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Analyse de dix recherches sur la thérapie assistée par l’animal : quelle méthodologie pour quels effets ?

Authors:
  • University of Paris

Abstract and Figures

In recent decades a growing number of studies have concerned animal-assisted therapy. There remains however much confusion in this field of research, mainly due to the large number of terms employed. After an attempt to clarify the definition of animal-assisted therapy and a brief history of this concept, we were interested in examining the relevance and the rigor of the methodologies used in ten programs of animal-assisted therapy, dating from the last five years. The characteristics of the animals used as co-therapists, those of the subjects and the therapeutic process itself were analyzed. Results obtained from these ten programs were discussed based on several methodological criteria. Nowadays, heterogeneity characterizes animal-assisted therapy. There is considerable variability in terms of animal species used as co-therapists and the nature of diagnosis and age of patients. As a result, programs are hard to compare. Very few studies reach a certain level of methodological rigor and use a control group or consider related factors that might explain the benefits observed in contact with the animal. Thus if the results show a behavioral and psychological improvement in the presence of animals, some caution remains in the interpretation of these data.
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Author's personal copy
Analyse de dix recherches sur la the
´rapie
assiste
´e par l’animal : quelle me
´thodologie
pour quels effets ?
Animal-assisted therapy: What therapeutic process? For what
results?
M. Maurer
a
*,F. Delfour
b
, J.-L. Adrien
a
a
Laboratoire de psychopathologie et de neuropsychologie cliniques, universite
´Paris-
Descartes, institut de psychologie, 71, avenue E
´douard-Vaillant, 92100 Boulogne-Billancourt,
France
b
Formation en e
´thologie – animaux et compagnies, 1, rue d’Hautpoul, 75019 Paris, France
Disponible en ligne sur
www.sciencedirect.com
Summary
In recent decades a growing number of studies have concerned
animal-assisted therapy. There remains however much confusion in
this field of research, mainly due to the large number of terms
employed. After an attempt to clarify the definition of animal-
assisted therapy and a brief history of this concept, we were
interested in examining the relevance and the rigor of the metho-
dologies used in ten programs of animal-assisted therapy, dating
from the last five years. The characteristics of the animals used as
co-therapists, those of the subjects and the therapeutic process itself
were analyzed. Results obtained from these ten programs were
discussed based on several methodological criteria. Nowadays,
heterogeneity characterizes animal-assisted therapy. There is consi-
derable variability in terms of animal species used as co-therapists
and the nature of diagnosis and age of patients. As a result, programs
are hard to compare. Very few studies reach a certain level of
methodological rigor and use a control group or consider related
factors that might explain the benefits observed in contact with the
animal. Thus if the results show a behavioral and psychological
improvement in the presence of animals, some caution remains in
the interpretation of these data.
ß2008 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Keywords: Animal-assisted therapy, Methodology, Review of
literature
Re
´sume
´
Les e
´tudes concernant les effets de la the
´rapie assiste
´e par l’animal
se sont multiplie
´es ces dernie
`res anne
´es. Ne
´anmoins, une certaine
confusion caracte
´rise ce domaine de recherche, due en partie a
`la
pluralite
´des termes employe
´s pour qualifier cette pratique the
´ra-
peutique. Apre
`s avoir tente
´de clarifier la notion de the
´rapie assiste
´e
par l’animal et en avoir dresse
´un rapide historique, notre travail a
interroge
´la rigueur me
´thodologique de dix e
´tudes e
´valuant un
programme de the
´rapie assiste
´e par l’animal et re
´alise
´es au cours
des cinq dernie
`res anne
´es. Les caracte
´ristiques des animaux uti-
lise
´s comme co-the
´rapeutes, celles des sujets be
´ne
´ficiaires de cette
pratique ainsi que la de
´marche expe
´rimentale adopte
´e par les
auteurs ont e
´te
´analyse
´es. Les re
´sultats obtenus par ces dix pro-
grammes sont commente
´s en fonction de plusieurs crite
`res me
´tho-
dologiques. A
`l’heure actuelle, l’he
´te
´roge
´ne
´ite
´caracte
´rise fortement
la the
´rapie assiste
´e par l’animal. Il existe une grande variabilite
´au
niveau du diagnostic et de l’a
ˆge des patients et des espe
`ces animales
utilise
´es comme co-the
´rapeutes. De ce fait, les programmes sont
difficilement comparables entre eux. Tre
`s peu d’e
´tudes parviennent
a
`une certaine rigueur me
´thodologique et utilisent un groupe te
´moin
ade
´quat ou prennent en compte des facteurs connexes susceptibles
d’expliquer les be
´ne
´fices observe
´s au contact de l’animal. Ainsi, si
les re
´sultats font e
´tat d’une ame
´lioration comportementale et psy-
chologique lie
´ea
`la pre
´sence animale, une certaine prudence reste
de mise dans l’interpre
´tation de ces donne
´es.
ß2008 Elsevier Masson SAS. Tous droits re
´serve
´s.
Mots cle
´s:The
´rapie assiste
´e par l’animal, Me
´thodologie, Revue de
la litte
´rature
*Auteur correspondant.
7, villa Wagram Saint-Honore
´, 75008 Paris, France.
e-mail : maurermarie@gmail.com (M. Maurer).
Disponible en ligne
13 novembre 2008
Pratique de la MPR
153
0242-648X/$ - see front matter ß2008 Elsevier Masson SAS. Tous droits re
´serve
´s.
10.1016/j.jmr.2008.09.030 Journal de re
´adaptation me
´dicale 2008;28:153-159
Author's personal copy
Introduction
La the
´rapie assiste
´e par l’animal : un concept qui
reste a
`clarifier
De
´finition
« The
´rapie assiste
´e par l’animal », « zoothe
´rapie », « the
´rapie
facilite
´e par l’animal », « the
´rapie animale » sont autant
d’appellations retrouve
´es dans la litte
´rature et sont cense
´es
de
´signer la me
ˆme pratique. Cette diversite
´dans la termino-
logie employe
´e contribue a
`la confusion caracte
´risant ce
domaine de recherche.A
`l’heure actuelle,une nouvelle expres-
sion « interventions assiste
´es par l’animal » tente d’englober
les programmes de the
´rapie assiste
´e par l’animal et les acti-
vite
´s assiste
´es par l’animal qui ne sont pas force
´ment the
´ra-
peutiques mais remplissent pluto
ˆt des fonctions e
´ducatives
ou sociales [1]. En outre, l’ensemble de ces termes recouvre des
pratiques diffe
´rentes et concerne aussi bien les effets de la
possession d’un animal sur la sante
´psychologique, les visites
hospitalie
`res accompagne
´es d’un animal familier, que les
the
´rapies mene
´es avec l’assistance d’un animal. Aussi ce
qui rele
`ve d’un processus the
´rapeutique risque d’e
ˆtre assimile
´
a
`une simple activite
´re
´cre
´ative [2]. Servais et al. proposent,
alors, de ne conside
´rer comme the
´rapeutique que les prati-
ques qui engendrent des apprentissages permettant a
`la
personne de mieux surmonter les difficulte
´s qu’elle rencontre
[2]. La Delta Society (http://www.deltasociety.org/), une orga-
nisation internationale qui propose des formations a
`la the
´-
rapie assiste
´e par l’animal, de
´finit cette pratique commee
´tant
« une intervention individuelle ou en groupe au cours de
laquelle un animal, re
´pondant a
`des crite
`res spe
´cifiques et
introduit par un intervenant qualifie
´, fait partie inte
´grante du
processus the
´rapeutique. Le but est d’ame
´liorer le fonction-
nement cognitif, physique, e
´motionnel ou social d’une per-
sonne. Cette pratique doit e
ˆtre documente
´eete
´value
´.
