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Influence des actions anthropiques sur la dynamique spatio-temporelle de l’occupation du sol dans la province du Bas-Congo (RDCongo)

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Située à proximité de Kinshasa, la province du Bas-Congo (R.D. Congo) est l\'une des principales pourvoyeuses en produits vivriers de cette ville. Par conséquent, l\'augmentation de la pression sur les ressources naturelles s\'accentue. L\'analyse diachronique du paysage peut servir à montrer l\'effet des actions anthropiques sur l\'occupation du sol de cette province. La présente étude a pour but la quantification de la dynamique paysagère dans une zone test de cette province entre 1960 et 2005. Elle a permis, grâce à la matrice de transition appuyée par le calcul d\'indices de structure spatiale, de montrer que l\'occupation du sol a profondément changé. La matrice du paysage, initialement constituée par les forêts secondaires (49,95% du paysage), s\'est dégradée au profit des savanes (qui ont conquis 14,23% des forêts secondaires) et des jachères et champs (qui ont conquis 27,23% des forêts secondaires). L\'étude a ainsi révélé trois processus de transformation du paysage: la savanisation, la fragmentation de l\'écosystème forestier et enfin une la formation de forêt dense (succession). Ces changements – excepté la succession – sont principalement dus à des perturbations anthropiques. La pression démographique et les pratiques agricoles non durables ont orienté la modification de l\'occupation du sol. Les écosystèmes forestiers ont été substitués par des écosystèmes anthropisés menaçant alors la biodiversité de cette zone.Situated nearby Kinshasa, the Bas-Congo province (Democratic Republic of the Congo) is one of the principal providers of food products of this city. Consequently, an increased anthropogenic pressure on natural resources is observed. Analysis of the landscape dynamics can be used to demonstrate the impact of human activities on land cover in this province. The objective of this study is to quantify landscape dynamics between 1960 and 2005 in a test zone situated in the aforementioned province Based on the interpretation of the transition matrix and on the calculation of spatial pattern metrics, a profound change of land cover has been shown. The landscape matrix, initially constituted by secondary forests (49.95% of the landscape), has been degraded and replaced by savannah vegetation (substitution of 14.23% of the secondary forests) and mosaics of fallow land and fields (substitution of 27.23% of the secondary forests). Three spatial processes of land transformation have been identified: creation of savannah, forest degradation or fragmentation, and formation of dense forest (succession). These changes – except succession – are mainly due to anthropogenic disturbance. Demographic pressure and unsustainable agricultural practices have contributed to the change of land cover. Forest ecosystems are substituted by anthropogenic ecosystems which indicates a threat to the biodiversity of this area.
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Actions anthropiques sur la dynamique spatio-temporelle de l’occupation du sol
Sci. Nat. Vol. 5 N° 1 : 49 - 60 (2008)
49
Influence des actions anthropiques sur la dynamique spatio-temporelle
de l’occupation du sol dans la province du Bas-Congo (R.D. Congo).
Issouf BAMBA
1
*, Adi MAMA
2
, Danho F. R. NEUBA
3
, Kouao J. KOFFI
1
, Dossahoua TRAORÉ
4
, Marjolein VISSER
1
, Brice SINSIN
1
,
Jean LEJOLY
1
& Jan BOGAERT
1
1
Université libre de Bruxelles, Laboratoire d’Ecologie du Paysage, 50 Av. F. D. Roosevelt, C.P. 169, B-1050 Bruxelles, Belgique,
2
Université d’Abomey-Calavi, Faculté des Sciences Agronomiques, Laboratoire d’Ecologie Appliquée, 01 BP 526 Cotonou, Bénin.
3
Université d’Abobo-Adjamé, Laboratoire de Biologie et amélioration végétale, 02 BP 801 Abidjan 02, Abidjan, Côte d’Ivoire.
4
Université d’Abidjan-Cocody, Faculté des Sciences et Techniques, Laboratoire de Botanique, 22 B.P. 582 Abidjan 22, Côte d’Ivoire.
*Auteur pour les correspondances (E-mail: ibamba@ulb.ac.be)
Reçu le 10-01-2007, accepté le 06-03-2008.
Résumé
Située à proximité de Kinshasa, la province du Bas-Congo (R.D. Congo) est l’une des principales pourvoyeuses en produits
vivriers de cette ville. Par conséquent, l’augmentation de la pression sur les ressources naturelles s’accentue. L’analyse
diachronique du paysage peut servir à montrer l’effet des actions anthropiques sur l’occupation du sol de cette province.
La présente étude a pour but la quantification de la dynamique paysagère dans une zone test de cette province entre
1960 et 2005. Elle a permis, grâce à la matrice de transition appuyée par le calcul d’indices de structure spatiale, de montrer
que l’occupation du sol a profondément changé. La matrice du paysage, initialement constituée par les forêts secondaires
(49,95% du paysage), s’est dégradée au profit des savanes (qui ont conquis 14,23% des forêts secondaires) et des
jachères et champs (qui ont conquis 27,23% des forêts secondaires). L’étude a ainsi révélé trois processus de
transformation du paysage: la savanisation, la fragmentation de l’écosystème forestier et enfin une la formation de forêt
dense (succession). Ces changements – excepté la succession – sont principalement dus à des perturbations anthropiques.
La pression démographique et les pratiques agricoles non durables ont orienté la modification de l’occupation du sol. Les
écosystèmes forestiers ont été substitués par des écosystèmes anthropisés menaçant alors la biodiversité de cette zone.
Mots clés: Dynamique paysagère, occupation du sol, pression anthropique, système agraire, Province du Congo
central, biodiversité.
Abstract
Impact of human activity on the spatio-temporal dynamics of land cover in the Bas-Congo province
(D.R. Congo)
Situated nearby Kinshasa, the Bas-Congo province (Democratic Republic of the Congo) is one of the principal providers
of food products of this city. Consequently, an increased anthropogenic pressure on natural resources is observed.
Analysis of the landscape dynamics can be used to demonstrate the impact of human activities on land cover in this
province. The objective of this study is to quantify landscape dynamics between 1960 and 2005 in a test zone situated
in the aforementioned province Based on the interpretation of the transition matrix and on the calculation of spatial pattern
metrics, a profound change of land cover has been shown. The landscape matrix, initially constituted by secondary
forests (49.95% of the landscape), has been degraded and replaced by savannah vegetation (substitution of 14.23%
of the secondary forests) and mosaics of fallow land and fields (substitution of 27.23% of the secondary forests). Three
spatial processes of land transformation have been identified: creation of savannah, forest degradation or fragmentation,
and formation of dense forest (succession). These changes – except succession – are mainly due to anthropogenic
disturbance. Demographic pressure and unsustainable agricultural practices have contributed to the change of land cover.
Forest ecosystems are substituted by anthropogenic ecosystems which indicates a threat to the biodiversity of this area.
