Géographie Économie Société

Published by Lavoisier
Print ISSN: 1295-926X
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This paper proposes an explanation for the emergence of internet activities cluster: the cyber-district. This cluster is characterized with a very fast evolution cycle whereas spatial dynamics are more often longer. We define the principle of cascade location as the product of individual decision making based on the information externalities and mimetic behaviours and as supporting the cluster temporality. We compare the cluster to a good experience where value is revealed ex-post. However, as the cyber-district is more instable than a district, based on productive complementarities and network externalities we could produce some regional policy recommendations associated with the replication and stability conditions of the cluster. Finally, we illustrate the evolution of a cyber-district with the Silicon Sentier located in Paris.
 
Les diverses contributions rendent manifeste qu'on ne peut comprendre ce qu'est un patrimoine à partir des concepts de biens publics et/ou d'externalités tels qu'ils sont pensés dans l'approche normale de l'économie traitant ou non du marchand en négatif, c'est-à-dire du marché. Deux questions demeurent notamment sans réponse précise : quels sont les éléments dont se compose un patrimoine et quels en sont les titulaires possibles ? On y parvient en partant du concept d'activité. Sans développer l'analyse et en laissant de côté de patrimoine naturel, on montre qu'un patrimoine social se compose de ressources libres (ressources - externalités et produits libres) et que le territoire et l'organisation sont deux types de structure sociale détentrices d'un patrimoine social.
 
La plupart des démarches scientifiques visent l'élucidation d'un ordre unique pour rendre compte de leur objet d'étude. Cette stratégie est productive, mais conduit les chercheurs à demeurer aveugles aux phénomènes de composition de plusieurs ordres, lorsque cette composition se réalise, non de façon accessoire, mais de façon centrale. Une autre posture peut être choisie qui prend la pluralité des ordres comme donnée de base de la réalité à étudier. La pluralité visée ici est celle qui a émergé de la théorie de la justification. L'hypothèse de pluralité des ordres de justification est appliquée au champ de la protection de l'environnement et du développement durable pour examiner plusieurs questions. Quel est le statut de la notion de patrimoine naturel ? Que devient l'évaluation économique dans le contexte des conflits d'environnement ? Le développement durable constitue-t-il un nouvel ordre de justification ? Que serait une répartition internationale équitable de droits d'émission de gaz à effet de serre ? L'examen de ces questions montre la valeur de l'hypothèse de pluralité des ordres pour appréhender des problèmes clés.
 
Il s'agit d'expliquer la formation du pôle d'activités high tech dans le sud-ouest de la région parisienne, tout en reliant son fonctionnement à celui de l'ensemble de la région via les différents niveaux d'organisation du système régional d'innovation. Les concepts de "milieu innovateur" et de "cluster" seront utilisés pour décrire le fonctionnement de ce pôle, et plus particulièrement le pôle optique, dont les réseaux d'innovation se sont territorialisés récemment et dans lequel émerge un processus d'auto-identification.
 
Le développement du concept d'activité (ls)  
Des biens aux ressources  
La représentation de la société moderne
Dans ce texte, on reprend l'idée avancée dans les développements récents de la science économique normale selon laquelle le territoire serait un espace identifié par des externalités, mais en abandonnant celle qu'il s'agirait d'interactions affectant les utilités sans passer par le marché. On ne retient pas de délimitation a priori de l'économique. On définit le territoire comme un genre de structure sociale, l'autre genre étant une organisation. C'est un espace que l'on peut voir, soit comme le conteneur de ressources - son patrimoine - soit comme le système des règles qui qualifient ces ressources et qui président à leur usage - son institutionnel. Le patrimoine d'un territoire est constitué d'un ensemble de ressources libres, - des ressources naturelles, des ressources-externalités et des produits libres - à la disposition potentielle de ceux qui s'activent dans cet espace. Le concept de patrimoine est donc l'élément central dans le dispositif ainsi élaboré. Il permet d'articuler la proximité physique (géographique) qui est à l'origine des externalités (entre activités) à la proximité sociale qui est nécessaire à la coordination des acteurs et qui tient à l'accès effectif de ces derniers à un même patrimoine. On donne ainsi un sens précis à la proposition selon laquelle le territoire (local) naîtrait de l'articulation de ces deux proximités.
 