Quatre points principaux e
´mergent de cette de
´finition, a
`
savoir l’importance accorde
´ea
`la se
´lection de l’animal, le fait
que l’intervention soit dirige
´e par un professionnel du
domaine de la sante
´, l’existence d’un but the
´rapeutique a
`
cette intervention et enfin l’importance de l’e
´valuation des
e
´ventuels effets the
´rapeutiques [3,4]. D’un point de vue his-
torique, si les e
´tudes concernant les programmes de the
´rapies
assiste
´es par l’animal se sont multiplie
´es ces dernie
`res de
´cen-
nies, le recours a
`l’animal afin de soulager l’homme est un
proce
´de
´connu depuis le Moyen-A
ˆge.
Historique
La premie
`re utilisation volontaire d’animaux date du xi
e
sie
`-
cle a
`Gheel en Belgique ou` des patients convalescents
s’occupaient d’oiseaux. Par la suite, les animaux vont e
ˆtre
employe
´sa
`diffe
´rentes fins, dans divers endroits du monde.
En 1792, William Tuke dans sa fondation York Retreat (Angle-
terre) enseigne aux « malades mentaux » a
`prendre soin de
petits animaux, avec pour objectif de leur redonner
confiance en eux. En 1867, l’institut Bethel en Allemagne
soulage les e
´pileptiques par le contact avec des oiseaux, des
chiens, des chats et des chevaux. De
`s 1901, le cheval est
utilise
´a
`l’ho
ˆpital d’Oswestry au Royaume-Uni pour la re
´e
´du-
cation de soldats blesse
´s. Aux E
´tats-Unis, en 1919, l’ho
ˆpital
Sainte-Elisabeth a
`Washington introduit des chiens aupre
`s
de patients hospitalise
´s en unite
´psychiatrique. En 1942,
toujours aux E
´tats-Unis, l’ho
ˆpital militaire de l’Arme
´ede
l’air de Pawling a recours a
`des chiens pour acce
´le
´rer la
convalescence de pilotes de l’United States Air Force et
ame
´liorer leur moral [5,6].A
`notre connaissance, il s’agit
des premie
`res activite
´s utilisant les animaux et elles ne
peuvent e
ˆtre re
´ellement qualifie
´es de pratiques the
´rapeuti-
ques, en se basant sur ces seuls e
´le
´ments. En effet, il ne reste
aucune publication a
`caracte
`re scientifique de
´taillant ces
interventions dont nous ne connaissons pas les modalite
´s
d’application. Nous ne disposons d’aucune information rela-
tive au respect des quatre crite
`res qui de
´finissent le concept
actuel de the
´rapie assiste
´e par l’animal. Les recherches de
Levinson ont e
´te
´a
`l’origine de ce qui deviendra la the
´rapie
assiste
´e par l’animal [7,8]. Selon lui, l’animal peut servir de
co-the
´rapeute au cours de la relation the
´rapeute–patient. La
pre
´sence de l’animal semble acce
´le
´rer le processus the
´ra-
peutique et l’e
´tablissement de la relation entre le the
´rapeute
et son patient [9]. Dans les anne
´es 1970, des psychiatres
ame
´ricains – Samuel et Elisabeth Corson – utilisent l’animal
de compagnie comme moyen the
´rapeutique pour des
patients re
´fractaires aux the
´rapies conventionnelles [10].
Ils constatent une diminution de la prise de me
´dicaments
psychotropes suite a
`l’introduction de l’animal.
Aujourd’hui la litte
´rature sur les programmes de the
´rapie
assiste
´e par l’animal est plus abondante et pluridisciplinaire,
et elle inte
´resse des domaines aussi varie
´s que la me
´decine,
la me
´decine ve
´te
´rinaire, la psychologie, l’e
´thologie ou
l’anthropologie.
Revue des recherches en the
´rapie assiste
´e par l’animal
En 1984, Beck et al. ont publie
´un e
´tat des lieux des recher-
ches en the
´rapie assiste
´e par l’animal [11]. Ils rapportent les
re
´sultats de six e
´tudes expe
´rimentales re
´alise
´es avec des
groupes te
´moins. Les auteurs ne retrouvent pas les ame
´lio-
rations comportementales et psychologiques constate
´es
dans des e
´tudes de cas. A
`l’inverse, ils soulignent le manque
de preuve quant a
`la persistance des effets observe
´s. De plus,
M. Maurer et al. Journal de re
´adaptation me
´dicale 2008;28:153-159
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l’effet de nouveaute
´lie
´a
`l’introduction d’un animal dans le
contexte the
´rapeutique ainsi que les attentes de l’expe
´ri-
mentateur sont rarement pris en compte. Plus re
´cemment,
Rolandelli et al. ont analyse
´13 e
´tudes concernant les effets
d’un contact avec le cheval sur le comportement moteur et
social d’enfants [12]. La quasi-totalite
´des e
´tudes (12 e
´tudes)
demeure uniquement descriptive. Me
ˆme si les travaux rap-
portent une ame
´lioration dans le comportement moteur ou
social des enfants, les proble
`mes me
´thodologiques sont tels
qu’ils remettent en question le fait que le contact avec le
cheval soit seul a
`l’origine des be
´ne
´fices observe
´s. En effet,
les attentes de l’expe
´rimentateur sont rarement contro
ˆle
´es,
il en est de me
ˆme pour l’interfe
´rence avec d’autres traite-
ments the
´rapeutiques dont be
´ne
´ficie le sujet. Enfin, l’aug-
mentation des contacts sociaux, due a
`la pre
´sence de
personnel d’accompagnement, n’est pas prise en compte
dans l’explication des re
´sultats.
Ces deux revues de la litte
´rature mettent en lumie
`re la
multiplicite
´des biais me
´thodologiques pouvant entacher
les re
´sultats obtenus par les programmes de the
´rapie assis-
te
´e par l’animal. Me
ˆme si des be
´ne
´fices sont observe
´s pour le
patient, il est impossible de certifier qu’ils sont uniquement
attribuables a
`la pre
´sence de l’animal.
A
`travers l’analyse de dix programmes de the
´rapie assiste
´e
par l’animal re
´alise
´s au cours des cinq dernie
`res anne
´es,
notre travail interroge les principales caracte
´ristiques des
animaux utilise
´s comme co-the
´rapeutes et des sujets be
´ne
´-
ficiaires de cette pratique. La proce
´dure employe
´e ainsi que
les re
´sultats obtenus par ces travaux seront e
´galement
e
´tudie
´s. Un inte
´re
ˆt tout particulier est accorde
´a
`la rigueur
me
´thodologique de ces travaux. A
`l’issue de cette re
´flexion,
nous pensons pouvoir re
´pondre aux interrogations
suivantes : la the
´rapie assiste
´e par l’animal : quels animaux
pour quels patients, avec quelle me
´thodologie pour quels
effets ?
