Article

Reticular Rash, Cocaine, and Levamisole

Department of Internal Medicine, Fairview Hospital, Cleveland, OH.
Mayo Clinic Proceedings (Impact Factor: 6.26). 02/2013; 88(2):e19. DOI: 10.1016/j.mayocp.2012.09.018
Source: PubMed
0 Followers
 · 
6 Reads
  • [Show abstract] [Hide abstract]
    ABSTRACT: L’addition de produits de coupage (adultérants et diluants) à la cocaïne n’est pas un phénomène nouveau. Jusqu’à présent, on imaginait que le bénéfice principal pour les narcotrafiquants était de diminuer la pureté et donc la quantité nette de cocaïne par échantillon, dans un but économique évident. Cependant, un certain nombre de ces adultérants est doté de propriétés pharmacologiques qui peuvent également induire des effets toxiques propres. Depuis 2003, le lévamisole a été introduit comme adultérant de la cocaïne aux États-Unis et cette pratique s’est rapidement répandue dans le monde, au point qu’actuellement près de 70 % des échantillons saisis de cocaïne sont coupés par du lévamisole. Le lévamisole est historiquement un agent antihelminthique et immunomodulateur dont l’utilisation a été abandonnée chez l’homme en raison de l’incidence élevée d’effets secondaires sérieux hématologiques et dermatologiques. Il n’est dès lors pas étonnant d’observer des complications similaires depuis l’introduction du lévamisole dans la cocaïne, alors que de nouvelles manifestations pourraient également apparaître. Des données récentes montrent également que le lévamisole peut se transformer chez l’homme en aminorex, une substance amphétaminique, qui pourrait, en cas d’exposition prolongée, entraîner d’autres complications spécifiques (hypertension pulmonaire idiopathique) qui avaient été observées lorsque l’aminorex avait été utilisé comme agent anorexigène. Enfin, l’interaction possible du lévamisole et de l’aminorex avec les mécanismes de neurotransmission, notamment sérotoninergique et dopaminergique, peut laisser suspecter que ces substances modifient l’action cérébrale de la cocaïne.
    No preview · Article · Nov 2015