Key words: Landscape dynamics, land cover, anthropogenic pressure, agricultural system, Central Congo Province,
biodiversity.
Sciences & Nature Vol. 5 N°1 : 49 - 60 (2008)
Article original
Issouf BAMBA et al.
Sci. Nat. Vol. 5 N° 1 : 49 - 60 (2008)
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1. Introduction
Les ressources naturelles subissent des
pressions anthropiques croissantes qui
entraînent des dysfonctionnements des
écosystèmes terrestres et des pertes de
biodiversité (Roche, 1998). Encore amplifiés par
les modes et systèmes inappropriés
d’exploitation des ressources disponibles, ces
changements ont des répercussions directes sur
l’occupation du sol et sur la configuration du
paysage. Les processus naturels de succession
des végétations sont alors perturbés par l’activité
anthropique à travers l’exploitation du bois
d’œuvre et les diverses techniques culturales,
principalement l’agriculture itinérante (Vink,
1983).
Le paysage, espace géographique composé
d’un ensemble d’écosystèmes en interaction, est
dynamique (Bogaert & Mahamane, 2005). La
compréhension de cette dynamique spatio-
temporelle est cruciale en raison des interactions
avec les activités humaines (Schlaepfer, 2002).
La dynamique paysagère pourrait ainsi être mise
en évidence et quantifier par l’analyse de la
composition et la configuration de ses éléments.
La structure spatiale des écosystèmes
paysagers peut donc contribuer à éclairer les
processus écologiques qui s’y déroulent (Fortin,
2002). En effet, chaque système écologique est
caractérisé par une interdépendance de trois
éléments clés: sa structure spatiale, sa
composition et son fonctionnement (Bogaert &
Mahamane, 2005). De par cette relation, le
paysage sera directement lié à la biodiversité et
illustrera la confrontation qui existe entre la
société et son milieu (Burel & Baudry, 2003).
En République Démocratique du Congo (R.D.
Congo), environ 60% de la population vit en
milieu rural (FAO, 2001). Après Kinshasa (la
capitale) et la province du Nord Kivu, le Bas-
Congo (ex-Bas-Congo) est la troisième province
la plus dense avec environ 52 habitants/km²
inégalement repartie et concentrée dans les
principales villes que sont Matadi et Boma
(Tshibangu, 2001). Il a été observé une
intensification de la pression anthropique sur les
ressources naturelles ainsi qu’une
surexploitation des sols due au déboisement
systématique le long de grands axes routiers et
à des mauvaises pratiques culturales (Bizangi,
2004). De nombreuses études au niveau de la
région ont montré un recul des forêts tropicales
humides sans pour autant quantifier
véritablement ce phénomène. Les travaux de
Tshibangu (2001) basés sur une étude
cartographique du déboisement entre 1960 et
1987 révélaient un fort recul forestier dans la zone
de Kinshasa. De par la proximité (moins de 100
km), le Bas-Congo (ex-Bas-Congo) constitue la
principale entité pourvoyeuse en produits vivriers
de la capitale (Tshibangu, 2001). Par conséquent,
la pression sur les ressources naturelles ne
cesse de s’accentuer. C’est pourquoi le suivi et
la quantification de la dynamique de l’occupation
du sol dans cette zone s’avère nécessaire pour
attirer l’attention sur ces paysages fortement
dépendants des pratiques culturales ancestrales
de la population.
Notre étude a pour but de montrer et de quantifier,
à partir de données diachroniques (cartes
d’occupation du sol géoréférencées de 1960 et
de 2003) et des techniques de l’écologie du
paysage, la dynamique dans le temps et dans
l’espace de l’occupation du sol d’une zone test
de la province du Bas-Congo.
2. Matériel et méthodes
2.1. Description de la zone d’étude
La zone étudiée est située dans la province du
Bas-Congo en R.D. Congo, entre 15°23’ et 15°38’
de longitude Est et entre 4°52’ et 5°00’ latitude
Sud (Fig. 1). Cette zone d’une superficie d’environ
410 km² est localisée à moins de 100 km de la
grande métropole Kinshasa (15°24’E, 4°24’S)
et à moins de 50 km de la route Nationale 1, la
principale voie d’accès au port de Matadi
(13°27’E, 5°50’S). Le climat est du type Aw
4
de
Köppen avec une saison sèche marquée de juin
à septembre, la température moyenne de 25°C
et des précipitations moyennes annuelles variant
entre 900 et 1500mm. Le relief est très varié
dominé par des plateaux avec une altitude
maximale de 750 m. La végétation, est
hétérogène. Elle est dominée par les formations
végétales de type savanicole malgré un climat
favorable aux formations forestières (Compère,
1970).
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Figure 1: Situation de la zone d’étude dans la province du Bas-Congo (R.D. Congo). Source des données vectorielles :
Université catholique de Louvain, Unité d’environnemétrie et de géomantique.
2.2. Matériel
La dynamique du paysage peut être décrite par
des changements dans le temps de sa
composition et de sa structure spatiale.
L’application des méthodes de l’écologie du
paysage (calcul d’indices de structure spatiale)
est basée sur la relation d’interdépendance
entre les trois éléments clés de tout système
écologique à savoir sa configuration spatiale, sa
composition et son fonctionnement (Bogaert &
Mahamane, 2005). Généralement, cela
nécessite l’usage de données de télédétection
(images satellitaires et photographies aériennes)
et les cartes thématiques. Dans le cas présent,
nous avons eu recours à deux cartes d’occupation
du sol de la province du Bas-Congo. La première
carte a été conçue par Compère (1970) à l’échelle
de 1:250 000 par réduction de cartes minutes au
1:200 000 grâce à l’interprétation de
photographies aériennes prises en 1959 et 1960
par l’Institut Géographique du Congo et
complétée par des prospections de terrain. Elle
présente dix classes d’occupation du sol
(Tableau 1). La seconde carte (Wolff, 2005) a été
produite à l’échelle de 1:75 000 par le traitement
d’images ASTER (du 18/07/2003) complétées
par des levées de terrain en 2005. Cette carte
présente quatre classes d’occupation du sol
(Tableau 1). Les logiciels de SIG et de
traitements cartographiques utilisés sont :
Arcview 3.3 ; Idrisi kilimandjaro.
2.3. Méthodes
La présente étude s’inscrivait dans le cadre d’une
caractérisation de la dynamique de l’occupation
du sol entre 1960 et 2005 dans un paysage rural.
Pour ce faire, les transformations d’occupation
du sol opérés entre ces dates ont été quantifiées
à l’aide de la matrice de transition et d’indices de
structure spatiale afin d’évaluer l’influence des
techniques culturales sur ce paysage.