Analyse des dix programmes de the
´rapie
assiste
´e par l’animal
La the
´rapie assiste
´e par l’animal : quels animaux
pour quels patients ?
Du co
ˆte
´des animaux
Les animaux le plus souvent utilise
´sa
`des fins the
´rapeuti-
ques sont des animaux a
`fourrure ; le chien principalement
mais aussi le chat, la souris, le furet, le cheval, le lama, les
animaux de la ferme (la vache et la che
`vre) et le singe [13].
D’autres espe
`ces sont aussi employe
´es comme le dauphin,
l’oiseau et me
ˆme un animal comme le serpent peut susciter
le contact [14].
Les dix programmes de the
´rapie assiste
´e par l’animal qui
font l’objet de notre analyse datent des cinq dernie
`res
anne
´es et se veulent les plus exhaustifs possibles [15–24].
Un panorama des diffe
´rentes espe
`ces animales utilise
´es
comme co-the
´rapeutes a e
´te
´e
´tabli et est illustre
´par le
tableau I.
L’analyse de ce tableau re
´capitulatif montre que le chien et le
cheval sont les animaux les plus utilise
´s. L’animal e
´tant au
cœur du dispositif the
´rapeutique, nous pouvons nous atten-
dre a
`ce que ses principales caracte
´ristiques soient de
´crites
(c’est-a
`-dire sa race, son sexe et son a
ˆge, tous crite
`res
susceptibles d’influer sur son comportement) [25]. Pourtant,
une seule e
´tude spe
´cifie ces informations. De la me
ˆme fac¸on,
Analyse de dix recherches sur la the
´rapie assiste
´e par l’animal
Tableau I
Caracte
´ristiques des participants et des animaux des dix programmes de the
´rapie assiste
´e par l’animal pris en compte dans notre
travail.
E
´tudes Participants Animaux
Nb sujets Sexe A
ˆge (ans) Diagnostic Nb animaux et espe
`ce Sexe A
ˆge (ans)
[15] 7 3H, 4F M= 43,6 Schizophre
´nie (DSM IV) 1 chien NS NS
[16] 33 14H, 19F M= 80 Personnes a
ˆge
´es 1 chien NS NS
[17] 3 1H, 2F 32, 45 et 53 Schizophre
´nie 2 chiens (boxer, bichon frise
´)F 2et5
[18] 100 NS 11–20 Hospitalisation en soins
psychiatriques
4 chiens entraıˆne
´s (3 bergers
allemands, 1 terrier)
NS NS
[19] 28 NS M= 85,7 Personnes a
ˆge
´es 1 chat NS NS
[20] 5 3H, 2F 26–46 Schizophre
´nie chevaux NS NS
[21] 6 6F 30–40 De
´pression, schizophre
´nie chevaux entraıˆne
´sNSNS
[22] 10 6H, 4F M= 4,1 Paralysie ce
´re
´brale 3 chevaux NS NS
[23] 16 4H, 12F M= 11 Enfants sans handicap Chevaux NS NS
[24] 30 3H, 27F M= 40,2 De
´pression (CIM X) Dauphins NS NS
Nb : nombre ; H : sexe masculin ; F : sexe fe
´minin ; M : moyenne ; NS : non spe
´cifie
´; DSM IV : diagnostic and statistical manual of mental disorders, version IV ; CIM X : classification
internationale des maladies, version X.
155
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seules deux e
´tudes mentionnent le fait que l’animal utilise
´a
e
´te
´entraıˆne
´et se
´lectionne
´spe
´cialement a
`des fins the
´ra-
peutiques. Rappelons que ce doit e
ˆtre le cas pour que l’on
puisse parler de the
´rapie assiste
´e par l’animal. A
`l’issue d’un
test de re
´activite
´comportementale, Anderson et al. mon-
trent que les chevaux utilise
´s en the
´rapie assiste
´e par l’ani-
mal sont ceux ayant les scores les plus e
´leve
´s, allant ainsi a
`
l’encontre de l’ide
´e commune que ces animaux sont relati-
vement de
´sensibilise
´s aux stimuli stressants [26].
De manie
`re ge
´ne
´rale, les informations se rapportant a
`l’ani-
mal sont, aujourd’hui encore, pas trop liminaires. Nous
verrons si les descriptions dont nous disposons pour les
patients sont plus comple
`tes.
Du co
ˆte
´des patients
Pour les dix e
´tudes faisant l’objet de notre analyse, le nombre
de sujets, leur sexe, leur a
ˆge ainsi que leur diagnostic sont
de
´taille
´s dans le tableau I.
Le nombre de sujets varie de trois a
`100. Pre
`s d’un tiers des
travaux porte sur une population d’au moins 30 individus.
Les sujets sont majoritairement de sexe fe
´minin (avec 76
participantes versus 34 participants). Un autre re
´sultat mar-
quant concerne l’importante variabilite
´observe
´e au niveau
de l’a
ˆge des individus avec une amplitude allant de quatre a
`
86 ans. La majorite
´des recherches, ici pre
´sente
´es, concerne
un public adulte ou a
ˆge
´. Parmi les dix e
´tudes analyse
´es, les
troubles les plus fre
´quemment rapporte
´s sont la schizophre
´-
nie (quatre e
´tudes) et la de
´pression (deux e
´tudes). Seules
deux recherches e
´tayent leur diagnostic a
`l’aide d’une clas-
sification internationale comme le diagnostic and statistical
manual IV ou la classification statistique internationale des
maladies et des proble
`mes de sante
´connexes IX [27,28].
Me
ˆme si les caracte
´ristiques des sujets humains be
´ne
´ficiai-
res des programmes de the
´rapie assiste
´e par l’animal sont
nettement mieux de
´finies que celles des animaux, les don-
ne
´s disponibles montrent une grande variabilite
´tant au
niveau du profil des patients que des espe
`ces animales
utilise
´es comme co-the
´rapeutes. Notre analyse montrera
si cette he
´te
´roge
´ne
´ite
´se retrouve dans la proce
´dure
employe
´e et les re
´sultats obtenus par les dix programmes.
La the
´rapie assiste
´e par l’animal : quelle
methodologie pour quels effets ?
Aspects de me
´thodologie
La proce
´dure expe
´rimentale suivie par les dix programmes
de the
´rapie assiste
´e par l’animal faisant l’objet de notre
e
´tude est de
´taille
´e dans le tableau II. Le respect de certains
crite
`res est analyse
´, comme la pre
´sence d’un groupe ou d’une
condition te
´moin, la de
´finition pre
´cise des modalite
´s de prise
en charge et des buts the
´rapeutiques et la prise en compte
d’autres facteurs explicatifs (la pre
´sence humaine et l’inter-
fe
´rence avec d’autres types de traitement).
