Naby Souleymane Faye

Naby Souleymane Faye
Cheikh Anta Diop University, Dakar | UCAD · Ecole Doctorale Science de la Vie et de l'Environnement

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Introduction
PhD Candidate in Environment

Projects

Projects (3)
Project
Les études d’impact environnementales (EIE) associées à l’activité extractive et minière mais aussi à toute autre activité, sont souvent décriées par le grand public et les acteurs locaux. De plus, la conservation de la biodiversité est devenue, en une vingtaine d’années, un objectif majeur et une politique-phare de nombreux gouvernements (Vandevelde, 2014). Dans le cadre des actions d’investissement que les entreprises sont amenées à accomplir, il leur est désormais imposé de passer leurs différents projets au crible de l’évaluation environnementale (Fotso Chebou Kamdem, 2009). Au Sénégal, la majorité présidentielle a fait inscrire dans la révision de sa constitution le « droit des citoyens de jouir d’un environnement sain ». En conséquence de cette évolution de la vision de l’environnement en Afrique de l’ouest, reliée aux piliers social et économique, les EIE ont vu le jour et leur émergence découle de ladite évolution des mentalités (Lizotte, 2017). L’EIE est un outil dont se servent les décideurs pour identifier les impacts potentiels des projets proposés sur l’environnement, évaluer d’autres approches possibles et concevoir et incorporer des mesures de prévention, d’atténuation, de gestion et de suivi appropriées (FAO, 2012). En Afrique de l’ouest, l’essor industriel et l’établissement des populations sur la côte engendrent l’endommagement des zones côtières (Lindeboom, 2002). A cela s’ajoute l’exploitation des gisements de minerais (e.g. zircon et zirconium) dans certaines régions côtières comme le Sénégal (CEA, 2011). La convention d’Abidjan, dont le Sénégal est partie prenante, prévoit que les États membres encadrent la réalisation d’évaluation d’impact sur l’environnement préalablement à la réalisation de projets potentiellement nuisible pour l’environnement et/ou les populations. Dans le domaine des industries extractives, l’exploitation de ressources naturelles de valeur a souvent été la cause de nombreux problèmes que les objectifs du développement durable (ODD) tentent de résoudre (e.g. conflits violents et corruption (NU, 2012; CCSI, PNUD, SDSN & FEM, 2016). Le Sénégal, dans le cadre de sa politique minière en 2004, a porté attribution du permis de recherche à Mineral Deposits Limited (MDL) pour différents minéraux, dont le zircon ; ceci dans les régions de Thiès et Louga. Et pourtant, l’EIES, qui concerne la zone dunaire de l’écosystème des Niayes, comprenant 80% de la production maraîchère sénégalaise, a soulevé différents problèmes environnementaux (Ngaido, 2012). Même son de cloche noté dans le sud du pays, à Niafrang, en Casamance avec le promoteur australien ASTRON. En Gambie, il a été constaté des dégâts écologiques causés par l’exploitation du zircon avec une destruction de leur écosystème (Elodie, 2015). En Mauritanie, il est accordé une importance majeure au Centre de Chami, pour l’orpaillage traditionnel. Sont utilisés par jour, 200 kg de mercure pour extraire quelques 20 à 30 kg d’or. En effet, les vents de Chami transportent les particules de sable, chargées de mercure, pour se déposer sur les vasières du Parc National du Banc d’Arguin (PNBA) (PRCM, 2020). En Afrique de l’Ouest, les EIE sur le continuum Terre-Mer, permettent de réaliser une accumulation de beaucoup d’informations que peu d’institutions nationales sont à même de réaliser. Trois questions majeures seront abordées dans ce travail doctoral : les méthodologies utilisées, les plans d’échantillonnage, les échelles spatio-temporelles adoptées, l’interprétation des résultats et les restitutions publiques lors du processus des EIE, se réalisent-ils toujours les règles de l’art ? Est-il possible de les optimiser pour le bien commun ? Les données issues de ces travaux sont-elles disponibles pour les institutions nationales ? Au fil des années, de nombreuses critiques ont été formulées par les observateurs et divers comités d’étude concernant le manque de transparence du processus d’évaluation des ÉIE, les critères de sélection, la méthode de restitution publique mise en œuvre et la pertinence de l’information contenue dans les études d’impact (Coté, 2014; SIFE, 2018). Néanmoins, peu d’études et d’ouvrages se penchent sur la réalité de ces difficultés malgré le fait qu’elles soient au cœur même de l’efficacité de la protection de l’environnement dans un pays. Ainsi, sur le continuum Terre-Mer ou en milieu marin, de nombreuses lacunes sont notées comme par exemple : le choix des options basés sur des critères socio-économiques et non écologiques, la rareté des indicateurs mesurables et des prévisions quantitatives, la biodiversité évaluée en termes de populations et non d’effets sur les processus écologiques ou la diversité génétique (Radisson, 2018). Pour être efficace, l’ÉIE a besoin d’un cadre précis et de procédures de suivi méthodiques. Souvent aucun des deux n’est clairement défini (PNUE, 2002). On observe, même parfois, l’oubli des conventions internationales qui engagent les pays. L’objectif général de cette étude, qui se basera sur des études de cas Nord-Ouest Africain (e.g. Zircon et Or), est de (i) faire une analyse critique des méthodologies mise en œuvre, (ii) mener une réflexion sur la valorisation des données acquises au cours des EIE par les nationaux et (iii) d’étudier le processus de restitution des EIE appliquées à l’activité minière sur le continuum Terre-Mer (en milieu marin ou/et littoral).
Project
