles.
Dans un tel contexte, il importait d’étu-
dier le volume de consommation des fruits
et légumes au Bénin et d’évaluer les liens
existant entre leur disponibilité, leur prix et
leur acquisition par les ménages. C’est dans
cette perspective que se sont inscrits nos tra-
vaux de recherche qui se sont intéressés à
l’autoconsommation des fruits produits
dans une région au sud du Bénin, le plateau
d’Allada.
2. Matériel et méthodes
2.1. Localisation de l’étude
Notre étude de la consommation des fruits
et légumes au Bénin a été menée sur le pla-
teau d’Allada, dans la zone guinéenne du
pays (entre 6°25’ et 7°30’ N ; 2° et 2°30’ E).
Ce plateau est délimité par les vallées
de l’Ouémé, du Couffo et la dépression
de la Lama. Il est constitué en grande partie
de sols ferrugineux tropicaux, sols faible-
ment ferralitiques qui conviennent aux
cultures vivrières, ainsi qu’aux plantations
d’ananas, de palmiers à huile et d’agrumes
[8]. Le régime pluviométrique de cette
région est bimodal (avril–juin et septembre–
novembre) avec une pluviométrie moyenne
de 1 200 mm·an–1. La température moyenne
varie de 25 °C à 29 °C et l’humidité de l’air
de 69 % à 97 % [9]. En 2002, la population
du plateau d’Allada répartie dans les com-
munes d’Allada, de Toffo, de Tori-Bossito
et de Zê était estimée à 283 900 habitants
regroupés en 60 124 ménages, dont
33 535 ménages agricoles [10].
2.2. Matériel et méthodes
La distinction entre fruits, légumes, plantes
à tubercules et épices est souvent arbitraire
1Cancer, maladies cardio-vasculaires et
cérébrales, diabète, obésité.
Consommation des fruits cultivés au sud du Benin
Fruits, vol. 67 (1) 5
et floue. En effet, selon le degré de maturité
de leurs fruits, de nombreuses espèces se
consomment fraîches comme fruits ou
cuites comme légumes. Par ailleurs, tous les
produits végétaux consommés essentielle-
ment pour leur goût rafraîchissant ou
aromatique sont classés comme fruits. Il
s’agit en particulier de fruits à pulpe juteuse
[11]. Les espèces cultivées que nous avons
étudiées se sont révélées être de type arbo-
ricole, arbustif et herbacé (tableau I).
Un inventaire taxonomique exhaustif des
espèces fruitières cultivées a été fait selon
la méthode de Gounot [12] auprès d’un
échantillon aléatoire de 120 chefs d’exploi-
tation agricole de quatre communes (Allada,
Toffo, Tori Bossito et Zê) du plateau
d’Allada et en s’appuyant sur La flore du
Bénin [13]. Pour la consommation des fruits,
un diagnostic rapide a été effectué auprès
du même échantillon d’exploitants, en
s’appuyant sur les travaux de Kumar [14] et
sur ceux de Beaudoux et al. [15].
Le choix des exploitations agricoles
échantillonnées s’est appuyé sur deux cri-
tères principaux :
(i) exploitations présentant une surface
supérieure ou égale à 0,5 ha ;
(ii) exploitations pratiquant des cultures
fruitières depuis au moins 6 ans. En effet,
une étude préalable que nous avions réali-
sée en 2001 avait conclu que 65 % des pro-
ducteurs de fruits disposaient d’une super-
ficie supérieure ou égale à 0,5 ha [16]. Par
ailleurs, un verger âgé d’au moins 6 ans est
normalement en mesure de produire cor-
rectement lorsqu’il s’agit de plants greffés ou
suffisamment robustes pour résister aux
sécheresses ordinaires.
2.3. Rodage de la méthode
Tout d’abord, l’objectif de l’étude a été
expliqué aux exploitants sélectionnés lors
d’une première visite sur le terrain. Une
Tableau I.
Noms des espèces fruitières cultivées recensées auprès de 120 exploitations sur le plateau d’Allada, dans le sud
du Bénin.
Genre et espèce Famille Nom anglais Nom français
Ananas comosus (L.) Merill Bromeleaceae Pineapple Ananas
Anona muricata L. Anonaceae Soursop Corossolier
Artocarpus altilis F. Moraceae Breadfruit tree Arbre à pain
Carica papaya L. Caricaceae Pawpaw tree Papayer
Citrus limon (L.) Burm. F. Rutaceae Lemon tree Citronnier
Citrus maxima (Burm.) Merr. Rutaceae Shadek tree Pamplemoussier
Citrus reticulata Blanco Rutaceae Mandarin tree Mandarinier
Citrus sinensis (L.) Osbeck Rutaceae Orange tree Oranger
Citrus reticulata Blanco
× Citrus paradisi Macfad.
Rutaceae Tangelo tree Tangelo
Irvengia gabonensis
(Aubry-Lecompte ex O’Rorke) Baill.
Irvengiaceae Crab apple tree Mangue du Gabon
Mangifera indica L. Anacardiaceae Mango tree Manguier
Manilkara zapota van Royen Sapotaceae Sapodilla tree Sapotillier
Musa spp.Musaceae Banana tree Bananier
Persea americana Miller Lauraceae Avocado pear Avocatier
Psidium guajava L. Myrtaceae Guava tree Goyavier
6Fruits, vol. 67 (1)
C.C. Tossou et al.
pré-enquête auprès de six exploitants nous
a ensuite permis de tester et de réviser un
questionnaire adapté à notre objectif. La ver-
sion définitive de ce document a été utilisée
lors des visites ultérieures.
2.4. Paramètres mesurés
Les données recueillies ont été les sui-
vantes :
– la quantité totale de fruits produits pour
une espèce i: ‘Qi’,
– la quantité brute de ces fruits consommée
par les ménages : ‘Qai’,
– la quantité nette de ces fruits consommée
par les ménages : ‘qai’,
– la quantité de fruits commercialisés ‘Qc’.
La quantité nette ‘qai’ a été calculée en
multipliant la quantité brute ‘Qai’ par le taux
d’utilisation pour la consommation ‘Tc’ de
chacun des fruits identifiés par notre
enquête.
Le taux d’utilisation pour la consomma-
tion ‘Tc’ correspond au taux de partie
comestible du fruit : après avoir pesé les
fruits entiers, nous les avons pelés ou éplu-
chés afin de disposer de la partie comestible.
La partie comestible et la partie rejetée ont
été pesées séparément. Par suite, pétant le
poids de la partie comestible et Pétant le
poids du fruit entier, [Tc(%) =(p/P) × 100].
Pour chacune des espèces i, le bilan ‘B’
a été obtenu par la différence entre les quan-
tités de fruits produites ‘Qi’ et celles auto-
consommées ‘Qai’, soit [Bi = Qi – Qai].
2.5. Analyses
Les données ont été analysées à l’aide du
logiciel Minitab.
La consommation annuelle par individu
a été estimée en divisant la production nette
consommée par ménage ‘qai’ par la taille
moyenne de chaque ménage.