2.3.1. Homogénéisation des légendes
Le traitement cartographique des données a été
le premier volet de la méthodologie de notre
étude. Il a consisté dans un premier temps à la
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digitalisation de la carte de 1960 (Compère 1970)
qui était en format papier contrairement à celle de
2005 (Wolff 2005) qui était déjà en format
numérique. La numérisation s’est faite avec le
logiciel Arcview 3.3. Puis il fallait homogénéiser
les légendes. Cette homogénéisation a été
indispensable car elle a permis de compenser
les inégalités entre les classes des légendes en
regroupant certaines classes (Ozenda, 1986). Ainsi,
nous avons préalablement réduit la légende de la
carte de Compère (1970) par fusion de certaines
classes, afin d’avoir les mêmes quatre classes
de la carte de Wolff (2005) pour les deux cartes
(Tableau 1). Ensuite la technique du Minimum
Mapping Unit (Saura, 2002) a permis de mettre la
précision cartographique des deux cartes au
même niveau. L’extension « Dissolve by area »
du logiciel Arcview 3.3, a permis suivant cette
méthode de fusionner les taches dans la carte de
Wolff (2005) de sorte que la plus petite tache sur
cette carte ait la même superficie que la plus petite
tache repérée dans la carte de Compère (1970).
Classes de Wolff (2005) C Classes de Compère (1970)
1. Savane
1. Savanes mésophiles sur sols lourds
2. Savanes xérophiles sur sols lourds
3. Savanes mésophiles sur sols légers
4. Steppes et savanes steppiques sur sols légers
2. Jachères et champs
5. Recrus et jachères forestières
6. Végétation nitrophile et postculturale
3. Forêt secondaire
7. Forêts guinéennes et périguinéennes secondarisées
8. Forêts de reconstitution et vieilles forêts secondaires
4. Forêt dense
9. Forêts denses humides semi-décidues subéquatoriales et guinéennes
10. Forêts denses humides subéquatoriales et périguinéennes
Tableau 1 : Correspondance des différentes classes entre les cartes de Wolff (2005) et Compère (1970).
2.3.2. Matrice de transition de l’occupation du sol
Pour décrire les changements d’occupation du sol
intervenus entre 1960 et 2005, la méthode de la
matrice de transition a été utilisée. La matrice de
transition entre deux états (t
0
et t
1
) est obtenue à
partir des valeurs données par les logiciels de SIG
et traitées dans Excel. Ces valeurs proviennent de
la superposition des deux cartes grâce à un logiciel
de SIG (ici l’extension Geoprocessing Wizard de
Arcview 3.3) en vue de détecter les changements
opérés dans l’occupation du sol entre deux dates.
Elle correspond à une matrice carrée décrivant de
manière condensée, les changements d’état des
éléments d’un système pendant une période
donnée (Schlaepfer, 2002). Les cellules de la
matrice contiennent la valeur d’une variable ayant
passé d’une classe initiale i à une classe finale j
pendant la période allant de t
0
à t
1
. Les valeurs des
colonnes et des lignes représentent des
proportions des aires occupées par chaque classe
d’occupation du sol au temps correspondant. Ainsi,
les colonnes de la matrice indiquent les états
d’occupations des sols en 2005 et les lignes
correspondent aux états en 1960.
2.3.3. Calcul d’indice de structure spatiale
La suite de l’analyse a consisté au calcul d’un
certain nombre d’indices de structure spatiale. Il
est admis que le paysage est composé par trois
types d’éléments : (1) les taches, entités
élémentaires fonctionnelles d’une classe
d’occupation du sol, (2) les corridors, éléments
linéaires reliant les taches entre elles et (3) la
matrice, l’élément englobant qui exerce le rôle
dominant (Burel & Baudry, 2003). Ainsi, afin
d’étudier les rapports entre la configuration du
paysage et les processus écologiques, il est
nécessaire de décrire ces structures en termes
quantifiables. Ceci explique le développement
d’une série d’indices «landscape metrics»
(Hargis et al., 1997). Ces mesures sont souvent
un indicateur de l’impact humain sur la
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tj
ij
a
a
morphologie du paysage (Krummel et al., 1987).
Dans le cadre de cette étude, un certain nombre
d’indices au niveau de chaque classe
d’occupation du sol ont été calculés.
Premièrement, le nombre de taches appartenant
à une classe donnée j (n
j
) a été déterminé. Cet
indice nous a renseigné sur la fragmentation d’une
classe entre deux périodes. En effet, l’augmentation
du nombre de taches d’une classe peut être due à
la fragmentation de cette classe (Davidson, 1998).
L’aire totale (a
tj
) occupée par la classe j (en km²)
a été calculée suivant l’équation (1) où a
ij
était
l’aire de la i-ème tache de la classe j :
La dominance D
j
(a) indiquant la proportion d’aire
occupée par la tache dominante dans la classe j
a aussi été prise en compte. Il s’agit de la part
occupée dans l’aire totale (a
tj
) par la plus grande
tache de la classe j notée a
max,j
(McGarigal & Marks,
1995):
0 < D
j
(a)
100. Plus la valeur de la dominance
est grande, moins la classe est fragmentée.
L’aire moyenne a
j
(la valeur moyenne de l’aire
des taches de la classe j) a été calculée selon la
formule suivante :
La diversité des aires des taches de la classe j,
notée H
j
(a), a été calculée par l’indice de
Shannon (Bogaert & Mahamane, 2005). L’indice
de diversité de Shannon est donné par la formule
(4) où ln représente le logarithme népérien :
Cet indice mesure la diversité relative des taches
au niveau de la classe. La valeur de H
j
(a) va
dépendre du nombre de taches présentes (n
j
),
de leurs proportions relatives ( ) et de la base
du logarithme. Il est égal à 0 lorsque la classe
n’est constituée que d’une seule tache et sa
valeur va croître avec le nombre de taches et avec
l’équitabilité entre les aires des taches de la
classe (McGarigal & Marks, 1995).
L’indice de forme de la classe j (IF
j
) a été donnée
par la formule (5) :
; (5) où P
ij
était le périmètre total de
la classe j.
L’indice des formes est basé sur un principe de
rapport du périmètre sur l’aire. La forme est un
élément difficile à quantifier et qui peut donner
libre cours à différentes interprétations (Ducrot,
2005). Elle peut être liée à des degrés
d’artificialisation et des pratiques culturales
(Krummel et al., 1987). Par exemple, les terres
agricoles sont très polygonales alors que les
formations naturelles, telles les forêts ont souvent
un contour plus complexe. Elle est également
liée à l’hétérogénéité du paysage (Delcros, 1994).
Plus les taches ont des formes allongées ou
irrégulières, plus la valeur de l’IF
j
sera élevée et
cette valeur décroîtra à mesure que les formes
deviennent circulaires (Bogaert et al., 2000).