L'industrie marseillaise tend aujourd'hui à s'organiser à l'échelle de sa métropole. Mais unetelle tendance n'a pas toujours été de soi. D'abord organisée autour de son port et dans l'articulation avec l'outre-mer et notamment l'empire colonial, le complexe industrialoportuaire ne connaissait pas de véritable hinterland et traduisait l'état d'esprit d'une ville enserrée dans ses collines et exclusivement tournée vers la mer. Avec les temps de crises, cette déconnexion de Marseille avec sa périphérie s'est retournée à son encontre, laissant une ville sombrer dans la crise économique et sociale et la paupérisation, tandis qu'autour d'elle le développement de nouvelles dynamiques économiques prenait l'allure d'une revanche et mobilisait les rivalités de tous ordres. Aujourd'hui, la ville centre bénéficie d'un retour en grâce ; porteuse d'une image renouvelée, elle n'est désormais plus boudée des Français ni des investisseurs. Forte de sa situation littorale, de sa culture urbaine et de son potentiel scientifique, elle se trouve en bonne position pour accueillir et développer des activités industrielles modernes orientées sur l'immatériel et la connaissance. Dès lors c'est toute la force d'un système métropolitain qui peut demain émerger et se construire, mettant en valeur les complémentarité d'un ensemble urbain et périurbain qui fonde sa richesse sur la variété de ses ressources. Mais encore faudra-t-il sans doute qu'une véritable volonté politique métropolitaine s'impose en lieu et place des vieux sectarismes et des méfiances réciproques.
 
La plupart des pays européens sont engagés depuis une vingtaine d'années dans un processus de déconcentration régionale de leurs systèmes d'enseignement supérieur et de recherche. Ce processus fait suite à un précédent mouvement de création d'établissements d'enseignement supérieur dans les années soixante, pour faire face à la croissance des effectifs d'étudiants. Nous examinons ici trois pays du sud-ouest européen (Espagne, France et Portugal) en mettant en rapport l'histoire des implantations universitaires et l'étude des publications scientifiques, ce qui permet d'évaluer les effets de ces processus de territorialisation sur la « carte scientifique » actuelle.
 
Les conflits nés de la création ou de l’extension d’infrastructures de transport soulèvent la question de l’égalité des citoyens face à ces ouvrages d’utilité publique. Ce texte pose la question des possibilités de prise en compte de l’équité par les deux grands volets de la décision publique, à savoir le calcul économique qui détermine l’opportunité et la forme de l’infrastructure et les procédures administratives françaises qui encadrent la conception et la réalisation des voies de communication. La première partie du texte met en évidence l’échec du calcul économique à intégrer des considérations d’équité tandis que la seconde montre que les dispositifs de droit administratif organisent des procédures qui ne sont pas de nature à corriger les limites de l’approche économique. The land use conflicts occasioned by the creation or the extension of public transport networks or structures raise the question of the equality of the citizens vis-à-vis these works of public interest. In this paper, we try to understand if and how the two main fields of the public decision, namely economic calculation and administrative procedures, are able to take into account social justice to determine the opportunity, the appropriateness, the design, and the realisation of transportation systems. The text is organised in two parts. The first one highlights the failure of the costs-benefits approach to integrate any consideration of equity while the second shows that the French administrative law organizes the procedures in a way which is not likely to correct the limits of the economic approach. oui
 
This paper tries to conceptualise the role of inward investment to the regional development process. The stereotype of the plundering of regional resources by foreign capital seems, in many cases, to belong to the past. Major firms, such as the transnationals, tend to emulate some organisational models characteristic to SME, thus establishing strong linkages with regional firms and local institutions. The study of the automobile cluster polarised by Autoeuropa (a VW plant) and its value chain allowed stressing the technological and organisational innovation in the Autoeuropa suppliers as a result of collaboration and co-operation forms of relation in the network. Among the most stimulating conclusions, one may highlight the existence of relevant forms of trade and untraded interdependencies between Autoeuropa and a restricted group of suppliers, which contradict the “cathedral in the desert” stereotype and confirm a new type of relation between inward investment and the regional development process.
 