L’analyse montre que de fac¸on ge
´ne
´rale, les buts the
´rapeu-
tiques et les modalite
´s de la prise en charge (c’est-a
`-dire le
nombre, la dure
´e et la fre
´quence des se
´ances avec l’animal)
sont clairement de
´finis et explicite
´s. Au niveau de la rigueur
me
´thodologique, pre
`s de la moitie
´(quatre e
´tudes) comporte
un groupe te
´moin. La litte
´rature dans ce domaine ne se
re
´sume plus a
`des e
´tudes de cas. La me
ˆme ame
´lioration est
constate
´e au niveau de l’e
´valuation des effets escompte
´s
puisque sept e
´tudes utilisent un test standardise
´(pour
lequel les conditions d’administration et de cotation sont
uniformes). Seules trois e
´tudes font explicitement re
´fe
´rence
a
`la pre
´sence d’un ou plusieurs the
´rapeutes et cinq men-
tionnent la pre
´sence supple
´mentaire d’autres e
ˆtres humains.
Nous ne disposons que de peu d’informations sur le ro
ˆle des
personnes ainsi implique
´es et l’impact qu’elles peuvent avoir
sur le patient. Les autres types de traitement dont be
´ne
´fi-
cient les sujets ne sont que rarement de
´crits.
Me
ˆme si la rigueur me
´thodologique employe
´e dans les
recherches de
´crites ci-dessus a progresse
´, rares sont encore
les travaux qui parviennent a
`respecter les crite
`res e
´nonce
´s
par Beck et al. en 1984 a
`savoir l’utilisation de groupes
te
´moins ade
´quats ou encore le fait de disposer d’un e
´chan-
tillon conse
´quent. Plusieurs facteurs, tels que l’effet de
nouveaute
´, l’interfe
´rence avec d’autres types de the
´rapies
ou un inte
´re
ˆt social accru de la part des personnes entourant
le patient, pourraient rendre compte d’une ame
´lioration
constate
´e. De ce fait, les re
´sultats observe
´s sont toujours
a
`conside
´rer avec pre
´caution.
Des re
´sultats soumis a
`caution
Les re
´sultats obtenus par les dix programmes de the
´rapie
assiste
´e par l’animal faisant l’objet de notre analyse sont
re
´sume
´s dans le tableau III. La prise en compte de la per-
sistance des effets a
`long terme est note
´e.
A
`l’exception d’une seule e
´tude, toutes les recherches font
e
´tat d’une ame
´lioration pour au moins l’un des comporte-
ments mesure
´s. Sept e
´tudes rapportent me
ˆme des progre
`s
sur toutes les variables mesure
´es. Peu d’e
´tudes (trois) s’inte
´r-
essent a
`la persistance a
`long terme des effets observe
´s.
Leurs re
´sultats semblent indiquer un maintien des ame
´lio-
rations constate
´es.
La recherche d’Antonioli et al. [24] nous paraıˆt e
ˆtre la plus
rigoureuse de toutes celles qui ont e
´te
´expose
´es. Cette e
´tude
dispose d’un e
´chantillon conse
´quent (30 sujets), elle
comporte un groupe te
´moin ade
´quat (situe
´dans le me
ˆme
M. Maurer et al. Journal de re
´adaptation me
´dicale 2008;28:153-159
156
Author's personal copy
Analyse de dix recherches sur la the
´rapie assiste
´e par l’animal
Tableau II
Analyse de la pratique the
´rapeutique des dix programmes de the
´rapie assiste
´e par l’animal pris en compte dans notre travail.
E
´tudes Plan expe
´rimental
(groupe ou condition
te
´moin)
Modalite
´s de prise en charge
(nombre, dure
´e, fre
´quence
des se
´ances)
De
´finition des
buts the
´rapeutiques
Instruments de mesure Facteurs connexes (Pre
´sence
humaine, autres the
´rapies)
[15] Plan AB, PGC 36 se
´ances hebdomadaires
1se
´ance : 50 min
Ame
´liorer la vie
quotidienne des
patients
Independent living skills
survey (8 sous-domaines)
NS
[16] Plan AB, 2 groupes
(TAA en individuel/
TAA en groupe)
6se
´ances hebdomadaires
1se
´ance = 30 min
Diminuer le
sentiment de
solitude
UCLA loneliness scale The
´rapeute + autres patients
pour les se
´ances en groupe
[17] Plan AB, PGC 24 se
´ances hebdomadaires
1se
´ance = 50 min
Ame
´liorer la
communication
non verbale
Budapest gesture rating
scale
Analyse vide
´o des gestes
2 the
´rapeutes + 2
proprie
´taires des chiens
[18] Plan AB, 2 groupes
(TAA/PTAA)
5se
´ances hebdomadaires
1se
´ance = 30 min
Ame
´liorer l’e
´tat
d’esprit des
patients
Basler Befindlichkeits-
Skala (4 sous-e
´chelles)
Autres enfants + 4
proprie
´taires des chiens
[19] Plan AB, 2 groupes
(TAA/PTAA)
18 se
´ances, 3 fois/semaine
1se
´ance = 1 h
Ame
´liorer la
de
´pression
Geriatric depression
scale
NS
[20] Plan AB, PGC 10 se
´ances hebdomadaires Ame
´liorer
l’estime de soi
Auto-e
´valuation
(sentiment d’efficacite
´
personnelle)
Art-the
´rapie
[21] Plan AB, PGC 24 se
´ances hebdomadaires NS Auto-e
´valuation
(confiance en soi,
habilete
´s sociales)
The
´rapeute + instructeur
+ volontaires
[22] Plan AB, PGC 10 se
´ances hebdomadaires Ame
´liorer le
fonctionnement
moteur des patients
Gross motor function
measure
NS
[23] Plan AB, PGC 5 jours avec les chevaux Ame
´liorer la qualite
´
de vie, la gestion
e
´motionnelle
Qualite
´de vie peds
QL4.0
Children’s inventory
of anger
NS
[24] Plan AB, 2 groupes
(TAA/PTAA)
10 se
´ances, 5 fois/semaine
1se
´ance = 1 h
Ame
´liorer la
de
´pression
E
´chelle de Hamilton
Inventaire de Beck
Dresseur + autres personnes
Plan AB : A pour absence de traitement (ligne de base) et B pour mise en place du traitement ; TAA : the
´rapie assiste
´e par l’animal ; PTAA : pas de the
´rapie assiste
´e par l’animal ; PGC : pas de groupe te
´moin ; NS : non spe
´cifie
´.
157
Author's personal copy
environnement mais sans contact avec l’animal), des tests
standardise
´s sont utilise
´s pour l’e
´valuation des effets
(l’e
´chelle de Hamilton, l’inventaire de Beck), le facteur pre
´-
sence humaine a e
´te
´contro
ˆle
´(les auteurs rapportent une
e
´quivalence des deux conditions quant au nombre de
contacts humains individualise
´s) et enfin la persistance
des effets the
´rapeutiques est e
´value
´e, trois mois apre
`s l’arre
ˆt
du traitement. Les auteurs rapportent une ame
´lioration de la
de
´pression dans le groupe de patients ayant be
´ne
´ficie
´de la
the
´rapie assiste
´e par l’animal en comparaison des re
´sultats
obtenus par les sujets du groupe te
´moin.