3. Résultats
3.1. Transformations de l’occupation du sol
entre 1960 et 2005
Le tableau 2 donne les pourcentages de
changements opérés entre les différentes classes
d’occupation du sol entre 1960 et 2005 dans la
zone test. Pour rappel, la superficie de la zone étant
d’environ 410 km², 1% correspond alors à environ
4,1 km². On constate que le taux de savane dans
le paysage est passé de 19,81% en 1960 à 29,61%
en 2005. Le taux de jachères et champs est passé
de 22,72% en 1960 à 54,61% en 2005 ; cette
classe constitue la nouvelle matrice du paysage
précédemment constituée par la classe forêt
secondaire. La présence de cette dernière classe
qui était de 49,95% en 1960 est tombée à 5,67%
en 2005. Quant à la forêt dense, son occupation
du paysage est passé de 7,52% en 1960 à 10,10%
en 2005. De façon générale, on constate que les
taux d’occupation des classes savanes, jachères
et champs et forêt dense ont augmenté entre 1960
et 2005. Cette augmentation s’est principalement
(1)
(2)
(3)
(4)
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opérée au détriment de la forêt secondaire. Sur
les 29,61% du paysage occupés par la savane
en 2005, 14,23% étaient de la forêt secondaire
en 1960. De même, on observe pour les jachères
et champs, que jusqu’à 27,32% sont issues de
la forêt secondaire. Pour la classe forêt dense,
5,62% proviennent de l’évolution de la forêt
secondaire. La classe forêt secondaire constitue
donc la principale pourvoyeuse en espace des
autres classes. On a ainsi environ 41,55% du
paysage occupés par la forêt secondaire en 1960
qui s’est dégradé soit en savane, soit en jachères
et champs. Le reste a évolué en forêt dense
(5,62%) ou est resté forêt secondaire (2,78%).
Tableau 2 : Matrice de transition de l’occupation du sol (en pourcentage) entre 1960 et 2005.
En résumé, on observe trois grands processus qui
se sont déroulés dans le paysage en 45 ans (Fig. 2,
3 et 4). Premièrement la savanisation, c’est-à-dire la
création ou formation de savanes; elle s’est faite par
le maintien des savanes préexistantes (9,30%) et
surtout par la disparition de la classe forêt secondaire
(14.23%). Deuxièmement la dégradation de
l’écosystème forestier, surtout de la forêt secondaire
(-22.63%). Finalement la succession naturelle
spontanée : c’est l’évolution normale vers un état
climacique. Il s’agit de la restauration et formation de
forêts (+1.85%).
Figure 2: Illustration du processus de dégradation de la forêt dense entre 1960 et 2005.
N
Occupation du sol en 1960
Forêt dense
Forêt dense
Forêt secondaire
autres
Savanes
Jachères et champs
Occupation du sol en 2005
2000 Meters0
Actions anthropiques sur la dynamique spatio-temporelle de l’occupation du sol
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Figure 3 : Illustration du processus de savanisation de la forêt secondaire entre 1960 et 2005.
Figure 4 : Illustration du processus de succession de jachères et champs et des forêts de 1960 à 2005.
N
Occupation du sol en 1960
Forêt secondaire
Savanes
Occupation du sol en 2005
2000 Meters
0
Forêt secondaire
Savanes
Occupation du sol en 1960
Occupation du sol en 2005
Forêt secondaire
Forêt dense
Forêt secondaire
Jachères et champs
2000 Meters
0
N
Issouf BAMBA et al.
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3.2. Analyse de la dynamique de la
structure spatiale
Le tableau 3 récapitule les différents indices de
structure spatiale calculés dans chacune des
quatre classes en 1960 et en 2005. Ces indices
ont permis de détecter les changements de la
structure spatiale de notre paysage entre les deux
dates. Le nombre de taches augmente entre 1960
et 2005 ; ceci indique une fragmentation avec un
morcellement des taches initiales. Mais elle est
de degrés variables. Pour la classe des savanes,
le nombre de taches de 1960 a pratiquement
triplé; pour les jachères et champs, il est multiplié
par environ 10. En revanche, c’est dans les
classes des forêts que la variation est la plus
grande avec une multiplication par environ 50 et
par environ 100 au niveau des forêts denses et
secondaires respectivement. Cette tendance de
fragmentation est confirmée par la diminution des
aires moyennes dans l’ensemble des classes.
En effet entre 1960 et 2005, pour les classes
savane et jachères et champs, l’aire moyenne est
respectivement divisée par environ 2 et par environ
5. Au niveau des classes des forêts (denses et
secondaires), les valeurs des aires moyennes
chutent considérablement. Dans la classe forêt
secondaire, la valeur de cet indice est divisée par
environ 1000 pendant que dans la classe forêt
dense cet indice de 1960 est divisé par environ 35
(Tableau 3). Les valeurs de la dominance (D
j
(a))
diminuent pour ces mêmes classes passant de
99,69% à 10,95% dans les forêts secondaires et
de 64,64% à 22,95% pour les forêts denses font
aussi constater que ce sont ces deux classes qui
sont les plus fragmentées. En effet, cela signifie
qu’en 45 ans, les taches qui dominaient ces
classes par leurs tailles ont été morcelées environ
10 fois pour les forêts secondaires et environ 3 fois
pour les forêts denses. En revanche, on note que
la valeur de la dominance augmente pour les
classes des savanes (10,30% à 23,68%) et aussi
des jachères et champs (47,81% à 80,78%). Il y a
donc eu formation ou agrégation de taches dans
ces deux classes. L’indice de Shannon nous
renseigne sur l’homogénéité au sein des classes.
Plus cet indice est élevé, plus il y a de taches et sa
valeur décroît à mesure que les aires des taches
sont disproportionnelles. On constate que c’est
aussi au niveau des forêts (denses et secondaires)
que la valeur de l’indice augmente (environ 200
fois au niveau des forêts secondaires et environ 4
fois pour les forêts denses) alors que dans les
classes savanes et jachères et champs, elle reste
plutôt constante. Cela confirme la tendance
d’équitabilité entre les taches de forêts dans
lesquelles beaucoup de petites taches ont remplacé
les quelques grosses présentes en 1960 comme
déjà montré par les valeurs de D
j
(a). Un autre
constat est l’évolution de l’indice des formes IF
j
avec les classes. On constate que pour toutes les
classes où le taux d’occupation du sol augmente,
la valeur de l’indice de forme augmente. Au niveau
de la savane cette valeur passe de 36,31 en 1960
à 96,94 en 2005, dans les jachères et champs elle
est passée de 43,78 à 188,77 et représente la plus
grande valeur des indices de formes des classes
de 2005; quant à la forêt secondaire, elle voit la
valeur de cet indice diminuer de 821,9 en 1960 à
74,91 en 2005.
Tableau 3 : Indices de structures spatiales calculés en 1960 et 2005 pour chaque classe d’occupation du sol.