Des corrélations (Pearson, P< 0,05) ont
été établies entre les éléments suivants :
– la consommation brute ‘Qai’ et la produc-
tion totale de fruits ‘Qi’,
la production commercialisée ‘Qc’ et la
production totale ‘Qi’,
– la quantité commercialisée ‘Qc’ et le prix
de vente des fruits.
La quantité nette consommée ‘qai’ a été
comparée à la norme OMS/FAO (2005) de
146 kg par personne et par an (soit 400 g par
personne et par an) afin de déterminer si la
production constatée suffisait à la consom-
mation des ménages de la zone étudiée.
Les préférences de consommation des
fruits chez les personnes interrogées ont été
évaluées lors de l’enquête. Par extrapola-
tion, elles ont permis d’estimer les besoins
de consommation brute ‘Qai’ pour la popu-
lation échantillon (chefs d’exploitation et
leurs familles).
Ces besoins ont été comparés à la pro-
duction brute ‘Qi’ de la population échan-
tillon, ce qui a permis d’évaluer l’écart entre
production et consommation, à partir des
préférences de la population enquêtée.
3. Résultats
3.1. Production fruitière
sur le plateau d’Allada
Parmi les 15 productions fruitières recen-
sées au cours de notre enquête (tableau I),
l’ananas s’est révélé majoritaire avec une
production totale de 1 265 t·an–1 pour
l’ensemble des exploitants enquêtés. Au
sein des espèces ligneuses, l’oranger a
dominé avec une production estimée à
996 t·an–1 pour l’échantillon considéré.
Cette production a été suivie par le manda-
rinier avec 126 t·an–1. Les autres espèces
recensées (avocatier, bananier, citronnier,
corossollier, goyavier, manguier, papayer,
pamplemoussier, sapotillier, Artocarpus
altilis et Irvingia gabonensis) ne sont que
faiblement cultivées (figure 1).
3.2. Destination des cultures
fruitières sur le plateau d’Allada
D’après notre enquête, la quasi totalité des
fruits (99,40 %) de la production est destinée
Consommation des fruits cultivés au sud du Benin
Fruits, vol. 67 (1) 7
à la vente ; le reste, à l’auto consommation
(figure 1). Les revenus imputables à la pro-
duction ont été estimés à 170 M FCFA2pour
l’ensemble des 120 chefs d’exploitation
interrogés, générant un revenu brut moyen
de 1,4 M FCFA (soit environ 2900 US$) par
producteur et par an, hors consommation
domestique. Par extrapolation cette recette
a été estimée à 47 Md FCFA (soit environ
98 M US$) pour l’ensemble du plateau
d’Allada.
3.3. Les résultats de consommation
La consommation nette (partie comestible)
annuelle de l’ensemble des fruits cultivés sur
le plateau d’Allada a été évaluée à 31,6 kg
par ménage agricole enquêté et à, en
moyenne, 4,5 kg par individu, sachant qu’il
y a en moyenne sept personnes par ménage
enquêté (tableau II).
Les fruits les plus consommés (consom-
mation nette de fruits) par les ménages pro-
ducteurs sont la mangue (13,3 kg soit 42 %),
la banane (7,6 kg, soit 24 %), la mandarine
(11 %), l’orange (8 %) et l’avocat (7 %)
(figure 2).
3.4. Liens entre production,
consommation, commercialisation
et prix
Après enquête auprès de 120 ménages pro-
ducteurs de fruits sur le plateau d’Allada,
aucune corrélation n’a pu être mise en évi-
dence entre la production et la consomma-
tion des fruits (r= 0,06, P0,05 = 0,27). En
revanche, il est apparu une très forte corré-
lation (voisine de 1) entre la production et
la quantité de fruits commercialisée, et une
corrélation négative significative (r= 0,1953,
P0,05 = 0,007) entre la quantité de fruits
commercialisée et leur prix de vente ; il
existe donc un lien entre production, com-
mercialisation et prix ; ce lien n’existant pas
entre production et consommation, la pro-
duction de fruits sur le plateau d’Allada se
révèle être plus une production marchande
qu’une production vivrière.
3.5. Bilan des productions fruitières
du plateau d’Allada
Le bilan financier obtenu à partir de la com-
mercialisation des fruits produits sur le
plateau d’Allada se révèle être positif pour
l’orange, l’ananas, le tangelo et la papaye
qui représentent donc des cultures de rente
pour les producteurs. Tous les autres fruits
(avocat, banane, citron, corossol, fruit à
pain, goyave, mangue, mangue gabonaise,
mandarine, sapotille) doivent être majoritai-
rement importés (figure 3).
4. Discussion
Notre étude a permis pour la première fois
d’obtenir des données chiffrées portant sur
l’importance de l’autoconsommation de
fruits et sa liaison avec la production dans
quatre communes du plateau d’Allada dans
le sud du Bénin. Très complémentaire des
méthodes de recherche conventionnelles, le
diagnostic participatif utilisé s’est révélé être
adapté à l’obtention rapide, avec peu de
moyens, d’informations pertinentes sur le
bilan financier des productions fruitières
dans cette région. Les résultats permettent
d’appréhender les grandes lignes d’une
situation agricole dans un milieu rural peu
documenté et d’orienter des investigations
21 FCFA = 0.00152449 EUR ;
1 FCFA = 0.00207921 US$.
Figure 1.
Répartition de la production
fruitière sur le plateau d’Allada
(Bénin) selon les données
fournies par un échantillonnage
de 120 exploitants.
8Fruits, vol. 67 (1)
C.C. Tossou et al.
à venir afin d’en préciser les diverses com-
posantes [17–20]. Mais nos travaux n’ont
abordé que quelques aspects spécifiques de
cet état de fait et n’ont fourni que des infor-
mations partielles sur des situations
complexes [21].
Si l’inventaire réalisé a permis de dénom-
brer les espèces présentes dans les exploi-
tations agricoles échantillonnées, il nous est
difficile de vérifier les quantités de fruits pro-
duites, vendues et autoconsommées. Dès
lors, il serait intéressant de mener une étude
similaire sur un échantillon de chefs
d’exploitation plus important afin de mieux
couvrir la zone d’étude et d’élargir l’enquête
à d’autres régions pour disposer de bases
fiables, aptes à aider à la mise en œuvre d’un
réel programme de développement fruitier
au Bénin. Par ailleurs, un suivi du régime ali-
mentaire des ménages se révèlerait néces-
saire pour mieux préciser les données de
consommation qui n’ont été que déclara-
tives lors de notre étude.
Malgré ces limites, nos résultats suggè-
rent que, dans l’ensemble des communes
d’Allada, Toffo, Tori Bossito et de Zê au sud
du Bénin, les cultures fruitières cultivées
sont aptes à constituer d’importantes
sources de revenus. Mais l’autoconsomma-
tion de ces fruits par les ménages agricoles
est faible et peu diversifiée par rapport aux
normes de l’OMS/FAO [5] et à la disponibi-
lité de ces produits.
Tableau II.
Consommation annuelle de fruits produits par 120 ménages exploitants, enquêtés au Bénin (plateau d’Allada).
