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Capacités Envahissantes de Deux Espèces Exotiques, Chromolaena Odorata (Asteraceae) et Hyptis Suaveolens (Lamiaceae), en Relation Avec L'Exploitation des Terres de la Région de Bétécoucou (Bénin)

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Capacités Envahissantes de Deux Espèces Exotiques, Chromolaena Odorata (Asteraceae) et Hyptis Suaveolens (Lamiaceae), en Relation Avec L'Exploitation des Terres de la Région de Bétécoucou (Bénin)

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Abstract

Invasiveness of two exotic species, Chromolaena odorata (Asteraceae) and Hyptis suaveolens (Lamiaceae), in relation with land use around Bétécoucou (Bénin). Very few studies have been conducted on the effects of farming systems on the invasive capacity of exotic species. This study fills this gap by analysing the invasive capacity of two exotic species, Chromolaena odorata and Hyptis suaveolens, in farming systems in the Guineo-Congolian/Sudanian transition zone of Benin. The findings show that the annual seed yield of C. odorata (45 151 seeds/plant) is significantly higher than that of H. suaveolens (1 782 seeds/plant). On the other hand, seed germination rate of H. suaveolens (70%) was higher than that of C. odorata (30%). Seed production and population density of C. odorata were higher in fallows and tree-savannah than in deforested savannah and croplands. H. suaveolens seed production and population density were higher in fallows and degraded savannahs. Bush fire reduced plant growth, the amount of seeds annually produced, and the seed germination rate. This study shows that the invasion intensity is related to the farming system. These two exotic species unfavourably altered the vegetation structure available to livestock by favouring the establishment non-forage species. French Les effets du type d'exploitation agricole sur les capacités d'invasion des espèces exotiques sont rarement étudiés. La présente étude a pour objectif d'analyser les capacités d'invasion de deux espèces exotiques, Chromolaena odorata et Hyptis suaveolens, en relation avec l'exploitation des terres dans la zone de transition guinéo-congolaise/soudanaise du Bénin. Les résultats indiquent que la production annuelle des graines de C. odorata (45 151 graines/individu) est plus élevée que celle de H. suaveolens (1 782 graines/individu). En revanche, le taux de germination de H. suaveolens (70%) est plus élevé que celui de C. odorata (30%). La production de graines et la densité des individus de C. odorata sont plus élevées dans les jachères et les savanes arbustives-arborées pâturées que dans les savanes déboisées et champs de culture. Celles de H. suaveolens sont plus élevées dans les jachères et les savanes déboisées. Le feu de végétation a contribué au ralentissement du développement de leurs plants et à la réduction de leur production de graines et de leur taux de germination. L'étude révèle que le degré d'invasion est lié aux perturbations anthropiques des types de formations végétales. Hyptis suaveolens présente une capacité d'invasion plus élevée que C. odorata. Les deux plantes exotiques modifient la structure des formations végétales dans un sens défavorable à l'élevage en induisant l'installation des espèces non appétées par le bétail.

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... In the savannah biome of South Africa, the most prominent invaders are usually only found along rivers flowing through savannas and are therefore not invaders of true savannah ecosystems (Henderson, 2007). Land use patterns can affect the sensitivity of ecosystems to plants invasion (Lozon & MacIsaac, 1997;Radosevich et al., 2003;Aboh et al., 2008). Many biotic and abiotic factors explain the invasion process of ecosystems. ...
... In addition, variations in physiognomy may be accompanied by changes in floristic composition, structure, and productivity due to variations in chemical and physical soil characteristics (Haridasan, 2000). In the Guineo-Congolian/Sudanian transition zone of Benin, alien species, Chromolaena odorata and Hyptis suaveolens proliferate with aggressiveness (Aboh et al., 2008). C. odorata is originating of the Antilles and of equatorial America, but was introduced like a cover plant in Africa between 1920 and 1940 (Lavabre, 1988); while H. suaveolens is native of tropical America, now widespread in tropical Africa and Asia (Hutchinson & Daziel, 1963). ...
... C. odorata is originating of the Antilles and of equatorial America, but was introduced like a cover plant in Africa between 1920 and 1940 (Lavabre, 1988); while H. suaveolens is native of tropical America, now widespread in tropical Africa and Asia (Hutchinson & Daziel, 1963). In the grasslands, these alien invasive species act as non-edible plants by the ruminants (Aboh et al., 2008). The abundance and the dominance of edible species drop in colonized vegetation form to the advantage of inedible species (Oumorou et al., 2010). ...
