Elevage du cheval anglo-arabe en Sardaigne, en Corse et en Toscane

Book (PDF Available) · April 2011with145 Reads

Editor: G. Moniello, ISBN: 9788890582752
3
Introduction
Contexte général
L
’élevage du cheval, même s’il ne re-
présente pas un secteur portant et
conséquent dans l’économie zoo-
technique nationale, assume dans cer-
taines zones une importance économique,
sociale, culturelle et environnante non né-
gligeable. Il en résulte, entre autre, que
pour des milliers d’entreprises agricoles et
zootechniques, il apporte une rente com-
plémentaire. L’élevage du cheval en Sar-
daigne, en Corse et en Toscane vante une
tradition ancienne, assoce à un enracine-
ment fort et diffus dans la culture et les
traditions de la région, bien que dans les
siècles se soient vérifiées des périodes de
haute splendeur, alternées à d’autres de
grave déclin. L’élevage chevalin en Sar-
daigne, en Corse et en Toscane encadré
principalement dans le système extensif,
typique des régions méditerranéennes,-
sulte plutôt limité en terme de production
lourde vendable; mais au-delà du revenu
complémentaire, il a une importance
considérable surtout dans les zones margi-
nales, où il exerce un rôle non négligeable
dans le but de la conservation et de la sau-
vegarde du territoire et de l’environne-
ment. Dans ce cadre, l’élevage chevalin
produit des bénéfices, qui vont bien au de
de la simple valeur économique des pro-
ductions. En outre, la pratique du tourisme
équestre en Sardaigne, en Corse et en Tos-
cane est en train de se diffuser, grâce à des
caractéristiques particulières de notre ré-
gion et ses potentialités de développement
ultérieur sont remarquables pour certains
avantages qui la caracrisent. En effet, elle
associe en elle même, des facteurs non né-
gligeables, qui contribuent au développe-
ment de cette activité soit au niveau
amateur que dans celui de la compétition,
représentés par les caractéristiques natu-
relles et environnantes propes du territoire
et par le climat, qui résulte durant une
grande partie de l’année, favorable à la pra-
tique des sports équestres de campagne.
Au niveau national, on élève actuellement
environ 350.000 chevaux diversement dis-
tribués dans les nombreuses régions (gra-
phique 1 pag. 25), avec une prévalence de
la consistance des têtes de bétail dans les
zones du Nord et du Centre (graphique 2
pag. 26).
Giuseppe Moniello
4
5
Le cheval en Sardaigne:
origines et notices historiques
Stefano Ferranti
Licencié en Production Animale: Gestion et
Elevage des équidés
Président de l’Association Interprovinciale
Éleveurs Nuoro-Ogliastra
D
epuis longtemps, les hippologistes
et les spécialistes discutent surtout
sur les origines du cheval en Sar-
daigne cherchant à connaître la période
durant laquelle il est apparu et s’il est au-
tochtone ou bien s’il a été emporpar
l’homme. Il semble que l’île, dans des ères
lointaines, ait été reliée à d’autres conti-
nents par des langues de terre qui par la
suite, ont sombré, cela aurait permis le
passage d’animaux qui spontanément se
seraient déplacés d’un continent à l’autre.
La théorie expliquerait certaines analogies
faunesques de la Sardaigne avec la zone
septentrionale du continent africain ou
l’on retrouve des espèces présentes exclu-
sivement dans ces deux zones (un exemple
classique est la perdrix sarde, Alectoris bar-
bara) qui est complètement absente dans
la totaliou dans une grande partie du
continent européen. Cette hypothèse est
mise en doute par ceux qui soutiennent
que la faune commune est à attribuer aux
échanges produits par l’œuvre de l’homme,
par ses déplacements par voie maritime
entre les côtes de l’Afrique septentrionale
et la Sardaigne même à des époques très
lointaines.
Des pièces osseuses, retrouvées en 1874 par
l’archéologue Giovanni Spano dans la cam-
pagne de Ploaghe, témoigneraient de la
présence du cheval dans une époque nu-
ragique et probablement, selon le savant,
quand encore il n’était pas domestiqué. Se-
lon Cherchi-Paba ce serait vraisemblable
une importation des chevaux en Sardaigne
par les Carthaginois, selon d’autres spécia-
listes, elle pourrait être due à l’adoption de
la part des Grecs vers le cinquième et le
sixième siècle avant J. C. Il est certain que
la forte influence sur l’élevage du cheval ait
été déterminée par des envahisseurs
comme les Sarrasins avec l’introduction des
étalons arabo-bédouins, comme affirme
Sannia; il semblerait que les conquérants,
pour contraster la résistance des peuples
de l’intérieur, qui déclenchaient des at-
taques meurtrières suivies de fugues très
loces vers le centre de l’ile, à cheval d’ani-
maux très rapides, auraient utili«le roi du
sert» avec des «échanges de san consé-
quents avec des chevaux locaux.
La première période historique documen-
tée, l’on trouve des lois et des gle-
ments sur l’élevage des chevaux dans l’ile,
est à ramener au judicat d’Eleonora D’Ar-
borea (1403), mais c’est sûrement avec la
domination aragonaise, vers la fin du trei-
6
zième siècle, que commence en Sardaigne
aussi le vrai élevage.
Pendant leur longue domination on intro-
duisit avec un grand succès les étalons an-
dalous, Mimaut (1825) a soutenu qu’ils
furent pour le cheval sarde ce que les éta-
lons arabes ont été pour la création du
pur-sang anglais. C’est grâce aux Arago-
nais que l’on créa un haras royal à Tanca
Regia, dans les environs de Paulilatino et
d’autres élevages importants, même privés.
La remarquable affinientre les chevaux
andalous et les chevaux sardes, qui rive
pour tous les deux des racines dans le type
africain et le fort essor de l’élevage, élève
le cheval sarde à une telle notoriété dans
toute l’Europe au point de le faire devenir
un don apprécié par les potentats de
l’époque. L’élevage en Sardaigne, en consé-
quence, vivait un moment d’importantes
exportations de chevaux dans le continent
européen, avec d’excellents sultats sous
l’aspect économique. Les choses changè-
rent avec le passage de l’ile à la Maison de
Savoie et, vers la fin du XVIII-ième siècle, le
désintérêt pour le secteur se manifesta,
avec la décadence du niveau des produc-
tions. A la même période remonte aussi une
série de mesures avec le soutien politique
de la Maison Royale, aptes à faire face au
probme qui s’était manifes, comme l’in-
troduction de reproducteurs navarrais, nor-
mands, limousins. Mais, peut-être que pour
la faible conviction dans l’action de tutelle,
le processus degression, qui était désor-
mais commencé, ne fut pas arrêté à tel
point qu’en 1834, Carlo Alberto décida
d’amorcer une progressive suppression du
haras de Tanca Regia. La structure, en 1867,
fut fermée définitivement en même temps
que le Dépôt Étalons de Sassari, ouvert seu-
lement sept ans avant. De ces mesures,
même s’il ne reste que peu de traces docu-
mentées, on dénote la carence absolue
d’une adresse zootechnique, bien qu’il ne
manque pas la qualiobjective des repro-
ducteurs, mise en évidence par un parc éta-
lon consistant, bien qu’avec des typologies
hétérogènes, tant qu’il fut surnommé «sa-
lade hippique». Le gouvernement de
l’époque décida que l’élevage du cheval en
Sardaigne, incapable de satisfaire les exi-
gences de l’armée, était à retenir une acti-
vité antiéconomique. Ce manque d’intérêt
pour le secteur termina, inévitablement,
un abandon des chevaux de la part des éle-
veurs qui les confinèrent dans des zones
pâturables marginales, en leur réservant
des soins sommaires ou, tout bonnement,
inexistants. Ce traitement termina dans
la population chevaline une réduction de
la taille mais, aussi, une implémentation
des dons de rusticité, connotation qui ca-
ractérise encore aujourd’hui le cheval élevé
en Sardaigne. Mais les étroitesses écono-
miques du royaume d’Italie de l’époque et
les fortes importations du cheval d’arme
portent à un regain d’intérêt pour l’hippo-
technie en Sardaigne, qui en 1874, déter-
mine l’ouverture du détachement du t
Étalons de Pise à Ozieri, qui en 1886, de-
vient le siège définitif du Dépôt Étalons du
Règne. Dans cette période Mimaut, dans
“Histoire de Sardaigne” (1825), distingue la
présence en Sardaigne de trois typologies
de chevaux: rustique, de race distincte et
de race noble; pour les deux dernières on
recourait souvent à l’amélioration avec
7
l’andalou descendu, paraît-il, de l‘equus ca-
ballus africanus.
Entre-temps, en France, en 1843, le Docteur
Gayot, directeur des Haras de Pompadour
accomplissait les premières expériences
pour obtenir une nouvelle race, «le pur
sang anglo-arabe», obtenue croisant le p.s.
arabe avec le p.s. anglais.
Le premier p.s. anglo-arabe arriva au Dé-
pôt d’Ozieri bien plus tard et par une
étrange coïncidence justement en 1883,
année de l’approbation en France du Stud
Book; l’étalon s’appelait Crumiro et il avait
été acheté en Italie.
Entre-temps, deux insignes éleveurs de
chevaux, le Major B. Percy, propriétaire de
l’élevage de Badde S’alighes près de Bolo-
tana et le Commandeur B. Pernis de Milis,
tout en partant de bases zootechniques
opposées, partagent le concept, au-
jourd’hui retenu élémentaire, qu’une race,
pour consolider ses propres caractéris-
tiques, a besoin à un certain moment,
d’une introduction de sang extérieur à la
race même, ou out-breeding.
Il en dérive que le recours réitéré au pur
arabe, avant l’inévitable régression de la
race, nécessitait d’un mélange sanguin
avec l’anglais et vice-versa. Pernis et Percy,
intuitivement, soutenaient que le cheval
qui devait être produit dans notre ile était
l’anglo-oriental.
Pernis, en qualité de membre du Conseil
du Dépôt étalons, soutint pendant des an-
nées ses convictions fondées, en les moti-
vant avec ses propres expériences dans
l’élevage, durant la longue période d’os-
tracisme, sur le pur-sang anglais.
L’abbé Don Deodato Meloni, durant la
longue période finie «de l’expérience»,
qui arrive jusqu’à 1918, dans «Indirizzo Ip-
pico in Sardegna» reporte des données
écrites relatives à la période qui va de
1874 à 1906 pour supporter la thèse que
la production de sujets avec une base
arabe, renforcée avec l’anglais, représente
la portion qualitative de la production in-
sulaire. Incidemment, il est opportun de
rappeler que l’entrée de Marco Aurelio, le
premier p.s.i. en Sardaigne, remonte à
1876 et que, en 1918, l’utilisation du p.s.i.
fut bannie.
En 1906, on fonde à Foresta Burgos, un
Centre de Ravitaillement Quadrupèdes
Militaire. L’excellence de la production re-
joint le summum à l’occasion de l’exposi-
tion de Macomer de 1909 avec les
appréciations de la part d’insignes hippo-
logues et elle est restée dans les annales
aussi bien pour l’homogénéité de la qua-
lité, que pour le nombre des participants,
au-delà de 750 sujets présentés!
Un chapitre de fondamentale importance
dans l’histoire de l’hippotechnie de la Sar-
daigne est dédié au notoire “projet Grat-
tarola”. Le Capitaine Grattarola, Directeur
du Dépôt Étalons d’Ozieri, en 1910, pré-
sente au Gouvernement une demande de
financement pour son important pro-
gramme de qualification des productions
chevalines de la Sardaigne. A coup sûr, le
projet, dont la mise en œuvre a commencé
en 1915, a le mérite de représenter le pre-
mier exemple de rationalisation de l’éle-
vage rendant notoire à la classe des
éleveurs les concepts de sélection, l’impor-
tance et la modernide la création du
Stud book du cheval sarde arabe.
8
On visionna 3000 pouliches et l’on en
choisit 300, écartant toutes celles qui gé-
nétiquement et phénotypiquement pos-
sédaient du sang anglais. La direction du
projet est drastiquement arabisante, l’on
juge délétère l’intervention du p.s.i. sur la
population chevaline insulaire.
En réalité, malgré l’abolition du p.s.i., en
1918 et l’ouverture de 15 stations sélec-
tionnées avec des souches arabes, a été
toujours présente, sauf à la première pé-
riode, l’utilisation exclusive de l’arabe et
du sang anglais seulement moyennant des
dérivés, métisses et bi métisses. Le dernier
étalon p.s.i. de la période fut Branchido, et
seulement en 1937 fut adopun autre
étalon p.s.i. La génialité technique et fonc-
tionnelle du programme est indéniable
mais, déjà au temps de sa mise en œuvre,
il fut fortement critiqué pour sa direction
arabisante trop rigide.
Durant les premières années du XX° siècle,
dans toute l’Europe se diffusait le sport
équestre et l’on demandait un cheval de
taille adéquate, sa structure et sa masse
musculaire, que difficilement l’on réussis-
sait à trouver dans les progénitures de
l’arabe. D’autre part, en 1921, on inaugu-
rait l’Hippodrome de Chilivani et la de-
mande de p.s.i. devenait toujours plus
pressante.
En Sardaigne, en 1925, afin de définir la
question entre anglicistes et arabistes, on
décide démocratiquement de fixer un re-
ferendum entre les éleveurs pour permet-
tre la réintroduction du p.s.i.. Mais ce sont
encore les arabistes qui ont gagné et pen-
dant encore 11 années le p.s.i. est banni!
À la suite du referendum, le Docteur De-
montis, vétérinaire du Dépôt Étalons de
Ozieri, écrit une relation technique équili-
brée qui, en synthèse, soutient le concept
que pour l’amélioration des productions,
dans les limites d’un noyau de pouliches
bien identifié, il aurait été souhaitable un
mélange sanguin avec un p.s.i., soi-disant,
de croisement.
Quand finalement en 1937 réapparait à
Ozieri le p.s.i., l’étalon Rigogolo d’Havresac,
les réjouissances ne manquent certes pas
à sceller le moment tant attendu. Avec la
loi régionale n. 30 du 14 novembre 1956,
le Dépôt Étalons d’Ozieri devient Institut
d’Accroissement Hippique de la Sardaigne
dans le but principal d’améliorer, de valo-
riser et de conserver le cheval sarde. Par la
suite, avec la loi Régionale n. 27 du 28 mai
1969, on définit le statut de l’Institut d’Ac-
croissement Hippique de la Sardaigne, Of-
fice institutionnel de la gion. En 1959
on active un centre d’élevage régional à
Foresta Burgos.