Type d'accès et localisation des ressources Type d'accès aux ressources
La création d'entreprises innovantes est censée constituer un des moteurs du développement des systèmes locaux d'innovation, mais elle a rarement été étudiée sous l'angle spatial. Les entreprises innovantes tendent-elles à se regrouper dans l'espace ? Comment les fondateurs choisissent-ils leurs lieux d'implantations ? Comment se déploient dans l'espace les ressources mobilisées par les fondateurs ? Cet article fait le point sur ces questions à partir d'un corpus d'histoires de créations d'entreprises constituées sur la base d'entretiens croisés et d'analyse documentaire. L'accent sera en particulier mis sur les choix de localisation et les logiques de mobilisation de ressources dans leur dimension spatiale.
 
Etudiants, diplômés et propensions à migrer 
Les régions de province face aux migrations durant les études 
Until now, analyses about migrations of young people linked with French higher education seemed to focus only on costs and advantages. Especially students in training and young graduates integrating labour market. They consider strategies of job searching and studies efficiencies. Until now, these analyses about French students' and graduates' migrations didn't take into account geographical dimensions. From now, national databases allow studying regional migrations of both students and graduates. Now, one can answer to questions like: do they migrate the same way? Do regions influence the way they migrate? Main results are explained in three developments. The first one presents main characteristics of students and graduates' migrations. The second part studies links between migrations and social belonging and characteristics of trainings. The last development focuses on regional dimensions of students' and graduates' migrations.
 
La création d'entreprises innovantes est un leitmotiv des politiques de développement économique local. Les modèles plus ou moins fantasmés de la Silicon Valley ou des « clusters » américains de biotechnologies orientent de nombreuses actions publiques et envahissent les discours de « décideurs » de tous ordres. Pour les chercheurs en économie régionale ou en géographie industrielle, c'est aussi une question importante : on remplirait des immeubles entiers avec les publications consacrées aux « start-ups », aux « essaimages » et aux « clusters ». On sait déjà beaucoup de choses, comme le fait que les entreprises innovantes tendent à se concentrer dans l'espace, ou encore que celles qui sont essaimées des laboratoires de recherche s'installent en général à proximité de ceux-ci. Pourquoi dans ce cas, faire un dossier sur ce thème ? Parce que si l'on dispose de nombreux travaux en économie ou en géographie, la question a été peu traitée d'un point de vue sociologique. Or, les sociologues abordent le problème sous des angles un peu différents des disciplines précitées et ils conduisent des enquêtes empiriques d'une façon spécifique, ce qui permet de renouveler le regard sur le phénomène. Ils s'efforcent en particulier de comprendre les logiques des fondateurs d'entreprises, les raisons qui les amènent à se lancer dans le processus de création, la façon dont ils mobilisent leurs proches ou d'autres relations, leurs choix de localisation, leur insertion dans des milieux professionnels locaux ou non, dans des réseaux. A l'acteur économique parfois un peu désincarné, ils substituent un acteur social saisi dans l'épaisseur de ses multiples registres d'activité, engagé dans des relations et des collectifs multiples.
 
Cet article a pour objectif d'élargir la notion de « système productif local » au-delà du cas particulier des « districts » de petites et moyennes entreprises spécialisées dans des produits traditionnels. Il s'appuie pour cela sur le critère de l'existence entre les entreprises d'un espace déterminé (et éventuellement des organisations scientifiques), de coopérations coexistant avec des relations de compétition. Ces coopérations sont favorisées principalement par la structure des réseaux sociaux. Sur la base de cette conception générale, il est possible d'utiliser la notion de système productif local pour analyser diverses formes productives (technopoles, systèmes locaux de sous-traitance, activités rares à marché mondial, etc.).
 