Fruit Consommation brute de fruits
(kg par personne)
Valeurs relatives
(%)
Rendement
des fruits
(%)
Consommation nette
de fruits
(kg)
Mangue 30,20 49,59 0,44 13,29
Banane 10,17 16,70 0,75 7,63
Mandarine 5,77 9,47 0,60 3,46
Orange 6,35 10,43 0,40 2,54
Avocat 3,87 6,35 0,60 2,32
Mangue gabonaise 3,25 5,34 0,50 1,63
Fruit à pain 0,67 1,10 0,60 0,40
Corossol 0,19 0,31 0,75 0,14
Papaye 0,13 0,21 0,60 0,08
Goyave 0,20 0,33 0,30 0,06
Sapotille 0,05 0,08 0,50 0,03
Citron 0,05 0,08 0,20 0,01
Ananas 0 – 0,46
Tangelo 0 – 0,60
Total 60,90 100,00 – 31,58
Figure 2.
Consommation de fruits
par ménage agricole sur le
plateau d’Allada (Bénin) selon
les données fournies par un
échantillonnage de
120 exploitants.
Consommation des fruits cultivés au sud du Benin
Fruits, vol. 67 (1) 9
4.1. Niveau de consommation
des fruits
Au Bénin, la forte consommation de man-
gue constatée est due au double rôle du
manguier en tant qu’arbre fruitier, mais aussi
en tant que production vivrière. Arrivant à
maturité en fin de saison sèche et en début
de saison humide, les mangues constituent
un apport nutritif fondamental dans l’ali-
mentation des populations rurales des
zones d’Afrique occidentale [22]. La con-
sommation de fruits dans les ménages
producteurs sur le plateau d’Allada, estimée
à 4,5 kg par personne et par an, soit environ
12 g par jour, est de loin inférieure à la
moyenne mondiale et africaine. À titre com-
paratif et selon les données de la FAO à
l’échelle mondiale [6], la consommation
apparente de fruits serait relativement
élevée en Amérique latine (271 g par jour),
en Europe (212 g par jour) et dans le Moyen-
Orient (204 g par jour), alors qu’elle serait
beaucoup plus basse en Asie (85 g par jour)
et en Afrique (95 g par jour). Un exemple
est donné par un pays comme le Vietnam
où la consommation annuelle de fruits a été
estimée à 4 Mt en 2001, soit à 137 g par per-
sonne et par jour ; pour ce pays, la
progression annuelle de la production
fruitière a été estimée à 2,3 % par an sur
les quinze dernières années ; le marché
intérieur permet d'écouler 93 % de cette
production, cela surtout vers les centres
urbains qui, avec moins d'un quart de la
population, représenteraient près de la
moitié du marché domestique des fruits.
[23]. Un tel modèle qui met l’accent sur une
production à destination du marché intérieur
pourrait être riche d’enseignements pour
des plans d’actions à mettre en œuvre en
Afrique et plus particulièrement au Bénin où
les marchés visés sont plutôt le marché
européen et éventuellement le marché
régional.
En Afrique francophone, il existe une
grande diversité de situations selon la posi-
tion géographique des pays, leurs traditions
culturelles et leur situation économique.
De nombreuses populations consomment
beaucoup moins que 400 g de fruits et
légumes par personne et par jour. Dans les
pays de forêts humides (Cameroun, Gabon,
Guinée, Rwanda et Burundi), la banane et
les plantains sont des fruits très consommés,
ce qui explique des niveaux de consomma-
tion de fruits relativement élevés. En
revanche, dans les pays sahéliens (Burkina-
Faso, Tchad, Mali et Mauritanie) la situation
est très critique. [4]. Le Bénin se classe dans
cette dernière catégorie.
4.2. Liens entre production,
consommation, commercialisation
et prix
Notre étude a fait ressortir que le niveau
d’autoconsommation des fruits ne dépen-
dait pas de leur disponibilité et que, donc,
d’autres facteurs entraient en jeu pour
influencer la consommation des fruits par
les ménages producteurs ; en particulier
une priorité serait donnée à la commercia-
lisation des productions. Ces résultats
confirment ceux de Sodjinou et al. selon les-
quels la cause fondamentale d’une faible
consommation de fruits et légumes serait
liée une information insuffisante de la popu-
lation sur la valeur nutritionnelle de ces
aliments et leur impact sur la santé [24]. Ces
Figure 3.
Bilan entre la production et les
besoins d’autoconsommation
de fruits sur le plateau d’Allada
effectué à partir de données
fournies par enquête auprès de
120 exploitants d’espèces
fruitières.
10 Fruits, vol. 67 (1)
C.C. Tossou et al.
auteurs concluent que l’alimentation pauvre
en fruits et légumes des adultes de la ville
de Cotonou est loin d’assurer une bonne
adéquation entre micro nutriments et pré-
vention satisfaisante des maladies cardio
vasculaires. Cette situation s’apparenterait à
celle des ménages producteurs de fruits des
communes du plateau d’Allada.
Les corrélations positives observées entre
production, quantité commercialisée et prix
de vente des fruits indiquent quils sont avant
tout sources de revenus pour les ménages
producteurs ; par suite la partie autocon-
sommée correspondrait aux excédents de
production ou aux invendus. Ce constat
serait un handicap dans le contexte d’une
tentative d’accroissement de la consomma-
tion des fruits dans la région, pour améliorer
le statut nutritionnel de ses populations.
5. Conclusion
Sur le plateau d’Allada au Bénin, les fruits
cultivés sont principalement destinés à la
vente et peu utilisés pour l’alimentation des
ménages producteurs. Il en résulte un déficit
de consommation par rapport aux recom-
mendations dispensées par l’OMS.
Contrairement à toute logique économique
classique [25], il n’existe pas de lien établi
entre la production et l’autoconsommation
des fruits. D’autres éléments, probablement
de multiples origines, entreraient donc en
jeu qui freineraient la consommation adé-
quate de fruits et légumes dans cette région.
Pour y faire face, il apparait nécessaire de
décloisonner les secteurs d’intervention [26].
En particulier, les domaines de la santé, de
l’horticulture et de l’éducation devraient
œuvrer ensemble, tout comme ceux des
transports et de l’environnement. Une sen-
sibilisation des enfants à l’importance des
fruits et légumes pour la santé serait primor-
diale dans certains pays où les produits
industriels à forte charge calorique sédui-
sent les nouveaux consommateurs.
Notre étude réalisée au Bénin, dans une
région productrice de fruits, devra s’élargir
au niveau national et prendre en compte la
saisonnalité de production des fruits au
niveau des divers bassins, ainsi que leur dis-
ponibilité, en liaison avec le statut nutrition-
nel et sanitaire des populations rurales et
urbaines à l’échelle du pays. Nous espérons
en outre que nos travaux pourront aider à
construire une méthodologie robuste afin
de conduire des études similaires dans
d’autres situations géographiques, et ainsi
gagner en généricité.
Remerciements
Les auteurs remercient le Dr. Jacky Ganry
pour ses conseils lors de la rédaction du
manuscrit.