Actions anthropiques sur la dynamique spatio-temporelle de l’occupation du sol
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4. Discussion
4.1. Influence des pratiques culturales sur
les processus d’évolution du paysage
Dans le processus de succession spontanée
de la végétation, la phase forêt secondaire occupe
une position centrale (Fig.5). Ce sont en effet, les
forêts secondaires qui reconstitueront la forêt
dense. Elles constituent le passage obligé vers
l’état climacique dans un écosystème forestier
(OIBT, 2002). La baisse de leur taux est un signe
de perturbation pour la restauration de
l’écosystème. Cette situation est due à une
pratique non durable du système agraire, elle-
même provoquée dans le cas de notre zone
d’étude par une pression démographique de plus
en plus croissante et par la réduction des temps
de jachères (Whitmore, 2005). En effet, l’effectif de
la population de cette région est passé de 1 992
845 habitants en 1984 à 2 835 000 habitants en
1998 (Tshibangu, 2001). De plus, l’agriculture
traditionnelle, dans la plupart des régions
d’Afrique, est la culture itinérante. Cependant, à
partir du moment où la densité de population atteint
et dépasse certaines limites critiques, la période
de jachère se raccourcit, et la végétation se
dégrade, souvent irréversiblement (Kio, 1984).
Cette agriculture itinérante sur brûlis serait
responsable pour 70% de la déforestation en
Afrique (Tshibangu, 2001). C’est exactement ce
qui se passe dans la province du Bas-Congo. Les
systèmes traditionnels basés sur la régénération
naturelle ne fonctionnent plus comme jadis. En
45 ans, la matrice du paysage est passée de forêt
secondaire aux jachères et champs. Ce constat
confirme les études de Tshibangu (2001) menée
dans la zone de Kinshasa. Il a observé entre 1960
et 1987, une régression du couvert forestier et une
progression de la zone urbaine (jachère et champs)
et de la savane. Les savanes brûlées puis
laissées pour compte se maintiennent dans les
mêmes endroits tout en augmentant leur surface
suite à la dégradation de certaines jachères. Selon
Duvigneaud (1949), le climax de cette région est
forestier. Les déboisements considérables, suivis
d’une savanisation qui aurait tendance à se
stabiliser sous l’action des feux, seraient
responsables de la transformation du paysage
ligneux primitif en paysage herbeux anthropogène.
Quant à l’augmentation du taux de forêt dense,
contraire aux résultats de Tshibangu (2001), elle
pourrait être liée à la composition de la classe
« forêt ». En effet, pour son étude, sous
l’appellation « forêt », il a combiné ce que nous
avons dénommé « forêt dense » et « forêt
secondaire ». L’augmentation du taux de forêt
dense est une bonne chose pour la conservation ;
même si ces forêts nouvellement formées sont
plutôt constituées de fragments isolés et de petites
tailles, caractérisés par un effet de lisière
considérable (Bogaert et al., 2000).
Figure 5 : Principaux taux de transformations opérés dans les classes d’occupations du sol entre 1960 et 2005.
Issouf BAMBA et al.
Sci. Nat. Vol. 5 N° 1 : 49 - 60 (2008)
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4.2. Correspondance entre les changements
détectés par les cartes et les indices de
structure spatiale
Le calcul des indices de structure spatiale a permis
de mettre en évidence la configuration spatiale des
taches des classes dans le paysage. L’analyse
cartographique, grâce à la matrice de transition,
nous a révélé trois processus qui se sont déroulés
entre 1960 et 2003. Premièrement, la savanisation
matérialisée par l’augmentation de l’aire totale des
savanes et la formation de nouvelles savanes
dans le paysage, ensuite la dégradation de
l’écosystème forestier et enfin une faible tendance
d’évolution écologique vers un état climacique
(formation de forêts denses). Les indices de
structure spatiale ont aussi révélé un certain
nombre de transformations spatiales opérées
dans notre paysage en 45 ans. Mais on constate
que pour l’ensemble des indices calculés, les
processus de transformation sont beaucoup plus
amplifiés dans les classes des forêts denses et
secondaires que dans les classes des savanes
et des jachères et champs. En plus, les trois
processus révélés par la cartographie sont
confirmés par les indices de structure spatiale. La
dégradation de l’écosystème forestier est
matérialisée par une fragmentation plus forte au
niveau de ces classes. Cela est illustré par une
forte augmentation du nombre de taches pour les
forêts secondaires et forêts denses ainsi que par
une diminution aussi forte de l’aire moyenne des
taches. Quant à l’indice de dominance, pendant
qu’elle s’accroît dans les classes savanes et
jachères et champs, elle décroît dans les deux
classes forestières. Aussi, la savanisation est
matérialisée par l’augmentation de l’aire totale des
savanes, l’augmentation de la dominance de la
tache la plus grande de cette classe et la
constance de l’hétérogénéité (indice de Shannon).
La question fondamentale que l’on pourrait se
poser est de savoir si les résultats obtenus dans
le calcul des indices n’ont pas été influencés par
les niveaux de génération cartographique. Il est
bien connu que la complexité de la structure des
données complique l’analyse et empêche souvent
la combinaison de cartes de sources différentes
(Bogaert & Mahamane, 2005). Les échelles
initiales des deux cartes utilisées étant différentes,
les niveaux de détails seront aussi différents.
Cela pourrait avoir une répercussion sur les
indices spatiaux calculés. D’où la nécessité
d’atténuer au préalable ces différences par
l’utilisation de techniques comme celle du
Minimum Mapping Unit (Saura, 2002). Cet effet de
la cartographie serait beaucoup plus marqué dans
le calcul du nombre de taches, le périmètre et les
indices qui utilisent ces valeurs, comme l’indice
des formes (Farina, 1998). En effet les données
matricielles sont exprimées par des pixels alors
que les données vectorielles utilisent des points,
lignes ou polygones pour les représentations
cartographiques. C’est donc logique que les pixels
de par leur résolution influenceront les formes des
objets pendant la classification (McGarigal & Marks,
1995). Mais, cela ne saurait expliquer les
amplitudes très variables observées entre les
différentes classes ni au niveau des aires
moyennes
a
j
ni au niveau des dominances D
j
(a).
En effet, nous avons constaté que sur une même
carte, les plus grands taux de variation de la quasi-
totalité des indices sont observés spécifiquement
au niveau des forêts comparativement à la savane
et aux jachères et champs. Les amplitudes de la
dynamique spatiale sont plus fortes dans les
classes des forêts. En plus, les tendances
observées entre les deux groupes de classes
(groupe des forêts et le groupe des savanes,
jachères et champs) évoluent en sens opposé.
En définitive, les résultats obtenus reflètent la
réalité de la tendance de la dynamique du paysage
dans cette zone du Bas-Congo. Sinon on aurait dû
avoir les mêmes proportions de variations et taux
de changements au niveau des indices pour toutes
les classes d’une même carte.