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Objectives: Soil properties-invasive vegetation relationships remains uninvestigated. This study aimed at analyzing the main ecological factors, which explain the spatial distribution of two invasive species: Chromolaena odorata (Siam weed) and Hyptis suaveolens (Tea-bush). Methodology and Results: The Data were collected in 33 plots installed randomly according to the phytosociological method. These data were submitted to the Canonical Analysis of Correspondence. The, wet grasslands contamined were distinguished from grasslands of dry plateaus. A difference was also made between establishment and invasion from the step of contamination of both plants. The relevant edaphic main factors related to grasslands on dry plateau were sandy rate, pH, potassium and carbon rate. Wet grasslands of floodplains were located on soils with a high concentration of clay and silt, phosphorus, calcium and magnesium, as well as a high cation exchange capacity. Conclusions and application of findings: It could be concluded that the texture-moisture of the soil is the main factor, which explained the invasion intensity and the floristic composition of the investigated savannah. Dry plateau soil and oligotrophe induced the development of these alien plants. Therefore, it was suggested planning activities to prevent the expansion of these species on dry plateau grasslands. Keywords: alien plants, Canonical analysis of correspondence, dry plateau, floodplain, plant community, soil properties
... Par contre, d'autres espèces de plante exotique envahissante se développent mieux dans les jachères que sur les terres cultivées. Aboh et al. (2008), ont rapporté que Chromolaena odorata (L.) R. M. King & H. Rob. et Hyptis suaveolens L. Poit, envahissent plus les systèmes de jachère que les terres agricoles régulièrement cultivées, mettant ainsi en exergue un lien entre les systèmes de culture et le niveau d'infestation des exploitations agricoles par les plantes invasives. ...
... Le réchauffement climatique couplé avec les fortes averses tropicales contribue à la dégradation accélérée des terres qui modifie les propriétés physiques et chimiques de ces dernières (Igue et al., 2013). Ces changements environnementaux constituent des facteurs d'invasion par les plantes exotiques parce qu'il y a une forte relation entre le type de sol (texture, structure et composition chimique) et le degré d'infestation des agro-écosystèmes par les plantes invasives notamment C. odorata et H. suaveolens (Ganglo, 2005;Aboh et al., 2008). Cependant, la température et la pluviométrie sont les deux variables environnementales les plus importantes qui déterminent la vulnérabilité d'un écosystème à l'invasion des plantes exotiques. ...
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La résurgence des plantes invasives est l’un des problèmes des systèmes agricoles en Afrique Sub-Saharienne, notamment au Bénin. Il est important de porter un regard analytique sur les causes des invasions de plantes en agriculture, pour une meilleure orientation dans le choix des moyens de lutte. Cette revue a pour objectif d’analyser les approches et résultats d’études obtenus sur plusieurs plantes invasives au Bénin, en ressortant les facteurs qui favorisent leur distribution dans les milieux agricoles. Il se dégage, à partir de l’évaluation du potentiel bioécologique d’adaptation des plantes invasives, qu’il y a des facteurs intrinsèques et extrinsèques qui concourent à leur distribution dans les systèmes agricoles. Les facteurs intrinsèques sont liés aux potentiels génétiques et biologiques des plantes invasives tandis que ceux extrinsèques se rapportent pour la plupart aux actions anthropiques et aux conditions environnementales du milieu. La biologie des plantes invasives, les actions anthropiques et le climat sont les facteurs clés de succès des invasions biologiques végétales. L’amélioration des systèmes de cultures, et les prédictions des infestations en lien avec le changement climatique peuvent entre autres aider à limiter les chocs de résurgence des plantes invasives dans les systèmes agricoles. Mots clés: Espèces exotiques envahissantes, mauvaises herbes, agriculture, climat, Bénin
... Chromolaena odorata (L.) King and Robinson (Asteraceae) also named Eupatorium odoratum or Siam weed is one of the world's most invasive plant species, with an area of distribution extending over Central and Western Africa, India, Australia, the Pacific Islands, and Southeast Asia (Mandal and Joshi, 2014). The species spreads fast thanks to its strong capacity to produce wind-dispersed seeds and to secrete allelochemical compounds, which allows a strong competition with other plants species (Aboh et al., 2008;Mandal and Joshi, 2014). Currently, agricultural lands in 12 of the 16 countries in West Africa have been invaded by C. odorata (Aigbedion-Atalor et al., 2019). ...