En re
`gle ge
´ne
´rale, les re
´sultats plaident pluto
ˆt en faveur d’un
effet du contact avec l’animal sur l’homme. Ne
´anmoins, nous
avons vu que l’he
´te
´roge
´ne
´ite
´caracte
´rise ce champ de recher-
che, tant au niveau des caracte
´ristiques de la population
d’e
´tude que de la rigueur de la proce
´dure. Une e
´valuation des
effets a
`long terme fait notamment de
´faut et ne
´cessite un
inte
´re
ˆt plus marque
´de la part des chercheurs.
Conclusion
A
`l’heure actuelle, la plupart des e
´tudes portant sur la
the
´rapie assiste
´e par l’animal signalent un be
´ne
´fice pour
l’humain au contact de l’animal. Certains de ces re
´sultats
sont soumis a
`caution du fait de la difficulte
´, inhe
´rente a
`ce
domaine de recherche, a
`mettre au point des expe
´riences
exemptes de tout biais. La diversite
´des espe
`ces animales
utilise
´es, comme celle des individus pris en charge vient
rajouter a
`cette complexite
´. Nous de
´plorons que l’influence
de facteurs connexes comme l’augmentation des contacts
sociaux que suscite une pre
´sence humaine accrue autour du
sujet ou encore l’interfe
´rence avec d’autres types de traite-
ment ne soit que rarement prise en compte. Une e
´valuation a
`
long terme des effets observe
´s n’est quasiment jamais
re
´alise
´e.
Les explications the
´oriques destine
´es a
`rendre compte des
effets be
´ne
´fiques de la the
´rapie assiste
´e par l’animal diver-
gent et aucune d’elles ne parvient a
`ge
´ne
´rer un consensus.
L’explication la plus courante se rapporte a
`la the
´orie du
support social et a
`l’effet catalyseur social lie
´a
`la pre
´sence
animale [29,30]. L’animal en favorisant les contacts inter-
personnels contribuerait de manie
`re indirecte a
`une meil-
leure sante
´mentale et physique de l’e
ˆtre humain. D’autres
auteurs ont souligne
´l’importance du contact tactile avec
l’animal comme facteur anxiolytique [31]. Une the
´orie inte
´-
ressante a e
´te
´avance
´e par Brickel en 1982 et reprise en 2000
par Odendaal [32,33]. Selon ces auteurs, l’animal permet au
sujet humain de de
´tourner son attention d’un stimulus
ge
´ne
´rateur d’angoisse auquel il doit faire face. L’animal
favorise l’exposition du sujet a
`ce stimulus angoissant qui,
de
`s lors, n’est plus e
´vite
´. Cette exposition re
´pe
´te
´e, via le
de
´tournement attentionnel offert par l’animal, aboutit a
`une
diminution de l’anxie
´te
´.
M. Maurer et al. Journal de re
´adaptation me
´dicale 2008;28:153-159
Tableau III
Analyse des re
´sultats des dix programmes de the
´rapie assiste
´e par l’animal pris en compte dans notre travail.
E
´tudes Re
´sultats Persistance des effets a
`long terme
[15] Ame
´lioration significative des scores pour 2 sous-domaines
(activite
´s domestiques et sante
´)
Ame
´lioration non significative pour les autres scores
NS
[16] Diminution du sentiment de solitude pour le groupe TAA
en individuel
NS
[17] Ame
´lioration de la communication gestuelle des patients NS
[18] Ame
´lioration de tous les scores pour le groupe TAA
Pas d’ame
´lioration dans le groupe te
´moin
NS
[19] Pas d’ame
´lioration pour les 2 groupes NS
[20] Ame
´lioration de l’estime de soi des patients NS
[21] Ame
´lioration de la confiance en soi des patients NS
[22] Ame
´lioration du fonctionnement moteur des sujets Test a
`10 semaines post-traitement
Diminution des progre
`s pour 8 enfants
Poursuite de l’ame
´lioration pour 2 enfants.
[23] Ame
´lioration de la gestion des cole
`res
Pas de diffe
´rence sur la qualite
´de vie
NS
[24] Ame
´lioration de la de
´pression plus
importante dans le groupe TAA que
dans le groupe te
´moin
Test a
`3 mois post-traitement
Maintien de l’ame
´lioration pour 9 sujets sur 10 (TAA).
TAA : the
´rapie assiste
´e par l’animal ; NS : non spe
´cifie
´.
158
Author's personal copy
A
`l’heure actuelle, aucun mode
`le the
´orique n’est capable de
rendre compte, a
`lui seul, des be
´ne
´fices de la pre
´sence
animale sur la sante
´humaine. La prudence reste de mise
face a
`l’ame
´lioration constate
´e du fonctionnement moteur
ou psychologique de sujets humains participant a
`des pro-
grammes de the
´rapie assiste
´e par l’animal. Me
ˆme si les
re
´sultats actuels semblent donner raison a
`Levinson qui
affirmait a
`propos de la the
´rapie assiste
´e par l’animal avoir
« la conviction de disposer d’une ressource importante et
largement inexploite
´e dans la pre
´vention et le traitement
des maladies psychiques » [7], des progre
`s restent a
`re
´aliser
concernant la rigueur me
´thodologique de ces e
´tudes.
Conflits d’inte
´re
ˆts
Aucun.
Re
´fe
´rences
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Analyse de dix recherches sur la the
´rapie assiste
´e par l’animal
159
... L'étude des publications concernant les interventions assistées par l'animal 64 (IAA) révèle que le chien est l'animal le plus souvent cité (Hatch, 2007 ;Maurer, Delfour, Adrien, 2008 ;Nimer et Lundahl, 2007, cités par Grandgeorge, 2012. C'est pourquoi cette étude de la littérature est axée sur les publications concernant les IAA impliquant des chiens, d'autant plus qu'il s'agit de l'espèce avec laquelle cette étude a été menée. ...
... On retrouve également le chien dans des activités utilitaires (Matignon, 2016 (Delfour, 2012 ;Sudres et Tafforin, 2012 ;Maurer et al., 2008). On note une production constante des écrits dans ce domaine depuis les années 1960. ...
Thesis
Dans le système éducatif français, l’apprenant se retrouve un parmi d’autres élèves. Il est parfois difficile pour certains d’entre eux d’adopter et acquérir les codes nécessaires au déroulement d’une scolarité ordinaire. Il existe alors des structures capables de les accueillir, afin de leur proposer une autre forme de prise en charge, comme les ITEP . Cette recherche (CIFRE) s’est inscrite dans un travail collaboratif entre un ITEP, un établissement de formation aux métiers du social, une Fondation et une Université. Cette collaboration a vu le jour à partir d’un premier constat partagé : dans certains contextes, la problématique de l’apaisement des tensions au sein du groupe, le manque de cohésion et d’entraide ou l’absence de respect de l’autre bloquent les apprentissages et sont des enjeux pour les professionnels. Pour répondre à cela, certains acteurs du secteur social manifestent un intérêt probant face à l’introduction d’un animal dans leurs pratiques professionnelles. Au travers d’un cadre théorique ancré en psychologie sociale, cette recherche, porte sur l’étude de l’introduction d’un dispositif de médiation par l’animal au sein de groupes en ITEP. D’une part elle permet d’étudier les représentations de professionnels du secteur social, médico-social et éducatif, novices ou expérimentés sur l’objet « médiation animale », d’autre part, il est envisagé qu’en introduisant ce dispositif, la dimension contextuelle sera modifiée ce qui entraînera des répercussions sur les dimensions relationnelles et instrumentales.Les résultats proviennent d’analyses de questionnaires, d’entretiens, d’observations et de l’étude de carnets de bord. Ils montrent, au travers de deux enquêtes, d’une part, les différences de définitions de cet objet de représentation et l’importance de replacer l’animal et le professionnel dans ce dispositif, perçu comme innovant, au travers de sa dénomination « médiation par l’animal ». D’autre part, il révèle, que dans le contexte étudié, l’intérêt de ce type de médiation favorise une dynamique au sein du groupe. Ces résultats sont concluants pour les professionnels qui, en accédant aux dimensions du groupe, accèdent aux apprentissages.