Références
[1] Martin A., Apports nutritionnels conseillés
pour la population française, AFSSA-
CNERNA-CNRS, Ed. Tec. & Doc. Lavoisier,
Paris, France, 2001.
[2] Anon., Pour une politique nutritionnelle de
santé publique en France. Enjeux et propo-
sitions, Min. Empl. Solidar., Haut Com. Santé
Publique (HCSP), Paris, France, 2000.
[3] Gember M., Boutron-Ruault M.-C., Hercberg
S., Riboli E., Scalbert A., Siess M.-H., Actua-
lités en cancérologie : fruits, légumes et can-
cers. Une synthèse du réseau Nacre, Bull.
Cancer 89 (3) (2002) 293–312.
[4] Ganry J., Current status of fruits and vege-
tables production and consumption in fran-
cophone african countries. Potential Impact
on Health, Acta Hortic. 841 (2009) 249–255.
[5] Anon., Fruit and vegetables for health. Rep.
Jt. FAO/OMS/OMS Workshop, 1–3 Sept.
2004, Koba, Japan, World Health Organ.,
Geneva, Switz., 2005.
[6] Combris P., Amiot M.-J., Caillavet F., Cause
M., Dallongeville J., Padilla M., Renard C.,
Soler L.-G., Les fruits et légumes dans l’ali-
mentation. Enjeux et déterminants de la
consommation. Expertise scientifique col-
lective lnra, Quae, Coll. Expertises collec-
tives, Versailles, France, 2008.
[7] Ganry J., Effects of the fruit and vegetables
on the human health, Fruits 62 (6) (2007)
343–344.
[8] Bremer F., Busacker D., Diallo A., Fehlberg
H., Meyer C., Monigatti W., Spiegel K.-H.,
Consommation des fruits cultivés au sud du Benin
Fruits, vol. 67 (1) 11
Les possibilités de promotion des petites
exploitations agricoles dans la province
Atlantique (Bénin) : étude préparée pour le
projet Carder Atlantique (GTZ), Techn. Univ.
Berlin. [Fachbereich Int. Agrarentwickl.
(FIA)], Margraf, Aichtal Germany, 1986,
195 p.
[9] Assogbadjo A.E., Sinsin B., van Damme P.,
Caractères morphologiques et production
des capsules de baobab (Adansonia digi-
tata) au Bénin, Fruits 60 (5) (2005) 327–340.
[10] Anon., Étude sur les conditions de vie des
ménages ruraux au Bénin, MAEP/ DANIDA/
PNUD, Bénin, 2001, 84 p.
[11] Bärtels A., Guide des plantes tropicales.
Plantes ornementales, plantes utiles, fruits
exotiques, Ed. Ulmer, Allemagne, 1994,
384 p.
[12] Gounot N., Méthodes d’étude quantitative
de la végétation, Masson, Paris, France,
1969, 314 p.
[13] De Souza S., Flore du Bénin, Tome 3, Ed.
Presse Notre Dame, Cotonou, Bénin, 1988,
424 p.
[14] Kumar K., An overview of rapid appraisal
methods in developmental settings, Agency
Int. Dev., Wash., D.C., U.S.A., 1990.
[15] Beaudoux E., Grombrugghe G., Doux-
champs F., Gueneau M.-J., Nieuwkerk M.,
Cheminements d’une action de développe-
ment. De l’identification à l’évaluation, L’Har-
mattan, 1992, Paris, France, 206 p.
[16] Tossou C.C., Impact de la culture de
l’ananas sur l’environnement dans le
département de l’Atlantique, in : Agbo B.P.,
Isidore T.I., Adjanohoun A., Sagbohan J.,
Ganglo J., Bankolé C., Igué K., Matthess A.,
Recherche agricole pour le développement,
Actes Atelier Sci., Niaouli 12–13 décembre
2001, Ed. INRA Bénin, Bénin, 2003, 538–
555.
[17] Chambers R., Rural appraisal: rapid,
relaxed, and participatory, Inst. Dev. Stud.,
Univ. Sussex, U.K., 1992.
[18] Dunn T., Rapid rural appraisal: a description
of the methodology and its application in
teaching and research at Charles Sturt Uni-
versity, Cent. Rural Res., Wagga Wagga,
Aust., 1994.
[19] Anon., Rapid rural appraisal, in: Proc. 1985
Int. Conf., Khon Kaen Univ., Thailand, 1985.
[20] Kumar K., Casley D.J., The collection, analy-
sis, and use of monitoring and evaluation
data, Johns Hopkins Univ. Press, Baltimore,
M.D., U.S.A., 1993.
[21] Gausset Q., Ranking local tree needs and
priorities through an interdisciplinary action
research approach, J. Transdiscipl. Environ.
Stud. 3 (1) (2004) 1–17.
[22] Vayssières J.-F., Korie S., Coulibaly O.,
Temple L., Boueyi P.S., Le manguier dans le
nord et le centre du Bénin : inventaire des
variétés, évaluation des rendements, stades
de contamination et pertes dues au
mouches des fruits (Diptera : Tephritidae),
Fruits 63 (6) (2008) 335–348.
[23] Figuié M., Bricas N., Amélioration des pro-
ductions fruitières au Vietnam, in : Atelier
Impact de 10 années de coopération fran-
çaise sur l'amélioration des productions frui-
tières au Vietnam, 19–20 mai 2004, Long
Dinh, Vietnam, 2004.
[24] Sodjinou R., Delisle H., Fayomi B., Agueh V.,
L’alimentation des adultes de Cotonou est-
elle adéquate pour prévenir des maladies
cardivasculaires ? Univ. Montréal, Inst. Rég.
Santé Publique (Ouidah), Inst. Sci. Bioméd.
Appl., Commun., Cotonou, Bénin, 2007.
[25] Roux P., Économie agricole. Les fondements
de l’économie, Tec. & Doc. Lavoisier, Paris,
France, 1986, 25 p.
[26] Ganry J., Santé : l’Afrique doit augmenter sa
consommation de fruits et légumes, Cirad,
Lett. Inf., Montpellier, France, 2008, 1 p.
12 Fruits, vol. 67 (1)
C.C. Tossou et al.
Relación entre la producción y el consumo de frutos cultivados en la meseta
de Allada, al sur de Benín.
Resumen — Introducción. En Benín, el régimen alimentario de las poblaciones carece de
vitaminas y minerales, de modo que el consumo de frutas y verduras podría constituir un
medio eficaz para evitar insuficiencias nutricionales y prevenir enfermedades crónicas. En
este contexto, fue importante estudiar el volumen de consumo de frutas y verduras en Benín
y evaluar la vinculación existente entre su disponibilidad, su precio y su adquisición en los
hogares. Nos centramos en el consumo propio de las frutas producidas en una región de
Benín, la meseta de Allada. Material y métodos. Se identificaron las diferentes especies fru-
tales cultivadas en la meseta de Allada. Se evaluó su disponibilidad y se relacionó con su
consumo, mediante un sondeo regional, basado en un muestreo de 120 jefes de explotación
agrícola, repartidos en cuatro comunas de la región. Resultados. Se evaluó en 31,6 kg por
año, el consumo propio neto de las frutas cultivadas localmente por cada hogar productor.