5. Conclusion
La présente étude a permis grâce à la matrice
de transition appuyée par le calcul d’indices de
structure spatiale, de quantifier les changements
opérés dans un paysage rural situé dans la
province du Bas-Congo en R.D. Congo. Trois
grandes transformations y ont été identifiées, à
savoir la dégradation de l’écosystème forestier,
la savanisation et une faible tendance de
succession écologique végétale naturelle. Ces
changements sont principalement dus à des
perturbations d’origine anthropique. En effet, la
pression démographique et les pratiques
agricoles non durables ont contribué à la
modification de l’occupation du sol. La
configuration spatiale du paysage a
profondément changé en 45 ans. La matrice du
Actions anthropiques sur la dynamique spatio-temporelle de l’occupation du sol
Sci. Nat. Vol. 5 N° 1 : 49 - 60 (2008)
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paysage est passée de forêt secondaire aux
jachères et champs. Plus de 41% du paysage
constitué par la forêt secondaire en 1960 s’est
transformé, soit en jachères et champs, soit en
savanes. Cela constitue une inquiétude pour la
restauration de l’écosystème où la forêt
secondaire occupe une place centrale. Pour donc
contribuer à conserver la biodiversité via l’habitat,
une sensibilisation des populations s’impose.
D’abord pour la création et le développement de
forêts secondaires villageoises, gage de la
gestion durable des ressources naturelles et
dans lesquelles les populations pourront tirer des
produits forestiers pour leurs besoins usuels.
Ensuite par l’amélioration du système agraire
archaïque très «dévoreur et gaspilleur des terres»
au profit d’un système d’agroforesterie ou encore
de l’assolement, procédure de culture intensive
et plus économique du point de vue de la
superficie (Tshibangu, 2001).
Remerciements
Les auteurs remercient le gouvernement et surtout
le contribuable de la Côte d’Ivoire pour nous avoir
octroyé la bourse nécessaire à cette étude et les
personnes ci-après citées : E. WOLFF et A.
CAREER (IGEAT, ULB), J. LAVREAU (Muséum
Royal d’Afrique Centrale), C. VANCUTSEM et P.
DUFOURNY (UCL), C. POTVLIEGE et D.
BAUWENS (Service Laïque de Coopération au
Développement).
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... Elle consiste en l'analyse diachronique du paysage permettant de déterminer les changements intervenus dans le temps. L'analyse se fait toujours à travers des indices du paysage et d'autres méthodes et outils dont notamment la matrice de transition (Schlaepfer & Bütler, 2002 ;Bamba et al. 2008 ;Mama, 2013) et l'arbre de décision de Bogaert et al. (2004). Nous développons plus bas ces deux outils. ...
... La matrice de transition (M) est une matrice carrée formée par les proportions (p) d'affectation de chacune des classes d'occupation du sol composant le paysage à une autre dans une période donnée. Elle est couramment utilisée pour apprécier les conversions d'occupation du sol intervenues dans le paysage (Bamba et al., 2008 ;Mama et al., 2013 ;Bogaert et al., 2014). Dans un paysage constitué d'un nombre t de classes d'occupation du sol, M peut être représenté comme suit : ...
Thesis
Full-text available
Like most African cities, which are currently the main focus of global urbanization, Kinshasa provides a convincing example of the urgent need to re-examine the logic of exploiting spaces and resources. Indeed, the lack of planning in this city since Independence has led to its peri-urbanization characterized by increasing demographics and the dispersed and spontaneous occupation of the various geomorphological zones, suitable or not for construction. This has resulted in an environmental and landscape imbalance through environmental risks and damage such as erosion, flooding, pollution and other. It is thus clear that the challenge of urban and peri-urban development in Kinshasa is linked to improving the environmental quality of habitats. To do so, it is now recognized that it is necessary to calibrate and adapt management practices to natural and human resource conditions. In this perspective, this study is based on the central assumption that: the adaptation of the existing green system to the biophysical, socio-economic and cultural context, through the approach of the landscape, consisting in taking into account the quality of the environments and their appropriation by the inhabitants, opens up new perspectives for restoring the balances disrupted by the spatial transformations underway in the urban and peri-urban context of Kinshasa. The research was organized around three main objectives, namely: (i) to study the ongoing spatial transformations in the urban and peri-urban landscape; (ii) to determine the existing green potential in order to understand its uses and its representations in living practices and (iii) to study the contribution of the approach of the landscape in qualifying peri-urban habitats through plant engineering. The two prime objectives made it possible to develop a better knowledge of the landscape of Kinshasa. From the latter, we carried out a specific study of a degraded site in Kisenso, one of the municipalities of Kinshasa, through an approach learned and developed within the "Ville-Territoire-Paysage" Laboratory of the University of Liège. This landscape approach, which we refer to as "reading and writing" of the territory, operationalize the landscape approach supported in this research. The results show that Kinshasa's urban and peri-urban landscape is undergoing major spatial transformations to the detriment of vegetation cover. However, it should be noted that in the urban and peri-urban fabric, there are still residual green spaces and plant development practices in inhabited plots that could support environmental requalification. The application of the landscape approach has enabled us to understand how to develop and/or set out possibilities of action. The latter rely on local plant dynamics to re-establish new interactions between natural resources and peri-urban settlements. This research thus shows, on the one hand, the relevance and necessity of integrating the "landscape" into the planning of African territories and, on the other hand, the importance of maintaining or establishing a green infrastructure, based on the slightest existing plant gap, in the context of widespread peri-urbanization.
... Les changements peuvent être temporaires ou permanents, affectant la biodiversité, les stocks de carbone, les cycles hydrologiques et biogéochimiques, les sols et d'autres services environnementaux. Les conséquences qui en découlent prennent de l'ampleur au fil des années et sont maintenant reconnus comme des problèmes de niveau mondial [2]. Cette dégradation est d'autant plus inquiétante qu'elle ne laisse indifférents ni les acteurs de développement ni les chercheurs [3]. ...
Article
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Cette étude basée sur l'analyse des données satellitaires multidates est réalisée en vue d'évaluer la dynamique du couvert forestier dans la préfecture de Wawa fortement marquée par des immigrations de populations à la recherche de terres agricoles. L'objectif de cette étude est d'analyser la dynamique de l'occupation du sol dans la préfecture de Wawa. Pour ce faire, des images Landsat de février 1987 à mars 2019 ont été utilisées. Les résultats obtenus, ont permis d'identifier et de caractériser l'évolution spatio-temporelle de l'occupation du sol dans la préfecture de Wawa sur une période de 28 ans (1991 à 2019). Ils révèlent que les cultures et jachères ont augmenté de 17% en défaveur des terres forestières (-5 %) et des savanes (-11 %). En termes de dynamique forestière, trois tendances se dégagent entre 1987 et 2019. Couvrant initialement environ 62,74 % de la zone, les surfaces forestières ont connu une diminution de 3,88 % entre 1991 et 2010. Il y'a eu par la suite un petit regain d'environ 1,5 % entre 2010 et 2013 avant une nouvelle baisse de près de 2 % pour atteindre 58,05 % en 2019. Cette étude montre que les écosystèmes forestiers de la préfecture de Wawa sont marqués par une anthropisation croissante qui peut être associée aux migrations et à la colonisation agricole des terres. Mots-clés : occupation du sol, dynamique forestière, évolution spatio-temporelle, écosystème forestier, Landsat, Préfecture de Wawa.