Sustainable management of human activities affecting Atlantic marine ecosystems is critical to maintain its health and to support the blue economy of the bordering countries. TRIATLAS will contribute to this by delivering knowledge of the current state and future changes of the Atlantic marine ecosystems. We achieve this through a basin-wide approach that integrates research from the North and South, and that closes critical knowledge gaps in the Tropical and South Atlantic that impede an understanding of the entire basin. 33 partners from 13 countries; Project duration: 2019-2023 https://triatlas.w.uib.no/ This project has received funding from the European Union’s Horizon 2020 research and innovation programme under grant agreement No 817578 This project has received funding from the European Union’s Horizon 2020 research and innovation programme under grant agreement No 817578 Project Management. Coordinator: Noel Keenlyside, UiB and Bjerknes Centre. Co-lead: Heino Fock, Thünen-Institut. Project Manager: Nilgun Kulan. Data Manager: Rocío Castaño Primo. Financial Manager: Robert Clarke. Communications Manager: Andreas H. Opsvik Contact Project coordination office: University of Bergen, Geophysical Institute, Bjerknes Centre for Climate Research, Allégaten 70, N-5007 Bergen, Norway
Project
‘AWA’ PROJECT • Build the foundation of a West African observatory • Create a subregional task force on the ecosystem approach to the management of fisheries and the marine environment in West African waters under the effect of climate change Climate variability influences the state and functioning of marine ecosystems (Planque et al., 2010), and the interactions between fishing and climate are the main drivers of change in marine systems. This interaction impacts on ecosystems, and thus on those who rely on the services they provide (Perry et al., 2010). The pelagic productivity in the West-African marine upwelling ecosystems sustains one of the world’s largest small pelagic fisheries. Tropical fisheries are particularly influenced by environmental variability and instability, raising the problem of the interactions between the various components of the ecosystem, and the dynamics of the environment, of fish stocks and of fishing communities. The present integrated large cooperative project proposes a strategic partnership that will be capable of developing a vision and the scientific basis for an ecosystem approach to the management of fisheries and the marine environment (‘EAMME’) in West African waters to be implemented within national and international organisation e.g. CECAF assessments as a long-term endeavour focusing on small pelagic. This sector is of vital importance for the economies of West African littoral countries in terms of both artisanal fisheries that generate significant national food supplies and of licensed foreign fisheries, including foreign recreational fisheries. It has been suggested that the fisheries sector has further potential for growth (Fonseca, 2000), which highlights the need for scientific advice to underpin management decisions. In turn, improved resource management will be a key element in managing the ecosystem in West African waters in order to safeguard sustainable fishery production in the area. EAMME calls for a multidisciplinary approach comprising marine and fisheries ecology, biogeochemistry, physical oceanography, climate research, economy and earth observation data from space. Combining process studies of ecosystem functioning, long-term biological and physical monitoring and modelling, the final goal is to develop indicator-based management and adaptive decision support tools for EAMME in the context of global change and regional cooperation, since the same stocks are shared by several West African countries (see CCLME). To achieve this goal, the laboratories involved will work in two main areas of research: the monitoring of oceanic biological resources (assessment) and their functioning and modelling (ecological processes). These are both research areas of outstanding importance in the broader scientific context of the analysis of global change, and of paramount relevance for West Africa. Both research activities will be done with a particular interest in capacity building of West African partners’ i.e. approach to development that focuses on understanding the obstacles that inhibit West African research infrastructure from realizing their developmental goals while enhancing the abilities that will allow them to achieve measurable and sustainable results for EAMME. The first line of research will focus on improving the description of physical, biogeochemical and ecological processes and the development of monitoring techniques and methodologies. The second line of research will assess the usefulness of such data (and results) for parameterizing, calibrating and validating models for the management, process description and forecasting of the global change scenario. The overall vision of the project is to establish a synergistic network of West African researchers working on their local marine resources in their associated habitats, benefitting from and building upon past and ongoing cooperation projects involving working groups in West Africa and in Germany and France and making use of existing structures. Some of the partnerships and framework required have already been established with various institutions in West African countries that are already committed to this crucial goal, and new university laboratories are springing up. However, capacities are still small, and developing countries need significant support to develop their national and regional networks (e.g. RFMOs) to international standards of governance, and to develop their scientific infrastructure in the context of global change.