... Etats-Unis, où des chiens sont introduits auprès de patients hospitalisés en unité psychiatrique ainsi que dans un service des armées auprès de pilotes de l'aviation Américaine, dans le but d'accélérer leur convalescence et améliorer leur moral (Maurer, Delfour, & Adrien, 2008). Dans les années 1960, le psychiatre Américain Boris Levinson est le premier à conceptualiser la TAA et est considéré comme le fondateur de la thérapie facilitée par l'animal (Serpell, 2006 (Servais & Millot, 2003). ...
... L'explication la plus commune du fondement possible des bienfaits de la relation Homme-animal de compagnie se rapporte à la théorie du support social (Maurer et al., 2008). Collis et McNicholas (1998) Les auteurs qualifient le chien, dont les bénéfices de sa présence en TAA sont significativement supérieurs à celle du chat (Serpell, 1996) (Kruger et al., 2006). ...
Thesis
Full-text available
Les symptômes psychologiques et comportementaux de la démence (SPCD) sont fréquents et peuvent concerner jusqu’à 90 % des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Considérant l’efficacité limitée et l’ampleur des effets secondaires observés avec les traitements psychotropes en France, la majorité des directives existantes soulignent l’importance de la recherche clinique sur la maladie d’Alzheimer et une amélioration de l’évaluation des approches non pharmacologiques (ANP). En 2016, Le recours à la médiation animale, comme prise en soins, en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) est de plus en plus fréquent. Nous avions montré les bienfaits de cette ANP sur l'apathie dans la maladie d'Alzheimer et avons souhaité en démontrer son efficacité. Notre étude évalue et mesure, principalement à l’aide de l’Inventaire Neuropsychiatrique version Equipe soignante (NPI-ES), comment la présence du chien dans la psychothérapie des malades Alzheimer est associée à des niveaux de SPCD chez des femmes et des hommes, âgés en moyenne de 85 ans qui vivent en institution. Nous nous sommes concentrés sur le bien-être et la construction d’émotions positives de la personne âgée démente, en particulier sur la revalorisation de l’estime de soi, la stimulation, la remobilisation et le maintien des capacités cognitives préservées, comme base thérapeutique possible dans l’association de la présence du chien avec la diminution significative des SPCD.
... We have therefore included all handlers currently working in AAI with at least one dog and wishing to participate in our research on a voluntary basis, regardless of their professional background or affiliation to AAI associations. We focused mainly on canine-assisted interventions as the dog is the most common animal species in AAI [56][57][58][59]. The questionnaire covered several aspects of working with dogs in a therapeutic setting; this article focuses on identifying risks to the welfare of therapy dogs, based on an analysis of handlers' representations in this regard. ...
Article
Full-text available
While research on the benefits of animal-assisted interventions is beginning to build a significant body of work, studies on the well-being of therapy dogs are still in their infancy. Since handlers are the people responsible for their therapy dog’s welfare, we interviewed 111 French handlers through an online questionnaire. Our results underlined that (i) therapy dogs’ welfare is multidimensional when physical and psychological welfare, a balance between work and dog life and the settings and interactions of sessions are all taken into consideration. (ii) The response of our handlers emphasized that considering therapy dog welfare is important for the quality and safety of AAI. (iii) Three categories of risks factors were highlighted: the spatio-temporal framework (planning and environment), the interactions with beneficiaries and the handler themselves. It is particularly important that handlers talk about the negative impact of interactions with beneficiaries since they are at the heart of AAI, however there are few studies focusing on interactions as a stressor for dogs in this practice. Moreover, since there is a potential for positive bias in the handlers’ representations, it is important that they be trained to identify and manage the stress in their dogs. Future research is particularly needed on the impact of interactions during sessions on therapy dog welfare.
... Our cohort wa s composed of 111 French handlers in AAI. Our inclusion criteria were to be active in AAI and to work with at least one dog because dogs constitute the most represented species in AAI [38][39][40][41]. Handlers were all volunteers and we had no selection criteria based on their professional backgrounds. ...
Article
Background Animal-Assisted Interventions (AAI) are well implemented in human healthcare, in France as elsewhere; yet there are still difficulties in characterizing these practices and misconceptions about their mechanisms - little is known about the French practice of AAI and about the human-animal team. Objectives This study aims to characterize AAI by exploring their specificities through French handlers’ perspectives. Material and method An online survey addressed to French handlers working in AAI with mainly one dog was carried out. This research included questions about their practice in AAI (registration status, beneficiaries, and animals) and their background (training in AAI, training in the medico-social field, training in animal behavior). We then examined a phenomenological understanding of handlers’ definitions of their practice in AAI, their motivations to work with these approaches, and the expectations of the human-animal team. We used an open coding strategy and created major themes from their answers. Results 111 handlers participated in this study. The quantitative data highlighted a heterogeneity of handlers’ profiles and professional backgrounds, although most profiles had previous training in healthcare. Five themes characterizing AAI emerged from the qualitative analysis: (1) AAI as additional approaches to care settings, (2) AAI as person-centered approaches, (3) the complementarity between handlers and their animal(s), (4) the shared role of mediator, and (5) handlers’ beliefs about the human-animal relationship related to their personal experiences. This survey allowed us to understand how the French use AAI and its role in the care system. Conclusion The benefits of AAI are numerous both for care settings and for the caregivers mainly by making the care more humane. AAI seem to put the wellbeing of beneficiaries and the relationship with the caregiver at the center of the care. The complementarity of the human-animal team is the common feature of these practices and is critical to their success. Future interdisciplinary studies are required to explore the particularities of these interspecific approaches and the differences between countries.
... Minimally, patients and those who care for them should be alerted to this risk. Pets are becoming more frequent in nursing homes because of their positive effects on health and quality of life [25]. However, our findings indicate the importance of avoiding animals that are more likely to bite, particularly cats residing in a nursing home. ...
