Entreprendre & Innover

Published by CAIRN
Print ISSN: 2034-7634
Publications
En éducation à l’entrepreneuriat, la prise en compte du point de vue de tous les acteurs est nécessaire mais difficile à réaliser. Pour questionner les acteurs et obtenir une vision élargie, à 360˚, des projets accompagnés, cet article propose la « synchorisation » de l’expérience entrepreneuriale comme cadre d’analyse des dynamiques informationnelles dans l’écosystème entrepreneurial investi. Une méthodologie est ensuite présentée pour dépasser les subjectivités individuelles et percevoir dans sa globalité l’efficacité de tels programmes d’accompagnement. Au niveau pédagogique, l’intérêt est de pouvoir construire de nouvelles activités tenant compte des avis et apports de toutes les parties prenantes dans et hors les murs.
 
Modalités de résilience
La mort d’un sans-abri sur les marches d’un hôpital londonien constitue un traumatisme organisationnel, tant l’événement choque le corps médical et révèle l’incapacité du système à prendre en charge les problèmes liés à l’itinérance. Un Professeur reconnu mène une enquête remettant en question la prise en charge des exclus par le NHS, puis entreprend d’imaginer une solution innovante et de constituer une équipe médicale dotée d’un fort esprit entrepreneurial. Celle-ci crée une entité ‘Side by side’ (SBS) dédiée aux sans-abri, au sein de l’hôpital. Composée d’un médecin, d’une infirmière et de trois carenavigators ayant tous vécu dans la rue, l’équipe est à l’écoute de ces patients aux besoins médicaux et sociaux complexes. Ses membres coordonnent les soins hospitaliers et accompagnent leur sortie de l’hôpital en trouvant des solutions d’hébergement, mais surtout ils favorisent la résilience. L’article tente de saisir comment le nouveau système de soin des sans-abris favorise la résilience, c’est-à-dire l’aptitude à surmonter un traumatisme survenu à la suite d’un choc à la fois au niveau individuel, au niveau de l’équipe SBS, mais également au niveau du NHS et de la profession médicale.
 
Qu’avons-nous à apprendre d’un hackathon comme nouvelle façon d’apprendre, comme outil « transformationnel »1 et comme nouvelle façon d’innover ? En quoi un hackathon en contexte académique permet-il d’innover collaborativement, de se former et de former différemment ? Le premier hackathon en contexte académique organisé en 2017 par un établissement d’enseignement supérieur français, sur une thématique digitale RH, a été l’occasion d’une expérience innovante à la fois pédagogique et pratique. Cet article est un retour d’expérience pragmatique qui présente en particulier le « triple challenge » de cet évènement collaboratif (créer une dynamique collective d’apprentissage ; créer une dynamique de transformation ; innover tant au niveau pédagogique que de la recherche), en se focalisant sur les temps forts et les difficultés rencontrées lors de l’organisation et de l’événement.
 
Fondé en 2005 par le Babson College (États-Unis) en collaboration avec six institutions académiques en Europe, le projet STEP (Successful Transgenerational Entrepreneurship Practices) est un réseau mondial de chercheurs et de professionnels dont l’objectif est d’assister les entreprises familiales dans la mise en œuvre de la transmission transgénérationnelle. Le projet permet de centrer le travail de recherche sur la création d’un esprit d’entrepreneur au sein des familles et sur le développement de capacités permettant aux nouvelles générations de développer et de pérenniser l’entreprise sur le long terme. Ce projet examine également les capacités innovantes des familles au sein des entreprises familiales. Le Dr Rodrigo Basco, titulaire d’un doctorat de sciences de gestion de la Universidad Complutense de Madrid en Espagne et professeur de management et entrepreneuriat à l’American University of Sharjah aux Emirat Arabes Unis, est l’un des membres les plus actifs du projet. Nous l’avons interrogé sur le fonctionnement de STEP et ses contributions pour la recherche sur les entreprises familiales et pour les familles en affaires.
 
Il y a quelques mois, Bill Aulet a publie dans TechCrunch un article intitule « Avoid Stagnation : Acceleration Trumps Incubation », ou il compare le modele d’incubateur et celui d’accelerateur.1 Ce faisant, il ouvre un debat utile, surtout pour nous Europeens, dont les start-ups souffrent d’un manque de croissance.
 
“You too, Brutus!” How to make strategic regeneration accepted during family succession ?
 
Le monde de l’accompagnement entrepreneurial connaît un véritable « point de bascule », moment de transition entre un « avant » révolu et un « après » dont les contours sont encore flous. Ce monde est aujourd’hui traversé de multiples contradictions. Certaines sont anciennes mais exacerbées. D’autres, radicales, découlent de la transformation du monde du travail et de la digitalisation. Dans ce contexte, nombre d’acteurs expriment un réel désarroi et un sentiment d’impuissance face aux conséquences de décisions sur lesquelles ils n’ont pas toujours prise. Un consensus émerge cependant quant à la transformation en cours. Les accompagnants évoquent une consolidation darwinienne de l’offre, avec des fusions, regroupements ou disparitions probables de structures. Ils envisagent une nécessaire prise d’autonomie par rapport aux financeurs publics, davantage de concurrence mais aussi de coopération entre acteurs, une diversification des modèles économiques, le recours à de nouveaux outils, en particulier numériques, l’invention de nouvelles modalités, plus ludiques et pédagogiques, d‘appui. Tous insistent sur le maintien des « fondamentaux » du métier, en l’occurrence un accompagnement centré sur l’humain, exigeant en temps et en ressources, ce qui pose la question du financement, moins assuré que jamais.
 
Percentage of ventures reporting first transaction
shows the results from the comparison of full-time and hybrid entrepreneurs and their businesses.
Hybrid entrepreneurs are people who start businesses whilst they have salaried jobs. About fifty percent of all new businesses are started by hybrids. Hybrid entrepreneurship is a low-risk way of testing business ideas, gaining entrepreneurial experience and developing business management skills.
 
Top-cited authors
Caroline Verzat
  • ESCP Business School
Olivier Toutain
  • Burgundy School of Business
Julie Fabbri
  • emlyon business school
Chrystelle Gaujard
  • French School of High Studies in Engineering
Fayolle Alain
  • Università degli studi di Cagliari