Parmi les souches de langlo-arabe en Sar-
daigne on note: Kamet, p.s.a., Fanion, p.s.a.,
Mouneya, p.s.a., Medar, p.s.a., Decor, a.a.,
Alberigo, a.a.s., Vol celest a.a., Clavelito a.a.,
Fox Trott, a.a., Destain, a.a., Buisson Fleuri
p.s.i., Bazouka p.s.i., et d’autres.
En 1967 le Conseil d’Administration de l’Ins-
titut d’Accroissement Hippique de la Sar-
daigne libère à l’égard de la définition de
l’anglo-arabo-sarde comme: le produit -
rivant du croisement, de la sélection et du
tissage d’étalons pur-sang arabes, pur-
sang anglais, pur-sang anglo-arabes, an-
glo-arabo-sardes avec des pouliches
indines et lectionnées avec fond anglo-
arabe et de toute façon avec un pourcen-
9
tage de sang arabe non inférieur à 25% et
non surieur à 75%”. On introduisit la -
thode Diffloth pour la détermination du
pourcentage de sang, l’on finit les carac-
tères ethniques et l’on reconnut les trois
tailles. Sous l’aspect fonctionnel, les qualités
attribuées à la race sont sa maniabili, sa
rosité, son brio et son élastici dans la
marche, corroboes par le sang juste et
une nette aptitude aux sports équestres et,
naturellement, à la course plate.
En 1991 avec la Conférence de Venise,
pour favoriser les courses de l’a.a. en Eu-
rope on établit la modification de la défi-
nition d’anglo-arabo-sarde avec une plus
générique d’anglo-arabe. Cette innova-
tion, heureusement, n’interdit pas même
aujourd’hui aux zootechniciens de conti-
nuer à définir l’anglo-arabe (AA) élevé en
Sardaigne comme anglo-arabo-sarde, en
outre, la quasi totalité des sujets AA élevés
au niveau national est constituée de che-
vaux sardes.
En 2004, sur volonté du Conseil d’Admi-
nistration de l’Institut d’Accroissement
Hippique de la Sardaigne, naît l’Associa-
zione Nazionale Allevatori Cavallo Anglo-
Arabo e Derivati (Association Nationale
Éleveurs Chevaux Anglo-Arabes et Déri-
vés); l’A.N.A.C.A.A.D. qui est dotée de per-
sonnali juridique, elle appartient à la
Confederazione Internazionale dell’Anglo-
Arabo (Confédération International de
l’Anglo-Arabe) et elle est membre de la
C.T.C. et de l’U.N.I.R.E.; l’Association se pro-
pose de sauvegarder et de promouvoir des
initiatives en faveur du cheval anglo-
arabe et de ses dérivés.
Aujourd’hui la Sardaigne est, en pratique,
la principale réalité d’élevage Italienne;
dans l’ile est présent 90% de la production
nationale de l’anglo-arabe, alors que
toutes les naissances représentent 65% de
la production élitaire des chevaux de selle.
Malgré ces considérations il semble, mal-
heureusement, que beaucoup d’éleveurs ne
s’aperçoivent pas de l’importance de la
production qualifiée sarde, on a sur ce fait
la confirmation avec la faible représenta-
tivité de la part des éleveurs sardes dans les
organismes techniques.
Il serait souhaitable de trouver des adé-
quates interventions de valorisation et de
tutelle de l’anglo-arabe pour éviter aussi
la répétition de l’histoire qui, dans les an-
nées cinquante à cause des choix qui se
sont révélés inopportuns, a vu d’autres es-
timables races de chevaux italiens, qui
tout en portant l’équitation italienne à des
niveaux internationaux très élevés, se ré-
duire en me temps à des degrés de
consistance tellement modestes, à être
considérée comme voisine à l’extinction.
Bibliographie
Gratani L., L’Anglo arabo sardo, Ediber S.p.a., Milano
1988.
Gratani L., L’arabo nella genesi e nell’evoluzione del
cavallo sardo, Edagricole, Bologna 1988.
Gratani L., Storia del cavallo sardo, Soter Editrice,
Sassari 1992.
Meloni D., Indirizzo ippico in Sardegna, Soter Edi-
trice, Villanova Monteleone 1996.
Satta D., Chilivani. Ottant’anni di ippica in Sarde-
gna, Soter Editrice, Villanova Monteleone 2000.
10
Élevage du cheval anglo-arab
en Sardaigne
Nicola De Riu, Fabio Basoli, Francesco
Zucca, Nadia Piu, Antonio Sfuncia,
Patrizio Sedda, Giuseppe Moniello
Département de Biologie Animale - Racolât de
Médicine Vétérinaire, Université de Sassari -
Via Vienna, 2 - 07100 Sassari
Caratteristique du cheval anglo arabe
Le tcpe génétique plus représentatif et
fortement prédominant en Sardaigne est
l’Anglo-arabe, fait naitre de la population
locale améliorée dans le cours des siècles
au moyen de l’introduction d’étalons pro-
venant de diverses zones géographiques
de la Méditerranée et de pur-sang anglais.
Le cheval anglo-arabe se caractérise pour
être un type à selle distincte, dolicho-
morphe et/où mesodolichomorphe, qui
présente des formes harmonisées et élan-
cées, une constitution robuste et forte,
avec un apparat musculaire et squelettique
doté d’un bon développement et il se ca-
ractérise par une juste vivacité qui jaillit
d’une combinaison entre la base locale, sur
laquelle se sont insérés dans le temps les
pur-sang arabes et anglais et de l’admira-
ble travail de sélection sur l’ample base de
la population. Sur la base de l’aptitude il
est possible de distinguer deux différentes
typologies, l’une principalement avec une
nette aptitude pour les sports équestres,
l’autre pour la course plate et la course de
haies. La base génétique locale, confère à
la population de forts dons de résistance
dus à la sélection, effectuée au cours des
siècles soit par le type du territoire, que par
l’engagement prolongé, qui est requis sou-
vent en rapport aux conditions environ-
nantes plutôt défavorables. Pour cela, il se
prête très bien aux activités de fond, dans
lesquelles il est nécessaire d’avoir des pres-
tations sportives de longue durée et une
intensité modérée, avec un effort prolongé
mais non extrêmement poussé (lignages
descendants à partir de Medar, de Camet,
de Fanion etc.). En outre, certains lignages
particulièrement voués pour le saut et le
concours hippique (parmi lesquels ceux à
partir de Clavelito, Piradain, Fox Trott, De-
stain et Buisson-Fleuri), ou pour le galop
(parmi lesquels ceux descendant de Green,
Neorion, Tiriolo etc.).
L’anglo-arabe est caractérisé par une
masse non particulièrement grande, la
hauteur minimum au garrot est dans tous
les cas de 156 cm.
La tête se présente toujours gentille, légère
et expressive, le profil front/nez est en pré-
valence rectiligne, plus rarement camus et
Elevage du cheval anglo-arabe
en Sardaigne, en Corse et en
Toscane
Nicola De Riu, Fabio Basoli, Francesco
Zucca, Nadia Piu, Antonio Sfuncia,
Patrizio Sedda, Giuseppe Moniello
Département de Biologie Animale - Faculté de
Médicine Vétérinaire, Université de Sassari -
Via Vienna, 2 - 07100 Sassari
Caractéristiques du cheval
anglo-arabe
L
e type génétique le plus représenta-
tif et fortement prédominant en
Sardaigne est l’anglo-arabe,
grâce a la population locale et amélioré au
cours des siècles au moyen de l’introduc-
tion d’étalons provenant de diverses zones
géographiques de la diterranée et de
pur-sang anglais.
11
il continue harmonieusement dans le cou.
L’œil est vivace et attentif, les oreilles sont
petites et mobiles. Le cou est long et il est
bien porté, il a une juste inclination, il est
bien attaché aux régions contiguës dans
lesquelles il continue avec une bonne har-
monie. La crinière est abondante, le sillon
jugulaire résulte légèrement marqué et
évident.
Le garrot est relevé et sec et il continue de
manière harmonieusement marquée dans
le cou. Le thorax a des diamètres favorables
avec de la profondeur, de l’ampleur et une
bonne hauteur apte à garantir une bonne
oxygénation. La ligne dorso lombaire, ca-
ractérisée par une ample insertion muscu-
laire, est forte et rectiligne, elle continue
harmonieusement et antérieurement dans
le cou et caudalement dans la croupe.
Celle-ci est longue et légèrement oblique,
les diamètres transverses sont bons. La so-
lide base squelettique est justement cou-
verte de puissantes masses musculaires
nettes et bien descendantes le long du
profil postérieur de la fesse.
Les membres sont caractérisés par un ap-
parat squelettique solide et robuste, au-
quel s’ancrent des masses musculaires
fortes et évidentes qui continuent dans la
partie distale avec des tendons solides et
évidents. L’épaule est longue, justement
oblique et bien attace au cou et au tronc
grâce à la masse musculaire qui se pré-
sente sèche, solide et robuste. Le bras ré-
sulte court et doté d’une adéquate masse
musculaire et bien attaché à l’épaule.
L’avant-bras est correctement aligné sur
l’axe l’aplomb, fuselé et long, il résulte doté
de masses musculaires fortes, sèches et
clairement évidentes. Le carpe présente
des superficies articulaires amples et cor-
rectement en axe avec la ligne d’aplomb.
La cuisse est longue et présente de remar-
quables masses musculaires bien sculp-
es, qui continuent dans celles de la
croupe; le profil postérieur est légèrement
convexe. La jambe est longue et avec des
masses musculaires nettes, ches et
fortes. Le garrot est solide et robuste, am-
ple et avec un bon angle, sec et exempt
de tares.
Les parties les plus distales des membres,
antérieurs et postérieurs, présentent les
typiques caractéristiques de solidios-
téoarticulaire avec des tendons et des li-
gaments évidents et bien dessinés sur un
canon fort, épais et sec. Le boulet est ro-
buste, ample, bref avec une juste inclina-
tion et en axe avec la ligne d’aplomb, il
continue de manière harmonieuse avec le
sabot, qui est caractérisé par un ongle ré-
sistant et presque toujours sombre.
Quelques exemples peuvent être donnés
par les images photographiques reportées
de suite (photos de la page 30 à 40) dans
ce travail.
L’homme s’est servi pendant des millé-
naires du cheval dans ses nombreuses ac-
tivités (travail, transport, communications,
batailles et événements militaires, parades,
jeux, courses, etc.) supportées par la force,
la puissance, le courage, la générosité, le
sacrifice et l’intelligence d’un tel animal.
Déjà dans les œuvres d’Homère nous trou-
12
vons les descriptions détaillées sur la pré-
paration, le nettoyage, l’alimentation, le
harnachement etc. des chevaux dans leurs
diverses utilisations.
L’élevage du cheval en Sardaigne est très
ancien, bien qu’il y ait eu des vicissitudes
alternées avec des phases d’apogée et de
déclin. Ces dernières probablement asso-
ciées à des phénomènes de retour à l’état
sauvage des espèces dans certaines zones.
En tous les cas, au cours des siècles, on a
essayé des introductions de sang sous les
dominations, qui se sont succédé, qui ont
contribué le plus à la constitution du type
tique local: Carthaginois (VI-IIsiècles
avant J. C.); Romains (III° siècle avant J. C.
– V° siècle après J. C.); Vandales (V-VI° siè-
cles après J. C.); Sarrasins (VIII-XI° siècles
après J. C.), qui introduiront des étalons
arabes et berbères; Espagnols (XIV-XVIII°
siècles après J. C.), qui amélioreront énor-
mément les productions avec des étalons
andalous et qui valoriseront fortement le
cheval élevé en Sardaigne. Suivit une
longue période de déclin, la population
régressa drastiquement par morphologie
et distinction, pourtant l’utilisation et la
popularité des animaux restèrent très en-
racinées et diffuses dans les activités de
travail et dans les manifestations sociales
et religieuses, partie intégrante des tradi-
tions et de la culture, le cheval était
constamment présent et dans de nom-
breux cas elle s’est maintenue jusqu’à nos
jours (seulement à titre d’exemple l’on cite
Sartiglia, Ardia etc.). À partir du début du
siècle dernier, avec l’introduction des éta-
lons pur-sang arabes sur poulinières lo-
cales sélectionnées, on entreprend enfin
l’inversion de tendance avec une réévalua-
tion et une amélioration de la base locale.
Par la suite, après la fin du second conflit
mondial, on insère des reproducteurs pur-
sang anglais, suivis de nouveau dans l’his-
toire récente par les arabes et par des
étalons de valeur élevée pour la morpho-
logie, la distinction et les performances
sportives obtenues. L’on a eu de telle ma-
nière une progressive et diffuse améliora-
tion générale, qui a porté à l’obtention de
divers lignages de sang avec une aptitude
élevée pour certaines spécialités sportives
(course plate, saut, fond), souvent avec des
souches et des zones géographiques d’éle-
vage commun. Par la diffusion capillaire de
la mécanisation, vers la moitié du XX° siè-
cle, commence un graduel déclin de l’éle-
vage des animaux affectés essentiellement
au travail. Les équidés ont ressenti plus
dramatiquement ce phénomène; celui-ci a
touché aussi les bovins et les buffles de
manière marquée, mais moins évidente,
grâce au fait qu’ils sont élevés aussi pour
d’autres fins économiques (lait et viande).
La vitesse de telle substitution a été d’au-
tant plus intense qu’évoluaient les condi-
tions économiques et donc technologiques
des Pays du monde entier et c’est encore
ainsi dans les phases initiales des zones
pauvres ou en voie de développement.
Aujourd’hui l’élevage du cheval dans les
Pays riches est désormais lié quasi com-
plètement à son utilisation dans le sport
et les activités ludiques, au point de deve-
13
nir de fait presque exclusivement un ani-
mal d’affection, la production de la viande
résultant économiquement désavanta-
geuse, en me temps de nombreuses
races et types génétiques locaux à consis-
tance numérique limitée sont allés pro-
gressivement à la rencontre d’énormes
contractions directement à l’extinction,
avec une conséquente réduction de la bio-
diversité dans le domaine des espèces.