Entre las 15 especies frutales inventariadas, las más consumidas resultaron ser el mango
(13,3 kg por persona y por año, 42 %), el banano (7,6 kg por persona y por año, 18 %), la
naranja (8 %) y el aguacate (7 %). No se estableció ninguna correlación significativa entre el
consumo y la producción de frutas. En cambio, se puso de manifiesto una correlación muy
fuerte entre la producción y la cantidad de frutas comercializadas, del mismo modo que se
encontró una importante correlación negativa entre la cantidad de frutas producidas y su pre-
cio de venta. El balance entre la producción y el consumo mostró un margen positivo para la
naranja, la piña, el tangelo y la papaya, lo que significa que esas producciones son, ante todo,
comerciales; únicamente una parte residual de esas cosechas está reservada al consumo pro-
pio. La mayor parte del resto de las producciones frutales consumidas por los hogares de la
meseta de Allada es de importación. Discusión. A pesar de una fuerte producción de ciertos
frutos en la meseta de Allada, su consumo en los hogares agrícolas es flojo y poco variado en
cuanto a su disponibilidad y se sitúa muy por debajo de las normas recomendadas por la
OMS. Será necesario estudiar mejor los determinantes de una semejante distorsión, de modo
a guiar mejor las políticas públicas, así como la elección de los productores y consumidores,
con el fin de garantizar un mejor régimen alimenticio para las poblaciones locales.
Benin / fruticultura / encuestas sobre explotaciones / producción /
autoconsumo / mercadeo / margen de distribución/ necesidades de nutrientes
... Leur production est en continuelle augmentation dans les pays en développement [1]. Ainsi, la production béninoise est estimée à 230 et 356Ktonne respectivement selon la FAO [2], mais le niveau de consommation de ces fruits et légumes par les ménages producteurs est bas et très peu variée, en tenant compte des normes établies par l'OMS/FAO et en prenant en compte leur grande disponibilité [3]. Ainsi, dans le contexte africain, la consommation de fruit et légume est estimée respectivement à 95 g/j et 77 g/j [4]. ...
... Malgré ce sommet, le régime alimentaire des populations béninoises est déficient en vitamines et minéraux et seule la consommation des fruits et légumes pourrait constituer le moyen efficace pour éviter les carences nutritionnelles et prévenir les maladies chroniques [3]. ...
Article
Full-text available
Fruits and vegetables are an essential part of the human diet. Over the last twenty years, research in human nutrition has shown that a balanced diet rich in fruits and vegetables ensures good health and can reduce the risk of certain diseases. Unfortunately, their high water content limits their ability to conserve and creates the need to transform them. The present work aims to promote fruits and vegetables acclimated in Benin through the development, microbiological, sensory, physicochemical and nutritional characterization of orange and carrot pineapple cocktails. To do this, four (04) different cocktail formulations were obtained by mixing, at different proportions, the juices of these fruits. After an evaluation of the microbiological quality of the samples by standard methods, the cocktails were subjected to organoleptic tests. The sample selected (having received the best scores during sensory tests) was subjected to physicochemical and nutritional characterization. Microbiological analyzes revealed a complete absence of thermo-tolerant coliforms, Escherichia coli, and sulphite-reducing bacteria all samples. The yeast and mold load (<10 UFC/mL respectively) is well below the normative criteria in force (2.10 2 , 10 2 respectively). However, the number of microorganisms constituting the determined total mesophilic aerobic flora indicates a likely contamination of the different samples during handling. However, these results of microbiological analyzes indicate that the cocktails produced are of satisfactory microbiological quality. Considering the organoleptic characteristics evaluated (aroma, sweet taste, acid taste and color), it appears that the E3 sample (2 pineapple juice volumes for 1 orange juice volume and 1 volume of carrot juice) is the most accepted. The physicochemical analyzes reveal that this at a pH of 5.1 and an acidity of 3.39g/L, a water content of 73.69% (dry matter of 26.30%) and an ash content of 0.30%. Nutritional analyzes reveal that this product has a vitamin C content of 6.923mg/100g and calcium, potassium and magnesium contents respectively of 219.09 mg/kg, 1105.66 mg/kg and 160.337 mg/kg. It then becomes urgent to make acceptability tests for the promotion of the product. RESUME: Une alimentation riche en fruits et légumes garantit une bonne santé et contribue à réduire de la subvenue de certaines maladies. Le présent travail vise la valorisation des fruits et légumes au Bénin. Pour ce faire, quatre (04) différentes formulations de cocktails ont été réalisées. Après une évaluation de la qualité microbiologique des échantillons par la méthode standard de dénombrement, les cocktails ont été soumis aux tests organoleptiques. L'échantillon retenu (ayant reçu les meilleurs scores au cours des tests sensoriels) a fait objet de caractérisations physicochimique et nutritionnelle. Les analyses microbiologiques ont révélé une absence totale des coliformes thermo-tolérants, de Escherichia coli, et des bactéries sulfito-réductrices dans tous les échantillons. La charge de levures et de moisissures (<10 UFC/mL respectivement) est largement inférieure aux critères normatifs en vigueur (2x10 2 , 10 2 UFC/mL respectivement). Cependant, le nombre de micro-organisme 195 constituant la flore aérobie mésophile totale déterminé indique une contamination probable des différents échantillons pendant la manipulation. Toutefois ces résultats d'analyses microbiologiques indiquent que les cocktails produits sont de qualité microbiologique satisfaisante. En considérant les caractéristiques organoleptiques évaluées (arôme, goût sucré, goût acide et couleur), il ressort que l'échantillon E3 (2volumes de jus d'ananas pour 1volume de jus d'orange et 1volume de jus de carotte) est le plus accepté. Les analyses physicochimiques révèlent que cet échantillon à un pH de 5,1 et une acidité de 3,39g /L, une teneur en eau de 73,69% (matière sèche de 26.30%) et une teneur en cendre de 0.30%. Les analyses nutritionnelles révèlent que ce produit a une teneur en vitamine C de 6.923mg/100g et des teneurs en calcium, potassium et magnésium respectivement de 219,09 mg/Kg, 1105,66 mg /Kg et de 160,337mg /Kg. Il devient alors urgent de faire les tests d'acceptabilité en vue de la promotion dudit produit.
... Modern and intensive citrus culture began in Dahomey (Now Benin Republic) by large-scale advocacy of I.F.A.C (Institut des Fruits et Agrumes Coloniaux) and 3/12 PRODUCTION Citrus is the second grown and traded crop fruit after pineapple (Ananas comosus) in Benin Republic (Tossou et al., 2012). The crop grows substantially in the whole country but commercial orchards are located in the southern-Benin Republic with Zou as the most relevant and leading department ( Figure 2) (Gnimadi, 2008;Praloran, 1972). ...