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Plant invasion may have significant ecological and socio-economic impacts across agroecologies. Chromolaena odorata (Asteraceae) is one of the world’s most invasive plants albeit it is considered a suitable fallow plant in West Africa. However, its impacts on soil biological processes are poorly understood. This study was conducted in intermingled forest and savanna sites invaded by C. odorata in Central Côte d’Ivoire (West Africa) to bridge this knowledge gap. Invaded forest sites (COFOR) were compared to adjacent natural forest fragments (FOR) while invaded savanna sites (COSAV) were compared to adjacent natural savanna fragments (SAV). Soil (0–10 cm depth) physico-chemical variables, including soil organic C (SOC), total soil N and available N and P concentrations were measured. Additionally, soil microbial biomass (MBC), carbon mineralization (Cmin), acid phosphatase, β-glucosidase, and fluorescein diacetate were measured. Further, the MBC/SOC ratio and the metabolic quotient (qCO2) were calculated. An index of invasion effect (IE) computed as the cumulative percent change in the microbial and enzyme activities was determined for each ecosystem context. Results showed that soil MBC and MBC/SOC ratio declined in COFOR relative to FOR. In general, Cmin, enzymatic activities, qCO2 and available N and P significantly increased in the C. odorata sites relative to the respective reference ecosystems, particularly savanna, potentially due to a larger gap in the litters’ quality. As a result, the invasion effect was twice as high in savanna (IE = 292.8%) as in forest (IE = 147.5%). However, a Principal Component Analysis showed that the COSAV were close to COFOR stands without mixing, probably due to contrasting initial soil organic matter and clay contents. These results improved our knowledge on the changes in soil microbial attributes and the mechanisms of soil fertility restoration or improvement in response to C. odorata invasion in natural forests and savannas of West Africa.
... Ces dynamiques ont favorisé la propagation de nombreuses plantes envahissantes représentant, d'une part, une menace réelle et croissante pour de nombreuses zones de conservation (UICN/PACO, 2013) et, d'autre part, un sérieux problème pour la production agricole (Pratt et al., 2017). À ce jour et à notre connaissance, peu d'études se sont intéressées aux effets des utilisations du sol sur les plantes envahissantes en Afrique de l'Ouest (Aboh et al., 2008). Très peu de recherches ont essayé de bien comprendre l'écologie, la distribution et la gestion des plantes envahissantes en Afrique de l'Ouest (Foxcroft et al., 2010) pour aider les agriculteurs et les gestionnaires des aires de conservation dans leur lutte contre ces plantes (Holou et al., 2013). ...
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The issue of invasive plants in Togo (West Africa): contribution of landscape systemic analysis and remote sensing. Description of the subject. Invasive plants are a major threat to natural habitats, agriculture and health worldwide. Certain land uses are known to promote plant invasions. Despite the occurrence of rapid land-use mutations, particularly around protected areas in Togo, the diversity and abundance of invasive plants in relation to land use are poorly documented. This prospective study, through systemic analysis and remote sensing, proposed to investigate the land uses and diversity of dominant invasive plants in and around the Togodo Protected Area in southeastern Togo. Objectives. The objectives of this study were: to map the land use of the study area, to identify both the main landscape elements in and around the Togodo Protected Area and their driving forces of change, and to inventory the diversity of dominant invasive plants within these different landscape elements. Method. The following were created: a map of land use via an object-oriented approach, a typology of landscape elements through systemic analyses, and an inventory of dominant invasive plants following transects. Results. Agricultural practices were found to be the main driving forces behind the land use on the site. Thirty species of invasive plants were identified, and fallows were the areas most dominated by invasive plants. Conclusions. Systemic landscape analyses and remote sensing are operational tools that can provide a better understanding of the issue of invasive plants within the anthropogenic ecosystems of the savannahs and dry forests of West Africa.
... This weed has very high germination capabilities compared to other weeds considered to be plagues. In particular, for Chromolaena odorata (Aboh et al., 2008) and Tithonia diversifolia (Ipou Ipou et al., 2011a), these authors obtained a germination rate of 30%. ...
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Objectif : Ce travail réalisé dans la réserve partielle de faune de Pama et ses périphéries a pour objectif d’évaluer les changements opérés dans la végétation sous l’influence du climat et de l’Homme.Méthodologie et résultats : Des images Landsat de 2001 et 2013 ont été utilisées pour faire la classification de la végétation. Une ordination des sites en fonction des paramètres de végétation collectées, a permis de faire le lien entre les sites dégradées et leur mode d’utilisation. Les variations du climat sont analysées à partir de l’indice standardisé des précipitations, les séquences sèches et le nombre de jours pluvieux. Les résultats indiquent une réduction des formations végétales denses, et une augmentation de la végétation savanicole, sols nus et mosaïques champs-jachères. La carte typologique des changements d’occupation du sol, a montré une amélioration de 66,8 % de couverture végétale localisée surtout dans les aires protégées tandis que la portion de la zone d’étude dégradée est de 28,8 %. Les paramètres pluviométriques montrent que la décennie 2001-2010 est relativement plus aride que celle précédente. Quant à l’impact des modes d’utilisation des terres, les aires pâturés et les jachères sont les plus dégradées comparativement à la Réserve partielle de faune de Pama et aux forêts communautaires.Conclusion et application : La dégradation des écosystèmes de cette zone résulte d’une action combinée des facteurs climatiques et anthropiques. Les phytocénoses situées dans les aires protégées sont les moins dégradées, ce qui réaffirme l’importance de ces aires de conservation dans un contexte de pression anthropique et de péjoration climatique.Mots clés : dégradation des terres ; images Landsat ; indice de précipitations ; types d’utilisation des terres.
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