... De nombreux ménages du département de la Nya ont augmenté leurs champs agricoles dans les environnements naturels afin d'augmenter leurs productions agricoles et parer aux besoins quotidiens de leur ménage. Cette tendance régressive de la formation forestière due aux activités agricoles dans les forêts africaines a été aussi relevée par de nombreux autres auteurs [17], [18]. ...
Article
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Chad's tree-based parks undergo increasing human pressure, leading to the loss of biodiversity and the modification of the ecological landscape. This study was carried out in the Nya division, Far South of Chad. It aimed to analyze the spatial and temporal dynamics of land cover between 1984 and 2016 and to determine the drivers of vegetation degradation. The databases used were made up of 3 Landsat satellite images (MSS de 1984, TM de 2002 et ORLI_TIRS de 2016) and supplemented by field studies. Satellite images were processed using ENVI and ArcGIS software. Interview was used to identify the activities carried out by the local population. In 1984, Nya division consisted of seven types of land cover, the most important of which was tree-based parks (27.17%), followed by gallery forest (23.59%), shrub savannah (16.68%) and herb savannah (14.59%). Gradually tree-based parks and gallery forest disappeared. In 2016, the main types of land cover were herb savannah (35.74%), house and bare soil (33.32%) and shrub savannah (10.04%). Petroleum project, agriculture, overgrazing, population growth, wood collection and bushfires are perceived by local population as main drivers of forest cover change. These results suggest the establishment of an effective sustainable management policy of tree-base parks of Nya division to avoid its total destruction and its biodiversity loss.
... Les colonnes de la matrice représentent la superficie de chaque classe de l'année la plus récente alors que les lignes représentent celle de l'année la plus ancienne. Les cellules de la matrice contiennent la valeur d'une variable ayant passé d'une classe initiale à une classe finale pendant la période allant de l'année 0 à l'année 1. Les valeurs des colonnes et des lignes représentent des proportions des aires occupées par chaque classe d'occupation du sol au temps correspondant (Bamba et al., 2008). Par ailleurs, pour faire ressortir les changements temporels, une combinaison est réalisée entre les classes des unités d'occupations du sol des différentes années. ...
Article
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Urban sprawl and the road networks have profoundly modified the space of the Macta watershed in western Algeria. The fragmentation of the landscape within this territory is gradually changing in order to meet different socio-economic needs. Damage to natural environments caused by pollution, business development, management of agricultural land and spatial modification of the morphology of urban constructions are remarkable. Our research is part of a complex study of the rate of evolution of urban sprawl and road networks expansion from 1987 to 2018; to better understand the issues of human activities and their impacts on the environment. The methodology adopted consists of using Landsat and Google-Pro images. Their capabilities enable us to trace the influence of human activities in time and space on the environment. The results obtained show a weak trend in urban sprawl during the period 1987/1998, while it reaches significant levels in the years 2010 and 2018. The distribution of the surface area occupied by towns and cities during this study period shows a concentration of the population in the major provinces. In addition, the extension of the East-West motorway shows a weak trend in 2018. The lengths of the roads built are significant and show a 50 % growth rate. The digital analysis using sensor data has an important advantage in detecting the evolution and progression of the spaces occupied by urbanization and road networks in the Macta watershed over 31 years, which has been marked by intense demographic growth.
Article
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The Democratic Republic of Congo has vast forest areas that contribute to the well-being of local populations and to climate regulation. However, for several decades now, these forests have been subjected to strong anthropic pressure, resulting in deforestation and fragmentation of these forest ecosystems. The Yangambi region, one of the richest forest regions in DR Congo, is also undergoing the same situations related to deforestation and habitat fragmentation. This is why the purpose of this study is to make a cartographic and quantitative analysis by remote sensing of the dynamics of land use in the INERA-Yangambi concession. The classification by object with the supervised approach of Landsat images allowed to characterize the land cover in three dates (1990, 2010 and 2018). For study purposes, six land cover classes were selected based on field realities: built/bare ground, agricultural complex, wasteland, plantations, secondary forest and primary forest. The analysis of landscape dynamics and fragmentation was done through transition matrices, and some indices of the spatial structure of the landscape. The results showed that there was a change in land use over a period of 28 years. We also found that forest formations (primary forest and secondary forest) have undergone a significant regression in favor of anthropogenic classes (built/bare ground and agricultural complex), with an annual deforestation rate of %, 0.96% and 0.89% respectively. It should also be noted that there has been a progressive fragmentation of forests (primary and secondary) evidenced by the continuous increase in the number of patches, the decrease in the density of the perimeters of patches and the impressive decrease in their average area. Also, the average distance between two neighboring patches has increased, indicating an increased isolation of patches. These results suggest the need for a management plan for the sustainable management of the concession and its natural resources. https://www.agrimaroc.org/index.php/Actes_IAVH2/article/view/1120/1579
Thesis
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The purpose of present research is to study starting from the approaches of the remote sensing and the SIG, the space-time dynamics of the catchment area of Sankarani in Mali. The space data (satellite images Landsat multidates and existing charts) and climatic (rainfall) were used. The morphological dynamics of the principal river between 1975 and 2001 shows that the principal river of the basin knew significant changes dependent on the adjustment of the stopping.This variation of the principal river is apprehended by its form and mainly the quantities of flooded grounds is 3832, 5 ha in 1975 against 45482, 3 ha in 2001. As for the dynamics of the paysagic units between 1975 and 2001, the analysis shows a progressive reduction in the natural vegetable formations to the profit of the anthropic formations. According to this approach the regression of these natural formations is due to anthropic pressures and the climatic changes in the basin. Lastly, the characterization of the potential starting zones of the sediments in the surroundings of the stopping shows that the stranding of the basin of Sankarani is characterized by zones of strong starting potentiality of the sediments either 17% of the surface and zones of average potentiality or 75% of the surface.Thus starting from this multicriteria analysis, it arises that the zones of strong starting probability of the sediments are primarily concentrated upstream dam Sélingué. Key words: Dynamics, land cover, stranding, Stopping, geographical information system, catchment area of Sankarani in Mali.
Article
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The Tlemcen region is characterized by very diverse and steep areas exposed to gravity hazards, especially in high and medium mountain areas. Tlemcen National Park was chosen for this study, the main objective of which is to map fragile areas in close relation to reduced vegetation cover due to land-use changes and forest fires. Multi-source data were used to monitor land use/land cover (LULC)patterns in the study area between 1987 and 2017. The methodology is based on an object-oriented classification of the Landsat images, using the K nearest neighbor method for mapping the major LULC classes at the national park level. The results show that LULC is constantly changing in the study area. In 1987, the landscape was made up of (16.5%) oak forests (holm oak, cork oak, zean oak) and Aleppo pine, which then deteriorated following repeated fires in the nineties to barely represent 7.22% of the surface in 1995, followed by a fast forest reclamation, with the forest area doubling in 10 years (13.46% of the area in 2005), and a near stabilization of the forest cover in 2017 with 14.68% of the area. These mutations are mainly due to fluctuations in anthropogenic action. Despite past declines and disturbances, the current forested area in the Tlemcen area represents significant forest capital classified as a national park to be protected and developed.