Pendant plusieurs décennies la reproduc-
tion des équidés en sélection et le jume-
lage étalon-poulinière sont gérés par
l’Istituto di Incremento Ippico (Institut
d’Accroissement Hippique), qui opère des
accouplements ciblés et des sélections des
produits obtenus, améliorant énormément
et de manière diffuse la population élevée
dans la région.
Avec de longues années de travail patien-
ceux et constant des éleveurs et de l’Insti-
tut d’Accroissement Hippique, l’on a rejoint
les niveaux génétiques, morphologiques et
de performance, qui ne doivent pas être
absolument perdus. En 1967 fut institué le
Livre Généalogique du cheval anglo-
arabo-sarde, c’est le témoignage officiel
des résultats de forte amélioration géné-
ralisée du type génétique diffusément
élevé en Sardaigne. Dès lors après presque
dix ans le susdit rôle de l’Institut s’est
énormément réévalué avec la «libéralisa-
tion» des accouplements et il s’est de fait
épuisé avec sa plus récente suppression et
liquidation (L. R. 7/2005).
En même temps cependant, il est venu à
manquer le rôle de guide dans la gestion
des adresses productives dans le secteur
adoptées précédemment sur tout le terri-
toire régional, qui avait vanté pendant di-
verses anes une incessante et progressive
amélioration des niveaux qualitatifs rejoi-
gnant des pointes de haute valeur et de
forte appréciation même en dehors de l’Ile.
Tel rôle, qui est un résultat fondamental à
des fins d’amélioration de la population
entière, actuellement est totalement ab-
sent, car il n’est pris en charge par aucun
organisme.
La diffusion de l’élevage est extrêmement
capillaire sur tout le territoire, quasi ponc-
tuel et il est presque totalement caracté-
risé par de petits noyaux chacun constitué
de quelques pouliches tenues en préva-
lence à l’état sauvage dans des zones mar-
ginales avec un sol irrégulier, caractérisé
par le typique maquis méditerranéen et
par le gazon herbeux avec un différent
pourcentage de couverture. Normalement
les animaux reçoivent un surcroit alimen-
taire, en particulier durant la phase d’al-
laitement des poulains et quand le
pâturage devient insuffisant ou inaquat,
en rapport avec l’évolution de la saison.
En considération des vocations énormes soit
des caractéristiques territoriales et clima-
tiques de notre région que du patrimoine
tique et d’aptitude des animaux à base
locale, il semble particulièrement impor-
tant valoriser ce type de ressources, qui
constitue un patrimoine créé au cours des
siècles et auquel sont liés certains aspects
socio-économico-culturels très enracinés
dans les traditions locales. Il est opportun,
14
en outre, de souligner les énormes poten-
tialités sportives du cheval élevé en Sar-
daigne, qui a déjà moigné excellemment
d’être à me d’entrer en compétition au
niveau national et international. Nom-
breuses sont les prérogatives de notre type
génétique, qui, si correctement soignées
et valorisées avec les opportunes prépara-
tions et assistance, pourront permettre de
rejoindre d’ultérieurs objectifs dans les
manifestations internationales.
Malgcela, durant le dernier lustre, à part
de légers signaux de reprise, seulement au
cours de la dernière année, la consistance
du patrimoine en Sardaigne a vu une forte
contraction numérique peu prêt 20%),
en tendance opposée par rapport au na-
tional l’on a vérifié un accroissement de
plus de 15% (graphique 3). Les motifs de
cela sont difficiles â individualiser, mais
c’est certainement l’évidence d’une
énorme souffrance du secteur.
Il serait pourtant opportun d’avoir un ta-
bleau général de l’élevage en Sardaigne,
en Corse et en Toscane qui prenne en
considération les caractéristiques des éle-
vages et des animaux et qui puisse mettre
en évidence les points critiques et ceux de
force afin d’identifier les stratégies les plus
aptes d’amélioration et de valorisation du
secteur dans son contexte territorial.
Objectifs de ce travail
Cette enquête se propose de réaliser un ta-
bleau de la situation de l’élevage du cheval
en Sardaigne, en Corse et en Toscane avec
une référence particulière à l’anglo-arabe,
prenant en considération divers aspects
zootechniques, de managements et d’ali-
mentation. Pour souligner l’effet de l’ali-
mentation, des parasitoses et de la
régularité de la table dentaire des équidés
à des fins de prévention des coliques, l’on
retient opportun de rappeler en synthèse
les aspects ci-dessous reportés.
Le volume de l’estomac du cheval est très
modeste, pour cela c’est d’une importance
fondamentale la régularité des repas, qui
doivent être nombreux et peu volumineux.
Il est absolument important de souligner
une fourniture de fourrages de bonne qua-
lité (exempt de moisissures et non exces-
sivement sommaire). Le rapport quantitatif
entre les fourrages et les concentrés a une
énorme importance, qui normalement doit
résulter en faveur des premiers, en limitant
l’utilisation des provendes au cas ils ré-
sulteraient effectivement nécessaires à sa-
tisfaire les exigences nutritionnelles dues à
des situations physiologiques ou à des ac-
tivités particulières, qui comportent l’aug-
mentation des besoins.
Cela se vérifie principalement chez les su-
jets qui mènent une activité physique de
diverse durée et intensité, qui, si augmen-
tée, correspond à une croissance de la dé-
pense et en conséquence des besoins
énergétiques. me chez les poulinières en
état avancé de grossesse et qui allaitent,
chez les jeunes en croissance et chez les
étalons en activité reproductive se verifie
une croissance des besoins (principalement
énergétiques et protéiques) par rapport
aux animaux adultes au repos. Dans tous
15
les cas le passage rapide d’une diète com-
posée en prévalence de fourrages à une
avec une présence élevée de concentrés
favorise la multiplication des microorga-
nismes, avec une conséquente modifica-
tion des fermentations au niveau du gros
intestin, une production énorme de gaz et
d’acide lactique, une baisse du pH. Ces
changements peuvent déterminer une
énorme modification de la motilité gas-
tro-intestinale et de forts déséquilibres de
la flore microbienne intestinale.
La fourniture de repas riches en glucides
fermente des cibles (en particulier de
l’amidon), si elle n’est pas précédée par
une adéquate riode d’adaptation gra-
duelle à la nouvelle diète, détermine en ef-
fet, dans le gros intestin, le développement
impromptu et tumultueux de l’activimi-
crobienne et donc de la fermentation,
jusqu’à arriver à l’apparition de coliques
de fermentation d’origine alimentaire, par
excessive production de gaz et d’acide lac-
tique, avec une conséquente diminution
du pH du gros intestin et à une altération
des équilibres entre les espèces micro-
biennes, production de substances irri-
tantes au niveau local ou directement
toxiques pour l’organisme tout entier.
Des changements imprévus de l’alimenta-
tion peuvent déterminer d’énormes modi-
fications de la mobilité gastro-intestinale
et de forts déséquilibres dans la flore mi-
crobienne intestinale.
Même le rapport fourrages-concentrés est
important. Le passage d’une diète à base de
foin à une autre riche en provende favorise
la multiplication des microorganismes
amylolitiques avec une conséquente pro-
duction d’une grande quanti d’acide lac-
tique et une diminution du pH.
Le contrôle des parasitoses (surtout stron-
gles et gasterophiles) est fondamental à
des fins de prévention et de réduction de
l’incidence des coliques, et par conséquent
il est nécessaire d’adopter un monitorage
continu et de réaliser un agenda au travers
d’un contrôle des animaux et d’un examen
coproscopique pour vérifier l’opportunité
d’effectuer les traitements nécessaires à
contenir la charge parasitaire.
Dans le cheval c’est possible la présence
des dents en surnombre ou de mauvaises
appositions de tables dentaires supérieures
et inférieures. Dans ces cas on peut avoir
des lésions traumatiques au niveau des
joues, des gencives ou de la langue, qui
ont comme effet final de stimuler l’animal
à abréger la phase de la mastication avec
une conséquente mauvaise absorption et
de la fermentation et/ou la réduction de
l'apport alimentaire. Les soins dentaires
sont donc d’énorme importance.
Matériaux et metodes
Le travail a été effectde février 2009 à
octobre 2010 dans 194 écuries sites dans
la zone de la Sardaigne centre septentrio-
nale et disposées essentiellement dans les
provinces de Sassari, de Nuoro, d’Oristano
et dans la Corse e la Toscane. Dans tous les
cas une fiche a été dressée pour le recueil
des données, articulée en diverses sections.
Les écuries prises en compte ont été iden-
16
tifiées par l’intermédiaire de la connais-
sance directe du titulaire, ou d’un salarié,
ou au moyen de l’aide de vétérinaires ou
d’autres personnes, qui travaillent dans le
monde hippique. On a effect une rie de
contrôles sur les lieux dans chaque élevage
de la zone prise en considération, visant à
établir la gestion, les techniques d’élevages
et l’alimentation, la consistance des chefs
de bétail éles par classe d’âge, de sexe, de
type génétique, mais aussi les techniques
et les schémas d’entraînements, de prépa-
rations, prophylaxie et de gestion sanitaire
et à l’acquisition des données individuelles
des chevaux présents dans l’élevage.
En particulier l’on a relevé les données re-
latives à la localisation des entreprises agri-
coles (localité, commune, province), du
titulaire et du type d’activité (principale
quand le titulaire exerce principalement
l’élevage du cheval comme une activité
prévalente ou exclusive; secondaire s’il
élève au titre principal d’autres espèces
comme des ovins, des bovins, des suidés,
etc.; ou bien collarale quand il exerce une
activité comptement étrangère à l’élevage
comme des professions libérales, des com-
merçants, des artisans, des employés, etc.),
la destination productive, le type génétique
éle et le nombre total des chefs de bétail.
Pour ce qui concerne les données démo-
graphiques, on a considéré l’âge et le sexe
de chacun des sujets présent, poulains
domptables, sujets en phase de prépara-
tion, ceux en compétition divisés sur la
base des catégories FISE, pouliches en re-
production et étalons. Dans chacun des
élevages on a relele nombre de poulains
dans les années 2005, 2006, 2007, 2008 et
2009, qui a été mis en relation au nombre
des pouliches présentes dans la même an-
née pour déterminer le coéfficient de pro-
lificité (%) dans chaque élevage.
Dans les entreprises agricoles où l’on ef-
fectue la préparation aux compétitions,
l’on a vérifié l’éventuelle adoption d’une
plateforme individuelle, par simple sujet
ou par catégories d’animaux avec un pro-
tocole de programmes d’entraînement
hebdomadaire et l’éventuelle adoption de
journées de repos. Pour chaque centre on
a enregistré la fréquence des repas et l’or-
dre de distribution du fourrage et des
concentrés, la typologie des fourrages et
leur origine, la quantité fournie et la dis-
ponibilité nocturne. On a recueilli des don-
nées sur les types des provendes utilisées,
les quantités fournies et les méthodes
adoptées pour leur estimation et on a vé-
rifaussi l’utilisation éventuelle d’intégra-
teurs.
Sur tous les foins utilisés dans chacune
des écuries on a effectué une évaluation
subjective au moyen du pointillage pro-
posé par la DLG Heubewertung, qui, en re-
lation au score totalisé par chaque
paramètre considéré, permet de classifier
les fourrages en 4 classes sur la base de la
qualité: excellent-bon, raisonnable, -
diocre et mauvais.
Dans la moitié des élevages environ, avec
une préalable identification de tous les su-
jets présents, on a effectué des prélève-
ments d’échantillons de fèces individuelles,
17
qui ont été utilisées pour l’examen copro-
scopique pour la recherche quali-quanti-
tative des parasites au travers de la
méthode Mc Master et les résultats obte-
nus ont été regroupés par élevage dans le
but d’obtenir 2 classes: des valeurs d’UPG
inférieures ou supérieures a 200, qui est
discriminant pour décider sur la nécessité
de procéder aux traitements. Les résultats
relatifs à cette partie sont reportés dans le
chapitre relatif au contrôle des parasitoses,
auquel nous vous renvoyons.
Dans le but de vérifier la correcte gestion
de l’alimentation et le contrôle antiparasi-
taire, qui ont un rôle énorme dans l’inci-
dence des coliques qui, au moins en partie,
sont à attribuer à des facteurs d’origine ali-
mentaire ou parasitaire, on a enregistré
dans chaque élevage les cas de colique qui
se sont vérifiés dans le cours de la dernière
année et dans les derniers 6, 3 et 1 mois.
Les données obtenues ont été mises en re-
lation avec les caractéristiques de l’ali-
mentation et avec les plans de prophylaxie
adoptés pour le contrôle des parasitoses.
On estime que 10% des chevaux dévelop-
pent un syndrome de colique annuelle-
ment (AT. Blikslager, 2007). Les données
recueillies ont été soumises à des analyses
statistiques de type descriptif.
En synthèse pour chaque écurie on a rele
les données relatives aux points suivants:
1) Dénomination de l’entreprise agricole
2) Localisation: province, commune, lo-
calité
3) Titulaire et son activité
4) Adresse productive
5) Type génétique éle
6) Consistance du cheptel
7) Données démographiques
8) Statistiques vitales
9) Alimentation
10) Techniques d’élevages et de prépara-
tions
11) Protocole d’élevage hebdomadaire
12) Reproduction
13) Coût de la fécondation
14) Poulains nés durant les 5 dernières
années
15) Rapport poulinières/poulains durant
les 5 dernières années
16) État sanitaire et intervention de pro-
phylaxie mis en œuvre
Resultats et discussions
L’enquête a été conduite sur 194 struc-
tures étaient présents environ 1800 su-
jets, avec une consistance moyenne de 9,4
têtes/écurie et 2,3 poulinières/structure. La
plus grande partie des élevages considérés
est localisée dans les provinces de Nuoro
et de Sassari, quelques-uns dans celle
d’Oristano et quelques-uns d’autres dans
celles qui restent. Une partie des struc-
tures considérées est située dans les -
gions voisines de la Corse et de la Toscane.
Le petit nombre d’entreprises, qui élèvent
anglo-arabe en Corse et en Toscane, ne
permet pas une comparaison valable avec
la réalité de la Sardaigne, il y a la
grande majorité des élevages, même si l’on
rencontre de nombreux echanges entre les
trois régions, de la Sardaigne vers la Tos-
cane et aussi vers la Corse avec des dépla-
18
cements plus sporadiques. La distribution
se confirme très diffuse et ponctuelle,
avec des élevages constitués par de petits
noyaux, peu de poulinières, comme il se
vérifie en général sur le territoire de la Sar-
daigne.
