Jérôme Baratelli

Jérôme Baratelli
Haute école d'art et de design Genève · Department of Design

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Project
Sur les réseaux sociaux aujourd’hui, des messages en très grande quantité sont partagés dans des proportions qui supplantent largement les moyens de diffusion traditionnels, on parle de viralité. Internet est également le lieu où la parole dis-criminatoire se banalise et on constate notamment un important déploiement de messages hostiles. En tant que professionnels du design, nous souhaitons comprendre les codes inhé-rents à cette forme de communication. Sur la base de cette analyse, nous pensons créer des contenus citoyens capables de sensibiliser un public dans des lieux où ces discours civiques sont soit peu relayés, soit au contraire en proie à une totale désinformation. Ainsi, à Genève, nous imaginons que le problème récurrent de l’abstentionnisme puisse faire l’objet d’une campagne virale ainsi que par exemple la perception des travailleurs frontaliers. Par la création de message à caractère viral, nous souhaitons ainsi toucher une grande diversité de publics non engagés. En nous appropriant ces stratégies virales, il est possible d’insérer du discours citoyen dans des lieux où cette parole est dévaluée et inaudible et où toute forme de communication institutionnelle échoue actuellement. Dans un second temps, ces expérimentations nous permettront de mettre au point des outils et des méthodes de communication virale que chaque citoyen sensibilisé puisse s’approprier.
Project
Citoyens mitoyens. La place de l’autre dans ma ville à l’exemple des Rroms Le but du serious game Citoyens mitoyens est de mettre en place, de manière ludique, un ensemble d’apprentissages autour des notions de civisme, de sociabilité, de législature, d’humanisme, de culture en prenant le cas des Rroms en Suisse. À partir d’un certain nombre de principes de base, les joueurs (les élèves) seront amenés à comprendre la différence entre les a priori et ce qui forme le cadre légal, entre la rumeur et ce qui permet d’aborder l’autre dans sa différence ou même sa similitude. Le cas des Rroms semble exemplaire par la méconnaissance qu’en ont les personnes qui vivent en Suisse. Par contre, la méthodologie utilisée dans le jeu peut, par analogie, s’appliquer à d’autres groupes. Le but pédagogique de ce jeu coopératif est que les élèves acquièrent des éléments de réflexion sur la place que la société octroie aux personnes rroms. Pour cela, ils vont se répartir en groupes qui, chacun, incarneront une personne rrom. Ils et elles joueront à l’intérieur d’une même ville, dans laquelle ils et elles auront des missions à accomplir, des indices à aller chercher. Chaque destinée de personnage permettra d’aborder un aspect du statut accordé aux Rroms (culturel, social, civique, économique, politique). Ainsi, la volonté est de faire réfléchir les élèves sur les difficultés rencontrées par des personnes marginalisées par une société, et les mécaniques de jeu privilégieront la participation à des débats, la capacité d’écoute des élèves, et leur capacité d’analyse face aux articles des médias, aux discours, aux images présentées, etc. Les questions qui leur seront posées dans le jeu mettront en valeur plus le côté humain que statistique, dans une logique d’empathie (« que se passerait-il pour toi, en tant que non-Rrom, si… »)