Erwan Pointeau-Lagadec

Erwan Pointeau-Lagadec
Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne | UNiVPARIS1 · Centre for 19th Century History

Chercheur-associé au CRHXIX (EA3550)/ Chargé de cours à l'UPVM
Ambassadeur scientifique du DicoPolHis (Drogues et addictions) Membre du réseau D3S (Sciences soc., drogues et sociétés)

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Introduction
Erwan Pointeau-Lagadec is an affiliate researcher at the Centre for 19th Century History, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. He is currently working on the historiography of drugs and on the cultural, sociological and legal aspects of cannabis use in the XIXth and XXth centuries.

Publications

Publications (13)
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Transmis dix mois auparavant à Antenne 2 qui en avait confié l’écriture à Fred Kassak et Philippe Madral, le scénario de La Neige de Noël, dont la programmation était prévue le 8 octobre 1977 sur la seconde chaîne, ne faisait pas mystère de son intention d’aborder un thème sensible : celui de l’usage de drogue chez les jeunes. Dès les premiers plan...
Article
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Bien qu’elle constitue une question majeure de santé publique en France, la consommation du cannabis n’a été pour le moment que peu envisagée par les historiens. Depuis la fin des années 1960 pourtant, l’usage de cette drogue est en constante augmentation et fait régulièrement l’objet de débats politiques et médiatiques voyant s’opposer partisans d...
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En 1846, Théophile Gautier publie dans La Revue des Deux Mondes un conte fantastique intitulé Le Club des hachichins. Témoignage de la curiosité pour le haschisch qui travaille alors la bohème artistique et le corps médical français, ce texte a conféré à quelques soirées d’ivresse entre amis l’image d’une société secrète de prosélytes de la drogue,...
Book
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Depuis la massification des usages de drogues dans les années 1960, le cannabis est devenu le premier produit stupéfiant consommé en France, et les Français comptent parmi les plus importants consommateurs de cannabis au monde. Comment expliquer la relation privilégiée que nous avons nouée avec cette substance psychotrope, pourtant interdite par la...
Chapter
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"Il n’y a pas de drogués heureux" professait dans un ouvrage, en 1977, le docteur Claude Olievenstein, précurseur du traitement des toxicomanies et « monsieur drogue » des médias français dans les années 1970 et 1980 . Par ce titre, le fondateur de l’hôpital Marmottan tirait un trait définitif sur la possibilité d’atteindre le bonheur au moyen des...
Article
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Using Images for Public Health History: Consumptipn of Cannabis in the French Cinema since the late 1960’s Drug uses are a critical issue for public health in western countries, especially in France. Audiovisual and media productions provide a significant source of information for social science researchers working on illegal drugs and psychotropic...
Article
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Travailler sur des détails filmiques extraits de vastes corpus tient de la gageure. Comment en effet entrer en contact, analyser et évaluer la représentativité de ces fragments de long-métrages dont l'étude constitue la base de nombreux travaux s'intéressant aux imaginaires sociaux contemporains? Le présent écrit vise à poser quelques jalons en la...

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Project
Depuis la massification des usages de drogues dans les années 1960, le cannabis est devenu le premier produit stupéfiant consommé en France, et les Français comptent parmi les plus importants consommateurs de cannabis au monde. Comment expliquer la relation privilégiée que nous avons noué avec cette substance psychotrope, pourtant interdite par la loi du 31 décembre 1970 ? La réponse se trouve peut-être du côté de notre accommodement à sa présence dans notre environnement sensible et dans nos productions culturelles. Forgé par les sociologues de la déviance, ce concept invoque les transformations des systèmes de représentations pour expliquer la normalisation des pratiques autrefois considérées comme moralement condamnables ou socialement illégitimes. De fait, si l’absorption de cocaïne, d’héroïne ou de MDMA, suscite encore la peur ou le rejet d’une grande partie de la population, ce n’est plus le cas du cannabis, dont le répertoire d’images collectives témoigne d’une bienveillance croissante des Français à son égard. Quel meilleur prisme d’observation que le film de fiction pour étudier les scansions et les mécanismes de ce basculement du regard, constitutif de notre rapport à l’ivresse, au plaisir, à la santé et à la transgression ?
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Le Club des hachichins est un signe. Sa mention permet généralement d’évoquer quelque chose d’autre, quelque chose de plus grand : la curiosité bruyante que développa une partie du corps médical et de la bohême artistique, en France, pour le haschisch, au milieu du XIXe siècle. Parue en 1846, la nouvelle éponyme de Théophile Gautier participa ainsi à conférer à quelques soirées amicales sous influence l’image d’une société secrète de prosélytes de la drogue, voire d’incubateurs de la toxicomanie moderne. Si la chose semble très exagérée, doit-on pour autant considérer, avec le critique Jean Ziegler, que le Club des hachichins est une pure invention littéraire ? Le Club des hachichins sert de signe car les récits circulant à son endroit tiennent plus souvent du mythe que de l’histoire. Le présent ouvrage se propose de relire les principaux textes fondant la connaissance en la matière, des Mystères de l’île Saint-Louis de Roger de Beauvoir aux Paradis artificiels de Charles Baudelaire, en passant par Manette Salomon des Frères Goncourt ou le Carnet de Bord d’Alphonse Karr, afin de pallier cette anomalie.
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En France, au début du XXIe siècle, le cannabis est un produit de consommation courante. Cet état de fait trouve son origine dans le phénomène de la massification des usages de drogues, qui a débuté à la fin des années 1960. Depuis, il semble que les Français se soient accommodés à l’usage de la substance, développant une relative tolérance à son égard malgré son illicéité. Cette thèse se propose de vérifier l’hypothèse en étudiant l’imaginaire national de la pratique au prisme du long-métrage de fiction. Pour cela, nous avons créé une lexie filmique - le moment cannabique - qui nous a permis de rassembler un grand nombre de mises en scène de la consommation du stupéfiant. Ces dernières sont mises en série puis passées au double tamis de l’analyse sémio-textuelle et de l’analyse culturaliste - production, médiation et réception des œuvres -, afin de faire le lien entre représentations filmiques et représentations sociales de l’acte. À l’aide de cette méthode, nous avons fait émerger deux grands ordres de résultats : en diachronie, les trois étapes de l’accommodement culturel des Français au cannabis entre le tournant des années 1970 et le début des années 2000, et en synchronie, les principaux procédés rhétoriques ayant conduit à cette inflexion du regard, caractéristique de notre modernité. Notre travail vient ainsi compléter une historiographie nationale des drogues lacunaire, comme démontré en première partie. At the start of the twenty-first century, it became apparent that cannabis had turned into a common consumer product in France, partly due to the massive spread of drug use since the late 1960’s. The French population seems to be getting used to cannabis consumption, developing a certain level of individual and collective tolerance despite its illicit nature. To assess the later hypothesis, this doctoral thesis studies the national imaginary of the practice through the lens of fiction feature films. We built up a database of cinematic and televisual sequences depicting cannabis use that we grouped under the concept of “cannabis moment”. We perform a visual, textual and cultural analysis to derive social representations and link them to the filmic ones. This approach led to two main outcomes: a diachronic description of the three steps of the cultural accommodation of the French society to cannabis from the early 1970’s to the beginning of the twenty-first century, and a synchronic examination of the main rhetorical processes having led to this inflexion point, distinctive of our modern world. Finally, this work adds to a deficient national historiography of drugs outlined in the first part of the thesis.