... Citrus fruits are mainly consumed fresh or as processed juice in the Benin Republic. It is the third most consumed fruit after mango (Mangifera indica) and banana (Musa spp) (Tossou et al., 2012). Human health benefits from the 6/12 ...
Article
Full-text available
Citrus is a magnificent crop fruit globally known for its nutritional, industrial and medical properties. The crop is characterized by an abundant yield and is then a consistent cash provider around the world. Unfortunately, the crop fruit has been facing increasing biotic, abiotic and technical constraints in Benin Republic. Citrus production is in jeopardy in the country. This situation may turn into a nightmare if no actions are undertaken to mitigate those constraints. This paper provides an overview of the past and current research and knowledge linked to citrus production in the Benin Republic in order to point out gaps that should be filling-up for its sustainable production. It also intends to stimulate future research activities for better citrus production.
... Despite their potentials to address food and nutritional insecurity, fruits production and consumption are still low in Sub-Saharan Africa (Ganry, 2014;Tossou et al., 2012). Moreover, with increasing urbanisation and population growth combined with nutrition transitions, increasing the availability and consumption of fruits will be a major challenge for African countries (Ganry, 2014). ...
... Although, all orchard categories were characterised by a mixed crop system with different species and varieties (Table 1), land availability and market demand and opportunities were the main considerations in the choice of species and varieties. Indeed, citrus is primarily a cash crop in the study area and only a residual share of fruits is reserved for household consumption (Tossou et al., 2012). Therefore, farmers with small land preferred cultivating varieties with high market opportunity. ...
Article
Full-text available
Despite tremendous efforts made in agricultural sectors in Sub-Saharan Africa in the last two decades, fruits production and consumption to reduce malnutrition and chronic diseases remain low and have received less attention. Moreover, our knowledge of the current production situation and options for improvement are still limited. In this study, we investigated citrus farming systems and production bottlenecks to identify leverage points for intensification of smallholder citrus farming systems in Benin. We provided a typology of citrus orchards based on 17 quantitative and qualitative variables using Factor Analysis of Mixed Data combined with Hierarchical Cluster Analysis. The typology revealed four categories of citrus farms based on biophysical resources, socio-economic resources and system management practices. Categories 1 and 2 included farms characterised by less diversified cropping systems with nonrecommended management practices. Orchard categories 3 and 4 included farms with high varietal diversity and improved management practices. However, farmers of category 4 neglected staking and digging practices. The inadequate farming practices explained some of the production bottlenecks, which were orchard-type dependent. We discussed the implications of our findings and suggested a number of policy and strategic decisions as well as research and development actions for improving citrus production in Benin.
... In Benin, bananas and plantains' value chain is gradually developing as an important economic opportunity to stakeholders. Many food products derived from bananas and plantains are found in local and urban markets and are sold better than before [1]. However, these include improved plantain chips, banana cakes and banana wine. ...
Article
Full-text available
Bananas and plantains production is an important income source for millions of small farmers. The increased demand for bananas and plantains on national and international market would justify its value chain development. However, its value chain faces several constraints, of which production and marketing turn out to be the most important. This study aimed at determining and analyzing the constraints related to Bananas and Plantains value chain and showing the gaps between agroecological and agricultural practices used by farmers in southern Benin. Characterization was carried out on the seed production systems, agricultural practices, bananas and plantains production, fruit availability and commercialization constraints with farmers using individual and focus groups surveys. Bananas and plantains seedlings production and acquisition varied according to production areas. Their seedlings self-production was widespread in production areas and 26 cultivars have been identified as major. The availability of these cultivars varied across time and production areas. There were significant negative effects of agricultural practices on major banana pest's presence. Bananas and plantains production was limited by 12 factors, from which banana plants fall related to the wind, lack of financial support to irrigate banana fields, climate changes, no availability of cultivable How to cite this paper: Dassou 646 Agricultural Sciences lands and low rainfall are revealed to be the most important. Regarding com-mercialization constraints, low sale prices and difficult access to markets were the most important. Better knowledge of bananas and plantains production systems would help to develop sustainable organic farming strategies to reduce the constraints identified.
... In Benin, bananas and plantains' value chain is gradually developing as an important economic opportunity to stakeholders. Many food products derived from bananas and plantains are found in local and urban markets and are sold better than before [1]. However, these include improved plantain chips, banana cakes and banana wine. ...
... In sub-Saharan Africa, this pest is of primary concern where mango is intensively produced (Rey et al., 2004). Mango fruit is a potential local and export market resource for developing countries (Braimah and van Emden, 2010), and also has high nutritional value for rural populations (Tossou et al., 2012). The mango seed weevil is a quarantine pest of pest-free producer countries, since its presence and damage on the mango seed compromises industrial processing, and infested mango fruits are unmarketable. ...
Article
To develop management strategies for the mango seed weevil ( Sternochetus mangiferae ), we surveyed infestation levels of the pest in three agroecological zones of Benin and determined the influences of abiotic factors on mango infestation levels and population dynamics in mango orchards at IITA-Benin from 2009 to 2011. We collected immature and mature fruits from the canopy and fallen fruits from under the canopy from three randomly selected trees per cultivar, per orchard. Samples were examined to determine the number of the mango seed weevil eggs to adults during the rainy seasons of three years of the study. Our results show that the highest abundance of both the weevil and its eggs was from March to May of each year. In the first year of sampling, the cultivar Eldon was more infested than the other two cultivars, while during the second and third years, the cultivar Alphonse was most infested. The occurrence of the weevil was almost nil in the hot agroecological zones, while for the mango cultivars of IITA-Benin the percentage of infested fruit increased or decreased according to the studied variables, such as temperature, rainfall, and relative humidity. We found that the period from March to May with low temperatures and high rainfall was favourable to the population increase of mango seed weevils. We discuss possible implications of our findings for the management of the pest.
... This is due to: the lack of political will and industries for processing fruit and vegetables in order to acquire their derivatives in all seasons, as well as ignorance of values nutritional tropical fruits. Various epidemiological studies show that low consumption of fruit and vegetables increases the risk of chronic diseases in humans, and Africa does not escape this observation [5]. The beneficial effects of fruits and vegetables have frequently been attributed to vitamins C and the carotenoids present in these foods. ...
... In sub-Saharan Africa, this pest is of primary concern where mango is intensively produced (Rey et al., 2004). Mango fruit is a potential local and export market resource for developing countries (Braimah and van Emden, 2010), and also has high nutritional value for rural populations (Tossou et al., 2012). The mango seed weevil is a quarantine pest of pest-free producer countries, since its presence and damage on the mango seed compromises industrial processing, and infested mango fruits are unmarketable. ...
... En Afrique de l'Ouest, plusieurs études ont révélé la richesse numérique des espèces composant les zones de forêts et savanes ainsi que la diversité des utilisations qui en sont faites [1][2][3][4][5][6][7][8][9][10][11][12][13]. Parmi les espèces utilitaires, les lianes, qu'elles soient ligneuses ou herbacées, occupent une place importante. ...