Sexe et classe d’âge
- La distribution par
classe de sexe et d’âge est reportée dans les
graphiques 4 et 5. Dans les élevages consi-
rés le rapport sur les sexes est rement
en faveur des femelles 57%; cela se justifie
en bonne partie par la présence des pouli-
nières, qui correspond à peu près à un quart
du total des sujets présentés. Les mâles
s’élèvent au total à 43% dont un quota est
entier (25% du total), celui qui est constitué
par les hongres repsentant 18% du total
des sujets, repsente la population prise en
considération, une bonne partie desquels
sont présents dans les écoles et les centres
l’on effectue aussi la préparation et la
compétition.
Au total, les reproducteurs représentent
25% de la population (graphique 5), en ef-
fet, les étalons qui développent une acti-
vité sont 1% du total des têtes, les
poulinières 24%. Les poulains couvrant un
total de 53% de la population, dont: sous
les 2 ans d’âge 12%, ceux de 2 ans 11%, les
sujets de 3 ans 15%, les jeunes chevaux
(entre 4 et 7 ans FISE) 15%. L’incidence
élevée (22%) des sujets de plus de 7 ans in-
dique, au moins en partie, que probable-
ment il y a une stagnation du marché
étant donné que ce quota de sujets, en
particulier pour le saut, devrait constituer
le «produit fini», qui, si valorisé de manière
adéquate avec la préparation, pour pour-
suivre ulrieurement dans la carrière spor-
tive, devrait pouvoir participer à des
courses officielles dont le niveau n’est exé-
cuté qu’en dehors du territoire régional. Le
quota des poulains sous les 2 ans est énor-
mément inférieur par rapport à ceux de 2
et de 3 ans, probablement pour une réduc-
tion du nombre des nés dans les années les
plus récentes, qui met en évidence souvent
le choix des éleveurs de ne pas faire monter
toutes les poulinières, pour les difficultés
du marché en particulier pour placer les
sujets productifs.
Types génétiques
- Les types génétiques
rencontrés se distribuent sur diverses races
(Graphique 6), la prépondérante est repré-
sentée par l’anglo-arabo-sarde avec 48%
(18% à fond anglais et 30% a fond arabe),
suivie du sella italiano (27%), le Pur-sang
Arabe (9%) et le Pur-sang anglais (8%); les
poneys et les sujets d’autres races consti-
tuent 8% de la population.
Évidemment l’élevage est fortement centré
sur l’anglo-arabe qui correspond à un peu
moins de la moitié de la population consi-
dérée; le record est constitué par le sella
italiano, qui actuellement est à des niveaux
de consistance inférieure mais qui enregis-
tre des croissances numériques énormes et
constantes depuis quelques années.
Ce qui se vérifie probablement pour les
considérables probabilités de réussir à pla-
cer sur le marché les poulains dans des
temps non particulièrement longs. Mais,
sans l’adoption d’adéquates mesures aptes
à préserver son existence, il y aurait le
19
risque de voir s’évanouir en peu de temps
le patrimoine génétique de haut niveau de
l’anglo-arabe, qui a montré de ussir a
obtenir des prestations et des conforma-
tions énormes et enviables, il résulte fon-
damental aussi à des fins de production de
sujets sella italiano une adéquate base de
départ (anglo-arabe).
Actividu titulaire
- Comme il est re-
porté dans le graphique 7, seulement dans
23% des élevages l’activité est faite à titre
principal, dans 30% des cas elle est com-
plémentaire à l’élevage d’autres espèces
(ovins principalement, puis bovins, suidés
et caprins), dans les autres cas (47%), il
s’agit d’activités secondaires du titulaire
qui ne résulte pas être éleveur à titre prin-
cipal, de même pour d’autres espèces (pro-
fession libérale, artisans, etc.)
Adresse de l’élevage
- La plupart (56%)
des cas sont représentés par un élevage ex-
clusif (graphique 8), non accompagné d’au-
cune autre activité de valorisation du
produit; dans 19% des écuries on réalise
aussi le dressage; au total les deux consti-
tuent un quota très ample (75%) de l’en-
semble des entreprises agricoles considérées.
Seulement dans 17% des cas les sujets éle-
s sont soumis aussi à une préparation et
portés en compétition. Ces dernières activi-
tés, outre à la disponibilité de structures
spécifiques à l’intérieur des entreprises agri-
coles ou dans leur voisinage, réclament un
niveau de préparation et de spécialisation
nettement supérieur aux précédents (éle-
vage et dressage). Ce phénomène comporte
souvent une valorisation insuffisante de
nombreux sujets pour le manque des phases
collatérales et conséquentes au simple éle-
vage, indispensable pour mettre en évidence
de manière adéquate les effectives poten-
tialités des poulains produits. Les structures
aups desquelles l’on pratique le dressage,
la préparation et la gestion des sujets
jusqu’à la compétition, résultent nette-
ment insuffisantes à recueillir un quota su-
périeur à des coûts soutenables. Cette
situation est fortement pénalisante à des
fins de valorisation du produit, surtout en
considération du fait que la filière produc-
tive est particulièrement fragmentée.
Alimentation
Evaluation des fourrages
Dans 83% des
écuries l’évaluation des fourrages a reporté
un jugement «bon-excellent»; dans 15%
«raisonnable», dans les cas restants elle ré-
sulte «médiocrou de «mauvaise» quali
(graphique 9). Par conséquent, dans le
complexe, on peut affirmer que les carac-
ristiques des foins utilis dans les écuries
considérées sont de niveau raisonnable,
bon, excellent. Il est à souligner, pourtant,
que les années 2009 et 2010, s’est dé-
roulée une bonne partie du travail des
champs, ont été particulièrement favora-
bles dans toute la région pour la production
de foin; cela aurait pu fausser positivement
l’évaluation de ce paramètre, tenant
compte qu’une bonne partie des écuries
considérées a été évaluée successivement
à la récolte du foin dans l’année 2009.
Fourniture des rations
Dans la grande
partie des cas le foin est rationné (66% des
20
entreprises agricoles), dans la quasi-totali
des cas restant, il est laissé à la disposition
des animaux, ad libitum, seul (dans un
quart des écuries) ou en association au pâ-
turage (8%) comme reporté dans le gra-
phique 10. Dans 65% des cas on fournit en
même temps les fourrages et les concen-
trés, comme on fait dans 11% des écuries,
aux aliments conservés on associe aussi
l’utilisation du pâturage; dans le restant des
entreprises agricoles on fournit en premier
lieu les fourrages et après les concentrés
(18%), seulement dans peu de cas (6%) la
provende est offerte aux animaux avant le
fourrage (graphique 11), mais presque tou-
jours dans ces cas les animaux ont à leur
disposition du foin ad libitum ou du pâtu-
rage. Les repas sont fournis (graphique 12)
dans la majorité des cas en deux ou plus
aliquotes journalières, l’alimentation au
pâturage (avec ou sans intégration de foin
et concentrés) a été rencontrée dans en-
viron un tiers des écuries.
Acquisition des concentrés
Un quota
énorme des entreprises agricoles utilise des
provendes composées intégrées en com-
merce, qui pour une tranche plutôt ample
sont fournies par peu de producteurs, quasi
tous locaux, qui couvrent outre 50% des
fournitures des écuries considérées. Dans
les restantes entreprises agricoles on
achète des provendes chez d’autres pro-
ducteurs, qui couvrent des quotas compris
entre 3 et 5% des structures considérées
dans cette enquête. Plus fréquente (31%)
c’est la préparation des mélanges indus-
triels à partir de provendes simples.
Fournitures des concentrés
– Dans tous
les cas la fourniture des concentrés est faite
de manière régulière et les quantités four-
nies à chaque cheval sont constantes et
elles varient énormément jusqu’à rejoindre
des niveaux importants (6-8 kg/têtes/jour
en quelques rares cas), en relation à l’état
physiologique et au type et à la durée du
travail effectué. Dans presque tous les cas
on effectue une estimation suffisamment
précise des quantités utilisées, rarement le
dosage est plutôt approximatif. Seulement
dans peu de cas (3%) on fournit en premier
lieu le concentré et puis le fourrage, dans
presque les deux tiers des entreprises agri-
coles les deux aliments sont mis à disposi-
tion des animaux en même temps, dans les
restantes écuries (22%) on fournit en pre-
mier lieu le fourrage et puis les concentrés
(graphique 11). Comme l’on peut voir sur le
graphique 13 le quota des concentrés est
dans la plus grande partie des cas (75%) di-
visé en deux aliquotes, dans peu de cas
(6%) en trois repas et dans le restant en
une unique solution (10%). L’utilisation des
intégrateurs alimentaires est constante et
gulre seulement dans 6% des écuries et
chez tous les animaux, dans 26% des cas
on n’adopte aucune intégration, dans le
restant quota d’élevages (66%) ils sont
fournis seulement aux sujets si on le
juge nécessaire, en relation à l’état physio-
logique et à l’activité effectuée.
Comme déjà rele précédemment par
d’autres auteurs (Laudadio et al., 2004 b;
Gatta et al., 2002) dans d’autres régions,
même dans les zones d’études prises en
21
examen dans ce travail d’enquête, il existe
une énorme variabilité dans les modalités
de fourniture des aliments, très souvent
basées plus sur des critères empiriques et
pratiques pour la gestion que sur les ef-
fectives exigences physiologiques, nutri-
tionnelles et métaboliques des animaux,
quoique en termes généraux l’on rencon-
tre une gestion correcte de l’alimentation
dans la majeure partie des écuries.
Elevage, dressage et la préparation
En termes généraux, la conduite a été
bonne, même si pour beaucoup d’aspects,
basée sur des critères empiriques. Dans la
grande partie des cas les structures sont -
sules aptes et adéquates au but, même si
fréquemment l’on a enregist un manque
d’entretien ponctuel et régulier.
Dans 91% des écuries les traitements anti-
parasitaires sont exécus périodiquement
et selon un agenda avec des intervalles -
guliers, quoique parfois ils ne soient pas
prédés par un examen coprologique, en
outre, sur la base d’un examen coprosco-
pique d’environ la moitié des sujets, on a
relevé des valeurs supérieures à 200 UPG,
qui correspondent à la valeur limite au-delà
de laquelle il est opportun d’effectuer un
traitement antiparasitaire, par conséquent
même pour cet aspect, il pourrait être né-
cessaire d’y prêter plus d’attention.
On n’a observé aucune relation entre l’in-
cidence des coliques, des aliments et la
gestion de l’alimentation dans les élevages
considérés.
Les vaccinations sont effectuées réguliè-
rement dans tous les élevages pris en
considération.
On a tendance à utiliser un protocole
d’élevage individuel pour chaque cheval
de l’écurie, en le variant sur la base du type
de sujet, du caractère, de l’âge et des
conditions physiques. Seulement les exer-
cices de base sont standardisés mais eux
aussi varient pour l’intensité et la durée
dans chaque sujet et selon sa réponse
physique et comportementale. En général
dans tous les élevages où l’on effectue la
préparation des animaux pour l’activité
sportive, normalement on concède aux
animaux 2 jours de repos hebdomadaires
(samedi et dimanche).
Poulains nés
Malgré l’augmentation globale des pouli-
nières élevées entre 2005 et 2009 dans les
écuries prises en considération dans cet
ouvrage, on a observé dans les dernières
années une diminution des poulains nés et
par conséquent de la fécondité moyenne.
Cela peut être dû à de nombreux facteurs
non pris en considération dans cet ou-
vrage, mais il pourrait être terminant le
choix de nombreux éleveurs de ne pas faire
monter certaines poulinières à cause de la
générale situation de difficulté du secteur,
qui comporte la réduction du nombre de
sujets vendus. En outre la récente diffusion
de la pratique de l’insémination artificielle
avec de la semence fraiche ou congelée
pourrait avoir contrib au moins en partie
à la basse fécondité des poulinières.
Durant le dernier lustre les poulinières ont
22
été inséminées dans la majeure partie des
cas (au-delà de 90%) au moyen de la fé-
condation artificielle, qui a substitué dans
le cours de quelques années presque com-
plètement la monte naturelle, qui a été
adoptée dans moins de 10% des cas.
Ceci permet d’un coté un éventail beau-
coup plus ample des possibilités de choisir
parmi les étalons, et d’un autre il pourrait
conduire au cours de quelques années à
une majeure hétérogénéité de la popula-
tion par rapport au bon niveau d’homo-
généité atteinte dans le temps.
Le rapport poulains/poulinières (graphique
14) oscille entre 0,4 et 0,5, indiquant un
taux de prolificité plutôt contenu, qui est
au moins en partie, au choix de nom-
breux éleveurs de ne faire monter cer-
taines ou aucune des poulinières de
l’élevage pour les difficultés de placer sur
le marché des sujets déjà présents en éle-
vage et encore invendus.
Le coût moyen de la fécondation est résulté
d’environ 700 , avec une tendance à
l’augmentation globale d’environ 10-12%
durant le dernier lustre (graphique 15).
Une énorme importance assume le fait
que durant les dernières années on a eu
une forte augmentation de la production
des poulains sella italiano (graphique 16),
qui ont surpassé les anglo-arabes dans la
dernière année. Cela comporte le risque de
voir s’évanouir en quelques années tout le
travail d’amélioration et de sélection ef-
fectué dans le temps avec le travail
constant et patient, qui a porté à l’obten-
tion de l’anglo-arabo-sarde.
Conclusions
Dans le domaine des trois régions consi-
dérées, la Sardaigne, la Corse et la Toscane,
la première détient bien au delà de 90%
du contingent total des têtes de bétail et
elle assume un rôle nettement prévalent
dans l’élevage du cheval anglo-arabe. En
effet, sont fréquents les mouvements de
chevaux de la Sardaigne vers les autres ré-
gions, sont coutumiers les évènements
sportifs officiels destinés en premier lieu
aux sujets anglo-arabes, ou bien pour les
caractéristiques morpho-fonctionnelles
particulières de ce type génétique, qui
sont amplement appréciées par de nom-
breux passionnés. De l’enquête conduite
sur un peu moins de 200 écuries et
presque 1800 chevaux on a mis en évi-
dence qu’en général la conduction est ef-
fectuée, sous beaucoup d’aspects, en se
basant sur des critères empiriques, qui
souvent, quoique consolidés dans le
temps, ne sont pas supportés par des
connaissances techniques adéquates, mais
en termes généraux la conduction est
bonne.
