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Problématique du contrôle et de la prévention de la coccidiose du poulet

International Journal of Biological Chemistry 12/2012; 6(6):6088-6105. DOI: 10.4314/ijbcs.v6i6.36

ABSTRACT

La coccidiose chez le poulet est une pathologie digestive causée par les sept espèces du genre Eimeria dont les plus pathogènes sont: E. tenella, E. acervulina, E. brunetti et E. maxima. Le cycle de vie des coccidies est direct et très court souvent réalisé en sept jours et qui débouche sur la formation des oocystes excrétés à travers les fèces. L’incidence économique de la maladie est estimée à 2,3 milliards d’Euro mondialement avec 70% des pertes attribuables à la coccidiose sub-clinique, difficilement perceptible, qui déprime le gain de poids vif corporel et l’indice de consommation alimentaire du poulet. L’utilisation du PCR (Polymerase Chain Reaction) permet d’identifier les espèces de coccidies par l’analyse du génome. Les mesures de prévention et de contrôle sont basées sur l’utilisation des anticoccidiens et des vaccins. Toutefois, les problèmes de résistance des coccidies aux médicaments, la présence de résidus médicamenteux dans les produits avicoles et la forme sub-clinique de la maladie engendrée par la réplication des coccidies vaccinales dans les entérocytes, constituent de graves menaces pour la filière poulet. D’autres moyens de lutte continuent de faire l’objet d’expérimentation à travers les plantes médicinales, et les vaccins recombinés. L’utilisation de la résistance naturelle aux coccidies de certains génotypes de poulet est une perspective envisageable qui peut définitivement mettre l’aviculture à l’abri des pertes énormes engendrées par les mesures de contrôle actuelles et la forme sub-clinique de la maladie.
Mots clés: Eimeria, anticoccidien, vaccin, plante médicinale, résistance naturelle.