Article
Full-text available
En Afrique de l'Ouest, plusieurs etudes ont revele la richesse numerique des especes composant les zones de forets et savanes ainsi que la diversite de leurs utilisations. Parmi les especes utilitaires, les lianes occupent une place importante car leurs fruits sont tres prises dans l'alimentation, la pharmacopee et l'artisanat ; elles sont de plus une source de revenus non negligeables pour les populations locales. Au Togo, les informations relatives aux lianes restent fragmentaires ; il nous est donc apparu urgent de recenser celles entrant dans l'alimentation humaine afin de proposer des mesures de conservation et de valorisation en leur faveur. Materiel et methodes. Des enquetes ethnobotaniques ont ete realisees sur un echantillon de 433 personnes dans 60 localites mono-ethniques regroupant 28 ethnies, dans quatre zones ecologiques du Togo. Des interviews semistructurees ont ete effectuees pour la collecte d'informations. Les questions ont porte sur le nom vernaculaire des especes fruitieres, le moment d'apparition des fleurs et des fruits, ainsi que sur les autres utilisations des fruits. Ces enquetes ethnobotaniques ont ete completees par des observations sur le terrain qui ont permis la realisation de 215 releves floristiques. Resultats. Au total, dix-sept especes de lianes a fruits comestibles appartenant a 15 genres et 13 familles (dont essentiellement des Apocynaceae et des Rubiaceae) ont ete recensees. Ces especes produisent pour la plupart des fruits charnus (baies et drupes). Ils sont principalement consommes crus sur les lieux de cueillette, commercialises sur les marches locaux, ou utilises a des fins condimentaires. Ils representent une ressource alimentaire importante et fournissent un complement appreciable de revenus. Conclusion. Du fait de leur potentiel alimentaire et economique, la plupart des especes lianescentes a fruits comestibles meriteraient d'etre valorisees. Mais leur statut de plantes alimentaires sauvages et leur port lianescent constituent des facteurs qui handicapent leur valorisation. (Resume d'auteur)
Article
Full-text available
Introduction. Angiotensin I-Converting Enzyme (ACE) is a key component in regulation of blood pressure by virtue of the rennin-angiotensin system. ACE converts the inactive decapeptide, angiotensin I, into the potent vasopressor octapeptide, angiotensin II, and inactivates bradykinin, which has a vasodilating action. So, inhibition of ACE has become a major target in control of hypertension. It is well known that the consumption of fruits could provide health benefits by lowering the risk of chronic diseases such as metabolic syndrome diseases including type 2 diabetes and cardiovascular disease. Our current study was focused on investigating the ACE inhibitory property of a few underutilized minor fruits of West Bengal using an in vitro assay. Materials and methods. The potential antihypertensive activity of underutilized indigenous edible fruits of West Bengal, India, was evaluated by their ability to inhibit Angiotensin-Converting Enzyme (ACE). The ACE inhibitory property was assayed using ACE from rabbit lung and hippuryl-histidyl-leucine as the substrate. Nineteen fruit species belonging to 15 families were investigated. The percentage ACE inhibitory activities of these fruits were studied at 20 μg fresh weight of fruit extract per mL. The total phenol content of all these fruits was determined following the standard Folin-Ciocalteu method. Total flavonoid content was also measured. Results. The aqueous fruit extracts of the red variety of Trapa bispinosa, Phoenix sylvestris, Cicca acida, Achras sapota and Averrhoa carambola presented more than 75% ACE inhibition. On the other hand, Punica granatum, Spondias pinnata, Trapa bispinosa (green) and Ziziphus mauritiana showed about 50% inhibition. Aegle marmelos, Annona squamosa, Annona reticulata, Feronia elephantum, Physalis peruviana and Syzygium jambos showed low activity (< 50% inhibition). Discussions. To date there has been no report on Angiotensin I-Converting Enzyme inhibitory activities of these underutilized minor fruits of West Bengal, India. During our study no correlation could be established between the % ACE inhibition and the total phenol or flavonoid content of these fruit extracts. So, it appears that non-phenolic components may also be responsible for ACE inhibitory activity. In our investigation we tried to establish the fact that the consumption of these underutilized minor fruits might have potential in managing cardiovascular diseases.
Article
Full-text available
Introduction. The mango tree is of prime importance to the rural economy of central and northern Benin since it provides food and crucial nutriments at the end of the dry season. However, mango producers in Benin are confronted with two problems that are closely connected: deterioration of fruit quality by fruit flies and the inadequacy of postharvest methods. In the Sudanian zone of Benin, fruit flies (Diptera Tephritidae) are highly responsible for major production losses. Materials and methods. An inventory of all present cultivars and yields of main mango cvs. (Gouverneur, Eldon, Dabshar, Kent, Smith, Keitt and Brooks) was carried out in Benin on 7 000 fruits near Parakou (Borgou) during the years 2005 and 2006. Sampling of 3 000 young fruits (length range 13-26 mm) was carried out in 2006 in order to detect some very early tephritid attacks. A loss assessment of pre-ripening and ripening fruits was also carried out on 7 750 fruits in 2006. Results and discussion. We identified 29 cultivars in the district of Borgou where 75% of the mango orchards of Benin are situated. Most of these use the 'gatherer' pro- duction system. The early Gouverneur cultivar had the lowest yield (1.8 t·ha -1 ), and the late Brooks cul- tivar had the highest yield (10.4 t·ha -1 ). Small and immature young fruits allowed development of both C. cosyra and B. invadens in February and March, i.e., before the mango season itself: this result could be a useful result for pest control. For the pre-ripening and ripening stages, average losses due to tephritid varied from 0.34 t·ha -1 to 6.5 t·ha -1 depending on cultivar type, resulting in considerable loss of income for small planters. Taking all cultivars together, losses stood at 17% in early April and exceeded 70% at mid-June. By the middle of the crop year, over 50% losses were recorded. The seasonal cultivar Eldon and late cultivars (Keitt and Brooks) were the most infested. Conclusion. In the Sudanian zone of Benin, the two main species of Tephritidae that have a high economic impact on mango trees are B. invadens and C. cosyra. Our preliminary observations and calculations will be used in a forthcoming article to cal- culate the economic injury level of these fruit flies. Benin / Mangifera indica / plant developmental stages / Tephritidae / Bactrocera invadens / Ceratitis cosyra / varieties / yields / insect stings / crop losses Le manguier dans le centre et le nord du Bénin : inventaire des cultivars, estimation des rendements, stades touchés et pertes dues aux mouches des fruits (Diptera Tephritidae).
Article
Full-text available
Th ere is today a consensus around the fact that local development should address the needs and priorities of local actors in order to be successful. However, the identifi cation of local needs, understood in their context, is far from easy. Th is article reviews diff erent ranking methods used within PETREA, an action-research programme aimed at improving local livelihoods through improving access to trees and tree products. It is argued that none of the existing ranking methods, taken alone, can claim to identify local needs. Only an interdisciplinary approach can hope to provide a full-picture and an in-depth understanding of the local context. But interdisciplinary collaborations are rendered diffi cult by the institutional settings in which they are developed. Instead of being seen as complementary, the diff erent academic traditions can be seen as opposed, especially when scientists struggle to secure their participation in a project with limited funding, or when they feel challenged about the legitimacy of their methods and focus. Th e danger is that they end up defending their own interests rather than those of their target population. Interdisciplinary ac-tion research meets the same challenges as other types of research when it comes to integrating local participation within its approach.