Dans le complexe, même si le foin consti-
tue le quota principal et plus constant de
la ration du cheval, malheureusement on
ne lui die pas toujours l’attention né-
cessaire dans le choix et dans les modalités
de fourniture et dans certains cas celle-ci
est inférieure à celle qui est prêtée aux
concentrés.
On doit souligner pourtant le fait que la
qualité des foins observés en général dans
tous les élevages résulte bonne, probable-
23
ment grâce aussi au climat favorable qui
s’est vérifié durant les années où s’est dé-
roulé ce travail de recherche.
On met en évidence donc la nécessité
d’une majeure attention des aspects ali-
mentaires et diététiques et il serait sou-
haitable d’avoir une majeure implication
de techniciens et d’experts de l’élevage et
de l’alimentation.
Durant les dernières années s’est énormé-
ment réduite l’adresse commune dans le
choix des reproducteurs et dans le jume-
lage étalon-poulinière, qui dans le temps,
pourrait porter à la dérive de l’énorme ho-
mogénéité rejointe au cours des dernières
années.
Le rapport poulains nés/poulinières s’est
maintenu dans les dernières années
presque toujours à des niveaux plutôt
contenus, cela en jumelage avec la pré-
sence de consistants quotas de sujets dans
les diverses tranches d’âge, jusqu’à la ma-
turité, ce qui est certainement un signal
d’un secteur en souffrance et en crise de-
puis une longue période.
L’augmentation énorme des poulains sella
italiano produits durant les dernières an-
nées, indique une diverse orientation dans
le choix des étalons, qui d’un coté pourrait
conduire à une majeure vivaci du marché,
et de l’autre, surtout pour le manque d’une
adresse commune, pourrait porter dans les
années à venir à une population caractéri-
sée par une majeure hétérogénéité.
Il est à remarquer l’énorme pulvérisation
du secteur, due aux nombreux petits éle-
vages diffus sur le territoire, qui pourraient
bien constituer un point de force, s’ils
étaient accompagnés de choix communs
d’adresse finalisée à l’amélioration et à
l’adoption de techniques d’élevage vala-
bles et de préparations supportées par une
adéquate valorisation.
Des points de force énormes et nombreux
représentés par: une antique tradition for-
tement enracinée sur le territoire, une dif-
fusion capillaire, un niveau génétique et
morphologique élevé, une énorme homo-
généité de la population.
Il est nécessaire de découvrir des stratégies
visant d’un coté à réduire la fragmenta-
tion de la filière et de l’autre à valoriser les
poulains produits avec la phase de monte,
de préparation et de compétition même
au moyen d’adéquate intervention de pro-
motion du produit.
24
Bibliographie
Bailoni L., Cerchiaro I., Mantovani R. (2004). Inda-
gine sui centri di equitazione veneti: alimenti, for-
mulazioni e modalità di somministrazione delle
diete. 6° Convegno “Nuove acquisizioni in materia
di Ippologia”, Campobasso.
Codazza D. (2000). Igiene e sanità nell’allevamento
equino. Edizioni ANAC
Fise (2006). Regolamento nazionale del salto osta-
coli, Roma.
Gatta D., Magni L., Casini l., Verità P. (2002). Indagine
sulla gestione alimentare del cavallo in ventiquat-
tro centri ippici in Toscana. Convegno “Nuove ac-
quisizioni in materia di Ippologia”, Campobasso.
Gratani L. (1985). L’arabo nella genesi e nell’evolu-
zione del cavallo sardo. Edizioni Edagricole 1988
Bologna.
Gratani L. (1992). Storia del cavallo sardo. Ed Soter
Editrice –Sassari
Istat (1985). Statistiche dell’agricoltura, zootecnia
e mezzi di produzione.
Istat (1990). Statistiche dell’agricoltura, zootecnia
e mezzi di produzione.
Istat (1995, 1997, 2000-2009). Statistiche dell’agri-
coltura.
Laudadio V., Cito A. M., Petrera F., Cafarchia C.
(2004). Il cavallo da sella in Puglia. II: indagine sugli
apporti energetici e proteici. Convegno “Nuove
acquisizioni in materia di Ippologia”, Campobasso.
Laudadio V., Cito A. M., Petrera F., Cafarchia C.
(2004). Il cavallo da sella in Puglia. III: indagine sulla
qualie modalità di somministrazione degli ali-
menti. 6° Convegno “Nuove acquisizioni in materia
di Ippologia”, Campobasso.
Lewis L. D. (1998) Alimentazione e allevamento del
cavallo. Ed. EMSI, Roma.
Martin-Rosset W. (1994). L’alimentazione dei ca-
valli. Edagricole- Edizioni agricole della Calderini
s.r.l., Bologna.
Moniello G., Cosseddu G. M., Pinna W. Traditional
horse breeding of a highly suitable area in Sardinia.
49th Annual Meeting of the European Association
of Animal Production, Warsaw (Poland), 24/27 Au-
gust 1998;
Moniello G., Pinna W., Mura A., Infascelli F. Changes
in haematic metabolites in horses performing long
term exercise. Atti XIII Congresso Nazionale Asso-
ciazione Scientifica di Produzione Animale, Pia-
cenza, 21/24 giugno 1999;
Moniello G., Mura A., Infascelli F., Pinna W. Metabo-
lismo idro-elettrolitico e minerale nel cavallo sot-
toposto a gare di fondo. Atti del Convegno “Nuove
acquisizioni in materia di alimentazione, alleva-
mento e allenamento del cavallo sportivo”, Campo-
basso, 26 marzo 1999;
Pinna W., Moniello G., Serra G. B., Mura A.. Meta-
bolic profile of horses during regularity endurance
rides: a field study. 49
th
Annual Meeting of the Eu-
ropean Association of Animal Production, Warsaw
(Poland), 24/27 August 1998.
25
26
27
28
29
30
31
32
33
Sella italiano: Oriolu Mandra Edera né de Oberon du Moulin et Calegastea né de Avenir (Photo Dott. A. Sfuncia)
34
Sella Italiano: Ottimo né de Avenir et Viadana (Photo Dott. A. Sfuncia)
Anglo-Arabe: Fundador Baio né de Pradin et Moneglia (Photo Dott. A. Sfuncia)
35
Sella Italiano: Luminosu né de Avenir et Alce Bella (Photo Dott. A. Sfuncia)
Sella Italiano: Limba Mala née de Ksarsitte et Aragona Fiera (Photo Dott. A. Sfuncia)
36
Anglo-Arabo-Sarde: Brim né de Eschilo et Elen née de Buisson Fleuri (Foto Dott. S. Ferranti)
Anglo-Arabo-Sarde: Regina D’Alba née de Fox Trott et Desiree née de Tiriolo (Foto Dott. S. Ferranti)
37
Anglo-Arabo-Sarde: Velle née de Shah et Virago née de Bazouka (Foto Dott. S. Ferranti)
Sella Italiano: I’m Your Nightmare né de Robine et Sierra Morena (Foto Dott. A. Sfuncia)
38
Anglo-Arabo-Sarde: Tali né de Clavelito et Virago née de Bazouka (Foto Dott. S. Ferranti)
Anglo-Arabe: Meteora Del Ma’ née de Olympique London et Vela Star (Foto Dott. A. Sfuncia)
39
Anglo-Arabe: Oscot De La Tilibba né de Scott De La Tilibba et Silvy De La Tilibba (Foto Dott. A. Sfuncia)
Pouliches au paturage dans un paysage typique de la Sardaigne (Foto Dott. A. Sfuncia)
40
Quarzo de s’Arcaite, anglo-arabe (bai) né de Clavelito et Brim;
Poesia de s’Arcaite, sella italiano (alezan) née de Oberon Du Moulin et Nodida (Foto Dott. S. Ferranti)
Poulins au paturage dans un paysage typique de la Sardaigne (Foto Dott. A. Sfuncia)
41
Le contrôle des
endoparasitoses des équidés
en Sardaigne avec une
référence particulière aux
strongles intestinaux
Giovanni Garippa
Section Parasitologie et Maladies Parasitaires
- Département de Biologie Animale - Faculté
de Médicine Vétérinaire, Université de Sassari
- Via Vienna, 2 - 07100 Sassari
Introduction
L
es parasites sont des êtres vivants qui
vivent aux dépenses d’un autre animal
appelé hôte. Dans le rapport d’étroite
pendance qui existe entre ces espèces vi-
vantes, le parasite obtient toujours un avan-
tage alors que l’hôte résulte toujours
endommagé causant une alration de l’état
physiologique qui est défini, dans le cas en
l’esce, comme une maladie parasitaire. La
maladie parasitaire, ou pathologie parasi-
taire, est souvent caractérisée par une
symptomatologie peu évidente et par des
signes de maladierique. Dans tous les
cas, l’action des parasites provoque des al-
rations métaboliques et des sions qui in-
terrent sur la vitali et sur le bien-être des
animaux. Ils provoquent un déséquilibre or-
ganique, même non patent, qui en dernière
analyse se rend responsable de cadres de
baisse de rendement ou même, dans les cas
les plus graves, de la mort de l’animal.
Chez les équidés, comme dans toutes les
espèces animales, la présence des parasites
est une constante, et également constante
est la présence simultanée de divers
genres et des espèces localisés dans divers
apparats et organes.
Généralement les parasites peuvent être
classés sur la base de la localisation; nous
parlerons d’ectoparasites en nous rappor-
tant à ces genres/espèces qui se localisent
sur la surface du corps, alors qu’avec le
terme d’endoparasites on identifie ceux qui
sont localisés dans les divers organes et ap-
parats. Chez les équidés on a au total iden-
tifié environ 200 esces parasitaires. Parmi
les ectoparasites les plus fréquents et les
plus répandus on note la phtiriase, les
gales et de nombreuses esces de diptères
et de tiques qui peuvent infester les équi-
dés. Il résulte en outre, que les parasites du
tégument comme l’Onchocerca reticulata,
la Parafilaria multipapillosa et la Setaria
equina résultent très répendus. Nom-
breuses sont aussi les espèces qui se loca-
lisent au niveau de l’apparat locomoteur
(Trichinella spp., Toxoplasma gondii et Sar-
cocystys equicanis et Sarcocystis neurona)
et du système nerveux (Thelazia lacrymalis,
Sarcocystis neurona). Une importance par-
ticulière assument en outre certains proto-
zoaires de l’apparat circulatoire, les
soi-disant protozoaires hématiques comme
le Babesia caballi, et le Theileria equi qui
42
sont transmis par les tiques. Parmi les pa-
rasites de l’apparat respiratoire on rappelle
le Rhinoestrus purpureus et Dictyocaulus
arnfieldi qui infestent les poumons des
ânes et parfois du cheval mais qui n’a été
jamais signalé en Sardaigne.
Extrêmement nombreux sont aussi les pa-
rasites qui vivent dans l’apparat digestif
comme Draschia megastoma, Habronema
microstoma et Habronema muscae, Tri-
chostrongylus axei dans l’estomac, les di-
verses espèces de Gasterophilus toujours
dans l’estomac et dans diverses parties de
l’intestin. Dans l’intestin grêle, outre que
les nématodes Parascaris equorum et
Strongyloides westeri, on dénote des ces-
todes (Anoplocephala perfoliata, Anoplo-
cephala magna et Paranoplcephala
mammillana) qui se localisent selon l’es-
pèce me dans le caecum et dans la
valve iléo-caecale, les coccidies du genre
Eimeria et d’autres protozoaires (Cryptos-
poridium parvum et Giardia duodenalis).
Un relevance particulière assument les
strongles qui se localisent dans le gras in-
testin ils sont représentés par le groupe
des cyathostomines ou petits strongles
dont on reconnait 51 espèces outre à cer-
taines d’autres mineures comme le Potei-
rostomum spp., Craterostomum spp etc.;
les gros strongles (Strongylus vulgaris,
Strongylus edentatus, Strongylus equi-
nus), les diverses espèces du genre Trio-
dontophus présentes en nombre élevé
dans le côlon et enfin les oxyures (Oxyuris
equi et Probstmayria vivipara).
Il est évident qu’il est impossible de traiter,
même pour des problèmes d’espace,
toutes les parasitoses précédemment re-
portées. En conséquence et par la suite,
l’on prendra en examen les modalités de
contrôle des strongyloses équines qui re-
présentent encore aujourd’hui, avec les as-
caridioses, les cestodoses et les infections
de gasterophiloses, l’une des principales
problématiques des équidés.
Pour pouvoir aborder correctement les
probmatiques liées à leur contrôle, on dé-
crira synthétiquement leurs cycles biolo-
giques et leurs épidémiologies en donnant
un regard particulier à la situation de la
Sardaigne. Enfin sur la base d’une enquête
conduite dans le domaine du projet IPPO-
tyr seront rapportées les modalités d’utili-
sation des anthelminthiqes en Sardaigne.
Les grands strongles partagent avec les
cyathostomines ou petit strongles, beau-
coup d’aspects biologiques et épidémiolo-
giques mais aussi les approches relatives
au diagnostic, au contrôle et au traite-
ment des infections qu’ils causent, qui
sont superposables et qui pour cela, seront
traités en même temps.
Petits strongles
Les cyathostomines, appelés aussi “cyathos-
tomes” ou “petits strongles”, sont des né-
matodes qui infestent le gros intestin des
équidés. Actuellement ils sont reconnus
comme les principaux helminthes parasites
des chevaux, aussi bien pour leur diffusion
cosmopolite, que pour leur notable impor-
tance dans la pratique clinique. Dans le
passé, le le de ces parasites était considéré
seulement comme marginal, à cause de la
remarquable diffusion des infestations de la
part des gros strongles dont la cause la plus
fréquente est la colique dans les chevaux.