Article
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Pasteurellosis is a frequent zoonosis mainly transmitted by cats and dogs. Invasive forms of pasteurellosis are associated with significant morbidity and mortality. This retrospective study aimed to highlight risk factors (RFs) for invasive pasteurellosis. We included patients with positive Pasteurella samples. The clinical forms were classified as invasive or local pasteurellosis. We evaluated 13 RFs: age, sex, alcohol use, tobacco use, chronic liver disease, chronic renal failure, diabetes, chronic cardiovascular disease, chronic pulmonary disease, chronic inflammatory disease, chronic osteoarticular disease, immunosuppression, and progressive cancers. One hundred and two patients were enrolled; 28 and 74 had invasive and local forms respectively. Invasive forms included eight isolated bacteraemia, one septic shock, seven large-joint arthritis, two neurological infections, two abdominal infections, and eight pulmonary pasteurellosis. The mortality rate was 4 %, including 11 % and 1.4 % of patients with invasive or localized disease respectively. RFs statistically associated with the invasive group vs the local group were as follows: (1) average age, 63 years (22–93 years) vs 51 years (2–89 years) (p = 0.03), (2) alcohol consumption, 77.8 % vs 25 % (p = 0.03), (3) tobacco use, 64 % vs 25 % (p = 0.006), and (4) chronic liver disease, 21 % vs 1.5 % (p = 0.002). Age was the only significant RF identified using multivariate analysis. Overall, 27 % of patients had an invasive pasteurellosis and experienced significant mortality (11 %). Advanced age, chronic liver disease were the main RFs associated with invasive pasteurellosis. Healthcare providers should be aware of these RFs when patients are exposed to cats or dogs.
Article
Résumé Objectif Montrer que les unités de soins palliatifs (USP) s’intègrent dans une prise en charge globale du patient en proposant l’accès à de nombreuses techniques non médicamenteuses. Introduction Les USP sont des structures spécialisées en soins palliatifs, destinées aux patients les plus complexes. Ces unités proposent l’intervention d’équipes pluridisciplinaires afin de prendre en charge de façon globale le patient. À cette fin, nous pouvons penser que les USP proposent l’accès à des techniques non médicamenteuses. À ce jour, il n’existe pas d’état des lieux de ces pratiques. Le but de notre étude est de faire un état des lieux des pratiques non médicamenteuses dans les USP en France en 2019. Matériel et méthodes Nous avons réalisé une analyse descriptive, non exhaustive, proposée à l’ensemble des USP de France. Nous avons analysé le nombre de techniques non médicamenteuses proposées par chaque USP, en fonction du personnel réalisant le soin (intervention d’un personnel extérieur ou membre de l’équipe soignante médicale ou paramédicale). Résultats La totalité des 57 USP répondantes propose l’accès à au-moins une technique non médicamenteuse. En moyenne, 8,58 techniques non médicamenteuses sont proposées par USP. Certaines techniques non médicamenteuses sont pratiquées majoritairement par des intervenants extérieurs à l’USP, d’autres techniques par le personnel médical ou paramédical de l’USP, ou sont réalisées de façon mixte. Discussion Toutes les USP répondantes proposent l’accès à au-moins une technique non médicamenteuse, de façon multidisciplinaire. La prise en charge des patients est globale car elle prend en compte les symptômes physiques, psychologiques, sociaux et spirituels.
Article
Full-text available
Humans have a long history of relationship with domestic animals and nowadays pets often act as "social substitutes" through bonding. There is some evidence that pet presence at home may induce well being in people and the development of social skills in children. Animal assisted therapies aim at developing these skills in patients on the basis of human animal interactions. Experimental data obtained on animal models suggest that this is indeed a promising line. There is however a lack of clear scientific data that would help defines what the most appropriate procedures or species may be. Improvements are observed, but again sound scientific data are mostly missing. Attention must be given to the welfare of the animals being used.
Conference Paper
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Over the last twenty years, a growing number of clinics, health care facilities, educational settings, and riding stables in countries throughout the world have developed animal assisted intervention (AAIs) in which animals are employed to facilitate, augment, or even catalyse programmes that benefit a predetermined need of a group of people. Types of AAIs include animal assisted therapies (AATs) in which physical or psychological/emotional client-oriented goals are set and progress is monitored, animal assisted activities (AAAs) that are without specific goals for each client, and animal assisted education (AAE) programmes in which educators have goals for students and document progress. Animal assisted interventions are integrated into a broad array of programmes, and thus vary greatly in nearly every way; their only common trait is the involvement of animals to attend to a human need--be it physiological, psychological, educational, or social. Most countries currently have no standards for the monitoring or evaluation of AAI animals’ well-being or skill and knowledge requirements for practitioners. A necessary step toward creating standards of practice and regulations of AAI programmes is to determine the scope of AAI programmes and then to design educational programmes to teach people to deliver services, which are safe to both people and animals. Ideally, these educational programmes will be delivered in a manner, which effectively motivates practitioners. This study investigated the state of AAI programmes and also began the assessment of the ability of existing AAI education programmes to guide AAI practitioners. More specifically, this study measured select behaviours of graduates of these programmes towards animals in their AAI programme and compared them with the behaviours of those who did not complete such courses. We found that AAI programmes are popular among the mental and physical health care practitioners we surveyed, and that AAI programmes are indeed implemented in a wide variety of settings. The types of animals employed in the surveyed AAI programmes varied greatly, employing a wide variety of both domesticated and wild animals. Graduates of AAI educational programmes developed AAI-related careers more often than non-graduates, but both graduates and non graduates displayed care in tracking the welfare of the animals they employed in the AAI programmes. However, when we surveyed a general population of AAI practitioners (who had neither ready access to AAI education nor AAI-specific training), we found very little initial preparation of the AAI programmes or systematic, preventative care of the animals employed. We believe these results indicate that the need for oversight and care for the welfare of AAI animals is not yet met in the field at large at a level anywhere near sufficient.
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The effect of canine and/or human gender on the response of the domestic dog towards humans has been little studied. This study investigated the reactions of male and female dogs housed in an animal rescue shelter towards the presence of men and women to determine how a dog's response towards a person was influenced by canine and human gender. The response of 30 dogs housed in the Ulster Society for the Prevention of Cruelty to Animals (USPCA) to each of six people (three men and three women), who stood individually for a period of 2 min at the front of the dog's cage, was observed. The amount of time that the dog spent at the front of the cage, barking, looking towards the human, wagging its tail, and engaged in activities of sitting, standing, moving, resting, was recorded. Canine gender exerted an influence on the amount of time that dogs spent looking towards the humans. Female dogs showed a greater decrease in the amount of time they spent looking towards the humans over the course of the testing than male dogs. Human gender had an effect on both dog barking, and eye orientation. Dogs showed a stronger decrease in their barking and their tendency to look towards the human whenever the subject was a woman than a man, suggesting that dogs may be more defensively-aggressive towards men than women. There was no interaction between canine and human gender on the dog's response towards the persons. This study indicated that both canine and human gender influence certain elements of a dog's response towards the presence of a human. The findings may have practical implications for the re-housing of dogs from rescue shelters.
