Project

Melting Point

Goal: This project explores the access to primary care for vulnerable population groups in the Brussel's Capital Region. By relying on qualitative and ethnographic research methods, it examines the perceptions, experiences and practices of health care professionals, social services and non-profit associations, and the population.
This project is supported by the Brussels Capital Health and Social Observatory

Résumé du projet
Analyse qualitative du recours aux soins de première ligne par les personnes en situation vulnérable en Région de Bruxelles-Capitale (2020-2021).
L’étude "Melting Point", commanditée par l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale, s’intéresse à l’accès et au recours aux soins de première ligne pour les personnes en situation de vulnérabilité. L’étude porte sur l’accessibilité financière, matérielle et géographique des soins, mais elle examine plus particulièrement les éléments relationnels qui influencent l’accès et le recours, ou le non-recours. Ces éléments comprennent la relation des personnes à la santé - par exemple, quelle valeur donnent-elles à leur santé ? ; ainsi que leur relation au système de soins et aux professionnels de la santé.
Afin de comprendre ces relations, le projet repose sur des entretiens qualitatifs avec des professionnels d’une part, et avec la population d’autre part. La combinaison d’une approche territoriale, focalisée sur le croissant pauvre de Bruxelles et plus spécifiquement Cureghem, et d'une approche de situation, celle de la monoparentalité féminine en Région de Bruxelles-Capitale, permet de délimiter la recherche et d’approfondir les éléments identifiés lors des entretiens.
Adaptation et poursuite de la recherche depuis le début de la pandémie COVID-19
Lorsque que la pandémie de la Covid-19 a débuté, l’équipe a décidé de poursuivre la recherche dans le respect des mesure sociales et sanitaires. Les entretiens ont donc été réalisés selon des modalités adaptées. Le sujet de la recherche n’a pas été modifié, mais les personnes que nous avons rencontrées se sont exprimées sur l’influence de la crise sur leur santé, directement ou en altérant l’équilibre, fragile, de leur situation.
Première observation : dans un contexte de vulnérabilité, le confinement est double. C’est un sur-confinement. L’isolement social qui peut accompagner la monoparentalité féminine est amplifié, dans les logements exigus, les habitants étouffent, les tensions sont exacerbées, les violences intrafamiliales augmentent et les (rares) relations qui servaient d’échappatoire, par exemple au travail, dans un association ou avec un médecin, n’existent plus.
Deuxième observation : les services sociaux et de santé, par exemple les maisons médicales, jouent un rôle qui ne se limite pas à leurs activités formelles. Ils constituent des espaces multifonctionnels et de sociabilité : on y trouve de l’écoute, un relai vers d’autres services, une prise de courant pour recharger son téléphone... Les situations de (grande) vulnérabilité risquent fortement de se détériorer pendant la crise.
Troisième observation : cette rupture apparaît d’autant plus problématique qu’elle met en danger une communication (information sanitaire, messages de prévention, et téléconsultation), déjà fragile, entre les autorités de santé et les prestataires de soins d’une part, et la population d’autre part.
Les situations de vulnérabilité, telles que définies ici, constituent des priorités vers lesquelles diriger les mesures d’aide et de support (social, psychologique, technologiques, etc.) aux services et à la population.
Equipe : Sophie Thunus (supervision), Alexis Creten (chercheur), Carole Walker, Thérèse Van Durme, Marie Dauvrin (accompagnement).