43
Les équidés peuvent être infestés par di-
verses espèces de cyathostomines ou pe-
tits strongles. Actuellement l’on reconnaît
51 espèces, dont les plus diffuses au ni-
veau mondial appartiennent à 5 genres, et
les 14 suivantes représentent 98-99% de
la charge parasitaire des chevaux (Cya-
thostomum catinatum, C. pateratum, Cy-
licocyclus ashworthi, C. leptostomum, C.
insigne, C. nassatus, Cylicostephanus ca-
licatus, C. goldi, C. longibursatus, C. minu-
tus, Coronocyclus labiatus, C. labratus, C.
coronatus e Cylicodontophorus bicorona-
tus). A ceci il faut ajouter d’autres genres
de moindre importance (Poteriostomum,
Craterostomum e Oesophagodontus).
Les infestations causées par ces parasites
doivent être considérées dans leur ensem-
ble, puisqu’il est pratiquement impossible
d’attribuer des actions pathogènes, des
manifestations cliniques caractéristiques
pour chacune des espèces et, en outre, les
diverses espèces ont des caractéristiques
morphologiques, épidémiologiques et bio-
logiques très semblables entre elles.
Les parasites adultes, de couleur variable
entre le blanc et le rouge foncé, ont des
dimensions comprises entre quelques mil-
limètres (4-14 mm) et quelques centimè-
tres (1-2,5 cm) et ils résultent visibles aux
examens de la paroi intestinale du gros in-
testin et de son contenu.
Après l’accouplement, les femelles dépo-
sent les œufs qui sont éliminés au travers
des selles dans l’environnement extérieur.
D’eux éclosent les larves du premier stade
(L
1
), qui, à peu près en deux semaines,
muent deux fois jusqu’à la larve de troi-
sième stade infectante (L
3
). L’animal s’in-
fecte avec l’ingestion des larves présentes
dans les aliments. Une fois ingérées, les
larves souvent migrent dans les glandes de
l’iléon, grêle et côlon elles s’enkystent
donnant lieu à la formation de nodules
dans l’épaisseur de la paroi intestinale et
elles poursuivent leur développement
jusqu’au stade de larve L
4
. Ces dernières
abandonnent la paroi et se libèrent dans la
cavité intestinale où, après d’ultérieures
mutations, deviennent des parasites adultes
sexuellement matures. Dans les infestations
les plus graves leur nombre peut arriver
jusqu’à 100.000-500.000 unités pour
chaque cheval. Le temps nécessaire pour le
développement depuis L
3
jusqu’à l’adulte
sexuellement mature est en moyenne de 2-
3 mois, même si dans certains cas il peut se
prolonger pour bien plus longtemps.
Les petits strongles ont une diffusion cos-
mopolite et, virtuellement, 100% des che-
vaux sont infestés par ces parasites. Des
infestations élevées sont plus fréquentes
chez les jeunes chevaux surtout quand ils
sont maintenus dans des paddocks; de
hautes charges parasitaires peuvent être
observées aussi dans des chevaux adultes
en cas d’entassement et de conditions hy-
giéniques et sanitaires médiocres. En gé-
néral, les poulains présentent des charges
parasitaires majeures par rapport aux che-
vaux adultes, d’ailleurs ils éliminent un plus
grand nombre d’œufs avec les selles. Tou-
tefois, la présence d’œufs dans les selles
dépend du nombre de parasites adultes et
non de leur nombre total.
Ceci en considération du fait que les
formes en voie de développement ne pro-
duisent pas d’œufs, donc le nombre de pa-
44
rasites présents est normalement toujours
plus haut que celui que l’on peut mettre
en évidence avec l’examen des selles. Les
sources d’infestations principales sont
deux: a) les larves infectantes (L
3
) qui se
sont développées durant la saison précé-
dente et qui ont survécu à l’hiver dans
l’environnement extérieur; b) suite à la
sensible augmentation de l’élimination des
œufs avec les selles de la part des ani-
maux, surtout s’ils sont jeunes.
La contamination de l’environnement est
majeure durant les mois sont présentes
les conditions favorables à la survie et au
développement des larves (automne, prin-
temps). Une grande partie des larves ingé-
rées par les chevaux durant l’automne
vont à l’encontre d’une hypobiose, demeu-
rant dans la paroi intestinale des animaux
en état silencieux pour émerger de nou-
veau dans la riode successive du tard hi-
ver-début printemps. La massive remontée
à la surface de ces stades immatures pro-
voque la cyathostomine larvaire.
Au stade adulte les petits strongles lèsent
la muqueuse intestinale avec l’apparat
buccal causant des syndromes de remar-
quable gravité, fréquents surtout chez les
jeunes chevaux (2-3 ans).
La symptomatologie, non spécifique, est
caractérisée par la léthargie, l’anorexie/la
dysorexie, les désordres de la mobilité gas-
tro-intestinale, l’amaigrissement, par une
décadence des conditions générales et par
l’état du manteau. En outre, on observe
une croissance retardée et une baisse des
performances athlétiques, et il peut s’ins-
taurer de graves entérites et des coliques.
En général les chevaux adultes ne mon-
trent pas des symptômes évidents mais
leurs performances résultent de toute fa-
çon réduites et ils peuvent avoir un man-
teau rissé, une diarrhée chronique et
une baisse de la masse pondérale.
Surtout dans les zones tempérées, les
larves des petits strongles enkystées dans
l’épaisseur de la muqueuse du gros intes-
tin, émergeant en même temps des parois
du caecum et du lon, se rendent respon-
sables de la “cyathostomine larvaire”, d’un
grave syndrome intestinal “printanier”, ca-
ractérisé par la fièvre, d’une grave typhlite
et/ou colique catarrhal et/ou hémorra-
gique, de l’émaciation, de la diarrhée ai-
gueë persistante ou chronique, de la perte
de poids imposante, de l’œdème sous-cu-
tané généralisé, des coliques. Le syndrome
se conclut par la mort de l’animal infesté
jusque dans 50% des cas.
L’examen coproscopique peut permettre
de révéler les typiques œufs, ovales et avec
la paroi mince. Il n’est toutefois pas pos-
sible d’identifier les œufs des petits stron-
gles, au niveau du genre ou de l’espèce, ni
les différencier de ceux des gros strongles
car morphologiquement indiscernables
entre eux.
Dans tous les cas, l’examen coproscopique
doit être effectué avec des techniques
quali-quantitatives (MeMaster, Flotac) de
manière à avoir des indications sur la
charge parasitaire selon le nombre d’œufs
trouvés (OPG). Il est malgré tout opportun
de rappeler que les valeurs de l’OPG ne
peuvent pas dévoiler la présence des pa-
rasites au stade larvaire ou non ovigere
pour lequel une partie de la population
parasitaire ne résulte pas en évidence.
45
Gros strongles
Au groupe des soi-disant grands strongles
appartiennent des nématodes à diffusion
cosmopolite appartenant au genre Stron-
gylus, (Strongylus vulgaris, Strongylus
edentatus, Strongylus equinus) de ma-
jeure importance, et au genre Triodonto-
phorus. Ces parasites se localisent dans le
côlon des équidés.
Strongylus vulgaris: Les adultes, longs 1,4–
1,6 cm les les et 2–2,4 cm les femelles,
sont de couleur rouge foncé et très ro-
bustes et par ce fait facilement visibles à
l’œil nu sur la muqueuse intestinale. Les
adultes vivent dans le caecum et dans le
côlon et les œufs du parasite rejoignent le
monde extérieur avec les ces. Aps l’éclo-
sion, durant environ deux semaines, se for-
ment les larves infectantes de troisième
stade (L
3
). Celles ci, après avoir été inrées,
pénètrent dans la paroi intestinale, muent
dans la strate inférieure de la muqueuse à
larves de quatrième stade (L
4
). Par la suite,
elles pénètrent dans les petites artères pour
se porter dans l’endothélium de l’artère -
sentérique crânienne, de ses branches prin-
cipales et du tronc iléon-caecum-colique.
Dans cet endroit, les larves demeurent
pendant de nombreux mois pour ensuite
muer en larve de cinquième stade (L
5
) et
retourner dans la paroi intestinale à tra-
vers la cavité des artérioles elles de-
viennent parasites adultes. Quand les
dimensions des larves ne permettent plus
le transit dans la cavité des vaisseaux, au-
tour d’elles se forment des nodules au ni-
veau de la paroi du caecum et du côlon. Â
la suite de la rupture des nodules, émer-
gent les adultes immatures dans la cavité
intestinale. La période d’incubation est de
6-7 mois. Dans la plupart des Pays du
monde, la prépondérance de l’infestation
de S. vulgaris est énormément inférieure
par rapport au passé, quand ce parasite
était la cause la plus fréquente de colique
chez les chevaux. Toutefois, parmi les pa-
rasites des chevaux, S. vulgaris reste en-
core le nématode doté du plus grand
pouvoir pathogène. Les larves causent des
cadres étendus d’endoartérite dans le cir-
cuit mésentérique avec des phénomènes
thromboemboliques et des infarctus dans
les diverses sections du gros intestin et
conséquentes coliques d’une gravité va-
riable. À peu de semaines de l’infestation
avec des centaines de L
3
, se manifeste un
syndrome clinique caractérisé par la fièvre,
abattement du sensorium, inappétence et
parfois des coliques. L’autopsie d’animaux
morts durant cette phase montre de l’ar-
térite et des thromboses des vaisseaux in-
testinaux avec une conséquence
d’infarctus et de crose des diverses
zones intestinales. Toutefois, des tableaux
graves et mortels durant cette phase de
l’infestation sont occasionnels dans des
conditions naturelles, puisque l’absorption
des larves est continue dans le temps et
elle n’est pas simultanée comme dans les
infestations expérimentales. En effet il a
été démontré que les chevaux peuvent to-
lérer un nombre élevé de L
3
de S. vulgaris,
s’il est fourni en quantité réduite dans une
période prolongée. Par la suite, les lésions
à la charge des vaisseaux intestinaux
s’étendent et les phénomènes throm-
boemboliques, les infarctus, les coliques et,
éventuellement, la mort de l’animal dé-
46
pendent de la gravité des dégâts. En gé-
néral les sions anatomopathologiques
principales se rencontrent dans l’artère
mésentérique crânienne et dans ses
branches principales et elles consistent en
une formation de thrombus provoquée
par des dégâts étendus à l’endothélium et
des inflammations et épaississements des
parois des vaisseaux. Parfois ils peuvent
présenter aussi de vrais anévrismes, avec
une dilatation et un amincissement des
parois, surtout chez les animaux qui vont
à la rencontre de nouvelles infestations. La
rupture des nodules peut causer des lé-
sions à la charge des parois intestinales.
Les adultes se déplacent sur l’épithélium
et, grâce à la capsule buccale, érodent la
muqueuse s’alimentant alors des tissus et
du sang. Par conséquence, l’on peut ob-
server des phénomènes hémorragiques,
plus ou moins graves, et qu’il peut se for-
mer des ulcères qui, après la guérison, se
transforment en des cicatrices circulaires.
Les lésions à l’intestin et la soustraction de
sang, des fluides des tissus et des principes
nutritifs causent principalement de l’ané-
mie et un manque de croissance. L’animal
présente aussi une décadence des condi-
tions générales et des performances, une
fourbure transitoire, divers degrés de co-
liques et rarement des ruptures intesti-
nales ou la mort.
Strongylus edentatus: Les stades adultes
sont similaires à ceux du S. vulgaris, même
si de dimensions majeures (2,3–2,8 cm les
mâles et 3,3–4,4 cm les femelles). Les
adultes vivent dans le caecum et dans le
colon et, après l’accouplement, les fe-
melles produisent des œufs qui atteignent
l’extérieur avec les fèces. Les phases exo-
gènes du cycle sont identiques à celles du
S. vulgaris. Après l’ingestion les larves pé-
nètrent la paroi intestinale et, en quelques
jours, arrivent au foie par l’entremise des
vaines de porte où ils migrent pour se lo-
caliser au niveau du ligament hépatoré-
nale. Les larves, par la suite, se déplacent
le long du péritoine. Les mues successives
adviennent après à peu près 4 mois de l’in-
festation et les L
5
retournent dans la paroi
du gros intestin, où se forment des no-
dules purulents qui, à leur rupture, libèrent
les adultes immatures dans la cavité, qui
ensuite atteignent la maturité sexuelle. La
période d’incubation est de 10-12 mois.
Les migrations causent des dégâts macro-
scopiques (hémorragies et nodules conte-
nant des fluides inflammatoires) dans le
parenchyme patique et les tissus sub-
péritonéaux causant cependant une
symptomatologie clinique seulement oc-
casionnelle. Les animaux infestés présen-
tent fièvre, diarrhée, anorexie, dépression,
perte de poids et œdème. Dans la cavité
intestinale on trouve des nodules et des
embouchures hémorragiques.
Strongylus equinus: les adultes de Stron-
gylus equinus sont macroscopiquement
similaires à ceux du S. vulgaris avec des di-
mensions de 2,6-3,5 cm pour les mâles et
3,8-4,7 cm pour les femelles. Les adultes
vivent dans le caecum et le côlon et les
phases exogènes du cycle sont identiques
à celles de S. vulgaris. Les phases endo-
gènes des larves du S. equinus sont peu
connues. Après l’ingestion, les L
3
pénè-
trent la paroi du caecum et du côlon ven-
tral et, après une semaine, provoquent la
47
formation de nodules dans l’épaisseur de
la paroi intestinale ils muent ensuite
pour migrer, à travers la cavité péritonéale,
dans le parenchyme hépatique.
Après d’ultérieures migrations dans le foie,
elles rejoignent le pancréas et, par la suite,
la cavité intestinale, où elles deviennent
sexuellement matures 8-9 mois après l’in-
festation. On retient que les larves de S.
equinus ont un pouvoir pathogène négli-
geable, alors que celui des adultes est si-
milaire à celui des autres espèces de
Strongylus. Symptomatologie et reliefs à
l’examen anatomopathologique sont su-
perposables à ceux qui ont été observés en
cours d’infestation de S. edentatus.
Le genre Triodontophorus comprend di-
verses esces cosmopolites de gros stron-
gles très semblables entre eux, dont les
larves n’accomplissent pas de migration. Les
adultes se retrouvent normalement en nom-
bre élevé dans lelon, et dans les infesta-
tions mixtes, ils contribuent énormément à
l’action appauvrissante des petits strongles.
La biologie du Triodontophorus spp. est peu
connue, mais on retient qu’elle est similaire
à celle des petits strongles, sans migration
larvaire ni stades enkystés. Comme pour les
strongles, les adultes causent des dégâts à
la charge des muqueuses du gros intestin.
