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Impact psychologique et social chez des adolescents traités pour cancer pendant l’enfance. Expérience Marocaine

Psycho-Oncologie (impact factor: 0.26). 04/2012; 3(1):24-31. DOI:10.1007/s11839-009-0116-2 pp.24-31

ABSTRACT RésuméLe cancer de l’enfant est actuellement guérissable grâce aux progrès thérapeutiques, mais les survivants peuvent garder des
séquelles que ce soit sur le plan physique ou psychosocial. Un intérêt particulier est accordé actuellement aux répercussions
psycho-sociales et à la qualité de vie. Cette étude est une évaluation de l’impact psychosocial chez des adolescents traités
pendant l’enfance pour une maladie cancéreuse.

Patients et méthodeCinquante huit adolescents et enfants pubères suivis au sein du service d’hématologie et d’oncologie pédiatrique de l’hôpital
d’enfants de Rabat pour une maladie cancéreuse, ayant terminé le traitement depuis au moins 6 mois, ont été inclus dans l’étude
et ont répondu à un questionnaire. Nous nous sommes intéressés essentiellement à l’annonce du diagnostic et aux répercussions
sociales, psychologiques et somatiques de la maladie et de son traitement.

RésultatsParmi les 58 patients étudiés, 60 % ont déclaré ne penser que rarement à la maladie et 15 % y pensaient tous les jours. La
douleur physique a été rapportée dans 73 % des cas essentiellement pendant l’hospitalisation et une douleur morale dans 51
% des cas. Les douleurs étaient surtout liées aux traitements et aux gestes. Concernant la situation scolaire des patients,
65 % avaient eu un retard scolaire et 17 % avaient arrêté leur scolarité. Concernant leur vie actuelle, 93 % ont déclaré se
sentir « normaux » et avoir une vie agréable mais la plupart d’entre eux ne désiraient pas parler de la maladie.

L’impact de la perte des cheveux a été variable selon le sexe; 75 % des filles ont rapporté un sentiment de honte, de dépression
et de dépersonnalisation et 25 % l’avaient acceptée. Parmi les garçons, 50 % l’avaient accepté et 43 % ont rapporté un sentiment
de dépression. L’élément qui avait marqué le plus nos patients au cours de la maladie a été l’abandon scolaire et/ou familial
pour certains.

Il en ressort que dans la prise en charge globale du cancer de l’enfant et dans le but de minimiser les séquelles, il est
important de souligner l’intérêt d’un soutien psychologique de l’enfant et de sa famille avant et après traitement, de l’information
médicale, du traitement des symptômes physiques en plus d’une attention supplémentaire aux problèmes socio-économiques propres
aux pays en voie de développement.

BackgroundWith today’s high survival rates for childhood cancer, the physical and psychosocial effects on quality of life are becoming
a new focus for clinical research, which takes into account both disease-related and age-related variables. This paper evaluates
the long term psycho-social effects of childhood cancer survivors.

Patients and MethodsFifty-eight adolescents and children approaching adolescence being monitored by the Pediatric Oncology and Hematology unit
of the Rabat Children’s Hospital and having been cured of childhood cancer were enrolled in the study and asked to answer
a questionnaire.We focused particularly on the experience of receiving the diagnosis, hospitalisation and treatment and the
consequences on their social, psychological and somatic behaviour.

ResultsAlthough 60% of the patients stated that they rarely think about their disease, 14% thought about it every day. Traumatic
evidence was detectable in most of them. Physical pain was the most reported stress, mainly during hospitalisation (73%),
alongside psychological suffering (51%). Afterwards, the mostly frequently reported stress was physical pain related to treatments
and procedures. Concerning schooling, 65% were behind with their studies and 17% had abandoned their education. As for their
current lives, 93% of the participants reported a “normal”, pleasant life although most of them preferred not to talk about
the disease.

On the other hand, reactions to hair loss varied according to sex; 75% of the girls reported feelings of depression and shame
and 25% of acceptance, whereas 50% of the boys expressed acceptance and 43% depression. As for what had affected them most,
the majority mentioned giving up school and/or being separated from their families.

ConclusionMost of these patients said they felt they were the same as anyone else and had plans for their lives, but they had nevertheless
experienced both physical and psychological suffering. This study emphasizes the need for long-term continuous information
and developing hospital-based education. It also stresses the importance of addressing the issue of managing psychological
and physical pain after the initial hospitalisation period. Special attention should be given to financial issues in developing
countries.

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Keywords

25 % l’avaient acceptée
 
50 % l’avaient accepté
 
60 % ont déclaré ne penser que rarement à la maladie
 
65 % avaient eu un retard scolaire
 
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de dépression
 
de minimiser les séquelles
 
de sa famille avant
 
enfants pubères suivis au sein du service d’hématologie
 
hospital-based education
 
long-term continuous information
 
méthodeCinquante huit adolescents
 
nos patients au cours de la maladie
 
reported stress
 
RésultatsParmi les 58 patients étudiés
 
somatiques de la maladie
 
Special attention
 
une maladie cancéreuse
 
à la qualité de
 

L Hessissen