L’opposition entre des acteurs hétérogènes, l’imposition d’arbitrages, le travail de mise en cohérence entre des intérêts a priori divergents sont des phénomènes sociaux qui conditionnent l’apparition des coordinations. Sans qu’ils soient ignorés ou niés, ces phénomènes d’ordre politique sont encore peu pris en compte dans une démarche proximiste qui privilégie une approche cognitive. L’objectif de ce papier est alors de proposer, au côté d’une vision cognitive, une lecture politique de la proximité. Pour ce faire, nous utilisons le concept d’institution, dont les liens avec la proximité sont explorés. Il apparaît que cette dernière est un fait institutionnel, qui se décline en proximités géographique et organisationnelle. La proximité géographique est ressource latente, seulement activée lorsqu’elle est articulée à une proximité organisationnelle. La proximité géographique vient renforcer ou limiter, selon qu’elle est souhaitée ou subie, une proximité organisationnelle qui consiste à coordonner cognitivement et politiquement les acteurs.
 
Regional economies are synergy-laden systems of physical and relational assets, and intensifying globalization is making this situation more and not less the case. As such, regions are an essential dimension of the development process, not just in the more advanced countries but also in less-developed parts of the world. Development theorists have hitherto largely tended to overlook this critical issue in favor of an emphasis on macro-economic considerations. At the same time, conventional theories of the relationship between urbanization and economic development have favored the view that the former is simply an effect of the latter. To be fully general, the theory of development must incorporate the role of cities and regions as active and causal elements in the economic growth process. This argument has consequences for development policy, especially in regard to the promotion of positive agglomeration economies and the initiation of growth in poorer regions. A related policy problem concerns ways of dealing with the increase in interregional inequalities associated with contemporary globalization. Issues of economic geography are thus of major significance to development theory and practice.
 
Corrélations directes et corrélations de potentiels.
Distribution spatiale des scores : composante high-tech avec e = 2. légende : noir : score > = 2 ; gris : 1 < =score < 2 ; points : 0 < = score < 1 ; blanc : score < 0
Distribution spatiale des scores : composante high-tech, e = 1
Which are the economic activities more likely to structure the metropolitan area? This is the principal question addressed in this research taking its empirical substance from the example of Montreal (Canada). We use 1996 sectoral employment data by census tract. The methodology used—gravity model combined with the principal components analysis (PCA)—allows us to identify the agglomeration of some activities and the tendency of co-location of such activities. High-tech activities are analyzed in the first instance. Their role in the spatial structure of the local economy varies according the importance of immediate proximity. However, the most outstanding result of this analysis is the extent to which the spatial pattern is linked to the sectoral pattern.
 
L’objectif de cet article est de proposer une réflexion prospective et d’alimenter le débat en cours sur l’avenir des espaces de coworking dans les différents types de territoires. La crise de la Covid-19 pourrait modifier durablement le rôle des différents types de proximités et les pratiques professionnelles des utilisateurs des espaces de coworking. Les résultats d’une enquête quantitative réalisée au printemps 2020 auprès des utilisateurs de ces espaces suggèrent que ce type d’organisation du travail devrait continuer à se développer sur tous les types de territoires. De nouvelles pratiques devront toutefois être proposées par les espaces pour s’adapter aux contraintes sanitaires et au contexte économique.
 
The choice of these extracts and of a return to the original German text for their translation was motivated by the consequences of certain cuts made in the most used English translation (including that of the foreword) and of explanatory notes of the translator C.J. Friedrich. They have, firstly, contributed to creating the neo-classical image of A. Weber, although the action of the latter belonged to the German Historical School and of its internal questioning led by the author's brother, M. Weber, or by his friend W. Sombart. They led, secondly, to ignoring the temporal continuity of A. Weber concerning industrial location. Although D. Gregory was one of the rare geographers to denounce the « interpretative violence » done to Weber’s work, he made a too simplistic reading of the path of the author, in terms of epistemological break. The choice of these texts can also be explained by the interest of the objective fixed by A. Weber for the development of a theory of industrial location : to try to link the abstract approach of the classical English economists and the more inductive approach of the historical economists, articulating economics and sociocultural aspects. The questions which are posed by the new economic geography on the condition of embeddedness of the economic in the social give topical significance to this procedure.
 