Les animaux infestés présentent une déca-
dence des conditions générales, anémie,
faiblesse et diarrhée. L’examen anatomo-
pathologique met en évidence la présence
d’ulcères profonds et hémorragiques sur-
tout au niveau du colon ventral et dorsal
de droite. Des groupes de parasites adultes
(longs 0,9-2,5 cm) sont visibles à l’œil nu
et peuvent être accrochés à elles.
La situation en Sardaigne
Malgré l’importance revêtue par l’élevage
des équidés en Sardaigne, les enquêtes en-
doparasitaires ne sont pas nombreuses (G.
Garippa et al., 1991; Scala et al., 2000; Scala
et al. 2001; S. Montinaro et al., 2001) et leur
rôle est souvent sous-évalué ou même
complètement ignoré, avec des consé-
quentes répercutions négatives sur les per-
formances des animaux. La dernière
enquête conduite dans notre ile (Garippa et
al., 2004 ) sur des animaux en fin de carrière
gulièrement abattus, a mis en évidence la
présence de Strongles intestinaux dans
74,1% des animaux examinés, avec une
nette prévalence de petits strongles (66,7%)
par rapport aux grands strongles (37%). En
particulier on a renconttoutes les 3 es-
pèces de gros strongles: Strongylus eden-
tatus (7%), Strongylus equinus (19%) et
Strongylus vulgaris (30%) et parmi les pe-
tits strongles: Cyathostomum catinatum, C.
coronatum, C. pateratum, C. tetracanthum,
Cylicocyclus auriculatus, C. brevicapsulatus,
C. insigne, C. nassatus, C. ultrajectinus, Cy-
licostephanus longibursatus e C. minutus
et Triodontophorus serratus. Les examens
coproscopiques ont mis en évidence des
Strongles intestinaux dans 78% des che-
vaux examinés avec des moyennes toujours
supérieures à 1.100 opg. L’enquête conduite
au sein du projet Marittimo Italia-Francia
Maritime “IPPOtyr” relatif aux parasitoses,
durant la période octobre 2009-mars 2010,
a permis d’ajourner les données sur la dif-
fusion des strongyloses intestinales des
équidés en Sardaigne et de conntre, grâce
à la fourniture aux éleveurs de question-
naires appropriés, des principes actifs em-
48
plos et la modalité d’utilisation des anti-
parasitaires. Les résultats ont confirmé
comme les strongles intestinaux des équi-
dés, avec une prévalence de 57,3%, sont
toujours extrêmement diffus et qu’ils
concernent tous les éleveurs pris en exa-
men. En outre 66% des sujets mettaient en
évidence des valeurs supérieures à 150-200
opg, indicatives d’infestations qui peuvent
avoir une influence sur les performances
des sujets. Parmi les positifs avec
opg>150, un nombre considérable met en
évidence des valeurs supérieures à 1.000
opg, avec positivité à la coproscopie qui
fréquemment dépasse les valeurs de 2.000
opg; dans certains cas ces valeurs peuvent
dépasser 6.000 opg.
En relation avec l’utilisation des antipara-
sitaires, l’enquête conduite auprès des éle-
veurs a mis en évidence avant toute chose
que dans 50% des élevages on utilise des
lactones macrocycliques (Ivermectine,
Moxidectine) actifs par rapport aux néma-
todes, aux gasterophiles et aux ectoparasites.
L’association lactones macrocyclique-prazi-
quantel, qui permet le contrôle simultané
des cestodes, est utilisée dans 28% des
élevages, alors que le Pyrantel (pamoate et
embonate) résulte au contraire utilisé par
22% des élevages restants.
En relation à ce dernier thelminthique, qui
à un dosage double, contrôle aussi les ces-
todes, il n’est pourtant pas possible de re-
monter au dosage et pour cela au spectre
d’action (graphique 1). La fourniture des
pharmaceutiques advient dans 91% des
cas «périodiquement», sans pourtant que
la définition consente d’éclaircir mieux le
concept, dans 3% suite à l’examen copro-
scopique, dans 4% par hasard; le restant
4% des éleveurs ne sait ou ne répond pas
(graphique 2).
Graphique 1
Graphique 2
71% des éleveurs affirment d’effectuer un
traitement annuel, 16% un ou deux, 5%
deux, 6% trois et 2% de un a trois (gra-
phique 3).
Graphique 3
49
Graphique 4
Enfin, d’un intérêt particulier sultent les
réponses fournies à la question sur le nom
des antiparasitaires utilis: 4% des entre-
prises agricoles utilisent exclusivement le
Pyrantel, alors que 47% affirment faire une
utilisation exclusive des lactones macrocy-
cliques, 1% emploient alternativement
Ivermectine, Moxidectine (lactones macro-
cycliques); 9% alternent la fourniture de
l’Ivermectine avec le Pyrantel, alors que
19% fournissent exclusivement l’associa-
tion Ivermectine-Praziquantel et 9% utili-
sent l’association Ivermectine-Praziquantel
avec le Pyrantel. 14% des éleveurs alternent
l’utilisation de lactones macrocycliques
(Ivermectine, Moxidectine) avec toujours
l’association de macrolides-praziquantel
(graphique 4).
Tout cela confirme que les Strongles Intes-
tinaux des équidés continuent à être am-
plement diffus dans les élevages, souvent
avec des charges parasitaires tellement éle-
vées au point de compromettre, même de
manière grave, non seulement les perfor-
mances des sujets, mais aussi le succès
même des élevages. En outre, les contrôles
pharmacologiques apparaissent peu ra-
tionnels en consiration du fait qu’ils sont
fréquemment effectués sans tenir compte
des différences biopathologiques des pa-
rasites, de leur sensibilité aux antiparasi-
taires et à l’absence d’alternance entre les
principes actifs. Ces facteurs, outre à rendre
souvent non complètement efficace le
traitement antiparasitaire, exposent au
risque de l’apparition de phénomènes de
résistance aux antiparasitaires surtout de
la part des petits strongles.
Contrôle des Strongles
Les grands et les petits strongles partagent
beaucoup d’aspects biologiques et épidé-
miologiques. Même les approches relatives
aux diagnostics, au contrôle et au traite-
ment des infestations qu’ils causent sont
superposables. L’approche classique pour
le contrôle des infestations de la part des
strongles intestinaux dans les équidés est
liée au traitement régulier des chevaux
avec des anthelminthiques, pour éliminer
les parasites adultes du gros intestin et li-
miter la contamination des pâturages avec
des œufs et des larves infectantes.
Les antiparasitaires pour équidés sont en
prévalence formulés sous forme de pâte ou
de gel oral, en granulé, et les principes actifs
les plus répandus sont les benzimidazoles
(Fenbendazole), les tetrahydropyrimidines
(Pyrantel) et les lactones macrocycliques
(Ivermectine e Moxidectine). En particulier
Ivermectine et Moxidectine, même si avec
des différences, sont les molécules les plus
efficaces dans le contrôle des infestations
causées par les petits strongles. Dans tous
les cas, on doit utiliser exclusivement des
produits enregistrés pour l’espèce, en évi-
tant, comme il arrive souvent, les fourni-
50
tures non correctes (inoculation sous-cu-
tanée, intramusculaire, intraveineuse) de
préparation de lactones macrocycliques
pour ruminants. En cas d’absence d’an-
thelminthiques résistant, les poulains doi-
vent être traités toutes les 6/8 semaines
jusq’à l’âge d’un an et les chevaux adultes
3 fois par an toujours après avoir soumis
les animaux à un examen coproscopique
quali-quantitatif. Certains auteurs conseil-
lent seulement le traitement des animaux
réellement infestés (donc coprologique-
ment positifs) ou bien des animaux posi-
tifs seulement avec des valeurs élevées
d’UPG ou au moins supérieures à 150-200.
Tous les animaux de nouvelle introduction
doivent être traités avec un antiparasitaire
et isolés pour 2-3 jours avant de les intro-
duire dans le groupe. L’infestation des
strongles ne peut pas être contrôlée ex-
clusivement avec l’utilisation des antipa-
rasitaires et leur utilisation doit toujours
être associée à une bonne pratique de ges-
tion hygiénique des animaux, des struc-
tures et des pâturages. Quelques simples
procédés, comme par exemple le ramas-
sage fréquent des fèces des animaux (au
minimum 2 fois par semaine), une rotation
des pâturages capable d’éviter que les ju-
ments et les poulains vivent toujours dans
les mêmes paddocks dans des années suc-
cessives, et une séparation des groupes par
âge, peuvent réduire la contamination de
l’environnement extérieur de la part des
larves infectantes et par conséquent aussi
la cessité de recourir fréquemment à
l’utilisation d’anthelminthiques.
En outre, pour des animaux élevés en box
et écurie, il est nécessaire d’enlever le crot-
tin quotidiennement, le renouvellement
des litières avec le maximum de fréquence
possible, de manière qu’au moins une su-
perficie soit toujours fraîche et sèche, évi-
ter la stagnation de l’air, faire attention
que les aliments ne tombent pas sur la li-
tière ou sur le plancher faire un change-
ment complet, et avant de reconstituer la
nouvelle litière, effectuer un nettoyage ra-
dical et une désinfestation.
Bibliographie
Garippa G., Arru E., Puddu P., 1991. Vantaggi del
trattamento antiparassitario autunno-invernale
degli equini. Atti S.I.S.Vet., 45: 1339-1341.
Scala A., Verachi F., Giannetto S., Poglayen G., Can-
cedda M. (1999). Le endoparassitosi degli equidi do-
mestici in Sardegna. Atti S. I.S.Vet., 53: 193-194.
Montinaro S., D’Angelo V., Panti A., Scala A. (2000).
Indagine epidemiologica sui nematodi gastrointes-
tinali del cavallo in Sardegna. S. I.S.Vet., 57: 209-210.
Montinaro S., Scala A., Battelli G., Stancampiano L.
(2002). Epidemiologia delle infestioni gastrointes-
tinali del cavallo. Ob. Doc. Vet., 23 (11): 35-42.
Garippa G., Polinas L., Merella P., Scala A., Nieddu
A.M., Murgia A., 2004. Epidemiological findings on
equid endoparasitoses in Sardinia. Parassitologia,
46 (Suppl 1): 45.
Garippa G., Manfredi M.T., Otranto D. 2010. Paras-
sitologia e Malattie Parassitarie degli Animali.
Prima edizione italiana. EMSI Editrice Roma.
51
Le cheval anglo-arabe dans le
sport et dans d'autres activités
Antonio Sfuncia, Nicola De Riu, Giuseppe
Moniello
Département de Biologie Animale - Faculté de
Médicine Vétérinaire, Universide Sassari -
Via Vienna, 2 - 07100 Sassari
D
ans toutes les espèces domestiques
élees, l’utilisation pour n’importe
quel but (production de viande, lait,
œuf, fibre, travail, sport, compagnie, affec-
tion, etc.) est fondamentale, au moment
que l’utilité de l’animal cesse. On observe
une réduction notable de consistance,
jusqu’à la totale disparition, surtout si l’on
n’a pas de reconversion d’usage.
Dans le domaine des équidés il existe de
nombreux exemples de races exploitées
dans le passé essentiellement pour les tra-
vaux agricoles, dont la nécessité s’est ré-
duite toujours plus avec l’avènement de la
motorisation. Dans les dernières années,
suite à ces phénomènes et à une majeure
conscience de l’importance de la biodiver-
sité, on procède à une récupération de
nombreux types nétiques d’animaux
ayant une faible consistance numérique
ou du moins on tente de le faire; on peut
citer de nombreux exemples, toujours dans
le domaine de l’espèce équine, de tenta-
tives de récupération de nombreuses races
de chevaux et d’ânes.
En Sardaigne, en Corse et en Toscane l’uti-
lisation et la popularité du cheval ont été
pendant des siècles très enracinées dans
les activités de travail et durant les mani-
festations traditionnelles de valeur histo-
rique, culturelle, sociale, presque toujours
à caractère religieux, comme Ardia, Pali,
Sartiglia, etc., la présence du cheval, en
tant que protagoniste ou co-protagoniste,
était constante et elle este restée dans de
nombreux cas ainsi jusqu’à nos jours. L’an-
glo-arabe, le type génétique le plus diffus
en Sardaigne, est doté d’une remarquable
versatilité, outre aux sports de compéti-
tion à divers niveaux et de types variés
(course de plat, concours et fond), pour ses
caractéristiques morphologiques, d’apti-
tudes et caractérielles il est très adapté et
utilisé communément dans d’autres nom-
breuses activités comme les écoles d’équi-
tation, les manèges, la promenade, le
travail à la campagne, etc. Dans le passé,
il était très coutumier de trouver des su-
jets, qui, à leurs débuts, couraient en com-
pétition et, par la suite, étaient dirigés vers
le concours, atteignant souvent des per-
formances dignes de renom. Cela -
moigne de la grande versatili de
l’anglo-arabe, qui constitue une caracté-
ristique particulière de valeur de ce type
génétique, qui devrait être sauvegardée,
conservée et valorisée aussi par des inci-
tations à la participation et/ou aux vic-
52
toires et aux placements dans le domaine
des manifestations sportives officielles.
Le cheval anglo-arabe trouve actuelle-
ment utilisation dans de différentes disci-
plines sportives, qui dans certains cas lui
sont exclusivement dédiées, comme cer-
taines courses de plat. Si l’on pense tou-
tefois à l’évolution que l’on a eue durant
ces dernières années dans le secteur du
concours hippique, une des autres activi-
tés sportives l’anglo-arabe a toujours
occupé une position de haut renom aussi
bien par la consistance de sa participation
que par les résultats sportifs obtenus, on
peut noter comment le rôle de tel type gé-
nétique commence graduellement à se ré-
duire. On l’observe depuis quelques
années, surtout dans les compétitions de
niveaux plus élevés, dans lesquelles sont
requis des chevaux de majeure masse et
puissance pour pouvoir affronter facile-
ment les difficultés techniques des par-
cours. Pour ce motif, dans le domaine des
concours, l’on observe une forte augmen-
tation numérique du sella italiano, qui est
doté de ces caractéristiques aux détri-
ments de l’anglo-arabe, dont il descend.