Date: 1 January 2020 - 30 March 2021

Updates
0 new
1
Recommendations
0 new
0
Followers
0 new
3
Reads
1 new
49

Project log

Sophie Thunus
added an update
Analyse qualitative du recours aux soins de première ligne par les personnes en situation vulnérable en Région de Bruxelles-Capitale (2020-2021).
L’étude "Melting Point", commanditée par l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale, s’intéresse à l’accès et au recours aux soins de première ligne pour les personnes en situation de vulnérabilité. L’étude porte sur l’accessibilité financière, matérielle et géographique des soins, mais elle examine plus particulièrement les éléments relationnels qui influencent l’accès et le recours, ou le non-recours. Ces éléments comprennent la relation des personnes à la santé - par exemple, quelle valeur donnent-elles à leur santé ? ; ainsi que leur relation au système de soins et aux professionnels de la santé.
Afin de comprendre ces relations, le projet repose sur des entretiens qualitatifs avec des professionnels d’une part, et avec la population d’autre part. La combinaison d’une approche territoriale, focalisée sur le croissant pauvre de Bruxelles et plus spécifiquement Cureghem, et d'une approche de situation, celle de la monoparentalité féminine en Région de Bruxelles-Capitale, permet de délimiter la recherche et d’approfondir les éléments identifiés lors des entretiens.
Adaptation et poursuite de la recherche depuis le début de la pandémie COVID-19
Lorsque que la pandémie de la Covid-19 a débuté, l’équipe a décidé de poursuivre la recherche dans le respect des mesure sociales et sanitaires. Les entretiens ont donc été réalisés selon des modalités adaptées. Le sujet de la recherche n’a pas été modifié, mais les personnes que nous avons rencontrées se sont exprimées sur l’influence de la crise sur leur santé, directement ou en altérant l’équilibre, fragile, de leur situation.
Première observation : dans un contexte de vulnérabilité, le confinement est double. C’est un sur-confinement. L’isolement social qui peut accompagner la monoparentalité féminine est amplifié, dans les logements exigus, les habitants étouffent, les tensions sont exacerbées, les violences intrafamiliales augmentent et les (rares) relations qui servaient d’échappatoire, par exemple au travail, dans un association ou avec un médecin, n’existent plus.
Deuxième observation : les services sociaux et de santé, par exemple les maisons médicales, jouent un rôle qui ne se limite pas à leurs activités formelles. Ils constituent des espaces multifonctionnels et de sociabilité : on y trouve de l’écoute, un relai vers d’autres services, une prise de courant pour recharger son téléphone... Les situations de (grande) vulnérabilité risquent fortement de se détériorer pendant la crise.
Troisième observation : cette rupture apparaît d’autant plus problématique qu’elle met en danger une communication (information sanitaire, messages de prévention, et téléconsultation), déjà fragile, entre les autorités de santé et les prestataires de soins d’une part, et la population d’autre part.
Les situations de vulnérabilité, telles que définies ici, constituent des priorités vers lesquelles diriger les mesures d’aide et de support (social, psychologique, technologiques, etc.) aux services et à la population.
Equipe : Sophie Thunus (supervision), Alexis Creten (chercheur), Carole Walker, Thérèse Van Durme, Marie Dauvrin (accompagnement).
 
Sophie Thunus
added a project goal
This project explores the access to primary care for vulnerable population groups in the Brussel's Capital Region. By relying on qualitative and ethnographic research methods, it examines the perceptions, experiences and practices of health care professionals, social services and non-profit associations, and the population.
This project is supported by the Brussels Capital Health and Social Observatory
Résumé du projet
Analyse qualitative du recours aux soins de première ligne par les personnes en situation vulnérable en Région de Bruxelles-Capitale (2020-2021).
L’étude "Melting Point", commanditée par l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale, s’intéresse à l’accès et au recours aux soins de première ligne pour les personnes en situation de vulnérabilité. L’étude porte sur l’accessibilité financière, matérielle et géographique des soins, mais elle examine plus particulièrement les éléments relationnels qui influencent l’accès et le recours, ou le non-recours. Ces éléments comprennent la relation des personnes à la santé - par exemple, quelle valeur donnent-elles à leur santé ? ; ainsi que leur relation au système de soins et aux professionnels de la santé.
Afin de comprendre ces relations, le projet repose sur des entretiens qualitatifs avec des professionnels d’une part, et avec la population d’autre part. La combinaison d’une approche territoriale, focalisée sur le croissant pauvre de Bruxelles et plus spécifiquement Cureghem, et d'une approche de situation, celle de la monoparentalité féminine en Région de Bruxelles-Capitale, permet de délimiter la recherche et d’approfondir les éléments identifiés lors des entretiens.
Adaptation et poursuite de la recherche depuis le début de la pandémie COVID-19
Lorsque que la pandémie de la Covid-19 a débuté, l’équipe a décidé de poursuivre la recherche dans le respect des mesure sociales et sanitaires. Les entretiens ont donc été réalisés selon des modalités adaptées. Le sujet de la recherche n’a pas été modifié, mais les personnes que nous avons rencontrées se sont exprimées sur l’influence de la crise sur leur santé, directement ou en altérant l’équilibre, fragile, de leur situation.
Première observation : dans un contexte de vulnérabilité, le confinement est double. C’est un sur-confinement. L’isolement social qui peut accompagner la monoparentalité féminine est amplifié, dans les logements exigus, les habitants étouffent, les tensions sont exacerbées, les violences intrafamiliales augmentent et les (rares) relations qui servaient d’échappatoire, par exemple au travail, dans un association ou avec un médecin, n’existent plus.
Deuxième observation : les services sociaux et de santé, par exemple les maisons médicales, jouent un rôle qui ne se limite pas à leurs activités formelles. Ils constituent des espaces multifonctionnels et de sociabilité : on y trouve de l’écoute, un relai vers d’autres services, une prise de courant pour recharger son téléphone... Les situations de (grande) vulnérabilité risquent fortement de se détériorer pendant la crise.
Troisième observation : cette rupture apparaît d’autant plus problématique qu’elle met en danger une communication (information sanitaire, messages de prévention, et téléconsultation), déjà fragile, entre les autorités de santé et les prestataires de soins d’une part, et la population d’autre part.
Les situations de vulnérabilité, telles que définies ici, constituent des priorités vers lesquelles diriger les mesures d’aide et de support (social, psychologique, technologiques, etc.) aux services et à la population.
Equipe : Sophie Thunus (supervision), Alexis Creten (chercheur), Carole Walker, Thérèse Van Durme, Marie Dauvrin (accompagnement).