The aim of this paper is to study the relation between economic development and urban hierarchies’ evolutions in the Mediterranean from 1960 to 2000. The paper clearly demonstrates that the countries with a higher income per capita (France, Spain, Italy) have a less hierarchical city-size distribution, where medium-size cities play an important role in the country’s demographics. On the opposite, the new developing countries’ (Turkey, Egypt, Morocco) urban hierarchies are characterized by higher concentration of urban population within the largest cities. These results confirm an inverse U-shaped curve for the relation between urban hierarchies’ dynamics and the level of economic development.
 
This paper offers a socio-historical analysis of the relationship of French citizens to legislations and public policies’ programmes aimed at developing social mix. While, in the seventies, opposition to urban renewal programmes excluding the poorest from the city centers was seen as a legitimate form of action, the injunction to social mix is nowadays largely imposed on people. Associations and collectives fighting against the demolition of housing or the expulsion of poor tenants have changed their discourse and repertoire of actions. The collective conception of the category of citizen has melded into a personal relationship to institutions, while French professionals feel no legitimacy to advise, judicially and strategically, the renovated neighbourhood’s inhabitants. Finally, this paper tries to list the explanations of the contemporary lack of democratic debate about urban renewal projects in comparison with the seventies.
 
Based on the empirical study of a key sector of the post-soviet economy, the metallurgy, this article analyses the mecanisms of the structural social shock that Russia has undergone from 1991 to 2002. We will first show that the birth of the capitalist oligarchy finds its origin in the predatory behaviors authorized by the modalities of the privatization, the disorganisation of industrial relationships and the brutal liberalization of international trade. This oligarchic domination is supported by corporatist forms of control of the branch. On the local and federal scale, we show the mecanisms of integration of the salarial relationship and the strong interpenetration of the economical and political powers. The concept of the export-rent productive model is eventually being developped to caracterize the situation of the branch at the beginning of this new century.
 
Cet essai trace l’histoire des grandes idées théoriques de la géographie humaine du siècle dernier. Les auteurs montrent les développements majeurs des théories qui ont déterminé les pratiques des géographies européennes et américaines depuis Ratzel, Reclus et Semple. C’est aussi la dernière publication de P. Gould, décédé en 2000, que Géographie, Économie, Société présente en exclusivité, avant même sa parution en anglais. Comme Peter aimait la pensée et la vie françaises, on est sûr qu’une telle traduction lui aurait beaucoup plu.
 
La gouvernance territoriale de l'environnement peut être le fait d'actions publiques exogènes aux territoires locaux, mais aussi d'initiatives locales de concertation qui se développent dans des espaces publics. L'analyse d'un échantillon de près de trois cents initiatives locales de ce type, sur l'ensemble du territoire national, nous a permis de déchiffrer leur diversité, d'étudier la façon dont elles complètent, corrigent ou inspirent les politiques publiques et d'identifier leurs impacts. Pourvoyeuses d'innovations, elles contribuent à créer un " milieu dialoguant " qui sert de base à la construction de compromis indispensables au développement durable. Elles font émerger des proximités organisées à des échelles ajustées à de nouveaux enjeux environnementaux, font évoluer les délimitations territoriales et contribuent à doter les territoires d'un capital social territorial spécifique. Elles restent cependant peu reconnues : nous esquissons les contours de ce que pourraient être des politiques d'appui à ces formes de gouvernance. Environment's territorial governance can be the result of exogenous public actions in local territories, but also of local initiatives of dialog which are developing in public spheres. The analysis of a sample of about three hundred of such local initiatives, all over the french metropolitan territory, made us able to read its diversity, to study the way they complete, correct or inspire the public policies and to identify their impacts. Providing innovations, they contribute to the creation of a debating middle, which serve as a base for the construction of compromises indispensable to a sustainable development. They make emerge new organized proximities on specific scales fitted to new environmental stakes, make the territorial borders change and contribute to endow territories of a specific social capital. They remain however little recognized : we draw outlines of what could be public policies of support for these forms of governance.
 