Article
Full-text available
Introduction. Adansonia digitata L. is a multi-purpose species in Africa; it has a great morphological variability. Our work aimed at characterizing and measuring this morphological variability in various prospected climatic zones in Benin, then at building predictive models of production variables starting from capsule characters. Materials and methods. The analyses related to a biometric characterization of 1200 capsules grouped in four various forms distributed in the whole of three climatic zones; these data were supplemented by an evaluation and a modelling of the baobab productions. Results and discussion. The most discriminating variables of the baobab capsule form and of the prospected climatic zones were the capsule length, the pulp weight, the total capsule weight, the almond weight, the capsule thickness and the ratio [length / width]. On average, a capsule weighs 275 g in the Guinean zone, 273 g in the Sudan-Guinean zone and 204 g in the Sudanian zone; in each one of these zones, it produces 54 g, 51 g and 32 g of pulp, and approximately 37 g, 28 g and 23 g of almond. The average productions of seeds, almond and pulp were modeled and adjusted with square root functions and/or a logarithmic curve according to the various climatic zones. Conclusion. The morphometric variables made it possible not only to make a rather precise typology of the various capsule forms but also to estimate their production starting from predictive models. The variability of the baobab capsule production in various climatic zones could be a parameter useful for a genetic improvement of the species answering the needs and the means of the rural populations. Introduction. Adansonia digitata L. est une espèce à usages multiples en Afrique qui présente une forte variabilité morphologique. Nos travaux ont cherché à caractériser et à mesurer cette variabilité morphologique dans différentes zones climatiques prospectées au Bénin, puis à construire des modèles prédictifs de variables de production à partir de caractères de la capsule. Matériel et méthodes. Les analyses ont porté sur une caractérisation biométrique de 1200 capsules groupées en quatre différentes formes réparties dans l’ensemble de trois zones climatiques ; ces données ont été complétées par une évaluation et une modélisation de leurs productions. Résultats et discussion. Les variables les plus discriminantes de la forme des capsules de baobab et des zones climatiques prospectées ont été la longueur de la capsule, le poids de la pulpe, le poids total de la capsule, le poids de l’amande, l’épaisseur de la capsule et le rapport [longueur / largeur]. En moyenne, une capsule pèse 275 g en zone guinéenne, 273 g en zone soudano-guinéenne et 204 g en zone soudanienne ; elle produit dans chacune de ces zones 54 g, 51 g et 32 g de pulpe, ainsi que 37 g, 28 g et 23 g d’amande. Les productions moyennes en graines, amande et pulpe ont été modélisées et ajustées à des fonctions racine carrée et/ou logarithmique suivant les différentes zones climatiques. Conclusion. Les variables morphométriques ont permis non seulement de faire une typologie assez précise des différentes formes de capsules mais aussi d’estimer leur production à partir de modèles prédictifs. La variabilité de la production des capsules de baobab suivant différentes zones climatiques pourrait être un paramètre utile à une amélioration génétique de l’espèce répondant aux besoins et aux moyens des populations rurales.
Article
The term participatory rural appraisal (PRA) describes a growing family of approaches and methods to enable local people to share, enhance and analyse their knowledge of life and conditions, to plan and to act. PRA flows from and owes much rapid rural appraisal (RRA). In RRA information is more elicited and extracted by outsiders; in PRA it is more shared and owned by local people. The behaviour and attitudes of outsider facilitators are crucial. Modes of investigation, sharing and analysis are open-ended, and often visual, by groups, and through comparisons. Among many applications, PRA has been used in natural resources management, agriculture, programmes for the poor, health and food security. Evidence to date shows high validity and reliability in information shared by rural people through PRA. Challenges in spread include quality assurance and institutional change. Potentials include farmers' own farming systems research, substituting for surveys, spread by villagers, and support for the paradigm shift towards decentralization, local diversity, and empowerment of the poorer. -from Author
Article
This paper is a synthetic view of the situation of the production of fruits and vegetables and their availability for local consumption in francophone countries of Africa, in relation with some chronic diseases, such as diabetes and obesity. It is based on data from the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) and the World Health Organization (WHO) and information collected through a survey made in each of the twenty francophone countries of Africa and Indian Ocean. The survey was in preparation of the workshop on "Promotion of fruits and vegetable for health in francophone African countries", held in Yaounde, Cameroon, on 23-26 th of October, in the framework of the FAO-WHO initiative. There is a great diversity of situations related to the geographic position, the cultural traditions behaviour and economic situation. Very few countries are reaching the recommended intake of 400g of fruits and vegetables per capita and per day. These are humid-forest countries including Cameroon, Gabon, Guinea, Rwanda, and Burundi, where banana and plantains are the fruits most consumed. On the other side, the situation in Sahelian countries like Burkina-Faso, Chad, Mali, and Mauritania is even worse with an availability below one third of the critical level. A first analysis of data from FAO and WHO is supporting the assumption of a relation between a low consumption of fruits and vegetable and a high prevalence of chronic diseases like diabetes and obesity in some conditions.
Article
Incluye bibliografía e índice
Article
This volume focuses on the topics in data collection, analysis, and use that were raised in its companion book, Project Monitoring and Evaluation in Agriculture. It summarizes these topics in the context set by the companion volume, which documented the importance of monitoring and recommended that ambitious evaluations be done only selectively. The book further explains the data collection and analysis techniques referred to in the companion volume. It is selective; it does not provide comprehensive coverage of all methods. Furthermore, for those methods it does cover, the book advocates simplicity and economy. It emphasizes qualitative interviewing methods because most monitoring and evaluation efforts will need to use them for limited, non-random coverage of respondents. Examples of sample theory and sample selection, conversely, are mainly in terms of rates of adoption and similar indicators. In a similar vein, the book advocates greater reliance on farmer estimates when discussing crop production and yield, because the issue of concern in this context is project beneficiary responses rather than aggregate national or regional estimates. The book is meant to be consulted as a particular issue arises rather than read straight through. The subjects covered are qualitative data collection methods; structured surveys and sampling and crop measurement problems; preliminary, exploratory data analysis; formal analysis; and data presentation.
Cheminements d'une action de développement. De l'identification à l'évaluation, L'Harmattan
  • E Beaudoux
  • G Grombrugghe
  • F Douxchamps
  • M.-J Gueneau
  • M Nieuwkerk
Beaudoux E., Grombrugghe G., Douxchamps F., Gueneau M.-J., Nieuwkerk M., Cheminements d'une action de développement. De l'identification à l'évaluation, L'Harmattan, 1992, Paris, France, 206 p.
Les fondements de l'économie
  • P Roux
Roux P., Économie agricole. Les fondements de l'économie, Tec. & Doc. Lavoisier, Paris, France, 1986, 25 p.