Pour vérifier l’entité de la participation et
des performances obtenues par le cheval
en Sardaigne, avec une référence particu-
lière à langlo-arabe, on a contrôlé les
courses de plat qui ont eu lieu sur l’hippo-
drome de Grosseto (où se dispute le plus
grand nombre de compétitions réservées
à l’anglo-arabe en dehors de la Sardaigne)
en rifiant l’incidence de participants,
vainqueurs et le placement des sujets nés
en Sardaigne. Pour les autres typologies de
course (concours et endurance), qui sont
ouvertes à toutes les races, on a estimé
qu’il était opportun de reporter les résul-
tats de majeur éclat, obtenus durant des
compétitions importantes au niveau na-
tional et international.
Dans la course de plat on prévoit des ma-
nifestations officielles réservées en exclu-
sivité aux sujets anglo-arabes, ce qui
n’arrive pas dans les autres spécialités. Les
compétitions sont ouvertes indifférem-
ment à tous les types génétiques. Il résulte
relativement simple vérifier la participa-
tion aux diverses manifestations sportives
du cheval anglo-arabe, s’il s’agit de course
de plat. Dans les autres activités de com-
pétition, auxquelles participent indiffé-
remment des sujets appartenant aux plus
diverses races et typologies génétiques, le
tracement des activités est plutôt compli-
qué, à moins que l’on ne considère que les
sujets un par un. En considération de ce
qu’on vient d’exposér, on a reporté synthé-
tiquement ici de suite quelques éléments
utiles pour l’évaluation de l’importance du
cheval anglo-arabe éle en Sardaigne
dans le cadre des trois types de sport où il
est le plus utilisé au niveau compétitif na-
tional et international, course de plat,
concours hippique et endurance.
Course de plat
Annuellement dans la totalité du territoire
italien, se dispute au total à peu près 180
courses réservées aux anglo-arabes et
courues pour la plupart en Sardaigne; au
dehors de l’ile, elles sont effectuées en
prévalence en Toscane, en particulier sur
l’hippodrome de Grosseto. Dans le tableau
1 est reporté le nombre total des journées
53
et des courses au galop pour anglo-arabes
disputées durant l’année 2008 sur les hip-
podromes italiens. La Toscane joue un rôle
important dans le cadre de telles manifes-
tations, au total dans la région on effectue
71 courses, qui correspondent à peu près
à 40% du total national et à une bonne
partie (94%) de celles qui sont disputées
au dehors de la Sardaigne. Elle représente
donc, une férence importante dans le
but de l’évaluation des résultats compéti-
tifs de l’anglo-arabe au niveau national.
En Corse aussi il y a une intéressante acti-
vité compétitive qui se déroule sur les hip-
podromes de Zonza, de Casatorra,
d’Ajaccio et de Prunelli.
Tableau 1: Courses réservées aux chevaux
anglo-arabes qui se sont roulées an-
nuellement dans les hippodromes italiens.
Région
Hippodrome Nombre Nombre
(nom) de corses de journées
Sardaigne
Chilivani 68 28
(Don Meloni)
Sassari 36 15
(Pinna)
Toscane
Grosseto 60 40
(Casalone)
Capalbio 11 12
(La Torricella)
Campanie Agnano 4 61
TOTAL 179 156
Dans le cadre des courses de galop réser-
vées à l’anglo-arabe sur l’hippodrome de
Grosseto, les chevaux nés et élevés an Sar-
daigne, participant dans toutes les caté-
gories correspondent à peu près à 75 %
du total; le quota restant (25%) de che-
vaux non sarde provient d’un nombre li-
mité d’élevages localisés en prévalence en
Toscane et dans le Latium.
Dans le tableau 2 l’on reporte le nombre
de participants vainqueurs et placés (dis-
tingués sur la base de l’origine: sardes et
non sardes) aux courses de plats réservées
aux anglo-arabes disputées durant l’année
2008 sur l’hippodrome de Grosseto, pour
un total de 40 journées et 60 courses.
Parmi toutes les courses disputées, un peu
moins de 80% des chevaux placés est re-
présenté par des sujets sardes, qui parmi
les vainqueurs, correspondent à 70% (ta-
bleau 2 et graphique 1, 2 et 3). De là, on
dénote comment le flux de chevaux de
course anglo-arabes de la Sardaigne vers
la Toscane est important et notable; évi-
demment au transfert temporaire ou dé-
finitif des animaux souvent est assoc
celui des personnes qui travaillent dans le
monde hippique (éleveurs, préparateurs,
entraineurs, écuyers, jockeys, employés des
écuries, etc.). En parallèle, et par consé-
quent, nombreux sont les noms de fa-
milles sardes, que l’on rencontre parmi les
personnes qui travaillent constamment
dans le monde hippique toscan et qui ac-
complissent leur activité avec une grande
passion et une compétence élevée, dé-
montrées directement sur le champ avec
des résultats obtenus, obtenant le respect,
l’estime et l’admiration de la part de tous.
54
Tableau 2 - Chevaux participants, vain-
queurs et placés dans des courses réser-
vées aux anglo-arabes disputées durant
l’année 2008 sur l’hippodrome de Gros-
seto en relation à l’origine.
Graphique 1 – Incidence des sujets sardes
sur le total des partants en courses de plat
réservées aux anglo-arabes sur l’hippo-
drome de Grosseto durant l’année 2008.
Graphique 2 – Incidence des sujets sardes
sur le total des placés en courses de plat
réservées aux anglo-arabes sur l’hippo-
drome de Grosseto durant l’année 2008.
Graphique 3 – Incidence des sujets sardes
sur le total des vainqueurs en courses de
plat réservées aux anglo-arabes sur l’hip-
podrome de Grosseto durant l’année 2008.
À titre d’exemple on reporte le nom de
quelques sujets qui se sont particulière-
ment distingués dans cette spécialité, pour
des détails et des approfondissements ul-
térieurs on renvoie à la presse et aux sites
web spécialisés, dont quelques-uns sont
reportés dans la bibliographie.
IL CURATO (de Vidoc III et de Brook Logan)
Prix Cheval anglo-arabe, Rome 2006,
Grand Prix d’Italie de l’anglo-arabe, Na-
ples, 2007
VITULIANA (de Oscar Day et Nabilia II)
vainqueur du Grand Prix des Pouliches à
Tarbes. 1997
VIDOC (de Prepotente et Evelyn de S.Anna)
vainqueur du Prix du Ministère, 1997
OSTENDA (de Neorion et Ussana) vain-
queur du Grand Prix des Pouliches à
Tarbes. 1990
Le cheval
anglo-arabe
dans le Palio de
Siene
Les hippodromes se roulent les
courses réservées aux anglo-arabes sont
fondamentaux à des fins du choix, sur la
base des résultats obtenus, des chevaux à
Origine
Participants Vainqueurs
Deuxième Troisième Total
des chevaux place place placés
Sardes 415 43 45 46 134
Non sardes 116 17 15 14 46
Total 531 6O 60 60 180
55
utiliser pour la participation à la manifes-
tation historique du Palio de Siene, qui se
déroule 2 fois par an (2 Juillet et 16 aout)
et voit le cheval anglo-arabe protagoniste
absolu dans la compétition de Piazza del
Campo. Dans le passé, les courses dispu-
tées sur les hippodromes sardes di Chili-
vani et de Sassari étaient des points de
repère de fondamentale importance pour
la sélection des sujets à individualiser et
éventuellement à acquérir afin de les uti-
liser dans le Palio où les chevaux sardes et
en particulier l’anglo-arabes, surtout suite
à l’introduction dans le règlement de l’uti-
lisation exclusive de ce type génétique,
exerce un rôle de premier plan.
Assurément, pour le passé, doivent être re-
mémorés les noms de sujets qui ont rem-
porté de nombreuses victoires comme
Panezio (8 victoires), Benito et Uberta (5
victoires), Urbino de Ozieri et Rimini (3 vic-
toires). Durant les Palio des dernières an-
nées de très nombreux chevaux participants
sont nés et ont été élevés en Sardaigne et
parmi ceux-ci sont à dénombrer Berio et
Già del Menhir, vainqueurs de trois édi-
tions.
Même dans ce cas on observe un entrelacs
de relations entre passionnés et employés
du monde hippique sarde avec le toscan.
Ce n’est pas ici le lieu opportun pour faire
une longue liste des noms sardes protago-
nistes de cette antique manifestation, l’on
renvoie pour des détails ultérieurs à la
chronique des faits excellemment reportée
par les journalistes et par les observateurs
passionnés et de haute compétence, parmi
lesquels, dans ce cas aussi, se distinguent
souvent des noms sardes.
Concours
Dans les derniers lustres dans le secteur du
concours hippique, une des activités
l’anglo-arabe a toujours occupé des posi-
tions de très haute importance, le rôle de
ce type génétique s’est graduellement ré-
duit, surtout dans les compétitions de plus
haut niveau dans lesquelles on demande
des chevaux dotés de masse et de puis-
sance majeures, pour pouvoir affronter ai-
sément les difficultés des parcours.
On peut noter comment dans les catégo-
ries basses (120-140 cm) et intermédiaires
(145-150 cm), aussi bien pour la consis-
tance de la participation que pour les ré-
sultats sportifs obtenus, le cheval
anglo-arabe occupe constamment des
positions importantes, mais dans les plus
élevées (au dessus de 150 cm), pour ses
caractéristiques de consistance et de puis-
sance réduites par rapport à d’autres types
génétiques, il ne réussit pas à se maintenir
au même niveau pour une évidente infé-
riorité, étant peu nombreux les anglo-
arabes qui réussissent à accéder à de telles
catégories et à obtenir des sultats im-
portants.
À titre d’exemple on reporte une brève
liste des sujets qui durant les dernières an-
nées ont obtenu des résultats de renom au
niveau national et/ou international. Pour
d’ultérieurs détails et approfondissements
on renvoie à la presse ou aux sites web
spécialisés, dont certains sont reportés
dans les notes bibliographiques.
Anglo-arabes
ULABAI (de Perou de Roche et Pat le
Monde) Champion italien Cat. 5 ans en
56
1998, aux Championnats du Monde,
Cat. 7 ans, en 2000
VENERE ROSSA (de O’rey de Sedini et Qua-
ternella) vainqueur Master Cavallo Ita-
liano, Cat. 7 ans, Verone, 2001
ANTILOPE ARMONIOSA, (de Piradin et
Aida) 1° au Master Cavallo Italiano, Cat. 7
ans, Verone, 2003
CHILOSCIU (de Quidam de la Cere et Ossi-
diana) du classement Master Cavallo
Italiano, Cat. 6 ans, Verone, 2004
ENTUSIASMU (de Usignolu et Zinea) du
classement Master Cavallo Italiano, Cat. 5
ans, Verone, 2005
GOLDSTAR (de Rheingold de Luyne et
Oriunda I) du classement Master Ca-
vallo Italiano Cat. 5 ans, 2005
DOURANGO (de Flamengo et Vai Sola) à
participé aux Championnats du Monde du
Concours Complet d’Equitation, USA 2010
Sella italiano
CERVIA (de Avenir et Tubai) au Master
Cavallo Italiano Verone, Cat. 5 ans, 2003
BONAZZA (de Arpese du Bois et Diana VIII)
1° au Master Cavallo Italiano Verone, Cat.
6 ans, 2003
CELESTE de Villanova (de Avenir et Quercia
de Villanova) Absolu aux Championnats
Complets d’Equitation, Cat. 6 ans, 2004
CRESOS (de Avenir et Uliva) Finaliste avec
un double parcours net et du classe-
ment au Championnats du Monde Jeunes
Chevaux, Cat. 6 ans, 2004
FIAMMA SPENTA (de Robine et Ulascia)
du classement au Championnats du
Monde Complet d’Equitation Lion D’An-
gers (FR), Cat. 7 ans, 2005
ELABAI (de Avenir et Pat Le Monde) 1° du
classement au Championnats UNIRE, Cat.
6 ans, 2006
Endurance
De nombreux sujets anglo-arabes et
arabes sont destinés aux courses de fond,
dans lesquelles ils atteignent souvent des
résultats remarquables, grâce aux dons de
résistance au travail prolongé dans le
temps et d’une intensité modérée. De
nombreux sujets élevés en Sardaigne se
sont distingués au niveau national et in-
ternational, à titre d’exemple on n’en re-
porte que quelques-uns. Pour d’es détails
et des approfondissements ultérieurs on
renvoie à la presse ou aux sites web spé-
cialisés, dont certains sont reportés dans
les notes bibliographiques.
BANTU DE ZAMAGLIA anglo-arabe (de
Approach The Bench et Tavola de Zama-
glia) 1° avec Best Condition aux Cham-
pionnats Italiens Absolu CEI*** km 160
championnat endurance italien 2005
FILIERI pur-sang arabe (de Rubis de Car-
rere et Argentina) aux Championnats
Italiens Catégorie Débutant 30 Km, 2006
ENA FRISCA DE ZAMAGLIA pur-sang arabe
(de Magical Wonder et Tavola de Zama-
glia) 2° aux Championnats Italiens Cat.
CEN*/B 60 Km, 2006
EMYROS pur-sang arabe (de Rubis de Car-
rere et Akky D’Oa) 2° ai Championnat Ita-
lien, Cat. CEN*/B 60 Km, 2006
Echanges
Entre la Sardaigne et les zones géogra-
phiques voisines l’échange de chevaux est
depuis longtemps remarquable et intense
en proportion à la consistance du patri-
57
moine ingral, particulièrement et surtout
vers la Toscane les flux sont continus et plu-
t intenses, par contre ceux vers la Corse
sultent plus sporadiques et occasionnels.
De nombreux chevaux s et élevés en Sar-
daigne participent aux courses de plat ré-
servées aux anglo-arabes qui se déroulent,
outre que sur les hippodromes sardes de
Chilivani et de Sassari, aussi sur ceux de
Grosseto et de Capalbio (Toscane),
d’Agnano (Campanie), est disputé le
Gran Premio Nazionale, sporadiquement
sur d’autres hippodromes sont organisées
des courses qui ne se tent pas avec une
cadence et/ou un calendrier pour la saison.
Dès le but du travail d’amélioration, au
cours de l’époque moderne, du cheval éle
en Sardaigne (voir chapitre sur l’histoire),
on effectue diverses introductions d’éta-
lons anglo-arabes français dérivant d’une
phase de sélection déjà consolidée qui, en
France, en relation à ce type génétique,
avait commencé déjà depuis longtemps.
Au cours des année<