Présentation du dispositif « Mouve »
Réseau de co-authorship de Jean itre courant “
Tableau 1 : Collecte et appariement des données
This paper interests in the relation between the geography of academic careers and those of collaborations, from a case study of a French mathematics laboratory. The analysis of CVs, publications and interviews with ten full professors allows questioning jointly the progress of academic careers and the collaborative practices of scientific activity through co-authorship. The scientific community of mathematics has specific norms and conventions at the both level of mobility practice and collaboration behavior. The collective decision to ban tacitly local recruitment generates a high level of mobility in mathematicians' careers. Furthermore, the publication rhythm and the weight of collaborations are very heterogeneous, and their geography does not seem to depend on the geographical trajectories of professors. A qualitative focus on the most productive professor shows the very low influence of his affiliation and of his permanent location on his research.
 
Face aux risques d’érosion littorale et de submersion marine aggravés par l’élévation du niveau de la mer, de nouvelles mesures, visant à réduire la vulnérabilité des économies littorales par la relocalisation des biens les plus exposés, sont préconisées. Cependant, elles font face à de fortes oppositions, tant des propriétaires concernés que des élus locaux. À partir d’une enquête menée auprès de 421 résidents principaux et secondaires de la commune d’Hyères-les-Palmiers, cet article présente la diversité des perceptions des mesures de relocalisation de façon à analyser les déterminants de leur acceptabilité. Compte tenu de l’importance des contraintes foncières et financières, il étudie notamment la faisabilité de plusieurs procédures de rachat progressif des biens exposés et la capacité de ces dispositifs à renforcer l’acceptabilité des mesures de relocalisation.
 
Au Quebec, les ecrits scientifiques sur les nouvelles installations en milieu rural demeurent plutot rares et se centrent surtout sur l’experience des neo-ruraux, offrant ainsi peu de vision d’ensemble. Cet article vient pallier ce manque de connaissances, en s’appuyant sur des donnees qualitatives recueillies dans le cadre d’une recherche menee dans deux territoires contrastes quebecois. Il s’attarde sur la coherence des representations et des pratiques de trois groupes d’acteurs, a savoir des ruraux de longue date, des dirigeants d’organismes locaux et regionaux, ainsi que des elus municipaux, a propos de l’installation et des besoins des neo-ruraux. L’analyse presentee ici permet d’affiner la comprehension du processus d’interaction entre ces acteurs et les nouvelles populations rurales ainsi que d’en explorer les nuances et paradoxes.
 
Local authorities are increasingly encouraged to mobilize actors of the “Third sector” by giving them the ability to identify and drive “social innovation”, where State and Market both fail to draw new strategies for the satisfaction of needs. On the basis of three case studies, we observe an injunction to cooperate and innovate from the Public Authorities (at regional and infra-regional level) to local actors. We analyze the tension between these two dimensions: How do the actors of the third sector and of local authorities both respond to the injection to innovate and bring their own strategies? In each of the three cases studies, actors from the third sector and local authorities seek for paths of creation of economic activities, by producing identities and collective patrimoines used in common goods. © 2016 Lavoisier, Paris. Tous droits reserves
 
Les territoires des marchés immobiliers et la concurrence pour la rente urbaine 
Distribution électronique Cairn.info pour Lavoisier. © Lavoisier. Tous droits réservés pour tous pays. La reproduction ou représentation de cet article, notamment par photocopie, n'est autorisée que dans les limites des conditions générales d'utilisation du site ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement. Toute autre reproduction ou représentation, en tout ou partie, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit, est interdite sauf accord préalable et écrit de l'éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueur en France. Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit.
 
In the field of geographic studies, little place is given to the theory of the action in situ. The purpose of this article is to study this issue and to elaborate certain lines of reflection on the possibility of building such a theory: a situlogy of action perspectives. This reflexion will be supported by two concepts: futurity and toposity. Previously, this situlogy will be placed into its field of studies.
 