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A behavioral assessment of horses who were being used and not used in therapeutic riding programs was conducted to help determine useful methods of selecting horses for use in therapeutic riding programs. A total of 103 horses (76 horses from five therapeutic riding centers and 27 non-therapeutic riding horses from four sites) were used. Temperament survey for each horse were completed by three riding instructors at each therapeutic riding center or by the individual most knowledgeable about the horse at the other sites. Twenty personality traits from the survey were used to quantify temperament. Concentrations of plasma cortisol, norepinephrine and epinephrine were also measured in each horse. A reactivity test was then conducted which involved introducing three novel stimuli: a walking and vocalizing toy pig placed on a cardboard surface in front of the horse for 20 s; popping a balloon near the horse's flank area; and suddenly opening an umbrella and holding it open in front of the horse for 20 s. Reactions (expressions, vocalizations and movement) to each of the stimuli were scored and used to calculate an average reactivity score for each horse. The therapeutic riding instructors did not often agree on the temperament of their center's horses. The personality trait ratings made by the therapeutic riding instructors at each center were on average significantly correlated (P0.52) for only 37.8% of the horses for any two instructors and 7.8% for three instructors. No significant correlations were found between temperament, reactivity, and the hormone concentrations (r
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Trained therapy dogs are becoming an increasingly common sight in many educational and health care settings. This article, coauthored by a college professor, a Therapy Dogs International, Inc., Evaluator and local program director, and a registered nurse reviews the research on using registered therapy dogs as adjuncts in school programs and health care treatment plans for children ages 5–8. It addresses to the most commonly raised objections to allowing dogs in classrooms and patient rooms and offers practical guidelines for maximizing the positive outcomes of animal-assisted activities and therapy (AAA/T).
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Over the last three years we have successfully introduced snakes into group activities of children with disabilities, adolescents with behavior problems, and the elderly in nursing homes. This study presents data on the interaction of these groups with four placid and non-poisonous species of snakes of the Boidae and Colubridae families. The primary interactions (PI) included touching, holding, or petting; and the interaction rates during three meetings were recorded. Interaction rates with the children ranged from 50% to 100% and with the elderly from 67% to 86%. In the third encounter 9.5% more elderly agreed to interact with the snakes. When children in the study were offered the choice of a friendly dog, a rabbit, or a snake, 25% to 47% (mean 39%) chose the snake, whereas only 27% and 25% preferred the dog or the rabbit respectively. These results suggest that the affinity and desire of children with disabilities and the elderly to interact with snakes is strong and that this affinity and desire can outweigh cultural stereotypes, widespread fears, and negative attitudes. Many of the negative attitudes, including fear of snakes, are believed to be unconscious and unrelated to conditioned behavior. The psychological significance of the snake as a symbol in the human psyche and culture is discussed in relation to the potential future use of snakes in Animal Assisted Therapy (AAT) with populations that have disabilities.
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Using a pretest-posttest design, this study investigates possible influences of animal-assisted therapy (AAT), using a dog, on the state of mind of children and adolescents who have undergone inpatient psychiatric treatment. To measure this, the Basler Befindlichkeits-Skala (BBS) was used, which measures general “state of mind” and provides four sub-scale scores: vitality, intra-emotional balance, social extroversion, and alertness. For Group 1 patients (n = 61, with AAT), the results show highly significant increases in all dimensions of the BBS. These changes were not found in a second group (Group 2, n = 39), in which there was no AAT. There was a significant negative correlation between pretest BBS scores and the change in scores that occurred after therapy incorporating AAT. Among seven patients in Group 1, a deterioration in state of mind was recorded. Under our controlled clinical conditions, an effect size of 0.38 was calculated for the therapy using a dog. Incorporating a dog could catalyze psychotherapeutic work with children and adolescents.
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Animal-assisted therapy (AAT) has been shown to reduce the loneliness of residents in long-term care facilities (LTCFs). In this study, we determined the relative contribution of socialization (human-human bonding) and human-animal bonding as mechanisms by which AAT reduces loneliness. Residents in LTCFs volunteering for AAT were randomized to receive AAT as individuals (Individual) or in groups of two to four (Group). Individual AAT was used as a measure of animal-human bonding, and Group AAT was used as a measure of the combination of animal-human bonding and socialization. Any greater effect of Group AAT in comparison to Individual AAT would be ascribed to socialization. Thirty-seven residents of LTCFs, who were cognitively intact, volunteered for AAT, and scored as significantly lonely on the UCLA Loneliness Scale (Version 3), were studied. Six weeks of AAT, one 30-minute session per week, in an individual or group setting was performed, with posttesting during week five. Two residents dropped out of each group, giving us group sizes of 17 (Individual) and 16 (Group). A two-way ANOVA showed a statistically significant effect of pretest vs. posttest scores (F 25.3, p < 0.001), with no effect of Group vs. Individual or of interaction. Newman Keuls post-hoc tests showed that the pretest scores for Individual and Group participants did not differ There was a significant difference between pretest and posttest scores for Individual participants (p < 0.05) but not for Group participants. There was no difference between the posttest values for Individual vs. Group. When the data from all 33 participants were combined, Delta scores (pretest minus posttest), correlated positively (P < 0.01) with pretest scores, showing that lonelier individuals benefited more from AAT In conclusion, AAT was more effective in improving loneliness in residents of LTCFs when given individually than in a group situation. Therefore, the main effect of AAT was not mediated by socialization.
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The objective of this research was to determine the effect of a five-day therapeutic riding day camp on children's anger, quality of life and perceived self-competence. Our study sample involved 16 able-bodied individuals (11±4.4 years) with no known physical or psychological disability, and no known history of psychotropic medications. The Children's Anger Inventory, Peds Quality of Life, and Self Perception Profile for Children were administered prior to riding on day one and after riding on day five. Results show that after five days of therapeutic riding camp, the total score of the anger inventory and scores for all sub-scales except frustration decreased significantly. No other differences were noted. Data analysis suggests that five days of therapeutic riding day camp can significantly impact on anger. These changes may be related to the child's relationship with the horse, the social environment of camp, the horse and riding, increased contact with nature, or a combination of these factors.
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Animal-assisted therapy has been used in the treatment and rehabilitation of several physical and mental disorders, but its effectiveness for chronic schizophrenic patients has been evaluated in only a few studies. Our purpose was to introduce animal-assisted group therapy in the rehabilitation of severely disabled chronic schizophrenic patients, in order to enhance their communication skills. Five patients diagnosed with schizophrenia (three females, two males, ages ranging from 32 to 71 years), four human members (one therapist, one co-therapist, and the owners of the dogs) and two therapy dogs (a five-year-old, female Boxer and a two-year-old, female Bichon Frise) participated in the therapy on a weekly basis, for a six-month period. The therapy was oriented toward improving non-specific (i.e., general well-being) and specific (i.e., communication patterns) areas of the patients' daily activities. The outcome measure was the change in the patients' nonverbal communication, as measured by an analysis of standardized, video-recorded scenarios registered at the beginning of the therapy, and six month's later, at the end of it. Because two patients completed less than half of the sessions, we analyzed the data of only three patients. Positive changes occurred in some post-treatment nonverbal parameters compared with pre-treatment parameters. All three patients improved in the usage of space during communication, while partial improvement in other domains of nonverbal communication (anatomy of movements, dynamics of gestures, regulator gestures) was also observed. Animal-assisted therapy can improve certain aspects of nonverbal communication in schizophrenic patients. The results of our exploratory study show a need for further investigation, using controlled studies with a larger number of patients.