Article
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Food security is an old wish of the highest political authorities in Senegal. From independence to the present day, various agricultural policies have been proposed to satisfy at least the country’s food demand. The Upper Casamance is one of the regions which should enable this objective to be achieved. However, in this region the prospects for agricultural development are very uncertain due to the combination of many soil, socio-economic and technological hazards. The European Union is also committed to the development of the European Agricultural Area. The objective of this study is to analyse the vulnerability and adaptability of farmers in the face of socio-environmental dynamics in Upper Casamance. The magnitude of change is measured through a comprehensive and multi-scaled geographic approach that integrates both geomatics tools (GIS, GPS point surveys) and fieldwork (direct observations, surveys of 441 households in 12 communes and analysis of perceptions). This approach led to the identification of vulnerability factors that revolve around soil-climatic obstacles, political-technical and organisational constraints. Also, analysis of mitigation strategies showed that rotation (91%), fallow land (38%), crop association, hydroagricultural development are the techniques used to increase production.
Thesis
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La conservation de la biodiversité constitue une préoccupation majeure dans la zone intertropicale et dans le monde entier. Les domaines protégés abritent l’essentiel de la diversité biologique mais ils sont sujets à des pressions diverses ; des faits qui constituent de sérieuses menaces pour le succès de la conservation. C’est dans ce contexte que s’inscrit cette étude sur la forêt classée de Koulbi, située dans le Sud-ouest du Burkina Faso. L’objectif général de cette étude est de fournir des informations scientifiques détaillées pour une gestion durable de la forêt classée de Koulbi à travers l’analyse de sa dynamique et de sa structure spatiale, ainsi que leurs impacts sur la diversité floristique ligneuse. A ce titre, la dynamique spatio-temporelle a été analysée en utilisant la télédétection. Des images Landsat TM de 1986 et 1988 et OLI-TIRS de 2014 ont été classifiées en utilisant l’algorithme basé sur le Réseau de Neurones. Les matrices de transition des classées ont été calculées. Les métriques du paysage ont été utilisées pour rendre compte de la structure spatiale. Les actions anthropiques ont été appréhendées en se basant sur la distance moyenne qui sépare les villages et les taches de forêts claires et savanes arborées. L’impact du réseau routier à la dégradation a aussi été évalué dans une zone tampon de 500 m établi le long des routes traversant la forêt classée. Pour rendre compte de la diversité floristique et de la structure des peuplements, des relevés floristiques et un inventaire forestier ont été effectués. L’Analyse factorielle des correspondances redressées (DCA) et la classification hiérarchique ascendante sous PCORD 6 ont permis de regrouper les différents relevés floristiques. Les résultats montrent que les forêts claires et les savanes arborées ont perdu respectivement 7730,57 ha et 2320,17 ha au profit des savanes arbustives (10086,60 ha). Par ce gain, les savanes arbustives deviennent la matrice de la forêt classée. Les blocs de forêts claires ont subi une fragmentation (CA1998/CA1986 <0,5) et les fragments sont de plus en plus distants les uns des autres. La distance moyenne entre les villages et les taches de forêts claires s’est accrue de 1,502 km. La superficie de forêt claire a été ainsi fortement réduite le long des routes, passant de 1306,87 ha à 236,57 ha. La tendance pluviométrique est à l’aridité avec des années de déficits de plus en plus fréquentes. La flore est riche de 159 espèces ligneuses réparties dans 114 genres et 45 familles. Les familles les mieux représentées sont : les Rubiaceae (15 espèces), les Combretaceae (14 espèces), les Fabaceae-Caesalpinioideae (13 espèces), et les Fabaceae-Mimosoideae (13 espèces). Sept types de formations végétales ont été caractérisés dont les peuplements à Isoberlinia spp. et les peuplements à Anogeissus leiocarpa (DC.) Guill. et Perr. qui impriment une physionomie particulière à la forêt classée de Koulbi. Ces peuplements sont sous pressions diverses avec une distribution en cloche de Isoberlinia spp. Par contre Anogeissus leiocarpa présente une structure stable avec une distribution en « Jrenversé ». Toutefois, l’isolement des forêts claires et des savanes arborées dont les taches sont de plus en plus petites risque d’entraver le bon déroulement des processus écologiques propres à ces formations. Pour assurer une gestion durable, la prise de mesures afin de stopper l’impact de l’homme sur la forêt classée de Koulbi s’avère nécessaire. Aussi, un suivi régulier de la dynamique de l’occupation du sol ainsi que de la flore permettrait de disposer de plus de données pouvant aider dans la prise de décision. Mots clés : fragmentation, dégradation, structure spatiale, forêt claire, réseau de neurone
Book
General definitions and present status of the landscape ecology basic concepts of landscape ecology different approaches to landscape classifications spatial patterns in natural and cultural landscapes principles of landscape dynamics descriptive and quantitative methods in landscape ecology - analysis and synthesis planning, management, conservation and restoration of cultural landscapes in practice synthesis - practical examples of landscape studies from spatial quantitative analysis to holistic problem-solving procedures.
Chapter
A major emphasis in landscape ecology is the study of landscape pattern, including pattern dynamics, ecological processes that influence pattern, and effects of pattern on organisms. In order to investigate relationships between landscape pattern and ecological processes, it is often helpful to describe the patterns in quantifiable terms, and a variety of spatial metrics have been developed for this purpose (Whitcomb et al. 1981 Forman and Godron 1986 O’Neill et al. 1988 Turner 1990 Milne 1991 Gustafson and Parker 1992] Li and Reynolds 1993 Plotnick et al. 1993 McGarigal and Marks 1995). Although these metrics enable ecologists to address landscape-level questions in a more rigorous fashion, they often are applied without a clear understanding of the strengths and limitations of each measure or how various measures are interrelated.
Article
Deciduous forest patterns were evaluated, using fractal analysis, in the U. S. Geological Survey 1: 250,000 Natchez Quadrangle, a region that has experienced relatively recent conversion of forest cover to cropland. A perimeter-area method was used to determine the fractal dimension; the results show a different dimension for small compared with large forest patches. This result is probably related to differences in the scale of human versus natural processes that affect this particular forest pattern. By identifying transition zones in the scale at which landscape patterns change this technique shows promise for use in developing hypotheses related to scale-dependent processes and as a simple metric to evaluate changes on the earth's surface using remotely sensed data.