The development of equestrian leisure in France is partly due to individual horse owners, who take care of their horses themselves, outside any professional equestrian structure. Besides, little is known about the growth of their number in rural and suburban areas. Our methodology, which combines exhaustive inventories and econometric modeling, highlights first features and determining factors of this new use of the territories. Thus, the presence of these horses and their access to land is explained by a combination of different factors that are related to the current transformations of the horse industry and of the French countryside. A projection test of the results at the national level highlights first elements about areas that could offer the highest opportunities or threats to the development of this equestrian activity. This work underlines the importance of taking into account the development of outdoor activities in land management. Moreover, it offers an original methodology to understand these diffuse activities, which often develop on the fringe of professional institutions.
 
La plupart des pays européens sont engagés depuis une vingtaine d'années dans un processus de déconcentration régionale de leurs systèmes d'enseignement supérieur et de recherche. Ce processus fait suite à un précédent mouvement de création d'établissements d'enseignement supérieur dans les années soixante, pour faire face à la croissance des effectifs d'étudiants. Nous examinons ici trois pays du sud-ouest européen (Espagne, France et Portugal) en mettant en rapport l'histoire des implantations universitaires et l'étude des publications scientifiques, ce qui permet d'évaluer les effets de ces processus de territorialisation sur la « carte scientifique » actuelle. Abstract : The territorialization of scientific activities in the SouthWest of Europe (France, Spain and Portugal). For more than twenty years, most of european countries are involved in a process og regional decentralization of their higher education systems. This process follows a previous set of universities creations in the sixties years, answering the increase of students number. We examine here three countries of SouthWest of europe (Spain, France and Portugal) and we link the history of universities creation in different regions and towns and the study of scientific publications. This allow us to evaluate the effects of the territorialization process on the current « scientific map ».
 
L’article se consacre à l’étude des conséquences du déploiement des réseaux métropolitains sur l’organisation spatiale et l’ancrage de l’activité économique. Partant du constat qu’une telle technologie se distingue des autres facteurs de production par le fait qu’elle met directement en jeu des structures de communication externes de la firme, nous étudions les stratégies de localisation des firmes en prenant en compte leur besoin de coordination. La typologie des formes locales d’organisation de Markusen (1996) constitue le point de départ à partir duquel sont étudiées les relations entre formes d’externalités, formes d’interactions, formes d’organisation et degré d’ancrage de l’activité économique. À partir de ce cadre d’analyse, nous relions la pertinence des stratégies de déploiement des réseaux métropolitains au type de structures d’agglomération d’entreprises et illustrons notre propos par quelques exemples.
 
Ce court article présente brièvement l’analyse institutionnelle que propose la théorie de la régulation afin de caractériser le nouveau régime de croissance et la place qu’y tiennent activités et territoires. On précise le rôle du débat politique dans le développement des formes structurelles qui présideront à l’émergence de ce nouveau régime. L’évolution des formes de concurrence est au cœur de cette dynamique qui transforme les dimensions sectorielles et territoriales des activités.
 
The role of cities, as places and drivers of the energy transition is increasingly recognized. The research project Termos tested the robustness of this assumption in four cities of emerging countries by asking two questions: to what extent do urban local actors really drive an urban energy transition and of what kind? To what extent are their actions supporting an urban territorialisation of energy systems? The paper first presents the findings of this comparative research, which he then extends with the case study of Cape Town. It analyzes why, despite their energy and environmental voluntarism, the municipality have little room of manoeuvre, while the changes observed seem to strengthen the stranglehold of the «central sphere» in the energy system. Analyzing this as the expression of a conflict between a strong national electricity sector and an alternative approach to energy issues carried by urban actors, it highlights the resulting tensions and their impact on the municipal actions, both limited by resistance but also «swallowed up» by actors from the central sphere. The paper finally draws lessons from this example to enrich the general analysis of dynamics observed in other cities of emerging countries.
 
Top-cited authors
Bernard Pecqueur
  • University Joseph Fourier - Grenoble 1
Fabienne Leloup
  • Université Catholique de Louvain - UCLouvain
Andre Torre
  • French National Institute for Agriculture, Food, and Environment (INRAE)
Hélène Rey-Valette
  • Université de Montpellier
Gilles Allaire
  • French National Institute for Agriculture, Food, and Environment (INRAE)